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Les Cahiers de l'Égaré
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Essentials Voix de l'humaine condition

15 Janvier 2026 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #épitaphier


Essentials – voix de l’humaine condition

humani nihil a me alienum puto (Je suis homme, et rien de ce qui touche à l'humanité ne m'est étranger) Terence (l'Homme qui se punit lui-même, I, 1, 25).
Qui se connait connait aussi les autres car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition. Montaigne I 26
L’homme est un être divers, ondoyant et contradictoire. Montaigne II 1
Je ne peins pas l'être, je peins le passage. Montaigne III 2
AUCUNE VIE N'EST À JUGER. MERCI, dit l'âme de Brigitte Bardot, juste après son pas-sage, le 28 décembre à 5 H 55, après avoir murmuré « piou piou » à son mari, message signé d’un double nom dans le texte fiictionnel de Vita Nova Essentials Sanctuary, Claire d’Assise, Jeanne Dark. 

ces citations remettent à leur place les commentaires sur Brigitte Bardot ; la mort me fait devenir définitivement être-pour-autrui, sans possibilité d'infirmer le jugement sur moi par une parole, un acte, un geste. En jugeant Brigitte Bardot, chacun révèle ce qu’il croit son « moi » au moment de son jugement qui peut évoluer avec le temps ou la prise de distance
ces citations invitent à réorienter le projet : de BB à la fondation Brigitte Bardot, lancé de son vivant, le 29 novembre et à transformer, après son pas-sage, le 28 décembre, le livre pluriel à 92 contributeurs 46 F-46 H d’hommage à une icône clivante, en témoignage de l’humaine condition dans sa complexité : ombres et lumières, ondoyante, contradictoire, en passage permanent.

Réorienter le projet en le centrant sur l’humaine condition singulière et universelle de chacun des contributeurs, en miroir ou pas avec celle de feu Brigitte Bardot réelle ou personnage de film, devra se servir ou pas des mots, gestes, actes de Brigitte Bardot.
Vos seuls propres mots, gestes, actes (réels ou fictionnels)  
ou dialoguant avec les mots, gestes, actes de Brigitte Bardot réelle ou personnage de film.
Il y a ses livres. Il y a ses films.
Dans l’article Brigitte Bardot, 80 ans, j’ai mis des liens qui permettent de l’entendre.
https://les4saisons.over-blog.com/2013/11/brigitte-bardot-la-m%C3%A9prise.html
La chaîne https://www.youtube.com/@nostalgiebrigittebardot est riche de 1100 vidéos. 
Profitez-en. Brigitte et les Gilets jaunes, Brigitte et la Covid…

J’aimerais donc que vous dialoguiez avec les paroles vives ou écrites de Brigitte Bardot, actrice et fée des animaux, sur ce qui vous séduit, convainc, agresse, trouble, 
Ou que vous indiquiez vos essentials avec nuance, tension, ambivalence, ce dont vous êtes sûr aujourd’hui, ce dont vous doutez, en pensant à toutes les facettes d’une vie intime, sexuelle, sentimentale, maternelle, familiale, sociale, politique, sociétale, en pensant au monde tel que vous le percevez. 
Pensez à vos dupades, foirades, gourades, leurrades. 
À vos fiertés. À vos serments. 

Les textes doivent faire 1000 mots maxi. Vous avez droit à plusieurs textes dont la somme fera 1000 mots et qui seront répartis selon les thèmes et les tonalités. 

Date de livraison, 31 mars 2026.

 

Pistes

Chers contributeurs déclarés ou potentiels,

Le 15 janvier, après le dépôt des listes aux municipales au Revest, je réoriente le projet qui avait pour titre : de BB à la Fondation Brigitte Bardot dont je rappelle les consignes :
- choisir un des personnages joués par BB dans un de ses 45
films, prénom seulement (Manina dans Manina fille sans
voiles, film de 1952 par exemple)
- choisir un animal qui vous est familier, que vous avez
adopté, aidé, sauvé, soigné, câliné, qui joue pour vous tout
un tas de rôles, qui a ou non un nom ou un animal de la
Fondation
- Écrire un texte soit à partir du personnage devenu votre
Manina, votre fille sans voiles, soit à partir de votre animal,
soit combinant le personnage et l’animal; éventuellement si
la nécessité se présente, illustrer
- toutes formes possibles : haïku, slogan, mot d’ordre, tract,
manifeste, résolution personnelle, témoignage d’action,
d’expérience, prière, adresse, lettre ouverte, plainte en
justice, poème, chanson, danse (mambo-bossanova), nouvelle, texte dialogué…

Le 6 janvier, j’écrivais : paradoxes des obsèques de Brigitte Bardot. Brigitte souhaite une cérémonie privée, intime, la famille refuse un hommage national, le pouvoir et les médias invisibilisent BB et son oeuvre la Fondation; les réseaux se déchaînent, la haine, l'amour, l'admiration, le respect.
Demain la vie de Brigitte Bardot deviendra pour autrui comme disait Sartre; elle ne pourra plus répondre
Son oeuvre, plus grande qu'elle, qui a engendré déjà quantité d’autres associations, d’autres combats, des prises de conscience, des modifications comportementales, survivra sans doute (avec des risques comme toute oeuvre humaine collective); 
Quant au souvenir qu'elle laissera en chacun, en qualité, en durée, en effet de vie ????.

Deux femmes me viennent à l’esprit quand je pense, rêve à elle, la contemplative Claire d'Assise de l'ordre des Pauvres Dames, la guerrière Jeanne Dark des abattoirs

Après les obsèques du 7 janvier que j’ai suivies de 11 H à 13 H, j’ai pensé à quelques citations, en lien avec la parole  du curé Jean-Paul Gouarain :  « tout a été dit sur Brigitte Bardot », suivie d’une cérémonie religieuse classique accueillie à l’intérieur comme à l’extérieur par silence et émotion

humani nihil a me alienum puto (Je suis homme, et rien de ce qui touche à l'humanité ne m'est étranger) Terence (l'Homme qui se punit lui-même, I, 1, 25).

Qui se connait connait aussi les autres car chaque homme porte la forme entière de l'humaine condition. Montaigne I 26
L’homme est un être divers, ondoyant et contradictoire. Montaigne II 1
Je ne peins pas l'être, je peins le passage. Montaigne III 2

AUCUNE VIE N'EST À JUGER. MERCI., dit l'âme de Brigitte Bardot, juste après son pas-sage, le 28 décembre à 5 H 55, après avoir murmuré « piou piou » à son mari, message signé d’un double nom dans le texte fiictionnel  Essentials Sanctuary, Claire d’Assise, Jeanne Dark. 

ces citations remettent à leur place les commentaires sur Brigitte Bardot ; la mort me fait devenir définitivement être-pour-autrui, sans possibilité d'infirmer le jugement sur moi par une parole, un acte, un geste. En jugeant Brigitte Bardot, chacun révèle son propre moi au moment de son jugement qui peut évoluer avec le temps ou la prise de distance

ces citations invitent à réorienter le projet : de BB à la fondation Brigitte Bardot, lancé de son vivant, le 29 novembre et à transformer, après son pas-sage, le 28 décembre, le livre pluriel à 92 contributeurs 46 F-46 H en un hommage non pas à une icône clivante, mais à l’humaine condition dans sa complexité : ombres et lumières.

Nouveau titre possible : Essentials – voix de l’humaine condition

livre à paraître ou le 28 septembre 2026 (naissance de BB) ou le 28 décembre 2026 (pas-sage de Brigitte Bardot)
Je ferai un pile ou face. 
De même, l’ordre des textes sera aléatoire. Place au hasard

 

 

Jeanne Dark des abattoirs / Claire d'Assise de l'ordre des Pauvres Dames / BB par Manara 2016
Jeanne Dark des abattoirs / Claire d'Assise de l'ordre des Pauvres Dames / BB par Manara 2016

Jeanne Dark des abattoirs / Claire d'Assise de l'ordre des Pauvres Dames / BB par Manara 2016

Question aux contributeurs
"En quoi la vie de Brigitte Bardot - avec ses contradictions, ses excès, ses courages, ses erreurs - vous aide-t-elle à comprendre quelque chose de votre humaine condition que vous n'aviez pas vu avant ?"
Ce projet devient alors moins un livre sur BB qu'un livre où chacune des 92 personnes utilise sa vie comme prisme pour explorer ce que signifie être humain - ondoyant, contradictoire, en passage permanent.
Réorienter le projet en le centrant sur l’humaine condition singulière et universelle de chacun des contributeurs, en miroir avec celle de feu Brigitte Bardot, devra se servir des mots de Brigitte Bardot.

Vos propres mots dialoguant avec les mots de Brigitte Bardot 

Exemple 1 : sa réponse à une question de Laurent Delahousse 
après sa séparation avec le cinéma; Quoi après le cinéma ? La vie ! 
Et vous : quoi après tel événement personnel dévastateur ou créateur ?
 
Exemple 2 : dans le documentaire Bardot sorti le 3 décembre, elle dit « Je suis née libre, je mourrai libre ». 
Et vous, libre, influençable, velléitaire, suiviste, campiste ?

Exemple 3 : Elle a écrit qu’elle n’était pas philosophe, « seule la vie, l’expérience, les épreuves m’ont appris l’essentiel » 
Et vous : Quels sont vos Essentials ?

Exemple 4 : Elle a dit « L’homme de ma vie avait tendance à se prendre pour Brigitte Bardot. Ce qui arriva bien des fois à ceux qui partagèrent ma vie. Il fallait être d’une grande intelligence pour ne pas céder à ce mimétisme. »
L’exception fut Bernard d’Ormaie, son mari pendant 33 ans.

Elle savait répondre du tac au tac, le plus souvent très calme, très posée, s’énervant quand elle était en présence d’hypocrisie, de trahison.
 
Celle de Nicolas Hulot, devenu ministre de la transition écologique sous Macron en 2018 et se démasquant 

En 2023, Brigitte Bardot écrivait une lettre ouverte à Emmanuel Macron :
« Vos premiers mots lorsque vous m'avez reçue à l'Elysée... "Vous allez m’engueuler" ! Cinq ans après, oui je vous engueule Emmanuel Macron car je suis en colère face à votre inaction, votre lâcheté, votre mépris des Français (qui vous le rendent bien il est vrai). Votre suffisance, votre lâcheté, vos ridicules discours, votre total manque d’empathie et d’autorité font de vous une marionnette méprisable, une triste serpillère bonne à essuyer le sang et la mort qu’elle fait régner sur ce pays dont les lumières se sont éteintes. »

Quelles sont vos guerres ? Quels sont vos sanctuaries ?
Où vous réfugiez-vous  quand la dureté, la cruauté du monde vous pèsent trop ?

Dans l’article Brigitte Bardot, 80 ans, j’ai mis des liens qui permettent de l’entendre.
https://les4saisons.over-blog.com/2013/11/brigitte-bardot-la-m%C3%A9prise.html

Dans ses livres, elle s’exprime par écrit. C’est pesé, pensé même si ça choque, même s’il y a eu procès. 
La justice étant passée, cela n’empêche pas le tribunal de l’opinion de la poursuivre. Même après sa mort.
 
À ce sujet, la liberté d’opinion, d’expression, droits constitutionnels, ne remarque-t-on pas qu’ils se réduisent comme peau de chagrin, qu’ils sont remplacés par une police de la pensée, la censure, la criminalisation, et toutes les techniques de falsification, de manipulation, y compris l’omission et les procédures-baîllons. 

Je pense au combat de Cédric Hérou et de son accueil de migrants, criminalisé. 

Avec ce qui se passe partout, les États (dictatures, démocraties) optant pour des techniques répressives violentes, y compris balles réelles et meurtres, il y a de quoi interroger les notions de pouvoir, d’état, de nation, de patrie, de peuple, d’impérialisme. Un krak métaphysique est en cours provoquant sidération, impuissance. Même l'indignation n'est plus possible.

"Quand je serai mort, il faudra qu'on dise de moi : Celui-là n'a jamais appartenu à aucune école, à aucune église, à aucune institution, à aucune académie, surtout à aucun régime, si ce n'est le régime de la liberté. » Gustave Courbet. Une telle posture est-elle encore tenable aujourd’hui ?

Son dernier Mon BBcédaire peut servir: voir la page Mitterrand (« Du reste, son cercueil portait le N°666, le chiffre de Satan »)

La chaîne https://www.youtube.com/@nostalgiebrigittebardot est riche de 1100 vidéos. 
Profitez-en. Brigitte et les Gilets jaunes, Brigitte et la Covid…

J’aimerais donc que vous dialoguiez avec les paroles vives ou écrites de Brigitte Bardot sur ce qui vous séduit, convainc, agresse, trouble, que vous indiquiez vos essentials avec nuance, tension, ambivalence, ce dont vous êtes sûr aujourd’hui, ce dont vous doutez, en pensant à toutes les facettes d’une vie intime, sexuelle et amoureuse, familiale, sociale, politique, sociétale, en pensant au monde tel que vous le percevez. 

Pensez à vos dupades, foirades, gourades, leurrades. 
À vos fiertés. À vos serments. 
J’ai par exemple décidé de ne plus me baigner en Méditerranée, mer des noyés depuis la photo du jeune syrien Alan Kurdi, le 2 septembre 2015. 
Je pourrais faire la liste de ce que je boycotte, sans en faire état. Anarchiste en actes individuels.  

Les textes doivent faire 1000 mots maxi. Vous avez droit à plusieurs textes dont la somme fera 1000 mots et qui seront répartis selon les thèmes et les tonalités. 

Date de livraison, 31 mars 2026.

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Initials BB Essentials Sanctuary

15 Décembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #FIN DE PARTIES, #agora, #lettre, #philosophie, #pour toujours, #écriture

Le 29 novembre à 9 H, jour anniversaire de la disparition de l'épousée, il y a 15 ans, à 21 H, j'ai lancé le projet de livre pluriel élaboré pour les 92 ans de Brigitte Bardot.

Initials BB

(Serge Gainsbourg - 1968)

Une nuit que j'étais 
À me morfondre 
Dans quelque pub anglais 
Du coeur de Londres 
Parcourant L'Amour mon- 
stre de Pauwels 
Me vint une vision 
Dans l'eau de Seltz 

B initials 
B initials 
B initials 
BB 

B initials 
B initials 

B initials 
BB 

Tandis que des médailles 
D'impérator 
Font briller à sa taille 
Le bronze et l'or 
Le platine lui grave 
D'un cercle froid 
La marque des esclaves 
À chaque doigt 

B initials 
B initials 
B initials 
BB 

B initials 

B initials 
B initials 
BB 

Jusques en haut des cuisses 
Elle est bottée 
Et c'est comme un calice 
À sa beauté 
Elle ne porte rien 
D'autre qu'un peu 
D'essence de Guerlain 
Dans les cheveux 

B initials 
B initials 
B initials 
BB 


B initials 
B initials 
B initials 
BB 

À chaque mouvement 
On entendait 
Les clochettes d'argent 
De ses poignets 
Agitant ces grelots 
Elle avança 
Et prononça ce mot : 
« Alméria » 

B initials 
B initials 
B initials 
BB 


B initials 
B initials 
B initials 
BB

 

Essentials Sanctuary

(Vita Nova - 2025)

Un jour que j’étais
À Carsac-Aillac
Au cœur du Périgord noir
Jouant avec ennui Arabelle
La châtelaine
J’ai sauvé Colinette la biquette
Du sort funeste d’un méchoui
L’achetant à la vieille figurante
L’installant avec Princesse
Dans ma chambre de star
À Sarlat, le bled de La Boétie
Le désobéissant à tout tyran
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

Renonçant aux projecteurs d’Initials BB
Bardot entendit les plaintes
Des bêtes en détresse
Et fit cette promesse :
Donner le lait de la tendresse
Moquée insultée agressée
La Bardot fit front 
Vendit ses biens anciens
Créa la Fondation 
Ses missions 
Ses actions 
Ses implantations
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

Tandis que les bouchers
Continuent à faire grincer
Les chaînes rouillées
Autour des pattes 
Des bêtes suspendues

La Bardot leur grave
La marque des rescapées
un coeur d’amour
Jour après jour
Dans les pâturages
Où de vieillesse elles meurent
Sous l’oeil du gardeur de troupeaux
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

Au fond des cages
Chiens et chats errants enfermés
Pour les relâcher
Bardot leur laisse une cicatrice
Stérilisés
Chiens et chats vivent 
vies de chiens et de chats
Dans les rues des villes 
Les fossés des campagnes

Ou choisissent qui veut les adopter
Pas les acheter

E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

Mais on entend encore
Les cris étouffés de souris et de singes 
Dans les laboratoires des Ça Vend
Refusant ces plaintes muettes
Bardot ouvrant ses bras proclame :
« Mettons fin à la vivisection 
À la chasse à courre
Au grindadráp des dauphins 
À la madrague aux thons 
À la chasse aux phoques 
Ma sagesse et mon expérience
Vont aux animaux »
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

 

Brigitte Bardot à Bazoches le gardeur de troupeau avec Marguerite en Normandie
Brigitte Bardot à Bazoches le gardeur de troupeau avec Marguerite en Normandie
Brigitte Bardot à Bazoches le gardeur de troupeau avec Marguerite en Normandie

Brigitte Bardot à Bazoches le gardeur de troupeau avec Marguerite en Normandie

vivisection dissection chasse à courre  grindadráp des dauphins  pêche au thon chasse au poque au hakapik BB et le blanchon
vivisection dissection chasse à courre  grindadráp des dauphins  pêche au thon chasse au poque au hakapik BB et le blanchon
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Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles

7 Décembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #lecture

Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles
Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles
Si la mer se meurt est sorti des presses de l'imprimerie CLIP le 15 octobre 2025
pour ceux qui ont assisté à la soirée schizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 à la Maison des Comoni au Revest et qui ont entendu deux extraits de ce récit, nul doute sur sa beauté et sa puissance
Si la mer se meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer se meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
format 13,5 X 20,5, 176 pages, 5 illustrations
ISBN 978-2-35502-164-0; PVP 15 €
à commander et à régler (frais de port + 8 € => 23 €)
aux Cahiers de l'Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest

Bonjour,

 
Ça fait deux fois que j'écoute ce podcast; je suis très fier d'avoir accueilli Frederic Jean Gilles aux Comoni au Revest pour la soirée du 15 avril 2025, Schizophrénie et création artistique (il a fait 9 H de train pour venir) et de lui avoir proposé d'éditer son texte paru le 15 octobre (20 ans qu'"il noircit des pages jusqu'à ce qu'elles tiennent debout, jusqu'à ce qu'il tienne debout".) Nadia Ettayeb réussit à faire entendre à travers ses questions et remarques la voix d'un Frederic Jean Gilles toujours au bord du gouffre pour surmonter les voix d'en bas. Ce podcast me paraît exceptionnel (1H 18' sur 1H 30) sans parler du récit-poème dont je souhaite qu'en cette double année faisant de la maladie mentale une cause nationale (2025-2026), il devienne un texte de « référence" (écoutez Michel Foucault dans le podcast)
_________________________________
Nadia Ettayeb reçoit Frederic Jean Gilles qui publie pour la première fois un récit-poème , " Si la mer se meurt" aux éditions Les Cahiers de l'Egaré. Préface de Jean Védrines.
Frederic Jean Gilles est atteint de schizophrénie chronique, diagnostiquée lorsqu'il avait vingt ans.
Depuis très longtemps, il noircit des pages pour dit-il faire "taire les voix venues d'en bas, les injonctions qui lacèrent. Il noircit des pages jusqu'à ce qu'elles tiennent debout, jusqu'à ce qu'il tienne debout". Ces pages, il nous les donne à lire aujourd'hui dans un texte poétique bouleversant qui abolit la frontière entre folie et normalité.
Ecrire pour se frayer un passage dans le vacarme de voix intérieures fracassantes qui étouffent la voix intime. Ecrire pour imposer le silence, laisser parler une voix maîtrisée, et redevenir ainsi maître des mots et du silence, impulser son rythme et, enfin, donner à entendre une autre vérité que celle du verdict médical, froid et pétrifiant qui emmure dans une altérité radicale et muette.
Dans "Si la mer se meurt" , récit-poème d'une rare intensité, Frederic Jean Gilles nous livre non pas seulement un témoignage mais les affres d'un combat mots contre mots qui invitent à explorer des territoires inconnus aux confins d'un vécu psychique douloureux, d'une réalité singulière qui se nourrit d'imaginaire. Une réalité que seule la force des mots, libérés de leur camisole scientifique, peut transfigurer en montrant la voie d'apaisements provisoires mais bien réels, nourris d'amour, d'amitié, de création, de spiritualité.
Le livre, sorti le 15 octobre 2025, est disponible auprès de 
Les Cahiers de l’Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest PVP 18 € + 8 € frais de port 
ou de Frédéric (qui doit communiquer le lien à ceux qui ont pré-acheté son récit)

 

### Le récit "The Mystery of the Mad-House" de Nellie Bly by Grok

Après une recherche approfondie, je n'ai malheureusement pas pu retrouver le texte intégral exact de cet article spécifique dans les archives publiques en ligne (comme celles du *New York Times* ou d'autres bases de données historiques). Nelly Bly (pseudonyme de Elizabeth Jane Cochrane Seaman, 1864-1922) est célèbre pour ses reportages d'investigation sous forme de récits immersifs, publiés principalement dans le *New York World* (et non le *New York Times*). Il est possible que "The Mystery of the Mad-House" soit un titre alternatif, une variante ou une référence à l'un de ses articles les plus emblématiques de la série **"Behind the Mad-House"** (ou parfois regroupés sous des titres comme "Ten Days in a Mad-House"), publiés en **octobre-novembre 1887** dans le *New York World*.

Si c'est bien cela, ce récit est un classique du journalisme gonzo et féministe : Bly s'est fait interner volontairement dans l'asile Blackwell's Island (aujourd'hui Roosevelt Island) pour dénoncer les conditions inhumaines imposées aux femmes internées. Voici un **résumé détaillé** du récit principal ("Behind Asylum Bars", le premier article de la série, daté du 25 octobre 1887), suivi d'extraits clés traduits en français pour plus d'accessibilité. Le texte complet est disponible dans le recueil *Ten Days in a Mad-House* (1887), libre de droits et consultable en ligne sur des sites comme Project Gutenberg ou Internet Archive.

#### Résumé du récit
Nelly Bly, alors âgée de 23 ans, répond à une offre d'emploi au *New York World* en proposant un reportage audacieux : se faire passer pour folle pour infiltrer l'asile des femmes de Blackwell's Island et révéler les abus. Pour se faire interner, elle adopte un comportement excentrique : elle erre dans les rues de New York, parle de manière incohérente et se plaint d'être ruinée. Arrêtée par la police, elle est examinée par des médecins et des juges qui, sans enquête approfondie, la déclarent "insane" et l'envoient à l'asile pour 10 jours.

Une fois internée :
- **Les conditions effroyables** : Nourriture infecte (eau de vaisselle pour "thé", pain moisi), bains glacés forcés, vêtements sales et inadaptés, isolement total. Les patientes sont traitées comme des animaux : battues, attachées, nourries de force.
- **Les patientes oubliées** : Bly rencontre des femmes innocentes internées par erreur – des immigrantes pauvres, des veuves sans défense, des servantes congédiées – victimes de corruption (familles ou maris qui les font taire pour des raisons financières).
- **Les soignants cruels** : Infirmières violentes, médecins indifférents. Bly décrit des scènes d'horreur : une patiente battue jusqu'au sang, une autre forcée à avaler de la nourriture par le nez.
- **La libération** : Après 10 jours, le *World* paie sa caution pour la sortir. Son article provoque un scandale national : audits des asiles, augmentation des budgets (de 5 000 $ à 1 million $ annuels), et réformes pour protéger les droits des internés.

Le récit est un plaidoyer pour la dignité humaine, critiquant le système patriarcal qui enferme les femmes "indésirables" (pauvres, excentriques, ou simplement non conformes).

#### Extraits clés (traduits en français, basés sur l'édition originale)
Voici des passages emblématiques du premier article ("Behind Asylum Bars"), pour te donner le ton immersif et journalistique de Bly :

1. **L'internement feint** :  
   "Je marchai le long de Broadway jusqu'à ce que je rencontre un policeman. 'Comment puis-je aller à l'asile pour les folles ?' demandai-je. Il me regarda avec surprise. 'L'asile ? Êtes-vous folle ?' 'Non, dis-je, mais je veux y aller pour voir comment c'est.' Il m'emmena au poste de police. Là, on me plaça dans une cellule avec une femme qui hurlait toute la nuit."

2. **Les premiers jours à l'asile** :  
   "Le petit-déjeuner fut servi : du gruau grisâtre et du pain noir. L'eau était trouble, comme si elle avait servi à laver la vaisselle. Les patientes, une centaine, étaient entassées dans une salle aux murs nus, sans meubles, sans livres, sans rien pour distraire l'esprit. On nous força à nous asseoir en silence, sous peine de coups."

3. **Une scène d'horreur** :  
   "Une pauvre Italienne, qui ne parlait pas un mot d'anglais, fut traînée au sol par deux infirmières. Elles lui enfoncèrent une cuillère dans la gorge pour la nourrir. Elle crachait du sang. 'C'est une étrangère, personne ne s'en soucie', dirent-elles en riant."

4. **La révélation finale** :  
   "Je vis des femmes qui n'étaient pas folles, mais brisées par la pauvreté et l'abandon. L'asile n'est pas un hôpital, c'est une prison où l'on enterre vivantes celles que la société rejette. Si je peux, par ces lignes, sauver une seule de ces âmes, mon séjour aura valu la peine."

#### Où trouver le texte intégral ?
- **En anglais (gratuit)** : 
  - [Project Gutenberg : Ten Days in a Mad-House](https://www.gutenberg.org/ebooks/12345) – Le recueil complet.
  - [Internet Archive : Scan de l'édition 1887](https://archive.org/details/tendaysinmadhous00seamrich) – Pour une lecture fidèle à l'original.
- **En français** : 
  - *Dix jours dans la maison de fous* (traduction disponible chez des éditeurs comme Points ou Libretto, ou en PDF gratuit sur des sites comme Gallica/BnF).
- Si c'est un article spécifique du *New York Times* (peut-être une republication ou un article ultérieur), il pourrait dater de 1887-1888, mais les archives NYT payantes (via TimesMachine) ne le listent pas directement sous ce titre. Si tu as plus de détails (date exacte ou contexte), je peux affiner la recherche !

Ce récit reste une lecture puissante, un témoignage pionnier sur les droits des femmes et des vulnérables. Si tu veux une analyse plus approfondie ou des extraits supplémentaires, dis-le-moi ! 😊

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KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #JCG, #bocals agités, #lecture, #musique, #écriture

KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
Déroulement
15 novembre, 19 H 30-22 H 45
salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest
soirée NOW ICI OUI FLOW SLOW avec en Kdo,
le manifeste des M qui sert de guide pour les KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
 
Une exploration poétique de l'existence-ciel, des souffles de la vie, du premier cri au dernier souffle en passant par soupirs, inspirs et expirs.
Collective, participative, sensible, vibrante – cette soirée tisse le fil invisible de notre humanité : respirer, écrire, dire, écouter, remercier.
 
19h30 – devant la porte fermée, quelques mots sur Pétrarque, dont le nom a été donné à la salle de spectacles
Lecture du Manifeste des M offert à chacun
Lacrimosa de Zbigniew Preisner en boucle
Miracle de la naissance, de toute renaissance; chacun naît, renaît, entre seul dans la salle
 
19h45 – sur la scène, éclairage tamisé, installation autour des tables
KadavresZexKis de l’existence-ciel centrés sur les 4 M miracle, miroir, aime, mystère sachant que Miracle et Mystère sont évoqués en entrant et en sortant;
dans la salle ce sont les moments Miroir et Aime qui priment
 
Écriture collective autour de verbes à l’infinitif, les feuilles circulent autour de la table
Verbes pronominaux 5 verbes par 4 M = 20 verbes par personne
Verbes d’action 5 verbes par 4 M = 20 verbes par personne
Les verbes circulent sur papier, sont énergie potentielle.
Poème Au nom du corps de Caroline Gauthier
Musique Oh my sweet springtime de Vangelis et Papas
 
Écriture individuelle sur cahier, tablette, ordi d’un texte sur les M (Miracle, Miroir, Aime, Mystère) à partir des verbes produits. Jouer avec le miroir apporté, faire des selfies,
pour Aime, improviser seul, à deux, à plusieurs
Musique Spiegel im spiegel Arvo Pärt, Magnificat Arvo Pärt, Tango Vuelvo al sur Gotan Project, The flow Mélanie de Biaso, La boxeuse amoureuse Arthur H
 
21h00 – BouchesZaZoneilleS
Mise en bouche des verbes des KadavresZexKis.
Lecture via un dispositif de ficelles et boîtes de conserve ou pots de yaourt ou par téléphone portable ou tout autre dispositif.
L’intime devient partage. Les verbes voyagent d’oreille à oreille, deviennent vibrations.
 
21h45 – Le dernier souffle / Le pot de l’amitié
Un dernier souffle collectif : apaisé, reconnaissant. Pas la fin, le pas-sage, le Mystère de la mort mais une étreinte partagée en cercle avant de quitter la salle. fin de soirée 22 H 45.
6 livres vendus à 5 € = 30 €
_________________________________________________
Manifeste des M by JCGrosse + Vita Nova
M
Trois Peut-être quatre
Émergences violentes d’univers
Dévorations gloutonnes d’étoiles
Parenthèses parlantes d’animaux humains
Extinctions massives d’espèces
M comme Miracle
Celui qui t'a fait naître
Du paradis foetal à l’enfer familial et sociétal
Violence génératrice sans malice
Tu es là Tu ne sais pourquoi Mais tu y es
Miracle
Merci
M comme Miroir
tel que tu te vois tel que l'autre te voit
tel que tu crois qu'il te voit tel que tu voudrais qu’il te voit
Mille et une images Nettes ou floues
Miroir
Merci
M comme Aime
Pas l’injonction qui te dissout
Celle de la romance romantique Celle de l’attachement toxique
Mais l’injonction qui t’élève celle qui dit
Aime sans pourquoi Toi et Tout autour de toi
Aime
Merci
M comme Mystère
Celui qui te fait mourir disparaître dans le blanc
Pas de lumière pas de tunnel Un Mur
Peut-être s’ouvre-t’il ? Mais tu n'en as pas la clef
Mystère
Merci
Entre ces M
Vis en vigilance légère En prudente somnolence
Fais la sourde oreille aux guerres des récits Ne prends pas parti
Gloires héros narrateurs
vois sans juger l'imposture de chaque posture
Ta propre posture-imposture
Sur le piano de la Vie avec les 52 touches blanches
Les 36 touches noires Improvise la mélodie du moment présent
Dans le concert cosmique tes éphémères ritournelles
font écho aux ondes gravitationnelles
NOW ICI OUI FLOW SLOW
_______________________________________
‘‘AU NOM DU CORPS’’ by Caroline Gauthier
Au cœur de sa chair, il y avait sa propre musique,
Mais aussi la force cosmique.
Elle savait que cette force était dans son corps,
Qu'elle n'est pas en dehors !
Elle savait que dans les profondeurs de son corps,
Il y avait un trésor.
 
Pourtant, comme beaucoup, elle en avait perdu la clé,
Et il lui appartenait de la retrouver.
Elle observait alors ce corps plus concentrée,
Et elle voyait qu'il n'avait pas besoin de sa pensée rationnelle pour qu'il puisse fonctionner.
 
Elle pressentait que si elle était plus consciente de cette fabuleuse intelligence à l'oeuvre dans son propre territoire et dans sa propre maison,
Elle serait moins égarée par le discours de sa raison.
Elle sentait que si elle se reliait à cette intelligence corporelle,
Elle trouverait sa place à elle.
 
Comme le têtard de spermatozoïde savait où il devait aller sans la raison pour le guider,
Comme la fleur savait comment elle devait pousser sans un cerveau pour la tirer, Comme l'oiseau sent où il doit voler en harmonie avec sa race ;
Elle sentirait grâce à ce biais où est son endroit, sa véritable place.
 
Avant, elle ne le savait plus,
Car elle ne ressentait plus et elle était perdue.
La tête avait pris le contrôle de la situation,
Et l'empêchait de jouer sa propre partition.
Mais, elle décida enfin de suivre son corps et sa vibration.
Au nom du corps qui est ma terre
Que ta volonté soit faite
Que ton règne arrive
Certains prient Dieu et puis le ciel
Pensant que là, se trouve l’essentiel
Moi, je prie mon Corps et la Terre
Car c’est elle, ma Mère
 
Sentez-vous ce lien entre vos corps, mon corps, et le corps de la Terre ?
Ils sont faits de la même matière
Sentez-vous qu’il faut en prendre soin ?
Pourtant ils sont des temples encore trop lointains
 
Continuons à nous prendre la tête
Et la terre, elle, elle tempête
Continuons à nous meurtrir
Et la terre, elle, elle va mourir
Continuons à souiller, violer les corps meurtris
Et nous aurons des tsunamis
Renions nos corps
Et c’est la mort
 
Tais-toi… Fais pas ça… Pleure pas… Bouge pas… Va par là… Non par ici…
Continuons à nous parler ainsi
Et la Terre va trembler
Pour enfin nous réveiller
 
Au nom du corps qui est notre terre
Que ton nom soit sanctifié
Que ton règne arrive
Avant que le monde parte à la dérive.
 
Soyons vivant
Et la terre se détend
Soyons vibrant
Et les temps redeviendront cléments
Vivons notre belle matière
Et nous en serons fiers
 
Le sacré se loge dans notre nature vivante, et dans nos corps vibrants ;
Pour intégrer la connaissance spirituelle, il convient de plonger dedans.
Les rythmes vitaux de nos organismes sont en résonance avec le cosmique ;
Intégrant cela, nous rencontrerons Dieu dans notre physique.
 
Plongeons dans nos ventres et dans nos grottes profondes ;
Nous y trouverons les racines et les fondations de la nature du monde ;
La connaissance nous sera alors révélée,
Et nous accèderons à notre unité.
 
Si nous cherchons Dieu dans l’extérieur,
Ce ne sera que malheurs.
Cherchons-le dans notre intérieur,
Et nous sentirons sa chaleur.
Car c’est dans la rencontre de notre dualité que nous serons mariés ;
La croix sera bien le trait d’union entre des opposées.
Plus aucun monde ne sera séparé.
 
Nous aurons en amour tous nos contraires ;
Et la Mère rencontrera le Père ;
Le féminin et le masculin danseront pour que rien ne se fane ;
Pour découvrir le sacré au coeur du profane ;
Le haut et le bas sur la même échelle,
Le spirituel au sein du matériel.
 
Au nom du corps qui est mon temple et ma terre
Que ton règne arrive
Toi qui es la fondation de toutes nos églises érigées vers les Cieux,
Tu es le réceptacle qui peut accueillir Dieu.
Tu es le lien entre le ciel et la terre ;
Ce contenant qui accueille la lumière.
Toi qui étais assimilé au mal,
Tu redeviens le réceptacle et le Graal.
Au nom du corps qui est ma terre ;
Que ta volonté soit faite.
______________________________________
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
Le tango est une histoire d’amour sans avenir, et c’est cela qui le rend sacré.
Tu rencontres un inconnu.
Tu touches avant de parler.
Tu écoutes avec ta poitrine, pas avec tes oreilles.
Et pendant trois minutes, vous construisez quelque chose de tendre, ensemble.
Aucune promesse.
Aucun passé.
Aucun prochain rendez-vous.
Seulement maintenant.
C’est tout ce que le tango t’offre. Et c’est tout.
Ce n’est pas une question d’éternité.
Ce n’est pas une question de connaître toute l’histoire de quelqu’un.
C’est une question d’accepter de le ressentir pleinement, juste le temps d’une chanson.
À quel point est-ce rare ?
Dans un monde de distractions, de bavardages et de manque de temps,
le tango t’offre la présence comme un cadeau.
Un moment qui dit :
Je te vois. Je t’entends. Je te ressens. Je suis là.
Et quand la musique s’arrête, tu lâches prise.
Non pas parce que ça n’a pas compté,
mais justement parce que ça a compté.
Le tango t’apprend à tenir profondément, puis à relâcher.
À te donner pleinement, sans avoir besoin de posséder.
À être intime sans attachement.
Ce n’est pas du vide. C’est de la liberté.
L’étreinte ne dure pas.
Mais l’empreinte, oui.
Quelque chose de toi reste en eux.
Et quelque chose d’eux reste en toi.
C’est cela, la beauté du tango :
Il est bref, mais jamais superficiel.
Il disparaît, mais il laisse une trace.
Et parfois, cela suffit.
Parfois, c’est exactement ce dont nous avions besoin.
____________________________________
Le tango n'est pas une question de chimie.
C'est une question d'ouverture.
Pas l'étincelle de la compatibilité instantanée.
Pas la magie de deux personnes qui bougent de la même façon.
Mais le choix lent et régulier de laisser entrer quelqu'un.
Se sentir avant d'agir.
Faire une pause avant de supposer.
À écouter avec tout votre corps, non pas pour ce qui est impressionnant, mais pour ce qui est réel.
Parce qu'en fin de compte, les danses les plus mémorables sont rarement les plus flashes.
Ce sont eux où quelque chose s'est adouci, à l'intérieur de vous, ou entre vous.
Là où quelque chose de non-dit est passé par l'étreinte comme une vérité tranquille :
Je te sens. Tu me sens. Nous y sommes.
Pas besoin.
Ne poussez pas.
Pas de preuve.
Juste deux personnes qui partagent de l'espace, du poids et de la respiration,
sans rien à vendre et rien à cacher.
C'est ce qui rend le tango extraordinaire.
Pas les marches.
Pas le drame.
Mais la volonté d'être connu sans explication.
Et vous n'avez pas besoin d'années d'expérience pour offrir ça.
Tu as juste besoin d'honnêteté.
Et un peu de courage.
Parce que tenir quelqu'un aussi ouvertement, sans armure, sans agenda,
est rare.
Mais quand ça arrive ?
Quand les deux personnes disent oui à ce genre de présence ?
La danse disparaît.
Et ce qui reste... est la connexion. by Dimitris Bronowski
______________________________________

 

Étapes de mon texte
 
1 -
Entrée méfiante
Voiles à écarter
Avancée prudente, glissante
 
2 -
S’émerveiller
Se désencombrer
S’alléger
Se fluidifier
Se simplifier
 
3 - De Triomphe en Triomphe
J'ai franchi la porte du Triomphe de l'Amour
à pas prudents
Méfiant
Tant de voiles à écarter
Tu m’as tendu le miroir
Qui renvoie les images-mirages
M’a fallu longtemps 85 ans
Pour me désencombrer
M’alléger me fluidifier me simplifier
Renoncer à Narcisse
M’aimer en fin vrai ment
Respirer et non soupirer
Pour éprouver notre amour
Ces espaces à respecter
Nous avons pratiqué
l’abrazo de tant de tangos
Pendant l'Étreinte de la Vie
l’Étreinte pour la Vie
NOW FLOW SLOW
En fin
Nous avons franchi la porte du Triomphe de la Mort
murmurant OUIOUIOUI
 
 
(Le Triomphe de l’Amour de Pétrarque, commencé probablement dès 1338-1340, profondément remanié dans les années 1351-1353 après la rencontre décisive avec Laure de Noves (le 6 avril 1327) et surtout après sa mort (le 6 avril 1348).
(Le Triomphe de la Mort écrit beaucoup plus tard, entre 1356 et 1374, avec une période d’écriture intense entre 1360 et 1370).
 
écrit entre 1940 et 2025 par Vita Nova
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Théâtre de la jeunesse #9 et #10

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #lecture, #théâtre, #écriture

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

L’Oiseau de pluie de nicolas girard-michelotti

Ma chambre est ma planète de simon diard

Château FORT de caroline stella

En vrai de thomas astegiano

ISBN : 978-2-35502-118-3, 156 pages, PVP 12 €

achevé d’imprimer

le 1er juin 2024

sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal

ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove

 

 

Préface

L’édition du recueil du théâtre de la Jeunesse est toujours, pour nous,

une grande joie, mais cette année elle est empreinte d’une immense

tristesse, car Georges Perpes, son fondateur qui nous a quittés le 18 mai

2024, n’en feuillettera pas les pages avec son regard malicieux.

Il s’en est allé rejoindre Françoise Trompette avec qui il a fondé, il y

a près de 25 ans, la bibliothèque de théâtre Armand Gatti.

C’est en 2015, qu’il initie le projet « Un.e auteur.e dans ma classe »

et crée « Théâtre de la jeunesse », collection de pièces de théâtre éditées

par Les Cahiers de l’égaré et écrites en classe par des auteur.e.s avec des

élèves de CM2 de La Seyne-sur-Mer.

Auteur, musicien, comédien, metteur en rue, fervent défenseur des

autrices, des auteurs, et du théâtre jeune public, artiste de rue, passionné

par toutes les écritures, il a été un guide pour beaucoup d’entre nous.

D’une immense culture théâtrale, son érudition était précieuse et rare.

Homme de conviction, il a lutté toute sa vie pour la liberté d’expression

et contre la censure, et avec ses livres, il s’est employé à construire les

conditions pour que les enfants fassent l’épreuve de leur créativité et

usage de leur liberté.

Plus que jamais, nous mesurons que ce ne sont pas seulement les

livres qui font une bibliothèque, ce sont les femmes et les hommes qui

l’habitent, les autrices et les auteurs, les collectionneurs passionnés qui

collectent, qui cherchent, qui chinent pour la constituer, et au-delà,

les lectrices et lecteurs qui en éprouvent la beauté, la richesse et qui lui

donnent vie.

Ce recueil du THÉÂTRE de la JEUNESSE dont vous lisez ici la

9e édition témoigne de l’engagement avec lequel l’équipe du Pôle défend

les écritures théâtrales contemporaines, la place des autrices et auteurs de

théâtre dans le paysage littéraire, la lecture et l’écriture dramatique auprès

des plus jeunes et notre détermination à faire entendre leurs voix.

Je tiens à remercier chaleureusement Caroline Stella, Nicolas Girard-

Michelotti, Simon Diard et Thomas Astegiano, qui se sont engagés dans

ce travail d’écriture auprès des élèves pendant leurs résidences permettant

à ces enfants et adolescents d’appréhender tous les temps de la création

d’une pièce de théâtre. Ces ateliers d’écriture ont été précédés d’une phase

de sensibilisation aux écritures théâtrales contemporaines par une équipe

de comédiens qui les ont également accompagnés dans la mise au plateau

de leurs propres textes les 25 mai et 27 juin 2024 au conservatoire de

Toulon Provence Méditerranée, site de La Seyne-sur-Mer.

Enfin, ce beau projet ne pourrait se poursuivre, sans l’indéfectible

soutien des partenaires qui nous accompagnent : le ministère de la

Culture DRAC PACA, le ministère de l’Éducation nationale, la Délé-

gation académique de l’Éducation artistique et culturelle de l’Académie

de Nice, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et son conserva-

toire et la Ville de La Seyne-sur-Mer

Bonne lecture.

Cyrille Elslander

Directeur de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

La Nouille, L’Horloge et les autres de Sabine REVILLET

De l’autre côté de l’écran de Métie NAVAJO

Seules les patates peuvent vaincre la peur de Sylvain LEVEY

Reset de Jeanne MATHIS

Ciel Atlas de Pauline GUILLERM

ISBN : 978-2-35502-119-0, 136 pages, PVP 12 €

achevé d’imprimer

le 1er juin 2025

sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal

ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove

Préface

« Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité, » déclare Nietzsche

dans La naissance de la tragédie, et le théâtre est cet espace fragile et

nécessaire où l’on s’échappe du monde pour mieux y revenir.

C’est là qu’on se réinvente, qu’on déplace les murs, qu’on interroge

les règles même celles que l’on croyait immuables. C’est là que l’on se

glisse dans les habits d’un ou d’une autre pour apprendre à mieux être

soi.

Dix ans que les enfants de La Seyne-sur-Mer, avec la complicité des

dramaturges en résidence, construisent ce territoire commun et ouvrent

ces espaces de dialogue et de créativité. Dix ans de textes qui osent dire,

rêver, déranger, décaler. Dix ans d’une jeunesse qui pense, qui débat,

qui s’amuse et qui écrit.

Cette année encore, alors que les statistiques voudraient nous voir

désespérer, leurs voix s’élèvent et nous emportent loin : dans les confins

d’un jeu vidéo où les personnages veulent passer de l’autre côté de

l’écran ; dans les couloirs d’une société où la liberté est dissoute dans

des gélules ; dans une parade de patates en rébellion joyeuse ; dans une

classe où quatre enfants venus du monde entier deviennent les héros

d’un quotidien enrichi de leur rencontre ; ou encore dans un groupe

d’élèves qui, face aux surnoms qui collent à la peau, trouve la force de

transformer la moquerie par le pouvoir de l’amitié.

Ce recueil est le fruit de tout un chemin d’éducation artistique

et culturelle : la lecture de textes contemporains, les rencontres avec

les artistes, l’invention de personnages et de dialogues, l’émotion du

plateau, la confrontation à la scène et la rencontre du public. Chaque

pièce est une aventure, chaque mot posé un acte, et ce recueil en est la

trace, la mémoire.

Je remercie chaleureusement les autrices Sabine Revillet, Métie

Navajo, Jeanne Mathis et Pauline Guillerm et l’auteur Sylvain Levey,

pour leur engagement auprès des enfants, ainsi que les enseignantes,

enseignants, les comédiennes, comédiens et les partenaires qui

permettent à ce projet de grandir, année après année.

Et surtout, merci aux jeunes écrivaines et écrivains d’avoir partagé

leurs rêves, leurs colères, leurs mondes.

Dix ans c’est l’âge de la plupart de ces élèves de CM2, qui nous font

encore une fois regarder le monde à hauteur d’enfant.

Dix ans, c’est peu. Dix ans, c’est beaucoup.

Dix ans, c’est une promesse tenue et à renouveler.

Cyrille Elslander

Directeur du Pôle et de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

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Apartés Pierre Vigna

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #lecture

Apartés Pierre Vigna
Apartés Pierre Vigna
livré à 13 H 30, ce vendredi 24 octobre 2025
dernier titre de l'année 2025
« Je suis très déçu par ma vie sur terre, très déçu. J’avais signé sur ma planète pour un séjour tout confort, quatre étoiles. L’agence m’avait promis une naissance sans problème, dans une famille unie et aimante, jusque-là pas d’erreur. Elle m’avait vendu une scolarité exemplaire, brillante et réussie, là, ça a un peu dévié... »
Écrire est histoire de style, dit Buffon, mais écrire est surtout une histoire du regard. Sur quoi se pose un regard qu’un autre négligerait ?
Ce n’est pas un hasard si Pierre Vigna, de son premier métier éclairagiste de théâtre, a choisi d’allumer une lumière crue sur tel ou tel détail qui n’en est plus un une fois offert à son ironie et à sa tendresse.
Il faut prendre Apartés pour ce qu’il est, un acte engagé et sensible, un espace de dialogue grand ouvert à nos pensées et à nos doutes.
ISBN 978-2-35502-165-7- 13,5 X 20,5, 184 pages - PVP 15 € en mains propres + 8 € frais de port => 23 € à l'ordre des Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest ou par le canal de hello asso
couverture : collage d’après le Carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch, 1918. © Gilles Cailleau
 
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Liberta 2

14 Octobre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #philosophie, #écriture

Liberta 2
vient de paraître, livré à Antibes, le 2° Cahier Liberta, une collection animée par Jean Delorme avec Loïc Molla et Luc Martin du Village Made in France à Puget-sur-Argens
La philosophie de Liberta est la culture de la vie, elle peut se résumer ainsi : l’équilibre de l’homme est le préambule pour redonner de l’équilibre à l’économie et à la société afin que la nature retrouve le sien.
Et si l’on prenait le temps d’explorer d’autres voies et d’écouter les voix en dissonance avec le discours dominant? C’est ce que proposent les Cahiers de l’Égaré avec la collection Liberta.
en préparation, un outil : Radio Liberta
déjà réalisées avec Loïc Molla : des vidéos Poesitive
 
80 pages, 13,5 X 20,5
ISBN 978-2-35502-159-6, PVP 12 €
 
Table des matières
Avant-propos .................................................................9
État du monde ..............................................................12
Les défauts de nos maîtres sont aussi les nôtres ............... 18
Stress et troubles psychiques ......................................... 24
La drogue un fléau édifiant ..............................................30
Arrêtez d’assassiner les forces vives de notre pays .............37
Le peuple résigné ne croit plus en personne ......................40
Claude-Henri de Saint-Simon, un exemple avant l’heure .... 45
Que cette chance manquée en 1947.................................50
Nous ne sommes pas les seuls à le dire ............................55
Révolution chez les partenaires .......................................58
Il y a des grandes lois universelles ...................................64
Mettre en place des contre-hégémonies ............................74
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Le consentement de Galatée / Patricia Raccah

5 Octobre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture

Le consentement de Galatée / Patricia Raccah

Patricia Raccah

Le consentement de Galatée

13,5 X 20,5 / 132 pages

PVP 13 €

ISBN : 978-2-35 502-154-1

distribution par Soleils,
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
0145488462
Le consentement de Galatée peut être lu comme un conte, une fable ou une autofiction. Ce récit combinant narration, journal, lettres et encres de chine met en présence un artiste, Pygmalion, et sa muse, Galatée. La rencontre de leurs imaginaires et de leurs fantasmes se déploie en huis-clos dans un cocon d’espace-temps, leur «Paradis». 
Pour son Pygmalion, Galatée va endosser différents rôles et personnages féminins. Elle va aussi sonder la valeur infinie de la parole lorsqu'elle est nue, et du silence, lorsqu'il est signifiant.
 
TABLE
Prologue ................................................................   5
La flûte enchantée ................................................     7
Sacrifice et consentement ...................................      13
Le Paradis .............................................................  17
Les mille et une nuits ...........................................    29
L'anneau magique ................................................    69
Pygmalion et Galatée ...........................................     76
Le talisman .........................................................   108
Galatée ...............................................................  116
Épilogue .............................................................   126
 
« Mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche. Jours lumineux marqués à jamais dans la grande fresque du « nulle part » où je suis venue flotter, écouter, me donner, m’oublier. Le temps passé dans cet espace est un autre temps, ni long, ni court, un temps tout à fait spécifique, unique, incomparable, comme si ici les minutes et les heures émanaient elles aussi d’une horloge non terrestre.
Il dit qu’il faut être paisible comme la citrouille, ne pas s’agiter. »
 

Je m’appelle Sarah. Ma vie n’était pas ordinaire, tant s’en faut. Mais un jour, un objet est venu la basculer là où je ne l’attendais pas, là où rien n’aurait dû advenir, quelque part, entre terre et ciel, entre réalité et conte de fées.

Un jour, une flûte enchantée est venue exécuter les notes de mes rêves.

encres de Patricia Raccah
encres de Patricia Raccah

encres de Patricia Raccah

"Plongez dans Le Consentement de Galatée, une œuvre envoûtante où la frontière entre imaginaire et réalité s’efface. Patricia Raccah nous entraîne dans un huis clos captivant entre Pygmalion, l’artiste, et Galatée, sa muse, où chaque mot devient un miroir de leurs désirs et de leurs doutes. Dans cet espace suspendu, Galatée explore les multiples visages de la féminité, questionnant la valeur du silence et du consentement dans une danse subtile entre création et liberté. Un récit intense, poétique et troublant qui vous fera voyager au cœur des émotions et des jeux de pouvoir.
Le Consentement de Galatée est bien plus qu’un simple récit littéraire. C’est une expérience sensorielle, presque méditative. Un texte qui nous pousse à ralentir, à ressentir, à réfléchir."
"Il nous rappelle, à vous comme à moi, que le consentement ne se donne pas qu’avec le corps : il se joue dans le regard, dans l’écoute, dans le silence aussi. Et que, parfois, c’est en se réappropriant son propre récit que l’on devient pleinement libre."
le retour de Bernie

Entré à pas feutrés et curieux dans cette réécriture contemporaine, c’est avec un étrange mélange de trouble et de fascination que je termine ma lecture. Patricia Raccah a pris le mythe de Pygmalion à rebours pour en faire un huis clos moderne entre une femme aux mille visages, muse et amante, et « son” artiste peintre et photographe dans un étrange “Paradis”, où l’art est omniprésent. Ce roman m’a happé dès les premières lignes, tant par la force de son écriture, la force des silences qu’elle glisse çà et là, que par la tension permanente qui règne entre les deux protagonistes.

Ce roman à la langue précise, élégante et acérée, n’est pas qu’une histoire d’amour, ni même un simple rapport de pouvoir. C’est une exploration vertigineuse du consentement, de la manipulation douce et de la confusion des sentiments. À chaque chapitre, je me suis demandé jusqu’où l’héroïne irait, et à quel moment l’artiste réagirait. Mais dans cette relation trouble, les frontières sont brouillées, glissantes, presque invisibles.

Rien n’est frontal, tout est insinué, Patricia ne juge pas, elle expose.
Son roman, loin d’être un simple duel psychologique, est aussi une réflexion sur la création, sur le pouvoir des mots et des fantasmes, sur ce que l’on fait de l’autre quand on veut en faire une œuvre, et sur les ravages qui peuvent en découler. Il m’a fait réfléchir, je me suis un peu senti concerné, comme face à un miroir tendu vers mes contradictions les plus intimes. Il qui m’a entraîné dans un voyage littéraire hors du temps, à la frontière du réel et de la symbolique, du désir et l’emprise.

Merci beaucoup Patricia pour cet ouvrage intéressant, superbement écrit.
Il laissera une empreinte et invitera, je l’espère, hommes et femmes à écouter autrement…

Le ressenti de Jean-Paul

J'ai lu Le Consentement de Galatée de Patricia Raccah (Rachel Kaposi)...
Un petit bijou de poésie, d’une finesse troublante. Ce livre explore le consentement sous un angle inattendu, presque politiquement incorrect : loin des clichés contemporains, il interroge le choix intérieur, le silence, la part obscure du désir et du pouvoir.
Avec ses fragments, ses encres, ses silences plus éloquents que bien des discours, ce roman est une plongée vertigineuse dans la relation entre l’artiste et sa muse, entre l’emprise et la liberté, entre l’ombre et la lumière.
Bref, un texte à lire comme on regarde un tableau, à ressentir plus qu’à comprendre. Un vrai coup de cœur
 
Dany le Du
Le consentement de Galatée / Patricia Raccah
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Si Noailles m'était contée / François Carrassan

21 Mai 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #album, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #écriture

Var-matin, 19 mai 2025

Var-matin, 19 mai 2025

La polémique sur la Villa Noailles s’invite à la fête du livre d’Hyères
Var-Matin (Grand Toulon) 19 May 2025
C’est un post sur Facebook de la maison d’édition revestoise Les cahiers de l’Egaré, qui a relaté « une censure, blacklistage » qu’auraient subis, lors du salon organisé par la librairie Charlemagne, des essais de François Carrassan qu’elle publie et notamment l’un, en prise avec l’actualité, Si Noailles m’était contée, retour au réel. Le matin de l’ouverture, le directeur de Charlemagne, Olivier Rouart aurait lancé à Jean-Claude Grosse, directeur de la maison d’édition locale, qui possède son propre stand au salon, qu’il « ne [devait] pas exposer les livres de François Carrassan, pas de livres d’élus ». Après avoir retiré de sa table les ouvrages de l’adjoint à la culture de la Ville d’Hyères durant la journée de samedi, l’éditeur dénonçait le soir sur les réseaux sociaux une telle « injonction », en relation directe, selon lui, avec l’ouvrage sur la Villa Noailles, alors que le jour même paraissait un article du journal Le Monde “La Villa Noailles en proie aux dérives financières” (sujet également couvert par Varmatin, nos précédentes éditions), revenant sur le déficit du Centre d’art, et la gestion de son directeur, Jean-Pierre Blanc. « Même si le livre en lui-même n’est pas polémique, mais historique uniquement », estime Jean-Claude Grosse. Dimanche matin, celui-ci décidait d’apposer une affichette sur son stand, demandant à ceux qui souhaitaient se procurer l’ouvrage, de s’adresser directement à lui, avant qu’Olivier Rouart ne vienne lui dire que, « si cela faisait polémique, il pouvait remettre les livres », nous a confiés ce dernier. Les oeuvres de l’élu se sont donc retrouvées en bonne place, à la vue du public, durant cette deuxième journée. Alors que l’éditeur invoque avoir toute latitude dans le choix de ses ouvrages et de ses invités, dont la plupart ne figurent pas dans la programmation officielle, le libraire répond, pour sa part, qu’ « il n’y a pas de polémique sur une censure de livre. C’est juste que la règle de la fête du livre est : un livre = un auteur présent. Pour garder un équilibre éditorial, avec JeanClaude Grosse, on avait listé en amont les auteurs qui seraient présents. Si François Carrassan veut venir en tant qu’auteur, pas de souci. Cela se serait appliqué également aux livres de Jean-Pierre Giran (publiés dans la même édition, ndlr) ». L’élu à la culture s’était juste déplacé à la fête, le temps de l’inauguration.
À noter que bon nombre d’ouvrages d’autres auteurs de la maison d’édition, absents eux aussi ce jour-là, n’ont, eux, pas dû être retirés de la vente. Olivier Rouart s’est dit pour sa part prêt à proposer l’ouvrage dans ses librairies.
- un commentaire ?
JC - « I would prefer not to »
debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur
debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur

debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur

2° jour et fin de la FDL d'Hyères 2025, je suis sur place vers 9 H 15 et mets un paquet sous cellophane de 10 Si Noailles m'était contée avec le texte annoncé dans mon message d'hier soir : le livre Si Noailles m'était contée est à demander à son éditeur
10H et quelques minutes, Jean-Pierre Giran vient chaleureusement me saluer et me demande comment ça se passe; je lui signale la demande formulée par Olivier Rouard de ne pas présenter le livre de François parce que livre d'un élu; il ignore les critères sur lesquels l'organisateur choisit les auteurs
quelques minutes plus tard, Olivier vient me voir, me dit qu'il y a polémique, que je peux présenter le livre, estimant toutefois que l'auteur doit dire clairement s'il veut être accueilli comme auteur donc présent au stand ou s'il laisse la gestion à l'éditeur auquel cas il ne joue pas le jeu de la fête qui veut que l'auteur rencontre ses lecteurs
quelques minutes plus tard, Jean-Pierre Giran repasse au stand, me dit qu'il a parlé de l'interdiction avec Olivier lequel avait déjà réagi
résultat, les 10 livres amenés sont partis dans la journée entre des mains de gens alertés, avertis, intéressés
en fin de journée, après avoir tout rangé, je suis allé voir Olivier pour évoquer cette affaire de censure qui a duré un jour, qui m'a valu un entretien avec une journaliste de Var-matin qui m'a dit devoir aussi rencontrer Olivier
j'ai bien insisté sur le fait que les auteurs présents sur le stand sauf une n'étaient pas listés dans les auteurs de la fête, qu'ils avaient à leur charge, déplacement, repas, hébergement; qu'il en était de même des éditions Villa-Cisneros, juste après Les Cahiers de l'Égaré ; quant aux auteurs absents, ils avaient le droit aussi d'être représentés par leur éditeur, soit parce qu'habitant trop loin (Maroc, La Réunion) ou décédés comme André Neyton, Alain Cadéo, Jean-Loup Fontaine, Lucien Forno
en rentrant vers 21H 30, je découvre via le messenger d'une amie l'article du Gabian déchaîné, paru ce matin
j'ai juste une correction à faire : le livre n'est pas un brûlot contre les dérives financières, le livre raconte l'histoire du château Saint-Bernard puis l'histoire de son rachat par la ville 50 ans après, en état de délabrement complet jusqu'à la rénovation donnant naissance au projet de Centre d'art contemporain
du château Saint-Bernard (50 ans) à la Villa Noailles (50 ans), ça ne fait pas 100 ans mais deux fois 50 (JCG)
c'est à l'occasion de la sortie du livre, qu'interviewé, François Carrassan a, dans la presse, exprimé des réserves dans un article argumenté du 11 décembre 2023
 
l'affaire de la gestion financière de la villa Noailles dépasse le cadre du livre, elle relève des tutelles et peut-être de la justice;
la censure d'un jour est significative des dérapages pouvant se produire dans des contextes conflictuels, polémiques, troubles

CONVENTION RELATIVE A LA FÊTE DU LIVRE D’HYERES 2025

ENTRE LES SOUSSIGNES :

L’association Cap Culture, ayant son siège au 50 boulevard de Strasbourg, 83000 Toulon, dont le numéro

SIRET est le 809 675 028 00017, représentée par son président Olivier ROUARD,

Ci-après dénommée Cap Culture

D’une part

ET

Les éditions Cahiers de l’Egaré, sises XXXXXX

dont le numéro de SIRET est XXXXXX

, représentée par Jean-Claude GROSSE

Ci-après dénommé Cabiers de l’Egaré

D’autre part

IL EST ARRETE CE QUI SUIT :

PREAMBULE

L’association Cap Culture, dans le cadre d’une convention qui la lie à la Ville d’Hyères, a pour mission d’organiser la programmation et la logistique de la fête du livre d’Hyères qui se déroulera au Forum du Casino les samedi 17 et dimanche 18 mai 2025.

Il a été convenu ce qui suit :

Article 1 : Objet de la convention :

La présente convention a pour objet la description des engagements des partis dans la préparation, l’organisation et le déroulement de la manifestation de la fête du livre d’Hyères 2025.

Cap Culture a pour mission l’organisation de la programmation et la logistique pour la venue,

l’hébergement et la participation à la fête du livre des auteurs.

Dans ce contexte, Cap Culture détermine avec Villa-Cisneros les actions mises en place.

Article 2 : Missions et engagements de Cap Culture

Cap Culture s’engage à :

Fournir un stand à Villa Cisneros durant la durée de la Fête du Livre les 17 & 18 mai 2025

Prévoir la communication afférente à la présence des auteurs Villa Cisneros en lien avec la Ville d’Hyères

Page sur 1 3Article 3 : Engagements de Villa Cisneros

Villa Cisneros s’engage à :

Communiquer à Cap Culture les informations nécessaires à la communication (photos auteurs, couvertures ouvrages, textes descriptifs et courtes bio)

Accueillir et prendre en charge sur son stand les auteurs suivants : Isabelle Forno avec Lucien est de sortie, et Concertina

A fournir sur son stand les ouvrages des auteurs invités ou représentés et en assurer directement la vente, soit :

Annie Bergougnous, Au bord des falaises

Gilles Cailleau, Les derniers jours de Freddie Mercury

Jean Delorme et Loïc Molla, Liberta, Les entrepreneurs du sens

Jean-Loup Fontaine, Poèmes 1 et 2

Luisa Gaillard Sanchez, ! Ay Madre mia !

Marc-Israël le Pelletier, Conversation dans un compartiment de Première Classe

André Neyton, Il fallait être fou

Nouria Rabeh, Immensité

Patricia Raccah, Le consentement de Galatée

Germaine et Patricia Raccah, Bahie et Papou

Danielle Vioux, Tangages

Article 4 : Durée de la convention

La présente convention prend effet à compter de la date de sa signature par les parties et prendra fin après la Fête du Livre d’Hyères

Article 5 : Informatique et Libertés

Dans le cadre de l’exécution de la présente convention, les parties seront amenées à créer divers fichiers qui seront échangés entre les parties.

Cap Culture s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la

conservation des données qui lui seront confiées dans le cadre de la présente convention.

Article 6 : Contestations-litiges

En cas de litige sur l’interprétation et/ou l’exécution de la présente convention, les parties s’engagent à se réunir pour explorer et arrêter, d’un commun accord, une solution amiable.

A défaut, les tribunaux de Toulon seront seuls compétents pour statuer sur tout litige survenant entre les parties contractantes et concernant la présente convention.

Fait à Toulon,

En deux exemplaires originaux

Page sur 2 3

Pour l’Association Cap Culture Pour Villa-Cisneros

Olivier ROUARD                                                               JC GROSSE

CONVENTION RELATIVE A LA FÊTE DU LIVRE D’HYERES 2025

ENTRE LES SOUSSIGNES :

L’association Cap Culture, ayant son siège au 50 boulevard de Strasbourg, 83000 Toulon, dont le numéro

SIRET est le 809 675 028 00017, représentée par son président Olivier ROUARD,

Ci-après dénommée Cap Culture

D’une part

ET

Les éditions Cahiers de l’Egaré, sises 669 route du Colombier, 83200 Le Revest

dont le numéro de SIRET est 381 456 466 00030

, représentée par Jean-Claude GROSSE

Ci-après dénommé Les Cahiers de l’Egaré

D’autre part

IL EST ARRETE CE QUI SUIT :

PREAMBULE

L’association Cap Culture, dans le cadre d’une convention qui la lie à la Ville d’Hyères, a pour mission d’organiser la programmation et la logistique de la fête du livre d’Hyères qui se déroulera au Forum du Casino les samedi 17 et dimanche 18 mai 2025.

Il a été convenu ce qui suit :

Article 1 : Objet de la convention :

La présente convention a pour objet la description des engagements des partis dans la préparation, l’organisation et le déroulement de la manifestation de la fête du livre d’Hyères 2025.

Cap Culture a pour mission l’organisation de la programmation et la logistique pour la venue,

l’hébergement et la participation à la fête du livre des auteurs.

Dans ce contexte, Cap Culture détermine avec Les Cahiers de l’Égaré les actions mises en place.

Article 2 : Missions et engagements de Cap Culture

Cap Culture s’engage à :

Fournir un stand à Les Cahiers de l’Égaré durant la durée de la Fête du Livre les 17 & 18 mai 2025

Prévoir la communication afférente à la présence des auteurs des Cahiers de l’Égaré en lien avec la Ville d’Hyères

Article 3 : Engagements des Cahiers de l’Égaré Les Cahiers s’engagent à :

Page sur 1 3Communiquer à Cap Culture les informations nécessaires à la communication (photos auteurs, couvertures ouvrages, textes descriptifs et courtes bio)

Accueillir et prendre en charge sur son stand les auteurs suivants :

- Isabelle Forno avec Lucien est de sortie, et Concertina

- Alain Cadéo via Martine Cadéo avec M., Le ciel au ventre, Il y a quelque chose encore, devant

A fournir sur son stand les ouvrages des auteurs invités ou représentés et en assurer directement la

vente, soit :

Annie Bergougnous, Au bord des falaises

Gilles Cailleau, Les derniers jours de Freddie Mercury

Jean Delorme et Loïc Molla, Liberta, Les entrepreneurs du sens

Jean-Loup Fontaine, Poèmes 1 et 2

Luisa Gaillard Sanchez, ! Ay Madre mia !

Marwil Huguet Poésie pendue au Précipice du Poète

Marc-Israël le Pelletier, Conversation dans un compartiment de Première Classe

André Neyton, Il fallait être fou

Nouria Rabeh, Immensité

Patricia Raccah, Le consentement de Galatée

Germaine et Patricia Raccah, Bahie et Papou

Danielle Vioux, Tangages

Article 4 : Durée de la convention

La présente convention prend effet à compter de la date de sa signature par les parties et prendra fin aprèsla Fête du Livre d’Hyères

Article 5 : Informatique et Libertés

Dans le cadre de l’exécution de la présente convention, les parties seront amenées à créer divers fichiers qui seront échangés entre les parties.

Cap Culture s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la

conservation des données qui lui seront confiées dans le cadre de la présente convention.

Article 6 : Contestations-litiges

En cas de litige sur l’interprétation et/ou l’exécution de la présente convention, les parties s’engagent à se réunir pour explorer et arrêter, d’un commun accord, une solution amiable.

A défaut, les tribunaux de Toulon seront seuls compétents pour statuer sur tout litige survenant entre les parties contractantes et concernant la présente convention.

Fait à Toulon,

En deux exemplaires originaux

Page sur 2 3

Pour l’Association Cap Culture Olivier ROUARD

Pour Les Cahiers de l'Égaré. JC GROSSE

JCGrosse a signé le 7 mai à 14 H 42

(déjà, François Carrassan était occulté et j'en ai conclu que ce devait être normal)

si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"

si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"

le 1° jour de la 11° FDL d'Hyères a commencé pour moi, 17 mai 2025 vers 9 H 30 par une injonction d'Olivier Rouard, directeur des librairies Charlemagne, organisateur, délégué par la ville, de la FDL d'Hyères avec Cap Culture : "vous ne devez pas exposer les livres de François Carrassan, pas de livres d'élus"
c'est la 1° fois qu'une telle remarque-injonction m'est faite
j'ai édité non seulement François Carrassan (9 à 10 livres) mais aussi Jean-Pierre Giran (3 livres), maire d'Hyères et président de TPM et leurs livres ont toujours été présentés
évidemment le livre visé, à ne pas montrer, c'est Si Noailles m'était contée, un livre qui rétablit la vérité sur le château Saint-Bernard, devenu après son abandon et son rachat par la ville, une villa à restaurer, nommée Villa Noailles
du château Saint-Bernard (50 ans) à la Villa Noailles (50 ans), ça ne fait pas 100 ans mais deux fois 50 (JCG)
 
évidemment, j'apprends dans la journée, la parution de l'article du Monde sur les dérives financières de la gestion de la Villa Noailles après l'article de France Bleu
évidemment, nous n'en sommes qu'au début d'une fin qui est aussi le début d'un autre commencement qui dureront les temps qu'ils dureront (1 an ? 20 an ?)
en attendant, censure, blacklistage des essais brillants de François Carrassan
demain, 18 mai, une affiche dira que Si Noailles m'était contée de François Carrassan est à demander à son éditeur sur le stand des Cahiers de l'Égaré
La Villa Noailles en proie aux dérives financières
Le Monde, enquête, 17 mai 2025
Le centre d’art varois, l’un des plus subventionnés de France, est pointé pour une gestion calamiteuse et un cumul de déficit de près de 4 millions d’euros.
Par Roxana Azimi
« Je pense qu’on a rempli une mission de service public, une mission culturelle et aussi une mission professionnelle envers l’industrie du luxe et de la mode », se félicitait, en 2023, Jean-Pierre Blanc dans Les Inrocks. Le satisfecit du directeur de la Villa Noailles, à Hyères (Var), qui organise chaque année deux prestigieux festivals, l’un consacré à la mode et à la photo, l’autre au design, masque toutefois une gestion calamiteuse dont l’ampleur a été révélée, jeudi 8 mai, par Ici (nouveau nom de France Bleu), citant un audit de l’inspection générale des affaires culturelles (IGAC).
Les chiffres sont parlants : des frais de déplacement et de réception somptuaires de plus de 1,2 million d’euros, des dettes fournisseurs chiffrées à 2,7 millions d’euros. Et un cumul de déficit qui frise les 4 millions d’euros. Soit autant que le Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence péniblement renfloué par les pouvoirs publics en 2024. L’affaire fait d’autant plus de bruit que la Villa Noailles est l’un des centres d’art les plus subventionnés de France – les collectivités locales et l’Etat apportent 60 % de son budget de 6,5 millions d’euros, les 40 % restants provenant du mécénat.
Comment est-on arrivé là ? Excès de confiance et insouciance ? Ambition d’en faire toujours plus ? Personnalisation du pouvoir ? « On est passés d’une petite structure associative à une immense auberge espagnole hors de contrôle », résume un familier du dossier. Jean-Pierre Blanc n’a pas répondu aux questions du Monde, pas plus que la présidente de la Villa Noailles, Pascale Mussard.
Pépinière de jeunes talents
On ne peut contester à Jean-Pierre Blanc d’avoir réussi le pari fou de placer la petite commune varoise sur la carte de la mode et du design. A tout juste 20 ans, l’autodidacte lance, en 1986, le Salon des créateurs de mode, l’ancêtre du Festival international de mode, de photographie et d’accessoires, à Hyères. L’enfant du pays a de l’intuition, du charme, cette capacité rare d’injecter du soleil dans le regard de l’autre. Les plus grands stylistes se laissent séduire. John Galliano débarque à Hyères en 1991, suivi l’année suivante par Martin Margiela.
Dans le milieu de la mode, on se passe le mot : Hyères est la pépinière des jeunes talents, là où se repèrent les stars de demain. A partir de 1996, le festival, en plein essor, occupe le cadre idyllique de la Villa Noailles, construite dans les années 1920 par l’architecte Robert Mallet-Stevens (1886-1945) pour un couple de mécènes originaux, Charles et Marie-Laure de Noailles. En 2003, un centre d’art y est implanté, toujours sous la direction de Jean-Pierre Blanc.
Jamais à court d’idées, ce dernier lance, trois ans plus tard, un deuxième festival, Design Parade, conçu avec l’historienne Catherine Geel. Succès immédiat de nouveau. « Jean-Pierre avait construit un terrain joyeux, c’était excitant. Il y avait des problèmes structurels, mais on se disait que c’était normal », rapporte cette dernière. « On ne gagnait pas d’argent, mais c’était passionnant, on y croyait », abonde Michel Mallard, qui fut, pendant plus de dix ans, le directeur artistique du festival de photo et de mode.
Voix discordantes évincées
Tout va bien, jusqu’à ce que l’ego s’en mêle. Jean-Pierre Blanc écarte un à un tous ceux qui ont contribué à son succès. En 2012, Michel Mallard est débarqué par un simple e-mail. « J’en ai fait une dépression, confie-t-il. C’est pourtant moi qui ai fait la première exposition de Guy Bourdin, j’ai montré Steven Meisel, Steven Klein, j’ai fait venir Jean Paul Gaultier dans le jury. Mais à un moment, Jean-Pierre a commencé à avoir la grosse tête, il a voulu s’approprier mon travail, signer à ma place. »
Diane Pernet, qui, durant neuf ans, documentait le making of du festival de mode, a connu pareille disgrâce. « J’ai dit un jour à Jean-Pierre qu’on devait trouver une autre équipe vidéo, pour se réinventer. Je n’ai eu aucune nouvelle jusqu’à ce que j’apprenne par un cameraman qu’il avait recruté mon ancien assistant sans me le dire », raconte la blogueuse américaine, reconnaissable à son éternelle mantille noire. « Je l’ai appelé pour comprendre, il ne m’a pas répondu. Après neuf ans, il m’a éjectée sans être capable de me le dire en face. »
Les relations se tendent vite aussi avec Catherine Geel, qui jette l’éponge au bout du cinquième Design Parade. « A un moment, il n’y a plus eu de discussion possible sur les contenus, rembobine l’historienne. Je ne voulais plus être le prête-nom de ce qui n’a plus de sens, d’autant qu’un rapport de domination commençait à s’établir. » En interne, les voix discordantes sont évincées. « Jean-Pierre fonctionne à l’affect et au charme avant de maltraiter et de placardiser si on n’est pas d’accord », résume une ex-salariée qui tient à l’anonymat – un témoignage confirmé par plusieurs anciens collaborateurs interrogés par Le Monde.
Les jeunes assistants que les festivaliers croisaient dans le sillage de Jean-Pierre Blanc ont aussi déchanté. « La puissance imaginaire que dégageait la Villa Noailles a attiré de jeunes hommes qui se sont vite crus sous-directeurs avant de se prendre des vents énormes, rapporte un ex-employé. On avait beau les avertir qu’après une phase merveilleuse, où ils allaient partout, Jean-Pierre allait se lasser, ils ne voulaient rien entendre. »
Les équipes toussent surtout quand Jean-Pierre Blanc, qui s’était entiché de l’artiste Marc Turlan, avec lequel il est en couple désormais, décide de l’exposer à chaque festival. « C’était ridicule, car Turlan n’était pas à la hauteur des artistes de renommée internationale qu’on montrait. Quand je l’ai dit à Jean-Pierre, j’ai signé mon arrêt de mort », soupire Michel Mallard.
Train de vie ingérable
De la dérive égotique au dérapage financier, il n’y a qu’un pas. Pour éviter les sorties de route, une poignée d’agents avaient bien tenté d’endiguer l’insatiable appétit de projets de Jean-Pierre Blanc. Mais les vannes ont sauté, voilà une dizaine d’années. Protégé par l’ancien maire de Toulon Hubert Falco, lui-même condamné en 2024 à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, Jean-Pierre Blanc étend son emprise. La métropole Toulon-Provence Méditerranée rachète, en 2018, la Villa romaine, une coquette demeure du XIXe siècle dans le quartier Chateaubriand, à Hyères, et l’affecte à la Villa Noailles pour y abriter un centre de conservation et de documentation qui n’a jamais vu le jour.
L’entregent de Jean-Pierre Blanc séduit aussi les mécènes, qui accourent. Avec ce paradoxe : plus les grandes marques comme LVMH puis Chanel financent le festival de mode, plus le trou se creuse. « Quand Jean-Pierre recevait 10, il en dépensait 20 », résume un ancien de la maison. Le train de vie de l’association, calé sur le monde du luxe, devient vite ingérable. « Il arrosait les gens avec des cadeaux, des nuits d’hôtel, des repas. Son téléphone, son essence, absolument tout passait en notes de frais, pendant que certains jeunes artistes se retrouvaient à acheminer eux-mêmes leurs œuvres parce qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses », détaille une ancienne salariée.
Les dépenses s’emballent au moment où la Villa Noailles se dédouble à Toulon, où se tiennent désormais le volet architecture d’intérieur de la Design Parade ainsi que des expositions à l’Hôtel des arts. Mais c’est surtout la célébration en grande pompe, en 2023, du centenaire de la Villa Noailles, notamment la commande d’un opéra avec la chanteuse Camélia Jordana en guest-star, qui, malgré l’important soutien de Chanel, plonge les comptes dans le rouge.
Collectivités épatées
François Carrassan, l’adjoint à la culture du maire d’Hyères, s’en agace, dans un livre publié la même année, Si Noailles m’était contée. Retour au réel (2023, Les Cahiers de l’Egaré). « On a divinisé les anciens propriétaires de la Villa. Le lieu est devenu accaparé par la mode, aussi déconnecté des habitants d’Hyères qu’il l’était à l’époque des Noailles », déplore aujourd’hui l’élu. Tout en se montrant féroce, François Carrassan n’en a pas moins signé chaque année une subvention d’environ 150 000 euros à l’association. Jusqu’en avril, l’élu bénéficiait d’un siège au conseil d’administration, même s’il n’y participait plus depuis dix ans – « C’était ma façon de signifier ma désapprobation », dit-il.
Année après année, épatées par le rayonnement du centre d’art et ses 280 000 visiteurs annuels, toutes les collectivités remettent au pot sans discuter ou presque – l’Etat a même quasi doublé sa contribution voilà deux ans pour la porter à 650 000 euros. « Le fonctionnement de la Villa, parfois à la limite de la légalité, était connu d’un grand nombre. Cependant, en raison de son impact sur la vie culturelle et économique de la région, certains ont préféré fermer les yeux et laisser faire des années durant », résume Natasha Ciavaldini, qui a travaillé trente-cinq ans avec Jean-Pierre Blanc.
Embarrassés, l’Etat comme les collectivités invoquent des circonstances atténuantes. « Tout le monde savait qu’il y avait un déficit de 300 000 euros par an, mais personne ne voyait que ça s’accumulait », plaide Edward de Lumley, nouveau directeur régional des affaires culturelles en PACA, qui souligne l’« inflation des coûts de production ». « Il n’y a pas eu d’alerte du commissaire aux comptes ou de l’expert-comptable », défend, de son côté, Jean-Pierre Giran, maire Les Républicains d’Hyères et président de Toulon-Provence Méditerranée.
« Quand on reçoit les demandes de subventions, on nous soumet les bilans à n-2, ça veut dire que, pour les subventions 2025, on a les comptes 2023. On n’a pas accès au détail de la comptabilité », contextualise Valérie Paecht, directrice générale des services à la métropole, avant de s’emporter : « Vous croyez vraiment que, si on avait vu que ça partait en vrille, on n’aurait rien fait ? Que quatre collectivités auraient cherché à étouffer les choses ? »
Refonte de la gouvernance
En novembre 2024, les bailleurs de fonds finissent par donner l’alerte. La Rue de Valois dépêche avant Noël des enquêteurs de l’IGAC. L’audit flash partiellement dévoilé par Ici se révèle accablant. Rien ne va. Entre autres anomalies, aucun financeur n’est en mesure d’exercer de contrôle : ni l’Etat, ni les collectivités, ni les partenaires privés ne sont représentés au sein du conseil d’administration.
Début avril, lors de l’assemblée générale de l’association, les partenaires sifflent la fin de la récré. Une ancienne de la direction générale des affaires culturelles (DRAC) PACA, Bénédicte Lefeuvre, vient d’être missionnée pour examiner les comptes. En attendant son rapport, qui doit être livré dans deux mois, un plan de remboursement des dettes de 845 000 euros par an a été mis en place depuis le début de l’année. « Il faut modifier les circuits de dépenses, recentrer la Villa sur ses fondamentaux, à savoir les festivals, et réduire le reste de la programmation et les réceptions », égrène Edward de Lumley. L’IGAC préconisait aussi d’en finir avec la gratuité, en instaurant une billetterie pour augmenter les recettes.
Une refonte de la gouvernance a aussi été engagée dans l’urgence. Un directeur général sera nommé dans les prochaines semaines pour redresser la barre. Jean-Pierre Blanc reste aux manettes, mais au poste de directeur artistique. « Il a été de notre responsabilité, depuis le 1er janvier, de prendre des décisions immédiates pour assurer la pérennité du lieu, des festivals et des emplois liés », s’est bornée à commenter l’association.
L’affaire éclate au pire moment, économique et politique. Le ministère de la culture, privé de réserves en raison de coupes budgétaires, n’a pas les moyens de rétablir les finances. Un an avant les élections municipales, le déficit alimente l’extrême droite, qui quadrille le Var et veut marginaliser la création. En décembre 2023, déjà, l’élu Rassemblement national Amaury Navarranne avait appelé à couper les subventions de la Villa Noailles, en dénonçant une « culture confisquée, boboïsée, idéologisée ». « L’extrême droite préfère les temples grecs à une culture progressiste », riposte Jean-Pierre Giran, en dénonçant les « récupérations politiciennes ». Le maire d’Hyères admet une « trop grande liberté, pas assez de rigueur ». « Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, s’empresse-t-il d’ajouter. Le festival de mode est numéro un dans le monde, je veux le maintenir. »
Roxana Azimi
PAR CHRISTELLE MARQUES
Publié le jeudi 8 mai 2025 à 20:21 pendant que j'écoutais-regardais Bande-son des cons sur Arte
« ... ce qui est particulièrement pointé du doigt, ce sont les dépenses de déplacement, de mission et de réception. Plus d’1, 2 million d'euros en 2023. A la tête de la villa Noailles, Jean-Pierre Blanc qui mènerait, semble–t il grand train avec des notes de taxi exorbitantes, et des factures d’hôtel à Paris ou des thalasso payées avec les cartes de crédit de la Villa Noailles, tout ça, avec un salaire dépassant les 10 000 euros par mois...l'homme est parvenu en quelques années à faire du festival européen de la mode un évènement internationalement reconnu, ramenant des partenaires privés prestigieux comme Chanel notamment. « On ne peut pas lui reprocher de ne pas aller chercher l’argent. Son problème, c’est que s’il va chercher 1000 euros, il en dépense 2000 »... en 2023, François Carrassan**, adjoint à la culture à la mairie de Hyères tente d'attirer l'attention sur un mensonge qui a pourtant bien fonctionné, le fameux centenaire de la villa Noailles. Les 100 ans, on en était bien loin. Mais personne n'y a trouvé à redire, et la fête célébrant un centenaire qui n'a jamais existé a eu lieu. L'élu hyérois en fera même un livre afin de "rétablir la vérité de l'histoire"... Cela n’empêchera pas les festivités du 40ème anniversaire du festival de la mode, de la photographie, et de l’accessoire de se tenir en octobre. « Show must go on » comme on dit. La ville de Toulon a d’ailleurs récemment voté une subvention augmentée pour l’évènement, la passant de 30000 euros par an à 90000 euros pour 2024... Jean-Pierre Giran, le maire de Hyères le confiait à Ici Provence il y a quelques temps : « ce festival permet à la ville et à la Métropole de rayonner internationalement. Le risque c’est que cela n’existe plus. »...
** François Carrassan est l'auteur de "Si Noailles m'était contée. Retour au réel" paru en novembre 2023 aux éditions Cahiers de l'Egaré. 2° édition janvier 2025.
Cet essai bien accueilli sera présent sur le stand des Cahiers de l'Égaré, les 17 et 18 mai 2025 à la FDL d'Hyères.
 
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article du 22 décembre 2023 /

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signature-dédicace du 23 décembre 2023 au Café Charl's, librairie Charlemagne à Hyères
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SI NOAILLES M'ETAIT CONTEE – RETOUR AU REEL
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  • 製本 Paperback:紙装版/ペーパーバック版
  • 商品コード 9782355021442

基本説明

Mettons que Schopenhauer a vu juste et que la vie humaine oscille, comme un pendule, entre la souffrance et l'ennui. La souffrance du manque à satisfaire. l'ennui qui survient une fois besoin satisfait. Un mouvement perpétuel t sans raison. Mais, si l'on est trop riche pour souffrir du besoin, on dira alors que le pendule s'arrête sur l'ennui. C'est le cas de Charles et Marie Laure de Noailles, tout juste mariés en 1923. qui vont donc s'appliquer à tuer l'ennui à l'altitude de la fortune dont chacun a hérité. Pour vivre une vie qui soit summum à vivre. C'est le combat de la classe riche, disait Schopenhauer, incessant et souvent désespéré. La construction d'une maison moderne à Hyères, aujourd'hui appelée Villa Noailles, s'inscrivait dans cette logique. J'aurai essayé de montrer ici ce qu'elle est vite devenue, prise dans les filets du temps qui tout décompose, jusqu'à son naufrage cinquante ans plus tard. Et jusqu'à offrir en 2023 un singulier paradoxe, celui d'une maison vendue toute splendeur perdue, devenue un bien public, restaurée avec le seul argent public et réutilisée pour y célébrer les propriétaires qui Pont abandonnée. Amusant, non ?

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couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023
couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023
couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023

couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023

ce matin 8 janvier 2024, j'ai envoyé deux exemplaires du livre de François Carrassan, Si Noailles m'était contée, un à Philo Magazine et un au Monde, tous deux accompagnés d'une lettre
l'envoi a pris 30 cents entre fin décembre et début janvier,
soit 4 € 30 au lieu de 4 €
JEAN-CLAUDE GROSSE
Editeur / Les Cahiers de l’Egaré
669 Route du Colombier
83200 LE REVEST-LES-EAUX
Courriel / grossejean-claude@orange.fr
A
Monsieur MICHEL ELTCHANINOFF
Philosophie Magazine
10 rue Ballu
75009 PARIS
Objet : Article « Villa Noailles » / 22 septembre 2023
Monsieur le Rédacteur en chef,
J’ai le plaisir de vous faire parvenir l’ouvrage intitulé « Si Noailles m’était contée », récemment édité par mes soins et écrit par François Carrassan qui a été un des acteurs de la restauration de cette maison qui fut abandonnée et vendue par des propriétaires dont la richesse n’empêcha pas le naufrage, après un parcours pour le moins cahoteux.
Un envoi pour information. Car ce qu’en racontent aujourd’hui ses occupants relève à la fois du fantasme et du calcul à commencer par la célébration de son centenaire en 2023. Votre article annonce immédiatement la couleur : « Cette année la Villa Noailles célèbre ses cent ans. » Or rien n’est plus faux. Car il n’y a pas de centenaire. Car rien dans cette histoire n’a duré cent ans. Mais qu’importe ! L’annonce a fait la mousse attendue et la presse « people » s’en est régalée.
Que votre magazine ait relayé cette espèce d’escroquerie culturelle m’a surpris. Feu Marcel Conche (dont j’ai édité plusieurs ouvrages) et moi nous étions à l’époque réjouis de votre existence. Je continue de l’apprécier. Aussi je pense que vous serez sensible au « retour au réel » que propose mon envoi.
Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Monsieur le Rédacteur en chef, mes plus cordiales salutations.
Jean-Claude Grosse
Editeur 
 
aucun retour de cette revue
----------------------------------------
JEAN-CLAUDE GROSSE
Editeur / Les Cahiers de l’Egaré
669 Route du Colombier
83200 LE REVEST-LES-EAUX
Courriel / grossejean-claude@orange.fr
A
Monsieur MICHEL GUERRIN
Le Monde
80 boulevard Auguste Blanqui
75707 PARIS CEDEX 13
Objet : Articles « Villa Noailles » des 19/04/23 et 26/04/23 dans Le Monde
Monsieur le Rédacteur en chef,
J’ai le plaisir de vous faire parvenir l’ouvrage intitulé « Si Noailles m’était contée », récemment édité par mes soins et écrit par François Carrassan qui a été un des principaux acteurs de la restauration de cette maison qui fut abandonnée et vendue par des propriétaires dont la richesse n’empêcha pas le naufrage, après un parcours pour le moins cahoteux.
Un envoi pour information. Car ce qu’en racontent aujourd’hui ses occupants relève à la fois du fantasme et du calcul à commencer par la célébration de son centenaire en 2023.
Les deux articles du Monde donnent immédiatement le ton : « La Villa Noailles fête ses cent ans cette année » et « La Villa Noailles s’offre un bain de jouvence pour ses cent ans ».
Or rien n’est plus faux. Car il n’y a pas de centenaire. Aucune construction en 1923. Et rien dans cette histoire n’a duré cent ans. Mais qu’importe ! L’annonce a fait la mousse attendue et la presse « people » s’en est régalée. Et combien, faisant fi de l’histoire, en ont rajouté dans le conte de fées, jusqu’à l’extase.
Que votre journal ait relayé cette espèce d’escroquerie culturelle m’a surpris. Sachant le modèle qu’il demeure en matière d’esprit critique. Mais j’aime à penser que vous serez sensible au « retour au réel » que propose mon envoi.
Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Monsieur le Rédacteur en chef, mes plus cordiales salutations.
Jean-Claude Grosse
Editeur
 
le livre m'a été renvoyé
Si Noailles m'était contée / François Carrassan

François Carrassan

SI NOAILLES M’ÉTAIT CONTÉE

Retour au réel

ISBN 978-2-35502-144-2

182 pages, PVP 15 €

date d'achevé d'imprimer 11 novembre 2023
diffusé-distribué par Soleils Diffusion
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
référencé par Soleils sur toutes les plateformes
 

signature le 23 décembre 2023 de 10 H 30 à 12 H 30 à la librairie Charlemagne, avenue des Iles d'Or, à Hyères
signature à l'espace culturel Olbia en janvier 2024
signatures non encore déterminées à Toulon
présence à la 10° fête du livre de Hyères, les 4 et 5 mai 2024

bien que présenté avant fin juin (date limite) pour la fête départementale du Livre du Var des 17-18 et 19 novembre 2023 à Toulon, l'essai n'a pas été retenu (ni l'éditeur) pour cette manifestation par la directrice Christine Puech des Belles Pages et aucune explication n'a été fournie par le président du CD 83, Jean-Louis Masson, auquel j'ai adressé un courrier JCG

Ce 2 novembre 2023

Jean-Claude Grosse
directeur des Cahiers de l’Égaré
669 route du Colombier
83200 Le Revest
siret 38145646600030


À

Monsieur le président du Conseil départemental du Var,

Objet : participation à la FDLDU VAR 2023

Monsieur le Président,

Voici le mail que je viens d’adresser à Madame Christine Puech de l’Agence culturelle Les Belles Pages :

ce 2/11/2023 à 17 H 23
Madame la directrice de l'agence culturelle Les Belles Pages,

Les saints et les morts ont été honorés hier.
Aujourd’hui, retour à la vie et aux vivants.
L’encore vivant que je suis, de 83 ans depuis une semaine, vient de voir le programme de la FDL du Var 2023.

Absence totale des 9 auteurs que j’ai proposés par mail le 17 mai, confirmés le 29 juin.
(date limite d'inscription, fin juin 2023) :
- José Lenzini avec un essai annoncé sur Camus et le terrorisme aujourd’hui, et avec sa biographie sur Germain Nouveau
- Alain Cadéo avec Arsenic et Eczéma, et M.
- Philippe Chuyen avec l’adaptation théâtrale du Prix d’un Goncourt de Jean Carrière (spectacle qui a fait une tournée départementale dans les collèges du Var et qui sera présent au festival d’Avignon 2023)
- Jean-Loup Fontaine (prix Max-Pol Fouchet 1994) avec Oeuvres poétiques (2 tomes), paru ce 16 mai 2023
- Claire Salin avec Oreilles d'orme
- Isabelle Forno avec Concertina et l’oeuvre poétique posthume de son père, le docteur Lucien Forno
- François Carrassan avec un essai annoncé sur le centenaire de la Villa Noailles, photos inédites de Bernard Plossu
- moi-même avec Et ton livre d’éternité ? Et un livre annoncé Brics à bracs
- Marcel Conche, décédé en 2022 à 100 ans, dont j’ai édité les deux derniers livres et le livre pluriel Le siècle de Marcel Conche.

L’éditeur que je suis s’étonne
de votre absence d’accusé de réception à ses deux mails
et de l’absence de justifications quant à votre choix d'ignorer les 9 auteurs publiés par Les Cahiers de l’Égaré dont j’assure la direction depuis 35 ans.
Je vais donc adresser un courrier-lettre ouverte à Jean-Louis Masson (président du CD 83) dans la mesure où votre agence culturelle relève des marchés publics, de l’argent public et donc d’un devoir de transparence.
Je ne vais pas manquer de faire la publicité qui convient, via les réseaux sociaux, à cette comédie.
Avec l’expression de mon absence de sentiments.
JCG
Directeur des Cahiers de l’Égaré

Monsieur le Président, je vous laisse juge de cette situation ubuesque ou kafkaïenne, au choix.

En espérant qu’elle ne se répètera pas l’an prochain.

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression d’un certain rire, propre de l’homme.

JC Grosse

éditeur blacklisté par le Conseil départemental du Var (un bureaucrate anonyme)
 
 
article de Var-Matin du 11 décembre 2023
article de Var-Matin du 11 décembre 2023

article de Var-Matin du 11 décembre 2023

AVANT-PROPOS à Si Noailles m'était contée
 

Prise dans les filets du temps, la Villa Noailles a connu trois époques dans le cours desquelles elle a d’abord été une propriété privée (1923-1973), puis une propriété de la commune d’Hyères (1973-2003) et enfin une propriété de la Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée, à présent Métropole, (2003-2023).

En 2023, on peut noter en passant que cette histoire a commencé il y a cent ans avec le projet de construire une maison de vacances sur un terrain situé à Hyères. Il en reste une trace dans une lettre du 25 juin 1923 adressée par Charles de Noailles à Mallet-Stevens : le premier échange connu entre le propriétaire et l’architecte, tel qu’on le trouve rapporté dans une monographie que Cécile Briolle a consacrée au sujet en 19901.

Mais, pour le reste, aucune continuité dans cette histoire qui justifierait d’allumer des bougies. À commencer par le nom de la propriété qui s’est toujours appelée «Château Saint‐Bernard» jusqu’à ce que celle-ci soit vendue, 50 ans plus tard, à la ville d’Hyères en 1973. De même, l’existence physique du «Château Saint‐Bernard» paraîtra brève au regard de l’état de son abandon au moment de la vente. Une brièveté que les remparts millénaires du XIe siècle, au cœur desquels il fut construit, rendent d’autant plus sensible, réduite à un petit cinquantenaire de 1923 à 1973.

Car c’est la ville d’Hyères, une fois propriétaire, qui donna le nom de «Villa Noailles» au «Château Saint‐Bernard». Sans formalités et pour d’évidentes raisons de communication. Le prestige attaché à ce nom pouvait en effet impressionner les ignorants en jouant (déjà) avec le côté «happy few» de ses figures, d’autant plus que l’acquisition avait eu lieu sans qu’on sache ce qu’on en ferait et que cela allait durer jusqu’à ce que la ville décide, vingt ans plus tard, de restaurer la Villa menaçant ruine. Un vaste chantier de restauration aura ainsi fini par se tenir, porté et financé par la Ville avec le soutien de l’État, de la Région et du Département. Sa réalisation sera inaugurée en 2003, trente ans après la vente. C’est le deuxième temps de l’histoire de la Villa Noailles. Dans le domaine public communal.

Après quoi, selon la bureaucratie du moment, la ville d’Hyères ayant été intégrée en 2002 à la nouvelle Communauté d’Agglomération TPM, la Villa Noailles qu’elle venait de restaurer fut transférée à cette dernière en 2003.

Troisième époque ainsi commencée il y a 20 ans et au cours de laquelle le projet culturel initial fut réorienté et curieusement axé sur la célébration naïve du mécénat des Noailles dans la maison même qu’ils avaient abandonnée et vendue et que seul l’argent public avait permis de sauver de la ruine.

Un paradoxe révélateur de la tendance idolâtre de la Villa d’aujourd’hui et de son parti pris d’une culture « people ». À partir de quoi se comprend aujourd’hui ce désir de fêter un centenaire fictif pour donner corps au fantasme de ses utilisateurs. Chose qui, jusqu’à présent, n’a pas ému le moins du monde les officiels de la culture. Faut-il s’en inquiéter ?

 

Table des matières

Avant-propos................................................................. V

Prélude
Retour au réel.................................................................9

Variation 1
Du fond d’un naufrage..................................................19

variation 2
Une petite maison dans le midi .....................................41

Variation 3
L’Âge d’or..................................................................... 73

Variation 4
Igor Markevitch ............................................................83

Variation 5
Óscar Domínguez ........................................................ 95

Variation 6
Être et avoir été ..........................................................107

Variation 7
L’art est mort ............................................................. 117

Variation 8
Restauration ...............................................................123

Variation 9
Un fantasme mondain ................................................. 145

Variation 10
Un centenaire fictif.......................................................153

En résumé .................................................................165

jusqu'au 19 novembre 2023, une expo labellisée d'intérêt national / Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada. Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation. Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié. Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917)...

jusqu'au 19 novembre 2023, une expo labellisée d'intérêt national / Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada. Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation. Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié. Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917)...

Exposition Man Ray à La Banque Hyères,

jusqu'au 19 novembre 2023

Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada.
Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation.
Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié.
Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917).
En 1921, il s’installe à Paris, participe au mouvement Dada en compagnie de Duchamp et présente ses premiers « readymade ». Dès 1922, il utilise sa technique du rayogramme (silhouettes abstraites d’objet) puis intègre le mouvement surréaliste et réalise plusieurs courts-métrages (l’Étoile de mer, 1928). Parallèlement, il poursuit ses activités photographiques (le Violon d’Ingres, 1924) et s’adonne aussi bien à la peinture qu’à des activités de collage et d’assemblage. Man Ray décède le 18 novembre 1976 à Paris. Il demeure l’un des artistes les plus importants de l’avant-garde américaine.

Si Noailles m'était contée / François Carrassan
Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan
Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan

Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan

Laurence Benaïm a 38 ans. Journaliste, elle dirige les pages consacrées à la mode au journal Le Monde. Elle est l'auteur chez Grasset d'une biographie d'Yves Saint Laurent (1993).

Son prénom est plus célèbre que son nom pourtant illustre : Marie-Laure. Née en 1902 dans une famille au croisement de l'aristocratie (les Chevigné) et du judaïsme ( les Bishoffsheim), elle est à sa mort en 1970 la dernière représentante d'un monde auquel elle n'a jamais appartenu. Enfant, elle a déchiré les lettres de Proust à sa grand-mère, Laure de Chevigné, modèle d'Oriane de Guermantes. Elle a grandi dans une maison que fréquentèrent Anatole France, Mistral, Bakst, ou Francis de Croisset, " Bel-ami " qui devient son beau-père. Adolescente, cette jeune femme qui fut élevée en solitaire connaît le tourbillon du monde, " Lolita de Cocteau ", elle s'étourdit dans les années folles. Mariée à Charles de Noailles, le couple concilie l'argent et le goût, mécène de l'âge d'or du surréalisme, demandant à Mallet-Stevens de leur construire à Hyères une maison cubiste, à Jean-Michel Frank de " démeubler " leur salon de la place des Etats-Unis, offrant à Bunuel de tourner L'Age d'or, dont la projection entraîne l'un des plus vifs scandales esthétiques des années trente. Une provocatrice ? Une anticonformiste ? En 1936, elle soutient les républicains espagnols et en 1968 elle se rend sur les barricades en Rolls-Royce. Son plus grand talent ? Sentir l'époque. Il y a un ton Marie-Laure. Il y a un goût Marie-Laure : placer sur une cheminée à la fois des ivoires esquimaux, des vases étrusques et un réveil Fabergé. " Tortionnaire adorée ", intelligence " feu follet ", choquant le Faubourg Saint-Germain, cette éternelle étrangère se métamorphose, à la fin de sa vie, en Mère Ubu enjuponnée de gros tweed. La décadence de l'aristocratie, la scène avant-gardiste, l'ascension de la " café-society ", le gratin cosmopolite.

Avec une virtuosité d'écriture, brassant tout le paysage littéraire et artistique, de Cocteau à Crevel, de Poulenc à Dali, Laurence Benaïm a écrit le destin d'une iconoclaste, fâchée avec sa naissance.

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Le cerf-volant de l'égaré N°3

8 Mai 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #le cerf-volant de l'égaré, #poésie, #écriture

Le cerf-volant de l'égaré N°3

Le cerf-volant de l'égaré

magazine littéraire et artistique,

numérique et gratuit,

paraissant aléatoirement

sur le blog des Cahiers de l'Égaré

Envoyé par mail ou par la newsletter du blog

avec Marina à Croix de Vie / avec Pessoa à Lisboa / lisant Elytis depuis la mer / lisant Saint-John Perse sur une plage varoise
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avec Marina à Croix de Vie / avec Pessoa à Lisboa / lisant Elytis depuis la mer / lisant Saint-John Perse sur une plage varoise

en ce 8 mai 2025, le cerf-volant de l'égaré N°3 vous propose quelques liens découverts au fil de ses vire-voltes internautiques depuis 7 h du matin dans le ciel bleu du Revest par saints de glace

d'abord un article de The Conversation : 8 mai 1945 à Sétif : jour de victoire en France, jour de massacres en Algérie

puis un dossier paru ce 8 mai 2025 dans El Watan,  quotidien d'Alger : saisir l'ampleur du 8 mai 1945

80 ans après, je suis tenté de dire : 

il y a toujours deux faces, l'une à l'endroit, l'autre à l'envers
 
cherche la vérité : pile ou face, pile et face, face à face, dos à dos, côte à côte,
 
ou pratique la théorie des jeux d'un homme d'exception John Nash 
 
ou dis, hors contexte de la nouvelle de Melville, Bartleby, parce que valable en toute circonstance : « I would prefer not to »
 
ou prends en compte la conception de William James qui propose une idée radicale : la vérité se fabrique, elle émerge dans l’action et se vérifie dans ses effets. Elle s'invente donc. À rebours de la tradition philosophique qui fait du vrai une copie fidèle du réel, donc qui se découvre ou se re-connaît par rémininiscence, dans cette conception pragmatiste, le vrai ne regarde plus en arrière, mais s’oriente résolument vers l’avenir.
 

Je suis là, entre vous et moi…
 
Je suis la paroi sensible, le trou… L’instrument qui joue, et dont vous jouez. Je suis joué par vous. Je suis votre jouet… 
Y a-t-il quelque part où cela vive vraiment ?
Est-ce la vie qui se passe ici ?
Et sinon, où est la vraie vie ?
Sans arrêt le désir me prend d’échapper, de partir en courant, pour la rencontrer, la connaître…
Mais où ? Hors du monde ? Hors du cadre de scène ?
Que ferai-je de moi si la vraie vie existe ?
Je ne sais pas…
Y a-t-il ici quelque écoutant ?
Quelque oreille qui traîne, jetée dans l’air du temps ?
Il me semble que cela vibre, se répercute quelque part… Oui cela je le sens…
Mais pour atteindre quoi ?
En attendant je suis jouée, et ça dure… ça continue… encore… Ça ne peut pas durer, mais voilà que ça continue…
Je vous aime quand je suis vue et que vous restez là, si, si, bien gentiment assis…
Tout est parfait, à la bonne place… Mais alors…
Si vous me rencontriez, un jour, par hasard, dans quelque endroit, lorsque je suis vivante… vous ne me reconnaîtriez pas.
Sans vous je ne suis qu’une ombre.
Sans vous je n’existe pas.
Il y a juste un petit quelqu’un caché dans l’entre-deux… Un petit quelqu’un qui attend la foudre, le miroir, le regard qui l’éclaire…
Un petit quelqu’un qui inventerait l’orage, qui provoquerait l’éclair…
S’il le fallait…
Je sculpterais le doigt de Dieu pour que d’un signe il me désigne… 
Je veille sur un temple vide que les marchands veulent remplir…
Je suis la sentinelle d’une église sans Dieu, une église où l’absence de Dieu est palpable, où elle est appui bienfaisant… Le seul lieu où l’absence est présence…
Le théâtre est le père adoptif que je garde et qui veille sur moi.
 
Moni Grégo « L’ULTIME SCÈNE » Éditions des Cahiers de l’Égaré.
 
 
 
 

texte de Moni Grego chanté par une voix artificielle

glané, l'entretien de Christiane Singer de 2000, lors de l'émission Noms de dieux d'Edmond Blattchen

glanée, cette interprétation du poème de Lorca La guitare

par Carolyne Cannella

glanée, cette interprétation du Christ aux coquelicots de Christian Bobin

par Carolyne Cannella

texte lisible à l'entrée de la chapelle Notre-Dame du Beauvoir dite aussi du Beausset Vieux /  l'homme-joie / photo en date du 24 avril 2024, prise par Aline Lascorz au cimetière de Marciac / tombe de Maximien Volochine à Koktebel en Crimée (en pensant à Marina Tsvétaïéva)
texte lisible à l'entrée de la chapelle Notre-Dame du Beauvoir dite aussi du Beausset Vieux /  l'homme-joie / photo en date du 24 avril 2024, prise par Aline Lascorz au cimetière de Marciac / tombe de Maximien Volochine à Koktebel en Crimée (en pensant à Marina Tsvétaïéva)
texte lisible à l'entrée de la chapelle Notre-Dame du Beauvoir dite aussi du Beausset Vieux /  l'homme-joie / photo en date du 24 avril 2024, prise par Aline Lascorz au cimetière de Marciac / tombe de Maximien Volochine à Koktebel en Crimée (en pensant à Marina Tsvétaïéva)
texte lisible à l'entrée de la chapelle Notre-Dame du Beauvoir dite aussi du Beausset Vieux /  l'homme-joie / photo en date du 24 avril 2024, prise par Aline Lascorz au cimetière de Marciac / tombe de Maximien Volochine à Koktebel en Crimée (en pensant à Marina Tsvétaïéva)

texte lisible à l'entrée de la chapelle Notre-Dame du Beauvoir dite aussi du Beausset Vieux / l'homme-joie / photo en date du 24 avril 2024, prise par Aline Lascorz au cimetière de Marciac / tombe de Maximien Volochine à Koktebel en Crimée (en pensant à Marina Tsvétaïéva)

lisant Rezvani dans la forêt des Maures / à Croix de Vie avec Marina au couchant
lisant Rezvani dans la forêt des Maures / à Croix de Vie avec Marina au couchant
lisant Rezvani dans la forêt des Maures / à Croix de Vie avec Marina au couchant

lisant Rezvani dans la forêt des Maures / à Croix de Vie avec Marina au couchant

nos outils de perception sont les sens, mais il est évident que les illusions sensorielles sont nombreuses, qu'on croit réel ce qui souvent ne l'est pas; il en est de même des sentiments; dire je t'aime à quelqu'un, le plus vivant des poèmes, est peut-être un délire, né d'un désir, d'où ce titre ambigu Parole dé-s/l-irante, s/l = est-ce elle ? tout désir n'est-il pas délire, toute parole délirante n'est-elle pas parole désirante ? la confusion par projection ou tout autre processus est au rendez-vous; il faut donc une grande prudence là où l'exaltation nous saisit; ce je t'aime dont je me dois de douter, une fois dit, chemine en l'autre vers un coeur qui bat la chamade, un esprit qui s'emballe, dans un corps qui s'émeut, au plus profond, le message pensé et émis, une fois reçu par l'autre devient milliers de messages chimiques, hormonaux, moléculaires, quantiques dont j'ignore la réalité et les effets, seule la personne réceptrice perçoit quelques effets, coeur qui bat plus vite, rêves érotiques, organes sexuels en émoi, appétit moindre...; n'est-il pas clair que prendre conscience de cette complexité peut nous inciter à plus de responsabilité, à accepter d'être responsable d'effets imprévus, secondaires, tertiaires et pervers; je peux même en arriver à bouger le moins possible pour déranger le moins possible l'ordre des choses car en fin de compte, on est toujours dérangeant, semeur de désordre; vivre en poète c'est déranger le moins possible et prendre son temps, vivre en poète c'est vivre sobrement, c'est réduire sa surface, son empreinte, c'est ne pas vouloir embrasser l'infini, c'est ne pas vouloir être éternel, c'est voir un monde dans un grain de sable, un ciel dans une fleur sauvage, tenir l'infini dans la paume de la main et l'éternité dans une seconde comme le dit William Blake dans Augures d'innocence, le plus fort programme que je connaisse

vue d'un champ de coquelicots du côté de Lourmarin; ça fait longtemps que je n'ai vu autant de profusion de rouge, de rouge vivant, se balançant dans le vent léger, un vent solaire, autant de rouge habité par la lumière, je prends des photos, je filme pour prolonger mon émotion, mon plaisir; ces coquelicots sont impossibles à cueillir, se refusent au bouquet, trop fragiles; ces coquelicots qui m'éblouissent se resèment d'eux-mêmes, je ne peux les semer, ils refusent la domestication; ces coquelicots fragiles résistent aux grands vents du midi; je perçois, ils me touchent au profond par leur beauté éphémère, impermanence et présence, insignifiance et don gratuit sans conscience du don (quoique sait-on cela ?) et ils me font penser, leur vie me vivifie, m'embellit, je me mets à chanter une rengaine venue d'un vieux souvenir, un petit bal perdu, ou comme un p'tit coquelicot par Mouloudji, je m'allonge, me livre au soleil, caresses qui font du bien, pas trop longtemps, messages héliotropiques envoyés aux niveaux les plus infimes, les plus intimes en toute inconscience même les yeux fermés et en méditation visualisante (la vie la poésie)

JCG

JCG : il se veut poète tentant de rendre léger le quotidien mortifiant du commun des vivants. Poète de l’instant fugace laissant trace légère sur paroi rupestre ou peau délicieuse. Poète des rencontres floues et de l’amour fou. Poète de la part nomade qui survit en chacun, prête aux départs, sous la croûte sédentaire. Poète de l’intervention d’urgence contre les oppressions mangeuses d’hommes. À l’émotion de ceux que la vie interpelle – heurs et malheurs de chacun et de tous – il veut allier la lucidité de celui qui l’accepte comme elle vient – jusqu’à épuisement de ses jours et de ses nuits –. La volonté de celui qui veut la changer, en renonçant à ses aveuglements. L’humour de celui qui sait dérisoires son savoir et son pouvoir à l’échelle des grands espaces, des temps infinis, comme à l’échelle de l’infime, de l’intime. Il veut son écriture transparente pour essayer de faire entendre une voix juste.

Poète de l’Instant

[Couplet 1]
Sous la grisaille du quotidien mortel,
Je trace des vers, légers comme l’hirondelle.
Sur la peau douce ou la pierre des anciens,
Je chante l’instant, fugace, mais si vivant.
Des rencontres floues, des amours qui s’envolent,
Je suis le nomade, libre sous les étoiles.

[Refrain]
Oh, poète de l’instant, j’écris pour l’élan,
Contre les chaînes, je brise le temps.
D’une voix juste, transparente et sincère,
Je chante la vie, son feu, ses mystères.

[Couplet 2]
Sous la croûte lourde des jours sédentaires,
Je cherche la flamme des départs solitaires.
Contre l’oppression qui dévore les âmes,
Je lance des mots, des cris, des oriflammes.
Heurs et malheurs, je les prends comme ils viennent,
Avec un sourire, jusqu’à ce que tout s’éteigne.

[Refrain]
Oh, poète de l’instant, j’écris pour l’élan,
Contre les chaînes, je brise le temps.
D’une voix juste, transparente et sincère,
Je chante la vie, son feu, ses mystères.

[Pont]
Et dans l’immense, sous les cieux infinis,
Mon savoir s’efface, mon pouvoir s’amoindrit.
Mais dans l’intime, dans l’infime murmure,
Je trouve l’humour, la force qui perdure.
Je veux changer le monde, briser ses mirages,
Avec mes vers, je vole, je voyage.

[Couplet 3]
Ma plume est claire, elle cherche la lumière,
Pour faire entendre une voix qui espère.
Entre lucidité et folle émotion,
Je danse la vie, sa douce révolution.
Jusqu’à l’épuisement des nuits et des jours,
Je suis poète, je chante l’amour.

[Refrain]
Oh, poète de l’instant, j’écris pour l’élan,
Contre les chaînes, je brise le temps.
D’une voix juste, transparente et sincère,
Je chante la vie, son feu, ses mystères.

[Outro]
Sur les parois, sur les peaux, dans les vents,
Je laisse ma trace, poète de l’instant.
Oh-oh-oh, poète de l’instant…
Oh-oh-oh, jusqu’à la fin du temps…

Qui va me composer et interpréter cette chanson ?

Poète de l’Instant Paroles inspirées du CV du poète JCG Style : Folk-pop (Brassens rencontre Renan Luce) Tonalité : Sol majeur (G) Tempo : ~110 BPM

[Intro] G D Em C G D G G

[Couplet 1] G D Sous la grisaille du jour mortel, Em C Je trace des vers, légers, si frêles. G D Sur peau douce ou pierre des anciens, C D G Je chante l’instant, libre et vivant. G D Des amours fous qui s’envolent haut, Em C Je suis nomade sous les étoiles chaudes.

[Refrain] G D Oh, poète de l’instant, j’écris l’élan, Em C Contre les chaînes, je brise le temps. G D D’une voix juste, claire et sincère, C D G Je chante la vie, ses feux, ses mystères.

[Couplet 2] G D Sous la croûte des jours figés, Em C Je cherche la flamme des départs légers. G D Contre l’oppression qui broie les âmes, C D G Je lance des mots, cris en oriflamme. G D Heurs, malheurs, je les prends comme ils sont, Em C Avec un rire, jusqu’à l’horizon.

[Refrain] G D Oh, poète de l’instant, j’écris l’élan, Em C Contre les chaînes, je brise le temps. G D D’une voix juste, claire et sincère, C D G Je chante la vie, ses feux, ses mystères.

[Pont] Am Em Dans l’immense, sous les cieux profonds, C D Mon savoir s’efface, mon pouvoir fond. Am Em Mais dans l’intime, un murmure vibre, C D L’humour me porte, la force m’équilibre. G D Je veux changer le monde, briser ses murs, C D G Avec mes vers, je vole, je murmure.

[Couplet 3] G D Ma plume est claire, cherche la lumière, Em C Pour faire entendre une voix qui espère. G D Entre l’émotion et la folle raison, C D G Je danse la vie, sa révolution. G D Jusqu’à l’usure des nuits, des jours, Em C Je suis poète, je chante l’amour.

[Refrain] G D Oh, poète de l’instant, j’écris l’élan, Em C Contre les chaînes, je brise le temps. G D D’une voix juste, claire et sincère, C D G Je chante la vie, ses feux, ses mystères.

[Outro] C G Sur parois, sur peaux, dans les vents, C D G Je laisse ma trace, poète de l’instant. C G Oh-oh-oh, poète de l’instant… C D G Oh-oh-oh, jusqu’à la fin du temps.

[Outro instrumental] G D Em C G D G G

 

champ de coquelicots à Lourmarin

champ de coquelicots à Lourmarin

Méditer comme un coquelicot rouge

Selon Jean-Yves Leloup, „Écrits sur l’hésychasme”

C’est ainsi que le jeune homme apprit à fleurir . . . La méditation, c’est d’abord une assise et c’était ce que lui avait enseigné la montagne. La méditation, c’est aussi une ” orientation ” et c’est ce que lui enseignait maintenant le coquelicot : se tourner vers le soleil, se tourner du plus profond de soi-même vers la lumière. En faire l’aspiration de tout son sang, de toute sa sève transmutée en énergie.

Cette orientation vers le beau, vers la lumière le faisait quelquefois rougir comme un coquelicot. Comme si ” la belle lumière ” était celle d’un regard qui lui souriait et attendait de lui quelque parfum . . .Il apprit également auprès du coquelicot que pour bien demeurer dans son orientation, la fleur devait avoir ” la tige droite ” et il commença à redresser sa colonne vertébrale. 

Cela lui posait quelques difficultés, parce qu’il avait lu dans certains textes de la philocalie que le moine devait être légèrement courbé. Quelquefois même avec douleur. Le regard tourné vers le coeur et les entrailles. 

Il demanda quelques explications au père Séraphin. Les yeux du staretz le regardèrent avec malice : ” Ca, c’était pour les costauds d’autrefois. Ils étaient pleins d’énergie, et il fallait un peu les rappeler à l’humilité de leur condition humaine, qu’ils se courbent un peu le temps de la méditation cela ne leur faisait pas de mal . . . Mais toi, tu as plutôt besoin d’énergie, alors, au moment de la méditation, redresses-toi, sois vigilant, tiens-toi droit vers la lumière de Dieu, mais sois sans orgueil . . .d’ailleurs si tu observes bien le coquelicot, il t’enseignera non seulement la droiture de la tige, mais aussi une certaine souplesse sous les inspirations du vent et puis aussi une grande humilité . . . . ” 

En effet, l’enseignement du coquelicot était aussi dans sa fugacité, sa fragilité. Il fallait apprendre à fleurir, mais aussi à faner. Le jeune homme comprenait mieux les paroles du prophète : 

” Toute chair est pour Dieu comme l’herbe, et sa délicatesse est celle de la fleur des champs. L’herbe sèche, la fleur se fane lorsque le vent de Dieu les traverse ; mais au-delà de tout, le mot de Dieu demeure pour toujours… Les nations sont pour Dieu comme une goutte de rosée au bord d’un seau, comme la poussière fine sur une balance . . . . Les Juges de la terre à peine sont-ils plantés, à peine leur tige a-t-elle pris racine en terre . . . alors ils se dessèchent et la tempête de Dieu les emporte comme un fétu “. (cf. Isaïe 40-7, 8, 15, 23, 24). 

La montagne lui avait donné le sens de l’Éternité, le coquelicot lui enseignait la fragilité du temps : méditer, c’est connaître l’Éternel dans la fugacité de l’instant, un instant droit, bien orienté. C’est fleurir le temps qu’il nous est donné de fleurir, aimer le temps qu’il nous est donné d’aimer, gratuitement, sans pourquoi, car qu’est-ce que nous pourrons recevoir d’autres à part ce que Dieu nous offre, et de la part de qui ? Pour quoi les coquelicots fleurissent-ils? Et pour qui ?

Il apprenait ainsi à méditer ” sans but, ni profit “, pour le plaisir d’être, et d’aimer la lumière éternelle de Dieu. ” L’amour est à lui-même sa propre récompense “, disait saint Bernard. ” La rose fleurit parce qu’elle fleurit sans pourquoi “, disait encore Angelus Silesius. 

” C’est la montagne qui fleurit dans le coquelicot, pensait le jeune homme. C’est tout l’univers qui médite en moi. Puisse-t-il rougir de joie l’instant privilégié que dure ma vie. ” Cette pensée était sans doute de trop. Le père Séraphin commença à secouer notre philosophe et de nouveau le prit par le bras. 
Il l’entraîna par un chemin abrupt jusqu’au bord de la mer, dans une petite crique déserte. ” Arrête de ruminer comme une vache le bon sens des coquelicots. . . Aies aussi le coeur marin. Apprends à méditer comme l’océan “.

Et de l'éternel chevauche l’instant (chanson) 
 
Mets-toi où tu es bien dans le jeu
de la Conscience explore
les fééries savoure
les pratiques
Qu'il épouse
les attractions
Qu'il opère
les dévoilements
Et de l'éternel chevauche l’instant
Rentre dans l'énergie rentre :
dans le vivant et honore
comme tu es
Confiant
dans la danse et offert
à l'intime
Laissant faire
le bruit
Laissant faire
le silence
Et de l'éternel chevauche l’instant
Il n'est que l'universel dans la chaleur du cœur 
il n'est que l'absolu que viennent 
les questions que ruisselle
le monde rien
n'étant nié tout
étant aimé qu'il 
crie les ombres qu'il 
parfume les oiseaux
Et de l'éternel chevauche l’instant
Ne recule pas plonge
dans l'émerveillement ! Joue
le jeu de ton visage ! Et dans le ciel
de ton existence laisse
les nuages flotter
Sors de la chambre souffrante de tes pensées
et de tes larmes
Vivre
est de la Conscience une aventure et une création 
Et de l'éternel chevauche l’instant
Dans le rôle de ton humain
tu es le miroir de l'Absolu qu'il se tend à lui même
Participe de l'exploration ! Joue
le jeu de toi-même mets ta joie
dans les pas de l'incarnation !
Ce qui de toi se manifeste 
est la Conscience qui
s'expérimente est la Vie qui 
t'agit
Et de l'éternel chevauche l’instant
En ton acquiescement laisse surgir
les désirs de la lumière laisse répondre 
la vie des résonances
Et du chant
déploie les énergies
Et du jour
façonne la matière
Et de l’éternel 
chevauche l’instant 
Et de l’éternel chevauche l’instant
 
Ivan Dmitrieff
 

 

Depuis toujours

 

Depuis toujours, alors que nous naissons, alors que nous vivons, alors que nous mourons, depuis toujours, nous existons déjà à l'infini du rêve.

Depuis toujours, nous rêvons un rêve rêvé depuis déjà longtemps. Où le passé est déjà présent et où le futur a déjà eu lieu.

Depuis toujours, nous rêvons notre propre histoire à chaque moment déjà présente dans le rêve éternel.

Où toutes les larmes coulent, où toutes les joies explosent, où toutes les expériences déploient leur récit, d'ombre, et de lumière.

Et comme l’océan et la vague, in-séparés sont le réel et le rêve. Depuis toujours, le jeu infini du réel est le rêve. Et c'est aller à l'océan que d'être le témoin du jeu des vagues ; et c'est baigner en soi-même que de plonger dans la profonde plénitude de ses eaux.

Depuis toujours, ciel et terre sont manifestés de l'invisible, comme l'est le plein-jour du caché, aussi que l'évidence des choses.

Depuis toujours, la vie entre dans l'immensité pour à chaque instant l'accomplir. Et ce qui jamais ne peut être vu et entendu naît avec les pierres, naît avec les arbres, naît avec les hommes.

Et ce qui demeure au-delà de chacun d'eux est au centre de leur nature.

Depuis toujours, avant que la pierre sur les coteaux ne roule, avant que la fleur des arbres ne parfume, avant que le cœur des

hommes n'aime, l'origine du monde est là en eux qui ouvre au silence son mystère.

Depuis toujours, il est à incarner ce que nous sommes, au cœur vibrant du croisement du ciel et de la terre, dans l'expérience humaine de l'esprit et de la matière, et à réunir, par l'événement de notre souffle, les énergies du recevoir et du donner, pour que se réalise la lumière.

Et comme la fleur et comme l'enfant, rien de nous n'est attendu où sans aucun motif, nous aimons. Il n'est depuis toujours dans l'équilibre des mondes, qu'à vivre ce qui arrive et jouir de ce qui est.

Il n'est à nous dans cette existence une joie et une vérité que de nous accorder à ce que nous sommes, et faire ce qui est.

 

Ivan Dmitrieff

et de l'éternel chevauche l'instant by Ivan Dmitrieff

et de l'éternel chevauche l'instant by Ivan Dmitrieff

vire-voltes hypnotiques avec Thierry Zalic :

le mot comme variable d'ajustement du corps

qu'as-tu fait de ton don ?

à l'intérieur de ...

Poème ayant servi pour évoquer le pas-sage d'Alain Cadéo 
(12 juin 2024)
 
Il existe un tunnel obscur dans la lumière infinie,
On le nomme "temps".
Lorsqu'un être humain entre dans ce tunnel,
On appelle cela "naître".
Lorsqu'un être humain marche dans ce tunnel,
On appelle cela "vivre".
Lorsqu'un être humain sort de ce tunnel,
On appelle cela "mourir".
Considérer que vivre se réduit à évoluer dans le tunnel obscur,
Cela s'appelle "illusion".
Percer des trous dans le tunnel obscur,
Cela s'appelle "science".
Savoir que la lumière est autour du tunnel,
Cela s'appelle "foi".
Voir la lumière dans le tunnel obscur,
Cela s'appelle "amour".
Voir la lumière à travers le tunnel obscur,
Cela s'appelle "sagesse".
Eclairer le tunnel obscur de sa propre lumière,
Cela s'appelle "Sainteté".
Ressentir l'unité entre le tunnel obscur et la lumière,
Cela est au delà des mots...
 
 
Ce poème attribué à Lao-Tseu est en fait l'œuvre du **philosophe et poète français Gustave Roud** (1897-1976), extrait de son recueil *Écrits* (1978). Roud, proche du mouvement *poésie romande* en Suisse, mêlait mysticisme, nature et quête spirituelle dans une langue épurée. 
le tunnel by Isabelle Jeandot

le tunnel by Isabelle Jeandot

AR BASION VRA

 

Fructus ventris lui Jesus . ..

Kalon 1l1ari oa iJ'LLezus.

Kalon i\Jari oa truezus

0 vont d' ar varn. dirak Jézus .

Gwener ar Grocz, war-dro k1·ei.o;te,

·Gwelet Jezus a voe true.

Gwelct J ezus a voe true .

0 tougen e groez d'ar mene.

Mene Kalvar a oa zzhel,

Kroaz lion Zalver a oa ponn er.

Ar Judevien ne dougent ket

E groez d'hon Zalver binnigel.

Mes gwir V ab Dou e he dougas

~Var e zaoulin d' ar jardin c'hlas.

Er jardin c'hlas pan arruas,·

Eno pemp kentel a 'lennas.

Eno l ennas fasilamanl

K.enkouls d' ar c'hoz 've l d' ar yaouank.

Eno e lennas l enn idik

Kenkouls d'ar paOllJ' ha d' ar pinvik .

P'oa 'n laer Vm·i 'llont gant an hent ·

Tri mab yaoLLank a rankonll' e nl.

- « Tri mab yaouank , d'in lavaret

Men ez oc'h bef, da ven ec'h èt? >>

- << Be.l omp du-z e war az· mene

'Welet seve! ar groez neve .:

'"" .el et seve[ m· groez neve ;

'Ver krusifio gw ir Vab Doue. »

An laer Vari , na pa glevas,

Taer gwech d 'a n douar a go rr eas.

Brittia, 1913, n° 8Malrieu 431- 299-

Taer gwech d'an douar a goueas;

An tri mab yaouank o savas.

- << Tau et, Mari, ne olzelet ket;

N'eo ket gwir pez lw peus klevet.

Mar deo Saluer ar bed 'glasket,

En ti Herod hen kaviet. »

- << Herod, Herod, pec'her ingrat,

E men Iwc'h eus laket ma . mab ~ 11

-- << lifar deo Salvrr ar berl 'glasJ.:.et,

'R mene Kalvar h en kavïet. ))

-- cc .Tzzdas ! Judas 1 D' in lavaret

Dre m.en 'man an hont da lJonet? })

- « Heu.ilhet aze koste 'r rozou _,

J([ev1'e t trouz ar morzolou.

Klev'iet trouz ar morzolozz .

0 skoi war bennou an tachou. ;

An tachou dir ha re hozzarn

' Plantan 'n treid Jezus, 'n e zaozraz·n ;

An tachou dir hag ar z·e blom,

'Plantan da Jezzzs 'n e galon. 11

- « 1lfa mabig paour, d'in lavaret

Piou aze en eus ho lake(?

Neb en eus ho laket aze

Me 'garfe bout laket iv e.

Me 'm.i.fc po/cet d'ho taondroad

Ha graet eun tvrch d' lw tioulagad ;

Ha graet eun torch d'ho tioulagad :

Nan ·int 'met goulïou. ha gwad. »

'Oa ket e gomz peur lavaret,

Ar groez d'an dollar daoubleget.

Ar groez d'an douar daouble[Jel

Da rei da Vari da bolcet.

- « Sant Yan ! Sant Yan .' Kenderv Doue,

Kaset ma mamm baour alese.

Kasel·hi d'ar gêr da ou elan,

Chomin war ma c'hroez da zec'han .

Brittia, 1913, n° 8Malrieu 431-300-

Del'f, ma mamm, ma mollchouer,

fla laket-han en hoch 'h albcr.

Nan et ket ganlall d'an dour skier,

Rak c-harz 'man rtwad bo Salver.

~an êt ket gantan d'an dour slank,

Bout a zo 'barz seiz .c;akramant.

Bout a zo 'barz seiz sakranÎalll,

'N Nouen, 'n Urz, lll' Vadeiant.

Bout a zo ' barz seiz .donezon

Dll gèmere-t pa ' po ez~mm . ))

· Sed aze ' 1· fa:>ion vin.!lig ef

Da biou bennak n'he youio kcl .

Neb n' he goui ket hay h e selaou

En ne·uo .l od en delli.daou.

An neb he_ goui ltag he c'lwno

Pemp kant devez pardon 'nevo.

· (C~anté par Madame Caurel de Plougei·nével)

 

Fructus ventris tui, Jésus

Le cœur de Marie est perclus.

Le cœur de Marie est perclus

De voir juger son fils Jésus.

De voir Jésus le vendredi

C'était pitié en plein midi.

C'était pitié de voir cela,

Jésus monter au Golgotha.

Le Golgotha, il est si haut

La croix si lourde sur son dos.

Les Juifs n'ont pas porté sa croix

Jésus en porta seul le poids.

A deux genoux, il l'a portée

Au Jardin Vert il est monté.

Au Jardin Vert il est venu

Et cinq leçons il nous a lu,

Ses cinq leçons pour tous ici,

Chacun de nous, grands et petits,

Chacun de nous, petits et grands,

Jeunes et vieux pareillement.

— Hérode, Hérode, pécheur jaloux,

Mon pauvre enfant est-il chez vous ?

— Si c'est Jésus que vous cherchez,

Chez Pilate vous le verrez.

— Pilate, Pilate, pécheur jaloux,

Mon pauvre enfant est-il chez vous ?

— Si c'est Jésus que vous cherchez,

Au Golgotha vous le verrez.

Les trois Marie en s'y rendant

Ont rencontré trois jeunes gens.

— Trois jeunes gens, me direz-vous,

Où allez-vous, d'où venez-vous.

— Nous revenons du Golgotha,

Nous avons vu dresser la croix,

— Nous revenons d'un triste lieu

Où est en croix le Fils de Dieu

Un lieu de peine et de douleur

Où est en croix notre sauveur.

— Saint Jean, Saint Jean, oh dites-moi

Comment aller jusqu'à la croix.

— Suivez la route des coteaux,

Vous entendrez les lourds marteaux,

Les lourds marteaux qui frappent fort,

Perçant de clous son pauvre corps

Les clous de plomb, les clous d'acier,

Perçant ses mains, perçant ses pieds.

Les clous d'acier, les clous de plomb

Perçant son cœur au plus profond.

Marie, sitôt qu'elle entendit,

Tomba au sol, évanouie.

Trois fois au sol elle est tombée,

Trois fois Saint Jean l'a relevée.

— Saint Jean, Saint Jean, oh dites-moi,

Qui est mon fils parmi les trois ?

— C'est celui sur la grande croix,

Face à la pluie, au vent, au froid.

— Si je volais comme un oiseau,

Je volerais vers lui là-haut,

J'y volerais pour déposer

À mon doux fils deux-trois baisers

À mon doux fils deux-trois baisers,

Son cœur en serait soulagé.

Ces mots n'étaient pas prononcés

Que la grande croix s'est baissée

Que la croix s'est agenouillée

Et Marie a pu l'embrasser.

— Mon pauvre fils, oh dites-moi

Qui vous a mis sur cette croix ?

Qu'importe qui vous y a mis,

Je voudrais qu'on m'y mette aussi

Pour essuyer vos pauvres yeux,

Vos pauvres pieds si douloureux

Vos pauvres pieds troués, souffrants,

Couverts de larmes et de sang.

— Saint Jean, Saint Jean, cousin de Dieu

Menez ma mère hors de ces lieux.

Conduisez-la sous votre toit,

Veillez sur elle au nom de moi.

Ma mère va rester pleurer,

Moi, sur la croix, je vais sécher.

Prenez, ma mère, mon mouchoir

Conservez-le dans votre armoire,

Conservez-le dans votre armoire,

Le sang du Christ y est en gloire

Là sont en gloire le saint chrême,

L'extrême-onction et le baptême,

Le baptême et l'extrême-onction

Pour nous donner l’absolution,

Pour nous donner les sacrements

Par un prêtre vêtu de blanc.

S'il est lavé dans l'eau qui dort,

Le monde sera mis à mort,

S'il est lavé dans l'eau qui court,

Il n'y aura ni nuit ni jour.

S'il est lavé dans l'eau qui gronde

Viendra pour tous la fin du monde.

La Passion en breton par Kemener Yann-Fañch

L’Hymnne à la création 

(Nasadiya Sukta. Rig Veda, X, 129)

Il n’y avait pas l’être, il n’y avait pas le non-être en ce temps. Il n’y avait espace ni firmament au-delà. Qu’est-ce qui se mouvait ? Où, sous la garde de qui ? Y avait-il l’eau profonde, l’eau sans fond ?

Ni la mort n’était en ce temps, ni la non-mort, pas de signe distinguant la nuit du jour. L’Un respirait sans souffle, mû de soi-même : rien d’autre n’existait au-delà.

A l’origine les ténèbres couvraient les ténèbres, tout ce qu’on voit n’était qu’onde indistincte. Enfermé dans le vide, l’Un, accédant à l’être, prit alors naissance par le pouvoir de la chaleur.

Il se développa d’abord le désir, qui fut le premier germe de la pensée ; cherchant avec réflexion dans leurs âmes, les sages trouvèrent dans le non-être le lien de l’être.

Leur cordeau était tendu en diagonale : quel était le dessus, le dessous ? Il y eut des porteurs de semence, il y eut des vertus : en bas était l’Énergie spontanée, en haut le Don.

Qui sait en vérité, qui pourrait l’annoncer ici : d’où est issue, d’où vient cette création ? Les dieux sont en deçà de cet acte créateur. Qui sait d’où il émane ?

Cette création, d’où elle émane, si elle a été fabriquée ou ne l’a pas été, – celui qui veille sur elle au plus haut du ciel le sait sans doute... ou s’il ne le savait pas ?

Rig Veda, X, 129, 1. Trad. Louis Renou, La poésie religieuse de l’Inde antique. 1942

peux-tu me traduire ce texte : Oh! Gliki Mou Ear lub Glyki Mou Ear (Oh! My Sweet Spring) utwór muzyczny niewiadomego pochodzenia, wiadomo, że grecki muzyk Vangelis wziął go ponownie z bizantyjskiego archiwum teatralnego (Cesarstwo Rzymskie) z 1422 roku na podstawie Tryptyk z San Juan Juvenal, od malarza i artysty teatralnego Masaccio. To, co wykracza poza jego treść, to ukrzyżowanie Jezusa, ból Maryi Dziewicy, jej lamenty i ostatnie słowa skierowane do Jezusa, a potem w Niedzielę Wielkanocną, czyli zmartwychwstanie, cała religia ma sens… Chrystus zatriumfował nad śmiercią i tym samym otworzył nam drzwi Nieba. Zapala się świeca paschalna, przedstawiająca światło zmartwychwstałego Chrystusa, które pozostanie zapalone do dnia Wniebowstąpienia, kiedy Jezus wstąpi do nieba.
Niezmierzony głos Irene Papas (Irini Lelekou-Grecja) wielkiej tessitury, osiągający bardzo wysokie tony, biorąc pod uwagę jej wspaniały głos, śpiewaczki w greckim prawosławnym stylu liturgicznym, w połączeniu z całą technologią elektroniczną greckiego muzyka, kompozytora i producenta Vangelis, osiągając pomiędzy głosem a elektronicznymi akordami znakomitą, ściśle dopracowaną kombinację muzyczną, podczas gdy rozgrywają się sceny Chrystusa ukrzyżowanego i zmartwychwstania….
Świetne pismo odręczne, które mówi tak… ..
''Niech wszystkie pokolenia ofiarują hymny na Twój pogrzeb, mój Chryste!
On z Arymatei zdjął cię z krzyża i pochował w grobie.
Kobiety przyszły z zapachami, aby cię perfumować i przygotować twój pochówek.
Tutaj powstało stworzenie! Śpiewajmy hymny chwały naszemu Stwórcy!
Ci, którzy byli karmieni z nieba manną, wznosili pięty pogardy wobec swego dobroczyńcy!
Został pochowany przez Nikodema, ciało Stwórcy.
O, moja słodka wiosno, mój słodki synu! Gdzie twoje piękno więdnie!
Synu Boży, Wszechmogący, mój Boże i Stwórco, jak mogę przyjąć twoją mękę?
Kobiety pachnące przyszły bardzo wcześnie rano, aby spryskać grobowiec perfumami.
O moja Święta Trójco, Ojcze, Synu i Duchu, zmiłuj się nad światem.
Pozwól nam towarzyszyć Ci, Dziewico, abyśmy mogli zobaczyć zmartwychwstanie Twojego Syna''.

Voici la traduction en français du texte fourni :

**Oh ! Gliki Mou Ear ou Glyki Mou Ear (Oh ! Mon doux printemps)**  
Œuvre musicale d'origine inconnue, on sait que le musicien grec Vangelis l'a reprise à partir d'une archive théâtrale byzantine (Empire romain) datant de 1422, basée sur le *Triptyque de San Juan Juvenal* du peintre et artiste théâtral Masaccio. Ce qui transcende son contenu, c'est la crucifixion de Jésus, la douleur de la Vierge Marie, ses lamentations et ses dernières paroles adressées à Jésus, puis le dimanche de Pâques, c'est-à-dire la résurrection, où toute la religion prend son sens… Le Christ a triomphé de la mort et a ainsi ouvert les portes du Ciel. La bougie pascale est allumée, symbolisant la lumière du Christ ressuscité, qui restera allumée jusqu'au jour de l'Ascension, lorsque Jésus montera au ciel.

La voix incommensurable d'Irène Papas (Irini Lelekou, Grèce), d'une grande tessiture, atteignant des notes très aiguës, compte tenu de sa voix magnifique, chanteuse dans le style liturgique orthodoxe grec, combinée à toute la technologie électronique du musicien, compositeur et producteur grec Vangelis, parvient à une combinaison musicale remarquable et minutieusement élaborée entre la voix et les accords électroniques, tandis que se déroulent les scènes de la crucifixion et de la résurrection du Christ…

Un magnifique texte manuscrit qui dit ceci :  
« Que toutes les générations offrent des hymnes pour ton enterrement, ô mon Christ !  
Celui d'Arimathie t'a descendu de la croix et t'a mis au tombeau.  
Des femmes sont venues avec des parfums pour t'oindre et préparer ton enterrement.  
Ici, la création s'est levée ! Chantons des hymnes de louange à notre Créateur !  
Ceux qui furent nourris de la manne céleste ont levé des talons de mépris contre leur bienfaiteur !  
Il fut enseveli par Nicodème, le corps du Créateur.  
Ô mon doux printemps, mon doux fils ! Où s'efface ta beauté ?  
Fils de Dieu, Tout-Puissant, mon Dieu et Créateur, comment puis-je accepter ta passion ?  
Des femmes parfumées sont venues très tôt le matin pour asperger le tombeau de parfums.  
Ô ma Sainte Trinité, Père, Fils et Esprit, prends pitié du monde.  
Permets-nous de t'accompagner, Vierge, afin que nous puissions voir la résurrection de ton Fils. »

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