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Les Cahiers de l'Égaré

bocals agites

Les 30 ans des Cahiers de l'Égaré au Bateau Lavoir

29 Octobre 2018 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #bocals agités

les différents moments du Bateau Lavoir, franchissement de la double grille, lectures, ateliers, performances diverses, débat final
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Les 3 jours du Bateau Lavoir, 19-20-21 octobre pour 31 ans de portraits réalisés par Marc Israël-Le Pelletier, 30 ans de Cahiers de l'Égaré, avec la participation de 32 écrivains dans le livre pluriel Le Passage du Temps, furent 3 jours riches, chaleureux, inventifs, denses. Le vernissage a rassemblé une cinquantaine de personnes. Les lectures du samedi et dimanche après-midi entre 20 et 30 personnes. Les 2 performances du samedi soir, 35 personnes. Celle du dimanche soir suivie d'un débat, environ 55 participants; L'atelier de Moni Grego: 10 participants, celui de JCG, le dimanche matin, 4 participants. Merci à tous les participants. Une semaine après, je flotte encore sur un nuage, celui de l'amitié généreuse.

Jean-Claude Grosse, éditeur des Cahiers de l'Égaré.

19 octobre à 19 H :

- vernissage de l'exposition Le Passage du Temps, portraits réalisés pendant 31 ans par Marc Israël-Le Pelletier, une cinquantaine de participants, des retrouvailles étonnantes

- présentation des livres pluriels des Cahiers de l'Égaré qui fêtent leurs 30 ans et du livre Une tragédie américaine, trilogie sur la peine de mort aux USA et au Japon de Marc Israël-Le Pelletier

- lecture de 8 textes du livre pluriel Le Passage du Temps

- suivi de La cohérence des vagues par Elodie Després accompagnée par Delphine Ciampi à la guitare

20 octobre :

- 10 - 12 H, atelier d'écriture sur le passage du temps, animé par Moni Grego, 10 participants

- 15 H, lecture de 12 textes du livre pluriel Le Passage du Temps, 20 à 30 auditeurs

- 19 H, 20' du spectacle Molly B. par Cécile Morel suivi d'une carte blanche à Salvatore Spada, une trentaine de "spectateurs"

21 octobre :

- 10 - 12 H, atelier d'écriture sur le passage du temps, animé par Jean-Claude Grosse, 4 participants

- 15 H, lecture de 12 textes du livre pluriel Le Passage du Temps, 20 à 30 auditeurs

- 19 H,

     - spectacle Pas moi de Samuel Beckett, par Moni Grego mise en scène par Yves Ferry

   - discussion autour de l'amour des textes de Samuel Beckett. Avec Jean-Claude Grosse, Moni Grégo, et Mickaël Sabbah qui évoquera également l'aventure du Théâtre du Temps qu'il dirige, à Paris. Une cinquantaine de participants au spectacle et au débat

Atelier de Moni Grégo « Le Passage du Temps »

Samedi 20 Octobre de 10 h à midi

 

Déroulement de l’Atelier :

- Café croissants ensemble.
- Premier exercice : Le Flash-back.
À partir de cet exercice, écrire un Vrac de mots rencontrés, entendus…

- Yves Ferry lit le texte de Léo Ferré « Avec le temps » et le texte de Woddy Allen « La vie à rebours »

- Moni Grégo lit quelques citations comme :

« Encore un instant Monsieur le bourreau. » Jeanne Du Barry favorite de Louis XV.

« Ce que je viens de dire est déjà loin de moi. » Moni Grégo, d’après :

« Le moment où je parle est déjà loin de moi. » Nicolas Boileau.

« Ô tempora, ô mores ! » Cicéron

« Ô temps suspends ton vol. » Lamartine : Le lac.

Propostion d’écrire en 10 mn

Texte I

UNE JEUNE FILLE - Il y a tant de…

UNE VIEILLE DAME - Vous avez dit « temps » ?

J. F. - J’ai dit « temps », moi ?

V. D. - J’ai entendu… heu… ce que vous venez de dire est déjà si loin… de vous… de moi…

J. F. - Loin ?

V. D. - Oui… au-delà !...

J. F. - Qu’est-ce que vous entendez par là ? Parce que, hein !… C’est… c’est… c’est confus !

V. D. - Il y a dire et dire… je pense que… je ne pense pas assez avant de l’ouvrir, vous voyez ?... le truc de sept fois sa langue…

J. F. - Non, je ne vois pas. C’est un truc d’une autre génération ça !

V. D. - Et alors ? Vous n’étiez pas née quand la Du Barry a demandé un instant de plus à son bourreau… quand…

J. F. - Mais qu’est-ce que vous me racontez là ? Vous êtes pas bien ! On parlait juste du temps, là,  devant l’arrêt du bus 67. Voilà qu’on approche de Pigalle et vous, vous me parlez de Mathusalem… Ça ne m’intéresse pas du tout !

*

Lectures des textes.

Pause.

*
- Écoute de la chanson : « Marquise » par Georges Brassens d’après Pierre Corneille.

- Lecture par Yves Ferry « Le Rien «  de Marivaux

- Lecture par Yves Ferry & Moni Grégo du dialogue : « Simone et Germaine » écrit par Moni d’après un canular de Jean-Yves Lafesse, où les personnages parlent de rien.

- Claire Ruppli et Moni Grégo disent « La môme néant » de Jean Tardieu.

Propostion d’écrire en 5 mn

Texte II

A- Fait pas beau !

B-Tu trouves ?

A- Je dis ça comme ça.

B- Je vois…

A- Ah toi, tu vois…

B-Manière de…

A- Il fait sombre ou quoi ?

B- C’est les nuages…

A- Ça me rappelle une poésie.

B- Quoi ?

A- Les nuages…

B- Quoi les nuages ?…

A- Rien. Où tu vas ?

B- Tu as dit quelque chose ?

A- Qui ?... Moi ?

B- Oui… Qui d’autre ?

A- Ben… heu… c’est juste… Suis-je sotte !

B- Mais non.

A- Si, si, y a des fois je me dis que…

B- Ah tu as bien raison. Y a des fois !...

*

Lectures des textes.

*

Propostion d’écrire en 2 mn les derniers mots de la dernière minute

avant la mort.

Texte III

Rien à dire, m’en fous !

Tout ça m’a pesé malgré tout

Même si…

Surtout pas de retour…
Et faites comme si je n’étais pas là.

Au revoir et merci.

Vive la mémoire des riens.

*

Lectures des textes.
Écoute du canular de Jean-Yves Lafesse.

Danse des couples cassés.

*

LES TEXTES, atelier de Moni Grego

I/
Il a mis ses gants blancs
Suspendu entre nuit et jour
Encore un instant se dit-il
Autour des grilles
Le soleil dans la rue commençait à percer Et toujours cette chanson douce
À l'oreille
Il s'est mis à marcher
Seul
Il a fermé les yeux
Ses mains écarquillées
Le guidaient à l'autre bout de la ville
En graffitis gigantesques
Immaculés
Ses éternels gants
Et cette chanson douce
Dans son coeur
Basquiat ...


 

II/
1- Ça va?

2- Ça va!
1-Mais ça va?
2-Ça va oui
1-Moi ça va pas!
2- Ah bon?! Oh! Ça va!
1- Non ça va pas!
2 -Assez. Ça va , quoi!
1- Rien ne va plus
2-"Ça va" c'est ce qu'on dit tout le temps! 1- Ne va pas
2- À se plaindre tout le temps

1-Va pas
2 Tout le temps
1-Pas
2- Tout le temps ça va pas 1- Oui le temps
2- qui file
1- coule
2- passe et lasse
1-s'en va
2- Le temps va
1- Ça va
2-


 

III/ La dernière minute

Encore 60 secondes Tic tac tic tac
Une dernière cigarette Un verre de champagne T'embrasser

Un coït il est encore temps The last but not least
Plus de dettes
Salut les amis

Entrez chez moi Servez-vous Tout est rangé Il était temps Stop .


 

CLAIRE RUPPLI

Vrac

Le temps va. Première consigne ; il est temps ; pas en retard, on s’assoit ; salut Yves ; coucou Moni ; la grille ouverte ; derniers pas, encore deux cents mètres ; place des Abbesses ; délicieuse promenade ; petites rues ; Montmartre ; un autre bus ; le bus ; antivol ; un poteau ; l’arrêt du bus ; vélo ; escaliers ; traverser le stade ; claquée la porte ; s’habiller ; respirer à nouveau ; fenêtres ouvertes ; se laver ; chier ; pilules ; tartines ; café. Lever ;

I - Le passage du temps

Le temps passe, il n’est pas le sage qu’on croit. Du lever au coucher, il file. Je le regarde soliloquer indifférent à mon désir qui s’envole sur mes ailes effrangées. Rosée, cueillie de l’ivresse de la veille. Je ne lave plus les rides de mon âme qui plissent ce que je suis. Il va et je le chie brusquement. Je le vois, mais le temps m’ignore. Existe-t-il seulement ? existé-je, moi l’idiot perdu dans l’éphémère de ma mémoire éperdue ?

Ii - Ce matin

Le temps, il est temps, le temps.

Lever ; café ; tartines ; pilules ; chier ; se doucher ; fenêtres ouvertes ; respirer à nouveau ; s’habiller ; la porte ; claquée ; escaliers ; vélo ; le stade ; l’arrêt du bus, un poteau ; antivol ; le bus, autre bus ; Montmartre ; petites rues ; délicieuse promenade ; place des Abbesses ; encore deux cents mètres ; derniers pas ; la grille ouverte ; coucou Moni, salut Yves ; pas en retard, on s’assoit ; il est temps ; première consigne. Le temps va.

III - Dernière minute

Encore un instant ! s’il vous plait ? encore un instant !

Ma requête est vaine, le bourreau n’entend pas, il est sourd.

J’ai encore à faire… c’est déjà fini.

 

JACQUES SÉGUEILLA

 

La dialectique du blog
  • Vous n’avez pas vu ?

    • Si bien sûr !

  • Je me disais aussi !

    • Quoi ?

  • Quoi, Quoi ?

    •  ?

  • Que vous l’aviez vu !

    • Bien entendu

  • Vous l’avez remarqué ?

    • Bien entendu et à vrai dire comme je dis souvent !

  • Vous avez eu peur ?

    • Oui, j’ai crain que !

  • Que ?

    • Enfin, vous voyez bien !

  • Bien entendu !

    • C’est comme moi, j me faisais la réflexion !

  • Oui, c’est vrai, il est encore temps !

    • Heureusement !

  • Vous avez raison, il est tard !

    • Au fait, vous avez encore de quoi !

  • De quoi ? oui bien sûr !

    • Vous me rassurez !

  • Nous sommes bien d’accord !

    • Et à part ça ?

  • Rien, alors ?

    • Alors

  • Alors à demain !

    • A demain !

Post scriptum

 

  • Ah oui, J’oubliais ! les plantes, les arroser.

  • Tu diras à la concierge, pour le courrier, pas la peine de le monter

Petit silence

  • Pour le reste du verras, à toi de jouer !

  • Bon maintenant, viens que je t’embrasse. Porte- toi bien !

Petit silence

  • Un dernier mot : merci. !

  • Je dois te dire que c’était bien, nous deux. Si, Si ! Merci !

Aussitôt

  • Ah, laisse le frigo ouvert, sinon ça pue.

  • Maintenant, il est temps, il faut que j’y aille.

  • Salut !

Petit silence, dernier sourire.

  • A bientôt !

Il ferme les yeux, l’air repu.

 

I - Elliptique

Partir,

Vite, mes clefs, la porte, le chat pisse sur le tapis

Mon chargeur, mon sac, où est ma casquette ?

Il me l'a dit 20 fois, aller, on y va !

 

Ma casquette, mes clefs, un café,

Je n'arrive pas à décoller,

Et le temps file plus vite que moi,

Lui, il n'attend pas.

 

Aller on y va ! Il me l'a dit 20 fois

« Encore un instant Monsieur le Bourreau »

J'suis pas coiffée, il me faut un café,

mais où sont mes clefs ?

 

Aller, on y va !

Le mot est lâché, il est déjà parti,

n'a pas cherché, pas eu besoin d'café,

Il file, il court, il n'attend pas

 

Alors, on y va

faut se presser, s'activer, accélérer

prendre le rythme de la trépidation avant le trépas.

Aller vite, courir...

Le temps ne peut se rattraper,

 

C'est lui qui a les clefs.

*

II - Dialogue implicite ou du néant

A : C'est vrai ce que vous dites

B : Ben oui c'est vrai

A : Dans quel monde vivons nous !

B : On marche sur la tête !

A : Des fois j'me demande

B : Ah ? Ben moi aussi !

A : C'est pas vrai ?

B : Quand même, c'est pas possible !

A : Ben voui

B : Ben voui....................... enfin bon.

A : Je dirais même mieux c'est impossible !

B : C'est comme l'autre jour là

A : Ah oui, m'en parlez pas !

B : Ben justement, je voulais vous en parler.

*

III - Dernière minute avant la mort.

Ça y est, on y est, je vais passer de l'autre côté du miroir, je vais enfin savoir.

Je vous tire ma révérence, je me retire, je me tire, pour le grand voyage,

Rejoindre Georges, Charles et les autres,

Et chanter la vie.

 

MARIE CRAPANZANO

I - LE PASSAGE DU TEMPS - Pastiches

 

La spirale du temps s'étire et ne rompt pas.

Avoir le temps d'être à l'heure, d'y trouver un accueil inattendu.

 

La spirale du temps ne déçoit pas. Elle tourbillonne, avant, pendant, après.

Elle enlace la réalité et les espoirs. Le temps est toujours là.

 

« Encore un instant Monsieur le Bourreau »

Tant que je suis vivante, je saurai attendre la fraîcheur de la minute qui vient .

 

« Le temps suspend son vol ». Mais de tous temps se rencontrent les mêmes mœurs.

Le temps est une spirale qui accorde toutes choses à son temps.

 

II - PARLER DU TEMPS - PARLER DE RIEN – Dialogue

 

  1. : Comment allez-vous aujourd'hui ? Il fait froid, vous ne trouvez pas ?
  2.  : Le temps change, c'est certain.
  3. : C'est troublant ce temps. On n'y comprend plus rien
  4.  : Et on ne prend plus le temps de rien. D'ailleurs, il faut que je me dépêche.
  5.  : Oh, on a toujours le temps. Mais c'est vrai, chaque chose en son temps.
  6. : C'est vrai, on prend tout trop au sérieux.
  7. : Bon allons, bon vent ! 

Charline : Comme dit la chanson : « V'la l'bon temps, v'la l'bon temps »

 

III - LA DERNIERE MINUTE AVANT LA MORT

 

Chronos dévore ses enfant, le sommeil définitif arrive.

Pas d'inquiétude, Je ne saurai pas que je suis morte.

Je laisse ma vie entre les mains des vivants.

A eux le souvenir, à moi l'oubli.

 

MARIE-FRANÇOISE ÈVE

I - Écrire un texte inspiré d'une citation : Michel Gendarme

 

c'était la nuit j'en suis sûr

il y avait cet élan vital

étonnant

un élan nocturne

qui donnait probablement un sens à tout cela

les adverbes sont chiants

pourquoi dis-je « probablement »

le moment où je parle

j'ai rêvé de cela

dans cet élan nocturne

où il n'y avait pas de mots

noctambules

« des mots noctambules se baladent de mon corps au tien »

noctambule, ça balade bien, ouais

et                     puis                 quand

dans la cuisine

elle m'a dit « bonjour camarade »

cet élan vital m'est retombé sur la gueule

il fallait vivre, c'est ça ?

il fallait affronter – merde, c'est le matin – déjà ? affronter ?

« camarade » !!

elle mettait de la distance, sûr

pas juste entre elle et moi, cette distance existait déjà,

nous le savions, etc... il n'y avait rien de... entre nous... ou de...

entre elle et moi

mais elle me balance ce « camarade »

je vis avec ça aujourd'hui, jusqu'ici

camarade de lutte, de vie, d'amitié, pourquoi pas d'amour ?

peut-on être un camarade d'amour ?

tu imagines

tu te mêles, corps à corps amoureux, dans le bain inaugural

de la jouissance, camarade, jouis ! jouis ! c'est un ordre !

bon

j'avais ça dans mon bol de thé.

 

II - Ecrire un texte inspiré de « Simone et Germaine », sorte de dialogue impossible, sans issue

 

1 Ben oui / mais bon

2 Moi / je sais / mais bon / ça / pas difficile

1 Mais /

2 Si /

1 Bon mais bon / ah d'accord c'est /

2 Mais … ? /

1 Mais … ? /

2 Ho mais quoi ho mais quoi ho / mais

1 Bon /

2 Oui /

1 Mais... bon /

2 Non / enfin oui mais bon / enfin ! /

1 Ah !

2 Mais bon mais bon / moi /

1 Ah ! /

2 Quoi, en plus / ça / facile /

1 Facile / ça ? / sais pas ça

2 Essaye ça / là / mais bon

1 Quoi ? / là j'essaye ça là / oui j'essaye ça / tu vois bien là ça / oui / mais bon bon / ça / j'essaye mais je / non / ça / non / ça / … / ah ! oui ! /

2 Ah ! bon bon / mais là : t'as aussi ça / aussi / alors ?

1 Quoi ?

 

 

III Ecrire un texte inspiré par notre dernière minute avant notre fin (bourreau, euthanasie...)

 

c'est toi que je regarde ô personnage entier dans ta fureur inconsciente ô toi l'innocent élu par les tiens qui furent les miens hélas et si je pouvais je te dirais alors tu liras ce sera ta peine tu garderas cette lettre tu ne la brûleras point tu ne pourras t'en séparer à jamais car si je dis que tu es Homme tu es né pour cela pour être celui témoin des morts de l'autre de tout autre sans lesquels tu ne pourrais plus vivre.

 

I -

Citron pressé. Tous les matins.

Pressée, toujours trop pressée.

Tout ça pour quoi ?

Pour courir.

Courir les rues, courir le monde, courir la vie.

« O tempora, o mores ».

L’autre jour, dans le bus, ce type bourru, apostrophant un individu qui avait arrêté de façon cavalière ce bus, en traversant la rue devant lui, afin d’y monter, obligeant le chauffeur à freiner brusquement et manquant ficher tous les passagers par terre : « Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, à courir comme ça ? Personne n’est obligé de courir. Il n ‘y a que Bernard Arnault et Pinault qui ont le droit de courir. Les autres, non. On leur fait croire qu’ils doivent courir. Quelle bande  de cons ! ».

Sidération des passagers ; mise au point rapide. « O temps, suspends ton vol ! »

Tu stoppes, un instant et, si tu n’as pas bien compris, et bien, tu recommences… A courir.

La prochaine fois, le deus ex machina t’avertira encore. Et encore. De façon de plus en plus précise. Sur la mappemonde de ton bref parcours, un jour, l’avertissement se muera en peine capitale. Capitale pour toi, bien sûr, pas pour le monde, ne te leurre pas. Et tu crieras : « Encore un instant, Monsieur le bourreau ! ».

 

II -

Zut, la voisine. Ouh lala, comment lui échapper ? Non, pas moyen ! Je vais y avoir droit… Tant pis, j’affronte. Et, même, j’anticipe.

Moi :          Bonjour Madame. Comment ça va ?

La voisine : Oh Bonjour ! Oui, ça va. Enfin, non, ça ne va pas ! Ça va pas fort !

Moi :          Ça ne va pas ? Qu’est-ce qui ne va pas ?

La voisine : Rien ! Enfin tout. Tout ! Rien ne va !

Moi :          Ah bon, rien ne va ? Mais c’est terrible, ça !

La voisine : Oui, come vous dites : C’est terrible !   

Moi :          Mais… c’est grave ?

La voisine : Grave !? Grave ?! Non, c’est pas grave… Pas vraiment. Mais c’est embêtant !

Moi :          Ah oui ?

La voisine : Très embêtant !

Moi :          Ah !?

La voisine : Oui, je suis embêtée.

Moi :          Embêtée ! C’est bête, ça !

La voisine :     Oui, c’est bête ! Je suis très embêtée.

Moi :          Mais c’est affreux, ça ! J’espère que vous allez trouver une solution…

La voisine : Mais il n’y a pas de solution ! S’il y avait une solution… pensez !

Moi :          Ah, oui ! Ça oui ! Je pense bien !

 

III -

Bon, voilà. Ça y est. Déjà ? Si j’avais su… Pourquoi ne m’a-t-on rien dit ? Que c’était si simple. Que c’était si bête. Oh, et puis voilà que je recommence à vouloir bien parler… avec des verbes.  Dans les formes. A perdre du temps à mettre les formes. C’est stupide. Aller à l’essentiel. Jamais je ne suis allée à l’essentiel ! Le temps que j’ai perdu, mon Dieu, le temps que j’ai perdu ! A tergiverser, à réfléchir… A peser le pour et le contre… Pitié ! Maintenant, c’est quoi, l’essentiel ? C’est quoi, l’essentiel avant de partir ?? C’est quoi ??? Qu’est-ce que je dois f…

 

NICOLE DESJARDINS

I - Le rêve

Pendant que je me déchirais sur la pointe des châteaux ,O bourreau suspends ton vol. Que les griffes assassines violaient mon dos puis mon cul, puis mes reins. Oui, c'était quelque chose qui ne peut se dire. Un assassinat volontaire

une vague.

écoutes moi, scélérate

et je vis maintenant, de mes blessures, es exposant la nuit aux draps froissés, humides, et tropicaux. Même les cafards ,les scolopendres ne s'approchent plus. ils ont peur de moi. Ils disent (et je les entend)

"Ô tempora, ô mores"

Avec des petits cliquetis d'antennes d'acier. Jésus est revenu de sur la croix. O oui la croix. Et je ris de douleur, dans la nuit verte, sans vent, avec des petits gémissements. Et je suis seul, malgré les insectes.Tout est mort. Je me souviens de toi, salope blanchâtre, écume de fin des temps, furiosa des embruns. Vague, oui vague. Mais vaguement. J'ai vu ton œil. Puis ce fut ma fin. Les longs couteaux des roches. Les longs ciseaux. Les oiseaux de la caille.

Suis un poisson écaillé.

Je frétille mais je meurs. On me ramasse.

On me lave.

Puis on me mangera, on me coupera la tête.

Le jour de gloire est arrivé !

*

II - Parler du temps parler de rien

Hein ? Quoi!! Non.J'ai pas dit ça.

Si. Tu l'as dit hier.

Moi?

Oui toi.

Ah ben merde alors, j'me souviens plus de rien !Hier c'était Dimanche ,non?

Non, c'était pas Dimanche.

Ah bon, c'était pas Dimanche? Si c'était Dimanche !

Non, c'était pas Dimanche.

Si! Je te dis que si! T'es chiante comme la pluie !C'est ca ,chiante comme la pluie. Tu perds la tête Charles !

Moi ? Je perds la tête ? Mais de quelle tête tu parles?

De ta tête à toi. De ta tête de tous les jours

Mais je te dis que c'était Dimanche !

Non , hier c'était pas Dimanche. Parce qu'il pleuvait.

*

III - Dernière minute

"Joseph, Marie, Madeleine, et toi Dolores. Avant que je vous quittasse. J'ai pas vraiment pu vous dire, ce que je voulais vous dire. Mais, en définitive, peut importe. Vous emporterez de moi ce que vous voudrez. Moi, de toute façon, tout ça c'est derrière moi. Mais je vous en prie, ne me pleurez pas. Je n'en vaux malheureusement pas la peine. J'ai pas eu le temps nécessaire pour vous dire assez... je t'aime.

On ouvre ma porte, c'est pour moi.

Déjà ?

Étrange, tout continue...

(Baillement).

 

PIERRE-JEAN PETERS

- I -

Superposé le lit. Superposées, les filles. Superposée, la vie.
Où suis-je ?

Où ?
Ah oui !

Attention en descendant. Attention.
C’est le jour de Peter…Ô Lord… Comment ? Comment ? Comment ?
Comment commencer ?
Commencer par. Casseroles. Oui. Récurrer. Hop ! Hop ! Hop !

Dieu , y ‘avait du monde hier soir ! J’adoooooooorrre récurer les casseroles…
C’est mon acte 1er vers la solution. J’adooooooore.

…De l’or. Il me faut de l’or… On pourrait faire à manger pour Peter….Avec Or..Ornella. Or il nous faut des solutions rapides ! Allez, frotte ! frotte le problème ! Or, il nous faut de l’or…Or….dinateur. Regarder. Si un virement par hasard…

Val : Ah tu es là , homme ? Tu es réveillé aussi, déjà ?

Homme C : Oui…

V : Puis-je recharger l ‘ordinateur à plat ? Suis à vide. Et argent besoin, vite, vite.

Homme R : Ola les amis, service boulangerie ! Vous voulez quoi ?

V : Un croissant !

Homme C : Pareil !

V : Ohlala. No virement. Merdum. Il est quelle heure ?

Homme C : 9h17…

V : Aaaaaaahhhhh faut que je bouge !!

Homme C : Déjà ?

V : Oui je file à l’atelier d’écriture !

Homme C se réveille : Ah oui ?


V : Quoi ? Tu veux venir ?

Homme C : Ben …oui ?

V : Ben  oui. Mais c est là maintenant tout de suite tout de suite

Homme C / Ouah ..Vraiment tout de suite tout de suite ?

V : Ah bah zou zou là !!

Homme C : On attend pas les croissants et tout… ?

V : Bon allez j y vais ; peut être je les croise dans la rue les croissants A plus bibi ! Belle journée . Et Ornie… ? ( V regarde dans la chambre entrouverte) Bon elle dort. Ce sera une autre fois ! Bacci tutti.

Oui. Oui. Oui. Je file. Ok, ok, ok. Passer librairie pour …Arfff…C’est fermé bon… Plus tard…Aïe Aïe Aïe dépêche-toi, tu vas être en retard . Allez, galope et toi Temps ô temps, suspens ton vol !... Or, le temps c est de l’argent ! De l’art et des gens. A qui demander !! Anouch est aux abesses ! À 2 pas du  lavoir... Anouch, mon abbesse !

 

- II - Un dialogue

V : Oh…

C : Oh…

- Et euh… ?

- -Oui ?

- Je…

- Oui ?...

- Non…

- …Ben..si… ?

- Non, non….C’est…

- C’est…. ?

- Pfffft !

- Pffftt ?

- Ben oui…oui…Et toi ?

- Oh…Boh…

- Mmm…

- Bon.

- Mmmm ?

- Non, c’est…

- Oui, ben oui, pareil alors.

- Eh ouais hein..

- Mmm…

- …Aïe aïe, aïe…

- Ah ! Tu l’as dit, hein !!

- Ben oui ….Logique, hein ?

- Oui, ça !!

- …Aïe, aïe, aîe

- Aïe hein oui. Aïe…Logique.

- Pfff…

- Oh…Ben non…

- Ben oui mais…

- Oui, je sais mais quand même !

- Quand même, quand même…T’es drôle, toi !!

- Allez !!! Regarde !!! Il fait beau !!

- Ah oui, ça !!! /Oui, mais justement !

- Ca c’est vrai. Justement. Aïe.

- Oh…Désolée…

- Mmm… Ben c est pas toi, hein…

- Oui mais …quand même…

- Mmmm…

- Allez…Je te libère…Bye…

 

- III - Dernière minute.

Meurs. On part. Je le sais. Je le sens. Mmmmm…

C’est bon….de quitter.

Quitte. On est quitte, le monde. J’ai donné. J’ai pris. J’ai arraché ma vie, même.

Je suis enceinte de tous les enfants à venir.

J’aime. J’aime. Le baiser suprême.

Ô ma mort chérie, ma mort masculine qui a des couilles et du coffre, tu me fais un

effet bœuf !

Ô lieu de toutes convergences…

VALENTINE COHEN

I - Yves Ferry

Ce que je viens de dire est déjà moi… Non… Loin de moi…

Loin dans le passé ? Ou par devant ?

Je ne me souviens plus, ou vaguement, de ce que j’ai pu dire, de quels mots je me suis servi pour exprimer je ne sais quoi dont je ne me souviens plus que vaguement.

En réalité, deux choses font généralement mes sujets d’écriture ou de conversation. Le temps qui passe et l’argent que je n’ai pas. Le reste, je n’arrive pas à le dire.

Ô temps, ô mœurs, ô argent.

Et peut-être s’agissait-il de cela justement : Ce que je viens de dire est ce que j’essayais de dire (sans y arriver sans doute), et qui est donc aussi, exactement ce que je vais encore essayer de dire, avec l’espoir d’y parvenir.

Loin derrière moi, ou loin devant moi, me ramènent donc à ce même point toujours présent où je n’arrive rien dire. Les mots sont là, mais comme oubliés sur un feu avec le gaz qui continue de brûler… Tout s’éteindra de soi-même, finalement, dans une explosion, une révolution, ou du silence.

Et cette histoire, ah oui, de cou coupé… Soleil – demanda-t-il un moment encore ? - ou Du Barry, ça va me revenir… Dans un moment, dans un moment…

 

III

 

Crénom – Putain – Putasse – Merde – Merde - Merde – Bite - Cul – Poil - Troufignon - Queue – Vagin – Couilles - Couilles - Couilles – Chié – Foutre – Macon de tes morts - Culé – Culé – Enculé – Beurk – Allez vous faire foutre – Fan goule – Stronzo -La puta madre que te pario – Pute – Pute Pute – Nain – Gogues – Crénom – Crénom -

atelier du dimanche 21 octobre avec Jean-Claude Grosse

j'ai proposé comme à mon habitude, une matière, un topo de 20' sur le temps d'un point de vue métaphysique d'abord (le présent éternel), d'un point de vue scientifique ensuite, deux pistes: cosmologie, astrophysique (temps et big bang, la flèche du temps, relativité du temps et de l'espace ou physique quantique, les deux physiques n'ayant pas encore été unifiées), biologie, évolution (la mémoire comme pattern, ADN = mémoire de 4 milliards d'années d'évolution, agissante à tout instant, à notre insu, quasi-automatique, influençable par l'épigénétique)
deux consignes formelles simples: rythmer votre texte avec tic- tac; déjouer les jeux du temps avec vos propres jeux grâce à la temporalité (fabrication, par notre esprit en lien avec notre liberté, du passé, idem, invention du futur) et à la temporalisation (la vitesse du temps en lien avec l'humeur, les sentiments, les émotions de l'instant), tac tic-tique

Jean-Claude Grosse

atelier de Jean-Claude Grosse

Le conteur : 21 Octobre 2018. Paris. Bateau lavoir. Tic-tact, tic-tac, tic-tac. C’est parti. La transe s’élance. La partie commence. L’amour peut arriver…..

Elle : Bonjour, mon amour…

1000 voix diffusent et se croisent, résonnent:
-Bonjour.
-Bonjour
-Bonjour
-Bonjour

Elle : Je suis femme et je bande.

1000 voix (même jeu) : Nous sommes ta bande aimante.
Nous t’accompagnerons dans le contre-courant du jour.
A contre-contre temps
Pour allonger les pieds
Les mains
Et les vertiges
Contre tout contre toi.
T’offrirons le courant
Moi, Félectricité, je m’offrirai en toi
Moi, homme de tous les temps, étais-suis-serai ton index inducteur.
Moi-tous, je serai
Le rayon de lumière que tu chevaucherâles
Appelle-moi Einstein et grimpe, ô continue et grimpe attaque, attaque

Le conteur : et tac et tic et tac. Tic-tac.tic-tac ; Tic tac fait la graine.
Le temps est vertical.
Qui lui a soufflé à l’oreille qu’il fallait s’y hisser ?
Tic-tac et tic et tac, comme les barreaux de l’échelle. Elle.

Elle : Jacob. Abraham. Joseph. Mordechaï. Moïse.
Pourquoi cet étayage masculin à tous mes étages ?
Ô mon amour, je veux que tu m’aides à grandir jusqu’à ce prénom de Moïse en prairie.
Car jamais, au grand jamais, il ne m a paru uniquement masculin ce pré-nom.
Mon âme est double unie dans son inter rieur en expan-expansion.
So-so-Soleil de joute et de jouvence dans toutes
Les directions, je suis, fuis, ris, suis jouie.
Et ma salive est fête des temps immémoriaux.
ADN de cette main qui pense, ce cerveau qui roule une pelle àToi-Vous mon amourrrrrrrr de tout-jouir.
Ô mon Ô mon âme en or, tu me rappelles, me rappelles à l’ordre.

Le conteur : Tic-tact, tic-tac, tic-tac sur la terre.
L’échelle est dépassée.
Mes barreaux, effacés.
La prison est quittée.
Un jour d’un millénaire parmi tant d’autres surannés,
Un 21 Octobre (comment disait-on déjà ? Je ne m’en souviens pas, il faudrait revenir au barreau ; mais je ne suis sommée de rien ! De rien ?... Semé de rien ?... Elle me fait tourner la tête, la terre autour du soleil, dans la joie violente des sommets.
Revenons à nos/
Mourrrons…
Moutons, à nos mourons tic-tac, tic-tac, tic-tac, disais-je…
Je ne peux plus conter si le temps s’explose de toutes parts ! Où est mon autonomie de compteur ?! Un jour, sur la terre, j’étais payé pour ça ! Elle m’étourdit.
Peut-être, peut-être…. A ce potentiel quantique !!!
Ne suis-je donc pas le maître ?!! Non ?...Oui ?... Oh !! pardon ! Me suis trompé. Ai dû me tromper. Je suis outil, mètre , décamètre, décapsuleur d’absolu, me suis pris les pieds dans le tapis rougi de honte.
De feu mes ancêtres descendants qui ne marchent qu’au tic-tac de leur mechanical affair, âme-leurre ensevelie sous leur imaginaire en ruine.Lèvres tombées en désuétude dès l ouverture de leurs peaux-pierres…Mur de Plank..
Ohla ohla !! Que dis-je ! quelle douleur pour moi conteur de commencer commencer pas à pas pied à pied à comprendre ! Planqué ! Je et tous mes mois essaimés dans l’espace et le temps, nous sommes planqués. Nous ne pouvons nous en prendre qu’ à nous M’aiment de ne pas avoir su aimer mais à la place Tic-Tac, tic-tac nous a matraqué traqué le cerveau, étriqué le cœur au marteau-matricule ! Encule et../

Elle : Je grimpe au plus haut des cieux, au plus audacieux. Vases brisés vous êtes
Conteurs, voyez, n’ayez pas peur de vous être détruits. Vous êtes le résulta de nos errances, les conséquences de nos non-actes, de nos démissions, de nos abandons, de nos refus de courage, de nos veules sous-missions d’obtempérer devant les lois iniques poétiques, politiques, sur la Terre comme au Ciel, au singulier et au pluriel.

1000 voix : Ô toi, ADN scintillant de nous. Qui émane de qui ? L’Adonaï du dedans de la dent. De l’Adam ? Pourtant tout est dit. Partout, tout s’écrie ! Et nos oreilles nous regardent droit dans les Dieux.

Tic-tac Tic-Tac râle le conteur, non-encore mort. Le viel homme résiste à sa naissance. Je suis le double-fond du conteur . L’œil qui voit en lui. Le conteur râle. Le mot interdit tabou est prononcé. Dieux. Et voici tout le courage de l’homme, sa révolte combattive qui se dresse d’orgueil sur la place publique, soudain vocigérant à la face du monde que « Dieu n ‘existe paaaaaaaaaas ! »
Et son paaaas continue de se perdre dans chaque rayon de soleil qui le porte contre lui-même.
Car le soleil ne peut qu’aimer , porter même celui qui lui crache au visage qu’il n’a pas.
Bien sûr, qui s’y frotte, s’y brûle.
Et c’est un grand merci que les flammes dessinent dans l’obscurité de la matière noire. 4% de lumière seulement dans l’univers . Don’t forget.
Tic-tac, tic-tac. Je suis là ! Tout de même ! Tu m’oublies ! Merde alors ! ; j’ai fait ce que je devais , moi ! moi ! Je ne suis pas responsable , moi !

L’œil du conteur : disait la bête immonde qui encore continuait à mourir.

Elle : Une chose avant que tu ne meures , vieil homme te subissant toi-même. Tu as érigé, si je peux dire, le sexe sous toutes ses coutures en inversant les lois des mondes.
Dieu est à bout tandis que la pornographie n’est plus tabou ni le racisme invertébré.
Penses- y pour le dernier sursaut de ton tic-tac qui n’a qu’une tactique assassine de notre/mon âme.Ô mon amour.
Expire.
Pour qu’ensemble l’ek-tase nous inspire.
Tak.

Valentine Cohen, 21 octobre, Bateau Lavoir

 

L'eau tourne autour de la terre, tic tac, traverse les carrefours de la vie, tic tac, entre dans la lune qui nous regarde, tic tac, pénètre le ciel d'en bas, tic tac. Et voilà c'est fini. Tac tic.

Enfin, non ça recommence. Tac ! Et puis, elle court, elle court jusqu'à perdre haleine tic tic tic tac tac tic taaaccccc !! La petite goutte, pas celle du vase mais celle de l'Univers. TAC ! Vision en grand ! TIC. La terre qui tourne, tic, je virevolte, toc. Ouille, je tombe ! TAC ! L'eau me pénètre, elle est partout, toc, toc, toc. L'eau, la Vie.

La Vie n'a pas de temps. Momo joue à la marelle, Juju aux dés et Gugusse mange une glace à la vanille en ne pensant à rien. Puis, ils dansent, jouent et redansent. Plus de tic tac, ni de tac tic. Rien. La Vie.

Je les regarde, mes pensées divaguent. C'est le tic tac du passé puis le tic tac de demain. Je m'emmêle dans les pédales du temps. J'avance tic, je recule tac. Je m'absente, mélancolique. Je ne suis plus rien qu'un bille qui traverse le labyrinthe du passage du temps. Je ne suis plus la Vie.

Les enfants éclatent de rire, en sanglots et la goutte ne se pose pas de question. Ni tic tac, ni tac tic. Rien. La Vie.

Je les regarde en ne pensant à rien. Je suis bien. Passage 0 du Temps. Rien. La Vie.

Je prends un livre. Le temps s'arrête, en suspend. Passage 0 du Temps. Rien. La Vie.

Il y a 1001 façons de ne pas voir le temps passer.

Petite Voix : 1001 façons ? Arrête de compter ! Cueille le temps. Dévore le. Ne l'attend pas. Ni tic tac. Ni tac tic. Rien. La Vie.

Elisabeth Jimenez

Atelier Jean-Claude Grosse – le 21/10/2018 – Marie-Françoise EVE

 

 

TIC-TAC , L'ECOULEMENT DU TEMPS – Contrecarrer le passage du temps

 

 

Tic-Tac, il n'y a pas d'urgence,

Tic-Tac, je me love dans le Temps, le temps moelleux, soyeux, lumineux,


 

Je respire en rythme sourd, tel le ronronnement du chat,

Tic-Tac, atténué, enveloppé, fondant.


 

Tic-Tac, la spirale du temps m'envoie dans les rêves, ressort magique aux courbes infinies.

Sage Tic-Tac qui m'emmène en ballade, en musique, Tic-Tic, en couleurs, Toc-Toc.


 

Comme les gouttes d'eau qui miroitent sur la vitre, Tic-Tac, le temps passe.

Il sépare, Tic-Tac, Il rassemble, Tac-Tic, Il ressemble à toi, à nous, à tous.


 

Multitudes éclairées, à la trame enchevêtrée, au dessin effiloché.

Tic-Tac, la vie file sa corde qui brusquement cassera, Le fil à la patte bientôt cessera.


 

Qu'en deviendra-t-il de tes soucis ? Qu'en sera-t-il de tes projets ? Tic-Tac, au fond de la mare.

Tic-Tac, avec les têtards, la ronde ne s'arrête pas, Ça naît, ça gigote, ça copule.


 

Ah, l'air me manque, Tic-Tac, Je veux remplir mes poumons de l'azur impalpable mais si dense.

Respirer avec tout mon corps, mon nez, mes yeux, mes oreilles, ma peau, ma bouche, mon sexe.


 

Tic-Tac, la spirale s'enroule, devant, derrière, en haut, en bas. Tout s'enveloppe et se fond .

Tic-Tac, sans fin les images pleuvent sur la rétine des déprimés.


 

Tic-Tac, on n'en peut plus du temps qui passe. Passe-t-il vraiment le temps ?

Va savoir ! Du fond de ses rêves, on n'en voit pas la fin.


 

Et quand on la verra la fin, Tic-Tac, il sera trop tard.

C'est pourquoi ne remettons pas à demain.


 

Tic-Tac, soyons présents,Tic-Tac, vivons maintenant, Tic-Tac, savourons aujourd'hui.

La vie est une matière, Tic-Tac qui roule sans s'arrêter. Jamais la même mais toujours sans pitié.


 

Elle ne cesse de changer, Tic-Tac parfois on se sent ballotté. Faut-il faire la planche ou plonger ?

Tic-Tac, laissons nous aller, Le vent nous emmène, la terre nous retient.


 

Le soleil nous réchauffe, la nature nous nourrit, On entend même respirer les pierres.

Ti-Tac, que cela est impressionnant. Se savoir partie du temps, seul et multiple, sans début ni fin.

textes Atelier avec Jean-Claude Grosse « Le Passage du Temps » Michel Gendarme

 

Ecrire un texte rythmé par « tic-tac » ; quelle « tac-tique » je mets en place pour apporter une opposition, un contre-courant ?

 

A

je ne sais pas si celui des autres me ressemble à ce point

tic-tac

je ne sais pas si ce qui me ressemble est à ce point

tic-tac

je sais que ce n'est pas le point des autres qui ressemble à

tic-tac

la limite je la sais dans la ressemblance ce commun

tic-tac

je sais que ce commun des autres est une limite

tic-tac

le commun de cette limite aux autres est un point qui

tic-tac

mais qui change de, qui change par, qui change la, le

tic-tac

parce qu'ils ont un

tic-tac

un miroir apparaît, dans la ressemblance, celle qui me rapproche

tic-tac

je vais tenter la chose extraordinaire de

tic-tac

ne pas confondre ce qui est rythmé et ce qui est rythme

tic-tac

je ne sais pas ça, oser un accord, nous le percevons

tic-tac

il y a cette flèche qui ne se brise jamais en somme

tic-tac

alors nous continuons à nous ressembler trop

tic-tac

de plus en plus trop

tic-tac

 

B

À contre-courant je prends l'écriture pour une absence. Certes il y a toujours ce début qui émerge comme une contre-façon du désir. Oui, une absence de désir, une absence de planification. Un simple remplissage. Mais c'est encore du temps si je la nomme ainsi. Non. L'écriture est alors un renversement, un à-l'envers de ce qu'il se passe. L'écriture ne passerait-elle pas ? Elle rompt l'habitude de l'instant et dans le phénomène elle n'est plus un rituel, elle s'emplit elle-même, il faudrait qu'elle tourne sur elle-même sans rapport avec ce qui doit être. Sans urgence, sans ralentissement, sans réflexe, je dois la démêler de toutes les scories du quotidien, d'ici et là. L'écriture ne devrait être que du doute, un puits sans fond, circulaire comme l'anneau du CERN où les particules n'ont ni commencement, ni fin, ni lieu du réel, ni prise sur le temps. L'écriture serait vraiment une profonde absence.

Textes Moni Grégo Atelier avec Jean-Claude Grosse « Le Passage du Temps »

 

Ecrire un texte rythmé par « tic-tac » ; quelle « tac-tique » je mets en place pour apporter une opposition, un contre-courant ?

 

Oui je suis romantique, tac

Et je manque de tact, tic

Je n’ai aucune tactique, tac

Pour cibler mes attaques, tic

Je vois votre œil sceptique, tac

Vous n’êt’(es) pas au spectac’(le), tic

Mes seuls buts sont plastiques, tac

Esthétiques, des actes, tic

Pas de blablas, de tics, tac

De grimaces, d’arnaques, tic

Mais une offre mystique, tac

En beauté, en mirac’(les) tic

 

*

 

 

Quelle « tac-tique » je mets en place pour apporter une opposition, un contre-courant ?

 

Le présent lui-même n’existe pas.

Voyez, vous êtes comme moi.
Je ne suis réellement personne.

Une fiction bancale que ma légende personnelle m’autorise à imaginer par la grâce scélérate d’une langue maternelle qui m’a entortillée dans ses mots, m’a fait croire au Père Noël, avec ses cadeaux frelatés d’une existence qui, bien qu’enrobée des rubans scintillants d’une soi-disant intelligence, est finalement, grandement insupportable pour cette sorte d’être que je me suis douloureusement forgé, défaisant une à une les croyances douceâtres, des héritiers, des possédants, des vainqueurs sanglants, joyeusement paisibles, baignant dans le sang bouillonnant des bêtes misérables et des gens qui n’ont rien.

différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre
différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre
différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre
différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre
différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre
différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre
différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre
différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre
différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre

différents moments de la carte blanche à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre

INSTALLATION, VIDÉO, PERFORMANCE ( triptyque débile de l'art contemporain ) pour quoi faire/? ///// si l'argent pour l'argent ( l'art pour l'art) c'est le performatif par excellence sans futur et sans passé. S'il n y a pas d'autre performatif que l'argent pour l'argent sans futur et sans passé pour faire spectacle d’éternel présent comme aboutissement ultime de la fin de l'histoire , comme aboutissement ultime de la métaphysique de l'occident et souci de soi .

Salvatore Spada

Mon retour personnel sur la carte blanche donnée à Salvatore Spada, le samedi 20 octobre

 

et Salvatore Spada eut carte blanche au Bateau Lavoir, le 20 octobre, c'est d'abord l'arrivée avec le caddie des objets de consommation car consommer c'est, dit le capitalisme, jouir au présent et sans entraves, objets qui vont finir déchets dans la poubelle, à savoir exposés sur une nappe dépliée, (hilarant le moment du déroulement avec ce rouleau qui, déroulé, s'enroule plusieurs fois, résistant aux vouloir et pouvoir du maestro; c'est l'exposition d'art contemporain la plus must, la plus ouf, la plus provocatrice (toute com se doit d'être superlative) de toute l'histoire de l'art des déchets; une caméra est installée dans un coin, nous filme en automatique et en un seul plan séquence de 45', c'est panasonic qui filme sans opérateur, sans scénario ou le pouvoir sans désir; puis le théâtre, 3 pantalons, 3 personnages, scène-public = dissymétrie = inégalité = prise de pouvoir, incontestable mise en passivité du spectateur; un du public s'allonge spontanément en bout de nappe = d'un côté la poubelle exposée, de l'autre l'objet d'amour; bref c'est stimulant, le public prend peu à peu le pouvoir ou sa place, la bouteille de vin circule, les applaudissements de quelques-uns mettent un terme à la performance, je reste sur ma faim après le happening des pantalons ... j'ai proposé à Salvatore Spada, l'écriture d'un livre à partir de ses messages particulièrement radicaux contre les formes dominantes de l'"art"; il n'est pas, il n'est plus performeur ni cinéaste ni photographe ni écrivain ni galeriste ni éditeur ni libraire, il refuse toutes ces postures; allez lire ses messages sur sa page FB, c'est radical; c'est pour le mettre au défi que je lui ai proposé une carte blanche et je dis = adéquation entre ce qu'il écrit et ce qu'il a donné à vivre = pour moi, un grand moment particulièrement joyeux (j'ai ri comme un dératé à ce feu d'artifices) et profond; avec une maladresse que je lui ai signalée: ne pas s'adresser à tous et me privilégier comme destinataire

Jean-Claude Grosse

petite note sur « Pas moi » joué par Moni Grego le dimanche 21 octobre

par Jacques Segueilla

 

Au bord du silence 

 

Combien en saturant l’espace de ces remous du langage tu as rendu compte de ce silence vers lequel Beckett tendait et sur lequel il a travaillé

à Berlin à la fin de sa vie avec des  comédiens et des danseurs. Celui aussi de Lacan, ayant dépassé toute théorie sur le langage expérimentée, s’adonna silencieusement au macramé.

Tel un tableau de Bacon, le poly morphisme de cette langue maltraite la comédienne en la repoussant à hue et dia à la limite du sens déplaçant toute tentative d’incarnation. Celui-ci qui ne finit jamais de nous questionner sans arriver à nous définir, s’amuse de nos détresses si  humaines, sans nous enfermer dans une représentation possible. Femme aux mille voix, tu rends compte de cet univers qu’est celui de l’artiste que tu es, qu’est Beckett en offrant cette détresse qu’une femme éprouve en se sondant.  Oui » c’est pas lui », oui, « c’est pas elle », « pas ça » et « jamais tout-à-fait quoi que ce soit », créant puis abandonnant toute ses mues.  Mais à travers ce regard, se souffle, les graves et les aigus de ta voix, tu nous sondes aussi, tu cherches dans ce silence du sens même de la matière des mots, celle de nos vie. Beckett mettant en abîme le sens, les sons, est l’auteur du silence seul miroir à tendre en réponse à nos questions. Evoquant à Berlin le sphinx bavard, il pose une  belle métaphore de notre vaine agitation bruyante.  

Quand à toutes les hypothèses émises on pourrait en parler, mais à quoi bon, à chacun son Beckett.  En ayant travaillé sur « La dernière bande » j’ai découvert que chaque évocation est en rapport avec un détail de sa vie ou de l’Irlande. Pendant deux mois, j’ai été témoin du montage de MayB ; j’en ai vu trois versions. Il me reste des images fortes de la transformation des danseurs par cet univers si juste de Beckett et puis ces mots pour conclure : « c’est fini ; ça va bientôt finir, ça va peut-être finir ». 

Quant au temps chez les japonais il serait bien de se référer à quelques usages pour comprendre que le temps est culturel dans un pays où le savoir-faire est plus important que la transmission de l’objet que l’on reconstruit sans cesse et surtout qu’il est commun et individuel . qu’il est basé sur l’ »Ici et maintenant ».  

 

Bravo, quel moment tu nous as offert.

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Les 30 ans des Cahiers de l'Égaré au Revest

29 Octobre 2018 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #bocals agités

chaque moment de ces 3 jours illustré par des photos, spectacle, ateliers, lectures, concert, boîte à livres, exposition de livres
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Fête de l'ectriture / Faites de l'ectriture !

12-13 et 14 octobre 2018

Le Revest

 

La fête de l'ectriture / faites de l'ectriture ! (mot-valise trituré à partir des mots écriture et lecture, qui renvoient à des actes de triture, écrire c'est triturer les mots = écritriture, lire à voix haute, c'est triturer la voix = lectriture), a eu lieu les 12-13 et 14 octobre 2018, au Revest.

Cette fête a été organisée pour les 30 ans des Cahiers de l'Égaré, maison d'édition installée au Revest qui a publié 200 titres depuis 1988, théâtre, philosophie, essais, poésie, après avoir publié la revue Aporie (14 N°) dès 1982.

 

Déroulement de la fête de l'ectriture :

 

1– vendredi 12 octobre, à 20 H, spectacle offert par la municipalité à la Maison des Comoni en partenariat avec le Pôle Jeune Public, Les Pieds tanqués, par la compagnie artscénicum. Ce spectacle a plus de 350 représentations à son actif. La pièce a été éditée par Les Cahiers de l'Égaré, 7 éditions à 500 exemplaires soit déjà 3500 exemplaires.

Salle pleine, 200 personnes, spectacle très apprécié.

La salle des mariages ou la salle des minots a été ouverte pour l'exposition-vente à prix réduits (2 €) des Cahiers de l'Égaré, sur les 2 jours (samedi et dimanche). 130 livres vendus, 30 livres offerts pour la boîte à livres, 25 offerts pour la bibliothèque participative du Cercle artistique du Revest. Partenariat avec Les amis du Vieux Revest qui ont présenté leurs productions.

 

2 – samedi 13 octobre à partir de 10 H, ateliers d'écriture sur la place Meiffret, une quinzaine de participants (lire les textes dans la rubrique TEXTES) avec Sylvie Combe (L'écrit-plume) et Marie-Hélène Taillard (Les amis du Vieux-Revest).

À 12 H, inauguration par le 1° adjoint Richard N'Guyen d'une boîte à livres fabriquée par le SLAJ sous la houlette de Magali Barry. Une vingtaine de présents.

À 14H, atelier de calligraphie, salle des minots, avec Couleurs revestoises et la calligraphe Jie Zhong-Hipken.  Presque 20 personnes.

À 16 H, initiation à la lecture à voix haute par 2 comédiens : Sophia Johnson et Pascal Rozand.

À 18 H, lecture des textes dans l'amphithéâtre du jardin public. Une trentaine de personnes.

 

3 – dimanche 14 octobre à partir de 10 H, ateliers d'écriture sur la place Meiffret avec Muriel Gébelin en slam et avec Michelle Lissillour (Point de mire), une dizaine de participants. Lecture des slams et textes vers midi.

À 18 H 30, concert de clôture dans l'église du Revest avec Mus'art. Église quasi-pleine, 80 personnes.

 

En amont, ateliers d'écriture à l'école primaire (deux classes = une cinquantaine d'élèves) avec Pascale Cressent et Marie-hélène Taillard. Et création de mots-valises par des enfants dans le cadre péri-scolaire.

Une bien belle manifestation avec beau temps, bonne humeur, participation active de pas moins de 8 associations et environ 380 personnes concernées. Un grand merci au Maire du Revest, Ange Musso, qui a soutenu sans réserves cette manifestation, à Jean-Luc Le Gall puis à Claude Serra de la mairie qui ont assuré le lien et le suivi. 

 

 

Jean-Claude Grosse, éditeur des Cahiers de l'Égaré

 

QUELQUES TEXTES

Trompe-l'oeil

(1)
MUr par mimetisme
S'est fait les joues
De la fontaine
Sous l'arbre jaune
Qui l'a toute bue


(2)
Dessous le toit

Des oliviers dans leur montagne
Ont coloriÈ des feuilles de l'herbe
Le long des tables

N'y croit depuis son mur
Ce seul oiseau tout juste posÈ
A tout jamais

Julien

Qu'est ce que je mets dans mon cahier ?
Des photos, des billets, des lettres, des rubans, mes envies, ma vie mes désirs tes désirs nos passions nos entrelacs tout s'en va, sens dessus dessous sans mes dessous, cachées dans mes cahiers, nos chasses sont bien gardées !

Slam
J'ai cherché, j'ai erré dans ces mots pour dire, pour écrire au Revest dans ces cahiers, m'égarant ... me gardant bien d'amener mes chiens, mes chimères ou même ma mère. Sous ce ciel gris, ma mine décrit sans décrier devant vos minois sans voix (pour l'instant) mon plaisir indicible de partager en ce moment cet art_ti cho des mots qui sont des fenêtres ou bien ce sont des murs murs ...
J'ai cherché, j'ai erré dans ces mots, ces moments, un instant, un thé, un O, un été, un automne ... me gardant bien de monopoliser, de mono parler, de garder tous les mots pour moi, pour vous en laisser. Alors je vous en prie, je vous en laisse, ne vous faites pas prier, partagez vos papiers !

Océane

Sur son fil l'oiseau est-il signe
Non ni note sur sa portÈe
Antique temps n'est plus
Et les cygnes ont dÈsertÈ le bleu des cieux

Il m'aurait plu d'en retrouver le fil
De dÈnouer ses notes une ‡ une
D'entendre chanter leurs tons tout ronds
Et deviner leurs prÈsages de temps nouveaux

Oiseau sur sa branche ne s'est pas plu
Je l'ai attendu mais il n'est plus revenu
Aurait-il pu m'apprendre ‡ dÈchiffrer
De quels signes sont faits les cieux


                opm

Atelier slam, sous la conduite de MÜ, slameuse

Consignes :

  1. Une liste de mots en consonance avec Cahier – Egaré – Revest

  2. Un cahier personnel qu’y met-on ?

  3. Se promener dans les titres édités par l’Egaré

******************************************************

30 ans de cahiers à l’Egaré

En venant au Revest, je voulais m’égarer

Mais en douceur je me suis posée

J’étais venue avec mon cahier, Mais je l’ai bien vite plié

Sur la montagne au ciel accrochée, Mon regard s’est posé

Sa nature dans mon cœur s’est versé, et mon âme a chanté

dans un souffle, en premier, comme émue par un bal d’oiseaux

J’étais enchantée, bouleversée, Toutes mes cordes ont vibré

Alors le chant s’est fait symphonie

Pour moi, les lendemains qui dansent, ça serait ici

Mes soirs seraient bleus ou roses

Je resterais là, les pieds tanqués, à l’abri du Donjon Soleil

A écouter les étranges souffrances d’un directeur de théâtre

Editeur de surcroit

Qui voulait me communiquer une parcelle de sa sagesse tragique

Alors moi, qui ait une mémoire de crabe

J’ai remis ma vie en jeu, J’ai fait le tour complet de mon cœur

J’ai repris un cahier, Et j’ai recommencé à écrire

J’ai installé ma cabane et je suis restée.

 

Michelle Lissillour

Atelier du samedi 13 octobre 2018

Sous la direction de Marie-Hélène Taillard et Sylvie Combe

A partir d’une promenade dans le village, de cartes postales anciennes et de la liste des 200 titres édités aux Cahiers de l’Egaré

**********************************************

 

Au bal des oiseaux, les lendemains dansent jusqu’à l’éternité.

Au souffle du vent léger

Poétiquement revestoise, la place aux platanes s’est joyeusement animée.

Les monts, humbles veilleurs silencieux, forment une couronne d’ocre et de vert teintés.

Suivre les charmants chemins escarpés

Révélant, au détour, de belles oliveraies.

Dardenne et son onde azur, n’ont certes rien à envier à la beauté des lieux.

La tour, vestige du passé, côtoyant des maisonnettes à peine délabrées,

Nous conte leurs histoires, celles de nos aïeux.

Ha ! Rêver le monde, à l’éternité d’une seconde bleue !

Là où tout commence et tout finit.

 

 

Première visite au Revest les Eaux –

Jeanne KERAUTRET

Samedi 13 octobre 2018

 

Il n’y a pas d’autre monde

Je pensais villégiature

Diamant, confiture

Bourgeoisie et ennui

Et j’’entends autour des pots de miel

Etalés sur le marché

Travail, labeur

Artisan et mains d’ouvriers.

George Sand est passée

L’égaré du Cahier est resté

Et ceux dont on a oublié les noms

Ceux qui ont porté les pierres

Dorment maintenant au cimetière

La voie certaine vers « Dieu »...

 

Sisi

 

Dimanche 14 octobre 2018

 

Passage du temps

D’urine et de fer

Juste un écart

Balayé par le vent.

Ici, pas de fard à paupière, de karcher

Pas de quartier

Où faut pas être né

Petits oiseaux, dentelles, vieilles pierres

Avec peut-être, parfois, des gouttes d’arsenic

Ambiance aseptisée pour qui ne connait

En dehors de la chasse

Et de sa virilité.

Es-tu bien garé

Ami de l’Egaré ?

Tout ce que je dis

Du fond des navires

Au mat déchiqueté

N’est que remerciements

D’avoir posé en ce lieu

Un peu de liberté.

68 pétales de roses

Des petits riens imprévus

Des enfants d’eau

Et des passages de nuit

Qui ne nuisent pas

Sans condition de modération.

Silencieuse fraternité

Faisceaux de talents

Accrochés aux cailloux

Vol de voix et voie sans issue

Qui tantôt se prennent pour des têtes

Tantôt écrivent comme ils pètent.

L’enjeu des lendemains

N’est-il pas de rêver le monde

Un nouveau monde

Où on baladerait

Durant l’éternité d’une seconde bleue

Ou verte ou caca d’oie.

Passage du temps

Aux couleurs de la vie

Faites de grottes, d’oppidum

De fours à cade et de sentiers escarpés

De printemps ou d’été.

Au visage du vent

Anatomie d’une absence

Où heureusement, un jour, on meurt.

 

Sisi

 

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12-13-14 octobre/Les 30 ans des Cahiers de l'Égaré/Faites de l'ectriture !

10 Octobre 2018 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #jean-claude grosse, #écriture, #bocals agités

le flyer des 30 ans des Cahiers de l'Égaré au Revest et l'Europe des poètes avec Musart
le flyer des 30 ans des Cahiers de l'Égaré au Revest et l'Europe des poètes avec Musart

le flyer des 30 ans des Cahiers de l'Égaré au Revest et l'Europe des poètes avec Musart

Fête de l'ectriture / Faites de l'ectriture !

12-13 et 14 octobre 2018

Le Revest

 

Ce document a été élaboré à partir de 3 réunions de travail, une entre Les amis du Vieux Revest, Les Cahiers de l'Égaré et Point de mire, deux avec le directeur de cabinet du Maire du Revest et diverses rencontres (le Pôle Jeune Public, Couleurs Revestoises, Mus'art, la directrice de l'école primaire, Jacqueline Regnaud, Barback et Gougoutte, artscénicum théâtre)

 

La fête de l'ectriture / faites de l'ectriture ! (mot-valise trituré à partir des mots écriture et lecture, qui renvoient à des actes de triture, écrire c'est triturer les mots = écritriture, lire à voix haute, c'est triturer la voix = lectriture), la première (et en même temps dernière fête de ce genre) aura lieu les 12-13 et 14 octobre 2018, au Revest.

Cette fête est organisée pour les 30 ans des Cahiers de l'Égaré, maison d'édition installée au Revest qui a publié 200 titres depuis 1988, théâtre, philosophie, essais, poésie, après avoir publié la revue Aporie (14 N°) dès 1982.

Cette fête organisée en partenariat avec la municipalité a pour objectif d'inciter des gens de tous âges, tous milieux à écrire des textes en suivant les consignes données par 4 animatrices d'ateliers d'écritures, Point de mire, L'écrit-plume. Durée maximale des ateliers en différents points du village : 2 H, de 10 à 12 H. Les textes produits seront suspendus sur des cordes à linge. Ce sera le moment Grande Lessive des Maux par les Mots. Les participants seront ensuite amenés à lire leur texte à voix haute, conseillés par deux comédiens professionnels. Mise en bouche vers 15 H. Lectures vers 17 H. Un atelier de calligraphie organisé le samedi 13 après-midi par Couleurs revestoises complètera ce dispositif. Et le dimanche 14 octobre, la fête sera clôturée par un concert de chants classiques français à l'initiative de Mus'art.

 

Déroulement de la fête de l'ectriture :

 

1– vendredi 12 octobre, à 20 H, spectacle offert par la municipalité à la Maison des Comoni en partenariat avec le Pôle Jeune Public, Les Pieds tanqués, par la compagnie artscénicum. Ce spectacle a plus de 350 représentations à son actif. La pièce a été éditée par Les Cahiers de l'Égaré, 7 éditions à 500 exemplaires soit déjà 3500 exemplaires. Réservations obligatoires auprès du PJP.

La salle des mariages ou la salle des minots sera ouverte pour l'exposition-vente à prix réduits des Cahiers de l'Égaré, sur les 2 jours (samedi et dimanche). Partenariat avec Les amis du Vieux Revest qui présenteront et vendront leur livre des 30 ans.

 

2 – samedi 13 octobre à partir de 10 H, ateliers d'écriture sur la place Meiffret s'il fait beau, accès possible salle des minots en cas de repli (la salle Sauvaire sera occupée par la daube paroissiale). Les animatrices disposeront des titres des Cahiers de l'Égaré pour les proposer comme amorces aux participants (216 titres). Elles mettront Le Revest et le hameau de Dardennes au cœur des écritures, les noms de rues et ruelles, les événements marquants, les personnages, les figures du Revest (on essaiera de mettre au travail Claude Demai, Maurice Martin et d'autres), les paysages et visages du Revest, les rêves d'avenir pour le village et le hameau. Les amis du Vieux Revest seront les mémorialistes à la disposition des écrivents, avec leurs brochures, archives.

À 12 H, inauguration par le Maire des 2 boîtes à livres fabriquées par le SLAJ sous la houlette de Magali Barry. L'une des deux boîtes sera placée vers la Maison Charles Vidal, lieu de passage des jeunes et de leurs parents. Ceux qui le désireront pourront déguster la daube de sanglier préparée par Jacqueline Regnaud au profit de la paroisse. Inscription en amont.

Vers 14H, atelier de calligraphie, salle des minots, avec Couleurs revestoises.  Vers 16 H, initiation à la lecture à voix haute par 2 comédiennes. À 18 H, lecture des textes dans l'amphithéâtre du jardin public.

3 – dimanche 14 octobre à partir de 10 H, ateliers d'écriture sur la place Meiffret s'il fait beau, accès possible salle des minots en cas de repli, la salle Sauvaire sera disponible. Les animatrices disposeront des titres des Cahiers de l'Égaré pour les proposer comme amorces aux participants. Elles mettront Le Revest et le hameau de Dardennes au cœur des écritures, les noms de rues et ruelles, les événements marquants, les personnages, les figures du Revest, les paysages et visages du Revest, les rêves d'avenir pour le village et le hameau. Les amis du Vieux Revest seront les mémorialistes à la disposition des écrivents, avec leurs brochures, archives.

À 15 H, initiation à la lecture à voix haute par 2 comédiennes. À 17 H, lecture des textes dans l'amphithéâtre du jardin public.

À 18 H 30, concert de clôture dans l'église du Revest avec Mus'art.

 

En amont, atelier d'écriture à l'école primaire pour que les enfants soient associés à la fête. La directrice de l'école primaire est d'accord sur le principe. Modalités à définir avec elle, à la rentrée.

 

Pour la communication, article sous forme du déroulement et d'un entretien avec Claude Serra dans le bulletin municipal de début octobre. Flyers réalisés par la mairie destinés aux parents par l'intermédiaire du carnet des enfants scolarisés. Affichettes réalisées par la mairie. Information via les site Revest 83 et Revestou, peut-être le magazine Cité des arts, Var-matin. Diffusion sur FB et par courriels. Jean-Marc Adolphe se fera le relais sur son blog Médiapart et avec son journal performatif, Le cours des choses.

 

Jean-Claude Grosse, éditeur des Cahiers de l'Égaré

Titres pouvant constituer des amorces :

 

Aporie 1982, l'ordre et le désordre, Aporie 1983, le diable et les démons, Aporie1984, La limite, Aporie 1985, l'espoir, Aporie 1986, Odysseus Elitys, Aporie 1986, La crise, Aporie 1987, Le désert, Aporie 1987, La tragédie Saint-John Perse, Aporie 1988, Égée-Judée Lorand Gaspar, Aporie 1988, La mise à mort, Aporie 1989, Le soleil, Aporie 1989, Le mythe, Aporie 1990, Salah Stétié et la Méditerranée noire, Aporie 1990, Du vent (14 N°)

Clepsydre, Donjon Soleil, De l'impasse à la traverse, Histoires du Revest-Patience, Feu, Le livre du Dol, Un poète mais pour quoi faire ?, Elipse ou de lundi à dimanche, L'ombre de Don Juan, Pilate, Le cas Gaspard Meyer, Voïces ou Le retour d'Ulysse, Avant tout, X ou le petit mystère de la passion, Paysage de nuit avec œuvre d'art, Lettre au directeur du théâtre, Tout ce que je dis, Ruth éveillée, Relation, Le fond des navires, Le cas Quichotte, Lumière sur lumière, Silencieuse fraternité, Le voyage d'Alep, Sana'a Aden, L'enfant d'eau, Paroles du silence rouge, L'auteurdutexte, Paroles à façon(s), Parole d'aimant(e), La Parole éprouvée, La vie en jeu, La lutte des places, Histoire de places, Mabel ou il faut mettre de l'ordre dans la maison, Les étranges souffrances d'un directeur de théâtre, Midi à nos portes, Nord-Sud / Ballade hexagonale, Choeur des continents, Je sors, Le voyageur invisible, L'apostrophe, Roses des sables, Anà Mua un bruissement, La lumière des hommes, Beverly, Le peintre, La mort de Socrate, Toulon 1942-1943, Nu (50)

Rien ne vaut le réel contre l'inquiétude, La Rose, Sarah, Lettre à l'enfant, Fa'a'a'mu-l'enfant adoptif, 68 mon amour, Une vie, La mort et l'amour, Le cycle de la Rose, Discours d'investiture de la Présidente des États-Unis, Les petits riens dans la clinique analytique, Bonheur, Bonheur 2, Le livre des cendres d'Emmanuelle, Pierre, Il faut que la neige tombe ou l'école imprévue, Fiction du capital, Le hasard et la mort, L'argent (tel un divin néant pour une humanité ultime?), Bricoles (journal d'une absence de bord), Obscur à soi, Les enfants du Baïkal, Le fils du Baïkal, Baïkal's Bocal, Pour une école du gai savoir, Actualité d'une sagesse tragique, Le silence d'Emilie, Avec Marcel Conche, Entretiens avec Marcel Conche, De l'amour, La voie certaine vers « Dieu » ou l'esprit de la religion, Heureusement qu'on meurt, Jouer avec le temps, L'incertaine apparence de l'île de Port-Cros, Il n'y a pas d'autre monde, L'hippocampe et le rétroviseur, Disparition, 30 mots pour maman, Le gras théâtre est mort maman, Babel ou le mystère des langues, Le passage de l'ange, Wolfie le petit Mozart, Tania's Paradise, Le Nouveau Monde, Le tour complet du cœur, Gilles et Bérénice, Tout l'univers en plus petit, Fournaise, Vous qui lisez ne me regardez pas, Larmes 200 (50)

Fantaisies culinaires sucrées, Au bal des oiseaux, Faisceaux sous bois acide, Temps de loups, On ira voir la mer, L'enjeu de l'acteur, Les lendemains qui dansent, Rêver le monde, Le corps qui parle, Les fabuleuses aventures d'Ulysse, Soir bleu / Soir rose, Un visible Théo, Rouge nocturne / Verdun, La mémoire du crabe, Dis la vie comment ça marche ?, Sans voix, Ferme les yeux et regarde au loin, Gabrielle Russier / Antigone, À Gabrielle merci pour l'utopie, Où étais-tu ?, Ailleurs, l'herbe est plus verte, Celle qui venait d'ailleurs, Battements d'ailes, Baladintime, L'esclafier, T'es qui toi / T'es d'où, Homo Botticelli, Mon Bosphore à moi, L'ile aux mouettes, L'éternité d'une seconde Bleu Giotto, Là où ça prend fin, Des étoiles et des ellipses, Elle s'appelait Agnès, Poésie pendue au précipice du poète, Envies de Méditerranée, Marilyn après tout, MMM moi Marilyn, Diderot pour tout savoir, Cervantes / Shakespeare cadavres exquis, Lili-Suzon, 1907 batailles dans le Midi, Les pieds tanqués, Théâtre de la jeunesse, Théâtre de la jeunesse#2, Théâtre de la jeunesse#3, L'ultime scène, La parole buissonnière, Je ne suis pas sûr d'avoir tort, Monsieur Macron nous ferait-il marcher ?, Moi Avide 1° l'Élu, EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises (50)

Vols de voix, Le voyage d'Amadou, Le souffle et le docteur, L'anse aux loups, Kaoru / une écriture concertante venue du ciel, Corsavy d'hier et d'aujourd'hui, Corsavy Paysages et visages, De Gaulle 68 la révérence, Une tragédie américaine, La nature prisonnière, Le bord des falaises ou comment se relever de ses morts ?, Tu pètes plus haut que ton cul ma fille, Effractions 1, Effractions 2, L'émergence d'une ile, Anatomie d'une absence, Suis-je donc ?, Les Saintes écorchures, Les Mauves, La légende des Jumeaux, Autrefois Outrebois, Chair Fraîche, Du Jardin d'Eden et autres plaisirs, La rivière Golshifteh, Le passage du temps, Fragments de l'amour, D'urine et de fer, Rouvière-un lycée dans le vent, Paginaire-Cent chantiers d'écriture, Aux couleurs de la vie, À fleurs de larmes, Amour à mort, Ma dernière bande, L'île aux esclaves, Le Grete : une Odyssée, La Grotte, Pour Refuge B, Jazz à Porquerolles, Visages du vent (39)

Théâtre à vif-le sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 à Toulon, L'agora 1995/1996, L'agora 1996:1997/À L'épreuve de l'éthique, L'agora 1997/1998/quelles valeurs de quelques valeurs : la démocratie, la laïcité, l'amitié, la paix, L'agora 1998/1999, L'agora 1999/2000/des terreurs à la lumière, des cris à l'écrit, L'agora 2000/2001/Toulon/Var/Méditerranée, L'agora 2001/2002/ Enfances (8), Le Printemps des poètes dans les Collèges du Var (2000-2001-2002-2003-2004) (5) = 216 titres.

Jean-Claude Grosse est devenu éditeur des Cahiers de l'Égaré

- parce qu'il a créé le festival de théâtre du Revest (de 1983 à 1991) 

- parce qu'il a assuré la programmation théâtrale de la Maison des Comoni (de juillet 1990 à décembre 2004)

- parce qu'il a souhaité donné la forme livre à des pièces de théâtre créées ou représentées au Revest et qui n'avaient d'existence que le temps des représentations et le temps du souvenir.

Il a estimé que le théâtre s'il se joue, se voit, s'écoute peut aussi se lire, ce que Alfred de Musset avait compris avec sa formule Un spectacle pour un fauteuil. 

Dans l'esprit de Musset, il s'agissait d'assumer pleinement la liberté de l'auteur, non soumis aux contraintes de la représentation et aux réactions du public.

Pour Jean-Claude Grosse, éditer du théâtre, c'est permettre au lecteur de se libérer de la vision du metteur en scène, de se servir de son imagination et de se livrer au jeu des interprétations, en toute liberté, parfois contre l'auteur.

Et c'est ainsi qu'en 30 ans, il a édité non seulement du théâtre mais aussi des essais, de la philosophie et de la poésie.

Avec 216 titres, Les Cahiers de l'Égaré, sans bruit, sans médiatisation, sans publicité, sans esprit d'entreprise, sans volonté de faire de l'argent, sur la base exclusivement du bénévolat de leur directeur, en respectant les auteurs et leurs droits, en passant commande d'écritures, ont fait leur chemin.

Les ateliers d'écriture qui auront lieu les 13 et 14 octobre avec pour amorce, les titres publiés, montreront les résonances rencontrées par ces livres.

C'est cet amour des mots, de la langue qui se triture pour dire le réel et dire la vérité sur le réel qui donne la ligne éditoriale.

Une petite introduction qui te présente et l’objet des cahiers de l’égaré.
 
1         30 ans ! Vous nous racontez ?
2         Par le théâtre, l’écriture, la lecture, l’art peut-il éveiller les consciences ?
3         Quel sera le programme des festivités ?
voici mes réponses aux questions
 

Jean-Claude Grosse, comment vous présenteriez-vous ?

Je suis né en 1940 à Ollioules, Je suis arrivé au Revest en 1981. De 1983 à 2004, j’ai assuré bénévolement la programmation théâtrale du Revest. Dès 1988, j’ai créé Les Cahiers de l’Égaré.
 
30 ans, vous nous racontez ?
pour éditer plus de 200 titres (théâtre, philosophie, essais, poésie) en 30 ans, il m’a fallu oser aller à la rencontre de poètes de renom comme Odysseus Elytis (Nobel de littérature 1979), Salah Stétié, du philosophe Marcel Conche, de feu Emmanuelle Arsan; ce fut et c’est encore une aventure d’appels à textes pour des livres pluriels;  le prochain livre pluriel à paraître le 15 octobre, s’appelle Le Passage du Temps avec 32 écrivains dont Maryse Condé, une des 4 finalistes du Nobel alternatif 2018.
 
 
L’art peut-il éveiller les consciences ?
 Je ne crois plus au rôle éveilleur de la culture transmise. Je suis pour que tout le monde puisse s’exprimer pour s’éveiller, s'élever. De la coopération, pas de la compétition. L’horizontalité des échanges, pas la verticalité de la transmission.
 
Le programme
le vendredi 12 octobre à 20 H, spectacle Les pieds tanqués, offert par la municipalité (que je remercie pour son investissement) sur réservation obligatoire auprès du PJP
ateliers d’écriture le samedi 13 et le dimanche 14 octobre  de 10 à 12 H avec les animatrices de deux associations (Point de mire et L’écrit-plume) et la participation des Amis du Vieux Revest, grande lessive
exposition-vente des Cahiers de l’Égaré de 10 à 12 H, les samedi et dimanche
inauguration samedi 13 octobre à 12 H par le maire du Revest des boîtes à livres du Revest et de Dardennes (livres en libre service), réalisées par le SLAJ
l’après-midi du samedi, de 14 à 15 H 30, rencontre illustrée sur l’art de la calligraphie chinoise avec l’association Couleurs revestoises; 16 H, mise en bouche des textes avec le soutien de deux comédiens, Sophia Johnson et Pascal Rozan; restitution dans l’amphithéâtre du jardin public à 17 H 30
dimanche 14 octobre, 15 H 30, mise en bouche des textes; à partir de 17 H, restitution dans l’amphithéâtre du jardin public; à 18 H, concert lyrique de clôture dans l’église, L’Europe des Poètes, organisé par l’association Mus’art, entrée libre.
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Corps Ça Vit/fête de l'éctriture

9 Août 2018 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #cahiers de l'égaré, #jean-claude grosse, #bocals agités

reportage photos d'Hortense Boutet, également animatrice de l'atelier
reportage photos d'Hortense Boutet, également animatrice de l'atelier
reportage photos d'Hortense Boutet, également animatrice de l'atelier
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reportage photos d'Hortense Boutet, également animatrice de l'atelier
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reportage photos d'Hortense Boutet, également animatrice de l'atelier

Corps ça vit

atelier de l'éctriture (écritriture et lectriture)

8 août 2018 / 10-13 H

parc communal de Corsavy

 

14 participants : 7 enfants-adolescents, 5 filles, 2 garçons, de 5 à 15 ans ; 7 adultes 4 F, 3 H ; plus 3 personnes venues écouter les consignes, 2 pour les lectures, 2 pour accompagner un enfant, 2 catalans de Vic

présentation du projet, en lien avec les livres existant sur Corsavy

présentation de l'atelier, texte sur intime-extime, séries de photographies en N et B sur les fenêtres et les étendoirs de Corsavy

fabrication du stock de mots

écriture des textes à partir du stock

pour les enfants, possibilité d'un dessin

étendage des textes

lecture des textes

beaux échanges, bonne ambiance

pour tout le monde, une belle initiative

" TON téléphone & tes applications, MON ordinateur & mes fichiers, NOTRE réfrigérateur plus ou moins vide, plus ou moins propre, plus ou moins rangé, SON lit à moitié défait, ... des espaces délimités, personnels, INtimes qui nous révèlent
parfois d’autres choses EXposent ... VOTRE beau 4x4 qui sent la cigarette froide quand j’y rentre, mais qui brille par son métallisé surtout le soir avec les lumières ... SON chariot, celui d’une voisine de la rue, que j’ai croisée l’autre jour au supermarché, son chariot
INdiscret que j’observe à la caisse du coin de l’œil, son chariot avec plus de bières & de rouge pas cher que de fruits & de farine pour faire un gâteau à ses petits enfants
INtérieur & EXtérieur ... une fenêtre dissimule ou EXpose, les rideaux choisis avec INtention font écran (parfois soulevés discrètement ou distraitement) plus ou moins opaques ... pour observer de l’INtérieur vers l’EXtérieur (parfois quand je photographie, l’habitant de la maison sort, dialogue) :
de l’EXtérieur vers l’INtérieur, là mon regard tente d’entrer sans succès, je reste dehors ... mais ailleurs je pénètre & imagine : cette silhouette au travers des grands pans de tissus légers
LEUR corde à lINge EXpose LEUR INtimité : dans mon village, les étendoirs sont publics
MES petites habitudes, TES sales manies, LEURS grandes manières ... j’EXplore l’INtime par l’EXtime (texte amorce de Hortense Boutet) "
accompagné de photos en NetB de fenêtres de Corsavy et de linge étendu sur les étendoirs publics prises par Hortense Boutet

 

Mots clefs : lien, imagination, écoute, coopération & CORPSçaVIT

 

Enjeux : L’environnement végétal, rural, social, culturel nous façonne, mais nous avons aussi un pouvoir sur lui. Créer, expérimenter, s’exprimer, dialoguer … pour cultiver son CORPS et son ESPRIT … ça VIT ici !

 

Objectifs : favoriser les échanges, initier des conversations autour d’écrits, partager & promouvoir la lecture, faire voyager les livres. Avec les plus jeunes, visée pédagogique : sensibilisation, compréhension, dédramatisation du rapport à la lecture & à l’écriture ludique.

 

Consignes atelier d’écritriture CORPSçaVIT 8 août18

 

Je construis mon stock de mots d’après le court texte, les images de fenêtres & de linge du diaporama (1/2h) :

  • je liste 20 mots sur 20 lignes, à gauche de ma page

  • avec les mots 1&2, je déduis le mot 21 en association d’idées, toujours en colonne à droite de la première & je descends ainsi jusqu’à 19&20 : j’ai 10 nouveaux mots numérotés de 21 à 30

  • avec les mots 21&22, je déduis le mot 31 en association d’idées sur une dernière colonne à gauche de ma feuille : j’ai 5 nouveaux mots numérotés de 31 à 35

 

Voici le schéma :

 

1

21

31

2

3

22

4

5

23

32

6

7

24

8

9

25

33

10

11

26

12

13

27

34

14

15

28

16

17

29

35

18

19

30

20

 

J’écritriture mon texte avec mes 35 mots (une heure maximum) qui tient sur une page pour une lectriture qui s’effectuera en cinq minutes (dessiner est aussi possible).

 

Voilà, c’est écritrituré, y a plus qu’à étendre, puis lectriturer tous ensemble …

 

Et pour les enfants : même processus en moitié moins de temps, avec 10 mots à gauche & seulement 2 colonnes pour 15 mots au total.

 

 

1 - texte accompagnant son dessin de paysage catalan

La Catalogne endormie

ce soir place à la nuit

balade étoilée

je ne m'en lasserai jamis

la mer est devinée

et le soleil éloigné

Louise, 15 ans

 

 

2 – Corps ça vit Corsavy

Village catalan. Toits rouges, façades de pierres, ruelles anciennes, portes de bois coloré.
Lavoir, sculpture, monument aux morts contribuent au patrimoine du village.
La nature nous entoure avec les collines verdoyantes au printemps, jaunes en automne, presque dénudées à Noël. Les jardins particuliers colorent le village tout l'été et fournissent fleurs, fruits et légumes. Symbole de vie pour Corps Ça Vit.

Le ciel aussi paraît vivant. Nuages blancs ou noirs, rapides ou immobiles. Vaste champs d'étoiles lumineuses la nuit et constellations brillantes.
Corsavy silencieux ou bruyant. Le soleil brille, l'eau coule.
La vie toujours.

Olivier

 

 

3 – Le village de Corsavy est très agréable pour visiter la tour avec sa bonne structure de pierre et où la vue est splendide.

De nombreuses balades sont à découvrir. On distingue parfois des oiseaux perchés sur des arbres.

Le clocher nous apporte de la bonne humeur avec beaucoup de générosité de la part des gens qui partagent la tradition.

Chez Françoise, le restaurant, la spécialité la truite aux amandes est excellente.

En vacances sur Corsavy, l'exposition de peinture est originale par ses couleurs qui nous inspirent.
Par temps de pluie, les champignons poussent dans la montagne.
Corps Ça Vit avec ce beau ciel bleu et le soleil qui brille en nous apportant la joie et le bonheur dans nos cœurs.

Céline

 

 

4 – Corps ça vit ou plutôt ma vie à Corsavy.
Une histoire d'amour avec le village, son histoire, son château, aujourd'hui disparu mais dont les pierres récupérées par les anciens racontent la vie des occupants des siècles passés, les lavoirs qui accueillaient nos mères pour blanchir le linge, certes, mais aussi pour narrer les « cancans » du village dans de grands éclats de rires. Enfin, je n'ai pas vécu cette époque mais je l'imagine.
Mon histoire personnelle qui m'a fait choisir Corsavy, un pique-nique au bord de la rivière à Léca dans les années 70, le bonheur éprouvée par ma fille devant l'âne qui s'était invité à notre table, la baignade et la fraîcheur ressentie lorsque le soleil disparut à l'horizon.

Le vert, cette couleur qui m'a fait défaut dans ma jeunesse, dans ce pays chaud dont je suis issu et où l'herbe verte avait une vie éphémère.
Ce sentiment de vide que l'on peut appeler la paix du cœur et de l'esprit lorque je remontais au village après une journée de travail.

L'accueil et l'amitié des Corsavinois avec lesquels j'entretiens des relations saines.

André

 

 

5 – Corsavy

Dans ces rulles toujours joyeuses nous pouvons entendre des rires d'enfants qui pénètrent lentement dans ce joli village endormi. Les rires redescendent les rues silencieuses, étouffés par la chaleur des premiers rayons de soleil. Les villageois sont toujours dans les bras de Morphée. Quelques-uns s'en détachent pour dire bonjour à la journée et d'autres ne sont pas prêts à la lâcher. Peu à peu, les rues silencieuses deviennent des rues animées. Les voix, les rires résonnent dans les longues rues peuplées d'habitants joy.

Rosaskia, 13 ans

 

 

6 - Village perché, Corsavy est par nature ouvert, lien entre sommets et vallées. Au-delà du tournant, on voit la mer.

Ancré en pays catalan, relié au Canigou et ses frères du Massif, le village nous invite aux joies de la randonnée, au voyage dans l'histoire vers les mines de fer de Batère, haut lieu familial où mes grands-aprents ont tenu la cantine des mineurs de 1910 à 1930.

Barri d'amunt, barri d'avall, parc communal, piscine, place, autant de lieux de rencontres, de fêtes, de réunions : Corps Ça Vit.

Mais parfois, plus récemment, déception, les soirs d'été ou lors des balades nocturnes, on ne croise plus personne. Où sont-ils ? Il y a tant de voitures garées, de la lumière aux fenêtres mais où sont les gens ?

Les padriss se sont vidés, les ures aussi, menace de Corps Sans Vie ?

Mais non, retrouvons-nous, parlons pour être mieux en corps, mieux encore, mieux ensemble.

Françoise

 

 

7 - Les mots

entre les règles

entre les mondes

entre les dimensions

Ces lignes fines qui pendent des branches d'arbres de la vie qui boit de l'eau de la rivière d'univers.

On peut trouver ça à Cortsavi

entre les gens

entre la nature et les humains

entre les histoires d'autrefois et de maintenant

entre la paix et la guerre

Theresia, Hollandaise

 

 

8 a - stock de mots :

bleus

verts couleurs à voir

bouleau

chêne robustesse la vue / l'oeil

hêtre

sapin hauteurs

cèpe

girolle spores / champignons sous-bois

cimetière

étendoirs trans/parents

cortal

mas Catalogne héritages

gîte

jardins refuge

sources

cosmos la vie niches

étoiles

tramontane voir le ciel

orages

THT électricité énergie

 

8 b – texte :

Corps ça vit

 

aie l'oeil

c'est ton œil qui voit

ou ne voit pas les bleus du ciel de Corsavy dégagé par la tramontane

n'existent que quand des paquets d'énergie, de matière – les photons – excitent la rétine de ton œil

alors ton cerveau transforme ces particules en lumière

tout ce que tu vois naît dans la boîte noire de ton crâne – les photons n'étant pas lumineux pendant leur long voyage depuis cette étoile moyenne qu'est le soleil

 

aie l'oeil

vois la robustesse des bouleaux et chênes de Catalogne

cherchant la lumière solaire pour leur photosynthèse

la vie à Corsavy trouve ce qu'il lui faut

la lumière, l'eau vive des sources

dans les sous-bois ça travaille au niveau des racines des hêtres des hauteurs

et surgissent cèpes et girolles

sous les sapins les roubellious

la vie a besoin de niches, de gîtes, de refuges

un corps ça vit

pour que ton corps vive pense à le nourrir naturellement

cultive ton jardin tes héritages

les trans/parents du cimetière ont livré leur livre d'éternité au cosmos

sur les étendoirs publics

se racontent les histoires intimes des vivants

 

aie l'oeil et l'ouïe

tu sauras transformer en énergie électromagnétique

les messages oraculaires et oculaires des orages

vis dans la paix du mas de Vilalte

contemple depuis le cortal le ciel étoilé

surgissent les filantes

messagères de cela seul qui existe

ici et maintenant

le présent

la présence

 

Jean-Claude

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Slam au lycée du Parc Saint-Jean

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie, #bocals agités

SLAM au Lycée du Parc Saint-Jean à Toulon



Antoine MACIA

Fier d'etre ce que je suis, fier de mes reves de mes envies.
Et de partout ou la vie me mene je serais toujours le meme.
Je ne suis pas un delinquand moi je ne frappe pas les gens
Je ne suis pas Marc Dutroux je ne viol pas les petits bouts de choux.
Moi je sui moi, normal, banal qui ne joue pas au flingue mais plutot a la balle.
Mais pourtant la vie ne ma pas gatée j'ai pas mal d'exemple mais a quoi bon vous les citer.
Les gens qui me sont chers disparaissent pas a pas et ce sont tout simplement la cause de mes tourments.
Et c'est dans ces moment la que je tombe les bras et meme dieu ne peut rien pour moi il y a bien longtemps que j'ai perdu la foi.
Mais je n'abandonne pas, je sais que ma vie changera.
Et que si dans mon enfance les malheurs se sont enchainés, mon destin sera plein de bonheurs et de gaietés.



Attends mais... qu'est-ce que j'fous là ?
Cette question que tu te pose au moins une fois :
- lors d'une réunion de famille où t'as forcément droit à "dis donc t'as grandi ! je t'ai connu t'étais comme ça
- ou bien encore en classe, devant une feuille où l'on te demande d'analyser le positionnement des jambons Herta
Voilà c'est dans ces moments là que tu t'arrêtes tout d'un coup et que tu te dis putain mais qu'est-ce que j'fous ?.

T'en connais beaucoup des gamins qui ont pour ambition d'être vendeur ?
Petit, moi j'voulais être médecin, comme le Dr Baker dans la petite maison dans la prairie, le genre de mec qui te soigne une hémorragie interne avec de la boue et du citron vert et du beurre

Comment j'ai fait pour dévier autant ? Qu'est-ce qui a merdé ?
Avec ma chance j'vais sûrement finir dans une banque. Pour l'humour c'est pas trop l'endroit, à part si t'estime que tu te planque et que tu te tapes un fou rire en faisant un Plan d'Epargne Logement.
Mais je ne deviendrais pas un simple vendeur je serai un grand buisnessman plein d'ardeur et je vivrai un grand bohneur


KREBS
Jeoffrey
Slam Pour SheinB

Je vis dans mon univers, à moi seul,
Où personne ne me fait la gueule,
Et quand le soleil se lève,
Je comprends que ce n’était qu’un rêve,
J’affronte la vie comme elle vient,
Et je me prépare pour demain,
La vie peut changer en bonheur,
Comme elle peut changer en malheur,
Le soleil se couche alors comme tous les soirs,
Et à mon tour je m’endors dans mes histoires,
Je repars pour une journée,
Tourmentée…


Je suis une footballeuse heureuse.
J'ai des qualitées mais rien que pour les exploiter.
Je viens de là et de là bas, rien que pour toi.
Je vais là ou tout le monde m'acceuillera.
Je veux le bonheur et la joie, le mektoub tourne autour de moi.
Manelle Segaier
Daucé
Jérémy
Je ne regrette pas d’être toi, car moi c’est autre chose.
Et autre chose ce n’est pas toi.
Car toi et moi c’est différent.
Et pour moi la différence entre toi et moi, c’est qu’on n’a pas les mêmes choses en communs.
Alors donc rappelle toi, tu ne seras jamais moi.

Mon pays c’est l’Italie, mais je ne regrette en rien d’être ici.
Quand je suis là bas, je retrouve un peut de moi.
Ici la plupart du monde est pourri.
Les gens sont fous, on ne se respecte même plus entre nous.
Liberté, égalité, fraternité, à quoi bon ?
De nos jours plus rien n’est respecté,
Même plus l’amitié.
Anne-Sophie
Allione

Je suis perdu dans ce monde en folie
J’ai qu’une seule envi, c’est de toujours pouvoir sourire à la vie
Je viens d’un village assez perdu mais où même la bas les gens ne se respectent pas
Je vais tous les jours à l’école, pour pouvoir m’en sortir dans la vie, mais je ne sais même pas plus tard où aller
Je veux avoir beaucoup d’argent, de l’amour et une belle maison mais comment faire, de nos jours tout est bientôt fait qu’avec du piston.
Anne-Sophie
Allione


BELAHOUANE Chemsdin
Je ne regrette pas d’avoir tué George bush pour toute c’est conneri moi ça m’fait pas rire qu’il est tué au temps d’iraquien il est traite comme des chiens.
Je ne regrette pas d’avoir mis un také à la bouche à George bush si je le touche il se couche j’ai toujours des balle pour faire mouche
Si je ne vois pas le soleil briller je ne regrette pas
Et si j’ai foutu la merde en bas je ne regrette pas
Mais si j’ai menti a mère je regrette ça.
Dans la vie tu sais on est ce que l’on est
Mais l’essentiel c’est d’assumer ce que l’on fait
Si dans se texte tu te reconnaît
Tu sais on a pas le cœur au regret.

Liberté, égalité, fraternité j'ai appris cette devise mais malgré tout cela;
Mon pays la TUNISIE c'est la vie loin ou tous sont unis, sans mon esprit, la vie ne représente que le fruit de la nuit.
Fierté d’être là avec vous et tous ensemble le mektoub et avec vous et moi inchallha.
Pourquoi dans les tiékart sa roule et sa patrouille parce que sa sniff sous les porche, il y a foule.
Je ne regrette pas d'être là malgré tout cela, c'est le mektoub.
Manelle Segaier


Ninerol Mickael

1er Slam :
Je voudrais faire un slam pour cette ville qui m'a vu grandir
Celle qui m'a vu bruler mon ame et mon esprit
Ou du lundi au samedi je faisaient des conneries
Puis j'ai vu un ami partir un garde a vue
Alors je me suis retrouvé seul et un peu perdu

2eme Slam :
Je voudrais slamer pour mes origines
là ou je suis né mais ou j'ai pas grandi
j'ai toujours regrétté d'etre venu ici
d' avoir été obliger de quitter mon pays
mon pays c' est ole pays basques
là ou le surf et les vagues sont un mode de vie
je suis fier de mon pays et de ses valeurs
c 'est pour sa que je le conte en devenant slameur
de ce pays je n 'ai connu ni les rouages ni les galeres
et pourtant de ce pays jen suis fier
ce pays je le pote dans mon coeur
et pourtant tout le monde en a peur
car l' ETA fait sa lois
a coup de violence et d' attentats
le pays basques et plein d' espoir
les gens se battent pour qu ' il reste intacte
les basques se battent contre ces impacts
tout le monde signe des tracks contre ces attaques
l ' ETA manque de tact
pour faire passer leur message
ce moyen n' est pas tres sage
mais c' est radical
j' espere que je t'ai convaincu
si tu me traite de sale basques
je te met mon accent dans le cul

3eme slam :
je m' exclame comme je slam
pour enumeré cette verité
cette réalité qui me tracasse toute la journéé
je ne fais que révélé les dessous de la société
la société se défoule sur nos quartier
c'est a cause de sa que sa a fini par cramer
je comprend pas pourquoi les politiques s'en prennent a nous
nous les jeunes qui venont d'en dessous
alors je lance un cri d 'alerte contre ces fonbous
en leurs disant lachez nous
dans la france d'en bas c'est la guerre
cette jeunesse violente qui saigne
ne dit plus que va niquer ta mere
et quand tu voit sarko
qui t ' attrape au karcher



Força Corsa
Je suis en stress dans se monde en détresse.
J’ai mal au cœur de cette vie qui nous délaisse.
Je viens sourire à tous ces jeunes qui encaissent.
Je vais partir de ce pays qui est en paresse.
Je veux quitter se monde qui nous rabaisse.

Força Corsa
Fier d’être moi car moi c’est moi et toi tes toi.
La liberté est oublié, l’égalité est aveuglé, la fraternité est ignoré.
Mon pays c’est ne pas trouver sa destinée qui nous donne envi de tous niquer.
Je ne regrette pas d’ouvrir ma gueule dans cette société ou tout les gens sen veulent.
Pourquoi sa brûle dans les tierquars ? ces à cause de tous ces gros battard sont trop avare.


Santiago
Kevin
Je suis fier d’être ce que je suis et d’être bien aimes par mes amies
Je suis fier d’être à l’école au lieu de rester dans la rue et de faire le con.
Je suis fier d’être moi-même.
Je suis fier de respecter les personnes qui me respecte.
Je suis de jouer au ballon au lieu de casser des vitres.
Je suis fier de ne pas être un délinquant qui vend de la drogue.

Le passé:
Liberté, égalité, fraternité tel est la devise.
Je suis fière d'être ce que je suis et fière de ma famille.
Je sais maman, que je t'ai fais souffrir, donc pour toi maman et pour vous mes frères et ma soeur,
Un ptit slam pour notre nouveau bonheur.

Un père :
Tu a souffert et tu nous a sauver de se père dangereux et mal élevé.
Tu as su nous élever seul et nous montrer que la vie est dure et compliquée.
maintenant tes filles adorée ont grandi, ont découvert l'amour mais se méfient toujours,
car on ne sais jamais se qui peu arrivé.
Maman on sera toujours là pour toi comme tu l'à toujours été pour nous.
on t'aime et sa pour toujours!
Tu n'a pas voulue sa, des filles sans père mais c'est la vie.
Mes frères on compris q'un père qui boit se disant innocent n'est q'un homme violent.
Papa tu a fait des choses que moi, ma soeur et mes frères ne pouvons te le pardonné
alors stp oublie nos coordonnées.
Peres Anais


Ici ça va brûler une fois de + des soucis
Les jeunes ont envie mais le car cher veut nettoyer
On aimerait qui il nous comprennent
Ils auront le feu car ils ont semé la haine
NICO sans hiérarchie va se faire pulvériser par SEGO
Celle qui est royale est celle qui ne tire pas des balles
Comme on l entend tjrs a pont carral


Chérif ilhem
Mon pays c’est là bas « la Tunisie » de l’autre coté de la mare nostrum.
Quand je vais là bas je suis fière, je retrouve tout mes repères, mais quand j’suis ici c’est pas très joli.
Franchement, on ose nous dire pourquoi ça brûle dans nos cités ? Mais c’est normal mon gars quand on ne respecte pas la devise LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.
Alors comment veux tu que sa ne brûle pas hein ????!!!!!


Mon pays c’est un petit bout de terre dans un grand univers.
Rempli de calvaires et de misères.
Et moi je suis là je me demande ce que je fous là.
La vie et comme ça c’est une trajectoire avec des haut et des bas et toute la terre est comme ça.
Mais malgré cela mon pays c’est ma vie.

Donat
Samantha

Ilslam (Alias Yazid)
- Nos racines -

-Mon pays c’est l’Algérie,
Je suis fier d’être Maghrebi.
-Mais je sais que dans la vie tu ne peux pas te faire que des amis.

-Pour moi l’égalité,
C’est le meilleur des respects
-Que tu sois blanc, vert ou noir,
Tu seras toujours un frère même si tu dors sur le trottoir.

-Lundi j’étais avec Marco,
Il est drôle mais c’est vraiment un fardeau.
-Mardi j’étais avec Momo,
Islamique sur les bords, à la fin il t’endort.
-Mercredi j’étais avec Moïse,
Lui il divise alors que moi je vise la paix.
-Tout se suit jusqu’au Samedi.
-Et enfin le dimanche,
Soirée Playstation avec mes amis les Fashions.

-Et mon cœur porte tout de même les couleurs du bonheur.



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Slam au Lycée Beaussier

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie, #bocals agités

SLAM AU LYCÉE BEAUSSIER
Sélection de slams écrits dans 2 classes de Seconde du Lycée Beaussier, le mardi 7 novembre 2006 avec SHEINB
Les textes ne nous sont pas parvenus par mail: il a fallu les taper d'où la sélection et non la censure.
 
Fière d’être vivante
Fière d’être une femme
Ce que je regrette c’est
D’être vivante dans ce pays
D’être une femme dans ce pays
Ce pays qui n’est que mensonges
Qui nous promet la liberté
Alors que nos pensées sont enfermées
Qui nous promet l’égalité
Alors que nous sommes sous-estimées
Qui nous promet la fraternité
Alors que nous ne sommes même pas regardées
Après tu te demandes pourquoi ça brûle dans les quartiers
Mais parce que nous sommes révoltés
Car nous sommes exploitées
Fière d’être vivante
Fière d’être une femme
Mais pas de mon pays

Lola

J’ai 15 et non 20 ans
Je suis une fille dont les yeux brillent
Pourquoi ça ? je ne sais pas
Je viens de quelque part
D’où ? ne me demandez pas
Je vais vers un monde meilleur
Un monde plein de bonheur et sans malheur
Je veux de l’amour
Raconte-moi une histoire

Amélie

Je suis un être qui vient de naître
Je veux des jeux où jeux veux quand jeux veux
Je viens de loin des miens je suis loin
J’ai un mois beaucoup de gens autour de moi
Un mois c’est tout ça suffit pour faire un bon soldat
Je vais là où ça me plaît
Prisonnier des bombes
Je me sens aller dans un autre monde

Maurine

Moi je suis celle qu’à l’école
On montre du doigt car différente
J’ai versé des larmes de honte
D’avoir une couleur qui n’était pas la leur
Je viens d’une île
Que le soleil illumine
Je vais dans un pays
Où les différences ne sont pas
Dans les consciences
Je veux être moi
Sans changer de personnalité
Sans être le miroir des autres
Être libre d’être moi
Avec mes envies

Andréa

Je suis une ado de 15 ans
J’ai pas la pêche
Mon père est alcoolo
C’est grave mais je l’aime quand même
Les gens parlent sur lui
Les gens sont hypocrites
Les gens ne comprennent pas
Ce qu’il endure c’est terrible
Il est peut-être instable
Il est peut-être faible
Je viens de me rendre compte
Combien il compte pour moi
Je vais tenter de l’aider
Autant que je le pourrai
Je veux qu’il s’en sorte
Pour lui je serai forte

X

Fières d’être ce que l’on est
Autour de nous ceux qui ne savent que critiquer
Fières d’avoir une passion dans la vie
C’est ce qui nous fait avancer aujourd’hui
Fières de danser
C’est notre priorité
Fières de ne pas fuir
C’est ce qui nous fait grandir
Fières de ce rêve merveilleux
Dans un monde qui n’est pas comme on l’veut

Caroline et Coline

Corse à vie fière d’être Corse une Corse bien corsée
Pour moi c’est ma nationalité
Même si la France ne nous a pas libérés
Fière de mon sang celui qui coule dans mes veines depuis 15 ans
Même si je ne viens qu’au mois d’août
J’emmerdre les pinzullus
Qui pourrissent mon île de beauté
Qui polluent les plages ensoleillées
C’est le seul pays où je me sens bien
C’est le seul pays où je vois mon destin

Y

Toi qui ne me connais pas
Je suis la femme de ton malheur
Toi qui n’es plus rien pour moi
Je suis celle dont tu as peur
J’ai pas envie d’te faire pleurer
Mais juste te faire comprendre
Que t‘es pas celui qui m’fait rêver
Et moi l’objet que tu peux prendre
Je vais peut-être te choquer
Ou peut-être t’embrouiller
Me dire que tout va bien
Et que pour moi t’es plus rien
Je viens pas ici
Pour t’expliquer ma vie
Je viens pas ici
Juste pour qu’tu m’ souris
Je veux tellement de choses
Je veux trop dans la vie
Je veux tellement de choses
Mais t’es plus l’objet de mon envie

Hélène

Je ne regrette pas
D’être née dans ce monde
Qu’il soit pourri
Je n’en veux à personne
Ces femmes qui n’ont aucun respect pour elles-mêmes
Ces enfants battus qui restent dans le silence
Car s’ils l’ouvrent un peu trop
Ils peuvent y laisser leur peau
Mais je n’en veux à personne
Ces hommes qui frappent leur femme
Et qui leur disent qu’ils les aiment dès le lendemain
Ces sans-abri qui crèvent à tous les coins de rue
Mais de toute façon tout le monde s’en fout
Ils sont rejetés de la société
Malgré cela je n’en veux à personne
Cette fille qui lance un appel au secours
Mais personne ne l’entend
On l’a retrouvée pendue quand elle avait 16 ans
Ce gamin qui vit blotti dans la peur
Un homme abuse de lui depuis maintenant trop longtemps

Apparemment
Il faut de tout pour faire un monde

Naïs

Je suis une fille de la Révolution
La vie c’est ma passion
J’ai 15 ans
Et l’avenir devant
Je viens d’une petite ville tranquille
Même si c’est pas toujours la belle vie
Je vais vers l’avant
Jamais en arrière
Car je veux un pays sans barrières

Virginie

Dans mon pays c’est la guerre
Respectez-vous bordel de merde mes frères
Dans mon pays c’est la sère-mi
Vous les bourgeois aidez vos amis
Dans mon pays le slogan Liberté Égalité Fraternité
C’est juste une illusion pour nous aider
Mais en vain nos efforts n’ont jamais été remerciés
Par la société
Dans mon pays les gens des cités se croient tout permis
Les p’tits délinquants de 12 ans volent et conduisent des voitures
Comme s’ils avaient le permis
Dans mon pays les délinquants agressent les gens plus grands
Putain mes frères soyez plus grands
Oui plus grands dans vos têtes
Dans mon pays je veux la paix entre frères et soeurs
Car nous sommes tous pareils
Nous avons tous un cœur
Tous le même sang
Tous le même sens

Angélique

Je suis triste
Je n’arrive à rien pour le moment
J’ai déjà foutu en l’air 2 ans de ma vie
Je viens de comprendre que l’espoir fait vivre
Et que sans rien il n’y arien
Je vais enfin me reprendre en mains
Je veux réussir

Liberté Égalité Fraternité
La devise des Français
Sauf dans les quartiers populos
Où ça commence à devenir chaud
Pourquoi demandez aux politicos
Que ce soit Le Pen ou Sarko
Tous ces clampins ont les crocs
Et qui exploitent ceux qui galèrent
Pour pouvoir rester millionnaires
Je ne regrette pas certaines actions
Réalisées contre ces bouffons
Si ça peut faire bouger les chose
Pour que les gens cessent d’être morose

Lisa

Je ne veux pas choisir ce que je peux écrire
C’est un art pour libérer ses pensées
Arrêtez d’essayer de nous diriger
Et donnez-nous un peu de liberté
Un enfant donnant et devant prendre une décision à chaque instant
Devant une mère pleurant tout le temps
Laissez-le respirer pour qu’un sourire puisse enfin s’égarer
Ne vous sentez pas concernés
Je parle de ce monde qui nous guide sans arrêt
Juste un peu d’air frais
Pour éviter encore quelques larmes sans aucune utilité
Je sais que c’est pour notre bien et c’est pour cela que je ne dis rien
Désolé de ne pas avoir fait ce sujet qui m’était tant demandé
J’ai défié l’autorité
Mais c’est ce que je voulais

Léa

Je ne regrette rien
Tout ce que j’ai fait dans ce pays qui est le mien
Pourquoi regretter mon redoublement
Ils m’ont sous-estimé
Je suis passé
Je les ai bien…
J’dirai pas le mot c’est trop grossier
Toutes les conneries d’aujourd’hui à quand j’étais petit elles sont passées
Et d’autres vont venir
Je suis fier de ma famille de moi-même et de ma patrie
Même si on a perdu contre l’Italie
Cette France ce pays où il y a de la joie et de la vie
Mais c’est pas toujours cool
Car de temps en temps ce pays brûle
Pourquoi ne pas voter au lieu de tout faire cramer
Pourquoi ne pas débattre au lieu de se battre
Il faut attendre les prochaines élections
Pour avoir la réponse à nos questions

Clément

Je ne regrette pas d’être une personne dont le cœur est rempli de pleurs
J’ai vu les filles me donner de la douceur comme de la douleur
Je vais là où le cœur m’emmène même si je dois connaître la peur
Je sais qu’il y aura toujours quelqu’un quime sortira de la terreur
Même si je suis dans le malheur j’y verrai une lueur qui me mènera vers le bonheut
Malheureusement tout cela n’est qu’un leurre jusqu’à ce que je meure
À ce moment-là j’entendrai ma famille en chœur me demander pourquoi je les ai qittés
Et je dirai que c’était l’heure
Peut-être que j’aurai laissé tomber ma sœur
Mais je l’aurai déjà prévenue
Que dans ce monde tout est fait d’horreurs

Jonathan
 
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Slam aux Lycées Rouvière, Jean Aicard et Parc Saint-Jean

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie, #bocals agités

Slams du Lycée Rouvière à Toulon
 
Certains slams écrits par les élèves du Lycée Rouvière le lundi 6 novembre dans le cadre de la semaine du slam avec SheinB et Les 4 Saisons du Revest nous ont été communiqués. Nous les mettons donc en ligne. Après un slam de SheinB et une définition du slam, les élèves ont écrit
2 textes,
le 1° sur les amorces suivantes: Je suis,    J'ai,    Je viens,    Je vais,    Je veux; 
le 2° sur les thèmes suivants: Liberté, Égalité, Fraternité;    Mon pays c'est;    Fier d'être;    Pourquoi ça brûle dans les tiersquart;    Je ne regrette pas.

Une scène slam a eu lieu le lundi 6/11 vers 18h à Rouvière qui a rassemblé une quinzaine de personnes. Le mercredi 8, ce fut à la Maison des Comoni: une quinzaine de personnes. Le jeudi 9/11, au lycée du Parc Saint-Jean: plus de 100 élèves et adultes. Les vidéos reprennent des extraits des 3 scènes.


Les quartiers brûlent car la politique fait des bulles
L’hypocrisie a envahi Sarko
De ce fait les bus brûlent
Les cités hurlent c’est un vrai fardeau
Pourquoi une telle injustice ?
Où est passée notre devise ?
Les flammes ont brisé le silence de l’injustice
Et de leurs actes les jeunes pâtissent.
MOUROU

Mon pays était celui de la liberté
Une liberté trop souvent bafouée
Bientôt interdit de fumer
Mais jusqu’où vont-ils aller ?

Peux-tu croire à l’égalité
Quand tu es noir et que tu es dénigré
Peut-on avoir l’espoir de tout changer
Quand on sait que le FN va peut-être passer

Comment faire pour tout changer
Des voitures brûlées
Des quartiers remontés et des mamies rackettées
Mais comment éviter cette fatalité ?
JULIEN

Je suis un jeune alcoolo
Je sais c’est vraiment trop tôt
Je viens d’être convié, à des beuveries insensées
Je vais encore être empégué
Je veux seulement tout oublier
JULIEN
Mon pays c’est mon quartier
Tous les jours des sans papiers se font brûler sur mon palier
Fier d’être français ça c’est pas vrai
Quand vous voyez tous ces immigrés qui se font insulter
Tout ça il faut le changer ou bientôt
C’est le drapeau français qu’on va calciner
Tout ça pour vous dire que d’être français n’est pas de toute paix.
ANTHONY

Pourquoi ça brûle dans les quartiers
Parce que les jeunes sont révoltés
Abusés, trop souvent trompés
Les quartiers ont des raisons de se manifester
Parce que mon pays c’est un manipulateur
Imposant la peur à ceux qui sont dans les quartiers
Ceux pour qui liberté, égalité, fraternité
N’est qu’un principe non respecté
Les quartiers sont considérés comme des lépreux
Alors qu’ils sont victimes d’injustice malgré eux
Je ne regrette pas mes paroles amères
Car si des yeux sont ouverts
Je serais fier d’être celui à qui on le doit
Si les quartiers ne brûlent plus grâce à ça
JULIEN

Fier de ne pas être un fils à papa
Elevé dans les cités
Bercé par le gangsta
Je ne regrette pas
D’avoir dealé pour un simple beretta
Je ne regrette pas
D’avoir passé toutes ces nuits dans un commissariat
Je ne regrette pas d’être un futur taulard
J’assume ce que je suis
Et c’est mon instinct que je suis
On me dit de penser à l’amour
Avec tous ces faux culs dans les alentours
Je serais mieux seul au milieu de mes tours
Comme je vous l’ai dit
Je vivais grâce au deal
Rejeté par la société
Je pense souvent à changer
Mais pour moi c’est une impossibilité
Pris pour cible par la justice
Mon identité n’est plus qu’une seule série de chiffres
Liberté, Egalité, Fraternité
Tellement d’air brassé
Pour peu de vérité
Comment faire changer ces mentalités
Qui nous parlent que pour nous condamner
Mesdames et messieurs, nous sommes dans le troisième millénaire
Alors pourquoi devons-nous nous mettre face contre terre
Mesdames et messieurs,
Je ne demande qu’une seule chose
C’est de cesser le feu.
ALEXANDRE

Je ne regrette pas la vie que j’ai
Je ne regrette pas d’être français
Car dans d’autres pays où naît la misère
Des jeunes de mon âge connaissent déjà l’enfer

Je ne regrette pas d’être amoureux
Car je sais ce que je veux
Ce que je regrette dans ma vie
C’est de ne pas savoir qui je suis

Je regrette toutes ces conneries
Qui n’ont fait que gâcher ma vie
Hier j’ai dû assumer
Et dans le malheur et le doute je sui tombé.
MAËL

Je suis un homme qui ne supporte pas d’écrire
J’ai pourtant écrit ce slam
Plus bidon que ça, ça n’existe pas
Et pourtant je ne regrette pas
De vous avoir fait partager ce texte
Voilà c’est fini, j’ai plus rien à dire
Alors j’peux enfin partir.
GUILLAUME

Je ne regrette pas de t’avoir embrassée
Car au premier regard mes yeux ont brillé
Quand j’ai compris que je t’aimais
J’ai appris que tu me quittais
Alors j’ai commencé à déprimer
Car je ne pourrais plus jamais être à tes côtés
Mais vivre je devais continuer
Pour essayer de t’oublier
Et tout recommencer
Quand les blessures seront refermées.
JÉRÔME

Mon pays c’est l’accueil et la tolérance
Mais c’est aussi la bêtise qui sent le rance.
Sarko a acquis un karscher mais à quoi y sert ?
C’est un blaireau de première qui pense qu’à sa tête.
Monsieur de Villepin sort la tête que pour acheter du vin
Mais il ne voit pas la misère sans pain.
Heureusement la royalité arrive sur le terrain et l’espoir revient
Elle est un peu centriste mais ça va pas être triste.
ANTOINE

Je suis Kévin, le roi du ring
J’ai une telle envie de rentrer dans l’arène
Je viens dans cette vie pour enlever toute la haine
Je vais rétablir la paix
Je veux que ce pays ne sente pas mauvais.

Mon pays c’est la France
Où nous sommes souvent solidaires
Pour négocier les affaires
Nous les gaulois,
Ne respectons pas les lois
Rien ne va plus
Mais nous n’avons pas tout vu
Je pense
Que nous avons de la chance
D’être dans un pays
Comme celui-ci
Nous vivons dans la souffrance
Nous sommes toujours sur la défense
C’est ainsi que nous vivons
C’est ainsi que nous vivrons
C’est comme ci ou comme ça en France
KÉVIN

Mon pays c’est de la merdre
Je regrette vraiment de la perdre
Pourquoi ça brûle dans les quartiers
Dans mon pays comme dans ma vie il y a du laisser aller
Le gouvernement perd la tête, dur d’être français
Le respect disparaît de façon insensée
Ça fait mal de voir les méfaits
Qui se passent dans les quartiers
De voir toutes ces voitures qui se font chambouler
Mais la vie c’est comme aujourd’hui
Dur d’être français.
GUILLAUME

Liberté, Egalité, Fraternité
Sont les trois mots clés qui me font marrer dans ce pays où je suis né
Mon pays est la France et ma couleur beur vient de mon origine maghrébine
Cette origine qui est pointée du doigt
Dans cette société qui pourrit au fur et à mesure que les jours passent
Fier d’être né dans ce tierquart du 83,
A Sainte Musse, chaleureux, où il fait bon vivre,
Et oui, dans les quartiers, ça fait pas que brûler
Brûler par ces jeunes pour lâcher la haine qui est au fond de leur cœur
Ces jeunes qui font des sacs à l’arrache pour se faire des sous
Eux qui préfèrent tenir les murs des halls
que d’aller travailler ou à l’école
Volent grosse moto, voiture, cross pour se la raconter
Ou tout simplement s’amuser
Se battent pour défendre un de leur quartier ou leur fierté
T’étonne pas si tu les vois courir à la vue des flics
Ou détaler de peur de se faire tirer par flashball
Ou aveugler par lacrymogène ou se faire frapper en se faisant attraper.
AÏMEN

Tu te souviens de cette soirée,
On était calés dans ton hall en train de papoter
Toi et moi on se regardait les yeux dans les yeux
Et tu m’as dit viens, on va chez moi regarder la télé.
On est montés, on s’est calés dans ton canapé
Et on a maté quelques séries télés
Et puis tu m’as embrassé
Tendrement
Puis tu m’as caressée
Soudainement, le temps s’est arrêté
Quelques instants se sont écoulés
Et t’as commencé à me forcer
Tu te souviens de cette soirée
Si particulière à mes yeux
Ce soir d’hiver tu m’as violée
Tous mes espoirs se sont envolés en fumée
Et mes cauchemars ont commencé à arriver
A cause de toi on m’a surnommée
La jeune fille violée.
Quand j’allume la télé, c’est l’actualité
J’ai envie de zapper mais je reste bloquée
Sur les enfants violés, tués
C’est quoi ce monde de merde dans lequel on vit,
Où on prend des enfants pour des objets
Qu’on casse, qu’on déplace, qu’on brise.
Dire que l’euthanasie, c’est que pour les chiens,
Mais nous, les humains,
On fait qu’aboyer,
Nous on tue, on viole, on se drogue.
J’aimerais savoir où sont le président et le ministre
Quand je vois les parents qui sont tristes
D’entendre dire j’ai perdu un copain.
Et j’aimerais savoir pourquoi on libère un meurtrier sous prétexte qu’il est fou
En bref, l’actualité ça ne fait pas que t’informer, ça te fait déprimer.

Je ne regrette pas ma vie,
Je ne regrette pas mes erreurs
Je ne regrette pas ce monde dans lequel je vis
Mais seulement mon quartier qui brûle chaque année
Pourquoi tant de haine et de fumée dans ces quartiers
Peut-être, parce que tout simplement, les droits de l’homme :
Egalité, liberté, fraternité ne sont pas respectés
Ou peut-être parce que notre gouvernement nous a délaissés
Tout simplement
RUTTEN

Je suis fier d’être ce que je suis
Un jeune sympa et bien compris
De mes amis, de ma batterie
C’est de ces passions que je vis
On me demande souvent pourquoi je suis comme ça
Un fan de métal et de David Silvéria
Tous les jours j’ai le moral car je me défoule sur ma TAMA
Je ne regrette pas d’être comme ça car c’est ma vie qui me va
THOMAS

Je suis en génie mécanique
J’ai en moi un sentiment mélancolique
Je viens de Rouvière
Je vais en cours pour faire plaisir à mon père
Je veux devenir vendeur de glacières


Liberté, égalité, fraternité,
Des paroles qui ne sont pas toujours respectées
Et après on se demande pourquoi ça brûle dans les quartiers
Je voyais ce rançonné qui pleurait car on lui avait brûlé sa petite Audrey
Audrey c’est sa 306 car il en a une qu’il a troquée contre du cannabis
Je le sais car, rançonné, je lis dans ses pensées
GEED

Liberté, égalité, fraternité
Depuis quand cette devise est respectée ?
Ça, personne ne le sait
C’est pour cela que ça brûle dans nos quartiers
Des petits cons ont mis le feu à un car
Mais personnellement j’en ai marre
De vois des gens bizarres
Et là, je vous parle de ce pays
Qui est la France
Et des gens vivant dans la souffrance
Liberté, égalité, fraternité
Quand cette devise sera-t-elle respectée ?
ALEXIA
4 slams du Lycée Jean Aicard à Hyères

Mon pays c'est la France
Les gens ici restent dans le silence
Soit disant le pays de la tolérance
Moi je vois que des guerres
Que ce soit des quartiers ou entre nos pères
Mais l'hexagone a mélangé les cultures
Oh moins ils on compris la connerie de la race pure
Seulement il n'y a pas tout le peuple qui a compri
Il y a encore qui ne crie que par l'abîme
Liberté, égalité, fraternité
Ca serait synonyme de paix
Moi je crois surtout que c'est bien laid
Faire passés ce qui n'est pas
On est surtout bien baisés par l'état

Brice

Je suis une fille qui devient femme
J'ai appris à vivre, à comprendre le slam
Je viens de loin mais je suis près de vos coeurs
Je vais là où ne reigne plus la peur
Je veux seulement un monde meilleur.

Je ne suis pas fière d'être sur terre
Quand on voit c'que l'on fait de la mer
La polution, le pétrôle envahissent les eaux
Et oui messieurs, il fallait y penser plus tôt.

Je ne suis pas fière d'être sur terre
Quand on voit c'que l'on fait de l'air
Les enfants attrapent des maladies de poumons
Et oui messieurs, faut pas nous prendre pour des cons.

Je ne suis pas fière d'être sur terre
Quand on sait qu'on peut éviter cette guerre
Si on s'y met tous main dans la main
Et oui messieurs, nous changerons la vie de demain.

Marie
Je ne regrette pas
Vivre cette vie là
Pourri par une ordure
Qui m'a fait subir la torture
Enfermé derrière ces barreaux
Il ne recommencera plus ce Salaud
Connaitre la maltraitance
Ma permis de prendre conscience
De ne plus vivre dans le silence

Vanessa


Mon pays, c’est le japon
La ou se trouve les traditions
Avec un « J » pour japonais
Avec un « A » pour animés
Avec un « P » pour population
Avec un « O » pour otaku
Avec un « N » pour nouveautés

Mon pays, c’est le japon
Pays de la délectation
Pays rêvé
Seulement faut bosser pour y aller




Slam au Lycée du Parc Saint-Jean à Toulon

Mon pays, c’est la France
Qui a beaucoup d’élégance.
Avec ses milliers d’habitants
Elle pourrait gouverner
La mer qui vagabonde le littoral
Pour ainsi vaincre son rival.
Ici nous sommes en démocratie.
Le Droit et la Liberté se sont unis
Livrés aux concitoyens
Afin de les perfectionner avec nos meilleurs moyens.
Aurélie

Mon slam
Fière d’être espagnole
Même si certaines personnes pensent qu’on vole
En tout cas pour moi ce n’est pas le cas
Même si cela arrive quelquefois
J’ai envie de m’en sortir, construire mon avenir
Sortir de cette cité qui ne fait que m’empirer
Il y a des fois, je me dis : « Mais qu’est-ce que je fais ici ? »
Heureusement ma famille et mes amis me soutiennent
Dans ma vie, j’ai eu des hauts et des bas
Mais je décide de ne pas baisser les bras.
A. C.

Moi je slame toute mon âme
Moi j’écris toute ma vie
Moi j’exprime ma déprime
Moi je vis ainsi
By Marlène

Je suis une fille, une jeune femme
J’ai quinze ans
J’me jette sur le papier sans
Savoir où je vais
Un peu bavarde mais j’arrive
A me faire supporter
Je viens du coucher du soleil
Sans y être née, mais je suis
Des quartiers
Je vais où Dieu me mène
Seul lui me protège.
A. B.

Je suis une femme de Toulon
Je traîne dans le quartier du Mourillon
Avec tous mes « potos » et mon Tonton
Je vais regarder les étoiles sur le Mont Faron
Mais quand j’y vais, c’est avec ma boîte de bonbons.

Mon slam
Je l’ai aimé,
Il m’a aimée,
On s’est quitté,
J’en ai pleuré,
On a repris,
J’ai pas compris,
On s’est quitté,
J’ai préféré !

Je suis Marlène et j’ai la haine
J’ai des blèmes mais où ça me mène ?
Je vais bouger, j’en ai assez
Je veux sourire, pas mourir
Je veux rêver, pas pleurer.
By Marlène

Je ne regrette pas de t’avoir aimé
Malgré le mal que tu m’as causé
Quand tu m’as trompée.
Je me suis mise à pleurer.
Maintenant je t’ai quitté
Toi tu t’es planté
Aujourd’hui je t’ai oublié
Ma page est tournée
Ne reviens plus jamais.
M.

L’amour d’une sœur
Je suis fière d’avoir eu des barrières par ma mère
D’être une fille avec de la cervelle et des repères
Alors je voudrais dire merci
Merci à qui à toi maman
Papa toi tu m’as abandonnée
Jamais je ne pourrai te pardonner
Mais je reviendrai
Car tu as créé ma seconde vie
Laurie
Emilie

Je ne regrette pas ce lundi
Où tu m’as souri
C’est à ce moment-là que je te rencontre
Toi ma meilleure amie
Toi qui le seras pour la vie
On est passées par le pire
On s’est fait souffrir
Maintenant tout ça c’est fini
On est reparties sur de nouvelles bases
J’avais fait déborder la goutte du vase
Je l’ai cassé
Tu l’as réparé
On l’a reconstruit en entier
Aujourd’hui tu vois noir
A cause de ce faux espoir
Mais tu sais ce mec
Il restera bête
Tu sais on dit « Un de perdu, dix de retrouvés »
T’inquiète elle l’a testé
Ce mec qui l’a fait souffrir
A détruit son empire
Elle a failli faire le pire
Mais nous l’avons aidée à tout reconstruire
Regarde-la aujourd’hui
Elle s’est épanouie avec celui
Qu’on considère comme notre meilleur ami.


Française mais fière d’être sénégalaise, je ne regrette pas mes origines, ce sont mes racines, celles qui m’analysent, qui me permettent de garder les pieds sur terre. De ne pas oublier d’où je viens, mon pays si lointain. Là-bas, le respect est une valeur, qui n’appartient pas à tout le monde car ici, les quartiers brûlent. Des gens révoltés, pas écoutés, peut-être oubliés. Mais je ne regrette pas la France qui est mon pays d’accueil et là-bas ma terre d’origine.
A. N.

Fière d’être ce que je suis
Habiter dans mon pays
Où j’ai grandi
Je finirai ma vie
Je regrette tout
Mais pas d’avoir vécu ainsi
Car ma vie avec lui m’a épanouie
Et grâce à lui j’irai au paradis.

La Martinique
Martiniquaise mais quel bonheur !
Pas d’origine mais de cœur
C’est un merveilleux pays
Tel un paradis
Et ça c’est moi qui vous le dit
Moi ici, mon pays là-bas,
Je le serre dans mes bras
J’y retournerai,
Pour encore et toujours rêver
Depuis ce voyage,
Je suis comme sur un nuage,
Mais est-ce un mirage ?
S. M.

Mon slam :
Le sang chaudde mon père portugais coule dans mes veines.
Mon pays est un rêve réel qui m’ensorcelle.
Mon amour s’y cache dans les plus belles merveilles.
Mon cœur s’éveille lorsque je vais au bled
Mais la panique montre ma faiblesse.
La musique portugaise me révèle tous les secrets de sa richesse.
S. M.

 
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Slam avec des enfants de 8 à 12 ans

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie, #bocals agités

Textes de slam écrits par les jeunes des associations
« Vivre à la Serinette » et « Centre d’Animation de l’Escaillon »,
invités par l’Ecrit Plume à la journée slam du mercredi 8 novembre animée par Shein B.


Je suis Meriem
J’ai douze ans, je ne suis pas encore une femme
Je vais au concert slam au Revest
Voir une femme
Je viens parce que j’aime le slam
Je veux pas qu’on me déslam
Parce que le slam, c’est mon âme !

Je suis une jeune fille de douze ans
J’ai les cheveux bruns et les yeux marrants
Je vais vers un océan de l’armes et maintenant
Je viens ici admirant le slam
Je veux garder mon âme pour le slam !

Meriem

Je suis Marilou dix ans et demi
J’ai les cheveux blonds car je suis une belle blonde, c’est tout !
Je vais me jeter dans la gueule du loup
Je viens parce que je sais où je vais
Je veux aller de partout sans regret !

Je suis poisson
J’ai plein de sons
Je vais leur faire la leçon
Je viens voir les cons
Je veux réussir ma mission

Marie Lou

Je suis Ikrame
J’ai onze ans, pas encore une femme
Je vais là où mon cœur déchaîne les flammes
Je viens parce que j’aime le slam
Je veux écrire des textes que j’incarne !

J’ai mes poignets encerclés
Je ne suis pas prisonnière
Je vais me libérer
Je viens de retrouver ce que j’avais
Je veux voir cette spécialité !

Ikrame

Je suis Kawtar Haddou

J’ai neuf ans et demi je bouge partout
Je vais de partout
Je viens parce que je veux voir le loup
Je veux jouer avec le loup tout mou !

Je suis taureau avec des grosses cornes
J’ai un tableau
Je vais chez Gréco
Je viens voir les sons au , o
Je veux prouver le chaos !

Kawtar


Je suis espagnole et marocaine
J’ai dix ans et neuf ans
Je vais voir une star tous les ans
Je viens donner l’exemple à tous ceux qui mentent
Je veux voir la tour !

Marilou et Kawtar



Je suis née dans la cité
J’ai envie d’y rester
Dans ma cité où je suis née
Je vais devenir une star dans ma cité
Je viens d’être filmée
Je veux être une célébrité

Je slamais autour de tous les concerts
C’est une dame qui m’a appris à slamer
Je leur dis merci à Sylvie et puis à Shein B

Melissa


Je suis une petite fille avec une queue de cheval
J’ai neuf ans et je bouge pas mal
Je vais à l’école François Nardi
Je viens du Maroc d’Oujda pas loin de l’Algérie
Je veux être danseuse de hip hop car ma cité est propre
Aujourd’hui j’écris avec mon cœur !

Nour


Je suis une fille qui s’appelle Asma
J’ai dix ans et je ris avec ceux de là-bas
Je vais tous les jours à l’école
Je viens de Pontcarral, là-bas j’y suis déjà
Mais je ne sais pas si j’y resterais, mais bon
Je veux rester là-bas !

Je suis d’une cité dont j’ai toujours rêvé
J’ai eu quelques problèmes mais je les ai réglés
Je vais à la rentrée dont je croyais rêver
Je viens d’une ville Bizerte, Tunis et Jouaouda
Je veux maintenant croire que ma cité et mon pays sont réunis !

Asma

Je suis une fille de l’an 2000
Une fille d’aujourd’hui
Je ne me fais pas de bile
J’ai toujours dit oui
J’ai aussi rêvé de faire bouger ma cité
Mais je me suis jamais réveillée
Je vais réaliser ce que j’ai toujours rêvé
Je viens de Pontcarral
La cité où je suis née
Et je veux pas qu’on me promette ce qui ne sera jamais !

Amina


Je suis animateur bénévole et je m’appelle Fayçal
J’ai la responsabilité d’enfants pour le soutien scolaire dans une salle
Je vais partir à l’étranger au mois de décembre pour mission personnelle sans râle
Je viens de Tunisie où je suis né
Et ke suis arrivé en France à l’âge d’un an sans décale
Je veux continuer à m’épanouir au sein de ma famille
Pour un bonheur final !

Fayçal

Et d’autres textes jolis un peu hors contexte !

La pluie a coulé
Entre deux feuilles mortes
Les deux feuilles ont plié
Et se sont craquées
Les fleurs ont fané
Et se sont évadées
Donc tout a raté !

Asma


Je viens de la cité où je suis née PTK SNT
On s’est tous traités
On a toujours pensé
A faire comme la télé
Mais on ne l’a jamais fait
On n’a jamais été
Ce que notre mère a rêvé
On a toujours traîné dans les rues de notre quartier
On partait à la Mosquée
Pour discuter !

Amina


Un jour, j’air rencontré un mec au niveau du feu rouge. Il me dit « hé, m’dame quelle heure est-il ? ». Je lui réponds « Comment tu parles ? Tu serais fier si on parlait comme ça à ta mère ? ». Il me dit « Et parle pas de ma daronne sinon t’auras à faire à moi ! ». « Hé, p’tit c’est quoi ce manque de délicatesse, on t’a pas dit de traiter les gens comme des princesses ? ».
Et je ne lui laisse pas le temps de répondre et je rentre chez moi. Il reste planté là. J’en ai plein la tête et cette chanson me vient à la tête :
Dans mon cœur, je serais présente là avec toi et si par malheur tu n’étais pas, tu ressemblerais à tous les gens de cette ville. Je te le dis à toi mais pas deux fois, décidément les gens de cette ville ne comprennent pas la politesse.
J’imagine dans ma tête un monde sans violence, respectueux quoi !
C’est Sylvie, une dame qui nous enseigne le slam, qui m’a inspiré ces idées. Je lui fais une grande dédicace en la remerciant beaucoup.
Et à ceux qui m’ont écoutée et qui ont compris le message que je voulais leur faire passer, merci !

Ikrame

Tous ces jeunes et d'autres ont fait une scène slam
à la Maison des Comoni
le mercredi 8 novembre 2006
entre 17 H 30 et 18 H 30




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