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Les Cahiers de l'Égaré

Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles

7 Décembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #lecture

Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles
Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles
Si la mer se meurt est sorti des presses de l'imprimerie CLIP le 15 octobre 2025
pour ceux qui ont assisté à la soirée schizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 à la Maison des Comoni au Revest et qui ont entendu deux extraits de ce récit, nul doute sur sa beauté et sa puissance
Si la mer se meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer se meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
format 13,5 X 20,5, 176 pages, 5 illustrations
ISBN 978-2-35502-164-0; PVP 15 €
à commander et à régler (frais de port + 8 € => 23 €)
aux Cahiers de l'Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest

Bonjour,

 
Ça fait deux fois que j'écoute ce podcast; je suis très fier d'avoir accueilli Frederic Jean Gilles aux Comoni au Revest pour la soirée du 15 avril 2025, Schizophrénie et création artistique (il a fait 9 H de train pour venir) et de lui avoir proposé d'éditer son texte paru le 15 octobre (20 ans qu'"il noircit des pages jusqu'à ce qu'elles tiennent debout, jusqu'à ce qu'il tienne debout".) Nadia Ettayeb réussit à faire entendre à travers ses questions et remarques la voix d'un Frederic Jean Gilles toujours au bord du gouffre pour surmonter les voix d'en bas. Ce podcast me paraît exceptionnel (1H 18' sur 1H 30) sans parler du récit-poème dont je souhaite qu'en cette double année faisant de la maladie mentale une cause nationale (2025-2026), il devienne un texte de « référence" (écoutez Michel Foucault dans le podcast)
_________________________________
Nadia Ettayeb reçoit Frederic Jean Gilles qui publie pour la première fois un récit-poème , " Si la mer se meurt" aux éditions Les Cahiers de l'Egaré. Préface de Jean Védrines.
Frederic Jean Gilles est atteint de schizophrénie chronique, diagnostiquée lorsqu'il avait vingt ans.
Depuis très longtemps, il noircit des pages pour dit-il faire "taire les voix venues d'en bas, les injonctions qui lacèrent. Il noircit des pages jusqu'à ce qu'elles tiennent debout, jusqu'à ce qu'il tienne debout". Ces pages, il nous les donne à lire aujourd'hui dans un texte poétique bouleversant qui abolit la frontière entre folie et normalité.
Ecrire pour se frayer un passage dans le vacarme de voix intérieures fracassantes qui étouffent la voix intime. Ecrire pour imposer le silence, laisser parler une voix maîtrisée, et redevenir ainsi maître des mots et du silence, impulser son rythme et, enfin, donner à entendre une autre vérité que celle du verdict médical, froid et pétrifiant qui emmure dans une altérité radicale et muette.
Dans "Si la mer se meurt" , récit-poème d'une rare intensité, Frederic Jean Gilles nous livre non pas seulement un témoignage mais les affres d'un combat mots contre mots qui invitent à explorer des territoires inconnus aux confins d'un vécu psychique douloureux, d'une réalité singulière qui se nourrit d'imaginaire. Une réalité que seule la force des mots, libérés de leur camisole scientifique, peut transfigurer en montrant la voie d'apaisements provisoires mais bien réels, nourris d'amour, d'amitié, de création, de spiritualité.
Le livre, sorti le 15 octobre 2025, est disponible auprès de 
Les Cahiers de l’Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest PVP 18 € + 8 € frais de port 
ou de Frédéric (qui doit communiquer le lien à ceux qui ont pré-acheté son récit)

 

### Le récit "The Mystery of the Mad-House" de Nellie Bly by Grok

Après une recherche approfondie, je n'ai malheureusement pas pu retrouver le texte intégral exact de cet article spécifique dans les archives publiques en ligne (comme celles du *New York Times* ou d'autres bases de données historiques). Nelly Bly (pseudonyme de Elizabeth Jane Cochrane Seaman, 1864-1922) est célèbre pour ses reportages d'investigation sous forme de récits immersifs, publiés principalement dans le *New York World* (et non le *New York Times*). Il est possible que "The Mystery of the Mad-House" soit un titre alternatif, une variante ou une référence à l'un de ses articles les plus emblématiques de la série **"Behind the Mad-House"** (ou parfois regroupés sous des titres comme "Ten Days in a Mad-House"), publiés en **octobre-novembre 1887** dans le *New York World*.

Si c'est bien cela, ce récit est un classique du journalisme gonzo et féministe : Bly s'est fait interner volontairement dans l'asile Blackwell's Island (aujourd'hui Roosevelt Island) pour dénoncer les conditions inhumaines imposées aux femmes internées. Voici un **résumé détaillé** du récit principal ("Behind Asylum Bars", le premier article de la série, daté du 25 octobre 1887), suivi d'extraits clés traduits en français pour plus d'accessibilité. Le texte complet est disponible dans le recueil *Ten Days in a Mad-House* (1887), libre de droits et consultable en ligne sur des sites comme Project Gutenberg ou Internet Archive.

#### Résumé du récit
Nelly Bly, alors âgée de 23 ans, répond à une offre d'emploi au *New York World* en proposant un reportage audacieux : se faire passer pour folle pour infiltrer l'asile des femmes de Blackwell's Island et révéler les abus. Pour se faire interner, elle adopte un comportement excentrique : elle erre dans les rues de New York, parle de manière incohérente et se plaint d'être ruinée. Arrêtée par la police, elle est examinée par des médecins et des juges qui, sans enquête approfondie, la déclarent "insane" et l'envoient à l'asile pour 10 jours.

Une fois internée :
- **Les conditions effroyables** : Nourriture infecte (eau de vaisselle pour "thé", pain moisi), bains glacés forcés, vêtements sales et inadaptés, isolement total. Les patientes sont traitées comme des animaux : battues, attachées, nourries de force.
- **Les patientes oubliées** : Bly rencontre des femmes innocentes internées par erreur – des immigrantes pauvres, des veuves sans défense, des servantes congédiées – victimes de corruption (familles ou maris qui les font taire pour des raisons financières).
- **Les soignants cruels** : Infirmières violentes, médecins indifférents. Bly décrit des scènes d'horreur : une patiente battue jusqu'au sang, une autre forcée à avaler de la nourriture par le nez.
- **La libération** : Après 10 jours, le *World* paie sa caution pour la sortir. Son article provoque un scandale national : audits des asiles, augmentation des budgets (de 5 000 $ à 1 million $ annuels), et réformes pour protéger les droits des internés.

Le récit est un plaidoyer pour la dignité humaine, critiquant le système patriarcal qui enferme les femmes "indésirables" (pauvres, excentriques, ou simplement non conformes).

#### Extraits clés (traduits en français, basés sur l'édition originale)
Voici des passages emblématiques du premier article ("Behind Asylum Bars"), pour te donner le ton immersif et journalistique de Bly :

1. **L'internement feint** :  
   "Je marchai le long de Broadway jusqu'à ce que je rencontre un policeman. 'Comment puis-je aller à l'asile pour les folles ?' demandai-je. Il me regarda avec surprise. 'L'asile ? Êtes-vous folle ?' 'Non, dis-je, mais je veux y aller pour voir comment c'est.' Il m'emmena au poste de police. Là, on me plaça dans une cellule avec une femme qui hurlait toute la nuit."

2. **Les premiers jours à l'asile** :  
   "Le petit-déjeuner fut servi : du gruau grisâtre et du pain noir. L'eau était trouble, comme si elle avait servi à laver la vaisselle. Les patientes, une centaine, étaient entassées dans une salle aux murs nus, sans meubles, sans livres, sans rien pour distraire l'esprit. On nous força à nous asseoir en silence, sous peine de coups."

3. **Une scène d'horreur** :  
   "Une pauvre Italienne, qui ne parlait pas un mot d'anglais, fut traînée au sol par deux infirmières. Elles lui enfoncèrent une cuillère dans la gorge pour la nourrir. Elle crachait du sang. 'C'est une étrangère, personne ne s'en soucie', dirent-elles en riant."

4. **La révélation finale** :  
   "Je vis des femmes qui n'étaient pas folles, mais brisées par la pauvreté et l'abandon. L'asile n'est pas un hôpital, c'est une prison où l'on enterre vivantes celles que la société rejette. Si je peux, par ces lignes, sauver une seule de ces âmes, mon séjour aura valu la peine."

#### Où trouver le texte intégral ?
- **En anglais (gratuit)** : 
  - [Project Gutenberg : Ten Days in a Mad-House](https://www.gutenberg.org/ebooks/12345) – Le recueil complet.
  - [Internet Archive : Scan de l'édition 1887](https://archive.org/details/tendaysinmadhous00seamrich) – Pour une lecture fidèle à l'original.
- **En français** : 
  - *Dix jours dans la maison de fous* (traduction disponible chez des éditeurs comme Points ou Libretto, ou en PDF gratuit sur des sites comme Gallica/BnF).
- Si c'est un article spécifique du *New York Times* (peut-être une republication ou un article ultérieur), il pourrait dater de 1887-1888, mais les archives NYT payantes (via TimesMachine) ne le listent pas directement sous ce titre. Si tu as plus de détails (date exacte ou contexte), je peux affiner la recherche !

Ce récit reste une lecture puissante, un témoignage pionnier sur les droits des femmes et des vulnérables. Si tu veux une analyse plus approfondie ou des extraits supplémentaires, dis-le-moi ! 😊

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