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Les Cahiers de l'Égaré
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Arsenic et Eczéma / Alain Cadéo

17 Mai 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #théâtre, #écriture

Alain Cadéo sera présent sur le stand de la librairie Olbia, forum du Casino, les 21 et 22 mai

Alain Cadéo sera présent sur le stand de la librairie Olbia, forum du Casino, les 21 et 22 mai

Alain Cadéo sera présent à la fête du livre de Hyères, Forum du Casino, les 21 et 22 mai sur le stand de la librairie Olbia. 
Seront présentés entre autres 
  • Arsenic et Eczéma, théâtre, édité par Les Cahiers de l'Égaré
  • L'Homme qui Veille dans la Pierre, roman, édité par les éditions La Trace
Aller à la rencontre d'Alain Cadéo, c'est aller à la rencontre fluide d'un magicien des mots qui écrit par nécessité, sous dictée depuis 40 ans, à n'importe quelle heure de la nuit, sur n'importe quel support, en n'importe quel endroit, pourvu que ce soit loin des humains bruyants, tout près du babil profond des tout-petits enfants, du murmure des personnes en soins palliatifs ou du surgissement inattendu et inouï des dieux.
 
Les Cahiers de l'Égaré organiseront au Revest (place de la mairie et salle des minots) le samedi 17 septembre ou le dimanche 18 septembre 2022, la 1° fête ou le 1° salon des écrivains. 
Il s'agira de faire entendre la voix d'écrivains dont la plume crisse, glisse au gré des vents alternes.
Arsenic et Eczéma / Alain Cadéo
ALAIN CADEO
Arsenic et Eczéma
Les Cahiers de l'Egaré
Dès le prologue, le Minotaure, mi-bête, mi-homme justifie sa réapparition dans les soubassements du monde : « Je suis repu et fatigué de dévorer des chairs ayant la saveur douceâtre de la raison ». Et plus loin, il ajoute : « Alors moi, Minotaure, je rôde dans un labyrinthe mort comme un ventre stérile. »
Le mythe d'emblée présenté, la rencontre entre les deux égoutiers venus résoudre un problème de canalisation (fuite et bouchon) au niveau de la porte 109, au plus profond des égouts de Paris, peut avoir lieu. Ainsi, les premières politesses sont échangées, prémices d'une amitié naissante, et le dévoilement progressif du profil de chacun des deux se précise : Azema, dit « Eczéma » « un rêveur, un optimiste, une boule de malice » « Arsène », dit Arsenic « très grand, voûté, l'oeil clair, râleur. ».
Deux prénoms à eux seuls largement évocateurs de ce que cette rencontre dans les boyaux obscurs du monde permettra d'entrevoir en terme de danger (poison) et de conséquence sanitaire (eczéma).
L'apparition de la créature va cependant brutalement modifier la relation entre les deux hommes, et on assiste à une soudaine modification, voire inversion, des caractères, puisqu'Arsène le cynique perçoit le Minotaure avec acuité alors qu'Eczéma le rêveur se fait de plus en plus raisonable et tente de s'accrocher à ce qui pourrait le maintenir dans une réalité même imparfaite. 
Transposer à notre époque le mythe du Minotaure, était, sans doute, pour Alain Cadéo, une possibilité d'appréhender de façon allégorique la situation actuelle de l'homme sur terre. Allégorie d'un monde qui, au nom du superflu, a oublié l'essentiel, a laissé échapper l'intelligence de la bête pour n'entretenir à outrance que sa posture d'homme prédateur.
Car si Eczéma ressent tout particilièrement ses démangeaisons en période d'activité, ne peut-on pas transposer et supposer que le mal est consécutif à l'activité destructrice des hommes ? 
Les dernières lignes de la pièce décrivent avec force d'une part le retour à la puissance pulsionnelle originelle, et d'autre part l'enfermement dans le labyrinthe avec impossibilité d'en réchapper.
L'homme, en la personne d'Eczéma, ne pourra être sauvé. Et les boyaux de la terre finiront par tout avaler. Car, même entrevue, la porte de sortie se dérobe. Et même lorsque l'issue se profile, la vie d'alors a disparu. 
Avoir recours à la mythologie, et au mythe du Labyrinthe en particulier, était sans doute pour Alain Cadéo la façon la plus efficace de nous sensibiliser de façon poignante à l'impasse actuelle dans laquelle se trouve l'homme face à son environnement. 
Et la photographie présente dans la couverture réalisée par Isabelle Forno (œil-spirale du Minotaure) ne peut qu'inviter plus encore le lecteur à aiguiser son regard et à s'interroger sur le monde tel qu'il se présente à lui aujourd'hui.
A lire absolument.
Rachel Kaposi
chronique partisane de Francis Denis

chronique partisane de Francis Denis

Chroniques Partisanes

Arsenic et Eczéma...

Entre ombre et lumière, entre les odeurs profondes et des souvenirs de parfums, entre le bas et le haut, entre avant et après, il y a Arsenic et Eczéma, deux colmateurs , des boucheurs de trous, des réparateurs inconscients des malheurs du monde, des qui savent pas vraiment mais qui sentent, pas seulement les relents mais aussi la fin d’un tout.

Retour à la case départ ?
Aurions-nous raté quelque-chose ?

Arsenic et Eczéma d’Alain Cadéo
Éditions Les Cahiers de l’Égaré

à la question avons-nous raté quelque chose ?
la réponse sera aveuglante puisque hypnotisés, nous ne nous rendrons même pas compte que la fin a eu lieu et qu'il n'y aura pas de retour à la case départ
JCG
 
exemple, l'inflation en cours, en lien dit-on avec la guerre en Ukraine et alors que la planète souffre et que les effondrements sont en cours
 
(en 2008, 14 milliardaires en France, en 2022, 109 comme le 109 de la pièce d'Alain Cadéo)
en clair, une guerre très locale semble toucher les prix sur toute la planète et toutes les productions! C'est une supercherie. L'Ukraine ne produit pas tout le tournesol nécessaire à toute l'huile en Europe. Et le prix des canards, poulets, porcs français etc. qui font une envolée cette semaine dans vos étals n'ont rien à voir avec cette guerre. Il y a bien entendu autre chose à l'oeuvre. Nos plus nantis ont financiarisé l'économie, leur boulimie, leur cupidité, il n'y a pas d'autre terme ; leur cupidité donc les a fait s'emparer des industries (deux générations auparavant) mais le réel de l'industrie ne produisant pas assez à leurs yeux, ils se sont précipités vers les bourses (le début de la financiarisation fut le fait du très "socialiste" Mitterrand et de son conseiller Milton Friedman -qui conseillait aussi Reagan et Thatcher) où en quelques clics on peut faire de fortunes! Mais ces spéculations boursières sont elles aussi limitées par la quantité de monnaie en circulation. Bilan en plaçant des pions dans des gouvernements, nos grands nantis ont privatisé l'usage des banques centrales à leur profit. La monnaie émise a explosé : 5500 milliards émis par la BCE depuis la crise de 2008! Mais ces milliards ont été fléchés vers les banques ; banques qui pour générer plus de valeur pour leurs actionnaires n'ont pas octroyé plus de crédits pour développer le réel mais ont au contraire utilisé ces sommes pour spéculer et parier en bourse. A ce jeu, on se retrouve avec d'énormes quantités de monnaie en circulation mais dans quelques mains seulement (quand on y songe en 2008 nous avions 14 milliardaires en France, à l'heure actuelle nous en sommes à 109!!!). Comme cette monnaie virtuelle risque de s'effondrer à tout moment, les plus nantis se ruent sur des actifs bien réels... Ils achètent hyper cher des entreprises qui ne valent pas le prix payé mais exigent d'elles les retours sur investissement qui sont ceux des paris. Autant dire que peu d'entreprises sont capables de ça, alors ces entreprises (les plus grosses) pratiquent l'inflation à outrance ou cherchent des moyens pour imposer des tarifs plus élevés par tous les moyens, tous les prétextes. En gros les riches ont créé des billets de monopoly échangeables par de vrais billets... et comme petit à petit ils n'ont plus confiance dans leur(s) monnaie(s) virtuelles, tous se ruent sur le réel et le réel flambe. Qui paye la note? Les simples citoyens qui vont voir les prix de l'énergie tripler en 3 ans, les prix des denrées de même. Bref pour les classes moyennes finies les vacances et la retraite, votre existence fut un mal nécessaire consenti par le grand capital pour lutter contre les idéologies communistes de l'Est ; ces idéologies détruites et leurs gouvernements disparus, retour au servage et à la saignée
Julien Levato
en fait la financiarisation remonte au 15 août 1971 quand Nixon rompt avec Bretton Woods
27 avril 2022, parution de Arsenic et Eczéma d'Alain Cadéo, aux Cahiers de l'Égaré / Photographie couverture : Isabelle Forno

27 avril 2022, parution de Arsenic et Eczéma d'Alain Cadéo, aux Cahiers de l'Égaré / Photographie couverture : Isabelle Forno

Les Cahiers de l'Égaré sont heureux d'accueillir dans leur collection théâtre, l'écrivain Alain Cadéo, un magicien des mots qui écrit par nécessité et sous dictée depuis 40 ans, à n'importe quelle heure de la nuit, sur n'importe quel support, en n'importe quel endroit, pourvu que ce soit loin des humains bruyants, tout près du babil profond des tout-petits enfants, du murmure des personnes en soins palliatifs  ou du surgissement inattendu et inouï des dieux.

VERBE PUR

" Qui pourra un jour me dire à quoi servent les mots, les gloussements gratuits et purs s’échappant comme bulles des bouches rondes et mouillées des tout-petits enfants ? C’est le babil des innocents, les sources claires d’un monde neuf, les derniers sons ou l’ultime mémoire d’une puissante Joie sacrée et sans ambiguïté ? Bien avant le simiesque héritage d’un langage tout fait, il y a le gazouillis ou le protolangage, chaque son signifiant un morceau de Parfait. Et qui pourra me dire ce que nous en avons fait ? Des mots pour bien parler, pour avoir l’air intelligent, des mots pour insulter, des mots pour en découdre, des mots pour ne rien dire, des mots comme sonnailles sur les cous d’un troupeau mâchant et remâchant l’herbe triste d’un terrain vague usé jusqu’à la trame pour avoir englouti des tonnes de déchets. Mais où est-il passé le Verbe rédempteur, le Om, l’imprononçable, le son vibrant de toute création ? Il est, c’est terrifiant, dans le regard sans fond des tout-petits enfants."  

Alain Cadéo 22 avril 2022 à 22 H 22, mot adressé à son ami JCG

Arsenic et Eczéma / Alain Cadéo
Arsenic et Eczéma / Alain Cadéo

27 avril 2022, parution de Arsenic et Eczéma d'Alain Cadéo, aux Cahiers de l'Égaré

théâtre, format 13,5 X 20,5, 64 pages, PVP : 10 €

ISBN 978-2-35502-133-6

référencé, distribué sur commande en librairies et plateformes par

Soleils Diffusion, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris,

0145488462,

dès le 15 mai 2022

fait partie des 5 livres prévus à l'abonnement 2022

par hello asso :

 

les abonnés recevront fin mai 2022 deux livres de théâtre

Alain Cadéo et Michel Gendarme (une trilogie)

des lectures de cette pièce peuvent être et seront organisées chez des particuliers ou dans des lieux publics, culturels ou autres pour favoriser sa création et sa diffusion

Alain Cadéo sera présent à la fête des écrivains organisée par Les Cahiers de l'Égaré, lors des journées du patrimoine, le dimanche 16 septembre, au Revest-les-Eaux

pour toute proposition de lecture par Alain Cadéo, s'adresser par mail à 

les4saisonsdailleurs@orange.fr

 

Arsenic et Eczéma / Alain Cadéo

Lieu : les égouts de Paris, très en profondeur

Personnages : Deux types avec casques et lampes, tenues d’égoutiers, bardas, sacoches, l’un arrive de la gauche, l’autre de la droite

Azema, dit Eczéma.

Un rêveur, un optimiste, une boule de malice et de bonne humeur. Peut-être un intello contrarié capable de s’adapter à tout. Il a une grosse tache sur le visage et une autre sur le bras. Passe son temps à se gratter et les démangeaisons s’accentuent en fonc- tion de l’action. Bavard, sympathique, aime à susciter l’inquiétude. Père mineur en Alaska ayant abandonné sa famille. Mère prostituée. Pas d’attache.

Arsène, surnommé Arsenic par ses collègues de boulot.

Très grand, voûté, l’œil clair, râleur. Le genre revenu de tout. Sens de la répartie aigre-douce. Bosseur, « pro », toujours syndicaliste mais grand déçu de la politique et des humains en général. Au fond pour lui il n’y a pas d’issue. On naît, on vit, on meurt dans un boyau. Pas de choix. « La vie est un long fleuve de merde ». Il est comme la plupart d’entre nous, incrédule, pragmatique, réaliste et pourtant il rêve d’autre chose, d’un ailleurs, différent. Marié, père de deux enfants qu’il ne voit plus, divorcé. Travaille depuis 30 ans dans les égouts. Passionné contrarié, Il se veut lucide, froid, cynique.

Arsenic et Eczéma / Alain Cadéo

ARSENE:- Ne bouge plus ou j’te crève ! Fous-moi la paix ! J’veux pas remonter ! Barre-toi tout seul avec ton eczéma, ta mère, ton pariétal, tes extases de poule glousseuse... Toutes façons y’a plus rien « là-haut »... Y’a plus rien...

ECZEMA:- Mais qu’est-ce que tu racontes ? Allez viens couillon... « Là-haut » y’a la lumière, les filles, le bruit, l’odeur d’essence, les gens, l’amour, la vanité, la haine, la vie quoi !... Et puis tu dois avoir tes gosses ce week-end ! Faut qu’tu sois en forme... La famille c’est sacré ! Et puis y’a moi ! J’suis ton nouveau vrai pote !...

Eczéma court dans les égouts... On entend comme un galop à sa poursuite... Il passe devant le 109, s’arrête un instant, le téléphone pend avec le même grésillement qu’au début de la pièce. Il finit par trouver l’échelle de sortie, grimpe, trébuche, tombe, se raccroche, continue de monter, soulève enfin la plaque d’égout donnant sur la rue, sort... Clarté aveuglante... Plus rien... La ville a disparu, désintégrée. On entend alors la voix d’Arsène qui hurle en ricanant : Pourquoi tu cours ma poule ! Je te l’ai dit, y’a plus rien là-haut... Y’a plus rien... Les dieux sont revenus...

Eczéma court dans les égouts... On entend comme un galop à sa poursuite... Il passe devant le 109, s’arrête un instant, le téléphone pend avec le même grésillement qu’au début de la pièce. Il finit par trouver l’échelle de sortie, grimpe, trébuche, tombe, se raccroche, continue de monter, soulève enfin la plaque d’égout donnant sur la rue, sort... Clarté aveuglante... Plus rien... La ville a disparu, désintégrée. On entend alors la voix d’Arsène qui hurle en ricanant : Pourquoi tu cours ma poule ! Je te l’ai dit, y’a plus rien là-haut... Y’a plus rien... Les dieux sont revenus...

Du même auteur

LES VOIX DE BRUME (nouvelles) - J.M. Laffont - 1982

STANISLAS (roman) - Éditions du quai - 1983 (Premier prix Marcel Pagnol)

LE MANGEUR DE PEUR (roman) - Quelqu’un Éditeur - 1984

LA CORNE DE DIEU (roman) - Quelqu’un Éditeur - 1984

L’OCÉAN VERTICAL (texte) - Quelqu’un Éditeur - 1984

MACADAM ÉPITAPHE (texte) - Editions la Correntille - 1986 (Plume d’Or d’Antibes et Prix Gilbert Dupé

LE CIEL AU VENTRE (texte) - Éditions de la Correntille - 1993

LES ANGES DISPARAISSENT (roman) -Éditions Autres Temps - 1986

FIN -Éditions Blanc - 1999page60image5786928 page60image5786720 page60image5786512 page60image5786304

L’OMBRE D’UN DOUTE (théâtre) - Éditions La Correntille - 2008 (Festival off d’Avignon - 2011)

LES RÉVEILLÉS DE L’OMBRE (théâtre) - Éditions La Correntille - 2013

ZOÉ - Éditions Mercure de France - 2015

CHAQUE SECONDE EST UN MURMURE (roman) - Éditions Mercure de France - 2016

DES MOTS DE CONTREBANDE (texte) -Éditions La Trace - 2018

COMME UN ENFANT QUI JOUE TOUT SEUL (roman) - Éditions La Trace - 2019

MAYACUMBRA (roman) - Éditions La Trace -2020

CONFESSIONS OU LES SPAMS D’UNE ÂME EN PEINE - Éditions La Trace - 2021 -

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abonnement 2022 aux Cahiers de l'Égaré

9 Mai 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #écriture

JCG aux commandes des Cahiers de l'Égaré depuis 1988, 235 titres parus, un comité éditorial de 3 personnes opérationnel depuis janvier 2022; à 3, il y a toujours une majorité
JCG aux commandes des Cahiers de l'Égaré depuis 1988, 235 titres parus, un comité éditorial de 3 personnes opérationnel depuis janvier 2022; à 3, il y a toujours une majorité

JCG aux commandes des Cahiers de l'Égaré depuis 1988, 235 titres parus, un comité éditorial de 3 personnes opérationnel depuis janvier 2022; à 3, il y a toujours une majorité

Le 9 mai 2022

Jean-Claude Grosse

Les Cahiers de l'Égaré

669 route du Colombier

83200 Le Revest-les-Eaux

Abonnement 2022 aux Cahiers de L'Égaré

Grâce à vous chers amis, le lancement d’une formule d’abonnement en 2021 a été l'occasion d'un renouveau, au travers notamment de la création d’un comité éditorial élargi (Isabelle Forno, Philippe Ségura et moi- même) et de la publication de nouveaux auteurs.

Pour cette année (mai 2022/décembre 2022) je vous propose de vous abonner aux 5 livres de notre sélection, pour un coût total de : 60 € au lieu de 76 €, frais de port offerts 

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(Bien entendu les livres resteront achetables individuellement au fur et à mesure de leur parution, directement auprès de vos libraires ou sur les plateformes de vente en ligne)

Les 5 auteurs et titres retenus sont :

- Alain Cadéo, Arsenic et Eczéma (théâtre) 64 pages, 10 €

Auteur de 17 romans, textes poétiques et pièces de théâtre, Alain Cadéo nous immerge dans le dédale labyrinthique de nos peurs, au travers du dialogue truculent de deux égoutiers, traquant les temps d'apocalypse et leurs issues incertaines.

« Le théâtre n’est peut-être que l’écho d’une voix qui se démultiplie, en engendre plusieurs. Cette petite pièce ne fut que prétexte à faire parler tous nos enfermements » A.C

Sortie le 30 mai 2022

- Michel Gendarme, Terre abusive (théâtre) 168 pages, 18 €

Inspirés de ses séjours au Mali, Michel Gendarme aborde dans cette trilogie les douleurs de l’exil et des migrations, comme autant de parcours singuliers et universels, dans une forme typographique originale, qui en accentue, auprès des lecteurs, les perceptions.

D'urine et de fer (les fuyants) s’inscrit sous l'angle de l'onirisme et de la mythologie,

Le voyage d'Amadou (les survivants) s’ancre dans le réel, 

Sous le vert gazon il y a une belle merde (les vivants) capture l'angle du virtuel.

Sortie le 30 mai 2022

- Claire Salin, Oreilles d'ormes, récit 15 €

Quand une jeune ébéniste et sculptrice, tondeuse de mouton et amoureuse des ormes, ouvre la voie à une collection qui fera la part belle aux écritures du « faire », et nous embarque dans son enquête :

« C'est une disparition qui n'a pas fait de bruit, qui n'a pas fait vibrer la corde sensible des actualités, mais qui a marqué les esprits discrets des habitants de cette région souvent oubliée. Assez vite, lorsque j'écoutais ces personnes me parler des ormes, depuis leurs points de vue variés, agriculteurs, ébénistes, habitants, je comprenais qu'en filigrane ils me parlaient de leur lien à ce territoire. Ils me parlaient de ce que signifie le mot « habiter » C.S

Sortie le 30 septembre 2022page1image9182320 

- Gérard Lépinois : GLUPS 15 €

Philosophe, dramaturge, essayiste, Gérard Lépinois, dit habiter aujourd'hui un hamac. Co-inventeur de la marionnette Padox qui a fait le tour du monde, il est surtout un merlinpinpin farceur qui nous provoque avec sa langue fourchue.

« Depuis dix ans, écriture quotidienne sur Facebook ma Corne, parution immédiate pour presque personne. Glups est l'un des dossiers ainsi constitués avec ces textes-miettes, choisi au sentir pour une certaine forme de fantaisie, mélange, ancrage dans l'actualité aussi, pour être filtré, retravaillé, ajusté, mais sans attenter à sa spontanéité première, rien ajouter ni monter » G.L

Sortie le 30 septembre 2022

Marc-Israël Le Pelletier : Conversation dans un compartiment de 1° Classe théâtre, 18 €

Marc Israël-Le Pelletier vit au Canada depuis plus de trente cinq ans. Ses pièces (une soixantaine), qui sont jouées en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique, interpellent notre société, de manière poétique, allégorique, esthétique, mais toujours et principalement politique.

Dans le huis-clos du compartiment où il nous entraîne, se joue une lutte des places, de classe, sur fond de responsabilité de catastrophe ferroviaire pour laquelle il faudra bien trouver un coupable.
Le vice accolé au mot président n’est pas qu’un préfixe, c’est le ferment de la mécanique infernale du pouvoir :

« .../Du regard il vous fusille/ Et soudain, D'un seul coup d'un seul /Vous devenez sa proie /Son gibier /... »

Sortie le 30 novembre 2022 ______________________________________________________________

POUR VOUS ABONNER

Vous pouvez régler par chèque en remplissant le bulletin ci dessous.

Vos livres vous seront expédiés SOUS TROIS ENVOIS au fur et à mesure des parutions, par la poste. Ou remis en mains propres, en fonction des possibilités.

Bulletin d’abonnement

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Souscrit l’abonnement aux 5 livres des Cahiers de l’Égaré pour 2022 au prix total de 60 page2image5097888 page2image3772352 page2image7138480

Par chèque établi à l’ordre de : Les Cahiers de l’Égaré

A envoyer avec le bulletin à :

Les Cahiers de l’Égaré
669 route du Colombier,

83200, Le Revest-les-Eaux

En vous souhaitant de trouver dans nos livres quelques égarements bienvenus, je vous assure de toute ma reconnaissance et de celle de notre comité.

Vous pouvez également effectuer le règlement de 60 euros par virement sécurisé au lien suivant :page2image7127616 page2image5793584 page2image2944624 page2image3775264 page2image5783808 page2image2990880 page2image5824784 page2image5065968page2image3678544

Jean-Claude Grosse

2° réunion 2022 du comité éditorial après celle du 6 janvier qui a choisi les 5 titres 2022; réunion du comité éditorial du 31 mars avec Claire Salin
2° réunion 2022 du comité éditorial après celle du 6 janvier qui a choisi les 5 titres 2022; réunion du comité éditorial du 31 mars avec Claire Salin
2° réunion 2022 du comité éditorial après celle du 6 janvier qui a choisi les 5 titres 2022; réunion du comité éditorial du 31 mars avec Claire Salin

2° réunion 2022 du comité éditorial après celle du 6 janvier qui a choisi les 5 titres 2022; réunion du comité éditorial du 31 mars avec Claire Salin

séance de travail du comité éditorial des Cahiers de l'Égaré, jeudi 31 mars : 
- réception du BAT de Arsenic et Eczéma d'Alain Cadéo, à paraître le 31 mai 2022 (très peu de choses, des accents)
- travail avec Claire Salin sur son texte Oreilles d'ormes; travail d'accompagnement, ici en direct, par mail ou téléphone avec d'autres auteurs; livre à paraître fin septembre 2022 qui sera à l'origine d'une collection faisant la part belle au labeur et à la créativité manuelle de femmes (Claire Salin est ébéniste et associe travail du bois et de la laine, tondant elle-même les moutons dont elle travaille la laine; nous sommes remontés aux Géorgiques de Virgile et même à Hésiode pour Les travaux et les jours; passage aussi par le calendrier celtique)
souhaitons que l'abonnement 2022 à 5 Cahiers de l'Égaré rencontre un bel écho;
envoi des bulletins d'abonnement vers fin-avril
- repas au Mistral gagnant, atelier associatif, un régal à tous les points de vue
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14 mai 18 H 30 / atelier d'artiste / Ivry / Concertina par Isabelle Forno avec Scott Taylor

6 Mai 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #écriture, #lecture, #musique

flyer de la lecture musicalisée du 14 mai
flyer de la lecture musicalisée du 14 mai

flyer de la lecture musicalisée du 14 mai

lecture de Concertina de et par Isabelle Forno, accompagnée par Scott Taylor et ses 3 concertinas

- le 14 mai à 18 H 30, atelier d'artiste N° 18, ancienne usine Yoplait,

42-44 rue Jules Vanzuppe à Ivry sur Seine

c'est dans l'atelier N° 18, 42-44 rue Jules Vanzuppe à Ivry sur Seine que se déroulera la lecture musicalisée de Concertina, samedi 14 mai à 18 H 30, par Isabelle Forno accompagnée par le concertinatiste Scott Taylor
l'atelier N° 18 est celui du sculpteur Jacques-Alain Lachant (par ailleurs ostéopathe, auteur de nombreux livres sur la marche, dont le dernier "la légèreté qui soigne" chez Payot)
Pour avoir une approche de son travail de sculpteur voici le lien YouTube où il présente l'œuvre " Ecce Homo "que vient d’acquérir le Museo dei Cappuccini de Milan.
 
 
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9 avril 2022 hommage à Marcel Conche

18 Avril 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #cahiers de l'égaré, #philosophie, #pour toujours, #écriture

article paru le 8 avril dans Var Matin
article paru le 8 avril dans Var Matin

article paru le 8 avril dans Var Matin

retour sur la soirée Marcel Conche du 9 avril 2022, 19 H 15 - 21 H 30
mistral en folie
dans le hall, livres en service dans un caddie et sur une table : 
la bibliothèque d'une femme de culture se disperse au gré des choix de chacun
dans l'allée conduisant à la salle Pétrarque, les Cahiers de l'Égaré de et sur Marcel Conche, 
et même des exemplaires des éditions de Mégare, vendus au chapeau
(330 € récoltés)
Le siècle de Marcel Conche est offert
entre 62 et 70 personnes
le film de Christian Girier (67’) est très bien acccueilli
témoignage apprécié de Philippe Granarolo
soirée chaleureuse et généreuse à l'image de Marcel
merci aux participants, (entre 35 et 90 ans, deux ados, un cardiologue venu de Marseille), 
aux élus revestois dont Nicole Le Tiec, 
à la mairie pour son soutien, 
au Pôle et à TPM, 
à l'équipe technique Jérôme et Laurent, 
à Claude Serra pour l'article dans VMR, 
à Jean-François Principiano pour son article, 
à RCF pour l'entretien radio de 12
au CML pour la transmission de l’information ainsi qu’à l’office du tourisme (Nathalie Verdeille)
 
merci au café-culture Le Revest-Dardennes, à Gerard Maltese et Christophe Meuret pour leur investissement
petite fête en coulisses après
pour moi, de 16 h à minuit sur la brèche pour et avec Marcel, 
salut l’ami
 
"Le grand bonheur est toujours extraordinaire et impréparé ; on ne peut ni le choisir ni l’organiser. 
Quant au petit bonheur courant, je n’y vois qu’ennui et promesse d’ennui".
Marcel Conche
 
proverbe d’un sage africain : le coeur n’a pas de cheveux blancs
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
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Soirée Marcel Conche 9 avril 2022 Maison des Comoni Le Revest

30 Mars 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #cahiers de l'égaré, #jean-claude grosse, #philosophie, #pour toujours, #écriture

affiche de la soirée du 9 avril 2022; au revoir pour certains, adieu pour d'autres, je vous tire mon chapeau, je tire la révérence; Marcel contemplant le pré à Treffort
affiche de la soirée du 9 avril 2022; au revoir pour certains, adieu pour d'autres, je vous tire mon chapeau, je tire la révérence; Marcel contemplant le pré à Treffort
affiche de la soirée du 9 avril 2022; au revoir pour certains, adieu pour d'autres, je vous tire mon chapeau, je tire la révérence; Marcel contemplant le pré à Treffort

affiche de la soirée du 9 avril 2022; au revoir pour certains, adieu pour d'autres, je vous tire mon chapeau, je tire la révérence; Marcel contemplant le pré à Treffort

soirée Marcel Conche le samedi 9 avril de 19 à 22 H
Maison des Comoni Le Revest
Film, débat, témoignages, librairie, livres en délivrance
Entrée libre
À l’initiative de Jean-Claude Grosse, éditeur des Cahiers de l’Égaré, le philosophe de l’infini de la nature Marcel Conche, décédé le 27 février à 28 jours de ses 100 ans sera mis à l’honneur lors d’une soirée riche de partages et d’enseignements
Jean-Claude Grosse présente ainsi l'homme et le philosophe
« Fils de paysan de Corrèze, Marcel Conche a fini professeur de métaphysique à la Sorbonne, couronné par l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre.
À six ans, au bord de la route en bas de la maison paternelle, il s’est posé la question : qu’y a-t-il après le tournant ? Ce fut le point de départ de sa vocation de philosophe.
Il a appris le latin et le grec pour traduire les philosophes d'avant Socrate : Héraclite, Parménide, Anaximandre, mais aussi Epicure, Lucrèce.
Il a montré que Montaigne était un philosophe et pas seulement un écrivain.
Il a appris à 80 ans le chinois pour traduire le Tao te king, le livre de sagesse de Lao Tseu.
Sensible à la souffrance des enfants, martyrs innocents des guerres, des famines, des pénuries, ce qu’il appelle « le mal absolu », il a déconstruit le « Dieu des religions » car comment un « Dieu » infiniment bon, tout-puissant, peut-il tolérer ces souffrances ?
Il a remplacé « Dieu » par la Nature, éternelle, infinie, créatrice par le hasard, par de petites déviations. L’arbre pousse mais on ne le voit pas pousser.
Dans son dernier livre L’âme et le corps, il en appelle au respect de tout ce qui existe, du ver de terre à la galaxie.
Marcel Conche était favorable à la décroissance, à la sobriété.
Il était pacifiste, prenant position après délibération fondée sur des convictions vécues. »
Le programme dès 19h :
projection du film « Marcel Conche, la nature d’un philosophe » en présence du réalisateur Christian Girier,
débat avec le public,
témoignages d’amis de Marcel Conche : sous réserve Sébastien Conche, Jean Delorme, Edgard Gunzig, François Carrassan, Philippe Granarolo, Philip Segura, Jacques Atlan, …
Les participants se verront offrir le livre Le siècle de Marcel Conche, paru le 27 septembre 2021.
Les 9 Cahiers de l’Égaré consacrés à Marcel Conche seront vendus au chapeau.
Et qui le voudra pourra repartir avec un ou plusieurs livres d'une bibliothèque de femme de culture ayant décidé de faire le vide.
Pour illustrer cet appel, une video sauvons la forêt, sauvons la vie datant du 14 mars 2022.
La forêt sauvage de "Les Guilleries" (Catalogne, Espagne) est gravement menacée par la construction d'une Ligne de Très Haute Tension.
Il suffit de se balader au domaine de Tourris au Revest (Var) pour voir et entendre ces lignes THT.
Idem à Corsavy (Pyrénées Orientales), l'autoroute électrique vers l'Espagne.
 
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Marcel Conche dans sa centième année

2 Mars 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #philosophie, #pour toujours, #écriture

Marcel Conche s'est éteint, dimanche 27 février 2022 à 8 H du matin dans la maison familiale de Treffort dans l'Ain. À un mois de son 100° anniversaire. 

Ses obsèques auront lieu le mardi 8 mars à 14 H 30 à Bourg-en-Bresse. Et son inhumation au cimetière d'Altillac, le 9 mars à 16 H. 

Je vais faire une grande boucle  ou plutôt un parcours en zig et en zag, vers le nord depuis Le Revest (l'Ain), puis vers le sud-ouest (la Corrèze) puis vers Paris pour redescendre en train en 4 H 30 au lieu de 11 H depuis Bretonoux.

les Cahiers de l'Égaré et Marcel Conche
les Cahiers de l'Égaré et Marcel Conche
les Cahiers de l'Égaré et Marcel Conche
les Cahiers de l'Égaré et Marcel Conche

les Cahiers de l'Égaré et Marcel Conche

table des matières du siècle de Marcel Conche, 27 contributeurs sur 42 sollicités
table des matières du siècle de Marcel Conche, 27 contributeurs sur 42 sollicités

table des matières du siècle de Marcel Conche, 27 contributeurs sur 42 sollicités

le philosophe et ami Marcel Conche est dans sa 100° année
je suis un lecteur de son oeuvre depuis 1967 (cours sur le pari de Pascal communiqué par Annie Bories, une de ses étudiantes à Lille); il m'a amené à vivre, tenter de vivre selon une sagesse tragique jusqu'à fin 2020; 
à ce moment-là, j'ai vécu une métamorphose ayant donné naissance à Vita Nova (Et ton livre d'éternité ? Livre VI); 
notre amitié en lien avec des visites régulières tant à Altillac qu'à Treffort remonte à 2002; 
je me souviens en particulier des 5 jours Hors-Champs avec Laure Adler à Altillac en mars 2010; 
déjà je suis un méditant sur la photo prise par M.A. Garandeau; enregistrement audio disponible sur France-Culture 
(je suis interrogé sur l'amour de Marcel Conche pour Emilie Borel);
je me souviens aussi de la rencontre le 11 novembre 2009 (fallait le faire) entre le cosmologiste Edgard Gunzig et le naturaliste
(9 vidéos passionnantes n'intéressant pas grand monde au nombre de vues)
si tout se passe de façon heureuse selon le désordre de la vie d'ici au 27 mars, je participerai à cet anniversaire, déjà célébré par 3 livres édités entre le 27 mars 2021 (99 ans) et le 27 septembre 2021 (99 ans et demi) donc dans sa 100° année
La nature et l'homme/Marcel Conche
L'âme et le corps/Marcel Conche
Le siècle de Marcel Conche/27 contributeurs
dans mes bagages j'aurai un exemplaire du N°2 de la revue corse I Vagabondi dont un thème a été inspiré par Marcel : « Le respect de la nature », ce dernier thème nous ayant paru être une évidence, suscitée par une citation empruntée au magnifique philosophe Marcel Conche extraite de son essai
« La nature et l’homme » paru aux éditions « Les Cahiers de l’Egaré » en avril dernier :
« le respect n’est pas dû seulement aux humains mais à tout ce qui vit y compris le ver de terre ».
et un exemplaire du livre 21 femmes qui font la Corse aujourd'hui, dont Emilie Borel 
j'ai édité en octobre 2010 Le silence d'Émilie de Marcel Conche, qui a obtenu le prix des Charmettes/Jean-Jacques Rousseau en 2011
en 2021 Emilie Borel a écrit dans Le siècle de Marcel Conche et je l'en remercie
le 9 avril 2022, une soirée sera consacrée à Marcel Conche à la Maison des Comoni au Revest avec projection d'un film de Christian Girier et débat à partir de 19 H où sont invités François Carrassan, Philippe Granarolo, Jacques Atlan, Jean Delorme, Philip Segura ...; 
merci à la mairie du Revest et au maire Ange Musso pour la participation à cet événement modeste mais nécessaire par amitié inconditionnelle
Les Cahiers de l'Égaré qui ont édité 10 livres du et sur le philosophe mettront à disposition du public des lots de livres à prix cadeau
j'espère que vous nous accompagnerez dans cette période et dans cet épisode
le silence d'Émilie, édité HC, épuisé, prix des Charmettes / Jean-Jacques Rousseau en 2011, prix n'existant plus; à Altillac, en mars 2010 pour parler avec Laure Adler de l'amour de Marcel Conche pour Emilie Borel; enregistrement disponible sur France Culture; je suis déjà en posture de méditant; extrait ci-dessous du texte écrit par Emilie Borel à ma demande acceptée sans hésitation après 10 ans de silence
le silence d'Émilie, édité HC, épuisé, prix des Charmettes / Jean-Jacques Rousseau en 2011, prix n'existant plus; à Altillac, en mars 2010 pour parler avec Laure Adler de l'amour de Marcel Conche pour Emilie Borel; enregistrement disponible sur France Culture; je suis déjà en posture de méditant; extrait ci-dessous du texte écrit par Emilie Borel à ma demande acceptée sans hésitation après 10 ans de silence

le silence d'Émilie, édité HC, épuisé, prix des Charmettes / Jean-Jacques Rousseau en 2011, prix n'existant plus; à Altillac, en mars 2010 pour parler avec Laure Adler de l'amour de Marcel Conche pour Emilie Borel; enregistrement disponible sur France Culture; je suis déjà en posture de méditant; extrait ci-dessous du texte écrit par Emilie Borel à ma demande acceptée sans hésitation après 10 ans de silence

Emilie Borel

Les cent ans de Marcel Conche

Je le voyais arriver de loin sur l’ancienne voie ferrée, garer sa petite voiture à l’ombre des chênes et sortir sur le chemin poussiéreux qui contournait la parcelle d’oliviers. Il était habillé de son veston, comme à son habitude et coiffé de son chapeau qu’il ne quittait jamais et surtout pas sous ce soleil d’été.

Il arrivait comme ça, pour observer les oliviers, pour me regarder m’occuper de mes arbres, pour échan- ger quelques phrases. Animé de cette curiosité qui lui était propre, il essayait de percer le mystère de mon attachement à cette terre au semblant aride, dure et ingrate.

Je savais tout cela et bien que mes paroles emplies de douceur tentaient de lui expliquer cet attachement, il persistait à ne voir que de l’entêtement. J’essayais d’amener son regard vers le geste qui liait ma main aux feuilles de l’olivier, mais je savais qu’il s’arrêterait toujours au simple geste.

Pourtant, j’avais imaginé que notre philosophe, l’un des rescapés de notre siècle à recevoir ce titre mérité et méritant, avec son œil affûté réussisse à déceler les raisons de ce bonheur signifié plus par mes gestes que mes paroles. Mais il n’en était pas ainsi. La question qui le préoccupait désormais était celle-ci : pourquoi privilégier le choix du travail de la terre qui dépend presque entièrement du bon vouloir du ciel plutôt que le confort d’une vie plus intellectuelle où la raison est maître ? Il s’évertuait à me proposer des alternatives qui pourraient me soustraire à cette fatigue lui rappelant une jeunesse de rudes labeurs à la campagne...

pages 23-24 Le siècle de Marcel Conche

à Beaulieu sur Dordogne en 2012, Marcel disant à JCG, heureusement qu'on meurt; photo François Carrassan, auteur d'un livret Heureusement qu'on meurt, sur une phrase de Marcel Conche
à Beaulieu sur Dordogne en 2012, Marcel disant à JCG, heureusement qu'on meurt; photo François Carrassan, auteur d'un livret Heureusement qu'on meurt, sur une phrase de Marcel Conche

à Beaulieu sur Dordogne en 2012, Marcel disant à JCG, heureusement qu'on meurt; photo François Carrassan, auteur d'un livret Heureusement qu'on meurt, sur une phrase de Marcel Conche

3 H du matin ce dimanche 6 février, je me lève par besoin et s'offre à moi une vraie pensée, venue de la nuit, d'un travail inconscient de plusieurs mois peut-être, qui sait : 
je vois clairement ce qui peut-être mis en question dans la 1° métaphysique de l'ami Marcel Conche, sa métaphysique de l'apparence absolue qui a consisté en une déconstruction radicale de toutes les métaphysiques théologisées renvoyant à un Dieu créateur, le Dieu des philosophes comme chez Descartes ...; 
sa déconstruction s'appuie sur l'inacceptabilité fondée en raison de ce qu'il appelle le mal absolu, la souffrance des enfants martyrisés; 
et s'il n'y avait pas incompatibilité entre Dieu et le Mal ? 
si Dieu, l'Esprit créateur, l'Intelligence créatrice créait sans juger, sans opposer;
c'est un esprit humain, Marcel Conche qui fait choix (rien à dire là-dessus, c'est son choix libre qu'il va ensuite fonder en raison) de nommer Mal radical, Mal absolu, la souffrance des enfants;
la conclusion de cette pensée c'est la nécessité d'accueillir sans trier, sans séparer dans tout ce qui apparaît pour disparaître dans le mouvement général, emportant tout 
donc y compris accepter, accueillir la souffrance des enfants; donc aider en actes, être en empathie, compatir, accompagner avec tendresse
cela renvoie à la parole la plus inaudible qui soit, Aimez vos ennemis (Matthieu, 5, 44); 
cet impératif d'amour inconditionnel nous arrache au plan des sentiments naturels pour nous transporter dans un plan non naturel, 
la religion de l'amour qui nous fait aimer autrui (humain et tout être non humain, animé, toute chose inanimée) même si d'après mon jugement moral, il ne le mérite pas; 
je ne fais pas de mon jugement moral un absolu; 
ce qui est contradictoire avec la morale universelle des droits de l'homme dont Marcel Conche pense avoir posé le fondement dans la possibilité du dialogue (Le fondement de la morale, dans L'infini de la Nature, collection Bouquins, p.885 à 1058, janvier 2022)
cet impératif signifie compatir non seulement pour les victimes mais aussi pour leurs bourreaux
l'"anecdote" essentielle du rabbin revenant en fin de vie sur le pont où des nazis l'avaient laissé pour mort pour pardonner et donc partir en ayant effacé la souffrance, racontée par Christiane Singer est un magnifique exemple de compassion pour les salauds; elle-même n'hésitait pas à aller à la rencontre de gens qui dans un premier temps la dérangeaient (des punks par exemple)
(La voie certaine vers "Dieu", p.36 à 39, Les Cahiers de l'Égaré, 2008)
il est évident que la pratique du non-jugement comme la pratique de la compassion envers les salauds, les prédateurs est difficile, qu'il faut réussir à être l'observateur de ses pensées pour les distancier, leur enlever leur poids, leur énergie paralysante, mortifère, j'appelle cela la gomme quantique; 
cela amène-t-il à l'indifférence, à l'ataraxie du soi-disant sage sans folie ?
la lecture récente de Leçons d'un siècle de vie d'Edgar Morin et de La vallée du néant de Jean-Claude Carrière me confirme dans l'impression de tout ce qu'on perd, occulte, voile en adoptant un regard sceptique sur l'haut-delà, un regard sourd sur la mort, réduite, ramenée au néant, au rien, à la néantisation; 
un tel regard, largement dominant, empêche de respirer au large comme dit Jean-Yves Leloup 
en hébreu, salut, sauver signifie respirer au large soit laisser place à l'Être (qui est peut-être le Vide quantique) qui nous traverse, 
je dirai sentir, éprouver la Vie qui nous habite, nous traverse avec Amour inconditionnel faisant de nous des passants (3 significations à prendre en compte)
"On doit se demander "Qu’est-ce que la vie veut en moi? Qu’est-ce qu’elle veut de moi? Qu’est-ce qu’elle désire en moi? Qu’est-ce que j’ai à faire dans cette vie que personne d’autre ne peut faire à ma place?" Cette vie qui prend une forme particulière, un corps particulier, un visage particulier, qu’est-ce qu’elle veut expérimenter en chacun de nous? Chacun de nous est une façon unique d’incarner cette grande Intelligence qu’est la vie. Il est important d’écouter cette vie qui nous traverse, de retrouver notre orientation, notre lumière." (J-Y Leloup, posts de la page FB Pastorserap Hein)
"Si on admet que la vie humaine peut être gouvernée par la raison, alors toute possibilité de vie est détruite..."
Léon Tolstoï
"J'ai vécu beaucoup de choses et je pense maintenant avoir trouvé ce qui est nécessaire au bonheur. Une vie calme et isolée à la campagne avec la possibilité d'être utile aux autres..."
Léon Tolstoï
quant à sa seconde métaphysique, celle de la Nature naturante, la Nature créatrice qui aime à se cacher (on ne voit pas l'arbre pousser, l'enfant grandir, on ne se voit pas vieillir), créant au hasard, à l'aveugle par infimes variations, mutations (le clinamen d'Épicure, le gonimon d'Anaximandre, virus et autres variétés infimes, facteurs de l'évolution), elle ne me paraît pas incompatible avec l'idée d'une intelligence créatrice, d'un dessein (ce qui nous change du choix entre destin ou hasard)
je vois bien cette intelligence, le Sans Forme s'expérimenter, s'essayer, s'incarner au travers d'une multitude de formes singulières 
d'où le pharmacon du livre d'éternité ? à paraître le 14 février : 
Tu es aimé, Tu es mon bien-aimé
tu es aimé à égalité avec tout ce que Je crée, du virus à la galaxie et dieu sait si j'ai pris le temps, des milliards d'années, goutte d'eau dans l'océan de l'éternité
tu es mon bien-aimé dans la forme singulière, unique que Je te donne, alors STP, régale-toi, réalise le meilleur de toi m'aime/sème
de quoi aimer sa vie au lieu de la vivre sur un mode victimaire
peut-être évoquerons-nous cela lors de la soirée consacrée à Marcel Conche, le samedi 9 avril à 19 H à la Maison des Comoni avec la projection d'un film de Christian Girier
chronique de Roger-Pol Droit pour la sortie du Bouquin L'infini de la Nature
chronique de Roger-Pol Droit pour la sortie du Bouquin L'infini de la Nature

chronique de Roger-Pol Droit pour la sortie du Bouquin L'infini de la Nature

reçu aujourd'hui 25 janvier L'infini de la nature, le Bouquins de 1094 pages consacré à certaines oeuvres de Marcel Conche; 
lues depuis longtemps, commentées dans les pages de mon blog; 
envoi préparé par Marcel lui-même qui m'a donné quelques nouvelles; il va plutôt bien mais n'écrit plus, n'y arrive plus; 
c'est pourtant ce qu'il nous avait dit: je ne sais qu'écrire, qui m'avait amené à éditer ses deux derniers livres La nature et l'homme, L'âme et le corps; 
son petit-fils prépare les 100 ans, le 27 mars 2022; 
le 9 avril, à 19 H, Les Cahiers de l'Égaré organisent une soirée Marcel Conche en partenariat avec la mairie du Revest et Le Pôle; 
détails à venir en lien avec la projection du film, Marcel Conche, la nature d'un philosophe de Christian Girier; 
à l'occasion de cette soirée et uniquement ce soir-là je dirai certaines choses sur les 15 personnalités sollicitées sur 42 pour Le siècle de Marcel Conche qui n'ont pas répondu à la proposition; 
cela permettra un autre regard sur le livre Le siècle de Marcel Conche qui ne ressemble en rien au livre d'Edgar Morin Leçons d'un siècle de vie; 
à notre façon, nous continuerons à mettre en valeur son oeuvre; 
une formule d'abonnement à 8 livres de Marcel Conche sera mise en place à partir du 28 mars, le lendemain de ses 100 ans; 
seront invités à intervenir le 9 avril Philippe Granarolo et François Carrassan
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Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

20 Février 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #poésie, #écriture, #théâtre, #lettre, #voyages, #philosophie

Dans ce  roman polyphonique et labyrinthique de 666 pages, Jean-Claude Grosse, facétieux porteur de masque et joueur de rôle, praticien fantasque de la « commerie » nous livre à 81 ans, une œuvre bien plus vivifiante que testamentaire.

Interrogé par l’épousée lors de son admission à l’hôpital, un mois avant sa disparition : je sais que je vais passer, où vais-je passer ? l’auteur sonné et sommé de répondre est tombé sur ce paradoxe :

Ce qui passe ne reviendra pas, nevermore, mais il sera toujours vrai que ça a eu lieu, for ever.

Le passé passe mais ne s’efface pas. Un livre d’éternité s’écrit donc par chacun d’entre nous, un livre unique, le nôtre, infalsifiable, inoubliable.

Où passe-t-il ? Quand le rend-on ? Tout livre d’éternité est un livre en vérité, atemporel, acausal même si les épisodes sont datés et explicables, une divine comédie qui ne s’ignore pas.

En le rendant, on en a fini avec les romans et romances de sa vie.

Le sommaire non paginé aux pages  623-626 donne un aperçu des thèmes abordés par l'auteur. Il n’évite aucune des préoccupations politiques, sociales, sociétales, écologiques de la période, ni aucune des interrogations philosophiques et spirituelles interpellant les hommes depuis des temps très anciens.

Toujours en mouvement, le scripteur en état de flow ou d'autohypnose nous déroute et parfois même nous envoûte par la variété de ses écritures.

couverture ; photographie argentique d'Hélène Théret; entretien pour Var-matin
couverture ; photographie argentique d'Hélène Théret; entretien pour Var-matin

couverture ; photographie argentique d'Hélène Théret; entretien pour Var-matin

note de l'écrivain Alain Cadéo
"Que tu connaisses ou non quelqu’un, s'il a quelque chose à raconter, écoute-le, lis-le, laisse-toi porter sans juger, suis-le page après page dans le labyrinthe de sa vie qu’il consent à partager. Il fait l’effort de se livrer.
Il est immense et minuscule avec ses notes et ses scolies. Suis-le sur ce sentier étroit rempli de sanctuaires et parsemé de noms que tu ne connais pas. C’est sa vie… C’est sa vie...
C’est long mais tu y vas, armé du bon bâton des chemineaux et d’une gourde en peau pour avaler les mots du « hiérosolymitain d’Avers sur les eaux » qu’on appelle communément J.C. Lui-je-moi, J.C pour les intimes. Ayant avis sur mille choses, doté d’un rire grasseyant, il accomplit ses mignardises en bousculant le Temps. C’est « Grosse » cavalcade sur tous terrains minés.
Sérieux comme un Trotskyste, jaune comme un gilet, rigolard et paillard comme un moine ventru, illuminé de la dernière extase, il ne t’épargne aucune cause et t’en ressers le lendemain.
Tu peux le lire à reculons, en boucle, en sautillant, ou pas à pas l’accompagner sur son chemin de croix et vers ses paradis. C’est ramassis d’affaires, d’histoires et de dates, tu comprends rien parfois ou tu veux pas y aller.
Pourtant en canoë kayak tu dégringoles sa rivière…et les berges défilent…tu te laisses emporter.
-Mais où tu vas J.C?
-Eh ben vers tout là haut, au-bout de mes 666 pages, là où un soleil sans fin versera sa Lumière, dans un potlatch d’éternité, sous la branche argentée d’un olivier sacré."
 
 
retour de lecteur :
Comme la 1ère épreuve, le livre est déroutant et on ne saurait le classer … ce qui est probablement un compliment. Je l’ai lu jusqu’au bout.
Sachant que c’était une 2nde lecture, ça signifie qu’il a réussi à susciter ma curiosité et mon intérêt jusqu’à la fin!
Bien entendu, on y retrouve de tout : pièces de théâtre, poèmes, questionnements profonds sur la société et autres sujets, notes de lecture, éléments de biographie et, enrobant le tout, une ode magnifique à l’amour (d’Annie).
Je l’ai trouvé beaucoup plus structuré que le 1er jet, même si effectivement on peut le lire n’importe comment.
Une chose m’a dérangé : on sent bien qu’on a affaire à une grosse tête extrêmement cultivée et même s’il est clair que l’intention n’est pas d’étaler son savoir, ça agace parfois (moi du moins … je ne supporte pas les téléphones qui prétendent être plus intelligents que moi !).
En conclusion : une belle œuvre … même si elle donne des démangeaisons (à l’auteur !)
 
 
 
retours quantiques sur Et ton livre d'éternité ? Gérard Lépinois
1 - Une écriture vitale multidimensionnelle. Une logique de ces multiples dimensions est assise sur un bonhomme, en tant qu'axiome vivant, qui se traite plus d'une fois comme un postulat. Tout se passe alors comme s'il demandait, et se demandait, qu'un tel bonhomme puisse exister, en de multiples existences tout de même coordonnées par une logique assise sur l'irrationalité continue d'un coeur qui bat et de neurones qui déchargent leur électricité. Ce bonhomme est unique et à la fois comme tous. Il (se) demande aussi comment il peut exister, pourquoi, en quoi et même par quel miracle, voire damnation.
Aucune vie d'écriture ne rend compte d'une vie, moins encore de la Vie. Pour ce bonhomme, problématisant le bon, il s'agit donc plutôt, en toute franchise parfois biscornue, de se fictionner le dos et le reste. Il a multiplié les efforts et versions herméneutiques, en ayant tendance à y croire à chaque fois mordicus. La dernière version à ce jour commande à la narration des autres, mais je crois que le lecteur gagnera à les faire jouer toutes ensemble. Je ne crois pas que, chez un tel bonhomme, il y ait trop sérieusement une version définitive de l'interprétation de sa vie, la Vie, la Matière, le Vide, le divin, etc. C'est que ce bonhomme se traite aussi comme tel : un sacré pote, un rigolo fort sérieux et même un Popol partisan d'un fieffé recul de l'âge de la retraite. C'en est donc un qui se frotte aussi le dos, en plus de se le fictionner.
Un fragmenté continu flottant, ce livre est surtout à sa non-image subsumable. C'est qu'il touche ou croit toucher à un divin, il ne fait pas seulement figure d'ours sur le seuil de la Caverne de (l'amour à la) Platon. Même s'il croit y toucher, il y touche, en cela aussi légère danseuse sur beaucoup de fils, jolie araignée ayant pour prénom J.C. comme l'Autre.
2 - Un Livre de vrai jeune homme attire les mouches. On est ici en présence d'un Livre qui attire jusqu'aux mouches quantiques, soit certaines des plus belles demoiselles du Vide, en tant que fluctuations de la notion de jambe dégainée. En effet, le bas de soie n'est plus de saison dans une architecture cosmique en marche où il est question de Soi, peut-être de non-Soi, mais en tout cas pas d'abord de toi.
Une intrication des modulations de poules permet au bon garçon, même de cent un ans, de dépasser la notion de poule et de perchoir, et aussi d'oeuf à la coque et de petite cuillère.
La vie est belle comme avant-dernier mouvement dans une Nature totale, où même un Zemmour fait figure de fougère bien heureusement merdée par un épervier sans père légitime. Une pénultième gymnastique douce dans la vibration du grand Tout.
En même temps, la vie singulière d'un poète et d'abord d'un homme (tel Macron sur le mont Hollande ?) apparaît comme la condition sine qua non d'une vision singulière, irréductible, incommentable en son noyau, malgré les apparences, car inégale à toute autre.
Le problème, c'est moins d'avoir raison que de proposer une raie horizon franche, complexe comme une rhapsodie, éclairante comme un fanal dans la brume. La fonction de raie horizon est commune à mon coiffeur, au physicien et aussi à la mère Michel comme brave femme, mathématicienne de choc et déesse de l'auto-fécondité. C'est ainsi que l'auteur qui fut aimé par beaucoup plus jeune que lui, le fut aussi, encore enfant, par une vieille peau, colonelle de réserve qui en avait encore, notamment au beurre ontologique.
Bref, la question de l'amour parcourt ce Livre,comme l'éclair la salade de fruits du Médor qui garde l'entrée des landes bien concrètes de la Jérusalem céleste.
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours

au travail de relecture, près de 15 jours

ET TON LIVRE D'ETERNITE ?

Jean-Claude Grosse

Les Cahiers de l'Egaré

par Rachel Kaposi

 

« Où va-t-on au bout du temps fini » ? demande l'épousée.

Telle est la question essentielle, fil rouge du livre, qui ressurgit, tel un leitmotiv, tout au long du livre.

Peut-on alors envisager une autre réponse que celle de ces signes indélébiles déployés sur 666 pages pour fixer ce que la mémoire pourrait effacer ? Et aussi percevoir l'importance de ce livre-cadeau offert un 14 février à une absente toujours présente.

« La demande est surhumaine », dit l'épousé.
« Mais ce qui est humain, c'est notre promesse. »

Pour entrer dans le cœur du livre, puisqu'il s'agit de toute évidence d'un livre de cœur, j'ai tenté de me rapprocher de Lui-Je et de Je-Lui, et de cette identité se dédoublant pour mieux s'envisager.

JE n'a pas d'âge, et paraît extrêmement vivant dans cette façon qui est sienne de « Poétiser » ainsi les différents moments de la vie quotidienne, « sans originalité à tout prix ».

Devenu « agitateur culturel », il s'interroge, et cherche à donner sens aux événements en tentant de reconstituer les éléments du puzzle.

Reconstituer, recoller, c'est faire le choix du symbolique (en recollant les morceaux du bol brisé).

« Ce qui me tourmente... C'est un peu, dans chacun de ses hommes, Mozart assassiné »

Ne serait-il pas là, le moteur d'action de JE-LUI dans le monde et la culture ?

Lui-je, hiérosolymitain d'Avers sous les eaux.

Toujours à l'affût. Faisant en sorte pour que rien de bien ne se perde .

Lui-je, incarnation de l'amour infini.

Tellement perceptible dans le dialogue entre deux âmes sensibles, le grand-père et la petite-fille, capables de dialoguer vrai tout au long de conversations nous faisant cheminer au cœur même de leurs deux intelligences croisées.

« Vivre dans une réalité élargie », dit la petite fille qui me fait ainsi découvrir ses sept pouvoirs : « celui du soleil, celui de la lune, celui de l'eau, celui de l'air, celui de la terre, celui des fleurs et celui de la Nature (avec un N majuscule).

Elle qui a déjà compris la nécessité de mots ayant un sens, et qui préfère se taire plutôt que parler pour ne rien dire.

La vie est comme une épopée, avec ses zébrures blanches et noires., pensent-ils.

Et c'est ainsi que cet incroyable parcours conduit à la naissance, un 25 décembre 2020, jour de Solstice d'hiver, à 00 h, de « Je suis Vita Nova ».

« J'irai sur mon chemin de vie jusqu'à cessation de vie, remplissant la mission de vie qui semble être la mienne : la bienveillance par les mains, le regard, les sourires, du silence d'accueil... », écrit-il.

Sans doute s'agit-il d'accéder à une nouvelle dimension, à de nouvelles valeurs (d'humanité, d'empathie). 

L'enjeu est immense.

Pour devenir ange. Et gai rire des maux passés.

hier et avant-hier
hier et avant-hier

hier et avant-hier

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

format 16 X 24, paru le 14 février 2022

les abonnés ont été servis en décembre 2021 comme annoncé

Vous pourrez commander le livre directement auprès de:
Les Cahiers de l’Egaré
669 route du Colombier
83200 LE-REVEST-LES-EAUX 
Par envoi d'un chèque de 28 € à l’ordre des Cahiers de l’Egaré (+ 5 € de participation aux frais de port) soit 33 €
ou auprès de votre libraire, ou sur les plateformes de vente en ligne. 

 

666 pages dont 6 en quadrichromie

ISBN 978-2-35502-130-5 / PVP 28 € /

Licence Creative Commons

L’écrivain / Jean-Claude Grosse

hiérosolymitain d'Avers sur les eaux / d’Avers sous les eaux depuis le Déluge

et de Corps Ça Vit /

et / Vita Nova

Les Cahiers de l’Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest-les-Eaux

Voilà  un livre d’éternité de 666 pages, placé sous le signe du diable, le tentateur qui propose à chacun de démesurer son nombril. 

L’auteur de ce livre d’éternité,  Celui qu’on appelait communément J.C., hyérosolymitain d’Avers sur les eaux, d’Avers sous les eaux depuis le Déluge et de Corps Ça Vit, appellation non brevetée, non protégée l’identifiant par nom-prénom, date et lieu de naissance, taille 1,69, sexe de taille XXL, fut le jouet pendant 80 ans de la commerie. 

Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur.

À 80 ans passés, Lui-Je-Moi fut pris de fou-rire, il s’allégea puisqu’il n’était rien ni personne. 

Moi-Lui-Je, Celui qu’on appelait communément J.C., donna naissance le 25 décembre 2020 à 00H00 à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans espèce, sans Histoire, sans mémoires, localisé comme corps, non localisable comme esprit, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.  

oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022

oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique de 666 pages pour 81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022

« Je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme

une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience,

phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. »

Henri Bergson, L'énergie spirituelle, (in Oeuvres, édition du centenaire, Paris, P.U.F., 1963, p.858)


 

« Les vies que nous n’avons pas vécues, les êtres que nous n’avons pas aimés, les livres que nous n’avons pas lus ou écrits, ne sont pas absents de nos existences. Ils ne cessent au contraire de les hanter, avec d’autant plus de force que, loin d’être de simples songes comme le croient les esprits rationalistes, ils disposent d’une forme de réalité, dont la douceur ou la violence nous submerge dans les heures douloureuses où nous traverse la pensée de tout ce que nous aurions pu devenir. »

Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, (Les Éditions de Minuit, 2014)

en exergue de D’autres mondes de Frédéric Sonntag, Éditions théâtrales, avril 2021

en lien avec L’hypothèse du Tout et La Révolte des ressentants de Leafar Izen

 

Mise en gar_e

 

Καταστροφή / catastrophe

(définition trouvée dans les ruines de Pompéi par Pascal Quignard et rapportée dans Le sexe et l'effroi, p.79 ap. J.C., AD 79)

Καταστροφή / catastrophe est la rupture grave du fonctionnement d'une communauté ou d'une société impliquant d'importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources

(définition transportée vers Mars par la navette Atlantis 2 financée par Élan Muské de Space-XXL et propulsée avec les dernières gouttes de combustible fossile après la catastrophe provoquée par la rencontre probable mais imprévue entre une plaque continentale et une plaque océanique coupant une moitié de la Terre en deux, laissant le magma à 1200° s’épandre en lave à la surface des deux moitiés de la moitié de Terre cherchant à se réconcilier avec l’autre moitié)


 

Les derniers jours de l'humanité

Au secours, les tués ! Assistez-moi, que je ne sois pas obligé de vivre parmi ces hommes qui ont ordonné que des cœurs cessent de battre ! Revenez ! Demandez-leur ce qu’ils ont fait de vous ! Ce qu’ils ont fait quand vous souffriez par leur faute avant de mourir par leur faute ! Cadavres en armes, formez les rangs et hantez leur sommeil. Ce n’est pas votre mort – c’est votre vie que je veux venger sur ceux qui vous l’ont infligée ! J’ai dessiné les ombres qu’ils sont et je les ai dépecés de leur chair ! Mais les pensées nées de leur bêtise, les sentiments nés de leur malignité, je les ai affublés de corps ! Si on avait conservé les voix de cette époque, la vérité extérieure aurait démenti la vérité intérieure, et l’oreille n’aurait reconnu ni l’une ni l’autre. J’ai sauvegardé la substance et mon oreille a découvert la résonance des actes, mon œil le geste des discours, et ma voix, chaque fois qu’elle citait, a retenu la note fondamentale, jusqu’à la fin des jours.

Écrite entre 1915 et 1919, cette pièce action éclatée en centaines de tableaux et une foule de personnages sans héros.

L’auteur Karl Kraus fut poursuivi pour pacifisme quelques mois avant la fin de la guerre. Pourtant, les faits mis en scène ici se sont réellement produits ; les conversations les plus invraisemblables ont été tenues mot pour mot ; les inventions les plus criardes sont des citations ; la chronique a reçu une bouche, de grandes phrases sont plantées sur deux jambes – et bien des hommes n’en ont plus qu’une


 

Devant la porte

Un homme rentre en Allemagne. Mille jours durant, il a attendu dans le froid. Et après avoir attendu mille nuits dans le froid, il peut enfin rentrer chez lui. Et la vie qui l’attend ressemble à un film hallucinant. Il doit se pincer, ne sachant pas s’il rêve. Il s’aperçoit alors qu’il y a des gens qui vivent la même chose que lui. Il se rend compte que c’est un film ordinaire. L’histoire d’un homme qui rentre en Allemagne, comme tant d’autres. Tous ces gens qui reviennent chez eux sans pourtant rentrer car ils ne savent plus où aller. Chez eux, c’est dehors, devant la porte. Leur Allemagne, elle est là dehors, dans la nuit, dans la pluie, dans la rue. Voilà leur Allemagne !

Né à Hambourg en 1921, envoyé sur le front russe en 1941. Il en revient blessé et malade et passe la guerre entre l’hôpital, le front, et la prison, pour automutilation et activités subversives.

En janvier 1947, il écrit en une semaine la pièce qui fait de lui le premier écrivain célèbre de l’après-guerre allemande et, avec Heinrich Böll, l’un des représentants majeurs de la littérature des ruines : Dehors devant la porte, le récit du retour de Beckmann, simple soldat dont le foyer n’existe plus.

Beckmann a plongé dans le fleuve pour mettre fin à ses jours. À l'Elbe qui désire savoir ce à quoi il aspire, il répond : Pioncer. Là-haut, à la surface, je ne tiens plus. Je ne supporte plus. C'est pioncer que je veux. Etre mort, toute la vie. Et pioncer. Enfin pioncer en paix. Pioncer dix mille nuits d'affilée.

Mais l'Elbe lui répond résolument qu'il ne peut rester : Commence par vivre. Commence par vivre. 

Wolfgang Borchert meurt le 20 novembre 1947, la veille de la première de sa pièce, à 26 ans.


 

 

paradoxe, le sommaire du Livre d'éternité, traversée dantesque en 6 livres des enfers anciens et modernes, se trouve en fin de livre; voici donc un livre finissant par son commencement

 

Sommaire établi par l'auteur, ses avatars et ses métamorphoses


 

Les derniers jours de l'humanité

Dehors devant la porte

Livre I – au temps de l'apocalypse joyeuse /

autant en emporte le vent de chernobylhome /

autant en brasse l'océan de foukirira / 

au temps du CAC 40 – COP 21 = COVID 19

1 – les migrerrants

2 – les marrantschiants

3 – 15 août 1971

4 – poison du 1° avril 2020 / le monologue du virus

5 – le temps du confinement

6 – admis aux soins intensifs

7 – le jour d'après

8 – sortie progressive du confinement

9 – contribution au jour d'après / nature et culture

10 – 9 juin 2021

 

Livre II – Romans polyphoniques de sa vie /

Ça vit choisit ses romans et romances

1 – La question (Question de vie et de mort)

2 – La déclaration inaugurale

3(Dés)apprentissage de la bêtise de la maîtrise

4 – La jeune fille de 16 ans

5 – Le jeune homme de 27 ans

6 – Grande Vie Cosmique / petite mort orgamisque / Intime / Extime

7 – La fabuleuse rencontre de Lola à La Béate, nid d'amour fusion de Serge et Lula

8 – Oui, je veux bien OUI

9 – Lola fille de joie

10 – Es-tu disponible ?

11 –  46 ans d'effet lune de miel

12 –  46 ans d'effet lune de miel (suite)

13 – Portrait de la femme aimée 40 ans après

14 – L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto

15 – L’Éternité d’une seconde Bleu Giotto (à suivre)

16 – Les déambulations d'un confiné

17 – Brouillon à la 1° personne

18 –  où j'en suis à 80 ans passés

19 – un manuscrit inédit

20 – rêve d'une école de la vie

21 – s'ensauvager l'été

22 – L’adolescente devenue Femme-Fâme

23  – Vivre les saisons au féminin que tu sois femme ou homme

24 – Voir / Recevoir le regard soudain lavé

 

 

Livre III – Sa vie antérieure /

Ça vit adesso et sempre hic et nunc

1 – Enfance /Adolescence (1940 - 1953)

2 – Enfant de troupe / Saint-Cyrien (1953 - 1962)

3 – Lieutenant dans l'Algérie indépendante (septembre 1962 - février 1964)

4 – Sociologie des lieux communs / Lacan (1964 – 1967)

5 – Mai 68

6 – Militant trotskiste-lambertiste (1969 - 1981)

7 – Les 4 Saisons d'Avers sous les eaux (1983 – 2004)

8 – Retraite (Jubilación) fin juin 1998 - ...

9 – Je suis Charlie / 11 janvier 2015

10 – Attentat du Bataclan / vendredi 13 novembre 2015

11 – Le temps des Gilets Jaunes (17 novembre 2018 – décembre 2019)

12 – Écrire le viol / Réflexions sur l'affaire Weinstein / Le Consentement /

13 – Bicentenaire de la mort de Napoléon /

Décapitation de Louis XVI /

Décapitation de Samuel Paty

14 – 150° anniversaire de la Commune

15 – Ses nouvelles convictions politiques

16 – 35 ans après Chernobylhome

17 - Cahier des futurs désirés pour Corps Ça Vit

18 - En attendant, je pleure

19 - Et puis après, j'ai souri

Livre IVBaklany / Baïkal - Sillages / la Vie / l'Amour-Agapé

Le théâtre dans la vie / le théâtre et la vie / le théâtre dans le théâtre /

Dans le sillage de Baïkalal

Dans le sillage de Dasha K

Dans le sillage de Marilyn

Livre V – Pharmacon : Tu es Aimé Tu es mon Bien-Aimé

Livre VI – La naissance de Je Suis Vita Nova

Une histoire de la vraie vie racontée par Samuel le barbier

couverture, 4° de couv, une page du livre
couverture, 4° de couv, une page du livre
couverture, 4° de couv, une page du livre

couverture, 4° de couv, une page du livre

le paradoxe de l’écriture du livre d’éternité est que remplir 666 pages en format 16 X 24 pour 81 ans de commerie vide totalement de son énergie,
le scripteur ;
un feu intérieur le consume, particulièrement agressif au niveau de la peau qui le dé-mange,
écorché vif
déquasmant = démasquant
ses écailles et peaux mortes ;
le scripteur ignore comment l’homme va ressortir
de ces vases communicants
de sa Vie à son Livre
de son Livre à sa Vie

VIDE ?
à moitié vide, à moitié plein,

oscillant de moitié en moitié sans retrouver l’UN

=
en langage des oiseaux

VIE D’EUX =
VIE 2

comme maladie = mal a dit comme soigné = soi nié comme guérir = gai rire

le livre d’éternité s’achève dans le rire pour passer à une vie étrange comme étrange = être ange

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Le Sens / Guillaume Cantillon et Franck Magis

10 Février 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #spectacles, #théâtre, #écriture

Le Sens, format 12 X 17, 84 pages, Visuel de couverture Tink Supid Studio/vjdrone

Le Sens, format 12 X 17, 84 pages, Visuel de couverture Tink Supid Studio/vjdrone

Le Sens de Guillaume Cantillon et Franck Magis

ISBN 978-2-35502-132-9

format 12 X 17, 84 pages, PVP 12 €

diffusion par Soleils distribution, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris

« Le monde a-t-il jamais été transformé autrement que par la pensée et son support magique : le mot ? »

Tomas Mann

« Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu'on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation défnitive ?... Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d'éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins « parfaite » et plus libre. »

Nicolas Berdiaef

Le Sens / Guillaume Cantillon et Franck Magis

Questionner les utopies, tracer des hypothèses, se pencher sur l’acte de création, trouver sa juste place face à son art ou plus généralement dans le monde.

Le Sens est une clownerie, une farce chaotique,à trous, à gouffres, à réveils soudains, aux envolées habitées, traversée de certitudes et d’espérances, mais aussi saisie par les doutes et les constats d’échec vertigineux.

Guillaume Cantillon & Franck Magis

Le sens a été créé le 2 octobre 2018 au Téâtre du Rocher – La Garde
Mise en scène de Guillaume Cantillon
Collaboration artistique Frédéric Garbe

Scénographie Jean-François Garraud Lumières Nils Doucet
Création sonore Zidane Boussouf Costumes Sabrina Noiraux

Vidéo et Photos Geofrey Fages
Avec l'aide technique de Christian Richet et Cyril Cesarini

Avec Guillaume Cantillon et Franck Magis

Production le Cabinet de Curiosités (compagnie en résidence au Téâtre du Rocher).
Avec le soutien du Conseil régional PACA (aide à l'écriture), du Conseil Départemental du Var et de la Ville de La Garde.

 

Les Cahiers de l’garé

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Je suis Carmen / Gilles Cailleau

10 Février 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #spectacles, #théâtre, #écriture, #philosophie, #pour toujours

Je suis Carmen, format 12 X 17, 72 pages, 13 photographies du spectacle by Charlotte Parmentier (pleine page)

Je suis Carmen, format 12 X 17, 72 pages, 13 photographies du spectacle by Charlotte Parmentier (pleine page)

Je suis Carmen de Gilles Cailleau

ISBN 978-2-35502-131-2

format 12 X 17, 72 pages, PVP 10 €

diffusion Soleils distribution, 3 rue de Fleurus, 75018 Paris

© dessins : Gilles Cailleau. Couverture, Carmunch | p.4, Les cousines | dos, Je suis le bœuf et le boucher.

© photographies : Charlotte Parmentier.

© LES CAHIERS DE L’ÉGARÉ
669 route du Colombier – 83200 Le Revest-les-Eaux

les4saisonsdailleurs@icloud.com

http://cahiersegare.over-blog.com

Je suis Carmen / Gilles Cailleau

PRÉFACE

Ce qu’il faut dire d’abord, c’est le flou qui entoure toute écriture scénique. Je signe un texte, certes, mais d’où et surtout, de qui est-il venu ? Autant d’Amanda Righetti et de Sophie Chabert qui me l’ont inspiré au cours des deux mois de recherche, de répétitions, de vie créatrice commune. Le texte est donc de moi, mais le spectacle est de nous trois. Il est aussi de Christophe Bruyas, créateur des lumières, de Guillaume Cros qui en a fait la musique et de quelques autres. Reste à savoir si un texte initie une création ou s’il en procède et autant vous le dire, pour Je suis Carmen!, la question est indécidable.

D’autant plus que c’est une création de longue haleine.

Je suis toujours très lent, je mets beaucoup de temps à penser mes spectacles. La plupart du temps avant de me lancer, je fais un essai pour mettre à l’épreuve mon appétit, l’intérêt de la création, la première vibration publique.

Je suis Carmen!, c’est en 2016 que ça a commencé (je pourrais dire en 1982, quand j’ai fabriqué avec passion une marionnette Carmen ou en 83, quand ma mère a ramené les vinyles de l’Opéra de Pékin à la maison, ou dans les mêmes années quand Jean-Luc Godard, Carlos Saura et Francesco Rosi ont sorti leur film à peu près en même temps, et Peter Brook par-dessus le marché qui montait l’opéra aux Bouffes-du-Nord en trois versions distinctes... une frénésie de Carmens... mais j’arrête. 2016, pour un début, c’est très bien). Cinq ans donc avant le jour de la première, je savais déjà que je voulais monter Carmen, l’opéra, mais j’avais besoin de temps et de réponses. J’ai alors proposé à Amanda, une Espagnole sauvage que je venais de mettre en scène dans une autre aventure, de venir avec moi faire en dix jours une première exploration du continent Carmen.

L’idée était de s’installer avec une tente marocaine et une vieille roulotte (les mêmes qui ont été ma maison pendant treize ans et qui abritent depuis vingt ans Le tour complet du cœur, mon premier solo), de remplacer le mât unique de la tente par un mât chinois et d’en faire l’univers d’une jeune femme de cirque qui s’interroge sur tout ce qui fait le sel de sa vie : l’appel et le risque de la liberté.

J’ai dit “s’installer”, mais je n’ai pas dit où. C’était à Cornebarrieu – banlieue toulousaine, dans un centre éducatif ouvert pour jeunes délinquants, sous les auspices de la pénitentiaire.

Amanda, seule femme au milieu de vingt garçons prisonniers de leurs propres peurs et de leurs démons. Il en fallait du cran pour monter sur ce mât, les jambes à 80 centimètres des regards et leur parler d’amour, de liberté... Du cran pour faire valser toutes les règles.

Pour en rajouter une couche, le sort a fait de Cornebarrieu – où se côtoient des quartiers historiques et les cités peuplées des salarié·e·s de la filière aéronautique – la commune abritant ce lieu d’éducation répressive mais aussi le cimetière où est enterré Mohamed Merah et comme si cela ne suffisait pas, un centre de rétention administrative.

On imagine de quelles vibrations contradictoires on s’y sent traversé.

L’expérience a été si intense qu’elle nous aurait suffi pour avoir envie de continuer, mais au cas où on aurait hésité, la représentation finale devant les gosses, des voisins entrant pour la première fois dans ce lieu qui leur faisait une peur immense, une directrice de prison, un digne et sombre représentant du ministère de la Justice, deux du ministère de la Culture, le directeur de la Grainerie, fabrique des arts du cirque et de l’itinérance, qui avait initié le projet, l’équipe de la compagnie au grand complet et leurs retours à toutes et tous qui au-delà de l’intérêt d’un tel projet à cet endroit du monde n’admettaient pas que le spectacle puisse en rester là... Bref ! Suffisamment pour nous persuader qu’il fallait le finir.

Il y avait à cela trois obstacles : 1) Amanda venait d’être engagée par le Cirque Plume dans La dernière saison mais surtout, 2) j’étais persuadé que la vérité de cette création requérait de mettre à côté d’Amanda, une autre femme, cantatrice celle-là. À l’affirmation – “Je suis Carmen”, de la première, l’autre répondrait – “Mais non, Carmen, c’est moi !” Je rêvais de cette surprise qu’elles auraient toutes les deux, l’une venant de la fureur anarchique de la piste, l’autre du monde feutré et mesuré de la musique classique, à découvrir cette identification commune, à leur gémellité inattendue. Pour finir et tout bêtement, 3) ce n’était pas ce spectacle que j’étais venu créer.

J’ai donc 3) commencé par monter avec Raoul Lay, le directeur artistique de l’Ensemble Télémaque, Carmen, opéra déplacé, l’œuvre originelle de Bizet réécrite pour 4 artistes lyriques, 6 musiciens et 40 personnes habitant tout près de l’endroit où elle se joue. 2) J’y ai par la même occasion trouvé Sophie, la pièce manquante de mon premier essai et 1) j’ai attendu Amanda.

Voilà l’origine de ce projet singulier, dont le sujet l’est tout autant. Carmen, mythe trompeur...

Car voilà, Carmen n’est pas une histoire d’amour. Si c’en était une, ce serait ce fait divers dont la banalité est déjà en soi tragique : un homme aime une femme qui ne l’aime plus, alors il la tue. Une histoire ordinaire en quelque sorte, juste un samedi soir sur la terre, comme dirait l’autre, et qui ne fait jamais la une. La mort de Carmen, on la découvre par hasard au café en lisant son journal, à la page des chiens écrasés.

C’est en cela que même si Carmen peut parler d’amour autant qu’elle veut, c’est une autre histoire qu’elle raconte. Nous n’avons plus le droit de nous tromper aujourd’hui, dire je t’aime avec un couteau à la main est un subterfuge rhétorique pour passer sous silence le vrai sujet : la domination.

D’ailleurs, si sans minimiser cette question de la domination de genre, on prend le temps de désexualiser Carmen, le vrai mystère (et pas le pseudo mystère de la femme fatale, construction mentale toute masculine) le vrai mystère, donc, saute aux yeux : pourquoi, au dernier acte, fait-elle face? Il lui suffirait de dénoncer José, ou seulement de rentrer dans l’arène avec les autres et se mettre à l’abri... Elle ne le fait pas.

Elle ne veut pas être moins forte que José. Elle refuse de lâcher le moindre pouce de terrain.

Elle ne se retire pas.

C’est la dialectique du maître et de l’esclave selon Hegel. (J’ai conscience en écrivant ces lignes depuis l’île de la Réunion où je vis désormais que cette distinction hégélienne prend ici, terre mutilée par l’esclavage, un sens insupportable. Précisons donc qu’il ne s’agit pas d’une terminologie historique, mais d’une distinction conceptuelle.) Pour Hegel donc, “le maître” n’est pas maître parce qu’il est plus fort que l’esclave, mais parce qu’il n’accepte pas de vivre à n’importe quel prix. “L’esclave” de son côté veut vivre quoi qu’il en coûte... Pour Hegel le seul vrai maître n’est pas celui qui domine l’autre, mais celui qui est capable de dire non.

Carmen a le même problème. La liberté est le signe de son pouvoir, elle refuse d’être moins. Fuir devant José pour rester en vie, ce serait être moins que lui. En restant, elle l’oblige à la tuer et ce faisant, elle le condamne autant qu’il la condamne.

Carmen n’est pas une histoire d’amour, c’est l’autre inépuisable histoire, celle du pouvoir et de la liberté. Inépuisable plus que profonde, d’ailleurs, mais c’est peut-être la qualité des mythes, qui ne nous donnent pas à penser, mais à réfléchir. À nous y réfléchir.

Les mythes sont des mythes parce que ce sont des miroirs.

Carmen nous fait nous poser chacun pour soi la question terrible : jusqu’où suis-je prêt·e à aller pour défendre ma liberté ? C’est une question simple, mais inépuisable parce que sans réponse. Tout le monde peut la comprendre et tout le monde se la pose à plusieurs moments de sa vie, des fois sans même l’avoir formulée.

À quel endroit de nous s’étire la ligne de partage entre l’aversion pour les chaînes et l’aspiration à la tranquillité ?

Carmen est ce mythe parce que c’est un puits sans fond : est-ce si formidable que ça d’être libre ? Est-ce que ce n’est pas aussi une petite malédiction ? Tous ces choix à faire, tous ces bonheurs qui cessent aussitôt d’en être parce qu’ils nous sont imposés... Quel frein, quelle nourriture donner à mon intransigeance ?

Non vraiment, Carmen n’est pas une histoire d’amour, c’est l’histoire du courage, des courages... Pas l’histoire de nos moments de gloire, non, le contraire, l’histoire d’une défaite, de nos défaites, quand on a la force, l’élégance, le panache de perdre en beauté.

Carmen, c’est la chèvre de Monsieur Seguin.
Gilles Cailleau, 27 novembre 2021

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Concertina / Isabelle Forno

19 Janvier 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #écriture

lecture de Concertina à La Lucarne des écrivains, XIX°, jeudi 20 janvier à 19 H 30

lecture de Concertina à La Lucarne des écrivains, XIX°, jeudi 20 janvier à 19 H 30

le livre Concertina d'Isabelle Forno et un des concertinas de Scott Taylor accompagnant  Isabelle Forno
le livre Concertina d'Isabelle Forno et un des concertinas de Scott Taylor accompagnant  Isabelle Forno

le livre Concertina d'Isabelle Forno et un des concertinas de Scott Taylor accompagnant Isabelle Forno

Livre livré le 17 septembre, envoyé aux abonnés vers le 20 septembre; lecture privée le 25 septembre; présent à la Fête du livre du Var les 18-19-20 novembre 2021 sur le stand de la librairie Charlemagne
Livre livré le 17 septembre, envoyé aux abonnés vers le 20 septembre; lecture privée le 25 septembre; présent à la Fête du livre du Var les 18-19-20 novembre 2021 sur le stand de la librairie Charlemagne

Livre livré le 17 septembre, envoyé aux abonnés vers le 20 septembre; lecture privée le 25 septembre; présent à la Fête du livre du Var les 18-19-20 novembre 2021 sur le stand de la librairie Charlemagne

Concertina d'Isabelle Forno

284 pages, format 14 X 22

ISBN 978-2-35502-128-2

PVP 18 €

Vous pouvez commander le livre directement auprès de:
Les Cahiers de l’Égaré
669 route du Colombier
83200 LE-REVEST-LES-EAUX 
Par envoi d'un chèque de 18 € à l’ordre des Cahiers de l’Egaré (frais de port offerts)
ou auprès de votre libraire, ou sur les plateformes de vente en ligne. 
photo de couverture Jacques Guyomar

photo de couverture Jacques Guyomar

 

 

Après un premier livre « Travail, peurs et résistances » (Syllepse 2012), incisif et critique sur la question des risques psycho-sociaux, Isabelle Forno nous livre dans ce recueil de textes intimes, une polyphonie de sons, d’inspirations, puisée dans ce qu’elle nomme les « chemins de faîte » de ses féminités, et qui « de fait » nous propulsent, sans filet, dans son univers émotionnel et sensoriel.

Vous comprendrez vite qu’elle aime jongler avec les mots, en déjouer les ruses, en stimuler les sens. 

Sa musique vive et enjouée semble s’échapper du  concertina, ce petit accordéon complice des danseurs et des clowns, aux sons mordants et doux, et que l’on ne tient pas avec des sangles.

Ses mots parfois deviennent des cris, piqués au fil du barbelé, tel le concertina d’acier  que l’on déroule sur les clôtures des sites sensibles, et composé de petites lames affûtées et tranchantes. 

Sous des formes courtes et variées, entre récits, nouvelles et poésies, avec ses textes tout à la fois pudiques et corrosifs, tendres et amers, drôles et tragiques, cueillis au plus près du réel ou portés par l’imaginaire, Concertina vous touche en plein cœur.

Concertina / Isabelle Forno

CONCERTINA :

- Le concertina est un type de fil de fer barbelé.
Emblématique des clôtures de prison, et des murs d’enceinte des sites ultra-sensibles, il est composé de bandes d’acier formées de lames tranchantes, enroulées en cercles concentriques.
C’est son volume ainsi que sa densité qui définissent son niveau d’efficacité contre les actes malveillants.
Ce système de protection peut être facilement implanté et remis en place en cas de dégradation. Il ne nécessite pas de maintenance. Ses lames de rasoir « judicieusement adaptées » retardent les tentatives d’intrusion « tout en s’intégrant parfaitement dans le paysage urbain ».

Informations extraites de sites de fournisseurs. Rubrique : renseignez-vous sur nos fers barbelés...

- Le concertina est un instrument de musique ressemblant à l’accordéon.
De section hexagonale, il est tenu horizontalement entre les deux mains qui, soulevant une soupape, font passer sur des lames de cuivre, la colonne d’air fournie par un soufflet.

Apparu dans les orchestres de chambre, c’est un vrai orgue portatif, petit, léger et puissant.
Le concertina s’intègre parfaitement à d’autres instruments pour accompagner tout type de musique, grâce à des sons à la fois mordants et doux, qui portent loin.

Surnommé le « furet en cuir », complice des danseurs et des clowns, on ne le tient pas avec des sangles.

Informations extraites de sites d’histoire de la musique et des instruments, sites d’accordéonistes.
Rubrique : une petite boîte élastique...

Concertina / Isabelle Forno

 

 

Lessiver, colmater, reboucher, lisser les vestiges des peines anciennes, préparer le support des jours aériens.

Courbée sur la tâche, j’élimine une ou deux épaisseurs, j’en lime les trop-pleins, j’évide les enflures, les gratte, les racle, me frotte à leurs nervures, les ponce, les tape, ramasse sur le sol leurs brisures.

Pour polir une surface, sans pour autant la mater, un ponçage à l’eau est recommandé.

Si vous employez un grain d’abrasif trop fin, le risque est celui de l’effet miroir, tellement lisse que les maux disparaissent, et que vous inhalez leur poussière corrosive.

Je fais confiance à mes mains, à mes bras, pour qu’ils dosent l’effort jusqu’à la limite de cet effacement, pour qu’ils dessinent la zone du recueillement. [...]  extrait de Work shop) P 271

Concertina / Isabelle Forno

 

 

choisi par l'éditeur :

SALON DES SENIORS

Il faut se rendre à l’évidence, il y a un moment, les hommes : il faut oublier,
Et même pire, il faut les fuir !

Que leurs amours soient en soins palliatifs, ou en phase terminale, qu’ils soient encore, ou à nouveau, ou temporairement célibataires, ils restent fuyants, craintifs, transparents, comme si la vie les avait durablement anesthésiés, et même à leur insu presque déjà quittés.

À trop actionner la pompe à mort fine, ils ne ressentent plus rien.

À peine encore dans leurs calcifs, quelques réflexes conditionnés, après s’être baladés en loucedé dans les galeries marchandes des objets homologués :
Jeunes filles en fleurs aux vieilles ficelles, femmes fatalement lubriques, infirmières et vieilles rombières...

Adeptes du racolage poussif, aucun signe de séduction, vêtements démodés couleur de tabac vieux, mal fago- tés, un peu crades, aigris, corps avachi, ils recyclent en boucle les souvenirs de leurs heures de lustre, et leurs faits d’armes auprès des dames :
« Je tirerai bien une dernière taffe, avant de rendre mon pyjama
Donnez moi vite une femme ! N’importe laquelle fera l’affaire ! »

Pour tromper l’œil de la mort, parfois les femmes sont d’accord.

Elles arrivent un peu coquettes dans des maisons abandonnées, aux chambres fermées sur le désordre, sous la poussière des drames anciens.

Aucun espace libre.
À peine les bras d’une banquette.
Redoutant de découvrir congelés dans un coin tous les membres d’une vie tronçonnée, elles ne s’égareront pas, fuiront les pénalités, et s’en tiendront aux conventions tacites de la prestation initiale.

C’est une passe non tarifée, pour un acte peu gracieux : il faut bien que vieillesse se passe !

L’usage des corps sera triste, on n’est pas loin du dégueulasse,page150image3779216 page150image3779424 page150image3779632 page150image3779840

« C’était sympa de vous connaître, merci de votre invitation,
mais je ne vais pas pouvoir rester... »

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