voyages
Traité des passions / Gilles cailleau
Le cerf-volant de l'égaré N°2
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Le cerf-volant de l'égaré N°1 - Les Cahiers de l'Égaré
Le cerf-volant de l'égaré magazine littéraire et artistique, numérique et gratuit, paraissant aléatoirement sur le blog des Cahiers de l'Égaré Envoyé par mail ou par la newsletter du blog b...
https://cahiersegare.over-blog.com/2023/06/le-cerf-volant-de-l-egare-n-1.html
Le cerf-volant de l'égaré
magazine littéraire et artistique,
numérique et gratuit,
paraissant aléatoirement
sur le blog des Cahiers de l'Égaré
Envoyé par mail ou par la newsletter du blog
Après Marie des Brumes, d'Odysseus Elytis, créée le 7 novembre 1985 à Châteauvallon, mise en scène Gil Royer, décor Michel Bories
la revue Aporie N° 5 est consacrée à Odysseus Elytis
il y eut Les tragédiennes sont venues, de Saint-John Perse, créées au Château de la Ripelle au Revest en août 1986, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Miche Bruyère
la revue Aporie N° 8 est consacrée à Saint-John Perse et à la tragédie
quand les tragédiennes se sont dévêtues de leurs habits de scène et réclament de grandes oeuvres séditieuses, licencieuses; ah! les audacieuses, les délicieuses, les malicieuses / leur demande a été adressée en 1986 à 33 tragédiens et tragédiennes / aucun n'a répondu ni passer commande d'oeuvre séditieuse à un auteur / exception Dominique Lardenois a passé commande de la Lettre au directeur du théâtre à Denis Guénoun, éditée par Les Cahiers de l'Égaré, 2500 exemplaires ont circulé
le décor avec les émigrés ou migrants et les tragédiennes descendues par les ruelles vers le port et la Mer / deux titres importants de Denis Guénoun sur le théâtre
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" Les tragédiennes sont venues... ", d'après Saint-John Perse
Il n'est jamais aisé d'adapter un poème à la scène. A Châteauvallon Dominique Lardenois s'y est essayé. A bon droit.
une critique parue dans Le Monde
la tragédie n'est pas le drame dit l'édito / Car le drame est vulgaire, comme les actualités et leur urgence journalière, pâture des foules curieuses. Quand la tragédie est rare, où s'unissent l'existence et le théâtre, la vie et l'art, accordés par le malheur quintessencié et irrémédiable d'être. Oeuvre où se reconnait le destin, dépouillée des petitesses et pure de l'accessoire, la marque de la culture et du style. / dans les marges d'Aporie, les stars d'aujourd'hui / à leurs façons, ce sont des indisciplinaires, pas dans le moule, rétifs aux diktats, au conformisme / ils plaisent ou pas, sont dénigrés ou adulés mais ils tracent leur chemin de vie et d'artiste
l'adresse aux tragédiennes (14) et tragédiens (19) d'aujourd'hui (leurs noms sont dans les marges) pour qu'elles réclament des textes licencieux, séditieux / aucun ne nous a répondu / illustrations Valérie Anton, Nicole Budonaro, Michel Dufresne
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Équinoxe d'une heure: Saint-John Perse - Blog de Jean-Claude Grosse
SJP et son masque; les tragédiennes sont venues à La Ripelle; démolition de la maison natale de SJP en 2017 à Pointe-à-Pitre; tombe de SJP à Giens; Les Vigneaux aujourd'hui, maison de villég...
un beau texte de Salah Stétié
risographie d'Ernest Pignon-Ernest pour radio zinzine, servant de couverture à l'essai de José Lenzini : Albert Camus et la prémonition des terrorismes, parution aux Cahiers de l'Égaré, le 1° novembre 2023, coïncidant avec le début de la guerre d'Algérie, 1° novembre 1954
à partir de ce N°2
sont partagées des contributions d'écrivains et artistes vivants
pour commencer :
Ma lettre à Juliette Binoche par Marcel Moratal, écrivain, animateur du Canard en bois, théâtre de 45 places dans la grange de sa ferme à Montréal-les sources, 1500 m
Ma lettre à Juliette Binoche
Madame,
Je ne sais pas si ces mots arriveront jusqu'à vous mais il me fallait absolument vous les écrire. J'ai mis beaucoup de temps avant de m'engager dans cette lettre. Je craignais de faire intrusion dans votre vie et de vous apparaître comme un olibrius qui veut se rendre intéressant. Écrire n'a jamais été une affaire facile pour moi. C'est un peu comme aller puiser de l'eau, descendre dans son propre puits et remonter vers la lumière pour séparer l'eau claire de la boue. Cela m'est venu d'un ordre intérieur dont je ne sais pas toujours très bien le pourquoi ni le vers quoi il m'emmène mais ce qui est certain c'est qu'il vient d'un besoin absolu.
Beaucoup de questions ont rapidement titillé mon esprit : quelle forme donner à cette lettre pour exprimer clairement son urgence et sa nécessité ? Pourquoi le choix sur votre personne ? Pourquoi vous ? Est-ce la vie qui nous engage dans nos actes, dans nos choix, ou nous-mêmes qui nous engageons dans la vie ? Y a t-il des passages obligés sur le chemin de notre existence ? Des croisements qui nous paralysent devant le choix à faire et sur la direction à prendre ? Qui est le guide ? Ou alors sommes-nous peut- être notre propre guide. À vrai dire je n'ai pas vraiment de réponse à ces questions. Chaque pas dans ma vie m'apporte son énigme.
L'écriture avec d'autres disciplines artistiques comme la peinture, la sculpture, la musique nous révèlent parfois peu à peu à nous-mêmes à notre grand étonnement. Mais nous ne finissons jamais de descendre dans notre puits. Chaque jour nous découvrons au fur et à mesure une nouvelle poupée russe au fond de notre être.
J'ai toujours été tracassé par la question de l'âme. Est-ce que l'âme est une envoyée de Dieu ? Quand on rend notre âme à qui la rend-on ? À Dieu ? Pourtant on m'a toujours dit que donner c'est donner et que reprendre c'est voler. La morale des hommes en fin de compte.
Je n'ai jamais eu l'âme d'un groupi. Enfant et adolescent je n'accrochais jamais les photos de mes artistes préférés dans ma chambre. Mes passions, mes coups de coeur et mes peines, je les gardais toujours secrètement au fond de moi. Peut-être par pudeur. Il paraît que les animaux se cachent pour mourir, moi je me cachais pour pleurer. En silence. Parce qu'un garçon ça ne devait pas pleurer. Çà c'était bon pour les filles. À cause d'une éducation très patriarcale on ne montrait pas trop ses sentiments. Le mot amour était un mot silencieux qu'on ne prononçait jamais. Nous ne parlions jamais des filles à la maison. Alors écrire est devenu pour moi un moyen de réveiller les mots silencieux pour leur faire prendre l'air sur les pages de ma vie et pour qu'ils défassent les noeuds que la vie m' avait parfois bien serrés. Fort. Très très fort. Dans le secret des mots, une petite voix intérieure me disait depuis longtemps d'y aller, me disait que je pouvais le faire et même, si je savais l'écouter au plus profond de moi- même, que je devais le faire.
.
Tout est parti d'une émission de radio. Vous parliez de la mélancolie et à un moment donné vous avez récité une prière orthodoxe, Le roi céleste :
« Roi céleste, Consolateur, Esprit de Vérité, Toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor des Grâces et Donateur de Vie, Viens, et Demeure en nous, Purifie-nous de toute souillure, et Sauve nos âmes, Toi qui es Bonté. »
L'humilité de ce texte, l'appel au divin, m'ont fortement interpellé...
Marcel Moratal
Poèmes au jour le jour d'Alain Le Cozannet, ici du 15 septembre fin d'été au 16 octobre, début d'automne / La nature exige de moi des choses impossibles bravo je lui obéis de toutes mes forces : Histoire d’amour aux dimensions divines immersion ou baptême en mer tous les matins quel que soit le temps / c'est le genre de tragédien dont on aurait besoin si on était plus divin mais les temps sont terribles, monstrueux.
Poèmes de La Mitre
Alain Le Cozannet
Attentat.
la mer se montre à grand bruit
entre les doigts
une guêpe butine et pince
un cri invisible
s’élève dans le ciel
déchire l’air derrière les nuages.
La Mitre 15/09/2023.
Blasphème.
2 hangars béants
inertes vides noirs
à pied de mer
violette et blanche
arrachée vivante
aux vents invisibles.
La Mitre 16/09/2023.
Tempête.
silence force du bruit
tutus blancs
ballet d’écume
fumée noire
ferraille jaune.
La Mitre 17/09/2023.
Chant d’amour.
allongé sur le ventre
le bidon de gasoil
de son œil rouge
regarde l’atelier.
Auffan 17/09/2023.
Demain.
horizon noir
ciel et mer mangent le gris
les sombres bateaux de guerre
retiennent le temps
derrière une voile blanche
suspendue minuscule colombe.
La Mitre 20/09/2023.
Sous l’eau.
goélands cris étouffés
odeur lait de figue
monde inexplicable
magie de l’apesanteur.
La Mitre 20/09/2023.
Le bal des puissants.
le long du lazaret transfiguré
les monstres de guerre
se glissent lentement
dans la bataille sans vainqueur
des algues du sable et de la mer.
La Mitre 21/09/2023.
Moyen Âge.
dans la gueule noire du rocher
le porte-avions gris fer
l’index accusateur
pointé vers le ciel
La Mitre 21/09/2023.
8 Photos
Monique Frémont (Perpignan)
Billets
Alain Cadéo
Labyrinthe héréditaire
Si un de mes ancêtres, un certain Ramiro Rampinelli, fut disciple de Newton, un de mes oncles petit-fils de l’empereur Iturbide fusillé à cheval après deux ans de règne, un arrière grand-père Garibaldien, un autre grand-oncle Louis Barthou, ministre assassiné en 1934, moi je ne suis qu’un arrière petit-fils, peut-être, du très sérieux Buster Keaton. Même attirance pour les locomotives et les bateaux à roue, des amours impossibles, des décors écroulés autour de nos minces silhouettes, et le même air surpris, sous de larges paupières, lèvres fines, bouche fermée, d’appartenir au Monde sans savoir d’où je viens ni même où je m'en vais.
Loups et chimères
Chaque matin ma meute attend fiévreusement que je libère sa puissante énergie. Ça geint, ça chougne, grogne, ça aboie, ça gémit.
Un, les nourrir, les caresser, les flatter, les appeler chacun par leurs noms. Deux, les calmer, les rassurer, éviter qu’ils se mordent entre eux, leur promettre battue dans les fourrés et toute l’étendue de nos chasses aux idées. Trois, enfin les lâcher et tenter de les suivre alors qu’ils filent droit sur la piste électrique, pleine d’odeurs, du renard hérissé de secrets récoltés dans la nuit.
Et ce sont courses folles, parfois désordonnées et il faut rappeler les hésitants, les égarés, les petits mots trop jeunes, inexpérimentés, perdus dans les genêts, poursuivant la bécasse ou bien le rat musqué. C’est l’alpha qu’il faut suivre, il ne se trompe pas et va droit sur la proie. Adroit, rusé, intelligent, il a un flair de tous les diables et ne se fourvoie pas. Mes loups, mes mots, sont faits de cet alphabet là. Qu’ils soient dans les bois de la torpeur, sur les collines de l'ivresse, les gorges de la mélancolie ou les sommets de la lucidité, ils fouinent, cherchent, lèvent le lièvre de la joie, débusquent le putois et ne se lassent pas de suivre le renard qui leur montre le mystérieux sillage d'argent que laissent les chimères dont personne ne voit ni ombre ni lumière, ni même le plus petit éclat.
Sans ces chiens-là, ma meute, je suis déboussolé, perdu, ratatiné, ne sachant si j’écris ou sommeille dans la sombre forêt de tous mes mauvais rêves et d’un réel aussi cruel et vide que mon pire ennemi: l’insidieuse fadeur du désenchantement.
Nina, la Joyeuse, l'auteur du récit / Victor Kirista, l'illustrateur de la BD à paraître pour avril 2024
NINA LA PETITE AFRICAINE
Bitaho : Le dernier rempart
Nina Nezerwe-Delorme
illustrateur Victor Kiritsa
Victor – laissez-moi vous expliquer,
L’action se passe à Nyarusange village natal de Nina ; il est situé au cœur du Burundi qui est lui-même au cœur de l’Afrique. C’est ici qu’elle rencontra une trentaine de paysans qui se réunissaient après le travail des champs pour chercher à s’entraider. Nina à sa sortie de l’université Lumière de Bujumbura, décida de leur apporter son soutien. Sa première action fut de trouver des fonds pour construire une coopérative. C’est Fabien un simple paysan qui sait tout juste lire et écrire qui lui proposa le nom de Bitaho, en kirundi cela veut dire « l’endroit où l’on se retrouve pour échanger, apporter et recevoir des connaissances. Un endroit où l’homme se ressource ».
Immergée dans cet univers paysan, elle se sent en résonnance avec la vie. C’est dans ce monde authentique que Nina ‘la petite africaine’ souhaite vous emmener. C’est avec toutes ces femmes merveilleuses, en contact avec une vie foisonnante , qu’ensemble, elles vont construire ce premier rempart face à cette mort galopante, la 6e extinction massive de la vie, qui chaque jour nous menace un peu plus.
Cet album est son histoire que j’ai eu le plaisir de partager avec elle. C’est aussi une mise en garde à tous ceux qui se prennent pour les maîtres du monde, aveuglés par cet anthropocentrisme.
Victor
1. Victor –Alors au Burundi vous n’héritez pas du nom du père, vous êtes libres
de donner le nom que vous voulez ?
2. Nina – Exact , mon père, d’après ce que m’a dit ma mère ; me voyant
souriante et fort aimable,
3. Victor –Ce qui n’a pas changé !
4. Nina – C’est ça, il décida de me donner le nom de Nezerwe (ce qui veut dire en
Kirundi «
La joyeuse »
5. Victor –un jour tu m’expliqueras comment la joyeuse a vécu cette terrible
guerre civile entre les Tutsis et les Hutus qui allait se produire durant ton
enfance.
6. Nina –Toutes ses années sont gravées en moi, elles sont toujours là, c’est
pendant cette guerre civile, à l’âge de 8 ans, que j’ai perdu mon père.
7. Victor –d’après ce que ta mère m’a dit, la joyeuse ne voulait pas quitter les bras
de ses parents par peur de salir ses chaussures, c’est bien ça ?
8. Nina –exact, c’était peut-être une sorte de pressentiment, je me sentais encore
trop fragile pour poser les pieds sur ce monde en turbulence.
9. Victor –Ce n’est pas faux, mais tu as évolué, maintenant tu y mets et les pieds
et les mains !
10. Nina –Effectivement en agroécologie, il ne faut pas avoir peur d’y mettre les
mains, mais quand on sent que c’est la bonne voie, le travail semble léger.
11. Victor – c’est ce que disait Confucius « Choisis un travail que tu aimes, et tu
n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie ».
12. Nina pourtant, chez vous en France, face au travail les réactions sont très
diverses, comment l’expliques-tu ?
13. Victor –La passion, l’amour ou le ressentiment changent le regard que nous
portons sur les choses de la vie, y compris le travail.
14. Nina –Sans aucun doute mais une occupation reste néanmoins un travail, qui
est parfois pénible !
15. Victor –Au-delà de la fatigue, il y a une multitude de facteurs qui entrent en
jeu, et personne n’y verra les mêmes choses.
16. Ils arrivent à la maison de la mère de Nina qui n’est pas là, son frère Billy les accueille
17. Nina –Bonjour Billy nous refaisions le monde à travers l’agroécologie avec
Victor ; si tu veux bien nous offrir à boire nous allons continuer sur la terrasse.
18. Billy –Tu parlais de ton projet de Niaruzangue ça avance ?
19. Nina –Toujours en attente.
20. Billy C’est un bon projet j’espère qu’il sera retenu.
21. Nina –Je l’espère aussi, car je découvre un peu plus, chaque jour, le lien étroit
entre l’agroécologie et la vie.
22. Victor –C’est vrai que la vie des plantes à des similitudes avec la vie des
hommes, comme le souligne le philosophe Émanuele Coccia. L’ignorer cela
fausse notre jugement.
23. Billy –et comment ça ?
24. Victor –Parce que les plantes sont les premières et les seules qui rendent la vie possible sur terre. Pénétrer le secret des plantes signifie comprendre le
monde, car tout est dans tout et surtout pas dans cet anthropocentrisme qui
nous caractérise trop.
Une Ode à l'humanité suivi de Territoires de la Joie de Nouria Rabeh, illustré par Katheline Goossens, à paraître en 2023
Poème au Dr Dauriac
(à Katheline Goossens)
Nouria Rabeh
Une dent s'en va, comme d'autres
marquées par l'usure du temps
d'une saison automnale
où les feuilles tombent
elles s'amoncellent
au pied des arbres nus
laissant derrière elles
l'empreinte d'une vie
une trajectoire qui suit
le cycle des naissances
comme un cri
où l'élan vital
s"amenuise peu à peu
pris par la lumière
du soleil couchant
vers l'inconnu
quand soudain
au matin du printemps
des bourdonnements
annoncent la rumeur du jour
et c'est la vie qui recommence
avec la douleur de naître
avant de la croquer
à pleines dents!
Nouria Rabeh
Ecrit le 22 juillet 2023
TERRITOIRES DE LA JOIE
Nouria Rabeh
Je laisse parfois
Mon esprit vagabonder
Au gré du vent
L’enfance douce
Rejaillit avec allégresse
De mon âme immémoriale
Comme un matin frais
Un chant bienveillant
De sa musique
S’étire sur le flanc
Des montagnes enneigées
Au regard du ciel
Qui, parfois
S’enrobe de nuages
Et laisse pourtant présager
Entre les mailles grises
Le scintillement
D’un soleil brillant.
Happée par le souffle géant
Des vagues océanes
Mugissement de voix
Dont la puissance
Et le flux s’activent
Dans le corps ouvert
D’une méduse éberluée
Captation soudaine
D’une dynamique vertueuse
Comme une machine ancestrale
Dotée d’un sentiment nouveau
Tourbillon de joie
Surgi des remous
De ce mécanisme bruyant
Une émotion des vagues
Comme l’envie d’étreindre
Une réalité essentielle
L’iode, les sels marins
Les sensations du grand large
Les cris des mouettes
Un monde où se côtoient
Algues et poissons
Multitude du vivant
Comme une envolée
Au-dessus des rochers
Le rythme d’une chanson
Qui m’emplit de gratitude.
Tu rayonnes, heureuse
L’espoir d’une hirondelle
Aux ailes subtiles
Le départ du lendemain
Vers d’autres contrées
Un horizon étranger
Loin de la mélancolie
L’enthousiasme à portée du cœur
Souris-en toi, une naissance
Le frôlement du soir venu
Comme dans un territoire
L’attente dans les airs
Bulle de son bec ouvert
Un jeu de lumières
Entre les branches
D’un arbre assoupi.
Terres de joie
Bercées par les feuilles
Allègement au cœur de l’été
Bien qu’assoiffées
La fraîcheur de tes plumes
Comme chaque matin
Petit moineau de douceur
Te fixe de bonne heure
Sueurs apparentes
Et malgré tout
Je ressens comme un refrain
Une dynamique
Un air joyeux
Amitiés réelles
Des compagnons invisibles
Me donnent le tempo
Pour construire ensemble
La cité des oiseaux.
Trêve passagère
D’un silence nocturne
Aux secrets mystérieux
Révélé par un orage
Longtemps pris
Dans la tourmente
Des incertitudes
Autrefois bannies
Des régions blanches
Ecrites en noir basané
En l’esclavage enchaîné
M’a appris à naviguer
En deçà des souffrances
Dans l’ancrage de l’histoire
Guidée par la lueur du phare
Dans la nuit profonde
Que le temps a fini par dénouer
Des vagues d’une possible joie.
La robe de prière
Aïdée Bernard, crée à partir des plantes locales, qu’elle
transforme en fibres de celluloses, les papiers qui vont
composer ses œuvres.
A l’invitation d’Imadate Art Field, elle a voulu rendre un
hommage au papier traditionnel, le washi. Il va servir de
base aux œuvres qu’elle a créées pendant la résidence.
On retrouve dans ses créations, l’empreinte et la forme du
tamis de bambou, la pureté de la fibre finement lissée par
son bercement dans la cuve d’eau et de néri.
Aïdée Bernard va ensuite ajouter d’autres fibres, qu’elle
glane dans le village ou sur le chemin du sanctuaire shinto
de kawakami gozen, la déesse du papier, dans la montagne
toute proche, tel l’aubier du cèdre du japon, des
graminées, le susuki, le kudzu, le chataîgner, le charme
houblon, etc.
Toutes en textures et en teintes naturelles, issues des
végétaux.
Créer un vêtement c’est créer son chez soi, sa protection
et son apparat en même temps.
Consciente de la dérive des productions humaines
actuelles, qui cherchant toujours à exploiter pour dégager
un profit à court terme, ne parviennent pas à trouver un
équilibre écologique, Aïdée Bernard nous invite à
reconsidérer notre rapport à la Nature à travers des
vêtements de fibres de plantes, digne d’une déesse du
papier !
Et si nous revêtions la puissance d’un vêtement de
Nature ? Et si nous reprenions conscience que nous
sommes une part de cette nature et qu’abîmer notre
monde c’est aussi nous abîmer ?
Ainsi est ma prière, pour que de l’anthropocentrisme actuel
puisse naître les mondes de demain, où chaque être
végétal, animal ou même minéral puisse coexister.
Pourra t-on voir la puissance d’une telle prière ?
en mai 1998, 150° anniversaire de l'abolition de l'esclavage dès 1997, 4 structures décident de passer commande de 4 textes à 4 auteurs et de faire découvrir ces textes dans les 4 lieux Laurence Vielle était parrainée par le Centre culturel Wallonie-Bruxelles Mohamed Kacimi par Les 4 Saisons du Revest pour La confession d'Abraham Gerty Dambury par Les Francophonies de Limoges (époque Monique Blin) Yves Nilly par Le Cargo de Grenoble c'est lors de sa venue aux Comoni que j'ai découvert l'incroyable Laurence Vielle; j'ai eu l'occasion de la revoir à Paris et de correspondra avec elle
Nue je suis née
Sandrine-Malika Charlemagne
Pour avoir chanté seins nus
A sa fenêtre
Elle se fera conspuer
Vouer aux gémonies
Pour avoir chanté la liberté
Je fais comme je veux
Quand je veux
Si je veux
Sous le soleil
Sur les vagues
Sur le sable chaud
Electrisée par les embruns
Entre les bottes de foin
Ou de paille
Au creux des dunes
A m’en brûler la peau
De désir
A en crier dans la cabine du train
De nuit, Vienne-Oslo
Et l’on dira d’elle
Pauvre déséquilibrée
Elle va trop loin
Quelle indécence
Mais dans ses yeux à elle
Persiste l’incandescence
Je vous salue
Les pince-fesses
Trous béants de la pensée
Où ne perce de lumière
Que la noirceur de vos tabous
Qui êtes-vous
Pour lancer vos anathèmes ?
Je me fous de vos interdits
Nue je suis née
Nue je partirai
Nue je vous enlace
Je vous embrasse
Et baise vos mains
Nue comme le ver de la pomme
Si vous cherchez à m’emprisonner
Au nom de ce dieu tout puissant
Je vous rappelle le jour de ma naissance
Le jour de notre naissance
A nous toutes femmes de toutes les civilisations
La nudité est un pur joyau
Plus pur que l’air vicié
De vos prisons
Plus pur que vos paroles
D’où rien de sacré ne jaillit
En vérité
Notre nudité
A la grâce de Dieu
Est un diadème
Une toile sublime
Où il fait bon voyager
Où l’imagination
N’a de cesse de battre
Tel un cœur affolé
Où chacun y puise
Le repos dont il a besoin
Notre nudité
Notre voile d’éternité
la petite ouvrière métisse de et par Sandrine-Malika Charlemagne
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Texte et Roman initiatique à succès " Au Nom du Corps" Roman ici : https://amzn.to/43cZjaF Site internet : www.caroline-gauthier.fr
au nom du corps de et par Caroline Gauthier
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poème final d'un ensemble appelé Métamorphosis, Kosmorgasmik, sur des images synchronisées avec le texte, décrit La Terre et ses milliers de bouches éruptives, ses milliers de vulves-geysers,...
1° ébauche du poème final d'un ensemble appelé Métamorphosis, Kosmorgasmik, sur des images synchronisées avec le texte, trouvées sur internet, décrit La Terre et ses milliers de bouches éruptives, ses milliers de vulves-geysers, la Terre ronde est ronde de toutes les grossesses animales et humaines, de toutes les germinations florales et végétales, de toutes les minéralisations calcaires et granitiques. La Terre est la porteuse, l’accoucheuse de tout ce qui naît, de tout ce qui prend corps. Le corps, les corps, encore et encore. Incarnations en chairs et en os, en racines et cimes, en strates et sédiments.
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Aphrodite's Child and Irene Papas- Infinity ∞
Band : Aphrodite's Child and Irene Papas Song : ∞ (Infinity) Album: 666 (1972) Painting: Saint Anna by Nikos Gabriel Pentzikis (1908-1993)
un orgasme au féminin, cosmique, organique, créatif, réalisé par la fabuleuse tragédienne Irène Papas (décédée le 14 septembre 2022 à l'âge de 93 ans), datant de 1972 et tiré de l'album mythique 666 Aphrodites' Child, avec Vangelis (décédé le 17 mai 2022) et Demis Roussos
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VANGELIS & IRENE PAPAS - OH ,MY SWEET SPRINGTIME
VANGELIS: COMPOSITEUR GREC reconnu pour ses thèmes de musique électronique décédé le 17 mai 2022. IRENE PAPAS EST UNE GRANDE ACTRICE ET CHANTEUSE. Elle voit le jour en 1926 près de Corinthe, ...
ce montage me semble pouvoir être l'apothéose de ce N°2 du cerf-volant de l'égaré
Conversation dans un compartiment de 1° classe / Marc Israël-Le Pelletier
Conversation dans un compartiment de 1° classe de Marc Israël-Le Pelletier vient de paraître, en cours de diffusion auprès des abonnés; disponible à partir de janvier chez Soleils Diffusion
Né en France, Marc Israël-Le Pelletier vit en Amérique du Nord depuis plus de trente-cinq ans. C’est à New York, en 1995, qu’il rédige sa première pièce, Le Globe, produite par France Culture en 1999 et publiée en 2006 par les éditions Théâtrales. Il est aujourd’hui l’auteur d’une soixantaine de textes de théâtre. Depuis quelques années, il se consacre aussi à la fiction. À cet égard, il a écrit plusieurs nouvelles parues dans les ouvrages collectifs publiés par les Cahiers de l’Égaré.
Conversation dans un compartiment de 1re classe met en scène trois personnages dans un huis-clos ayant pour décor un TER parti de Chambéry à destination de Paris. H1, homme ayant la soixantaine, guindé et arrogant, le type même du cadre supérieur réac., s’attaque vivement au Vice-Président de la multinationale pour laquelle il travaille. H2, jeune cadre nouvellement engagé, écoute son aîné sans pour autant prendre position. Le troisième personnage, le contrôleur du train, un homme d’une cinquantaine d’années, représentant le bon droit, involontairement deviendra le déclencheur du dénouement dramatique de ce texte.
272 pages, format 13,5 X 20,5
ISBN 978-2-35502-126-8
PVP 18 €
Conversation dans un compartiment de 1° classe de Marc Israël-Le Pelletier vient de paraître, en cours de diffusion auprès des abonnés 2022
disponible à partir de janvier chez Soleils Diffusion-Distribution
3 Rue Jean Dollfus, 75018 Paris
01 45 48 84 62
Terre abusive / Michel Gendarme
Vient de paraître, ce 9 août, Terre abusive, trilogie de Michel Gendarme
ISBN 978-2-35502-134-3
format 13,5 X 20,5
174 pages
PVP : 18 €
distribué sur commande à votre libraire ou plateforme par Soleils Diffusion
3 rue Jean Dollfus
75018 Paris
téléphone 0145488462
Photographie couverture : Irène Cerquetti
TERRE ABUSIVE
D’URINE ET DE FER (les fuyants) p.5
LE VOYAGE D’AMADOU (les survivants) p.79
SOUS LE VERT GAZON
IL Y A UNE BELLE MERDE (les vivants) p.119
POSTFACE de Hassane Kassi Kouyaté p.169
D’URINE ET DE FER (les fuyants)
premier volet de la trilogie « TERRE ABUSIVE »
PERSONNAGES
Cargo
Cadet
Aîné
Issa
Maître forgeron
Mère-jeune de l’aîné
Prostituée
PRESENTATION
Deux frères, Aîné, Cadet. Seuls, enfermés dans la cale d’un cargo. Le navire est immobilisé au large d’un port.
Une seule ouverture, petite, difficilement accessible, donne la lumière. Elle laisse parfois entendre la voix lointaine, mélodieuse, d’une Sirène. Elle chante depuis la scène d’un théâtre de plein air, dont le fond donne sur la mer.
Dans la cale, à de rares moments on pourra entendre des bruits de pas, lourds, résonner dans l’infrastructure métallique du navire.
LE VOYAGE D’AMADOU (les survivants)
d’après le récit d’Amadou Keïta (deuxième volet de la trilogie « TERRE ABUSIVE »)
PERSONNAGE
Amadou, 21 ans, porte un Sweat à capuche
RESUME
Amadou, jeune malien issu de la pauvreté, de la brousse puis de la rue, vit de petits boulots, de nourritures et d’hébergements précaires. Baladé d’un tuteur exploiteur à un coach sincère, il se raccroche à ce qui l’aide à vivre, le football, qu’il pratique depuis l’enfance pour meubler ses longs moments d’oisiveté sans école. Repéré par quelques professionnels, aguerri par quelques matchs victorieux, il se fixe pour seul objectif de devenir joueur professionnel et pour cela de rejoindre l’Europe par tous les moyens. Pour lui, ce sera par la Libye via le désert afin de s’embarquer pour l’Italie. Longue épopée de deux années, risquée et dangereuse, mortelle pour beaucoup. Ce rêve sombre à quelques encablures de Tripoli lorsque le bateau sur lequel se sont entassés des centaines de malheureux coule et qu’Amadou est repêché in extrémis par les gardes côtes libyens. Une autre aventure commence alors pour lui, celle d’une renaissance, celle du retour au pays avec un combat acharné pour la reconnaissance de ses droits et de sa dignité d’homme.
SOUS LE VERT GAZON IL Y A UNE BELLE MERDE (les vivants)
troisième volet de la trilogie « TERRE ABUSIVE »
INTENTION
Après les fuyants, puis les survivants, voici à présent les vivants, comme si le monde était fini, que les vaincus étaient enfin définitivement reconnus et utilisés comme objets. Objets d’extinction, d’occupation, d’utilisation temporaire. Les puissants se reconnaissent eux-mêmes pantins du monde-argent, à la merci des mirages pétro-dollars, sachant encore naviguer sur les flotsd’algorithmes monétaires. J’aimerais qu’ils soient représentés en marionnettes géantes, traînant en permanence leur froc chu à leurs pieds. Ridicules, puérils, pathétiques. Mais à abattre. Dans la pièce je retrouve Amadou, Cadet, Aîné, les personnages des deux précédents volets de ma trilogie, dont on va découvrir les destins fatals, et Diva, pape féminin, la Sirène entendue dans D’urine et de fer. Elle est réincarnée en femme blanche, ancienne déesse noire, comme une métaphore de l’Afrique qui à force d’être consommée par les colonisateurs a perdu sa couleur. Belle, elle est dressée sur son piédestal mobile (je pense à la “papamobile”), presque nue, excessivement poupée, objet éternel du désir, ce pouvoir seul lui est délégué, celui de la jouissance unilatérale. Parfois elle saignerait, rappel du sacrifice, de l’esclavage, de la soumission.
Le monde est devenu un immense terrain de golf, propre, aseptisé, synthétique, sans risque, sous lequel le monde civilisateur occidental a enfoui ses merdes terroristes et les parcelles de géographie menaçante : on peut y retrouver toute l’Afrique du nord et sub-saharienne, le moyen-orient, etc... J’aimerais qu’Amadou, Cadet et Aîné, rescapés-prisonniers des migrations, apparaissent minuscules, tellement impuissants, comme des ombres, des hologrammes, à peine réels. Ils sont les premiers stagiaires à subir une rééducation planifiée mondialement pour les quelques vivants acceptés comme tels. Ils devront entretenir ce terrain de golf infini.
Bien sûr ce qui n’est pas mort va renaître. Tant que l’extermination n’est pas achevée, des rhizomes enchantés tentent de pousser et de faire vie de la moindre eau, du moindre ciel, de la moindre lumière et, comme on le lira, de la moindre merde conservée secrètement précieusement.
Alors ce qui se casse est bien l’échafaudage capitaliste, il se raccommode et s’amoncelle.
J’aimerais des mots muets écrits en défilement de fond de scène, sur les corps, le green. J’aimerais des marionnettes, des poupéesgonflées, des hologrammes, rien de vrai, du factice, de la poudre aux yeux, du plastique, du néon élastique, des voix off mélangées suaves et agressives, inquiétantes, électroniques, blanches, des corps animaux de zoo. J’aimerais un présentateur télé blond qui explose. Un temps qui ne se connaît plus. Pas nous. Jamais.
Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova
Dans ce roman polyphonique et labyrinthique de 666 pages, Jean-Claude Grosse, facétieux porteur de masque et joueur de rôle, praticien fantasque de la « commerie » nous livre à 81 ans, une œuvre bien plus vivifiante que testamentaire.
Interrogé par l’épousée lors de son admission à l’hôpital, un mois avant sa disparition : je sais que je vais passer, où vais-je passer ? l’auteur sonné et sommé de répondre est tombé sur ce paradoxe :
Ce qui passe ne reviendra pas, nevermore, mais il sera toujours vrai que ça a eu lieu, for ever.
Le passé passe mais ne s’efface pas. Un livre d’éternité s’écrit donc par chacun d’entre nous, un livre unique, le nôtre, infalsifiable, inoubliable.
Où passe-t-il ? Quand le rend-on ? Tout livre d’éternité est un livre en vérité, atemporel, acausal même si les épisodes sont datés et explicables, une divine comédie qui ne s’ignore pas.
En le rendant, on en a fini avec les romans et romances de sa vie.
Le sommaire non paginé aux pages 623-626 donne un aperçu des thèmes abordés par l'auteur. Il n’évite aucune des préoccupations politiques, sociales, sociétales, écologiques de la période, ni aucune des interrogations philosophiques et spirituelles interpellant les hommes depuis des temps très anciens.
Toujours en mouvement, le scripteur en état de flow ou d'autohypnose nous déroute et parfois même nous envoûte par la variété de ses écritures.
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J.-C. Grosse: un intellectuel singulier
J.-C. Grosse : un intellectuel singulier Jean-Claude Grosse n'est pas forcément connu des lecteurs de Médiapart, et pourtant il " en fait des choses " : éditeur des Cahiers de l'Egaré, homme de...
https://blogs.mediapart.fr/yvon-quiniou/blog/201221/j-c-grosse-un-intellectuel-singulier
premier papier du philosophe Yvon Quiniou sur Et ton livre d'éternité ?
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Et ton livre d'éternité ? de Jean-Claude Grosse + Vita Nova
L'auteur de ce livre d'éternité fut le jouet pendant 80 ans de la commerie. Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur. À 80 ...
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Macronique, ouvrez livre et cahier de l'Egaré
Ça y est il l'a rendu ! Quoi ? Mais non pas son âme. Cela peut se faire. Cela se fera. Il sait qu'il va passer... Mais où ? Lui le sait. Il rejoindra l'épousée. Et ce fils perdu sur une route ...
chronique du journaliste Jacques Larrue
ET TON LIVRE D'ETERNITE ?
Jean-Claude Grosse
Les Cahiers de l'Egaré
par Rachel Kaposi
« Où va-t-on au bout du temps fini » ? demande l'épousée.
Telle est la question essentielle, fil rouge du livre, qui ressurgit, tel un leitmotiv, tout au long du livre.
Peut-on alors envisager une autre réponse que celle de ces signes indélébiles déployés sur 666 pages pour fixer ce que la mémoire pourrait effacer ? Et aussi percevoir l'importance de ce livre-cadeau offert un 14 février à une absente toujours présente.
« La demande est surhumaine », dit l'épousé.
« Mais ce qui est humain, c'est notre promesse. »
Pour entrer dans le cœur du livre, puisqu'il s'agit de toute évidence d'un livre de cœur, j'ai tenté de me rapprocher de Lui-Je et de Je-Lui, et de cette identité se dédoublant pour mieux s'envisager.
JE n'a pas d'âge, et paraît extrêmement vivant dans cette façon qui est sienne de « Poétiser » ainsi les différents moments de la vie quotidienne, « sans originalité à tout prix ».
Devenu « agitateur culturel », il s'interroge, et cherche à donner sens aux événements en tentant de reconstituer les éléments du puzzle.
Reconstituer, recoller, c'est faire le choix du symbolique (en recollant les morceaux du bol brisé).
« Ce qui me tourmente... C'est un peu, dans chacun de ses hommes, Mozart assassiné »
Ne serait-il pas là, le moteur d'action de JE-LUI dans le monde et la culture ?
Lui-je, hiérosolymitain d'Avers sous les eaux.
Toujours à l'affût. Faisant en sorte pour que rien de bien ne se perde .
Lui-je, incarnation de l'amour infini.
Tellement perceptible dans le dialogue entre deux âmes sensibles, le grand-père et la petite-fille, capables de dialoguer vrai tout au long de conversations nous faisant cheminer au cœur même de leurs deux intelligences croisées.
« Vivre dans une réalité élargie », dit la petite fille qui me fait ainsi découvrir ses sept pouvoirs : « celui du soleil, celui de la lune, celui de l'eau, celui de l'air, celui de la terre, celui des fleurs et celui de la Nature (avec un N majuscule).
Elle qui a déjà compris la nécessité de mots ayant un sens, et qui préfère se taire plutôt que parler pour ne rien dire.
La vie est comme une épopée, avec ses zébrures blanches et noires., pensent-ils.
Et c'est ainsi que cet incroyable parcours conduit à la naissance, un 25 décembre 2020, jour de Solstice d'hiver, à 00 h, de « Je suis Vita Nova ».
« J'irai sur mon chemin de vie jusqu'à cessation de vie, remplissant la mission de vie qui semble être la mienne : la bienveillance par les mains, le regard, les sourires, du silence d'accueil... », écrit-il.
Sans doute s'agit-il d'accéder à une nouvelle dimension, à de nouvelles valeurs (d'humanité, d'empathie).
L'enjeu est immense.
Pour devenir ange. Et gai rire des maux passés.
Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova
format 16 X 24, paru le 14 février 2022
les abonnés ont été servis en décembre 2021 comme annoncé
666 pages dont 6 en quadrichromie
ISBN 978-2-35502-130-5 / PVP 28 € /
Licence Creative Commons
L’écrivain / Jean-Claude Grosse
hiérosolymitain d'Avers sur les eaux / d’Avers sous les eaux depuis le Déluge /
et de Corps Ça Vit /
et / Vita Nova
Les Cahiers de l’Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest-les-Eaux
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Aphrodite's Child and Irene Papas- Infinity ∞
Band : Aphrodite's Child and Irene PapasSong : ∞ (Infinity) Album: 666 (1972)Painting: Saint Anna by Nikos Gabriel Pentzikis (1908-1993)
infinity by irène papas et aphrodite's child, une performance "diabolique" ?
Voilà un livre d’éternité de 666 pages, placé sous le signe du diable, le tentateur qui propose à chacun de démesurer son nombril.
L’auteur de ce livre d’éternité, Celui qu’on appelait communément J.C., hyérosolymitain d’Avers sur les eaux, d’Avers sous les eaux depuis le Déluge et de Corps Ça Vit, appellation non brevetée, non protégée l’identifiant par nom-prénom, date et lieu de naissance, taille 1,69, sexe de taille XXL, fut le jouet pendant 80 ans de la commerie.
Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur.
À 80 ans passés, Lui-Je-Moi fut pris de fou-rire, il s’allégea puisqu’il n’était rien ni personne.
Moi-Lui-Je, Celui qu’on appelait communément J.C., donna naissance le 25 décembre 2020 à 00H00 à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans espèce, sans Histoire, sans mémoires, localisé comme corps, non localisable comme esprit, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.
traverser le livre d'éternité en traversant l'univers d'aphrodite's child dans l'album 666, sous le chiffre du tentateur
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique de 666 pages pour 81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
« Je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme
une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience,
phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. »
Henri Bergson, L'énergie spirituelle, (in Oeuvres, édition du centenaire, Paris, P.U.F., 1963, p.858)
« Les vies que nous n’avons pas vécues, les êtres que nous n’avons pas aimés, les livres que nous n’avons pas lus ou écrits, ne sont pas absents de nos existences. Ils ne cessent au contraire de les hanter, avec d’autant plus de force que, loin d’être de simples songes comme le croient les esprits rationalistes, ils disposent d’une forme de réalité, dont la douceur ou la violence nous submerge dans les heures douloureuses où nous traverse la pensée de tout ce que nous aurions pu devenir. »
Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, (Les Éditions de Minuit, 2014)
en exergue de D’autres mondes de Frédéric Sonntag, Éditions théâtrales, avril 2021
en lien avec L’hypothèse du Tout et La Révolte des ressentants de Leafar Izen
Mise en gar_e
Καταστροφή / catastrophe
(définition trouvée dans les ruines de Pompéi par Pascal Quignard et rapportée dans Le sexe et l'effroi, p.79 ap. J.C., AD 79)
Καταστροφή / catastrophe est la rupture grave du fonctionnement d'une communauté ou d'une société impliquant d'importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources
(définition transportée vers Mars par la navette Atlantis 2 financée par Élan Muské de Space-XXL et propulsée avec les dernières gouttes de combustible fossile après la catastrophe provoquée par la rencontre probable mais imprévue entre une plaque continentale et une plaque océanique coupant une moitié de la Terre en deux, laissant le magma à 1200° s’épandre en lave à la surface des deux moitiés de la moitié de Terre cherchant à se réconcilier avec l’autre moitié)
Les derniers jours de l'humanité
Au secours, les tués ! Assistez-moi, que je ne sois pas obligé de vivre parmi ces hommes qui ont ordonné que des cœurs cessent de battre ! Revenez ! Demandez-leur ce qu’ils ont fait de vous ! Ce qu’ils ont fait quand vous souffriez par leur faute avant de mourir par leur faute ! Cadavres en armes, formez les rangs et hantez leur sommeil. Ce n’est pas votre mort – c’est votre vie que je veux venger sur ceux qui vous l’ont infligée ! J’ai dessiné les ombres qu’ils sont et je les ai dépecés de leur chair ! Mais les pensées nées de leur bêtise, les sentiments nés de leur malignité, je les ai affublés de corps ! Si on avait conservé les voix de cette époque, la vérité extérieure aurait démenti la vérité intérieure, et l’oreille n’aurait reconnu ni l’une ni l’autre. J’ai sauvegardé la substance et mon oreille a découvert la résonance des actes, mon œil le geste des discours, et ma voix, chaque fois qu’elle citait, a retenu la note fondamentale, jusqu’à la fin des jours.
Écrite entre 1915 et 1919, cette pièce action éclatée en centaines de tableaux et une foule de personnages sans héros.
L’auteur Karl Kraus fut poursuivi pour pacifisme quelques mois avant la fin de la guerre. Pourtant, les faits mis en scène ici se sont réellement produits ; les conversations les plus invraisemblables ont été tenues mot pour mot ; les inventions les plus criardes sont des citations ; la chronique a reçu une bouche, de grandes phrases sont plantées sur deux jambes – et bien des hommes n’en ont plus qu’une…
Devant la porte
Un homme rentre en Allemagne. Mille jours durant, il a attendu dans le froid. Et après avoir attendu mille nuits dans le froid, il peut enfin rentrer chez lui. Et la vie qui l’attend ressemble à un film hallucinant. Il doit se pincer, ne sachant pas s’il rêve. Il s’aperçoit alors qu’il y a des gens qui vivent la même chose que lui. Il se rend compte que c’est un film ordinaire. L’histoire d’un homme qui rentre en Allemagne, comme tant d’autres. Tous ces gens qui reviennent chez eux sans pourtant rentrer car ils ne savent plus où aller. Chez eux, c’est dehors, devant la porte. Leur Allemagne, elle est là dehors, dans la nuit, dans la pluie, dans la rue. Voilà leur Allemagne !
Né à Hambourg en 1921, envoyé sur le front russe en 1941. Il en revient blessé et malade et passe la guerre entre l’hôpital, le front, et la prison, pour automutilation et activités subversives.
En janvier 1947, il écrit en une semaine la pièce qui fait de lui le premier écrivain célèbre de l’après-guerre allemande et, avec Heinrich Böll, l’un des représentants majeurs de la littérature des ruines : Dehors devant la porte, le récit du retour de Beckmann, simple soldat dont le foyer n’existe plus.
Beckmann a plongé dans le fleuve pour mettre fin à ses jours. À l'Elbe qui désire savoir ce à quoi il aspire, il répond : Pioncer. Là-haut, à la surface, je ne tiens plus. Je ne supporte plus. C'est pioncer que je veux. Etre mort, toute la vie. Et pioncer. Enfin pioncer en paix. Pioncer dix mille nuits d'affilée.
Mais l'Elbe lui répond résolument qu'il ne peut rester : Commence par vivre. Commence par vivre.
Wolfgang Borchert meurt le 20 novembre 1947, la veille de la première de sa pièce, à 26 ans.
en 5'44, un portrait d'auteur; le paradoxe de ce portrait c'est que l'auteur critique les gens atteints de "commerie", qui font comme et effet-miroir, son journal lui révèle comme il a fait "comme", un praticien de longue durée de la "commerie"
paradoxe, le sommaire du Livre d'éternité, traversée dantesque en 6 livres des enfers anciens et modernes, se trouve en fin de livre; voici donc un livre finissant par son commencement
Sommaire établi par l'auteur, ses avatars et ses métamorphoses
Les derniers jours de l'humanité
Dehors devant la porte
Livre I – au temps de l'apocalypse joyeuse /
autant en emporte le vent de chernobylhome /
autant en brasse l'océan de foukirira /
au temps du CAC 40 – COP 21 = COVID 19
1 – les migrerrants
2 – les marrantschiants
3 – 15 août 1971
4 – poison du 1° avril 2020 / le monologue du virus
5 – le temps du confinement
6 – admis aux soins intensifs
7 – le jour d'après
8 – sortie progressive du confinement
9 – contribution au jour d'après / nature et culture
10 – 9 juin 2021
Livre II – Romans polyphoniques de sa vie /
Ça vit choisit ses romans et romances
1 – La question (Question de vie et de mort)
2 – La déclaration inaugurale
3 – (Dés)apprentissage de la bêtise de la maîtrise
4 – La jeune fille de 16 ans
5 – Le jeune homme de 27 ans
6 – Grande Vie Cosmique / petite mort orgamisque / Intime / Extime
7 – La fabuleuse rencontre de Lola à La Béate, nid d'amour fusion de Serge et Lula
8 – Oui, je veux bien OUI
9 – Lola fille de joie
10 – Es-tu disponible ?
11 – 46 ans d'effet lune de miel
12 – 46 ans d'effet lune de miel (suite)
13 – Portrait de la femme aimée 40 ans après
14 – L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto
15 – L’Éternité d’une seconde Bleu Giotto (à suivre)
16 – Les déambulations d'un confiné
17 – Brouillon à la 1° personne
18 – où j'en suis à 80 ans passés
19 – un manuscrit inédit
20 – rêve d'une école de la vie
21 – s'ensauvager l'été
22 – L’adolescente devenue Femme-Fâme
23 – Vivre les saisons au féminin que tu sois femme ou homme
24 – Voir / Recevoir le regard soudain lavé
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Vladimir Vissotski "Chasse au loup"
Vladimir Visotsky est un acteur, chanteur, poete russe. Il vivait en Russie et en France, il etait mari d'une actrice francaise Marina Vlady. Il etait dissid...
pour lire autrement le livre IV consacré au Baïkal, au théâtre
Livre III – Sa vie antérieure /
Ça vit adesso et sempre hic et nunc
1 – Enfance /Adolescence (1940 - 1953)
2 – Enfant de troupe / Saint-Cyrien (1953 - 1962)
3 – Lieutenant dans l'Algérie indépendante (septembre 1962 - février 1964)
4 – Sociologie des lieux communs / Lacan (1964 – 1967)
5 – Mai 68
6 – Militant trotskiste-lambertiste (1969 - 1981)
7 – Les 4 Saisons d'Avers sous les eaux (1983 – 2004)
8 – Retraite (Jubilación) fin juin 1998 - ...
9 – Je suis Charlie / 11 janvier 2015
10 – Attentat du Bataclan / vendredi 13 novembre 2015
11 – Le temps des Gilets Jaunes (17 novembre 2018 – décembre 2019)
12 – Écrire le viol / Réflexions sur l'affaire Weinstein / Le Consentement /
13 – Bicentenaire de la mort de Napoléon /
Décapitation de Louis XVI /
Décapitation de Samuel Paty
14 – 150° anniversaire de la Commune
15 – Ses nouvelles convictions politiques
16 – 35 ans après Chernobylhome
17 - Cahier des futurs désirés pour Corps Ça Vit
18 - En attendant, je pleure
19 - Et puis après, j'ai souri
Livre IV – Baklany / Baïkal - Sillages / la Vie / l'Amour-Agapé
Le théâtre dans la vie / le théâtre et la vie / le théâtre dans le théâtre /
Dans le sillage de Baïkalal
Dans le sillage de Dasha K
Dans le sillage de Marilyn
Livre V – Pharmacon : Tu es Aimé Tu es mon Bien-Aimé
Livre VI – La naissance de Je Suis Vita Nova
Une histoire de la vraie vie racontée par Samuel le barbier
le paradoxe de l’écriture du livre d’éternité est que remplir 666 pages en format 16 X 24 pour 81 ans de commerie vide totalement de son énergie,
le scripteur ;
un feu intérieur le consume, particulièrement agressif au niveau de la peau qui le dé-mange,
écorché vif
déquasmant = démasquant
ses écailles et peaux mortes ;
le scripteur ignore comment l’homme va ressortir
de ces vases communicants
de sa Vie à son Livre
de son Livre à sa Vie
VIDE ?
à moitié vide, à moitié plein,
oscillant de moitié en moitié sans retrouver l’UN
=
en langage des oiseaux
VIE D’EUX =
VIE 2
comme maladie = mal a dit comme soigné = soi nié comme guérir = gai rire
le livre d’éternité s’achève dans le rire pour passer à une vie étrange comme étrange = être ange
Germain Nouveau à moitié saint à demi fou
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Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie/José Lenzini - Blog de Jean-Claude Grosse
couverture, pages 4 et 8, 1° poème de Germain Nouveau, élève de rhétorique au collège d'Aix-en-Provence, paru dans le Cahier d'honneur qui regroupait nationalement les meilleures productions ...
article tentant de faire le point sur le cas Germain Nouveau selon le titre d'un essai de Jacques Lovichi
portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de José Lenzini
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Germain Nouveau - l'ami de Verlaine et de Rimbaud
Poète, peintre, à moitié saint, à demi fou, Germain Nouveau (1851-1920, Pourrières) est un personnage hors du commun. Jeune provincial arrivé à Paris, il se lie d'amitié avec les plus grand...
à moitié saint à demi fou; là est sans doute la vérité cherchée par le chemineau Germain Nouveau qui a besoin de fous et mystiques pour l'accompagner
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Benoît-Joseph Labre - Wikipédia
Benoît-Joseph Labre, né le à Amettes ( Pas-de-Calais), qui appartenait au diocèse de Boulogne-sur-Mer (France) et décédé le à Rome, est un pèlerin mendiant français qui parcourut les rout...
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1989, EMI : l'aller-retour dans la mort du poète Vital Heurtebize | INA
Octobre 1985, Vital Heurtebize est victime d'un grave accident. Inanimé, il observe son corps allongé sur l'herbe, le poète vit une expérience de mort imminente qui va profondément le transfor...
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documentaire exceptionnel
Paroles d'ermites - Les Pères du désert
L'essentiel pour l'ermite est d'être trouvé vif et amoureux d'une Réalité dont le sujet est à chercher à l'intérieur de lui-même... Il est passé de la quête éperdue des objets du désir ...
https://www.jeanyvesleloup.eu/Bibliographie/paroles-dermites-les-peres-du-desert/
les pères du désert présentés par Jean-Yves Leloup
Il faudrait plus qu'un édito / Gilles Cailleau
livre en souscription, envoyé aux souscripteurs à partir du 20 septembre; peut-être commandé en librairie via Soleils Diffusion
Il faudrait plus qu'un édito de Gilles Cailleau250 pages format 14 X 22ISBN 978-2-35502-125-118 €Du même auteur, aux Cahiers de l’Égaré :Le tour complet du cœur, 2005 (rééd. 2011 & 2014)
Fournaise, 2008
Gilles et Bérénice suivi de Tout l’univers en plus petit, 2011
Vous qui lisez ne me regardez pas (œuvres quasi complètes), 2011 (rééd. 2015)Tania’s Paradise, 2013Le nouveau monde, 2017
Je ne suis pas un très bon acteur, je joue comme un chien, je veux dire que j’ai les défauts d’un chien, celui qui rentre les pattes pleines de boue et qui débordant d’amour les pose sur la chemise encore blanche de son maître ou de sa maîtresse. L’épure n’est pas mon affaire, je la laisse à d’autres qui en font un meilleur usage. Ma générosité de gamin m’empêchera d’entrer au panthéon des acteurs solitaires et splendides.
Parfois un spectateur me demande : – « Jouer si près de nous ne vous perturbe pas ? – Bien sûr que si, ça me dérange, ça m’importune, ça me bouscule, ça me déconcentre. Je l’espère bien, je ne demande que ça. Si j’étais funambule, ça m’ennuierait qu’il n’y ait jamais de vent. »
Gilles Cailleau, auteur, metteur en scène et interprète de la compagnie Attention Fragile, a écrit une centaine de billets d’humeur publiés sur le site de la compagnie entre 2004 et 2021. Les voilà rassemblés dans cet ouvrage.
2004-2021. J’écris depuis 18 ans les éditos de la page d’accueil du site d’Attention Fragile, une dizaine les années fastes, 3 ou 4 les années maigres, et les voilà tous ensemble.
Enfin, presque tous, j’en ai fait disparaître quelques-uns. À les relire j’ai constaté que je manquais parfois d’inspiration.
Mais je me suis aperçu aussi qu’au-delà de ce que j’y dis, ils retraçaient à leur manière une histoire – incomplète et subjective certes, mais quand même une histoire des splendeurs et des misères de la vie artistique pendant ces 18 dernières années.
Il s’en est passé des choses! M’entendre parler aujourd’hui de masques, de distanciation sociale ou de culture essentielle dans des éditos qui ont plus de 10 ans, c’est une étrange ironie...
Merci à toutes et tous mes camarades, merci à ma propre compagnie, Attention Fragile, que je ne quitte pas.
Et merci à Jean-Claude, merveilleux éditeur et ami.
Gilles Cailleau
Thés, buvards et p'tits papiers / atelier d'écriture Point de mire
Thés, buvards et p'tits papier, ISBN 2-978-35502-112-1, 120 pages, 150 exemplaires, en commande à la bibliothèque Oustaou per tutti, Maison des Comoni au Revest
Point de Mire
Se focaliser sur quelque chose à dire, être attentive à son émergence par l’écriture, prêter attention à la manière de procéder de chacun(e), dans le respect et la bienveillance, tels sont les objectifs lorsque j’anime un atelier d’écriture...
Celui du Revest-les-Eaux se déroule depuis plus de quinze ans, un samedi par mois, dans la bibliothèque du village. Ça n’est pas qu’un atelier d’écriture, c’est devenu une aventure humaine.
L’arrivée se fait toujours dans un joyeux brouhaha ! Durant la mise en place, sortir les cahiers, les crayons, mais aussi les thés, les chocolats, les gâteaux, la bouilloire, nous nous donnons toujours un bon quart d’heure pour échanger les nouvelles : qui a lu ce livre, vu ce film, écouté ce concert, partagé tel spectacle ?
Puis doucement, lentement, à l’énoncé du premier jeu d’écriture, de la première consigne, le silence va s’installer, le regard va se perdre au loin ou se tourner vers l’intérieur, les plumes, les pointes, les crayons vont commencer à glisser sur les pages blanches laissant libre cours à l’imaginaire de chacun(e)...
Ainsi de fil en aiguille vont naître des textes, des bouts d’histoires, des pistes à développer un jour, plus tard ou jamais.
À la fin de la séance, on peut lire son texte à voix haute et cela devient un moment de partage très émouvant, fragile et intense.
Et aussi souvent le temps de grands rires...
Merci à tou(te)s ceux-celles qui sont venu(e)s partager ce bout de route.
Merci à la Mairie du Revest-les-Eaux qui soutient l’atelier depuis ses débuts.
Michelle Lissillour
Éditer
Éditer, c'est ce que je fais depuis 32 ans. En artisan, c'est-à-dire sans souci des circuits du livre impliquant service de presse, attachée de presse, féminine nécessairement, salons du livre, prix littéraires, lectures-signatures en librairie, médiathèques, subventions à solliciter, résidences d'écriture. Cela signifie réduire ma surface de visibilité. J'édite donc, entre 50 et 300 exemplaires en édition numérique. La souplesse et les coûts de l'édition numérique me permettent d'être très réactif, de fonctionner sans ligne éditoriale et sans programme, au petit (grand) bonheur des rencontres et coups de cœur.
L'atelier d'écriture Point de mire du Revest existe depuis 15 ans. Comment ne pas éditer le livre des 15 ans de cet atelier, principalement féminin, ce qui pour moi est un des signes que des changements nécessaires dans nos rapports à la Vie, seront amenés par l'action des femmes, conscientes de leurs pouvoirs de « sorcières ». Des femmes écrivant studieusement et joyeusement, c'est une expérience que j'ai pu vivre parfois dans l'oustaou per tutti de la Maison des Comoni.
Ravi donc de donner à ces écrits sur petits papiers, séchés avec des buvards appliqués avec soin, tout en dégustant des thés singuliers selon des rituels très élaborés, la forme durable d'un livre, déposé à la Bibliothèque Nationale de France. Les lecteurs d'aujourd'hui et les chercheurs du futur y verront peut-être comment des amoureuses des mots ont su en s'appuyant sur des contraintes, donner forme à des fatrasies savoureuses.
Jean-Claude Grosse Les Cahiers de l'Égaré
Aux couleurs de la vie / Cherifa et J.P. Grosse
Chagall et La Vie “Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir” est l'illustration de ce qu'ont réussi à colorier, séparément puis ensemble, Chérifa et Jean-Pierre, une vie de partage et une oeuvre plurielle.
Aux couleurs de la vie : un livre, un couple, deux vies, deux oeuvres. Un livre d'amour, de beauté, de sagesse. La citation de Chagall qui ouvre le livre : “Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir” est l'illustration de ce qu'ont réussi à colorier, séparément puis ensemble, Chérifa et Jean-Pierre, une vie de partage et une oeuvre plurielle.
dans Aux couleurs de la vie (novembre 2015, 220 pages, format 24 X 30,5 Les Cahiers de l'Égaré, magnifiquement imprimé au Maroc, lors d'un séjour), Cherifa et JP Grosse racontent et illustrent leurs voyages et séjours de par le monde dont une dizaine d'années en Afrique du Sud d'où une escapade chez les Himba de Namibie; page 67, une photo refusée par FB (chéché avec deux femmes himba dont une avec l'enfant)
40 €, frais de port compris
Chèque à l'ordre: Les Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest
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