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Les Cahiers de l'Égaré

theatre

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

12 Octobre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #poésie, #écriture, #théâtre, #lettre, #voyages, #philosophie

couverture provisoire; photographie argentique d'Hélène Théret

couverture provisoire; photographie argentique d'Hélène Théret

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

format 16 X 24, à paraître le 29 novembre 2021

après la fête du livre du Var à Toulon, 19-20-21 novembre

666 pages dont 6 en quadrichromie

ISBN 978-2-35502-130-5 / PVP 28 € / poids : 1107 gr

Licence Creative Commons

L’auteur / Jean-Claude Grosse

hiérosolymitain d'Avers sur les eaux / d’Avers sous les eaux depuis le Déluge / et de Corps Ça Vit /

L'auteur / Vita Nova

Les Cahiers de l’Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest-les-Eaux

roman sous licence creative commons

roman sous licence creative commons

 
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021

oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 29 novembre 2021

 

« Je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme

une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience,

phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. »

Henri Bergson, L'énergie spirituelle, (in Oeuvres, édition du centenaire, Paris, P.U.F., 1963, p.858)


 

« Les vies que nous n’avons pas vécues, les êtres que nous n’avons pas aimés, les livres que nous n’avons pas lus ou écrits, ne sont pas absents de nos existences. Ils ne cessent au contraire de les hanter, avec d’autant plus de force que, loin d’être de simples songes comme le croient les esprits rationalistes, ils disposent d’une forme de réalité, dont la douceur ou la violence nous submerge dans les heures douloureuses où nous traverse la pensée de tout ce que nous aurions pu devenir. »

Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, (Les Éditions de Minuit, 2014)

en exergue de D’autres mondes de Frédéric Sonntag, Éditions théâtrales, avril 2021

en lien avec L’hypothèse du Tout et La Révolte des ressentants de Leafar Izen

 

Mise en gar_e

 

Καταστροφή / catastrophe

(définition trouvée dans les ruines de Pompéi par Pascal Quignard et rapportée dans Le sexe et l'effroi, p.79 ap. J.C., AD 79)

Καταστροφή / catastrophe est la rupture grave du fonctionnement d'une communauté ou d'une société impliquant d'importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources

(définition transportée vers Mars par la navette Atlantis 2 financée par Élan Muské de Space-XXL et propulsée avec les dernières gouttes de combustible fossile après la catastrophe provoquée par la rencontre probable mais imprévue entre une plaque continentale et une plaque océanique coupant une moitié de la Terre en deux, laissant le magma à 1200° s’épandre en lave à la surface des deux moitiés de la moitié de

Terre cherchant à se réconcilier avec l’autre moitié)


 

Les derniers jours de l'humanité

Au secours, les tués ! Assistez-moi, que je ne sois pas obligé de vivre parmi ces hommes qui ont ordonné que des cœurs cessent de battre ! Revenez ! Demandez-leur ce qu’ils ont fait de vous ! Ce qu’ils ont fait quand vous souffriez par leur faute avant de mourir par leur faute ! Cadavres en armes, formez les rangs et hantez leur sommeil. Ce n’est pas votre mort – c’est votre vie que je veux venger sur ceux qui vous l’ont infligée ! J’ai dessiné les ombres qu’ils sont et je les ai dépecés de leur chair ! Mais les pensées nées de leur bêtise, les sentiments nés de leur malignité, je les ai affublés de corps ! Si on avait conservé les voix de cette époque, la vérité extérieure aurait démenti la vérité intérieure, et l’oreille n’aurait reconnu ni l’une ni l’autre. J’ai sauvegardé la substance et mon oreille a découvert la résonance des actes, mon œil le geste des discours, et ma voix, chaque fois qu’elle citait, a retenu la note fondamentale, jusqu’à la fin des jours.

Écrite entre 1915 et 1919, cette pièce action éclatée en centaines de tableaux et une foule de personnages sans héros.

L’auteur Karl Kraus fut poursuivi pour pacifisme quelques mois avant la fin de la guerre. Pourtant, les faits mis en scène ici se sont réellement produits ; les conversations les plus invraisemblables ont été tenues mot pour mot ; les inventions les plus criardes sont des citations ; la chronique a reçu une bouche, de grandes phrases sont plantées sur deux jambes – et bien des hommes n’en ont plus qu’une


 

Devant la porte

Un homme rentre en Allemagne. Mille jours durant, il a attendu dans le froid. Et après avoir attendu mille nuits dans le froid, il peut enfin rentrer chez lui. Et la vie qui l’attend ressemble à un film hallucinant. Il doit se pincer, ne sachant pas s’il rêve. Il s’aperçoit alors qu’il y a des gens qui vivent la même chose que lui. Il se rend compte que c’est un film ordinaire. L’histoire d’un homme qui rentre en Allemagne, comme tant d’autres. Tous ces gens qui reviennent chez eux sans pourtant rentrer car ils ne savent plus où aller. Chez eux, c’est dehors, devant la porte. Leur Allemagne, elle est là dehors, dans la nuit, dans la pluie, dans la rue. Voilà leur Allemagne !

Né à Hambourg en 1921, envoyé sur le front russe en 1941. Il en revient blessé et malade et passe la guerre entre l’hôpital, le front, et la prison, pour automutilation et activités subversives.

En janvier 1947, il écrit en une semaine la pièce qui fait de lui le premier écrivain célèbre de l’après-guerre allemande et, avec Heinrich Böll, l’un des représentants majeurs de la littérature des ruines : Dehors devant la porte, le récit du retour de Beckmann, simple soldat dont le foyer n’existe plus.

Beckmann a plongé dans le fleuve pour mettre fin à ses jours. À l'Elbe qui désire savoir ce à quoi il aspire, il répond : Pioncer. Là-haut, à la surface, je ne tiens plus. Je ne supporte plus. C'est pioncer que je veux. Etre mort, toute la vie. Et pioncer. Enfin pioncer en paix. Pioncer dix mille nuits d'affilée.

Mais l'Elbe lui répond résolument qu'il ne peut rester : Commence par vivre. Commence par vivre. 

Wolfgang Borchert meurt le 20 novembre 1947, la veille de la première de sa pièce, à 26 ans.


 

 

paradoxe, le sommaire du Livre d'éternité, traversée dantesque en 6 livres des enfers anciens et modernes, se trouve en fin de livre; voici donc un livre finissant par son commencement

 

Sommaire établi par l'auteur, ses avatars et ses métamorphoses


 

Les derniers jours de l'humanité

Dehors devant la porte

Livre I – au temps de l'apocalypse joyeuse / autant en emporte le vent de chernobylhome / autant en brasse l'océan de foukirira

1 – les migrerrants

2 – les marrantschiants

3 – 15 août 1971

4 – poison du 1° avril 2020 / le monologue du virus

5 – le temps du confinement

6 – admis aux soins intensifs

7 – le jour d'après

8 – sortie progressive du confinement

9 – contribution au jour d'après / nature et culture

10 – 9 juin 2021

 

Livre II – Romans polyphoniques de sa vie / Ça vit choisit ses romans et romances

1 – La question (Question de vie et de mort)

2 – La déclaration inaugurale

3(Dés)apprentissage de la bêtise de la maîtrise

4 – La jeune fille de 16 ans

5 – Le jeune homme de 27 ans

6 – Grande Vie Cosmique / petite mort orgamisque / Intime / Extime

7 – La fabuleuse rencontre de Lola à La Béate, nid d'amour fusion de Serge et Lula

8 – Oui, je veux bien OUI

9 – Lola fille de joie

10 – Es-tu disponible ?

11 –  46 ans d'effet lune de miel

12 –  46 ans d'effet lune de miel (suite)

13 – Portrait de la femme aimée 40 ans après

14 – L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto

15 – L’Éternité d’une seconde Bleu Giotto (à suivre)

16 – Les déambulations d'un confiné

17 – Brouillon à la 1° personne

18 –  où j'en suis à 80 ans passés

19 – un manuscrit inédit

20 – rêve d'une école de la vie

21 – s'ensauvager l'été

22 – L’adolescente devenue Femme-Fâme

23  – Vivre les saisons au féminin que tu sois femme ou homme

24 – Voir / Recevoir le regard soudain lavé

 

 


 

Livre III – Sa vie antérieure / Ça vit adesso et sempre hic et nunc

1 – Enfance /Adolescence (1940 - 1953)

2 – Enfant de troupe / Saint-Cyrien (1954 - 1962)

3 – Lieutenant dans l'Algérie indépendante (septembre 1962 - février 1964)

4 – Sociologie des lieux communs / Lacan (1964 – 1967)

5 – Mai 68

6 – Militant trotskiste-lambertiste (1969 - 1981)

7 – Les 4 Saisons d'Avers sous les eaux (1983 – 2004)

8 – Retraite (Jubilación) fin juin 1998 - ...

9 – Je suis Charlie / 11 janvier 2015

10 – Attentat du Bataclan / vendredi 13 novembre 2015

11 – Le temps des Gilets Jaunes (17 novembre 2018 – décembre 2019)

12 – Écrire le viol / Réflexions sur l'affaire Weinstein / Le Consentement /

13 – Bicentenaire de la mort de Napoléon /

Décapitation de Louis XVI /

Décapitation de Samuel Paty

14 – 150° anniversaire de la Commune

15 – Ses nouvelles convictions politiques

16 – 35 ans après Chernobylhome

17 - Cahier des futurs désirés pour Corps Ça Vit

18 - En attendant, je pleure

19 - Et puis après, j'ai souri


 

Livre IVBaklany / Baïkal - Sillages / la Vie / l'Amour-Agapé

Le théâtre dans la vie / le théâtre et la vie / le théâtre dans le théâtre /

Dans le sillage de Baïkalal

Dans le sillage de Dasha K

Dans le sillage de Marilyn


 

Livre V – Pharmacon : Tu es Aimé Tu es mon Bien-Aimé

Livre VI – La naissance de Je Suis Vita Nova

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

4° de couverture

Voilà  un livre d’éternité de 666 pages, placé sous le signe du diable, le tentateur qui propose à chacun de démesurer son nombril. 

L’auteur de ce livre d’éternité,   Celui qu’on appelait communément J.C., hyérosolymitain d’Avers sur les eaux, d’Avers sous les eaux depuis le Déluge et de Corps Ça Vit, appellation non brevetée, non protégée l’identifiant par nom-prénom, date et lieu de naissance, sexe de taille   XXL, fut le jouet pendant 80 ans de la commerie. 

Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur.

À 80 ans passés, Lui-Je-Moi fut pris de fou-rire, il s’allégea puisqu’il n’était rien. 

Moi-Lui-Je donna naissance le 25 décembre 2020 à minuit à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans espèce, localisé comme corps, non localisable comme esprit, non géolacalisable, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.  

Mais paradoxe, tout trou noir produit de l'évaporation.

Ainsi donc, toi lecteur de ce trou noir qu’est Vita Nova, tu peux voir s'évaporer un infime rayonnement qui te permettra de voir la transparence de Vita Nova dans l'opacité où il se complaît. De voir que couleur de lie, vomi qu’il affectionne sont couleur de paradis, nectar et ambroisie. 

Vita Nova  assimile, digère, défèque comme tout humain. Hypocondriaque par choix de la condition humaine, Vita Nova est d'une santé de gland malade. 

Perce-le à jour. Le diable en sera pour ses frais de séducteur.

 

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

le paradoxe de l’écriture du livre d’éternité est que remplir 666 pages en format 16 X 24 pour 81 ans de commerie vide totalement de son énergie,
le scripteur ;
un feu intérieur le consume, particulièrement agressif au niveau de la peau qui le dé-mange,
écorché vif
déquasmant = démasquant
ses écailles et peaux mortes ;
le scripteur ignore comment l’homme va ressortir
de ces vases communicants
de sa Vie à son Livre
de son Livre à sa Vie

VIDE ?
à moitié vide, à moitié plein,

oscillant de moitié en moitié sans retrouver l’UN

=
en langage des oiseaux

VIE D’EUX =
VIE 2

comme maladie = mal a dit comme soigné = soi nié comme guérir = gai rire

le livre d’éternité s’achève dans le rire pour passer à une vie étrange comme étrange = être ange

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Il faudrait plus qu'un édito / Gilles Cailleau

14 Septembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #spectacles, #théâtre, #voyages, #écriture

livre en souscription, envoyé aux souscripteurs à partir du 20 septembre; peut-être commandé en librairie via Soleils Diffusion

livre en souscription, envoyé aux souscripteurs à partir du 20 septembre; peut-être commandé en librairie via Soleils Diffusion

 
Il faudrait plus qu'un édito de Gilles Cailleau
250 pages format 14 X 22
ISBN 978-2-35502-125-1 
18 € 
 
Du même auteur, aux Cahiers de l’Égaré :
Le tour complet du cœur, 2005 (rééd. 2011 & 2014)
Fournaise, 2008
Gilles et Bérénice suivi de Tout l’univers en plus petit, 2011
Vous qui lisez ne me regardez pas (œuvres quasi complètes), 2011 (rééd. 2015) 
Tania’s Paradise, 2013
Le nouveau monde, 2017 


 

 

 

 

Je ne suis pas un très bon acteur, je joue comme un chien, je veux dire que j’ai les défauts d’un chien, celui qui rentre les pattes pleines de boue et qui débordant d’amour les pose sur la chemise encore blanche de son maître ou de sa maîtresse. L’épure n’est pas mon affaire, je la laisse à d’autres qui en font un meilleur usage. Ma générosité de gamin m’empêchera d’entrer au panthéon des acteurs solitaires et splendides.

Parfois un spectateur me demande : – « Jouer si près de nous ne vous perturbe pas ? – Bien sûr que si, ça me dérange, ça m’importune, ça me bouscule, ça me déconcentre. Je l’espère bien, je ne demande que ça. Si j’étais funambule, ça m’ennuierait qu’il n’y ait jamais de vent. »

Gilles Cailleau, auteur, metteur en scène et interprète de la compagnie Attention Fragile, a écrit une centaine de billets d’humeur publiés sur le site de la compagnie entre 2004 et 2021. Les voilà rassemblés dans cet ouvrage. 

2004-2021. J’écris depuis 18 ans les éditos de la page d’accueil du site d’Attention Fragile, une dizaine les années fastes, 3 ou 4 les années maigres, et les voilà tous ensemble.

Enfin, presque tous, j’en ai fait disparaître quelques-uns. À les relire j’ai constaté que je manquais parfois d’inspiration.

Mais je me suis aperçu aussi qu’au-delà de ce que j’y dis, ils retraçaient à leur manière une histoire – incomplète et subjective certes, mais quand même une histoire des splendeurs et des misères de la vie artistique pendant ces 18 dernières années.

Il s’en est passé des choses! M’entendre parler aujourd’hui de masques, de distanciation sociale ou de culture essentielle dans des éditos qui ont plus de 10 ans, c’est une étrange ironie...

Merci à toutes et tous mes camarades, merci à ma propre compagnie, Attention Fragile, que je ne quitte pas.

Et merci à Jean-Claude, merveilleux éditeur et ami.
Gilles Cailleau 

 

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Théâtre de la Jeunesse#6

25 Juin 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #théâtre, #écriture, #collection théâtre de la jeunesse

Théâtre de la Jeunesse#6

Préface

Cette sixième édition de THÉÂTRE de la JEUNESSE regroupe cinq pièces nées durant l’année scolaire 2020-2021 d’ateliers d’écritures menés avec des élèves de quatre classes de CM2 de La Seyne-sur-Mer et d’une classe de premier cycle du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée, avec cinq dramaturges : Jóan Tauveron, Eugène Durif, Catherine Verlaguet, Samuel Gallet, Pamela Ghislain.

Cette expérience, soutenue pour la sixième année par la DRAC PACA, fait partie du projet Un.e auteur.e dans ma classe proposé par la Saison Gatti. Il a pour ambition de faire lire, écrire et jouer du théâtre.

Ces ateliers d’écriture et la rencontre avec chaque dramaturge ont été précédés par une phase de sensibilisation à la lecture s’appuyant sur un répertoire de seize pièces lauréates du Prix de la Pièce de théâtre contemporain pour le Jeune Public (sélection CM2-6e). Il a été complété par l’intervention de comédiens qui ont accompagné les élèves dans la mise en scène de leurs propres pièces. C’est donc un projet qui embrasse tous les temps de la création.

Les élèves des quatre classes de CM2 ont pu jouer leurs pièces devant leurs camarades sur le plateau du Conservatoire TPM à La Seyne- sur-Mer, dans le cadre du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse. Les élèves de cycle 1 du Conservatoire, quant à eux, ont lu leur pièce le samedi 5 juin 2021 à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon – Centre national des écritures du spectacle.

En dépit de tout, cette année scolaire s’est donc conclue par une belle fête célébrant le théâtre jeunesse.

À l’heure où paraît ce livre, les théâtres commencent à rouvrir leurs portes, après une longue fermeture au public. Si la crise sanitaire nous a empêchés d’aller à la rencontre des pièces dans les théâtres, les classes sont restées ouvertes aux artistes permettant de poursuivre ce magnifique travail d’éducation artistique et culturelle. Derrière leurs masques, ces enfants et adolescents n’oublient pas d’interroger le monde qu’ils habitent. Toutes les pièces présentent dans ce recueil témoignent de leurs inquiétudes et de leurs peurs certes, mais égale- ment de leurs imaginaires, de leurs engagements et de leurs rêves. C’est l’endroit de ce théâtre à vif, en prise avec la jeunesse, qui nous anime dans ce projet.

Avec ce volume 6 de THÉÂTRE de la JEUNESSE, nous travaillons à créer, au sein des Cahiers de l’Égaré, une collection théâtrale de textes d’auteurs dont l’écriture est ouverte à une dimension participative.

Cyrille Elslander Directeur de La Saison Gatti Bibliothèque Armand Gatti

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Il fallait être fou

21 Mai 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #spectacles, #théâtre, #écriture

il fallait être fou, 30 ans d'histoire théâtrale

il fallait être fou, 30 ans d'histoire théâtrale

Il fallait être fou
André Neyton
ISBN 978-2-35502-124-4
206 pages
format 13,5 X 20,5
PVP 15 €
parution, le 14 mai
peut-être commandée sur les plateformes en ligne ou en librairie via Soleils Diffusion-Distribution, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
 

 

« Enfin le panneau annonciateur du terme du voyage perce le rideau dʼeau. Une place déserte avec, au fond, un bâtiment qui ne peut être quʼune salle des fêtes. Je mʼy engouffre. Cʼest là. Sur la scène un homme parle ... ». André Neyton vient de découvrir un univers inconnu de lui, absent des livres dʼhistoire ... Dès lors, il fera de son théâtre – sans que jamais celui-ci ne soit un prétexte – un long combat pour la renaissance de la langue et de la culture dʼoc. Il raconte ici ses espoirs encouragés par un public fidèle, ses abattements à chaque mauvais coup porté, lʼindifférence ou les résistances à son indéfectible ténacité. Un parcours singulier, dans un milieu culturel souvent méprisant voire hostile. Un témoignage sans concession, à rebondissements, qui se lit comme un roman.

André Neyton est comédien, metteur en scène, auteur, directeur de théâtre et de compagnie théâtrale. Il a développé depuis les années soixante- dix un théâtre populaire inspiré par la culture et la langue occitanes. En 1966 il crée, avec Robert Lafont, le premier spectacle mettant en scène la langue dʼoc dans sa réalité contemporaine : Per jòia recomençar. En 1971 il fonde le Centre Dramatique Occitan, compagnie professionnelle, et monte plusieurs auteurs occitans et catalans avant dʼécrire lui-même ses pièces. Il crée en 1984 le Théâtre de la Méditerranée, Centre des Cultures Régionales de lʼEspace Méditerranéen, installé depuis 1991 à lʼEspace Comedia à Toulon.

 

 

TABLE DES MATIERES

Le déclic ....................................................... p5 

Naissance d’une compagnie ............................... p25 

Vers le professionnalisme ................................... p41 

Le double effet de la Providence ........................... p73 

Le temps des emmerdes .................................... p101 

Le rebond .................................................... p123 

Tonnerre sur la Ville ........................ ......... ....... p141 

Retour à la normale ? ........................ ........ ....... p161 

Il fallait être fou ............................................. p193 

 

 

Nous aurons néanmoins contribué, par la présence de l’occitan dans un théâtre d’aujourd’hui, à légitimer une langue vivante porteuse d’une culture contemporaine et à faire admettre que la création artistique ne s’évalue pas à l’aune d’une langue, qu’elle fût « régionale » ou nationale. Nous avons, ce faisant, contribué à lever les préjugés les plus ancrés, au risque de contrarier l’ami François Villon à qui nous lançons sans complexes :

— Non, il n’est pas bon bec que de Paris !

Tout ce qui a pu être fait l’a été par le théâtre parce que le désir de la création m’y conduisait toujours comme la main du peintre se saisit irrésistiblement du pinceau pour que la toile cesse d’être muette. L’aventure qui nous mène de Per jòia recomençar au Théâtre de la Méditerranée-Espace Comedia est celle d’une vie qui ne pouvait se dérouler autrement. Elle sera celle de cinquante ans d’un théâtre qui avait une parole à faire entendre. 

 

 

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Père Ubu et Mère Blabla

12 Avril 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #théâtre, #JCG

Père Ubu et Mère Blabla

Vient de paraître, le 27 mars 2021

Père Ubu et Mère Blabla de Philip Segura

ISBN 978-2-35502-122-0

72 pages / 14 €

référencé, distribué par Soleils Diffusion, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris

PERE UBU MERE BLABLA Cinq actes

PERSONNAGES

PÈRE UBU SOCRATES MÈRE BLABLA MELANOS WOLFGANG MÈRE UBU

LE PEUPLE LE DOCKER

La scène se passe sur le port d’Athènes.

ACTE 1 / SCÈNE V Père Ubu, Le Docker, Mère Blabla.

(On entend au loin des musiques.)

PÈRE UBU
Qu’est-ce donc ce vacarme ? Merdre, quel pays de merde!

MELANOS
C’est la Mère Blabla qui arrive avec toute sa clique.

PÈRE UBU

Ah ! oui, je les vois arriver au loin, on croirait un carnaval de Roumanie ou de Hongrie. Toutes ces tuniques couvertes de poils, quel spectacle merveilleux ! Et Mère Blabla, c’est la grosse qu’on voit assise au centre sur une chaise à porteurs ?

MELANOS
Oui, n’est-elle pas merveilleuse ?

PÈRE UBU

On croirait une dinde énorme posée sur une table avant d’être consommée.

MELANOS

Si vous continuez à parler ainsi, vous finirez comme tous ses nobles, sur le pal, le trou du cul en feu.

PÈRE UBU

Quelle femme fantastique ! Elle défonce ses nobles à coup d’enculerie. J’en ai fait de même dans mon passéprestigieux où sans modestie aucune, j’ai pu rassembler les polonais en massacrant les nobles.

MÈRE BLABLA

Qu’entends-je ! Un tueur de nobles parmi nous. Un ancien roi m’a-t-on dit ?

PÈRE UBU

Je suis votre serviteur madame. Qu’ai-je appris de vos faits? Une reine qui broie, qui fait mijoter, qui encule sesnobles pour réunir les sujets de son royaume, n’est-ce pas merveilleux ?

MÈRE BLABLA (en riant)

Enfin un connaisseur, un politologue. Je me pré- sente Mère Blabla, reine de Grèce, ancienne reine de Macédoine, docteur en Démologie et Blablaphysique.

PÈRE UBU

Vous êtes délicieuse, que de titres ! Je me présente. Père Ubu, roi d’Aragon puis de Pologne, enfin docteur enPataphysique.

MÈRE BLABLA

Laissez-nous, travailleur de mon royaume ! Cet homme est un incroyable vendeur. L’année dernière, il est arrivé à refourguer des centaines de kilos d’olives moisies à mon peuple... affamé, j’en conviens ! (Melanos sort.)

Père Ubu et Mère Blabla

de Philip Ségura Editions des Cahiers de l’Égaré 2021

Commentaire suite à lecture

Voilà une courte pièce qui ne mâche pas ses mots, une satire incisive et relevée, une attaque rondement menée contre les manigances des pouvoirs politiques.

L’action se situe dans une Athènes sans âge et le propos l’est (malheureusement) tout autant.

Philip Ségura va droit au but et Jarry devrait s’y retrouver : quelques personnages sans complexe ni complexité psychologisante sont plongés dans un verbe cru et truculent, ce qui est aussi efficace que les méthodes dont usent ceux qui rêvent de dominer.

Rien ne manque ici à l’attirail du parfait aspirant au pouvoir absolu : le mensonge, le mépris, la trahison, les beaux discours, l’autosuffisance de l’entre-soi, les débauches de la caste dominante, tout est bon quand il s’agit d’accéder au règne et de ne plus le lâcher. Et tout cela dans la bonne humeur, c’est ce qui en fait tout le piquant !

“Les promesses n’engagent que ceux qui y croient”, c’est bien connu et les politiques ne s’en cachent pas à l’occasion (il y a un certain nombre d’années j’ai entendu Pasqua l’énoncer à la télévision, et il paraît qu’il n’est pas le seul).
Ici, un personnage le dit autrement : Le peuple aura de l’espoir et nous aurons le pouvoir absolu.

Ailleurs, Père Ubu explique, après son discours électoral adressé au Peuple : Rien ne ressemble à un discours qu’un autre discours, alors vous savez...
Philip Ségura aurait tort de ne pas faire comme ses personnages, il emprunte donc à nos politiques. De la sorte, combien de traits bien sentis, revus à la sauce Ségura-Ubu, sortent de la bouche des protagonistes pour notre délectation !

Il ne s’agit pas tant pour l’auteur de dénoncer (ça va tellement de soi) que de mettre à nu la mécanique de ceux qui n’ont pas d’état d’âme quand leur seule ambition est de satisfaire leur ego-absolu.

Bien que le propos de cette pièce soit passablement féroce et quelque peu désespérant il est emporté par le ton enjoué de la farce (la triste farce humaine) et par une langue bien trempée. Ce qui en fait une pièce jubilatoire, que oui ! Merdre alors, ça fait du bien !

Christian Girier

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Ma Pov Lucette / Caroline Leurquin

5 Octobre 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #auteurs de théâtre, #théâtre, #écriture

Ma Pov Lucette / Caroline Leurquin
Ma Pov Lucette / Caroline Leurquin

Ma Pov Lucette

Caroline Leurquin

achevé d'imprimer 11 septembre 2020

 

Ce texte a été accompagné par le collectif À mots découverts (chantier au plateau en partenariat avec Artcena et le Théâtre des Quartiers d’Ivry). Il a été sélectionné en 2020 par Troisième Bureau dans le cadre du festival Regards Croisés (Grenoble).

format 12 X 17,5 ; 94 pages ; PVP : 9€

ISBN 978-2-35502-114-5

distribution-diffusion par Soleils diffusion

23 rue de Fleurus 75006 Paris

0145488462 ; soleilsdiffusion@hotmail.fr

Depuis la mort de sa mère à sa naissance, il y a quinze ans, Marie est élevée par ses grands-parents dans un sentiment de culpabilité et de honte. En recherche du père qu’elle ne connaît pas, elle n’a pour tout confident que le curé du village, jusqu’au jour où elle rencontre Charlie, jeune homme inquiétant et poétique...

Comédie douce et drôle sur la bienséance sociale et religieuse, Ma Pov Lucette est avant tout l’apprentissage de la liberté d’une adolescente.

 

PERSONNAGES

MARIE, 15 ans
PAPI
MAMIE
SŒUR JULIETTE
LE CURÉ
CHARLIE, pas très beau, une vingtaine d’années

MAMAN

 

1.
MARIE – PAPI – MAMIE

MARIE. – Pas regarder, pas lever la tête, pas croiser les yeux.

PAPI. – Comme ça, t’y verras pas les pensées. Les pensées des gens, tu sais...

MAMIE. – Tu prends une religieuse au chocolat, un mille-feuille et un baba au rhum. Tu lui demandes de rajouter du rhum. Ils mettent jamais assez de rhum, c’est trop sec. Faut mettre du rhum dans le baba, au pire j’en rajouterai, si tout n’a pas été bu par quelqu’un. Tu demandes, t’es polie, tu dis s’il vous plaît mais tu regardes pas dans les yeux. Surtout si c’est l’patron.

PAPI. – C’est pour ton bien. Nous c’qu’on veut c’est juste pour ton bien.

MAMIE. – Pour la religieuse, si y’a plus au chocolat, tu prends au café.

PAPI. – J’aime bien le café, ça m’dérange pas.

19.
MARIE – CHARLIE

 

..............................................................

Ils s’éloignent du village.

MARIE. – Au revoir ma maison Au revoir la boulangerie
Au revoir « L’Eau de vie »,
Au revoir la cordonnerie de papi Au revoir l’église de mon père Au revoir la mairie

Au revoir le cimetière Au revoir les voisins Au revoir les champs Au revoir les chevaux...

J’ai lâché les rebords de la selle de la mobylette. Je l’ai lâchée en me disant, soit je me jette en arrière et je meurs, soit je me jette en avant, contre Charlie, et je vis.
Je me suis penchée, doucement. J’ai appuyé ma poitrine contre son dos, il a freiné légèrement et mon corps s’est calé comme un puzzle entre ses omoplates. J’ai passé mes bras autour de son corps. J’ai senti sa chaleur et j’ai cru à son amour, là tout de suite, j’ai su qu’il m’aimait et que je l’aimais. Sans passer par les yeux. J’ai senti que si je devais mourir là tout de suite éjectée, percutée, écrasée, je serais heureuse. Que si je devais partir maintenant et bien ce serait le bon moment, le moment juste. Alors que je pensais à l’accident, à la chute, à la fin, Charlie m’a pris la main, il tenait le guidon de l’autre et il m’envoyait la promesse d’un futur, la promesse d’un nous-deux. Il allait m’apprendre l’amour qui dévore et je n’avais pas peur. Il serrait ma main et en retour je le caressais. C’était la première fois que je caressais quelqu’un et pourtant tout était si simple. Je me penchais sur sa nuque et respirais, inspirais. Je l’ai embrassé. J’ai senti un petit frisson dans l’espace de sa peau, il m’a serrée plus fort et ma bouche a continué à explorer sa saveur, son odeur. Sa nuque était si douce, si chaude.
Je ne regarde pas, mamie ; je ne regarde pas, papi. Je vous jure, je baisse les yeux.
Mes yeux sont fermés et je sens, c’est la seule chose que je fais, je sens.

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Les collections des Cahiers de l'Égaré

5 Septembre 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #collection privée du capitaine, #philosophie, #poésie, #théâtre, #écriture, #jean-claude grosse, #pour toujours

article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents

article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents

Pour mes 80 ans prochains, sachant que l'éternité est le lot des âmes et des esprits, pour le corps, je ne sais rien, il semble judicieux de se soucier de la pérennisation des Cahiers de l'Égaré, aventure initiée en juillet 1988, en lien avec le festival de théâtre du Revest et qui à ce jour a publié 214 titres. La meilleure façon de pérenniser semble être dans la création  de collections, indépendantes, sous la responsabilité de personnes beaucoup plus jeunes que moi. Existe déjà la collection privée du capitaine, ISSN 2430-4204, sous la responsabilité de Baptiste Moussette et de Lucie Doublet, collection basée à Saint-Denis dans le 93. 

La Collection privée du Capitaine est née en juin 2015.

Elle s’inscrit au sein des Cahiers de l’Égaré comme une collection autonome, qui s’appuie sur la structure de la maison d’édition, pour déployer son propre chemin, sa propre sensualité, s’inspirant de l’esprit poétique d’égarement déjà existant, et inventant son propre esprit.

La ligne éditoriale de La Collection privée du Capitaine désire défendre, et mettre en avant, des écrits contemporains d’une certaine qualité et tenue littéraires. Les écrits peuvent être de l’ordre du récit, du roman, du théâtre, ou encore, de la poésie. Il y a un déploiement, espérons-le, d’écritures singulières, exigeantes, mais accessibles à tous.

De par son format, la collection privilégie des écrits courts, ou mi-longs.

La Collection privée du Capitaine désire offrir un espace aux écritures profondes, mais qui savent aussi caresser les surfaces. Aux écritures habitées, et maniant le retrait. Aux belles écritures, touchantes, vives, évocatrices, prospectives. Des écritures qui donnent à entendre, humaines, et qui puissent être objet de lectures vivantes. Des écritures à traverser, à méditer, et dont les images émergent aisément.

Chaque écrit déploie une beauté, une justesse, qui lui est propre, et qui lui échappe aussi. Des écritures engagées par les auteurs, comme désengagées, laissant ainsi la place à l’écriture, aux lecteurs et aux lectrices.

La Collection privée du Capitaine vous souhaite de bonnes lectures, et elle remercie chaleureusement ses auteurs, sans qui, elle n’existerait pas. Elle remercie aussi, pour ses illustrations de couvertures exceptionnelles, Vincent Muir et Céline Piriac. Elle remercie enfin Jean-Claude Grosse, pour son bonheur égarant.

Baptiste Moussette & Lucie Doublet
La Collection privée du Capitaine

Une deuxième collection existe de facto mais n'a jamais été finalisée, la collection Théâtre de la Jeunesse. Elle est le fruit d'un partenariat suivi entre la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti (basée un temps à L'Abattoir à Cuers, puis installée à La Seyne sur Mer, place Martel Esprit, devenue aussi lieu de résidences d'écritures) et Les Cahiers de l'Égaré.

Depuis le 28 septembre 2019, la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti est passée sous la responsabilité du Pôle, scène conventionnée d'intérêt national art en territoire, basée au Revest. Les activités portent dorénavant le nom de Saison Gatti. Dans les semaines à venir, un N° de collection sera demandé, officialisant l'existence de cette collection.

La Bibliothèque Armand Gatti a coédité avec Les Cahiers de l’Égaré :
Le Corps qui parle (recueil de huit pièces courtes commandées à huit auteurs varois, 2001) Rêver le monde (recueil de quatre pièces pour la jeunesse couvrant le champ scolaire du primaire au lycée, 2002), Des Lendemains qui dansent (cinq pièces pour la jeunesse, 2004).

Dans la collection Théâtre jeunesse en partenariat avec la bibliothèque de théâtre Armand Gatti

Des lendemains qui dansent : Mina Chouya de Frédéric Senent - Mise au point, virgule de Françoise Pillet - Le Garçon aux sabots de Marie-Line Laplante - On fume une cigarette et en avant pour la nouvelle de vie! de Fabienne Rouby - « Au pays de mon Père on voit des bois sans nombre » de Françoise du Chaxel.

Rêver le monde : Les trois vies de Zéfurine de Sylvie Durbec, Catherine Krémer, Jean-Claude Leportier - Zindziwa et la légende du vieux monde de Lucette Salibur - Si on rêvait ? Si on parlait ? de Françoise du Chaxel - Les badauds de Catherine Zambon.

Théâtre de la jeunesse #1 : Récréations - Sans défense - La SEGPA, c’est pas du gâteau ! - Deux meurtres pour le prix d’un, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Fabien Arca, Sabine Tamisier, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse # 2 : Aux peurs etc. - Les Enfants de Jules-Verne - La Guerre des Planètes - À la recherche du grêlon, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Julie Aminthe, Fabien Arca, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse #3 : Le secret de Grésigrove - Le jour où j’ai bouché les toilettes - Un monde nouveau - Sauver X, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Catherine Verlaguet, Catherine Benhamou, Fabien Arca, Julie Aminthe.

Théâtre de la jeunesse # 4 : ZUP &Villa de Barbara Métais-Chastanier - Balance ton H ! de Mustapha Benfodil - La vilaine petite cane suivi de Double-je(ux) de Julie Aminthe.

 

Théâtre de la jeunesse #5, nouveau format 15 X 21, papier ivoire, 148 pages, 500 exemplaires, ISBN 2-978-35502-111-4, PVP 12 €, distribution Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris / 0145488462

À la fois cinquième édition d’un projet fondé par Orphéon et première réalisée dans la cadre de la Saison Gatti qui a rejoint le Pôle – scène conventionnée d’intérêt national Art en territoire – ce recueil regroupe quatre pièces de théâtre, écrites durant l’année scolaire 2019-2020. Elles sont nées de la rencontre des élèves de trois classes de CM2 de La Seyne-sur-Mer et d’une classe du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée, avec quatre dramaturges : Lucie Depauw, Hans Limon, Julie Aminthe, Anouch Paré.

une 3° collection est en gestation, la collection APORIE

coïncidence : l'initiateur de cette collection, José Lenzini, sait-il que la revue APORIE a existé de 1982 à 1990, a édité 13 N°, le 14°, le Vent, n'ayant été que du vent comme il se doit. La revue APORIE a été dirigée par Jean-Claude Grosse et François Carrassan.

APORIE

proposition de collection

Que serait-il advenu de tel auteur, philosophe, savant, stratège ou sportif si, à un moment donné de sa vie, le contexte, l’histoire, un événement anodin en avait modifié le parcours… Ce postulat posé, il convient alors d’envisager ce qui aurait pu se passer et parfois bouleverser notre quotidien, tout en collant au contexte historique, à l’environnement sociologique de tel ou tel autre personnage. Ce, de manière originale, inattendue, décalée, tout en gardant une forme de complicité avec la réalité antérieure et en mettant en exergue des passerelles clins d’œil entre ce qui est advenu réellement et ce que l’auteur en fera.

Pour ce faire, il me paraît nécessaire de proposer des livres courts n’excédant pas 100.000 signes, afin qu’ils puissent être dynamiques, rapides sans se perdre dans les arcanes du savoir ou/et de l’histoire. 

D’où la nécessité de faire appel à des spécialistes qui seront à même de se livrer à cet exercice de l’improbable… 

Quelques auteurs pressentis s’intéressent à ce projet auquel ils seraient prêts à collaborer parmi lesquels Boris Cyrulnik, Daniel Herrero, Razika Adnani, Wassyla Tamzali, José Lenzini et Boualem Sansal

José Lenzini qui propose cette collection a longtemps été journaliste (Var Matin, Le Monde, La Tribune, BFM). Il a écrit et publié une vingtaine d’ouvrages (notamment chez Actes Sud et Belfond) dont cinq consacrés à Albert Camus (l'un réédité chez Barzakh en Algérie), un à Barberousse, un à Jules Roy et deux autres à Aurélie Picard, princesse Tidjani. Il est l'auteur de la première biographie de l'écrivain Mouloud Feraoun parue chez Actes-Sud et récemment rééditée aux Éditions Casbah (Alger). 

Il est également co-auteur, pour le théâtre, de deux pièces : "Mai 68 : de Gaulle, la révérence" et « Les mots lestés »

 

 

 

Je conserverai la responsabilité de quelques titres et aventures, essais, poésie, théâtre, livres pluriels. Un essai de François Carrassan, titre provisoire Réalité en sursis, illustré par Bernard Plossu, Père Ubu et mère Blabla de Philip Segura, Your last video (porn theater) d'un auteur sud-africain, Futurs désirés pour Corsavy, Le Revest, le recueil des écritures des apprentis du CFA de l'Agricampus de Hyères, Les Antigones sous la responsabilité de Moni Grego, projet initié par Marilyne Brunet...

un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées
un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées

un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées

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Théâtre de la Jeunesse #5 / Saison Gatti-Les Cahiers de l'Égaré

27 Juin 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #théâtre, #écriture

Sortie littéraire
Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie du livre
Théâtre de la Jeunesse #5.
 

Une 5ème édition
 

A la fois cinquième édition d’un projet fondé par Orphéon et première réalisée dans la cadre de La Saison Gatti qui a rejoint LE PÔLE, scène conventionnée d’intérêt national Art en territoire, ce recueil regroupe quatre pièces de théâtre, écrites durant l’année scolaire 2019/2020.

Elles sont nées de la rencontre des élèves de trois classes de CM2 de La Seyne-sur-Mer (83) et d’une classe du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée, avec quatre dramaturges : Lucie depauw, Hans Limon, Julie Aminthe et Anouch Paré.

 

 
théâtre de la jeunesse #5, nouveau format 15 X 21, papier ivoire, 148 pages, 500 exemplaires, ISBN 2-978-35502-111-4, PVP 12 €, distribution Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris / 0145488462

théâtre de la jeunesse #5, nouveau format 15 X 21, papier ivoire, 148 pages, 500 exemplaires, ISBN 2-978-35502-111-4, PVP 12 €, distribution Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris / 0145488462

À la fois cinquième édition d’un projet fondé par Orphéon et première réalisée dans la cadre de la Saison Gatti qui a rejoint le Pôle – scène conventionnée d’intérêt national Art en territoire – ce recueil regroupe quatre pièces de théâtre, écrites durant l’année sco- laire 2019-2020. Elles sont nées de la rencontre des élèves de trois classes de CM2 de La Seyne-sur-Mer et d’une classe du Conser- vatoire Toulon Provence Méditerranée, avec quatre dramaturges : Lucie Depauw, Hans Limon, Julie Aminthe, Anouch Paré.

L’occasion pédagogique a donné naissance à un théâtre à vif, que les trois autrices et l’auteur – ancrés dans la parole des enfants – ont su laisser sourdre de leurs plumes. Une écriture « en prise » avec la jeunesse qui leur a permis de livrer des textes dramatiques, témoins de l’époque et disponibles pour les générations à venir de lecteurs et d’acteurs.

Ce travail d’écriture et la rencontre avec chaque dramaturge avaient été précédés par une phase de lecture : lecture de seize pièces, lauréates du Prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public (sélection CM2-6e)1.

Cette expérience, soutenue pour la cinquième année par la DRAC PACA, fait partie du projet Un(e) auteur(e) dans ma classe initié par Orphéon / Bibliothèque de théâtre Armand Gatti : il vise à faire lire, écrire, jouer du théâtre dans les établissements scolaires.

Avec ce volume #5 de Théâtre de la Jeunesse, nous continuons à développer, au sein des Cahiers de l’Égaré, une collection théâtrale de textes d’auteurs dont l’écriture est ouverte à une dimension par- ticipative.

À l’heure où parait ce livre, les théâtres sont encore fermés. Si la crise sanitaire a empêché le passage de ces textes et des élèves au plateau – temps de restitution, de partage lors duquel chaque classe présente devant les trois autres classes une mise en espace ou une lecture du texte qu’elle avait co-écrit –, ce recueil témoigne que le théâtre est bien vivant : il porte en lui « un gai savoir » et la promesse d’une représentation, d’une « embrassade » à venir avec le lecteur et le public.

Georges Perpes Fondateur de la Bibliothèque Armand Gatti

Cyrille Elslander Directeur de la Saison Gatti Bibliothèque Armand Gatti

Table des matières
 

Lucie Depauw

Acqua alta ..................................................................................... 9

Hans Limon

La parole est à l’enfance............................................................... 29

Julie Aminthe

Notre rivoluzione ......................................................................... 63

Anouch Paré

Au dodo, Mammout !................................................................... 89

Annexe : Prix de la pièce de théâtre contemporain
pour le jeune public...................................................................... 143

Théâtre de la Jeunesse #1-2-3-4
Théâtre de la Jeunesse #1-2-3-4
Théâtre de la Jeunesse #1-2-3-4
Théâtre de la Jeunesse #1-2-3-4

Théâtre de la Jeunesse #1-2-3-4

 

Dans la collection Théâtre jeunesse en partenariat avec la bibliothèque de théâtre Armand Gatti

Des lendemains qui dansent : Mina Chouya de Frédéric Senent - Mise au point, virgule de Françoise Pillet - Le Garçon aux sabots de Marie-Line Laplante - On fume une cigarette et en avant pour la nouvelle de vie! de Fabienne Rouby - « Au pays de mon Père on voit des bois sans nombre » de Françoise du Chaxel.

Rêver le monde : Les trois vies de Zéfurine de Sylvie Durbec, Catherine Krémer, Jean-Claude Leportier - Zindziwa et la légende du vieux monde de Lucette Salibur - Si on rêvait ? Si on parlait ? de Françoise du Chaxel - Les badauds de Catherine Zambon.

Théâtre de la jeunesse #1 : Récréations - Sans défense - La SEGPA, c’est pas du gâteau ! - Deux meurtres pour le prix d’un, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Fabien Arca, Sabine Tamisier, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse # 2 : Aux peurs etc. - Les Enfants de Jules-Verne - La Guerre des Planètes - À la recherche du grêlon, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Julie Aminthe, Fabien Arca, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse #3 : Le secret de Grésigrove - Le jour où j’ai bouché les toilettes - Un monde nouveau - Sauver X, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Catherine Verlaguet, Catherine Benhamou, Fabien Arca, Julie Aminthe.

Théâtre de la jeunesse # 4 : ZUP &Villa de Barbara Métais-Chastanier - Balance ton H ! de Mustapha Benfodil - La vilaine petite cane suivi de Double-je(ux) de Julie Aminthe.

quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré
quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré

quelques textes de théâtre des Cahiers de l'Égaré

Extraits du catalogue Les Cahiers de l’Égaré

Dans la collection Théâtre
Mon Bosphore à moi / Hususi Bogaziçim 
d’Izzedin Çalislar, traduit du turc par Sedef Ecer, édition bilingue français-turc.
Le Tour complet du cœur de Gilles Cailleau.
Tania’s Paradise de Gilles Cailleau.
Les Pieds tanqués de Philippe Chuyen.
Batailles dans le Midi de Philippe Chuyen.
De Gaulle 68, la révérence de Philippe Chuyen & José Lenzini.

Le corps qui parle, huit pièces courtes de Jacques Doazan, Jean-Claude Grosse, Jeanne Mathis, Christophe Pellet, Jean-Louis Rebora, Frédéric Senent, Jacques Serena, Jean Siccardi.

Le Voyage d’Amadou de Michel Gendarme.
 

L’Ultime Scène suivi de Stances et substances pour un banquet de paroles de Moni Grégo.

Histoire de places de Jean-Claude Grosse.

Lettre au directeur de théâtre de Denis Guénoun.

Une tragédie américaine de Marc Israël-Le Pelletier.

Je suis là de Jacques Maury.

Orphéon, légende de Georges Perpes

Moi, Avide Ier l’Élu 

suivi de EAT (manger, pisser, écrire au temps des queues de cerises) de É Say Salé.

Vols de voix de É Say Salé.


La Parole buissonnière de Yoland Simon. 

Pour Refuge B de Jean-Claude Villain.

Lili-Suzon de Danielle Vioux.

Prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public

Créé en 2003 par Orphéon-Bibliothèque de théâtre Armand Gatti et l’Inspection académique du Var / Rectorat de Nice, ce prix vise à promouvoir auprès des jeunes la lecture de textes contemporains de théâtre, à favoriser la rencontre avec leurs auteurs, à contribuer progressivement à la constitution de rayons de théâtre contemporain pour la jeunesse dans les bibliothèques de l’Éducation nationale.

Les élèves des écoles, collèges, lycées peuvent y participer dans deux catégories : CM2-6et 3e-Seconde.

Les lauréats du Prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public sont :

– en 2020, Sarah Carré (Babïl) et Jalie Barcilon (Tigrane)

– en 2019, Fabrice Melquiot (Les Séparables) et Evan Placey (Ces filles-là)

– en 2018, Philippe Gauthier (Quelques minutes de silence)

et Nicolas F. Vargas (Hashtag RomJul)

– en 2017, Simon Boulerice (Edgar Paillettes) et Léonore Confino (Le Poisson belge)

– en 2016, Fabien Arca (Jardin secret) et Céline Delbecq (Poussière)


– en 2015, Catherine Verlaguet (Les Vilains Petits)

et Ahmed Madani (Je marche dans la nuit par un chemin mauvais)


– en 2014, Rob Evans (Simon la Gadouille) et David Paquet (2H14)

– en 2013, Catherine Zambon (Mon frère, ma princesse)

et Philippe Gauthier (Balle(s) perdue(s) ?)

– en 2012, Fabien Arca (Moustique) et Cathy Ytak (50 minutes avec toi)

– en 2011, Christophe Pellet (Qui a peur du loup ?) et Juan Mayorga (La Paix perpétuelle)

 

– en 2010, Philippe Gauthier (Chant de mines) et Frédéric Sonntag (Sous contrôle)
 

– en 2009, Philippe Dorin (Les Enchaînés) et Élisabeth Gentet-Ravasco (Le Désidénoir)
 

– en 2008, Jean-Rock Gaudreault (L’Enfant et le Navigateur)

et Philippe Crubézy (Obliques à la Terre)
 

– en 2007, Stéphane Jaubertie (Yaël Tautavel) et Nasser Djemaï (Une étoile pour Noël)
 

– en 2006, Suzanne Lebeau (L’Ogrelet) et Wajdi Mouawad (Pacamambo)/

Fabrice Melquiot (Albatros)
 

– en 2005, Jean-Claude Grumberg (Pinok et Barbie) et Sylvain Levey (Ouasmok)
 

– en 2004, Nathalie Papin (Camino) et Jean-Gabriel Nordmann (Bakou et les Adultes)

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Les enfants de moins de douze ans volent / Michel Gendarme

1 Juin 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #collection privée du capitaine, #cahiers de l'égaré, #théâtre, #poésie

vient de paraître; diffusion Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris

vient de paraître; diffusion Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris

Les enfants de moins de douze ans volent !! de Michel Gendarme
La Collection privée du Capitaine – 42 pages
Les Cahiers de l’Égaré
Un poème hommage aux arbres
aux tempêtes et aux hommes

Force neuf
Rentre chez toi misérable rentre où tu dois être
Ce n’est plus l’heure d’être
Tu deviens voyou brigand terroriste à cette heure
De ne plus être l’enfant que nous fomentions
Et nous nous tu nous oublies

Les enfants de moins de douze ans volent !!  tisse les mots à la force du vent, et nous emmène peu à peu dans la tempête. Sa poésie parle d’enfance, des arbres, de l’artisanat, mais aussi du jeu de l’être, de son voilement et son dévoilement.   

Né en 1957, Michel Gendarme est poète, auteur dramatique, et romancier. Les enfants de moins de douze ans volent !! est son premier titre au sein de la collection. Il a aussi publié Le voyage d’Amadou (les survivants) aux « Cahiers de l’Égaré », et d’autres textes chez « Gros Textes Éditions », ou encore les éditions du « Non Verbal ».

Les enfants de moins de douze ans volent / Michel Gendarme

Personnage : 

Amadou, 21 ans, porte un Sweat à capuche 

Résumé : 

Amadou, jeune Malien issu de la pauvreté, de la brousse puis de la rue, vit de petits boulots, de nourritures et d’hébergements précaires. Baladé d’un tuteur exploiteur à un coach sincère, il se raccroche à ce qui l’aide à vivre, le football, qu’il pratique depuis l’enfance pour meubler ses longs moments d’oisiveté sans école. Repéré par quelques professionnels, aguerri par quelques matchs victorieux, il se fixe pour seul objectif de devenir joueur professionnel et pour cela de rejoindre l’Europe par tous les moyens. Pour lui, ce sera par la Libye via le désert avant de s’embarquer pour l’Italie. Longue épopée de deux années, risquée et dangereuse, mortelle pour beaucoup. Ce rêve sombre à quelques encablures de Tripoli lorsque le bateau sur lequel se sont entassés des centaines de malheureux coule et qu’Amadou est repêché in extrémis par les gardes côtes libyens. Une autre aventure commence alors pour lui, celle d’une renaissance, celle du retour au pays avec un combat acharné pour la reconnaissance de ses droits et de sa dignité d’homme. 

Début de la pièce : 

Amadou et quelques-uns de ses camarades sont amenés de force auprès du Ministre, à Bamako. Ils ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient pour la xième fois afin d’obtenir le versement de l’indemnité promise il y a un an lors de leur rapatriement de la Libye au Mali. 

Amadou s’adresse au Ministre puis il commence le récit de son périple et des causes qui l’ont poussé à l’entreprendre. 

Chez le Ministre. 

Tu me donnes la parole, Monsieur le Ministre, je la prends. Mes camarades ici présents me donnent la parole, je la prends. Monsieur le Ministre, ce que tu vas recevoir dans tes oreilles est sacré, ce sont les mots que nous avons rapportés de notre dangereux périple. Chacun ici pourra témoigner de leur véracité. Tu nous as faits venir, manu militari, oh pardon ! je m’aperçois que je te tutoie, je devrais dire vous, Monsieur le Ministre. Tu vois, vous voyez, tu vois, ici chacun de nous est un minuscule grain dans l’immensité. Mais un grain qui se lève, poussé par la colère, plus un autre grain et encore un autre, ça fait une tempête, Monsieur le Ministre, une tempête qui pourrait grésiller à tes oreilles. Alors écoute-là, Monsieur le Ministre, écoute le sable. 

Amadou extrait de sa poche une poignée de sable qui s’écoule lentement. 

À mots découverts, Paris (dir. Michel Cochet )
"... ce récit-là m’a convaincu, il est fiévreux, passionné, touchant, prenant et tendu comme un arc. J’ai vraiment été pris par cette histoire... Un témoignage brut, une parole simple et vraie, directe. Une écriture sans fioriture, sans commentaires, remarquable de concision et de netteté, fourmillant par ailleurs d’une infinité de petits détails pris sur le vif qui nous rend l’histoire remarquablement proche et familière..." 

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Les Contes de la petite fille moche / Julien Daillère

30 Mai 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #collection privée du capitaine, #théâtre, #spectacles, #écriture

Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré
Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré
Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré
Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré

Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré

Loin des contes de fées et des mondes idéalisés, Océane, Kévin, Géraldine et les autres nous racontent les complexes autour desquels ils organisent leur quotidien.
Un texte qui nous emmène avec humour et émotion dans l’univers doux-amer de l’enfance.

 

OCÉANE
J’suis une petite fille moche

Océane : J’suis une petite fille moche. Je sais pas trop de quoi ça vient... Si c’est mon nez qui est trop long ou mon visage trop petit. Si c’est mes yeux qui sont trop rapprochés ou quoi. Je sais pas trop dire pourquoi mais je me regarde et... Et les autres ils pensent la même chose : j’suis une petite fille moche.

Les grandes personnes, elles, elles commencent toujours par me sourire quand elles me voient la première fois. Parce que je suis une petite fille, alors on me sourit. Et puis tout d’un coup, elles sourient plus pareil. C’est comme si elles avaient envie d’arrê- ter... mais qu’il fallait bien continuer parce que j’suis peut-être moche mais j’suis quand même une petite fille, mais qu’est-ce que j’suis moche !

En plus j’suis grosse !

(Amusée) Mais bon, si j’étais pas grosse, j’serais moche quand même alors bon... Au moins, être grosse, c’est déjà un peu une excuse d’être moche !

Maman elle voudrait que je maigrisse ! Alors je mange bien comme elle dit :

tout — comme — elle — dit.

Même si je vais piquer dans le frigo à des moments parce que j’ai trop envie !

(Confidence amusée) Je suis sûre qu’elle le sait, ma- man, mais elle fait comme si de rien n’était.

Aux anniversaires de mes copines – j’en n’ai pas plein plein plein, mais j’en ai quand même – eh bah j’ai vu qu’elles avaient toutes une grande glace dans leur chambre. Toutes !

(Boudeuse) Moi j’ai pas de glace. Et quand j’ai de- mandé à maman, elle a dit non !

(Amusée) Mais, c’est idiot parce que dans la salle de bain, il y a une grande glace où je me vois en entier si je monte sur le tabouret alors je me suis assez regardée comme ça, hein, je suis habituée...

Mais maman... !

Tous les matins, elle m’habille pour aller à l’école... Moi, je pourrais m’habiller toute seule mais c’est elle qui veut, ça lui fait plaisir, alors je la laisse faire... Et elle m’enfile — tous — mes — vêtements ! Mais elle est toujours un peu nerveuse parce que... Ça va jamais comme elle voudrait. J’ai toujours le chemi- sier qui rentre mal dans la jupe, ou elle arrive pas à boutonner, ou le collant est trop serré ou alors heu... C’est la coiffure... (Dépitée) Elle arrive pas à me faire des belles coiffures, maman. Elle essaie, elle essaie... Elle essaie vraiment ! Elle me met des petits nœuds, des serre-têtes, des chouchous, des bandeaux, des barrettes mais moi... Ça me tire les cheveux !

Non, moi je préfère quand on met heu... un bon- net... Ou un chapeau. Ou des lunettes !!!

J’aimerais bien avoir des lunettes !

Dans ma classe, il y a une fille, elle a des belles lu- nettes... ! Et même s’il y en a qui se moquent d’elle parce qu’elle a des lunettes, moi je trouve qu’elle est belle avec ses lunettes, qu’elle est même plus belle qu’avant alors j’aimerais bien avoir les mêmes...

C’est pour ça, un jour, j’ai dit à maman : « Je veux des lunettes ! » Elle m’emmène chez le docteur... : j’ai pas besoin de lunettes, j’ai une très bonne vue... comme papa !

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