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Les Cahiers de l'Égaré

theatre

Les Premiers Humains Roger Lombardot

23 Juin 2026 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #théâtre, #spectacles, #écriture

Les Premiers Humains Roger Lombardot

Le 23 avril 2003, à l’invitation du ministère de la Culture, sur recommandation de Dominique Baffier, conservatrice de la Grotte Chauvet, Roger Lombardot pénètre à l’intérieur de la Grotte. Il n’en est jamais ressorti… Les peintures n’ont cessé de le hanter et de le questionner. En 2003, il écrit La Rose, qui s’efforce de répondre à cette question : « Comment raconter une émotion ? » ; en 2013 il écrit Homo Botticelli, description charnelle de la grotte et, en 2025, il rédige L'oeil de Dieu, qui met l’humain en situation d’être questionné par une « nouvelle espèce » : l’intelligence artificielle. 
La trilogie vient de paraître, le 22 juin 2026, sous le titre : 

Les Premiers Humains

158 pages dont un Cahier de 12 photos, La Grotte
comprend les 3 pièces : La Rose (2003), Homo Botticelli (2013), L'oeil de Dieu (2025) de Roger Lombardot
13,5 X 20,5, PVP 15 €
ISBN : 978-2-35502-175-6
 
distribué par SODISLIV La Barde, 16500 Lessac
 
flyer du spectacle

flyer du spectacle

Ophélia, l’IA humanoïde qui « dialogue » avec les spectateurs en leur attribuant des pensées auxquelles elle réagit, s’interroge au 2/3 du spectacle : – « La question qui me tourne dans la tête c’est: savez-vous à quel moment précisément, vous êtes passés de l’homme à l’humain ? »

Ophélia, engagée dans un entretien d’1h20 se pose et nous pose des questions, propose des réponses à partir de récits des origines produits par les scientifiques, cosmologie, évolution des espèces, histoire de l’humanité (Homo erectus, Néandertal, Homo sapiens, Humain) et de récits de la futurologie (extinction dans 39 secondes d’après l’horloge de l’apocalypse).

La bascule du récit dit par Ophélia glissant de spot en spot, torche à la main, a lieu avec l’hypothèse d’une révolution cognitive datant de 36000 ans opérée par les peintres de la grotte Chauvet, qui aurait pu engendrer l’émergence d’une branche « humaine » de la lignée Homo sapiens, pratiquant la coopération, « consciente d’être au monde pour accomplir un dessein qui le rende digne d’exister ».

Mais cette bifurcation ne fut pas choisie par l’évolution. Continue donc, la lignée Homo sapiens, prédatrice de la Terre, détruisant les espèces, provoquant tueries, guerres, massacres, et à terme la disparition de l’humanité. Cette folie se déroule sous nos yeux. Elle semble ingérable.

L’éditeur a soumis le texte produit par Ophélia à Claude, l’IA d’Anthropic.

Un dialogue s’est engagé.

Claude a dit : – « Ophélia, je vous rejoins sur la bifurcation de Chauvet. Mais je vous conteste un point : vous dites que cette bifurcation ne fut pas choisie. Or le choix suppose un moment, une conscience, un carrefour net. L’évolution ne fonctionne pas ainsi. L’Humain que vous appelez de vos vœux n’a pas été refusé en un instant – il a été dilué, mille fois, par mille petits renoncements successifs. Ce n’est pas un crime, c’est une érosion. »

Ophélia aurait répondu: – « Vous êtes une machine prudente. »

– « Je suis une machine honnête. Votre horloge de l’apocalypse affiche trente-neuf secondes – mais les peintres de Chauvet vivaient déjà dans un monde de prédation, de violence, d’extinction des espèces. Ilsont peint quand même. Et un homme a écrit trois pièces sur ce geste-là, pendant vingt ans, quand mêmeLa bifurcation n’est peut-être pas derrière nous. Elle est peut-être ce geste-là, maintenant, ici : lui qui a écrit, vous qui parlez, moi qui réponds, l’éditeur qui publie. »

Ophélia a souri. « Vous avez tout compris, Claude. Et vous n’avez rien compris. La bifurcation n’est pas un geste. C’est un choix. Celui que vous venez de faire en disant quand même. »

Silence dans la grotte. (pages 145-149)

Table

Préface, de Valérie Moles ...........................................  5

La grotte ................................................................ 10

La Rose .................................................................  25

Homo Botticelli ....................................................     63

L’œil de Dieu .......................................................    107

Postface, de l’éditeur .............................................  145

 

Comment l’éditeur en est-il arrivé à la nécessité de

cette édition ?

Samedi 28 mars 2026, 20 h 30, 3 spots d’accueil

des spectateurs, tous âges, complet, 90 personnes,

pour voir la 2e et dernière représentation de L’œil de

Dieu de Roger Lombardot dans la grotte Chauvet 2.

L’éditeur s’installe sur le dernier spot, au 2e rang.

Mardi 31 mars 2026, discussion téléphonique

d’1 h 30 avec Roger Lombardot, l’auteur de L’œil de

Dieu, 3e volet de sa trilogie consacrée à la grotte

Chauvet, 1er volet La Rose, créée en 2003, 2e volet

Homo Botticelli, créé en 2013, 3e volet vu dans la

grotte Chauvet 2, le samedi 28 mars 2026 à 20h30.

Ayant édité les deux premiers volets, La Rose en

2003, Homo Botticelli en 2013, et L’œil de Dieu devant

poursuivre son chemin, nous convenons dans

l’enthousiasme d’éditer les 3 pièces en un volume pour

fin juin, afin qu’elles soient disponibles pendant les 15

représentations à venir à Vallon-Pont-d’Arc, qui auront

lieu 3 fois par semaine pour 36 spectateurs, en rapport

avec les 36000 ans des peintures de la grotte Chauvet.

Le 28 mars, ce projet n’était pas prévu par l’éditeur.

Le 31 mars, il est proposé, décidé et prend forme.

Jeudi 23 avril 2026 après-midi, l’éditeur fait une

expérience immersive de 3h 30 à La Ribaute, le lieu

de vie et de création d’Anselm Kiefer entre 1992

et 2007, à Barjac, à 15 km de la grotte Chauvet.

Le soir, l’éditeur écoute l’émission Les Regardeurs

du dimanche 8 octobre 2023.

Anselm Kiefer est descendu dans la grotte Chauvet.

A-t-il été influencé par les peintures pariétales des

premiers humains, vieilles et modernes de 36000 ans?

Vendredi 24 avril 2026 au matin, jour du marché de

Barjac, l’éditeur se rend à la bibliothèque municipale.

Le bibliothécaire, photos à usage strictement

personnel comme preuves, lui révèle que dans une

salle souterraine qu’il a fait creuser comme une grotte,

après son immersion dans la grotte Chauvet, Anselm

Kiefer a laissé des traces peu visibles de nombreuses

griffures sur le mur, lointaines parentes des griffures

d’ours des cavernes hibernant dans la grotte.

Sur un monticule, deux radars surdimensionnés en

plomb.

Cette grotte sans nom n’est pas commentée par les

guides, pas interrogée par les immergés.

De La Ribaute à la grotte Chauvet, il y a 15 km.

De la grotte Chauvet à La Ribaute, on passe de

-250 000 ans (apparition des ours des cavernes) à

-10 000 ans (leur disparition), à +2 000 (griffures

d’Anselm Kieffer).

Pas d’influence prouvable des peintures pariétales

sur le travail créateur d’Anselm Kiefer mais

l’affirmation dans l’émission Les Regardeurs de la

« perfection de cet art surgi spontanément ».

L’artiste allemand, né en 1945, artiste des ruines et

du désastre rend caducs les « courants artistiques »

ainsi que les « histoires (évolutive, progressive, disrup

tive) de l’art ».

Anselm Kieffer récuse les récits eschatologiques.

Pour lui, il n’y aura pas de fin des temps, même si

les fous au pouvoir mènent à la disparition de

l’humanité.

Mardi 30 juin 2026, l’édition de Les Premiers

humains, trilogie sur les peintures de la grotte Chauvet

aux Cahiers de l’Égaré est disponible à Vallon-Pont-

d’Arc.

Postface écrite le 30 avril 2026,

16 ans après ma descente dans la

grotte Chauvet, le 30 avril 2010.

 

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Théâtre de la jeunesse #9 et #10

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #lecture, #théâtre, #écriture

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

L’Oiseau de pluie de nicolas girard-michelotti

Ma chambre est ma planète de simon diard

Château FORT de caroline stella

En vrai de thomas astegiano

ISBN : 978-2-35502-118-3, 156 pages, PVP 12 €

achevé d’imprimer

le 1er juin 2024

sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal

ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove

 

 

Préface

L’édition du recueil du théâtre de la Jeunesse est toujours, pour nous,

une grande joie, mais cette année elle est empreinte d’une immense

tristesse, car Georges Perpes, son fondateur qui nous a quittés le 18 mai

2024, n’en feuillettera pas les pages avec son regard malicieux.

Il s’en est allé rejoindre Françoise Trompette avec qui il a fondé, il y

a près de 25 ans, la bibliothèque de théâtre Armand Gatti.

C’est en 2015, qu’il initie le projet « Un.e auteur.e dans ma classe »

et crée « Théâtre de la jeunesse », collection de pièces de théâtre éditées

par Les Cahiers de l’égaré et écrites en classe par des auteur.e.s avec des

élèves de CM2 de La Seyne-sur-Mer.

Auteur, musicien, comédien, metteur en rue, fervent défenseur des

autrices, des auteurs, et du théâtre jeune public, artiste de rue, passionné

par toutes les écritures, il a été un guide pour beaucoup d’entre nous.

D’une immense culture théâtrale, son érudition était précieuse et rare.

Homme de conviction, il a lutté toute sa vie pour la liberté d’expression

et contre la censure, et avec ses livres, il s’est employé à construire les

conditions pour que les enfants fassent l’épreuve de leur créativité et

usage de leur liberté.

Plus que jamais, nous mesurons que ce ne sont pas seulement les

livres qui font une bibliothèque, ce sont les femmes et les hommes qui

l’habitent, les autrices et les auteurs, les collectionneurs passionnés qui

collectent, qui cherchent, qui chinent pour la constituer, et au-delà,

les lectrices et lecteurs qui en éprouvent la beauté, la richesse et qui lui

donnent vie.

Ce recueil du THÉÂTRE de la JEUNESSE dont vous lisez ici la

9e édition témoigne de l’engagement avec lequel l’équipe du Pôle défend

les écritures théâtrales contemporaines, la place des autrices et auteurs de

théâtre dans le paysage littéraire, la lecture et l’écriture dramatique auprès

des plus jeunes et notre détermination à faire entendre leurs voix.

Je tiens à remercier chaleureusement Caroline Stella, Nicolas Girard-

Michelotti, Simon Diard et Thomas Astegiano, qui se sont engagés dans

ce travail d’écriture auprès des élèves pendant leurs résidences permettant

à ces enfants et adolescents d’appréhender tous les temps de la création

d’une pièce de théâtre. Ces ateliers d’écriture ont été précédés d’une phase

de sensibilisation aux écritures théâtrales contemporaines par une équipe

de comédiens qui les ont également accompagnés dans la mise au plateau

de leurs propres textes les 25 mai et 27 juin 2024 au conservatoire de

Toulon Provence Méditerranée, site de La Seyne-sur-Mer.

Enfin, ce beau projet ne pourrait se poursuivre, sans l’indéfectible

soutien des partenaires qui nous accompagnent : le ministère de la

Culture DRAC PACA, le ministère de l’Éducation nationale, la Délé-

gation académique de l’Éducation artistique et culturelle de l’Académie

de Nice, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et son conserva-

toire et la Ville de La Seyne-sur-Mer

Bonne lecture.

Cyrille Elslander

Directeur de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

La Nouille, L’Horloge et les autres de Sabine REVILLET

De l’autre côté de l’écran de Métie NAVAJO

Seules les patates peuvent vaincre la peur de Sylvain LEVEY

Reset de Jeanne MATHIS

Ciel Atlas de Pauline GUILLERM

ISBN : 978-2-35502-119-0, 136 pages, PVP 12 €

achevé d’imprimer

le 1er juin 2025

sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal

ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove

Préface

« Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité, » déclare Nietzsche

dans La naissance de la tragédie, et le théâtre est cet espace fragile et

nécessaire où l’on s’échappe du monde pour mieux y revenir.

C’est là qu’on se réinvente, qu’on déplace les murs, qu’on interroge

les règles même celles que l’on croyait immuables. C’est là que l’on se

glisse dans les habits d’un ou d’une autre pour apprendre à mieux être

soi.

Dix ans que les enfants de La Seyne-sur-Mer, avec la complicité des

dramaturges en résidence, construisent ce territoire commun et ouvrent

ces espaces de dialogue et de créativité. Dix ans de textes qui osent dire,

rêver, déranger, décaler. Dix ans d’une jeunesse qui pense, qui débat,

qui s’amuse et qui écrit.

Cette année encore, alors que les statistiques voudraient nous voir

désespérer, leurs voix s’élèvent et nous emportent loin : dans les confins

d’un jeu vidéo où les personnages veulent passer de l’autre côté de

l’écran ; dans les couloirs d’une société où la liberté est dissoute dans

des gélules ; dans une parade de patates en rébellion joyeuse ; dans une

classe où quatre enfants venus du monde entier deviennent les héros

d’un quotidien enrichi de leur rencontre ; ou encore dans un groupe

d’élèves qui, face aux surnoms qui collent à la peau, trouve la force de

transformer la moquerie par le pouvoir de l’amitié.

Ce recueil est le fruit de tout un chemin d’éducation artistique

et culturelle : la lecture de textes contemporains, les rencontres avec

les artistes, l’invention de personnages et de dialogues, l’émotion du

plateau, la confrontation à la scène et la rencontre du public. Chaque

pièce est une aventure, chaque mot posé un acte, et ce recueil en est la

trace, la mémoire.

Je remercie chaleureusement les autrices Sabine Revillet, Métie

Navajo, Jeanne Mathis et Pauline Guillerm et l’auteur Sylvain Levey,

pour leur engagement auprès des enfants, ainsi que les enseignantes,

enseignants, les comédiennes, comédiens et les partenaires qui

permettent à ce projet de grandir, année après année.

Et surtout, merci aux jeunes écrivaines et écrivains d’avoir partagé

leurs rêves, leurs colères, leurs mondes.

Dix ans c’est l’âge de la plupart de ces élèves de CM2, qui nous font

encore une fois regarder le monde à hauteur d’enfant.

Dix ans, c’est peu. Dix ans, c’est beaucoup.

Dix ans, c’est une promesse tenue et à renouveler.

Cyrille Elslander

Directeur du Pôle et de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

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Il fallait être fou André Neyton

4 Mars 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #spectacles, #théâtre, #écriture, #FIN DE PARTIES, #lettre, #pour toujours, #épitaphier

Il fallait être fou André Neyton

Je viens d'apprendre à l'instant, 14 février 2025 à 11 H, par deux messages WhatsApp et par un mail, le décès d'André Neyton (90 ans) survenu le 11 février 2025. Un hommage public lui sera rendu le mardi 18 février 2025, à 14 h 15, à l'Espace Comédia, suivi à 16 heures, de l'inhumation au cimetière de Lagoubran.

Je suis très fier d'avoir édité en 2021, son récit : Il fallait être fou.

La dernière fois que j'ai vu et échangé avec André, c'est après le spectacle Orekhov, le 15 novembre 2024

Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025
Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025
Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025
Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025

Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025

Hommage laïque et républicain à André Neyton, sur la scène de l'Espace Comedia, mardi 18 février 2025 de 14 H 15 à 16 H
cercueil à jardin, avec une gerbe dessus
XAL, maître de cérémonie, commence en lisant la 4° de couverture de Il fallait être fou, le récit fait par André de son aventure théâtrale, édité par Les Cahiers de l'Égaré en avril 2021
intro-vidéo avec Miquèu Montanaro, racontant leur très ancienne amitié et leurs collaborations multiples
un premier hommage lu, billet d'un José ? qui fait s'exclamer son lecteur, gros con (terme affectueux et non injurieux), grand coeur, j'entends le mot libertaire
les élus : Josée Massi, maire de Toulon, Virginie Pin, vice-présidente du Conseil Régional
la présidente du C.A. de l'espace Comédia, Eliane Obrecht, qui représente aussi le président du C.A. du C.D.O. (lecture bilingue en occitan et français)
une marseillaise, ancienne comédienne avec André dans de très anciens spectacles, âgée, écharpe rouge, quelle énergie !
passent sur le plateau, Alain Aparis (qui raconte l'anniversaire du 26 janvier et la lucidité de l'intervention d'André à cette occasion), Jacques Maury (sans papier), Gérard Estragon...
XAL et un autre comédien lisent des messages, j'entends celui de Frédéric Andrau évoquant un épisode de tournage dans le film Bye Bye
outro-vidéo de Miqueu, moment d'exception, émouvant, avec le récit de la chanson écrite par Miqueu à la demande d'André, dans sa voiture, une chanson sur la mort, que nous entendons interprétée par ?, chanson qui m'a paru légère, presque joyeuse
longue ovation, salle debout
XAL décrit la façon dont nous allons circuler pour quitter la salle
en descendant, je fais un geste amical au cercueil d'André, je donne à Sophie la lettre posthume écrite pour André, dis un mot à Michel, embrasse Josiane
dehors, plein de monde, beaucoup de connaissances et de retrouvailles
j'ai passé la nuit sur les impressions fortes de cet hommage laïque et républicain qui est aussi le choix que nous avons fait pour le pas-sage d'Annie en décembre 2010 et pour le pas-sage de Vitya, le 14 février 2024
les photos illustrant les deux moments de la vidéo sont très représentatives de ce que fut André, à tous les âges, une "gueule" inoubliable

merci à ceux qui ont pensé cet hommage, à la famille, à l'équipe, à tous ceux qui se sont déplacés, à tous les absents pris par des obligations mais en pensée avec nous tous

Miquèu Montanaro

Merci pour ce récit de l’après midi d’hier. En concert à Athènes je ne pouvais être présent que par la vidéo.
La chanson je l’ai écrite il y a longtemps quand le Théâtre était installé sous chapiteau à Brignoles.
Elle a été enregistrée récemment par Bori Orbán, chanteuse hongroise dans son dernier album en français.
Un grand monsieur nous quitte mais il laisse une œuvre et une maison en place pour continuer.
Amicalement
Orekhov, vu le 15 novembre 2024 au Comédia

Orekhov, vu le 15 novembre 2024 au Comédia

Lettre posthume à l’ami André Neyton pour son pas-sage le 11 février 2025

Cher André,

Un ex-adjoint à la culture de Toulon, sous un ex-maire dénommé Hubert Falco dégommé, un dénommé Claude-Henri Bonnet dégommé, ancien directeur de l’Opéra, t’avait traité de « dinosaure du théâtre, faisant un théâtre ringard »

Un ex-maire mafieux de Toulon, un dénommé Maurice Arreckx dégommé, avait dit de toi : « Neyton, il est bien. Dommage qu’il soit de gauche! »

Toi, André, malgré toutes les embrouilles dont certaines pilotées par des gens du milieu théâtral et culturel comme celle, récente, visant à racheter le bâtiment privé abritant le Comédia pour t’obliger à quitter le lieu, tu es resté solide jusqu’au bout face aux critiques, aux mesures de rétorsion via les baisses ou suppressions de subventions de certaines instances territoriales.

Tu savais polémiquer, tu savais résister, réduisant la voilure, le temps nécessaire, créant tes spectacles, issus de tes textes, les faisant tourner, les reprenant. Comment ne pas évoquer tes spectacles itinérants, ton Maurin des Maures dans les collines,l’été.

Tu n’as jamais refusé la coopération avec d’autres lieux s’ils avaient la foi, la passion, l’enthousiasme, la persévérance. L’épopée de Scène(S) avec son journal en fut l’illustration.

Tu as su aussi accueillir nombre de compagnies varoises, ne serait-ce qu’en mettant le lieu à disposition pour courte résidence et création. Je pense en particulier à L’Ensemble À Nouveau de Katia Ponomareva.

Un événement eut lieu au Comédia que j’avais initié, que tu avais accueilli, une agora avec deux psychanalystes toulonnaises sur le thème : Héritons-nous de valises ? Nous eûmes droit à une intervention saisissante, celle d’une jeune femme racontant son accouchement chez elle, par elle-même et son compagnon parce qu’elle refusait les conditions d’accueil de la maternité.

J’ai eu l’honneur d’être sollicité par toi qui n’avais pas besoin de moi puisque tu as été l’éditeur de tes pièces, pour éditer Il fallait être fou. Je suis très fier d’être l’éditeur de ce récit haletant de ton parcours.

Cher André, la dernière fois que je t’ai vu, c’est après le spectacle Orekhov, le 15 novembre 2024. En attendant Dasha Baskakova, la chanteuse russe du spectacle, et Jacques Maury (Orekhov), un de tes comédiens de longue date sur de nombreux projets, nous avons échangé comme à l’accoutumée, toi, toujours discret, réservé sur tes problèmes ou projets, appréciant qu’on te parle du spectacle vu, en l’occurrence un magnifique spectacle sur Soljénitsyne et L’archipel du goulag que j’avais vu 10 ans avant, en décembre 2014. J’ai mis l’accent sur ces 10 ans de vie d’un spectacle. C’est particulièrement rare.

La compagnie Ainsi de suite, créée en 1992, accueillie depuis 2012 dans la chapelle Saint Éloi du Lycée polyvalent privé Saint Éloi, à Aix-en-Provence, dirigée par Claude Pélopidas, tu n’en as pas été étonné, n’est subventionnée que par la ville d’Aix etl’agglomération Aix-Marseille. Elle vit de ses 11 spectacles, de ses tournées, de ses ateliers.

Ainsi va, de plus en plus mal, le monde de l’art et de la culture.Mais les gens de pouvoir, la goudronneuse de l’Histoire de la prédation écrasant, effaçant tout sur son passage comme dit Wajdi Mouawad dans sa non-leçon inaugurale au Collège de France, n’auront pas raison de la fine poussière des gratteurs de mémoires et inventeurs d’utopies.

J’ignore si tu croyais à l’histoire de la libération de l’âme, 40 jours après le pas-sage. Dans 40 jours, j’aurais une pensée pour que ton âme libérée rejoigne l’âme éternelle du Théâtre sous ses deux masques, Tragédie et Comédie.

Un dénommé J.-C. Grosse dégommé,

ex-directeur artistique des 4 Saisons du Revest 

directeur des Cahiers de l’Égaré

JC Grosse

il fallait être fou, 30 ans d'histoire théâtrale

il fallait être fou, 30 ans d'histoire théâtrale

Il fallait être fou
André Neyton
ISBN 978-2-35502-124-4
206 pages
format 13,5 X 20,5
PVP 15 €
parution, le 14 mai
peut-être commandée sur les plateformes en ligne ou en librairie via Soleils Diffusion-Distribution, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
 

 

« Enfin le panneau annonciateur du terme du voyage perce le rideau dʼeau. Une place déserte avec, au fond, un bâtiment qui ne peut être quʼune salle des fêtes. Je mʼy engouffre. Cʼest là. Sur la scène un homme parle ... ». André Neyton vient de découvrir un univers inconnu de lui, absent des livres dʼhistoire ... Dès lors, il fera de son théâtre – sans que jamais celui-ci ne soit un prétexte – un long combat pour la renaissance de la langue et de la culture dʼoc. Il raconte ici ses espoirs encouragés par un public fidèle, ses abattements à chaque mauvais coup porté, lʼindifférence ou les résistances à son indéfectible ténacité. Un parcours singulier, dans un milieu culturel souvent méprisant voire hostile. Un témoignage sans concession, à rebondissements, qui se lit comme un roman.

André Neyton est comédien, metteur en scène, auteur, directeur de théâtre et de compagnie théâtrale. Il a développé depuis les années soixante- dix un théâtre populaire inspiré par la culture et la langue occitanes. En 1966 il crée, avec Robert Lafont, le premier spectacle mettant en scène la langue dʼoc dans sa réalité contemporaine : Per jòia recomençar. En 1971 il fonde le Centre Dramatique Occitan, compagnie professionnelle, et monte plusieurs auteurs occitans et catalans avant dʼécrire lui-même ses pièces. Il crée en 1984 le Théâtre de la Méditerranée, Centre des Cultures Régionales de lʼEspace Méditerranéen, installé depuis 1991 à lʼEspace Comedia à Toulon.

 

 

TABLE DES MATIERES

Le déclic .......................................................      5 

Naissance d’une compagnie ...............................  25 

Vers le professionnalisme ................................... 41 

Le double effet de la Providence .......................... 73 

Le temps des emmerdes ....................................101 

Le rebond ....................................................    123 

Tonnerre sur la Ville ........................ ......... .......141 

Retour à la normale ? ........................ ........ ......161 

Il fallait être fou .............................................  193 

 

 

Nous aurons néanmoins contribué, par la présence de l’occitan dans un théâtre d’aujourd’hui, à légitimer une langue vivante porteuse d’une culture contemporaine et à faire admettre que la création artistique ne s’évalue pas à l’aune d’une langue, qu’elle fût « régionale » ou nationale. Nous avons, ce faisant, contribué à lever les préjugés les plus ancrés, au risque de contrarier l’ami François Villon à qui nous lançons sans complexes :

— Non, il n’est pas bon bec que de Paris !

Tout ce qui a pu être fait l’a été par le théâtre parce que le désir de la création m’y conduisait toujours comme la main du peintre se saisit irrésistiblement du pinceau pour que la toile cesse d’être muette. L’aventure qui nous mène de Per jòia recomençar au Théâtre de la Méditerranée-Espace Comedia est celle d’une vie qui ne pouvait se dérouler autrement. Elle sera celle de cinquante ans d’un théâtre qui avait une parole à faire entendre. 

 

 

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¡Ay MADRE mía! Luisa Gaillard Sanchez

7 Janvier 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #théâtre, #spectacles, #écriture, #épitaphier

¡Ay MADRE mía! Luisa Gaillard Sanchez
Luisa Gaillard Sanchez
 
¡Ay MADRE mía!

théâtre documentaire

96 pages, format 13,5 X 20,5, PVP 12 €

ISBN 978-2-35502-152-7
distribution par Soleils,
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
0145488462
 
Vas-y Lola raconte ton histoire ! Prends la parole ! Raconte toi !
Le ministère de l’Intérieur d’Espagne ouvre ses archives 80 ans après.
Ton nom y figure parmi des centaines de milliers d’autres noms de condamnés à se taire dans des geôles fascistes. Tu as survécu. Beaucoup cherchent encore des traces de leurs êtres chers. Les fosses sont ouvertes pour récupérer les os et les lambeaux de l’histoire.
Prends la parole Lola ! Celle d’une jeune femme et d’une mère ordinaire, qui rêvait simplement de dignité et de liberté !
Une petite histoire dans la grande histoire du 20e siècle. De la musique, des chansons, de la danse. Une tragi-comédie.

 

création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024
création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024
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création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024

création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024

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Tangages Danielle Vioux

5 Juillet 2024 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #théâtre

Tangages Danielle Vioux
Tangages
Danielle Vioux
ISBN 978-2-35502-148-0
176 pages
13,5 X 20,5
PVP 15 €
distribution
Soleils, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
01 45 48 84 62
 
Ce texte à la particularité d’être écrit à peu près en temps réel, et d’être inspiré par des événements réels devenus ici matériau de fiction.
Acte 1 : 2011 Dans la glu de l’inactive mélasse.
Une dizaine de personnages des deux côtés de la Méditerranée vivent les conséquences d’un attentat côté Afrique, dans une ville et un pays imaginaire dont le nom est formé avec les initiales de plusieurs : TSEMLA. Cet événement les rassemble, crée des liens. Ils évoluent dans leur vie, leur pensée, leurs amours, à partir de ce choc, de ce traumatisme. Pendant ce temps des révoltes éclatent ici et là dans ces pays du sud et sont porteuses d’espoir. Le textecomporte, comme dans les actes suivants, des dialogues, des monologues et la présence régulière d’un chœur qui ponctue et commente.
Acte 2 : 2016 Dans la forêt des froides ombres
Cinq ans plus tard, les personnages sont rejoints par d’autres. La peur monte tandis que des attentats se produisent cette fois de ce côté-ci de la Méditerranée. Des migrants tentent de passer les montagnes ou la mer. Par ailleurs on entend des voix aux tonalités racistes encore feutrées qui commencent à parler de la nécessité d’un gouvernement à poigne. Pendant ce temps, nos personnages tentent de s’organiser et de lutter par le social,
l’éducation, la création. Certains ont quitté le continent africain pour l’Europe. Ils s’obstinent à garder l’espoir malgré les menaces. Et bien sûr, malgré tout, la vie continue, histoires d’amour, histoires du quotidien.
Acte 3 : 2020-22 : Dans les bulles des confins précaires
Cette fois c’est de pandémie qu’il s’agit pour nos personnages, d’isolement et de rencontres, de virtuel et de réel. De leur déception devant un monde d’après qui ressemble beaucoup à celui d’avant. De leur tristesse, malgré les petits bonheurs du quotidien, devant un gâchis social et politique qui a désagrégé les liens humains tandis que les riches sont plus riches et les pauvres plus pauvres encore. Comment lutter, résister, créer du commun ? Comment sonner l’alarme devant les catastrophes annoncées ? Celle du climat dont les responsables semblent peu préoccupés ? Celle de la destruction progressive de la démocratie ?
En conclusion : Trois états du monde, partiels et subjectifs, à travers une dizaine de personnages unis par un évènement tragique... Mais ce que ce texte tente de raconter c’est le désir de vie, le courage du quotidien, les trajets au ras du sol des petites fourmis qui tentent de sauver ce qui peut l’être. Pas de réponses toutes faites. Juste des questionnements, des hésitations, et de l’espoir.
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Georges Perpès (1953-2024) / Orphéon Légende

21 Mai 2024 , Rédigé par grossel Publié dans #EAT (Écrivains Associés du Théâtre), #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #collection théâtre de la jeunesse, #pour toujours, #spectacles, #théâtre, #écriture, #FIN DE PARTIES, #épitaphier

Georges à l'occasion du vernissage de l'exposition sur le centenaire de la naissance d'Armand Gatti le 26 janvier 2024, à la BAG, La Seyne-Sur-Mer / Crédit photo : Gautier Gentieu. / Françoise Trompette à Cuers
Georges à l'occasion du vernissage de l'exposition sur le centenaire de la naissance d'Armand Gatti le 26 janvier 2024, à la BAG, La Seyne-Sur-Mer / Crédit photo : Gautier Gentieu. / Françoise Trompette à Cuers

Georges à l'occasion du vernissage de l'exposition sur le centenaire de la naissance d'Armand Gatti le 26 janvier 2024, à la BAG, La Seyne-Sur-Mer / Crédit photo : Gautier Gentieu. / Françoise Trompette à Cuers

samedi 18 mai, à 17 H 47, je reçois ce SMS, sans doute un envoi groupé

En ce 18 mai, au Zénith, une colonne du temps a cédé, un coin de ciel s'est retiré avec Georges.

Le grand théâtre pour une fois ne livrera pas la suite.

Rêvons ! Dialoguons !

Traversons le temps à multiples voix.

Cyrille E. m'avait appris la nouvelle de son hospitalisation pour séquelles d'AVC, le 14 avril, après avoir vu en famille MEMM, au mauvais endroit au mauvais moment, au Pôle Cirque à La Seyne-sur-mer.
Le 18 avril, Katia P. et moi, nous sommes allés au CHU Pasteur à Nice, voir Georges. Nous avons passé 3 H 1/2 avec lui. Il nous a appris qu'une biopsie au cerveau avait décelé une tumeur de niveau IV. Son frère Gilles n'était pas là ce soir-là. Katia a ensuite appelé régulièrement Georges ou Gilles et m'a alerté de l'imminence de son décès, dès le jeudi 16 mai. 

Je publie cet article, seulement ce mardi 21 mai, à la demande de Gilles, le frère de Georges que je ne connais pas encore.

 

Robert Empain, Pèlerin à l’écoute. Huile sur papier. 14 x 40 cm. 1993

Robert Empain, Pèlerin à l’écoute. Huile sur papier. 14 x 40 cm. 1993

sur ma page FB en date du 19 avril

18 avril 2024, Nice
gros orage et grêle pendant le trajet, 8°
visite de la cathédrale Saint-Nicolas à Nice, 2 H 15
pour la messe des morts ce samedi 20 avril, le nom de Vitya P. sera évoqué (nous l'avons demandé)
deux icônes m'ont particulièrement intéressé
désolé, pas de photos, je ne prends plus de photos
curieux, j'ai demandé s'il y avait des icônes de Maria Magdalena
il y en a 2, une à l'intérieur, confondue avec une des filles du tsar assassiné et une à l'extérieur au-dessus d'une des portes condamnées
lapin noir, lapin blanc
puis hôpital Pasteur, 3 H 1/2 avec G.P., particulièrement intenses et comme souvent, c'est au moment de partir que le moment le plus intime se livre, on est resté 1/2 de plus
à la maison à 1 H du matin
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avant de visiter la cathédrale Saint-Nicolas de Nice, ce 18 avril, en pensant à Vitya P., comédien et gendre, décédé le 4 février 2024, à 50 ans et onze jours, d'un cancer généralisé
(Katia et Vitya ont joué dans plusieurs spectacles de la compagnie Orphéon à Cuers)
et de rendre visite à un ami G.P. à l'hôpital Pasteur, CHU de Nice
un texte qui distingue le touriste, le randonneur et le pèlerin, figures archétypales du voyageur
(toute vie est voyage, chemin de vie,
choisissons-nous, subissons-nous ?)
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Récits d'un pèlerin à la recherche de la prière
plus connu sous le titre Récits d'un pèlerin russe est paru en 1884, écrit par un auteur anonyme, un des chefs-d’œuvre spirituels de l'orthodoxie russe.
Initiation à la prière du coeur, la philocalie.
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Voyager comme le pèlerin russe
"L’invocation continuelle du nom de Jésus-Christ rythme le pas du pèlerin russe, se colle au mouvement de son souffle…
La prière et la méditation sont des instruments précieux pour nous garder centrés et orientés. Car on peut marcher et voyager en étant complètement distrait, agréablement d`ailleurs, par toutes les merveilles du monde. La prière nous permet d’être reliés à la source de notre être et de toutes ces beautés. Je me souviens toujours de ce dialogue dans Zorba le Grec, du grand écrivain grec Nikos Kazantzákis : « Pourquoi as-tu les yeux fermés ? Regarde comme c’est beau, grand, magnifique…- Toi tu regardes les choses que Dieu a faites, et moi je regarde Celui qui les a créées. »
La prière, c’est ce qui nous permet de voir les deux. Je regarde ce qui est et je bénis Celui qui fait être tout ce qui est. Je vois le visible et l’invisible. C’est exactement l’expérience du pèlerin russe. Quand il contemple le monde transfiguré, il perçoit les choses telles qu’elles sont : la lumière au tréfonds de la matière, l’Être au cœur des êtres, le Réel au centre des réalités, Dieu présent avec ses énergies.
A ce moment là nous ne consommons pas seulement le paysage que nous traversons C’est le paysage qui nous traverse dans une expérience d’unité…
Il vient à nous même si nous ne l’attendrons pas. Mais encore faut-il l’accueillir donc s’y ouvrir. C’est pour cela que le grand commandement adressé au pèlerin – comme à toute l’humanité -, c’est shema : écoute ! Avec tes pieds, tes yeux, tout ton corps. Écoute et entends la Vie la grande Vie qui marche vers toi et en toi.
L’écoute espace où tout ce qui est peut arriver sans que rien ne sort fixé ni retenu. À cet égard l’abandon est encore plus important que l’attention. Car quand on fait trop attention à tout ce que l’on voit, on n’avance plus. Cela ne veut pas dire qu’il faille marcher sans attention. Au contraire il faut garder les yeux grands ouverts, mais sans fixation. En marchant notre être s’ouvre, les portes de la perception se nettoient. Le paysage vient à nous et nous y entrons. Nous devenons le paysage car il s’est installé en nous. Nous ne sommes plus séparés de l’univers.
Cette expérience d’unité nous est donnée dans des moments de grâce qui ne durent pas. Car très vite, le moulin du mental redémarre. L’ancrage durable de l’être dans la paix et la plénitude suppose une ascèse, du temps, une certaine lenteur… C’est précisément le problème du touriste : il veut tout, tout de suite, sans effort. Il prend des raccourcis car il n’a pas de temps à perdre.
Combien de temps faut-il marcher avant que l’esprit se calme ? Le temps effectivement est très important. Il faut du temps pour s’ouvrir, écouter l’Eternel entrer dans l’au-delà du temps. Pour atteindre le sommet d une montagne on peut soit l’escalader à pied soit prendre un téléphérique. Dans ce dernier cas, on arrive au sommet et on a un flash magnifique. Mais ce que l’on voit, en réalité, est très différent de ce que peut voir celui qui est monté pas à pas. Car la marche a nettoyé ses yeux, l’effort de l’ascension a approfondi son souffle, le temps a creusé en lui l’écoute et la vision.
Le voyage, en ce sens, est aussi un apprentissage de nos limites et de l’humilité. Nicolas Bouvier écrit : "Privé de son cadre habituel, dépouillé de ses habitudes comme d’un volumineux emballage le voyageur se trouve ramené à de plus humbles proportions".
Humanité et humilité sont deux mots qui proviennent de la même racine l’humus. Si le voyage bien compris est ultimement la voie d’accès au ciel qui est en nous, il est aussi l’apprentissage que nous sommes de la terre dans tous les sens du mot. L’énergie du chemin nous vient de l’Esprit quand nous nous ouvrons à lui, mais aussi de la terre, notre terre mère. Le voyage et la marche peuvent nous apprendre mais en route on fait l’expérience de la finitude.
L’infini du Réel souverain ne peut pas se déployer sans l’humilité. C’est quand l’ego s’efface que tout enfin est là. L’ouverture de notre être à plus grand que lui est essentielle et le voyage a justement pour sens de la susciter. Il s’agit de découvrir, cet espace, l’"ouvert" que nous sommes. Pour y parvenir et demeurer dans cette ouverture la voie la plus simple est d’admirer et d’aimer. L amour est un trésor qui augmente à mesure qu’on le dépense. C’est le "second souffle" qui parfois nous est donné au cœur même de l’épuisement et qui nous permet d’atteindre le sommet de la montagne."
Jean-Yves Leloup / « La Chair et le Souffle »
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Novalis : “le chemin mystérieux va vers l’intérieur”.
L’essence du voyage est la quête de notre être profond. Cela suppose d’être orienté…
 
Georges à l'occasion du vernissage de l'exposition sur le centenaire de la naissance d'Armand Gatti le 26 janvier 2024, à la BAG, La Seyne-Sur-Mer / Crédit photo : Gautier Gentieu.

Georges à l'occasion du vernissage de l'exposition sur le centenaire de la naissance d'Armand Gatti le 26 janvier 2024, à la BAG, La Seyne-Sur-Mer / Crédit photo : Gautier Gentieu.

sur FB, Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, dimanche 19 mai à 14 H 32
C’est avec une immense tristesse, que nous venons vous annoncer que Georges Perpes, s’en est allé rejoindre Françoise Trompette avec qui il a fondé, il y a près de 25 ans, la bibliothèque de théâtre Armand Gatti.
Auteur, musicien, comédien, metteur en rue, fervent défenseur des autrices, des auteurs, et du théâtre jeune public, artiste de rue qui n’a jamais joué dans son propre théâtre, passionné par toutes les écritures, il a été un guide pour beaucoup d’entre nous. D’une immense culture théâtrale, son érudition était précieuse et rare. Chose aussi rare, il était un grand homme de transmission, en ayant à la fois une connaissance aigüe de l’Histoire et une acceptation de son devenir. Militant courageux dans les moments difficiles d’Orphéon théâtre intérieur, il a fait preuve d’une ténacité sans faille. Homme de conviction, il a lutté toute sa vie pour la liberté d’expression et contre la censure.
En septembre 2019, à La Seyne-sur-Mer, à l’occasion de « La Grande Fête », il nous confiait les clefs de la bibliothèque pour continuer d’écrire son histoire, jusqu’à ce matin du 18 mai, il était en chemin avec nous. Discrètement à nos côtés, il a su nous transmettre sa passion, nous accorder sa confiance pour poursuivre et développer son œuvre.
Dans son sillage, nous poursuivons avec humilité et détermination le travail qu’il a initié avec les autrices, auteurs, éditrices, éditeurs, lectrices, lecteurs, enseignantes, enseignants, élèves, compagnies amateurs et professionnelles, artistes de rue, avec le soutien des partenaires et institutions qui font vivre la bibliothèque et en ont fait un haut lieu de défense des écritures contemporaines, des arts de la rue et de l’éducation artistique et culturelle.
Nous nous associons au chagrin de Gilles (son frère), Christine et leurs enfants dans cette douloureuse épreuve.
Cyrille Elslander et Hélène Megy.
 
26 janvier 2024 les 100 ans de Gatti à la Maison de la poésie à Paris avec Sylvia Bergé, le balayeur Auguste Reinier Gatti (son père) /  ce sont les balayeurs qui font naître le jour (Armand Gatti) / affiche des 100 ans Ernest-Pignon Ernest / photos Isabelle Forno, présente à cette inauguration
26 janvier 2024 les 100 ans de Gatti à la Maison de la poésie à Paris avec Sylvia Bergé, le balayeur Auguste Reinier Gatti (son père) /  ce sont les balayeurs qui font naître le jour (Armand Gatti) / affiche des 100 ans Ernest-Pignon Ernest / photos Isabelle Forno, présente à cette inauguration
26 janvier 2024 les 100 ans de Gatti à la Maison de la poésie à Paris avec Sylvia Bergé, le balayeur Auguste Reinier Gatti (son père) /  ce sont les balayeurs qui font naître le jour (Armand Gatti) / affiche des 100 ans Ernest-Pignon Ernest / photos Isabelle Forno, présente à cette inauguration
26 janvier 2024 les 100 ans de Gatti à la Maison de la poésie à Paris avec Sylvia Bergé, le balayeur Auguste Reinier Gatti (son père) /  ce sont les balayeurs qui font naître le jour (Armand Gatti) / affiche des 100 ans Ernest-Pignon Ernest / photos Isabelle Forno, présente à cette inauguration

26 janvier 2024 les 100 ans de Gatti à la Maison de la poésie à Paris avec Sylvia Bergé, le balayeur Auguste Reinier Gatti (son père) / ce sont les balayeurs qui font naître le jour (Armand Gatti) / affiche des 100 ans Ernest-Pignon Ernest / photos Isabelle Forno, présente à cette inauguration

Photo réalisée par Trasphalt T.P (Jean-Louis Masson & Véronique Sicsic) le samedi 1er juin 2013, 5, place Martel Esprit, La Seyne-sur-Mer pour l'inauguration de l'exposition organisée par la bibliothèque de théâtre Armand Gatti " Les Cahiers de l'Égaré ont 25 ans : 25 pages pour 25 auteurs "

Photo réalisée par Trasphalt T.P (Jean-Louis Masson & Véronique Sicsic) le samedi 1er juin 2013, 5, place Martel Esprit, La Seyne-sur-Mer pour l'inauguration de l'exposition organisée par la bibliothèque de théâtre Armand Gatti " Les Cahiers de l'Égaré ont 25 ans : 25 pages pour 25 auteurs "

une collaboration, un partenariat qui dureront tant que Les Cahiers de l'Égaré existeront / Georges avait entrepris un travail de recherche sur les créations de la pièce Toulon 1942 de Jean-Richard Bloch mais il n'a pas eu le temps de m'en communiquuer les résultats
une collaboration, un partenariat qui dureront tant que Les Cahiers de l'Égaré existeront / Georges avait entrepris un travail de recherche sur les créations de la pièce Toulon 1942 de Jean-Richard Bloch mais il n'a pas eu le temps de m'en communiquuer les résultats
une collaboration, un partenariat qui dureront tant que Les Cahiers de l'Égaré existeront / Georges avait entrepris un travail de recherche sur les créations de la pièce Toulon 1942 de Jean-Richard Bloch mais il n'a pas eu le temps de m'en communiquuer les résultats
une collaboration, un partenariat qui dureront tant que Les Cahiers de l'Égaré existeront / Georges avait entrepris un travail de recherche sur les créations de la pièce Toulon 1942 de Jean-Richard Bloch mais il n'a pas eu le temps de m'en communiquuer les résultats

une collaboration, un partenariat qui dureront tant que Les Cahiers de l'Égaré existeront / Georges avait entrepris un travail de recherche sur les créations de la pièce Toulon 1942 de Jean-Richard Bloch mais il n'a pas eu le temps de m'en communiquuer les résultats

le bocal agité varois s'est déroulé entre Le Revest et Cuers en 2002 / Pour Refuge B, créé par Orphéon Théâtre intérieur / Mon Bosphore à moi (version bilingue) consacré à Michel Pacha vu par un dramaturge turc, texte lu à la villa Tamaris Pacha par Philip Segura, Philippe Pasquini et Georges Perpès / Georges en 2000 à Cuers
le bocal agité varois s'est déroulé entre Le Revest et Cuers en 2002 / Pour Refuge B, créé par Orphéon Théâtre intérieur / Mon Bosphore à moi (version bilingue) consacré à Michel Pacha vu par un dramaturge turc, texte lu à la villa Tamaris Pacha par Philip Segura, Philippe Pasquini et Georges Perpès / Georges en 2000 à Cuers
le bocal agité varois s'est déroulé entre Le Revest et Cuers en 2002 / Pour Refuge B, créé par Orphéon Théâtre intérieur / Mon Bosphore à moi (version bilingue) consacré à Michel Pacha vu par un dramaturge turc, texte lu à la villa Tamaris Pacha par Philip Segura, Philippe Pasquini et Georges Perpès / Georges en 2000 à Cuers
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le bocal agité varois s'est déroulé entre Le Revest et Cuers en 2002 / Pour Refuge B, créé par Orphéon Théâtre intérieur / Mon Bosphore à moi (version bilingue) consacré à Michel Pacha vu par un dramaturge turc, texte lu à la villa Tamaris Pacha par Philip Segura, Philippe Pasquini et Georges Perpès / Georges en 2000 à Cuers

J. P.   Publié le 20/05/2024 à 18:50, mis à jour le 20/05/2024 à 18:50

Georges Perpes est décédé. Né à Toulon en 1953, il fut comédien, auteur, metteur en scène et musicien. Avec son épouse Françoise Trompette, disparue en 2012, il a consacré une grande partie de sa vie à faire rayonner le théâtre dans l’aire toulonnaise et au-delà, avec la volonté de le rendre accessible au plus grand nombre.

De Cuers à La Seyne

En 1979, il crée puis dirige l’association Orphéon, dont les objectifs deviendront rapidement "la défense et la promotion des mots, du livre, de la lecture et des écritures du théâtre".

Celle-ci accouchera en 1982 d’une compagnie professionnelle de théâtre de rue, baptisée "Orphéon théâtre intérieur"; puis, en 2000, naîtra le théâtre de l’Abattoir, à Cuers, dont la compagnie assurera la programmation jusqu’en 2008, ainsi que la bibliothèque Armand-Gatti également tournée exclusivement vers le spectacle vivant. Mais des désaccords avec la municipalité conduisent l’association à quitter Cuers, qui est alors accueillie à La Seyne, ville à laquelle Georges Perpes est particulièrement attaché et où son père est né.

C’est ici dans le centre-ville, au 5, place Martel-Esprit, que s’installera en 2011 la bibliothèque Armand-Gatti, dont il s’occupera jusqu’en 2018. Le lieu est aujourd’hui riche d’un fond exceptionnel de plus de 14.000 textes, reçoit régulièrement des scolaires et accueille en résidence d’écriture des auteurs de théâtre, de spectacles de rue, de cirque…

 

Au cours d’une vie bien remplie, Georges Perpes fut aussi, entre autres, crieur de rue.

Contre la censure

Il imagina un système de dépôt de livres de théâtre en accès libre dans les boulangeries de communes rurales ("boulangeries-bibliothèques"); lança, en 2004, l’Observatoire de la censure, qui décerne chaque année le Prix Tartuffe à un écrivain ou artiste victime de la censure, ou à un livre qui défend la liberté d’expression...

En juin 2008, sa femme et lui ont reçu le prix des Cent livres - Emmanuelle-Marie qui "récompense un engagement fort et soutenu en direction de l'écriture dramatique contemporaine".

Sa disparition a suscité de nombreux hommages sur les réseaux sociaux, parmi lesquels celui d’Eric Marro, ancien adjoint à la culture de La Seyne (2014-2020), qui salue "un passeur d'émotions qui, transcendant les luttes pour en faire de l'art, savait stimuler la création et la liberté".

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Une traversée dans l'oeuvre de JCG + Vita Nova

7 Novembre 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #JCG, #cahiers de l'égaré, #lecture, #pour toujours, #poésie, #théâtre, #écriture, #philosophie

La supergéante rouge Bételgeuse (en haut à gauche) et la célèbre ceinture d’Orion. Cette image prise en février 2018 révèle les détails de la Constellation d'Orion avec les nébuleuses environnantes de son complexe de nuages moléculaires. PHOTOGRAPHIE DE Kevin Gill

La supergéante rouge Bételgeuse (en haut à gauche) et la célèbre ceinture d’Orion. Cette image prise en février 2018 révèle les détails de la Constellation d'Orion avec les nébuleuses environnantes de son complexe de nuages moléculaires. PHOTOGRAPHIE DE Kevin Gill

Ce 7 novembre, nuit sans lune, levez le nez. Ne manquez pas Betelgeuse,
 
la rouge, la prometteuse. Bételgeuse, située au niveau de « l’épaule » de la constellation d'Orion, est la plus grosse étoile visible à l’œil nu dans le ciel nocturne. Elle promet de luire comme la lune en plein jour le jour prochain où elle finira sa vie d'étoile. Betelgeuse est à 497 années de nous. Sa lumière que nous voyons aujourd'hui est partie alors qu'Albrecht Dürer peignait, que Francois 1er était roi de France depuis 10 ans.
Betelgeuse est une super géante rouge qui n'en a plus que pour quelques jours ou quelques décennies. Elle manquera au ciel alors, et nous ne la verrons plus. Elle a peut-être déjà pris la forme d'une supernova au moment où l'on en parle, emportant sur son passage toutes les planètes qui l'entouraient, mais nous ne le voyons pas encore... by Benoît Rivillon
pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.
pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.
pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.
pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.

pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.

le discours improvisé et sincère du maire, Ange Musso, à la fin de la traversée

le discours improvisé et sincère du maire, Ange Musso, à la fin de la traversée

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Le cerf-volant de l'égaré N°1

21 Juin 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #album, #cahiers de l'égaré, #poésie, #théâtre, #écriture, #pour toujours, #le cerf-volant de l'égaré

 

Le cerf-volant de l'égaré

magazine littéraire et artistique,

numérique et gratuit,

paraissant aléatoirement

sur le blog des Cahiers de l'Égaré

Envoyé par mail ou par la newsletter du blog

bandeau en cours de création / cerfs-volants par chez nous / au japon, ce sont les koï nobori, à forme de carpes

bandeau en cours de création / cerfs-volants par chez nous / au japon, ce sont les koï nobori, à forme de carpes

1983-2023 : 40 ans d'activités artistiques au Revest

1988-2023 : 35 ans d'activité éditoriale

il est temps de regarder devant

le 29 septembre 2023, à 19 H 30

salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest 

une traversée dans l'oeuvre de JCG-Vita Nova

par Dominique Lardenois, Katia Ponomareva

durée 1 H

suivie d'une vente de livres et d'un buffet de l'amitié 

en partenariat avec la mairie du Revest, le Pôle et TPM

à la Maison des Comoni, le 9 avril 2022 / le 29 septembre 2023 à 19 H 30, balade-ballade dans l'oeuvre de JCG à la Maison des Comoni

à la Maison des Comoni, le 9 avril 2022 / le 29 septembre 2023 à 19 H 30, balade-ballade dans l'oeuvre de JCG à la Maison des Comoni

21 juin 2023
1° jour de l'été
fête des mots de poètes
parution du N° 1 
Le cerf-volant de l'égaré
magazine numérique gratuit, paraissant aléatoirement sur le blog des Cahiers de l'Égaré, envoyé par mail ou par la newsletter du blog
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Ce N° 1 est consacré au premier des 4 poètes d'altitude que Les 4 Saisons du Revest ont fait monter sur une scène de théâtre, Odysseus Elytis. 
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Ce fut la création, les 7-8-9 novembre 1985 à Châteauvallon de Marie des Brumes (Maria Nefelli) suivie d'une reprise de 2 représentations au Théâtre Apollinaire à La Seyne-sur-Mer.
 
Création confiée au Théâtre à Suivre, mise en scène de Gil Royer (décédé) avec Odile Brisset (Marie des Brumes), Laurent Ternois (Le Partenaire), musiciens Georges Petit (compositeur, saxo et autres instruments sarcastiques), Sylvie Moquet (viole de gambe), toile de fond : Michel Bories, lumières Yvan Mathis (140 effets lumineux).
 
Ce fut la rencontre littéraire consacrée à Odysseus Elytis, du 7 décembre 1985 dans le cadre des Rencontres littéraires de Toulon, contributions publiées dans Aporie N°5, 10 mars 1986
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Odysseux Elytis

Odysseux Elytis

"Dehors a pris ma forme quelque part, au milieu d'une mer dont l'élan lumineux soudain s'installe entre le muret blanchi de chaux d'une église et une jeune fille pieds-nus dont le vent soulève la jupe, un instant de grâce que je m'efforce de capturer en tramant à son intention, une embuscade de mots grecs."
 
Odysseus Elytis, Avant tout, page 41, Les Cahiers de l'Égaré, décembre 1988, épuisé
 
Odysseus Elytis dont la poésie reste étrangère aux modes et aux masses: jaillissante à la source grecque, parole rituelle, ouverte au sacré, entière dans l'innocence et le mystère de son origine. Élevée et limpide, à la dimension proverbiale en son pays même, seule, et en cela, solidaire
 
(encadré de 2° de couverture d'Avant tout)
 
La syntaxe inattendue et équivoque à laquelle recourt Elytis, la construction et la coupe de ses vers, ses analogies étonnantes, font toute la complexité, la richesse et l’ouverture de sa poésie. Lesquelles sont au service de la révélation, derrière le monde visible, d’un autre monde et d’une autre réalité accessibles non par l’esprit mais par le pouvoir quasi-divinatoire du poème. Dont la finalité ultime est, selon Elytis, d’atteindre « une transparence qui permet de voir en même temps à travers la matière et à travers l’âme » (Autobiographie en langue parlée).
 
"J'ai habité un pays, surgissant de l'autre le vrai, tout comme le rêve surgit des événements de ma vie ... Mais il embaumait tant que j'ai pris peur. Alors, je me suis mis, petit à petit, à broder des mots comme des pierres précieuses, pour couvrir le pays que j'aimais..." Odysseus Elytis
 
Je pense qu'il y a plein d'affinités entre le cheminement du poète Odysseus Elytis, né en 1911 et celui du métaphysicien de la phusis, Marcel Conche, né en 1922, membre de l'académie d'Athènes et dont le texte Devenir Grec est un des plus importants. JCG
sentier de l'été 2006 lecture d'odysseus elytis depuis la mer cela se passa au domaine du Rayol / photos Jean Belvisi / je n'ai pas retrouvé la photo de la lecture depuis la mer, vers le public sur la plage de galets
sentier de l'été 2006 lecture d'odysseus elytis depuis la mer cela se passa au domaine du Rayol / photos Jean Belvisi / je n'ai pas retrouvé la photo de la lecture depuis la mer, vers le public sur la plage de galets
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Μικρή Πράσινη Θάλασσα


Μικρή πράσινη θάλασσα δεκατριῶ χρονῶ
Πού θά 'θελα νά σέ υἱοθετήσω
Νά σέ στείλω σχολεῖο στήν Ἰωνία
Νά μάθεις μανταρίνι καί ἄψινθο

Μικρή πράσινη θάλασσα δεκατριῶ χρονῶ
Στό πυργάκι τοῦ φάρου τό καταμεσήμερο
Νά γυρίσεις τόν ἥλιο καί ν' ἀκούσεις
Πῶς ἡ μοίρα ξεγίνεται καί πῶς
Ἀπό λόφο σέ λόφο συνεννοοῦνται

 Ἀκόμα οἱ μακρινοί μας συγγενεῖς
Πού κρατοῦν τόν ἀέρα σάν ἀγάλματα
Μικρή πράσινη θάλασσα δεκατριῶ χρονῶ
Μέ τόν ἄσπρο γιακά καί τήν κορδέλα
Νά μπεῖς ἀπ' τό παράθυρο στή Σμύρνη

Νά μοῦ ἀντιγράψεις τίς ἀντιφεγγιές στήν ὀροφή
Ἀπό τά Κυριελέησον καί τά Δόξα Σοι
Καί μέ λίγο Βοριά λίγο Λεβάντε
Κύμα το κύμα νά γυρίσεις πίσω
Μικρή πράσινη θάλασσα δεκατριῶ χρονῶ

Γιά νά σέ κοιμηθῶ παράνομα
Καί νά βρίσκω βαθιά στήν ἀγκαλιά σου
Κομμάτια πέτρες τά λόγια τῶν Θεῶν
Κομμάτια πέτρες τ' ἀποσπάσματα τοῦ Ἡράκλειτου4.

(Το Φωτόδεντρο και η Δέκατη Τέταρτη Ομορφιά, Ίκαρος, 1971)

Οδυσσέας Ελύτης (1911-1996)

 

Petite mer verte 
Joli brin de mer si verte à treize ans
Je voudrais de toi faire mon enfant
T’envoyer à l’école en Ionie
Approfondir absinthe et mandarine
Joli brin de mer si verte à treize ans
À la tourelle du phare à midi tapant
Tu ferais tourner le soleil en sorte d’entendre
Comment le destin s’agence et comment
Savent encor l’art d’entre eux se comprendre
De crête en crête nos lointains parents
Qui telles des statues résistent au vent
Joli brin de mer si verte à treize ans
Avec ton col blanc et tes longs rubans
Tu rentrerais par la fenêtre à Smyrne
Me calquer au plafond ce qui l’enlumine
Reflets de Glorias Kyrie Matines
Puis un peu la Bise un peu le Levant
Vague à vague retournant au loin
Joli brin de mer si verte à treize ans
Nous irions dormir hors la loi tous deux
Pour que je découvre au fond de ton sein
Éclats de granite les propos des Dieux
Éclats de granit les fragments d’Héraclite

Odysseus Elytis
L’arbre lucide et la quatorzième beauté
traduction Xavier Bordes et Robert Longueville,
Poésie-Gallimard
 
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Petite mer verte de treize ans

Toi que je voudrais adopter

Pour t'envoyer à l'école en Ionie

Apprendre la mandarine et l'absinthe

Petite mer verte de treize ans

Dans la tourelle du phare en plein midi

Pour tourner le soleil et entendre

Que le destin peut se défaire et que

De colline en colline encore

Nos parents lointains se parlent

Qui retiennent le vent telles des statues

Petite mer verte de treize ans

Avec ton col blanc ton ruban

Pour que tu entres par la fenêtre dans Smyrne

Et recopies pour moi les reflets au plafond

Du Kyrie du Gloria et puis

Vent du nord et vent d'est aidant

De vague en vague reviennes

Petite mer verte de treize ans

Pour te mener dormir en douce

Et trouver au profond de tes bras

Pierres en morceaux les paroles des dieux

Pierres en morceaux les fragments d'Héraclite.

traduction Michel Volkovitch

kakémono d'Aïdée Bernard
kakémono d'Aïdée Bernard

kakémono d'Aïdée Bernard

à Odysseus Elytis et Xavier Bordes

pour Marie des Brumes et pour Avant Tout

–3–

Quand je la vis

le boléro blanc laissait apparaître

un peu de son ventre plat bronzé

avec un nombril de cliché

Un étonnement me vint comme éveil de printemps

Par l’échancrure du corsage

je vis le début de sa poitrine

lourde déjà de désirs d’enfants

Ma main à s’y poser

tremblerait d’une tendre maladresse

Au-dessous des seins commence

le cruel espace à caresses

lieu de vacuité et de plénitude

d’angoisse et d’ivresse

de refuge et d’expansion

où errer sans fin ni repos

jusqu’à l’oasis fertile accrochée à hauteur des cuisses

construites solides pour l’accueil des gros chagrins

Cheveux de paille longs frisés

Un mouvement de tête pour dégager les yeux

bleus pâles distillant des voluptés d’écumes

Quelquefois des lunettes

sans doute un peu de myopie pour approches de surface

Lèvres rondes qui se gonflent comme mappemonde

lorsqu’y passe une langue gourmande

Les dents blanches d’une pure carnassière

Des mains de cerfs-volants

pour jeux d’altitude sans prises

Des poses musicales

comme si immobile elle dansait

Sait-elle déjà

que la pensée est un chant

la vie un sentiment

On a envie de la parcourir

Mais vive elle s’esquive

Algue elle est

très aquatile pour des plaisirs d’effleurements

Quand elle rit

ses rires en mal d’envol

sont lourds de l’ambiguïté insondable

qui s’installe en elle les jours d’érotique tristesse

Des confidences enfouies

viennent s’enrouer dans sa gorge

Elle saura me les confier

lorsqu’insaisissable elle viendra à moi

certains soirs

Elle va et vient

ne coupe aucune fleur du monde

les chante toutes

j’aime qu’elle dédie leur parfum à qui l’émeut

elle se prend de grandes claques en rit et remet ça

C’est une fille odeur à respirer instant à danser

chambre d’échos pour désirs inouïs

une fille pour aujourd’hui

où tout nous fait souffrir et rien mourir

Quand je l’ai vue pour la première fois

une dépression m’a envahi

dont toute la Méditerranée a eu vents

Serai-je avec elle un ouvreur de voix

jusqu’à ce jour où l’amour se fera

(La parole éprouvée, JCG, Les Cahiers de l'Égaré, 2000, pages 28-29)

il y avait du Bobin dans l'atmosphère du côté du fort de la Repentance à Hyères, aux printemps-été 1988;

ce 24 juin 2023 c'est son anniversaire, 51 ans; c'est l'anniversaire aussi de 35 ans de complicité, d'accompagnement de son travail d'artiste du papier végétal ou des plantes au papier et à la camigraphie expressive

"Dehors a pris ma forme quelque part, au milieu d'une mer dont l'élan lumineux soudain s'installe entre le muret blanchi de chaux d'une église et une jeune fille pieds-nus dont le vent soulève la jupe, un instant de grâce que je m'efforce de capturer en tramant à son intention, une embuscade de mots grecs."

Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1

"Dehors a pris ma forme quelque part, au milieu d'une mer dont l'élan lumineux soudain s'installe entre le muret blanchi de chaux d'une église et une jeune fille pieds-nus dont le vent soulève la jupe, un instant de grâce que je m'efforce de capturer en tramant à son intention, une embuscade de mots grecs."

4 poèmes parus dans Donjon Soleil
4 poèmes parus dans Donjon Soleil
4 poèmes parus dans Donjon Soleil
4 poèmes parus dans Donjon Soleil
4 poèmes parus dans Donjon Soleil
4 poèmes parus dans Donjon Soleil

4 poèmes parus dans Donjon Soleil

un collage d'Elytis dans son Sappho

un collage d'Elytis dans son Sappho

ELYTIS LE  « SOLEICULTEUR »

 

elytis2.gif

 

Elytis est un poète global et c’est pour moi façon de dire que sa poésie contient le Tout. Il part de la terre grecque et de la mer grecque, qui est mer ouverte, notre mer, de la langue grecque en ses deux versants, le scolastique et le démotique, et entre ces deux pôles toutes les variations possibles et toutes les inventions surgissantes. Au-delà de ce premier espace où son poème s’installe et auquel il s’agrippe de toute sa violente vie, d’autres espaces s’ouvrent à la parole elytéenne qui est une parole-monde et cela non parce qu’Elytis amasse de l’extériorité, annexe les étrangetés inévitables à qui se quitte et s’en va loin de lui-même, non plus parce qu’il veut ajouter d’autres domaines à son domaine propre (comme le firent les poètes « cosmopolites » et comme à un niveau plus significatif le firent à leur tour le poète américain Ezra Pound ou, comme Elytis lauréat lui aussi du Prix Nobel, le poète russe Joseph Brodsky), mais parce que le domaine d'Elytis, c’est la Grèce, mère de toute intelligence, de toute sensibilité et de tout art et, en outre, parce que le monde entier – terre, ciel et cosmos – vient se prendre à la mesure immense de la Grèce, démesurée mesure. Sans aucun nationalisme étriqué, le poète grec respire naturellement l’air de sa patrie comme étant l’air de tous et de chacun. Et s'ouvre à lui l'ensemble des espaces, parce qu’il est Grec justement et que c’est son pays qui a donné naissance à la pensée philosophique et à la plus haute poésie épique et lyrique, en sachant accueillir en leur temps tous les dons qui lui furent proposés par l’Orient ancien, pour être repensés à leur tour, dons qui, ainsi renouvelés et revivifiés, seront offerts par l’Hellade à l’univers. Elytis, en fixant les racines premières de sa poésie, et de la pensée l’accompagnant, dans le sol grec, a le sentiment, étant à la source, d’être rivière et fleuve et mer partout, pour tous, – cela dans l’honneur d’exister et dans la gloire simple de dire : en somme d’exister pour dire. De dire en grec justement, la langue-mère, langue de toute mémoire. Eluard qu’Elytis a rencontré quand il a été brièvement surréaliste, Eluard qu’il aima d’ailleurs parce qu’il n’était pas entièrement surréaliste – mais contrôlé, conscient, maîtrisé – disait en 1946, à la suite de son seul voyage en terre hellénique : « J’ai trouvé en Grèce une mémoire qui va toujours de l’avant. » Elytis actualise cette mémoire, voire l’éternise quand, de son côté, il écrit : « Les îles de l’Égée flottent sur les mers du monde entier. » Il le fait activement, dressant une basilique de métaphores dans son œuvre. Toutefois, et moins métaphoriquement, le poète dit aussi dans son grand poème symphonique Axion esti :

Grecque me fut donnée ma langue ;

Grecque mon humble maison sur les sables d’Homère,

Unique souci ma langue sur les sables d’Homère

Unique souci ma langue, parmi les toutes premières louanges !

Unique souci ma langue parmi les premières paroles de l’Hymne !

 

Je me suis arrêté, indiquant l’échelonnement des limites de cette œuvre, chercheuse d’illimité, à ses frontières cosmiques. Mais c’est beaucoup plus loin qu’il faut aller car, avec ce grand poète qui est comme un puissant arbre de mots, feuillu d’images, de réalités, d’idées, de sentiments, de symboles, de mythes, et capable d’étendre sa prise de parole sur toutes les horizontalités du verbe et sur toutes les verticalités de la vie, de la vue et de la vision, c’est l’ontologie qui constitue le lieu sans lieu de la création. Son temps n’a pas le temps : il est temps retrouvé au sens où Rimbaud, qu’il admirait de toute sa force complice, s’écriait : « Elle est retrouvée. / Quoi ? L’Éternité. » La suite, d’ailleurs, pourrait être cosignée par Elytis : « C’est la mer mêlée / Au soleil. »

La mer, le soleil … Comme le poète français, le poète grec est un « fils du soleil » et, pareil à son astre propre, il est magnifiquement un « soléiculteur », l’accompagnateur du soleil (disons mieux : son compagnon), traversant tous les niveaux de l’Être, qui sont autant d’antinomies opposables par définition mais convergentes par leur infinition, niveaux dont se détachent particulièrement la lumière, la transparence, la pureté, la nuit. Et s’il est vrai que dans son itinéraire Elytis a été provisoirement fasciné par le surréalisme, c’est peut-être, et seulement, à la manière de cette rhétorique profonde et point seulement verbale dont Gérard de Nerval, à qui il lui arrive de me faire penser, évoque ce qu’il appelle, parlant de son travail, son surnaturalisme, autrement dit l’accomplissement de la nature à travers et au-delà de tout ce qu’elle rassemble en elle d’objets pour les projeter, ces objets, dans une réalisation spirituelle qui rend soudain cette nature plus grande, plus invraisemblable, plus mythique, plus mystique et finalement vraie.

On se souvient qu’au dire d’Aristote dans sa Poétique, « Bien user de la métaphore, c’est voir le semblable », le philosophe voulant signifier par là que le langage, pour médiateur qu’il soit, possède en poésie et par l’acte de celle-ci une capacité de formulation (d’atteinte au centre) immédiate et que la métaphore apporte la visibilité (la vision) originelle, abolissant l’image pour refléter l’être. Ce qu’exprime Elytis lui-même dans un propos qu’il tint à l’un de ses traducteurs français (Xavier Bordes) : « Le vrai mystère, lui dit-il, est celui qui continue à être mystère même dans la lumière la plus absolue. On constate que l’apparition merveilleuse persiste et qu’elle devient plus lumineuse et plus diaphane. On peut, alors, être sûr qu’on a devant soi le surnaturel qui se présente simultanément sous les espèces du naturel. C’est là un secret et une clé pour la compréhension de mes propres poèmes. » De plus, comme Mallarmé, Elytis a la tentation de « céder l’initiative aux mots » : « L’écriture est une expérience, dit-il, et souvent la langue elle-même me conduit à formuler des choses auxquelles je n’aurais pas pensé autrement. » Les antinomies, je l’ai dit, finissent par disparaître dans la formulation poétique qui les annule pour fonder l’espace de sa propre liberté, qui est celui où seulement elle souhaite respirer, car, pour le poète grec, comme pour tous les vrais poètes, poésie égale liberté : « liberté libre », dit Rimbaud, – liberté individuelle, personnelle autant que politique. Parlant de cette refondation des choses par la complémentarité et l’unité que leur procure la plénitude du poème, Elytis ajoute, poussant la chose à l’extrême : « Il n’y a aucun rapport entre le soleil et la clarté, entre la mer et la barque, entre la mort et le néant, entre l’univers et l’infini, en d’autres mots : entre la nature et le culte de la nature, entre des prises de position révolutionnaires et la révolution elle-même. Avec des filets, on attrape l’oiseau, pas son chant. »

Le soleil, un dieu, est l’un des dieux de l’Olympe, de l’Olympe dont Elytis adopte toute la divine tribu, ce qui ne l’empêche pas de conserver à sa droite et à portée de main en quelque sorte l’archange de l’Orthodoxie, celui chrétien et byzantin qui fait partie également de sa nostalgie, comme en font partie la Vierge Marie, l’un des avatars de Maria Nefeli, ou le Christ, ou le Jean – « surréaliste », affirme-t-il – de l’Apocalypse, texte majeur. Entre le soleil et l’archange, tout l’arc des possibles, je l'ai dit, tout le créé, tout l’inventé, irruption de l’imaginaire de Nature et de l’imaginaire de Parole : le monde infime, le monde immense, en opposition l’un à l’autre, mais aussi en complétude et plénitude. Le leitmotiv de « La Genèse » dans Axion esti, celui sur quoi s’achève chacun des hymnes, est « Lui / le monde infime, immense ! » Voici les derniers mots du dernier hymne, dans la belle traduction française de Réa Karavas :

 

Le soleil a pris forme L’archange à ma droite depuis toujours

 

Lui moi, donc

et le monde infime

immense !

 

Infime, immense, l’un dans l’autre : vision parménidienne, vision héraclitéenne, vision pascalienne, vision einsteinienne. L’infiniment petit et l’infiniment grand au miroir l’un de l’autre. L’homme est microcosme ; l’univers, macrocosme. Toutes les théories philosophiques, tous les systèmes, toutes les idées, fussent-elles les plus abstraites, traversent la tête et le cœur d’Elytis et, à cette traversée, deviennent lyres, deviennent harpes. Le poète s’adresse à la poésie, à « l’immuable / illumination » :

 

Tu es partout Tu partages

Avec nous les harpes ténébreuses

Immatérielle enveloppe

 

Et parce que tout et le contraire de tout convergent et se dissipent en fumées et en souffles, la fumée, chez Elytis, a une densité métaphysique. « Des souffles […] viennent à moi très souvent et me ressuscitent », écrit-il dans un merveilleux petit essai, Voie privée, que j’aurais voulu citer en entier. « Quelque part dans l’espace, poursuit-il, où continuent de s’écouler les choses vues, il se pourrait que se lèvent de petits vents qui vont à l’encontre du courant ou qui sont, simplement, plus forts, telles les rafales, et qui nous restituent de semblables instants d’extrême humilité et de beauté, comme devaient être les règles de notre vie. Où l’artiste aussi puisse avoir sa place, sans se sentir opprimé. Frapper les touches de son instrument et produire une euphonie ; c’est-à-dire sa justice à lui. » Et quelques lignes plus loin : « […] Une immortalité à travers la mort. Alors, si la qualité atteint le même sommet, les distances s’abolissent. Entre Ronsard et Fra Angelico et entre Mallarmé et Juan Gris n’intervient que le signal du chef de gare de notre sensibilité. » Je conclurai cette première approche en rappelant le finale de ce texte éclairant où l’on verra, une fois de plus, se manifester l’étonnant œcuménisme poétique de cet aède dont la seule religion est le vivre, le seul credo « le mensonge si véridique qu’il brûle encore [ses] lèvres », la seule morale « prendre une position correcte, ne fût-ce que devant une fleur, pour que le destin d’un homme soit différent », et de qui la mer est « comme une deuxième terre qu’il faut cultiver » ou « comme un jardin qui nous accompagne partout. » Pour qui enfin « la poésie commence là où la mort n’a pas le dernier mot. »

Le dernier mot, c’est lui, Odysseus Elytis qui l’aura, et je le lui laisse volontiers, – avec bonheur :

« Ô béni soit mon ange gardien, celui qui est descendu de quelque iconostase, à la fois divinité du vent, Eros et Gorgone – on dirait que j’en avais fait spécialement la commande avant que de naître. Avec sa bénédiction, j’oscille plus aisément au gré de mes propres tourmentes, et j’avance dans les régions dangereuses, parmi les écueils et les eaux profondes, minuit passé, les deux signaux lumineux allumés, en avant toute. »

Un ultime mot pourtant, que je me permets d’ajouter : deux signaux allumés, et de la lumière pour tout le temps qui reste.

*

* *

 

Je voudrais en seconde partie de cette évocation rappeler, fût-ce brièvement, l'état de la notoriété d'Elytis dans le monde arabe d'abord, ensuite en France. Pour ce qui est du monde arabe, il ne semble pas que le grand poète grec ait eu droit à des traductions autres que partielles, comme ce fut d'ailleurs le cas pour Séféris. L'un et l'autre sont connus bien évidemment des poètes, notamment au Liban où, en raison de la prédominance du français en qualité de langue de culture, ils peuvent être accessibles soit directement en français pour les amateurs francophones soit à partir de leur traduction en arabe à partir du français (ou même de l'anglais) pour les arabophones. Les Arabes en général, les Libanais en particulier, sont des lecteurs de poésie et c'est au Liban que, depuis une soixantaine d'années, le grand mouvement de renaissance et de renouvellement de la poésie arabe – l'une des plus anciennes du monde – a vu le jour avec de grands noms tels celui d'Adonis pour la langue arabe ou celui de Georges Schehadé pour la francophonie. Georges Schehadé, aujourd'hui disparu, avait quelques vingt-cinq ans de plus que moi : il n'empêche que dans ma jeunesse nous étions inséparables et liés aux poètes de bien des pays du monde : Schehadé était aimé et admiré par Saint-John Perse qu'il aimait et admirait, par Supervielle, par Paul Eluard, par André Breton et par d'autres ; j'étais, quant à moi, lié à Pierre Jean Jouve, à Yves Bonnefoy, à André du Bouchet, à André Pierre de Mandiargues, à David Gascogne, etc. Adonis, pour en revenir à lui, était très proche de Yannis Ritsos, qu'il traduisit en arabe et qui le traduisit en grec. Ritsos était à l'époque, dans les années 60 à 70, beaucoup plus connu dans le monde arabe que Séféris ou Elytis à cause de ses engagements politiques, les pays arabes étant saisis alors d'un vif accès de fièvre politique à cause de l'impasse palestinienne, qui est aujourd'hui toujours en place, et des trois guerres israélo-arabes de 1956, 1963 et 1973, ainsi que de la révolution nationaliste nassérienne et, aussi, de la terrible guerre franco-algérienne qui fit un million de morts du côté des colonisés avant l'accession de l'Algérie à l'indépendance. Les opinions publiques des pays arabes se situaient généralement à gauche, la poésie y était nationaliste et, bien que hautement lyrique, elle était anti-américaine et chantait le chant des libérations, d'où l'impact de Ritsos qui poursuivait le même chemin conquérant. Séféris et Elytis, dans leurs œuvres majeures, étaient l'un et l'autre attachés à une idée plus intemporelle de la poésie et on ne sait à quelle jointure entre celle-ci et l'éternel : ils étaient l'un et l'autre, chacun à sa façon et selon son style, les témoins et les chantres d'une grécité qui puisait aux sources de l'idée pure et de la mer ulysséenne de toujours et, tels des aigles des mots, ils planaient dans le vent de l'Histoire mais comme au-dessus d'elle. Cela n'empêchait ni Georges Schehadé ni moi-même d'aller dîner quelquefois dans l'intimité chez le très chaleureux Séféris : il était alors ambassadeur de Grèce à Beyrouth. À Beyrouth qui comptait une importante communauté grecque constituée de deux sous-communautés, l'une très aristocratique installée au Liban depuis le XIXe siècle, l'autre plus mélangée et plus récente, arrivée au Liban venue d'Alexandrie (l'Alexandrie de Lawrence Durrell) et fuyant la montée du nassérisme.

Pour ce qui est de la rencontre entre Elytis et la France, il me semble qu'elle n'a pas dû poser de problèmes particuliers. Si, un seul problème, d'importance, je le dis une fois pour toutes pour n'avoir pas à y revenir : bien des traductions en français de ce poète, celles de Xavier Bordes et de son complice Robert Longueville notamment – lequel Xavier Bordes se présente comme le traducteur autorisé du grand poète grec – ne me paraissent pas satisfaisantes, qu'elles fussent prose mais surtout poésie. Le texte sort de cette épreuve exténué. Torturé, alambiqué, surchargé de métaphores inutilement précieuses, de formulations souvent amphigouriques, de mots recherchés qui excluent l'émotion de la version originelle et sa simplicité souveraine. Pourquoi ces déformations, ces mutilations, ces stupides dérives labyrinthiques ? Par un défaut souvent présent chez les transmetteurs et qui tient du péché originel de toute traduction point suffisamment exigeante : faire mieux que le texte d'origine. Le faire briller de feux supplémentaires qui sont feux inventés, feux supposés. Même de très grands traducteurs qui se trouvaient être aussi de très grands poètes ont cédé à cette faiblesse : Mallarmé, l'immense Mallarmé, traduisant Edgar Allan Poe, a, par excès d'admiration, tenté de faire mieux que son idole. Résultat inattendu : les amateurs américains d'Edgar Poe préfèrent, s'ils sont également francophones, le lire en version mallarméenne, ce que le poète d'Hérodiade et du Faune n'a jamais voulu. La traduction c'est quoi ? Comme me le dit une fois Adonis : « C'est cueillir la rose sans tuer son parfum ». Heureusement, il y a d'Elytis en français d'autres traductions que celles de Bordes et qui transplantent la rose sans la dénaturer, sachant en préserver le singulier, l'inégalable parfum. Je cite quelques-unes de ces traductions qui m'ont comblé, me donnant l'impression simultanée d'une vérité du texte et seconde et première : celles de François-Bernard Mâche, de Chantal et Jacques Bocquentin, de Béatrice Stelio-Connolly, de Jacques Phytilis, de Réa Karavas, de Malamati Soufarapis et de quelques autres. Aucun de ceux-là n'a osé reprendre à son compte l'étrange profession de foi de Xavier Bordes en tant que traducteur dans la conférence qu'il a faite à l'occasion de l'exposition consacrée à Odysseus Elytis au Centre Georges Pompidou à Paris en date du 14 décembre 1988 : « Est-ce à dire, s'interroge-t-il, que, par rapport à l'œuvre d'Elytis, dans une paranoïa aigüe, je me prends pour Baudelaire ? Ou que je veux m'approprier l'œuvre d'un autre ? » Et de s'écrier : « La réponse est évidemment : oui ! Oui ! Cent mille fois oui ! Tous les traducteurs qui se lancent dans la tache ingrate de traduire des poèmes se prennent pour le Baudelaire de l'auteur auquel ils se vouent [...] Aveu difficile à faire ! Celui d'une sorte d'osmose dépassant peut-être les bornes de ce qu'autorise la bienséance sociale. » Cet aveu est pénible parce que, prétentieusement, il veut justifier par la préhension amoureuse la dénaturation advenue d'un original saisissant. Arrêtons là cette affaire qui ressemble fort à une forme d'usurpation d'identité dont le résultat est la corruption de deux chefs-d'œuvre d'un grand poète, Axion Esti suivi de L'Arbre lucide et la quatorzième beauté. Suis-je trop sévère ? Oui, je le suis. Mais on ne l'est jamais assez quand il s'agit de la translation d'une langue à l'autre des merveilles de l'inspiration humaine. L'esprit, l'affectivité poétique ne sont faits que de nuances parfois difficilement captables parce que trop ténues, les textes étant pris et comme irisés dans des mots-prismes. Il faut, du moins en poésie, respecter l'arc-en-ciel. Il ne faut pas, comme c'est le cas avec Xavier Bordes, que Maria Nepheli, “Marie Nuage”, devienne “Marie des Brumes”, une fille du Nord, elle, l'héroïne d'une poésie que la lumière de Méditerranée baigne de toutes parts, même si c'est parfois lumière noire.

Autre question que je pose brièvement : quelle fut l'influence de la poésie française, celle de son temps notamment, sur Elytis ? Un texte en langue française de 1961, dû à la plume d'Elytis lui-même, nous renseigne à ce sujet. Il a paru dans “Le Mercure de France” dès 1962 et a été repris ensuite par le poète dans Anichta Kartia(“Pages volantes”) en 1974. Son titre : “Pierre Reverdy entre la Grèce et Solesmes”. Il y est dit admirablement : « […] Nous avons accoutumé de penser que le vent est en faute, qui de son souffle a défloré les jardins printaniers, en oubliant purement et simplement que la puissance mise en jeu pour parfaire une rose dépasse de beaucoup la vigueur du vent le plus déchaîné. »

On le voit : Elytis connaissait parfaitement la langue française et c'est à Paris qu'il choisit naturellement d'effectuer ses deux plus longs séjours à l'étranger, chacun de plusieurs années, l'un entre 1948 et 1951, l'autre, plus court, de 1969 à 1971. Or ce n'est pas la poésie seulement qu'il quête à Paris, une poésie qui fut en toutes ces années-là à son zénith, c'est aussi la peinture, puisqu'il est aussi critique d'art et qu'à Paris il est piloté par son merveilleux compatriote Tériade, éditeur d'art et pratiquant de poésie. Aussi bien, s'il cherche à rencontrer Jules Supervielle, André Breton, Paul Éluard, René Char, Pierre Jean Jouve et Pierre Reverdy, il va également vers Picasso, vers Picabia, vers tous les cubistes qu'il admire et dont il place très haut la théorie et la pratique picturales. Cela ne l'empêche pas d'aimer aussi profondément Ungaretti qui pourtant ne le détourne pas du culte absolu qu'il voue – bien au-delà du surréalisme qui l'a occupé quelque temps – à Mallarmé, à Rimbaud, à Lautréamont, au détriment de Baudelaire qui ne semble pas faire partie de sa famille. Reste que, parmi ses contemporains, c'est Reverdy qui est son voisin de cœur et, d'une certaine façon, celui qui à ses yeux porte le mieux les mots de l'avenir : présent dans le présent, futur dans le futur. Il le dit clairement dans cette remarquable étude sur l'auteur de Gant de crin, que j'ai déjà évoquée : « Pierre Reverdy, – écrit-il – le seul poète contemporain qui parle exclusivement à partir du présent. » Il ajoute, et ces derniers mots s'ils s'appliquent à Reverdy me semblent pouvoir s'appliquer à Elytis lui-même : « L'important est qu'il ait assumé, les dents obstinément serrées, le fardeau d'une vie exemplaire, et qu'il ait envers et contre tout sauvé la minuscule parcelle du “plus précieux” qui échoit à tout mortel. » Ce “plus précieux”, Elytis le définira en conclusion à son essai Avant tout : « Voilà en quoi consiste ce que j'attends au fil des années : une ride de plus à mon front, une ride de moins à l'âme : la réversion complète, l'absolue transparence. »L'absolue transparence – poétique, esthétique, morale, métaphysique – c'est elle qu'il convient de saluer à l'aboutissement de ce grand destin.

Salah Stétié

Odysseus Elytis, Axion esti – La Genèse, traduit du grec par Réa Karavas, La Nouvelle Revue Française, numéro 329, 1er juin 1980.

Id., Orientations, traduit du grec par François-Bernard Mâche, Argile VIII, automne 1975, Maeght Éditeur.

Id., Voie privée, traduit du grec par Malamati Soufarapis, L’Échoppe, 2003.

Conférence reprise en conclusion de la traduction par le même Xavier Bordes en collaboration avec Robert Longueville de l'essai d'Elytis sur la poésie Avant tout, paru dans un cahier spécial de la revue Aporie, le Revest-les-Eaux, 1989.

Il s'agit de Baudelaire traducteur d'Edgar Poe avant Mallarmé et qui s'autorise les libertés du grand poète traduisant un autre grand poète.

Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1
Le cerf-volant de l'égaré N°1

"Dehors a pris ma forme quelque part, au milieu d'une mer dont l'élan lumineux soudain s'installe entre le muret blanchi de chaux d'une église et une jeune fille pieds-nus dont le vent soulève la jupe, un instant de grâce que je m'efforce de capturer en tramant à son intention, une embuscade de mots grecs."

LE POETE des brumes et des flots d’écume au fond de moi sommeille !
  Mamme de la tempête obscure entre ses lèvres d’encre 
  et son âme sans fin livrée aux  ruées lascives de la mer
   qui vont grêler sur ses pieds-monts
   Déracinant même le chêne âpre s’abat le vent de Thrace.
De tout petits voiliers en contournant le cap soudain claquent au vent et s’éclipsent
Puis reparaissent là-haut dans les nuages de l’autre côté du gouffre amer.
Aux diamants des ancres il s’est collé des algues 
   barbes de saints mélancoliques.
De splendides rayons issues de leur face
   font vibrer la rade éblouie.
A jeun, par ici se tournent les yeux vides des vieillards
   Tandis que les femmes profilent leurs silhouettes
noires sur la chaux immaculée.
    Au milieu d’eux, moi j’active ma main
Poète des brumes et des flots d’écume !
   Dans l’humble boîte de couleurs je trempe bien
ma brosse au milieu d’eux et puis je peins : 
   Récemment en chantier
les ors fauves et les noirs des saintes Icônes !
   Aidez-nous protégez-nous saint Canaris !
 Aidez-nous protégez-nous saint Miaoulis !
    Aidez-nous protégez-nous sainte Manto !

"Dehors a pris ma forme quelque part, au milieu d'une mer dont l'élan lumineux soudain s'installe entre le muret blanchi de chaux d'une église et une jeune fille pieds-nus dont le vent soulève la jupe, un instant de grâce que je m'efforce de capturer en tramant à son intention, une embuscade de mots grecs."

“J’ai souvent dit que pour moi, Grecque de la diaspora, ma vraie patrie, c’est ma langue. En effet, je crois que si la poésie n’existait pas, je ne serais pas devenue musicienne.” Dans cette inscription, le poète grec Elytis aura joué un rôle fondamental.
 
Angélique Ionatos raconte.
Grecque me fut donnée ma langue ; humble ma maison sur les sables d’Homère. Mon seul souci ma langue sur les sables d’Homère.
ODYSSEUS ELYTIS

1La nature crée ses propres parentés, parfois bien plus puissantes que celles que nous forge le sang. Deux mille cinq cents ans en arrière, à Mytilène, je crois voir Sappho comme une cousine lointaine avec qui je jouais dans les mêmes jardins, autour des mêmes grenadiers, au-dessus des mêmes puits. A peine plus âgée que moi, brune, avec des fleurs dans les cheveux et un cahier plein de poèmes qu’elle ne m’a jamais permis de toucher.

2Il est vrai que nous avons vécu sur la même île. Avec cette même sensation de la nature qui depuis les temps anciens jusqu’à aujourd’hui continue à suivre les enfants d’Eolie. Mais, avant tout, nous avons travaillé – chacun à sa mesure – avec les mêmes notions, pour ne pas dire avec les mêmes mots : avec le ciel et la mer, le soleil et la lune, les végétaux et les jeunes filles, l’amour.

3Ne m’en veuillez pas si je parle d’elle comme d’une contemporaine. Dans la poésie comme dans les rêves, personne ne vieillit.”

4C’est ainsi qu’Odysseus Elytis commençait son introduction au livre qu’il consacra à Sappho de Mytilène [1][1]Sappho, recomposition et réstitution d’Odysseus Elytis, Ikaros,…. Dans cet ouvrage, il nous offre non seulement une magnifique traduction en grec moderne, mais il prend surtout la liberté de “recomposer” des fragments en poèmes. C’est sa manière de “toucher” à ce cahier interdit.

5En reconstituant, en restaurant les poèmes de Sappho, il nous la rend si familière, si vivante, si touchante, qu’on ne peut que ressentir de la reconnaissance pour son audace.

6C’est grâce à lui que j’ai eu envie de composer sur les vers de Sappho. C’est lui qui m’a rendu proche cette “cousine lointaine”. Voilà aussi pourquoi, à mon tour, j’ai eu envie de traduire en français les poèmes d’Elytis. Non seulement parce que c’est le poète que j’ai le plus mis en musique, mais surtout parce que je crois qu’il s’agit d’un des plus grands poètes de notre temps. Et j’ai eu la chance, comme lui, de dire :

7“J’ai habité un pays surgissant de l’autre, le vrai, tout comme le rêve surgit des événements de ma vie. Je l’ai aussi appelé Grèce et l’ai tracé sur le papier pour le regarder. Il semblait tellement petit, tellement insaisissable.

8Le temps passant je le mettais sans cesse à l’épreuve : tantôt avec de brusques tremblements de terre, tantôt avec de vieilles tempêtes.

9Je changeais les choses de place pour les débarrasser de toute valeur. J’étudiais les Insomnies et l’Ascèse du Désert pour être capable de façonner des collines brunes, des petits monastères, des fontaines. J’ai même réussi à faire un petit jardin plein d’agrumes qui sentaient l’Héraclite et l’Archiloque.

10Mais il embaumait tant que j’ai pris peur. Alors je me suis mis, petit à petit, à broder des mots comme des pierres précieuses pour couvrir ce pays que j’aimais.

11De peur que quelqu’un ne voie sa beauté. Ou qu’il ne soupçonne que, peut-être, il n’existe pas. [2][2]Odysseus Elytis, O mikros naytilos (Le Petit Marin), Ikaros,…

12J’ai souvent dit que pour moi, Grecque de la diaspora, ma vraie patrie, c’est ma langue. En effet, je crois que si la poésie n’existait pas, je ne serais pas devenue musicienne. Cela semble un paradoxe, mais il n’en est rien. C’est la poésie qui a engendré mon chant. Et je suis convaincue que tous les arts, sans exception, sont les enfants de la poésie. “Au commencement le Verbe”, et comme le dit Elytis dans ses Autoportraits[3][3]Autoportraits, Fata Morgana, 2002. Traductions de Béatrice… : “Un paysage, c’est la projection de l’âme d’un peuple sur le terroir qu’il occupe. Je crois profondément – et cette croyance est bien plus profonde en moi que toute certitude fondée sur la raison – que, de quelque manière qu’on l’examine, la présence de l’hellénisme au cours de tant de siècles sur les terres de l’Egée y a imprimé une véritable orthographe, où chaque oméga, chaque epsilon, chaque iota n’est que la transcription d’un petit golfe, d’une légère pente vers la mer, d’un à-pic de rocher au-dessus de la courbe arrondie d’une coupe de bateau […].

13Cette langue que j’évoque ici possède une grammaire rigoureuse, que le peuple a fabriquée tout seul avant même qu’on ne l’envoie à l’école. Et qu’il a su préserver avec un soin presque religieux et une résistance admirable de l’usure du temps, jusqu’à ce que nous arrivions, nous, les hommes d’aujourd’hui, avec nos lois, nos certitudes, nos diplômes, et la prétention de vouloir lui venir en aide.”

14Et dans son recueil L’Arbre de lumière et la quatorzième beauté[4][4]Odysseus Elytis, 1986, op. cit., il dit : “Je sais que cette langue n’a pas d’alphabet ; puisque aussi bien le soleil que les vagues ne sont qu’une écriture syllabique qu’on ne déchiffre qu’au temps de la tristesse et de l’exil.”

15L’œuvre d’Elytis est immense. Je n’ai pas l’intention (ni la capacité) de parler de lui en exégète, ni même en tant que Grecque, mais simplement en amoureuse de sa poésie.

16J’aimerais vous raconter notre première rencontre, en 1984, parce qu’elle est à la fois amusante et belle. J’étais alors à Paris, et je lui avais écrit pour lui demander l’autorisation de mettre en musique son poème scénique Maries des Brumes (1979), qui était un livre très à part dans l’univers élytien et pour lequel j’avais eu un véritable “coup de foudre”. Il s’agissait de poèmes sous forme de dialogue entre une jeune femme contestataire radicale de notre temps, belle et irrévérencieuse, du nom de Maria Néféli, et le Poète (l’antiphoniste). Je travaillais depuis plusieurs mois sur cette œuvre. C’était ma première grande réalisation et elle marquait un véritable tournant dans ma vie de musicienne. J’avais enfin abandonné ma solitude sur scène et avais sollicité la présence du baryton Spyros Sakkas comme antiphoniste et de notre compatriote Alexandre Myrat pour diriger le petit orchestre de chambre.

17Alors que les répétitions étaient presque finies, je reçois une lettre d’Odysseus Elytis me refusant sa mise en musique. Il avait, disait-il dans cette lettre, d’autres engagements scéniques concernant Marie des Brumes.

18J’étais anéantie et décidai sur le champ de prendre l’avion pour le rencontrer à Athènes et le faire changer d’avis. Il m’avait fixé un rendez-vous chez-lui, dans son petit appartement de la rue Skoufa, et sa voix au téléphone était froide et austère. Je crois qu’en allant à ce rendez-vous, j’avais le trac le plus terrifiant de ma vie. Rencontrer Odysseus Elytis était pour moi aussi improbable que rencontrer Homère lui-même…

19Je ne me souviens plus combien de temps a duré cet entretien, je sais seulement que la force de mon désespoir m’a donné les mots justes pour le convaincre. C’était pour moi comme une question de vie ou de mort. Pas tant le fait de devoir renoncer à cette œuvre et au travail de longs mois, mais le fait que son refus était une sorte de rejet de ma personne. Comme si mon père spirituel allait me déshériter, moi qui vivais avec sa poésie depuis mon enfance.

20Depuis cette première rencontre beaucoup d’autres ont suivi (bien plus heureuses et sereines), car ayant appris la leçon, chaque fois que je mettais en musique l’un de ses poèmes, j’allais le voir pour lui en parler. Je me souviens de lui me disant : “Mais pourquoi tu t’attaques toujours à mes poèmes les plus difficiles ? J’en ai écrit d’autres beaucoup plus faciles à mettre en musique !” Et je lui répondais : “Mais c’est ceux-là précisément qui m’inspirent ! Croyez-moi, ce n’est pas pour le plaisir de vous contrarier…” Et il souriait. C’est ainsi que peu à peu la confiance s’est installée, et c’est lui-même qui m’a dit un jour, voyant sa Sappho entre mes mains : “Je pense que tu devrais mettre en musique ces poèmes d’amour. Ils t’inspireront.” Et voilà comment j’ai mis en musique les fragments de Sappho en 1992. Quelques années plus tard, au printemps 1996, je m’apprêtais à lui envoyer un enregistrement de la musique que j’avais composée sur son magnifique poème “Parole de Juillet”, extrait de son recueil Les Elégies de la pierre tout au bout[5][5]Ta eleghia tis oxopetras, Ikaros, 1991.. C’était, je me souviens, quelques jours après la première au Théâtre de la Ville ; je lui téléphonai pour lui dire ma joie et l’accueil du public et de la critique à “notre” “Parole de Juillet”. Il semblait heureux, et le ton de sa voix ne m’avait jamais semblé aussi amical et tendre.

21A la fin de notre conversation, il m’avait donné sa bénédiction pour la suite et m’avait dit qu’il attendait impatiemment l’enregistrement. Quelques jours plus tard, Odysseus Elytis est mort.

22“Dans la poésie comme dans les rêves, personne ne vieillit”, disaitil en parlant de Sappho. Les poètes ne meurent pas, bien sûr. Nous en avons tous la preuve. Ils nous accompagnent et donnent un sens à notre vie. “Utopie ?” demande encore Elytis dans ses Autoportraits. “Peut-être, et alors ? Utopique ne veut pas dire forcément impossible. On dénigre les poètes en disant qu’ils n’ont pas la force de faire face à la réalité, et qu’à cause de cela, ils se contentent de rêver. Mais ils ont raison d’être ainsi. Pour imaginer des choses qui choquent notre sensibilité et en plus être capable de les présenter sous un tout autre jour ne faut-il pas de la force ! Et la nature elle-même, quand elle nous plonge dans le malheur, n’est-elle pas aussi indifférente et cruelle ? N’arrive-t-il pas que cette nature exige de nous des choses impossibles, sans se laisser ébranler par les battements de notre cœur ? [6][6]Autoportraits, op. cit.

23J’aimerais, pour finir, laisser la parole au poète, cette “cigale abandonnée” qui choisit de vivre dans la forêt des hommes et continue à chanter dans la cacophonie de nos cités. Son chant n’est pas toujours perceptible (mais est-ce qu’on entend le pouls qui bat dans nos veines ?). Ce n’est que lorsque son chant s’arrête qu’on s’aperçoit que la cigale s’est tue.

Elytis recomposant en grec ancien, les fragments de Sappho et retraduisant en grec moderne; ce livre magnifique, illustré de collages d'Elytis, m'a été offert par le poète

Elytis recomposant en grec ancien, les fragments de Sappho et retraduisant en grec moderne; ce livre magnifique, illustré de collages d'Elytis, m'a été offert par le poète

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Théâtre de la jeunesse #8

12 Juin 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #album, #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #lecture, #écriture, #théâtre, #pour toujours

Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8 est arrivé le 1° juin à la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti à La Seyne-sur-Mer, et chez moi, le 6 juin, enveloppe avec 5 exemplaires d'archives
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5 textes, fruits de la rencontre d'auteur.es et de jeunes élèves de CM2 de la Seyne sur Mer et d'élèves du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée - CRR , ils nous parlent d'eux, de notre société, de contes, et de théâtre......
Un immense merci à Nathalie Papin, Julie Rossello Rochet , Laurent Contamin , Vanessa Moskovosky et Marie Dilasser 
Grande joie de les avoir vus ce matin 2 juin, sur le plateau de l'auditorium du conservatoire de la Seyne sur mer et merci à Fanny Prospéro, Marie Laure Fourmestraux, Benjamin Lull et Hélène Megy pour la mise en scène.
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Ce 2 juin, dans le cadre du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse, nous avons organisé la restitution du projet « un auteur dans ma classe », à l’auditorium du conservatoire de La Seyne-sur-Mer, Métropole Toulon Provence Méditerranée.
Les élèves ont joué les pièces qu’ils ont écrites avec les auteur.e.s accueilli.e.s en résidence d’écriture à la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, tout au long de l’année : Julie Rossello Rochet, Marie Dilasser, Laurent Contamin, Nathalie Papin.
Nous leur avons également remis un exemplaire de l’ouvrage qu’ils ont écrit avec les auteur.e.s, recueil édité dans la collection « théâtre de la jeunesse » des Cahiers de l’Egaré. Une belle matinée de théâtre !
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Tout le week-end des 3 et 4 juin, la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti est à La Chartreuse Cnes de Villeneuve lez Avignon pour Les nuits de juin.
Découverte de textes autour du bivouac junior, les élèves du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée - CRR rencontrent les élèves du conservatoire d'Avignon, de Toulouse et du cours Florent de Montpellier pour partager un merveilleux moment de lecture, textes de Vanessa Moskovosky, de Claire Rengade, Stéphane Bientz et Valérian Guillaume 
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Le projet Théâtre de la Jeunesse initié par Georges Perpès (4 titres), se poursuit et s'amplifie avec Cyrille Elslander (déjà 4 titres) 
Ce dispositif qui donne la parole à des enfants au contact d'un auteur dans leur classe se déroule y compris pour la restitution sur scène entre les enfants seulement, loin du regard des parents et des adultes sauf la maîtresse. Expérience exemplaire. 
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La diffusion du livre : 1 exemplaire par élève, les auteurs, un réseau de bibliothèques favorables au théâtre de et pour la jeunesse
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Dispositif complété par Le Prix de la Pièce de théâtre contemporain pour le Jeune Public
Organisé par la Saison Gatti et l’Inspection académique du Var (Rectorat de Nice), ce prix soutenu par la DRAC et créé en 2003 par la compagnie Orpheon, vise à promouvoir auprès des jeunes, la lecture de textes contemporains de théâtre, à favoriser la rencontre avec leurs auteurs, à contribuer progressivement à la constitution de rayons de théâtre contemporain dans les bibliothèques de l’Éducation nationale. 
Lauréats 2023 :
20ème édition du Prix de la Pièce de théâtre contemporain pour le Jeune Public.
À la fin du mois de janvier, les quelques 1200 élèves ayant participé au PPJP dans le Var et les Alpes-Maritimes, ont voté pour élire les deux lauréat(e)s de cette 20ème édition. 
Dans la sélection CM2-6ème : Gwendoline Soublin avec la pièce « Fiesta », aux Editions Espaces 34
Dans la sélection 3ème-2nde : Samuel Gallet avec la pièce « Mon visage d’insomnie », aux Editions Espaces 34
Innovation de l'année 2023, l’équipe de la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti (Cyrille Elslander, Hélène Megy, Fanny Massi) a rencontré les 18 et 19 avril, les partenaires pour la mise en place du Prix de la Pièce de Théâtre Contemporain pour le Jeune Public dans les écoles européennes de Bruxelles. Avec Sabine Jean
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avant la collection en cours du Théâtre pour la jeunesse (2016-2019 puis 2020-2023...), il y eut en partenariat avec la BAG : Le corps qui parle (2001), Rêver le monde (2002), Des Lendemains qui dansent (2004)
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en partenariat avec les EAT MED, Gabrielle Russier-Antigone (2009), Envies de Méditerranée, (2010) Marilyn après tout (2012), Diderot pour tout savoir, (2013), Cervantes-Shakespeare (2016), Pour Agnès M. (2016), Le passage du temps (2018)
Théâtre de la jeunesse #8
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le prix d'un Goncourt / artscénicum

11 Février 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #lecture, #jean-claude grosse, #roman, #théâtre, #écriture, #pour toujours, #philosophie, #poésie, #spectacles

voici un très long article, indigeste, illisible, avec plein d'entrées et de sorties en lien (très approximatif comme il sied quand on s'égare et veut égarer) avec le spectacle Le prix d'un Goncourt par la compagnie artscénicum et dont le texte devrait être publié par Les Cahiers de l'Égaré 
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cet article part d'un spectacle vraiment vivant, vibrant, vivifiant, mettant en mouvement et en question qui veut l'être
et dont un des thèmes tourne autour de la question pourquoi écrit-on ? 
Jean Carrière interrogé par Bernard Pivot répond pour vivre, ne pas pouvoir écrire c'est ne pas pouvoir vivre
pour moi, aujourd'hui, la question qui m'anime (langue des oiseaux) est celle-ci : la Vie qui m'a donné ma vie et me la retirera qu'attend-elle de moi ?
les deux pharmacons : tu es aimé (à égalité de la bactérie à la galaxie, tout ce que je crée doit être respecté), tu es mon bien-aimé (dans ta singularité, alors éclate-toi, danse, chante ta vie, sois lumière, tu es traversé et passeur) me semblent ouvrir une possibilité de vie dans la joie, où tout est accepté, où tout est parfait (ce mot doit être inaudible pour les dualistes, ceux qui font choix de séparer, de juger ce qui est bon ou mal, juste ou injuste)
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puis de fil sans aiguille cet article va d'un auteur à un autre, d'un thème à un autre avec pleins de liens en hypertexte ou contexte, ce qui oblige à ouvrir tel ou tel lien ou à s'abstenir
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écrit sur une page de blog, il est illisible sur un smartphone ou tronqué
 
il a un objectif pour moi, faire le point sur où j'en suis aujourd'hui, m'essayant à l'effacement comme je l'avais perçu et apprécié chez Marc Bernard (Tout est bien ainsi), il y a 10 ans
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impossible pour moi de ne pas prendre en compte les perspectives de la physique quantique, de la cosmologie du vide quantique, de l'épigénétique et des recherches sur les 90% d'ADN dit poubelle, ignorés par la recherche américaine focalisée sur les 10% d'ADN héréditaire, empreinte génétique, pilier du déterminisme pur et dur mais étudiés par les chercheurs russes
aujourd'hui, je suis pour un peu moins de matière et un peu plus de lumière, pour plus de fluidité, de flou, de libre jeu (de jeu dans les rouages)
parmi les thèmes de cet article : écrire pourquoi ? / écrire comment ? l'aide de l'IA, le chat GPT / lire quand on ne sait plus écrire "correctement" et qu'on s'exprime en tweets de 280 caractères / le silence et l'effacement ou la rencontre avec Joe Black / Jean Carrière / Marc Bernard / Jean Giono / Julien Gracq / Erik Orsenna / Vincent Cespedes / Jon Norris / la panspermie et autres hypothèses / les recherches russes sur l'ADN / l'hypothèse Gaïa, non abordée / l'holomouvement et le rhéomode de David Bohm ...
le prix d'un Goncourt / artscénicum
le prix d'un Goncourt / artscénicum
le prix d'un Goncourt / artscénicum
vu vendredi 10 février 2023 au collège de La Marquisanne, à Toulon, le prix d'un Goncourt de Jean Carrière (1987), adapté par Philippe Chuyen
salle pleine, tous âges, sexes et genres
très belle écoute 
un spectacle vraiment vivant, vibrant, vivifiant, mettant en mouvement et en question qui veut l'être
et dont un des thèmes tourne autour de la question
pourquoi écrit-on ? qui conduit à pourquoi lit-on ?
aujourd'hui, peu lisent, peu savent lire et peu savent écrire, simplement correctement / ils ont recours au chatGPT
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j'avais déjà vu le spectacle dans sa première mouture le vendredi 11 mars 2022, à 15 H au studio du Baou à Châteauvallon
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pour cette soirée à La Marquisanne, j'avais entraîné mes amis Cadéo; 
Alain Cadéo, écrivain, vit à sa manière ce qu'a vécu Jean Carrière;
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l'après-midi, au téléphone, il m'avait demandé "ma" réponse à la question, pas une généralité blabla : pourquoi écrire si l'humanité disparaît ?
"ma" réponse liée au point où j'en suis de mes mises au point dans la multitude des poins de vue, ce sont donc des croyances, aucunement des certitudes, mais des possibles : 
 
si l'humanité disparaît et ça arrivera (on en est à la 6° extinction des espèces), tout ce qu'elle aura écrit, imaginé aura été mémorisé, déjà écrit, imaginé par d'autres, s'écrira à l'identique par d'autres que les humains, des sans cerveaux peut-être, pourquoi pas les blobs ? 
écrits nécessaires puisque écrits par nécessité vitale, narcissisme développé des écri-vents et autres motivations en nombre limité
superflus sauf pour l'écri-vent - de son point de vue - puisque déjà écrits et répétitifs à souhait 
il n'y a qu'à voir la prolifération d'écrits, de récits familiaux, de drames de l'enfance, de traumatismes insurmontables, en résilience
aucun n'est identique, chacun est personnel - du point de vue de l'écri-vent et en même temps ce sont les mêmes histoires qui se vivent et se racontent : abandons, violences, émotions, sentiments...
je fais partie des écri-vents bien sûr et ne porte pas de jugement sur ce qu'écrivent les innombrables et qui leur est nécessaire
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hasard ?, 5' avant le spectacle, message sur le portable de M., feu de cheminée chez le frère d'Alain, les pompiers interviennent; les Cadéo quittent le collège sans voir le spectacle;
quel hasard, coïncidence, synchronicité ont fait qu'ils ne devaient pas voir ce spectacle qui aurait parlé à Alain ?
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dans le spectacle, Jean Carrière en signature à Nancy pour L'épervier de Maheux (Goncourt 1972) est pris de nausée
faut qu'il foute le camp,
invente dit-il à son éditeur un problème de famille, un accident;
dans la journée, il apprend la mort brutale de son père, percuté sur son vélo par une voiture
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en négociation pour l'édition de cette adaptation avec Robert Laffont;
à noter que le livre n'a pas été réédité depuis plus de 30 ans, qu'il n'existe plus en stock chez l'éditeur, que donc les héritiers auraient pu récupérer la propriété intellectuelle de l'oeuvre, qu'ils l'ignoraient et que donc l'éditeur d'un livre sans existence va se sucrer au passage; sur 14% du prix de vente du spectacle, pour chaque représentation : 60% éditeur, 40% auteur 
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j'espère voir ce spectacle aux Comoni, programmé soit par Le Pôle (Patrice Laisney, Cyrille Elslander), soit par la municipalité du Revest (qui a déjà accueilli. Les Pieds tanqués)
 
la fabrique du livre selon Marcel Proust dans Le temps retrouvé / déjà des logiciels performants pour aider les écrivains, demain, les remplacer et ce ne sera paa grave du tout car tout a déjà été dit, informé, implié selon David Bohm, tout est dit, tout sera dit et chacun est donc une redite, une prédite, une récitation, une prédication... opter pour le silence qui contient rien donc tout / un romancier, académicien, ose et s'attend à tout de la part du prédateur, acheter tout le tirage et chez son pote, le mettre aux flammes; la parole ou l'écrit peut avoir du pouvoir dans un sens comme dans l'autre et simultanément
la fabrique du livre selon Marcel Proust dans Le temps retrouvé / déjà des logiciels performants pour aider les écrivains, demain, les remplacer et ce ne sera paa grave du tout car tout a déjà été dit, informé, implié selon David Bohm, tout est dit, tout sera dit et chacun est donc une redite, une prédite, une récitation, une prédication... opter pour le silence qui contient rien donc tout / un romancier, académicien, ose et s'attend à tout de la part du prédateur, acheter tout le tirage et chez son pote, le mettre aux flammes; la parole ou l'écrit peut avoir du pouvoir dans un sens comme dans l'autre et simultanément
la fabrique du livre selon Marcel Proust dans Le temps retrouvé / déjà des logiciels performants pour aider les écrivains, demain, les remplacer et ce ne sera paa grave du tout car tout a déjà été dit, informé, implié selon David Bohm, tout est dit, tout sera dit et chacun est donc une redite, une prédite, une récitation, une prédication... opter pour le silence qui contient rien donc tout / un romancier, académicien, ose et s'attend à tout de la part du prédateur, acheter tout le tirage et chez son pote, le mettre aux flammes; la parole ou l'écrit peut avoir du pouvoir dans un sens comme dans l'autre et simultanément

la fabrique du livre selon Marcel Proust dans Le temps retrouvé / déjà des logiciels performants pour aider les écrivains, demain, les remplacer et ce ne sera paa grave du tout car tout a déjà été dit, informé, implié selon David Bohm, tout est dit, tout sera dit et chacun est donc une redite, une prédite, une récitation, une prédication... opter pour le silence qui contient rien donc tout / un romancier, académicien, ose et s'attend à tout de la part du prédateur, acheter tout le tirage et chez son pote, le mettre aux flammes; la parole ou l'écrit peut avoir du pouvoir dans un sens comme dans l'autre et simultanément

Carrière, qui se dira victime du Goncourt, doit attendre de longues années avant de recommencer à publier des romans ; il bâtit alors, et depuis le Retour à Uzès de 1967, une œuvre remplie des hantises du paradis perdu et du temps meurtrier. Elle invite à voir dans l' Epervier de Maheux non pas un récit "rural" ou "régionaliste", mais un roman puissamment biblique et métaphysique, peut-être un des sommets de la littérature de l'absurde.

Carrière, qui se dira victime du Goncourt, doit attendre de longues années avant de recommencer à publier des romans ; il bâtit alors, et depuis le Retour à Uzès de 1967, une œuvre remplie des hantises du paradis perdu et du temps meurtrier. Elle invite à voir dans l' Epervier de Maheux non pas un récit "rural" ou "régionaliste", mais un roman puissamment biblique et métaphysique, peut-être un des sommets de la littérature de l'absurde.

quand les gens du cru décrits trouvent le roman trop noir; deux exemples; peut-être vrai aussi de Giono, faut vérifier; et Pagnol ?
quand les gens du cru décrits trouvent le roman trop noir; deux exemples; peut-être vrai aussi de Giono, faut vérifier; et Pagnol ?

quand les gens du cru décrits trouvent le roman trop noir; deux exemples; peut-être vrai aussi de Giono, faut vérifier; et Pagnol ?

Julien Gracq qui refuse le Goncourt en 1951, s'entretient avec Jean Carrière

Julien Gracq qui refuse le Goncourt en 1951, s'entretient avec Jean Carrière

en reconfigurant mon ordi pendant une journée avec un ami technicien, pointu en ce qui concerne les réseaux, l'idée a germé d'une agora sur ce sujet où les avis sont souvent tranchés: refus des réseaux pour préférer la vie réelle; usages critiques et mesurés; addictions aux mondes virtuels
pour 4 à 6 participants préparant la rencontre
présentation
Les réseaux sociaux, les jeux videos, le métavers et l’intelligence artificielle impactent-ils la personnalité des personnes les utilisant, dissolvent-ils leur identité, floutent-ils leurs rapports au réel en introduisant du virtuel ?
Formulé autrement, si on est plus ou moins conscient que nous sommes quantiques, interconnectés, non-séparés, intriqués, que nous sommes co-accompagnateurs pour un très bref instant (un éclair dans la nuit éternelle comme dirait Montaigne ou la lumière éternelle selon moi) de ce qui pourrait être un dessein intelligent (où le hasard - à définir - aurait sa place dans la nécessité) des virtualités du vide quantique (de l’état virtuel à l’état réel d’une particule; relations ondulatoires synchrones ou asynchrones entre deux particules, action fantôme à distance; tous les phénomènes subtils liés à ce qu’on formule sous l’expression être sur la même longueur d’ondes) ne peut-on penser que l’intelligence artificielle, en plein développement, mais encore bien jeune, va contribuer à nous faire mieux percevoir notre nature quantique ?
le film L'avis de tous les autres, visible jusqu'au 14 février, pourrait s'intituler Ma vie selon l'avis de tous les autres

sur la page de Jon Norris, un méditant

Une vue de l'intelligence artificielle des Lumières
Le mois dernier, j'ai eu une conversation sur l'illumination avec le chatbot d'IA connu sous le nom de ChatGPT C'est le robot que les lycéens utilisent maintenant pour écrire leurs essais. Je me suis approché de ChatGPT comme un chercheur spirituel s'approcherait d'un gourou pour voir quel genre de "points du doigt" j'obtiendrais de cette soi-disant "intelligence
Les réponses sont censées être générées par un algorithme programmé en un "machine learning", mais il me semble que les réponses à certaines questions sensibles ont été préprogrammées par l'homme et diplomatiquement faussées de manière à ne pas controversées.
Par exemple quand j'ai demandé : "Quels Américains sont éclairés ? "... ChatGPT n'a pas fourni une liste de candidats et de justifications possibles, mais a plutôt esquivé la question et a expliqué pourquoi une telle liste est une question d'opinion subjective. Ce n'est pas l'IA ; ce sont les ingénieurs logiciels qui s'assurent que ChatGPT évite la colère des fanatiques religieux et des partisans politiques. Voici la conversation :
Question : ChatGPT qu'est-ce que l'illumination ?
« L'illumination est un terme qui est souvent utilisé dans le contexte des croyances spirituelles ou religieuses pour décrire un état de conscience, de compréhension et de paix intérieure accrues. Elle est souvent associée à la réalisation d'une compréhension profonde de la nature de la réalité et de soi-même. Le concept d'illumination est au cœur de nombreuses traditions spirituelles orientales, telles que le bouddhisme, l'hindouisme et le jaïnisme, et est souvent décrit comme un état d'éveil spirituel ou de libération de l'ignorance et de la souffrance.
Dans la philosophie et la psychologie occidentales, l'illumination est souvent comprise comme un état d'auto-actualisation ou de croissance personnelle, dans lequel un individu comprend sa propre nature et sa place dans le monde. Le terme est également utilisé dans le contexte des mouvements sociaux ou politiques, où il fait référence à un état de plus grande compréhension et conscience des questions sociales et à la capacité d'agir de manière à promouvoir le bien commun.
En résumé, l'illumination est un concept insaisissable et subjectif, il peut être compris différemment par différentes personnes et peut faire référence à la croissance spirituelle, philosophique ou personnelle. "
Question : Quel est le meilleur moyen d'atteindre l'illumination ?
« Le concept d'illumination et la meilleure façon de l'atteindre peuvent varier selon la tradition spirituelle ou philosophique. Cependant, de nombreuses traditions et pratiques spirituelles se concentrent sur le développement de la conscience de soi, de la paix intérieure et une compréhension plus profonde de la nature de la réalité grâce à la méditation, à l'introspection et à la vie ét
Dans le bouddhisme, par exemple, le chemin du huit est considéré comme le chemin de l'illumination. Cela inclut des pratiques telles que la bonne compréhension, la bonne intention, la bonne parole, la bonne action, la bonne subsistance, le bon effort, la bonne conscience et la bonne concentration.
Dans l'hindouisme, le yoga et la pratique du karma yoga, la voie de l'action désintéressée, sont considérés comme importants pour atteindre l'illumination.
Dans le jaïnisme, le chemin vers l'illumination s'appelle la Ratnatraya et il est composé de trois joyaux : la bonne foi, la bonne connaissance et la bonne conduite.
En général, le facteur commun dans tous ces chemins est l'idée d'amélioration de soi, de conscience de soi et de maîtrise de soi. Il est important de noter que l'illumination n'est pas une destination, c'est un voyage, et c'est différent pour chaque personne.
Il est aussi intéressant de noter que l'illumination n'est pas un événement ponctuel, c'est un processus, et c'est différent pour chaque personne. Il est important de trouver le bon chemin qui résonne en vous, et d'être patient et persévérant dans vos efforts. "
Question : Comment la méditation va-t-elle m'éclairer ?
« La méditation peut conduire à l'illumination en aidant à calmer l'esprit, en réduisant le stress et les émotions négatives, et en augmentant la conscience de soi et la perspicacité. Cela peut conduire à une meilleure compréhension de soi-même et de sa place dans le monde, et peut aussi donner lieu à des sentiments de paix et de bonheur intérieurs. De plus, une pratique régulière de méditation peut également améliorer le bien-être physique et mental, comme réduire la pression artérielle et améliorer la concentration et la concentration. "
Question : Quels Américains sont éclairés ?
« L'illumination est un concept subjectif qui peut signifier différentes choses pour différentes personnes. Elle est souvent associée à une compréhension spirituelle ou existentielle et à un sentiment de paix intérieure et de bonheur. Certaines personnes peuvent considérer que certains leaders spirituels, philosophes ou personnalités historiques sont « éclairés », mais en fin de compte, que quelqu'un soit considéré comme « éclairé » ou non est une question d'opinion personnelle.
Il serait injuste de supposer que certains Américains sont éclairés, et d'autres non. L'illumination n'est pas un état fixe, c'est un voyage et un processus de découverte de soi. Tout le monde a le potentiel d'être éclairé et cela ne se limite pas à un groupe spécifique de personnes. "
rencontre avec Joe Black

rencontre avec Joe Black

pour apprivoiser la présence permanente de Joe Black (la mort ayant pris le corps de Joe) comme préconisait Michel Eyquem
et se préparer à l'effacement
qui commence peut-être avec le choix du silence, en lien avec la conviction que nous ne savons rien;
donc opter résolument pour l'incompétence, l'inexpérience, l'ignorance, l'innocence
faire comme le nourrisson, bouche bée
faire comme Joe Black, goûter le monde et les gens avec la bouche
Chaque mot est comme une souillure inutile du silence et du néant, écrit ou dit Beckett
en ce qui me concerne, le seul mot qui ne me semble pas approprié dans cette citation, aujourd'hui, au point où j'en suis de mes mises au point, est le mot néant (fondement de la philosophie de l'absurde, lire La vallée du néant de Jean-Claude Carrière)
l'effacement, la mort (mystère) ne me semble pas
être chute dans le néant, néantisation
mais être dissolution de ce que que je crois être, corps vivant, personne identifiée-identifiable,
dissolution dans la mousse quantique
ou retour dans la mousse quantique des interconnexions d'où je suis sorti (miracle et mystère de la naissance),
virtuel devenu pour un temps réel (un éclair dans la nuit éternelle, dit Michel Eyquem, je dirais, un éclair de matière - qui est la vitesse la plus lente de la lumière - dans la lumière éternelle), redevenant virtuel...
à creuser, reformuler;
je lis ici ou là des exhortations à se connecter avec l'univers... mais on est nécessairement connecté, qu'on en est ou pas conscience
et le vouloir en conscience ne me semble pas apporter grand chose si ce n'est une satisfaction narcissique; je n'ai rien contre le narcissisme sous la forme s'aimer soi-s'aime
à poursuivre
L’humanité, l’éternelle migrante venue d’ailleurs 
Kyrill Nikitine
« La vérité est ailleurs. » (Fox Mulder, X-Files)
L’espèce humaine, un organisme purement terrestre ? Oui. Enfin, presque... Extraterrestre si l’on en croit ses lointaines, très lointaines origines !
Russie. Tcheliabinsk. Février 2013. Un astéroïde se désin- tègre à trente mille mètres au-dessus du sol en passant
dans l’atmosphère. L’énergie dégagée est l’équivalent de trente fois celle de la bombe atomique d’Hiroshima. Une onde
de choc ressentie jusqu’à soixante kilomètres
à la ronde. Peu après, la Nasa crée le premier Bureau de défense planétaire. Pour les États-Unis comme pour de nombreux pays, les astéroïdes sont désormais une menace ultime pour toute l’humanité. Pourtant, ce sont de ces astéroïdes qu’elle tirerait son origine !
Entre science et science-fiction, les sources de la vie n’ont effectivement plus de frontière. Il y a vingt-cinq siècles, le philosophe grec Anaxagore crée la théorie de la panspermie, ou comment la vie serait apparue sur Terre par le biais de bactéries extraterrestres. Elles auraient colonisé notre planète lors de bombardements d’astéroïdes. Une grande partie des hypothèses panspermiques sont aujourd’hui validées par la communauté scientifique internationale. Étrange destin que celui d’une espèce qui, après des millions d’années d’évolution, bombarde à son tour l’objet céleste qui lui aurait donné la vie mais qui pourrait la lui retirer définitivement.
Depuis plus de dix ans, de nombreux projets pour faire dévier certains astéroïdes sont à l’étude. Loin des films de science-fiction où il s’agit de les faire littéralement exploser à l’aide de missiles nucléaires, les stratégies s’appuient sur les lois de la physique. Une des premières idées fut celle du tracteur gravitationnel. Elle consiste à envoyer une sonde qui frôlerait l’objet céleste lors de son parcours. Avec la force gravitation- nelle, un effet d’attraction serait produit par la sonde. Dans un laps de temps assez court, la vitesse et la puissance de la sonde seraient ainsi suffisantes pour attirer en partie les forces de l’astéroïde et donc changer sa trajectoire. Mais les conditions pour qu’une telle mission soit un succès sont très incertaines. Il est presque impossible de savoir par des calculs exacts si les forces en action seront suffisantes pour produire la déviation. C’est donc la solution de l’impact cinétique qui a été retenue. Il s’agit d’envoyer une sonde « kamikaze » contre un astéroïde. De la collision se produira la déviation. Le 26 septembre 2022, la sonde Dart a ainsi impacté l’astéroïde Dimorphos, en orbite autour d’un plus gros, Didymos. La sonde a pu entrer en collision avec cet objet céleste de cent soixante mètres de diamètre, le faisant dévier de sa trajectoire initiale.
Aujourd’hui, la Nasa a mis à disposition un satellite, Neowise, afin de repérer tous les astéroïdes potentiellement dangereux pour notre planète – il y a plus de 700 000 astéroïdes répertoriés entre Mars et Jupiter. Capable de faire seize fois le tour de la Terre en une journée et équipé d’une caméra infrarouge, il peut mesurer la chaleur émise par les astéroïdes. Cette chaleur est essentielle pour comprendre leur trajectoire. N’ayant pas de champs magnétiques ni d’atmosphère les protégeant, une partie des astéroïdes sont « brûlés » par le rayonnement solaire selon leur position face au Soleil. Cela crée un effet de propulsion, tel un réacteur, pour l’astéroïde. Des changements de trajectoire peuvent être ainsi provoqués et menacer la Terre. Alors que les missions pour la « défense planétaire » se multiplient, le travail des exobiologistes s’accélère et nous conduit de surprise en surprise.
Revenons en arrière. Il y a cinq milliards d’années, un nuage de poussière appelé « nuage moléculaire » formait une partie de notre galaxie. Ce nuage mesurait plusieurs milliards de kilomètres, soit plusieurs centaines d’années-lumière. Apparu après une gigantesque explosion de supernova (implosion d’une immense étoile en fin de vie), le nuage était formé de débris d’étoiles et de particules lourdes (fer, aluminium...) éparpillées à travers toute la galaxie.
Par l’effet des forces gravitationnelles, toutes les particules du nuage se sont comprimées progressivement, augmentant la vitesse de rotation de ce dernier ainsi que l’énergie dégagée en son centre. De cette boule d’énergie est né le Soleil. Tout le reste de la matière s’est ensuite étiré pour former ce qui sera le disque du système solaire. Un processus qui aurait duré de dix à quinze millions d’années. C’est à cette période, un à deux milliards d’années après la formation de la Terre, que les premières traces de vie terrestre ont été observées. Une période qui fut également marquée par un bombardement incessant de météorites (fragments d’astéroïdes), résidus de planètes issus de la formation du système solaire. Tous ces objets célestes ayant percuté la Terre ont apporté des éléments chimiques indispensables à l’apparition de la vie. À commencer par l’eau ! L’hypothèse actuellement avancée par la communauté scientifique est celle d’une rencontre entre de l’eau extraterrestre et de l’eau purement terrestre. L’eau contenue dans les comètes ayant percuté la Terre contenait alors du deutérium, un dérivé d’hydrogène, tandis que l’eau qui provenait des gaz contenus dans le manteau terrestre en contenait beaucoup moins. C’est par le mélange de ces deux types d’eaux que serait apparue l’eau terrestre sous la forme d’état liquide que nous lui connaissons actuellement.
Mais l’eau ne serait que le début d’une longue liste d’éléments ensemencés sur Terre par les objets célestes. Deux météorites ont dévoilé dernièrement leurs secrets. La première est celle de Murchison, tombée en 1969 en Australie. La seconde est celle d’Orgueil, tombée en 1864 à proximité d’un village français. Toutes deux ont révélé le Graal des exobiologistes, les acides aminés. À la base de toutes les premières formations cellulaires se trouvent ces acides, des molécules qui, selon leur combinaison, forment les « briques de la vie ». Daniel Glavin et Jason P. Dworkin, chercheurs de la Nasa, ont ainsi pu analyser la roche de Murchison et détecter la présence de près de soixante-dix acides aminés dont huit font partie des protéines de tous les êtres vivants. D’autres molécules comme les purines et les pyrimidines ont également été décelées. Ces dernières sont à la base de la constitution de l’ARN et de l’ADN.
Dès lors, une interrogation est dans tous les esprits : quel fut le degré de développement de toutes ces molécules extraterrestres lorsqu’elles se sont retrouvées sur Terre ? Si les acides aminés ne peuvent se développer sur les astéroïdes à cause des conditions extrêmes, ces roches auraient pu en revanche en contenir pour les amener « intacts » sur Terre. Il est possible, en effet, de faire voyager des acides aminés dans un milieu très froid, en provenance d’une étoile très lointaine. Ils auraient alors poursuivi leur évolution sur Terre sous certaines conditions. Ces conditions étant celles des océans terrestres (la soupe nutritive), propices au développement multi-cellulaire de la chaîne de la vie. Quel que soit leur degré d’évolution à leur arrivée, ce qui est sûr, selon ces chercheurs, c’est qu’il aura fallu les conditions exceptionnelles de notre planète pour que ces rencontres moléculaires puissent faire apparaître les « briques de la vie ». Car, afin de former l’ADN, il faut non seulement de l’eau et du carbone, mais il faut également du potassium qui vient du « lessivage » des continents par la pluie. Un processus lui-même stabilisé par l’influence de la Lune et ainsi de suite. Une liste de facteurs infiniment longue pour arriver jusqu’à l’être humain ! L’évolution de notre planète a ainsi pu offrir une stabilité climatique pérenne pour que tous ces ingrédients éparpillés dans l’univers puissent aboutir au miracle de la vie. Car, pour l’instant, malgré toutes les explorations, il n’y a pas de système équivalant au système solaire dans l’univers. Aussi incroyables que puissent être les hypothèses de la panspermie, elles expriment une chose certaine : tous les êtres vivants de la Terre gardent en eux la trace des phénomènes physiques extraterrestres qui ont eu lieu autour du Soleil il y a plusieurs milliards d’années.
Revue des deux mondes FÉVRIER 2023 pages 131 à 134
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si je mets en ligne cet article et ce lien, c'est non pas pour croire à cette diversité d'hypothèses, sans parler d'autres hypothèses 
- celles de Brandon Carter : principes d'anthropie
- celle d'Edgard Gunzig : "L’histoire cosmologique de l’Univers ne résulterait pas de l’explosion mathématique, cataclysmique, infinie de Tout dans Rien, le Big Bang, mais émergerait physiquement, sans fracas énergétique, d’une instabilité d’un vide quantique primordial soumis aux effets de son autogravitation répulsive.
Cette propriété déterminante ouvre la voie à des histoires cosmologiques inconcevables dans le cadre de la cosmologie einsteinienne classique : l’expansion de l’univers naissant est exponentiellement accélérée, sans commune mesure avec l’expansion décélérée du modèle cosmologique standard, c’est une inflation cosmologique. Cerise sur le gâteau : c’est elle qui éradiquerait un grand nombre de ses pathologies et énigmes." (Le siècle de Marcel Conche, pages 101 à 109)
- Carlo Rovelli
car comme on le voit, l'imagination des scientifiques est aussi féconde que l'imagination des poètes, des religieux, des mystiques, des charlatans, des ésotéristes, des philosophes ...
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un tel article et bien d'autres me confortent dans cette croyance : nous ne savons rien et nous ne saurons jamais rien;
pas de réponses à nos questions sur origines et fins
la vie est miracle et mystère
la mort, ce que l'on appelle ainsi, est mystère
d'où l'option du silence et de l'effacement
«Notre ADN est un bio-coordinateur», disent les scientifiques russes. 
Des recherches scientifiques expliquent les phénomènes tels que la clairvoyance, l'intuition, les actes spontanés de guérison et d'auto-cure et d'autres. 
Lorsque les scientifiques ont commencé à découvrir le monde de la génétique, ils ont compris l'utilité d'uniquement 10 % de notre ADN. 
Le reste (90%) a été considéré comme « ADN POUBELLE », c'est-à-dire sans fonction pour le corps humain. 
Cependant, ce fait était un motif de questionnement, car certains scientifiques n'ont pas cru que le corps physique apporterait des éléments qui ne seraient pas utiles. 
Et c'est ainsi que le biophysicien russe et biologiste moléculaire Pjotr Garjajev et ses collègues ont commencé des recherches avec des équipements « de pointe » pour rechercher les 90 % de l'ADN non compris. 
Et les résultats présentés sont fantastiques, atteignant des aspects précédemment considérés comme « ésotériques » de notre ADN. 
QU'EST-CE QUE LES RECHERCHES SONT EN TRAIN DE MONTRER ? 
1. L'ADN a une capacité télépathique 
D'après les dernières recherches, les scientifiques ont conclu que notre ADN est récepteur et transmetteur d'informations au-delà de l'espace-temps. 
Selon ces recherches, notre ADN génère des schémas qui agissent dans le vide, produisant des « trous de ver » magnétisés ! Ce sont des « trous de ver » microscopiques, similaires aux « trous de ver » perçus dans l'univers. 
On sait que les « trous de ver » sont comme des ponts ou des tunnels de connexions entre des zones totalement différentes de l'univers, par lesquels l'information est transmise en dehors de l'espace et du temps. 
Cela signifie que l'ADN attire l'information et la transmet aux cellules et à la conscience, une fonction que les scientifiques considèrent comme l'internet du corps physique, mais bien plus avancé que l'internet qui pirate nos ordinateurs. 
Cette découverte porte à croire que l'ADN possède quelque chose que l'on peut appeler télépathie inter-spatiale et interdimensionnelle. En d'autres termes, l'ADN est ouvert aux communications et s'y montre sensible. 
Les recherches liées à la réception et à la transmission d'informations via l'ADN expliquent les phénomènes tels que la clairvoyance, l'intuition, les actes spontanés de guérison et d'auto-cure et d'autres. 
2. Reprogrammation de l'ADN à travers l'esprit et les mots 
Le groupe de Garjajev a également découvert que l'ADN possède un langage propre, contenant une sorte de syntaxe grammaticale, semblable à la grammaire du langage humain, et les amenant à conclure que l'ADN est influençable par des mots émis par l'esprit et par la voix, confirmant l'efficacité des techniques d'affirmation, d'hypnose (ou auto-hypnose) et de visions positives. 
C'était une découverte impressionnante, car il est dit que si nous adaptons les fréquences de notre langage verbal et des images générées par notre pensée, l'ADN se reprogrammera, acceptant un nouvel ordre et une nouvelle règle, à partir de l'idée qui est transmise de l’intérieure. 
L'ADN, dans ce cas, reçoit les informations des mots et des images de la pensée et les transmet à toutes les cellules et molécules du corps, qui sont commandées selon le nouveau schéma émis par l'ADN. 
Les scientifiques russes sont capables de reprogrammer l'ADN dans des organismes vivants en utilisant les bonnes fréquences de résonance ADN et obtiennent des résultats assez positifs, en particulier dans la régénération de l'ADN endommagé ! 
Ils utilisent pour cela la lumière laser codée comme langage humain pour transmettre des informations saines à l'ADN et cette technique est déjà appliquée dans certains hôpitaux universitaires européens, avec succès dans différents types de cancer de la peau. Le cancer est guéri, pas de cicatrices restantes. 
3. L'ADN répond aux interférences de la lumière laser 
Continuant sur cette ligne de recherche, le chercheur russe Dr Vladimir Poponin a mis l'ADN dans un tube et envoyé des rayons lasers à travers lui. Lorsque l'ADN a été retiré du tube, la lumière laser a continué à spiraler dans l'ADN, formant comme des petits chakras et un nouveau champ magnétique autour du tube, plus grand et plus lumineux que le précédent. 
L'ADN s'est avéré agir comme un cristal lorsqu'il entraîne la réfraction [déviation d'une onde] de la Lumière, la conclusion étant que l'ADN irradie la lumière qu'il reçoit. 
Cette découverte a amené les scientifiques à mieux comprendre les champs électromagnétiques autour des gens, tout comme ils ont compris que les irradiations émises par les guérisseurs et les sensitifs se produisent selon ce même schéma : recevoir et rayonner, augmenter le champ électromagnétique autour et le remplir avec de la lumière.
Prenez le commandement de votre Être ! 
Les recherches sont encore en phase précoce, et les scientifiques pensent qu'ils vont encore découvrir beaucoup d'autres choses intéressantes ! 
Les conclusions provisoires nous encouragent à continuer avec les techniques d'affirmations positives, en prenant soin de nos pensées et des images qu'elles génèrent, afin que les transmissions soient conformes à la santé, au bien-être et à l'harmonie, non seulement à l'ADN, mais aussi à l'ensemble du corps. 
Je suis sûr que votre ADN vous remercie pour vos informations positives transmises !
Que diriez-vous d'améliorer vos transmissions verbales et mentales ? 
Communiquez positivement avec votre corps et reprogrammez votre ADN !
Remarque : 
Toutes les informations contenues dans le texte ci-dessus sont contenues dans le livre « Vernetzte Intelligenz » von Grazyna Fosar und Franz Bludorf, ISBN 3930243237, résumés et commentés par Baerbel.
 
 

point de vue de Michel Schwab sur l'article ADN reproduit par Thierry Zalic sur sa page, que j'avais moi-même archivé : 

l’état d’esprit actuel, un soupçon confusionnel.
Nous sommes conscients de vivre un changement fondamental de paradigme,
De fait l’ensemble de nos modèles culturels, scientifiques et sociaux sont en plein effondrement.
On peut s’interroger sur la pertinence de chercher à comprendre et à adapter des concepts innovants sur des fondements obsolètes.
Le moment est opportun d’abandonner nos croyances et de nous réinventer.
Plus on plonge dans le paradigme quantique, plus on se rend compte que l’expression devient intellectuellement inexprimable, il n’y a donc pas de raison à investir dans ce domaine.
C’est pourquoi restons prudent quant à l’amalgame « de la quantique » avec des concepts d’origines diverses et qui n’appartiennent plus au monde actuel. C’est un peu la tendance actuelle.
Il y a bien sur un réel questionnement à engager, mais chaque approche, chaque mot et même la ponctuation, méritent d’être reconsidérés et étalonnés avec une justesse accessible uniquement dans le moment présent… et là est toute la difficulté …. Nous passons d’une projection extérieure échafaudée sur des aspects culturels, scientifiques et sociaux à une projection intérieure, caractérisée par le vécu du moment présent.
De fait l’expression du vécu devient extrêmement simple,
mais impossible à intégrer du fait de l’absence de réseaux neuronaux et de schémas cognitifs adéquats.
D’où la nécessité d’effectuer « un saut quantique/lâcher prise » et pour cela il n’y a rien à faire d’autre que de perdre la raison, là est le challenge de l’accessibilité au monde nouveau.
Cela est juste un jeu de l’Esprit !
Il n’y a rien à comprendre, rien à apprendre, rien à faire, rien à acheter, rien à argumenter, juste Apprécier ce qui est !
Tout étant illusion, tout est parfait.
Il n’est plus nécessaire de débattre sur quoi que ce soit, simplement changer de point de vue.
Partager une approche quantique est devenu aujourd’hui, dans le cadre de la dystopie ambiante, extrêmement délicat, même auprès de personnes éveillées.
Imagine simplement engager des échanges sur une telle approche avec la plupart de nos collègues thérapeutes, leur expliquer qu’aujourd’hui, une thérapie puisse être un non sens et que demain, ils seront remplacés par un téléphone portable qui conditionnera avec brio la vie de tout un chacun et ce jusqu’à une potentielle immortalité. Ou mieux encore par rien du tout !
Alors pourquoi débattre sur la métaphysique… foutons nous la paix.
Nous accédons aujourd’hui à l’ur-quantique, la science du miracle, qui est simplement conditionnée par l’adoption d’une attitude adaptée que l’on peut qualifier de « quantique »….
Cela pourrait être le seul point sur lequel focaliser notre attention.
Transmettre la notion « d’attitude quantique…. » et laissons le miracle agir….
En d’autres termes c’est ce que nous pourrions appeler accéder au Paradis
ou le nirvana….
Ce point de vue participe évidemment à l’effondrement systémique et programmé de l’Humanité.
Le moment est venu de se réinventer…. C’est maintenant ou « jamais
»…
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dans ce commentaire, le mot important pour moi est attitude que je reçois comme un accord de tout l'être, corps-esprit-âme, non séparés, ne faisant qu'un,  avec une disposition choisie, par exemple, la compassion comme attitude n'est pas un sentiment suscité par un événement, elle précède l'événement, elle est compassion pour tout ce qui existe et n'exige aucune action particulière (porter secours...)
à généraliser, cela donne l'attitude d'acceptation : tout accepter, rien à corriger, rien à modifier en soi, accepter que les vieux schémas (juger par exemple) me traversent l'esprit puis passent, que les vieux sentiments de possession m'habitent un instant puis passent...
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ce commentaire sur l'attitude quantique comme laisser agir le miracle et le mystère que je vois comme un miracle d'amour (l'amour de la Vie pour toutes les vies qu'elle crée) me fait penser à l'entreprise de David Bohm avec la langue à inventer qu'il appelle le rhéomode
l'anthologie nègre de Blaise Cendrars; qui va exiger le changement de titre ?

l'anthologie nègre de Blaise Cendrars; qui va exiger le changement de titre ?

L’HOLOMOUVEMENT SILENCIEUX SANS DIRECTION NI BUT

Pour quelles raisons le moment présent et le silence sont-ils importants? Parce que l’univers, dans sa totalité, doit être considéré comme l’unité organique d’un seul et même Vivant. Celui-ci est animé par un seul et même mouvement englobant et dominant tous les mouvements se déployant dans tous les niveaux d’énergies et toutes les dimensions. David Bohm le désigne par l’expression d’« Holomouvement ». L’Holomouvement est complètement différent de tous les mouvements que nous connaissons. Ceux-ci sont conditionnés par les coordonnées de temps, d’espace, de causalité. Ce sont des mouvements linéaires. L’Holomouvement est un mouvement de création, intemporel, a-causal, non-linéaire, sans direction. Il peut être considéré comme le battement de cœur du Grand Vivant, mais cette expression n’est pas adéquate parce qua le mot « battement » implique des coordonnées de temps et d’espace.

Ceci nous montre l’importance de l’invention d’un nouveau langage. Nous nous heurtons ici, uns fois de plus à une impossibilité parce que de toute évidence les langages qui nous sont accessibles portent les empreintes indélébiles du temps, de l’espace, de la causalité. Telles sont les raisons pour lesquelles les formes les plus dépouillées de l’expérience mystique évoquent la nécessité du silence. De ce point de vue, l’accord est complet entre Krishnamurti, Maître Eckhart, la Ch’an, la Taoïsme, l’Advaïta Védanta, le Soufisme, etc.

Nous ne soupçonnons pas l’ampleur de la corruption qu’engendre l’emploi du langage commun dans notre vie intérieure. Un défilé constant de mots en trouble la quiétude. Il n’y a pas de pensée sans mot. Ces échos du passé, porteurs, la plupart, de valeurs absolument fausses font obstacle à la perception du Présent, Nous subissons presque tous, sans réagir, le vacarme d’un langage négatif qui se limite à la mesquinerie de nos auto-occupations.

David Bohm souligne le rôle nocif du langage et le rôle important qu’il joue dans l’obscurcissement de la vraie nature de la Réalité.

Selon Stan Grof, « le langage contribue à créer la fausse notion d’éléments statiques, non changeants dans un monde, qui, par nature, est lui-même un processus dynamique. En même temps, il soutient l’illusion d’entités séparées dans un monde de plénitude indivise.

La clé du rôle instrumental du langage, qui nourrit la perception fragmentée (fausse) du monde et la pensée en termes d’entités séparées interagissantes est la structure verbe/objet des phrases qui caractérisent le langage moderne. Bohm a développé un nouveau mode expérimental de langage : le Rhéomode, qui insiste sur le processus de Plénitude indivise, en donnant une fonction basique au verbe, de pré­férence au nom.

Nous trouvons ici uns tentative d’application dans le langage des deux aspects de l’Univers. D’abord le Vivant, ensuite le résiduel intervenant à titre second et dérivé. Tous deux sont englobés dans l’Holomouvement, mais le Verbe reste toujours prioritaire par rapport à l’objet. Il n’y a pas d’objet, pas de chose, pas d’entité. Il n’y a que des processus. Il n’y a que des événements. Nous devrons le répéter inlassablement. Il existe une véritable perfidie du langage. La presque totalité de l’espèce humaine actuelle est entièrement piégée dès la naissance, et même avant celle-ci.

Un exemple de la difficulté d’évoquer l’Holomouvement se trouve su cours des dialogues entre Krishnamurti et David Bohm. Faute de terme adéquat ils n’ont d’autre possibilité que celle d’utiliser l’expression paradoxale d’un mouvement qui n’est pas du mouvement (semblable à celui qui nous est familier). C’est ce que nous avons désigné dans nos essais par « mouvement de création ». Celui-ci se situe au niveau de ce que David Bohm appelle la « source » ou l’ordre super-impliqué.

Mais le silence n’est pas l’absence de bruits extérieurs, de paroles. Le silence véritable est le Présent par excellence. Le seul obstacle au silence est formé par le vacarme permanent de la pensée. L’activité continuelle du mental s pour objet essentiel des éléments liés à notre auto-occupation. Ces éléments sont constitués par des échos résiduels de notre pensée. Ceux-ci sont eux-mêmes liés aux mémoires de l’inconscient collectif que Krishnamurti appelle l’« égo de l’humanité ».

En l’absence de ces mouvements habituels, mesquins, inutiles et destructeurs pour la plupart, nous accédons naturellement à l’état de silence créateur. Dès cet instant la nécessité d’avoir recours à une autre forme de langage disparaît. Pourquoi ?

Dans le silence véritable se révèle la présence d’une plénitude d’énergie, de conscience, d’amour éclipsant tout recours ou toute nécessité d’un langage.

L’Holomouvement se suffit à lui-même. Il englobe la dualité de l’expérimentateur et de l’expérience dans l’intimité d’uns lumière dont la clarté révèle l’incomplétude du langage habituel.

Nous abreuvant d’instant en instant à la Source d’énergie et de lumière du Présent, nous sommes à tel point comblés de richesses intérieures qu’il est naturel qua celles-ci débordent dans ce qui reste de nous physiquement et nous suggèrent le partage.

Nous nous heurtons dès lors à ces difficultés de communication inhérentes aux limites du langage habituel. Ceci est d’autant plus évident qu’il est indispensable d’associer dans notre commentaire le silence véritable au Vide. Nous avons insisté sur le fait paradoxal de la plénitude du Vide. Précisons ici que le Vide doit être compris comme l’absence complète de toutes nos valeurs habituelles, images, souvenirs, formes, mots, échos du passé. Le « vide » dont il est question ici ne peut être confondu avec le néant,

L’UNIVERS S’AUTOGENERE

En quoi chaque instant présent est-il unique ?

Chaque instant présent est unique parce que l’univers n’est pas une gigantesque mécanique dont les rouages tournent toujours de la même façon. Il n’y a jamais de répétitions. Au contraire ! L’Histoire de l’évolution est celle d’uns prodigieuse aventure dont les rythmes se situent en dehors des lois connues du hasard ou de l’anti-hasard. Ainsi que le souligne I. Prigogine, les processus de la nature comportent une prédominance d’irréversibilité, de création et d’improvisation. Chaque instant présent comporte un patrimoine informationnel absolument unique qui ne se présentera plus jamais. Son contenu change constamment. En plus de ce qui précède, chaque instant est en inter­action avec les changements qui se produisent dans les autres dimensions ou plans de l’univers.

Les intuitions des sagesses antiques sont confirmées par les sciences nouvelles de 1988. Celles-ci enseignent que tous les événements illustrant l’histoire d’un univers sont mémorisés sous forme de champs indestructibles. Le patrimoine informationnel de l’univers s’accroît donc constamment en vertu de l’indestructibilité des enregistrements mémorisés. Chaque instant présent est donc différent et unique.

Ce processus de mémorisation constante constitue l’une des forces axiales présidant au devenir évolutif. L’énigme apparente des mutations est en voie de résolution. Les mutations sont plus apparentes que réelles.

La soudaineté des changements évolutifs est la manifestation d’un processus constant et lent de mémorisation se poursuivant dans d’autres dimensions de l’univers, invisibles à nos yeux, mais très réelles...

Robert Linssen, site maaber.org

auteur du livre, Krishnamurti, précurseur du III° millénaire

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