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Les Cahiers de l'Égaré

Le Siècle de Marcel Conche (ouvrage collectif)

27 Septembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #philosophie, #pour toujours, #écriture

couverture extérieure, photographie de Sylvette Pierre, prise le jour des 99 ans de Marcel Conche / couverture intérieure, vignette de Marie Morel
couverture extérieure, photographie de Sylvette Pierre, prise le jour des 99 ans de Marcel Conche / couverture intérieure, vignette de Marie Morel

couverture extérieure, photographie de Sylvette Pierre, prise le jour des 99 ans de Marcel Conche / couverture intérieure, vignette de Marie Morel

Le Siècle de Marcel Conche
ouvrage collectif en hommage au philosophe et à l’homme Marcel Conche, l’année de son centenaire
222 pages, format 14 X 22
ISBN 978-2-35502-127-5
PVP 18 €
disponible dès le 27 septembre en librairies ou plateformes de ventes en ligne
via Soleils Diffusion, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris  0145488462
ou directement auprès de l'éditeur par chèque de 18 € (frais de port offerts) à l'ordre des Cahiers de l'Égaré, 669 route du colombier, 83200 Le Revest

 

 

Marcel Conche a dit à ses convives le 27 mars 2019, pour ses 97 ans : je ne sais qu’écrire.

Cette discipline de la page quotidienne écrite le matin, à la main, presque à l’aveugle, au senti du tracé est sans doute ce qui continue à donner du goût et du sens à sa vie. La dictée du texte au téléphone est le deuxième temps de sa démarche. Maryse Chan est son interlocutrice à huit cents kilomètres de là. Elle a la lourde responsabilité de la mise en forme et en page de ce que lui dicte Marcel. Puis vient le temps de l’édition, tous les six mois, aux équinoxes (printemps, automne), livres rassemblant ses chroniques et essais, des souvenirs, des rêves, des désirs, des bilans. Marcel comme Montaigne peint le passage.

Pour Le siècle de Marcel Conche, écrit à son insu, 42 personnes et personnalités ont été sollicitées. 27 ont participé qui n’ont découvert la totalité du livre qu’à sa parution.

Chers lecteurs, vous voici, vous aussi, associés à la découverte d’un journal étrange déclinant des amitiés singulières, uniques avec le philosophe qui nous invite sans concessions ni compromis au plus grand respect de tout ce que la Nature crée.

Jean-Claude Grosse, éditeur des Cahiers de l’Égaré 


 

 

 

Table des matières
 
p. 5       Jean-Claude Grosse                  Avant-propos de l’éditeur
p. 9       François Hollande                     Préface
p. 13     Daniel Aranjo                           Marcel Conche écrivain
p. 17     Aïdée Bernard                          Nature sauvage
p. 23     Emilie Borel                             Les Cent ans de Marcel Conche
p. 31     Alain Cadéo                             Aux contrebandiers de l’inutile
p. 39     Gilles Cailleau                          Cher monsieur Conche
p. 47     François Carrassan                   Un génie rural
p. 57     Jean-Philippe Catonné              Penser la nature et l’homme
p. 64     Maryse Chan                            Une improbable amitié
p. 69     André Comte-Sponville             Lettre à Marcel Conche pour son centième anniversaire
p. 79     Marie-Martine Conche               Il fut d’abord « Monsieur », ensuite « père » 
p. 83     Sébastien Conche                    Cher grand-papa
p. 89     Françoise Dastur                      Cette réflexion sur l’amour, la nature et la beauté, vus d’Orient
p. 95     Christian Girier                         Journal d’un film (extraits)
p. 101   Edgar Gunzig                           Rencontre de deux ignorants
p. 111    Lucile Laveggi                          Cinquante années d’amitié
p. 115    Danielle Marty                          La caresse
p. 117    Marie Morel                              Je t’aime mon bel arbre !
p. 119    Germain Nouveau                     Les baisers
p. 125    Raymonde Paneels                   How to live ?
p. 131    Sylvette Pierre                         Plus de cinquante ans avec Marcel Conche
p. 137    Yvon Quiniou                            Hommage au philosophe Marcel Conche
p. 141    Petr’Antò Scolca                        Marceddu Concia, u ritornu ch’hè un si dice
p. 147    Philip Segura                            Ensembles et intersections
p. 151    Vita Nova                                 Le désir du baiser
p. 157    Marc Wetzel                             En relisant Parcours
p. 169    Serena Talamoni et Jean-Guy Talamoni      Entre philia et politeia
p. 179    La beauté et sa signification, conférence inédite de Marcel Conche
 
 
illustrations intérieures Restanco oeuvre de papier végétal réalisée par Aïdée Bernard Le chat dans les nuages / Le volcan / sculptures de Clémentine Bal La robe peau réalisée en fibres végétales par Aïdée Bernard
illustrations intérieures Restanco oeuvre de papier végétal réalisée par Aïdée Bernard Le chat dans les nuages / Le volcan / sculptures de Clémentine Bal La robe peau réalisée en fibres végétales par Aïdée Bernard
illustrations intérieures Restanco oeuvre de papier végétal réalisée par Aïdée Bernard Le chat dans les nuages / Le volcan / sculptures de Clémentine Bal La robe peau réalisée en fibres végétales par Aïdée Bernard
illustrations intérieures Restanco oeuvre de papier végétal réalisée par Aïdée Bernard Le chat dans les nuages / Le volcan / sculptures de Clémentine Bal La robe peau réalisée en fibres végétales par Aïdée Bernard
illustrations intérieures Restanco oeuvre de papier végétal réalisée par Aïdée Bernard Le chat dans les nuages / Le volcan / sculptures de Clémentine Bal La robe peau réalisée en fibres végétales par Aïdée Bernard

illustrations intérieures Restanco oeuvre de papier végétal réalisée par Aïdée Bernard Le chat dans les nuages / Le volcan / sculptures de Clémentine Bal La robe peau réalisée en fibres végétales par Aïdée Bernard

 

 

extrait choisi par l’éditeur

La première fois que j’ai vu Marcel Conche, c’était en 1965, j’étais en propédeutique à l’université de Lille, à attendre un premier cours de philosophie. J’ai tout de suite compris qu’il n’était pas un professeur comme les autres, mais ne me doutais pas que cette rencontre allait changer ma vie : il est arrivé dans une salle tellement bondée qu’il ne pouvait accéder à son bureau, il a grimpé tranquillement sur une chaise pour marcher sur les tables jusqu’à sa chaire, comme si c’était tout à fait naturel, et sous les applaudissements des étudiants sidérés de voir un professeur de faculté pratiquer pareil exercice, il s’est installé, après avoir accroché son grand parapluie noir au bureau, et, content de son effet, a commencé son cours avec le petit sourire amusé qu’il a toujours même maintenant quand il surprend son monde. L’institut de Philo de Lille, à l’époque, ne manquait pas de philosophes de renom, Eric Weil entre autres, mais les cours de Marcel avaient cette allégresse, cette originalité, cette force personnelle de réflexion qui attiraient nombre d’étudiants. D’ailleurs, plutôt qu’à un cours nous assistions au développement d’une pensée personnelle vivante, menée avec une telle rigueur et une telle vigueur qu’elle en était fascinante. (Sylvette Pierre)

 

 

note annexe de l'éditeur:

j'avais sollicité 42 personnes et personnalités; 27 ont participé; je n'ai pas à évoquer les personnes et personnalités qui n'ont pas participé

j'en évoquerai une cependant : Roland Jaccard sollicité par courrier d'abord aux PUF, ensuite à son adresse parisienne; c'était en mai 2021;

Roland Jaccard, l'éditeur d'un nombre important de livres de Marcel Conche, 17, dans la collection Perspectives critiques, s'est suicidé le 20 septembre 2021, à deux jours de ses 80 ans, un jour avant la sortie de l'ouvrage collectif en hommage à Marcel Conche

 

 

Dans son billet du vaurien (en langage des oiseaux = vaut rien) du 15 juin 2021, Roland Jaccard écrivait : Apprendre à mourir, me disait mon père, c’est apprendre tout au long de sa vie, à donner le minimum de soi en toute circonstance. La compassion, cette élasticité illimitée dans l’art de souffrir, que j’observais consterné et excédé chez ma mère, n’était pas dans l’esprit de mon père. C’était sa forme à lui de générosité. 

Par ailleurs, alors que ma mère jouait à merveille son rôle d’hystérique viennoise, il m’avait très jeune mis en garde : « Ne te laisse surtout pas impressionner : elles sont toutes folles. » Un père parlerait-il ainsi à son fils aujourd’hui ? Et d’ailleurs que reste-t-il de l’esprit du stoïcisme ? …

Pour mon père, l’individu n’était qu’une bulle éphémère, partie quasi insignifiante de l’écume qui surgit avant de s’effacer. Conscient de la nullité de son état et des souffrances et illusions que lui procure cette nullité, l’individu qui réfléchit cherchera l’extinction, le retour à la nuit informe de l’universel. Annihiler, c’est rendre à la vie sa logique. Un mauvais démiurge a voulu, au sens le plus fort du terme, le cosmos. Fatigué de cet enfantillage, il en voudra très probablement l’extinction. Mon père, en prenant les devants, a anticipé sur ce qui ne manquerait pas de se produire.

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L'âme et le corps / Marcel Conche

24 Septembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #philosophie, #pour toujours, #écriture

le choix de cette vignette s'est imposé parce que elle montre la nature (des arbres) dans sa diversité, complexité; difficile de gloser sur une telle image d'abondance presque inextricable; et parce qu'elle illustre bien la formule d'Héraclite : la Nature (celle qui engendre, qui crée), aime à se cacher

le choix de cette vignette s'est imposé parce que elle montre la nature (des arbres) dans sa diversité, complexité; difficile de gloser sur une telle image d'abondance presque inextricable; et parce qu'elle illustre bien la formule d'Héraclite : la Nature (celle qui engendre, qui crée), aime à se cacher

L'âme et le corps

auteur Marcel Conche

format 14 X 22, 248 pages, 130 chapitres, PVP : 18 €

ISBN 978-2-35502-129-9

ce livre sera exclusivement vendu par l'éditeur contre un chèque de 18 € à l'ordre des Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest (frais de port offerts)

 

 

 

La notion d’âme n’est donc pas religieuse. L’âme ne survit pas à la mort du corps. Quel est son rôle ? L’âme fait que le corps soit le corps d’une personne. L’âme de Pierre anime le corps de Pierre, elle fait que le corps de Pierre n’est pas le corps de Paul. À la mort de Pierre, le corps de Pierre est privé de son âme. Le cadavre de Pierre est sans âme, contrairement à l’opinion des chrétiens pour qui l’âme, étant immortelle, survit à notre mort. (...)

Quand mon corps mourra, mon âme aussi sera morte, mon cadavre pourra être mis avec le fumier des vaches et des cochons pour faire du fumier. Cela est conforme à l’opinion d’Héraclite totalement irréligieuse. J’ai aimé Marie-Thérèse, il n’y avait aucun sens à aimer et honorer son cadavre qui était sans âme selon l’incroyant que je suis, mais Marie-Thérèse était chrétienne, son cadavre du point de vue chrétien n’était pas que terre et eau, il y avait une âme immortelle. Ma façon de voir les choses résulte de ma position d’incroyant. L’incroyance comme la croyance est sans preuve, la croyance est pourtant certaine pour celui qui croit, l’incroyance est certaine pour celui qui ne croit pas. Il y a donc certitude du côté du croyant et de l’incroyant, mais certitude n’est pas preuve, dans les deux cas

il s’agit d’une certitude subjective.

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Concertina / Isabelle Forno

14 Septembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #écriture

Livre livré vers le 17 septembre, envoyé aux abonnés vers le 20 septembre

Livre livré vers le 17 septembre, envoyé aux abonnés vers le 20 septembre

Concertina d'Isabelle Forno

284 pages, format 14 X 22

ISBN 978-2-35502-128-2

PVP 18 €

 

 

Après un premier livre « Travail, peurs et résistances » (Syllepse 2012), incisif et critique sur la question des risques psycho-sociaux, Isabelle Forno nous livre dans ce recueil de textes intimes, une polyphonie de sons, d’inspirations, puisée dans ce qu’elle nomme les « chemins de faîte » de ses féminités, et qui « de fait » nous propulsent, sans filet, dans son univers émotionnel et sensoriel.

Vous comprendrez vite qu’elle aime jongler avec les mots, en déjouer les ruses, en stimuler les sens. 

Sa musique vive et enjouée semble s’échapper du  concertina, ce petit accordéon complice des danseurs et des clowns, aux sons mordants et doux, et que l’on ne tient pas avec des sangles.

Ses mots parfois deviennent des cris, piqués au fil du barbelé, tel le concertina d’acier  que l’on déroule sur les clôtures des sites sensibles, et composé de petites lames affûtées et tranchantes. 

Sous des formes courtes et variées, entre récits, nouvelles et poésies, avec ses textes tout à la fois pudiques et corrosifs, tendres et amers, drôles et tragiques, cueillis au plus près du réel ou portés par l’imaginaire, Concertina vous touche en plein cœur.

 

 

CONCERTINA :

- Le concertina est un type de fil de fer barbelé.
Emblématique des clôtures de prison, et des murs d’enceinte des sites ultra-sensibles, il est composé de bandes d’acier formées de lames tranchantes, enroulées en cercles concentriques.
C’est son volume ainsi que sa densité qui définissent son niveau d’efficacité contre les actes malveillants.
Ce système de protection peut être facilement implanté et remis en place en cas de dégradation. Il ne nécessite pas de maintenance. Ses lames de rasoir « judicieusement adaptées » retardent les tentatives d’intrusion « tout en s’intégrant parfaitement dans le paysage urbain ».

Informations extraites de sites de fournisseurs. Rubrique : renseignez-vous sur nos fers barbelés...

- Le concertina est un instrument de musique ressemblant à l’accordéon.
De section hexagonale, il est tenu horizontalement entre les deux mains qui, soulevant une soupape, font passer sur des lames de cuivre, la colonne d’air fournie par un soufflet.

Apparu dans les orchestres de chambre, c’est un vrai orgue portatif, petit, léger et puissant.
Le concertina s’intègre parfaitement à d’autres instruments pour accompagner tout type de musique, grâce à des sons à la fois mordants et doux, qui portent loin.

Surnommé le « furet en cuir », complice des danseurs et des clowns, on ne le tient pas avec des sangles.

Informations extraites de sites d’histoire de la musique et des instruments, sites d’accordéonistes.
Rubrique : une petite boîte élastique... 

 

 

 

Lessiver, colmater, reboucher, lisser les vestiges des peines anciennes, préparer le support des jours aériens.

Courbée sur la tâche, j’élimine une ou deux épaisseurs, j’en lime les trop-pleins, j’évide les enflures, les gratte, les racle, me frotte à leurs nervures, les ponce, les tape, ramasse sur le sol leurs brisures.

Pour polir une surface, sans pour autant la mater, un ponçage à l’eau est recommandé.

Si vous employez un grain d’abrasif trop fin, le risque est celui de l’effet miroir, tellement lisse que les maux disparaissent, et que vous inhalez leur poussière corrosive.

Je fais confiance à mes mains, à mes bras, pour qu’ils dosent l’effort jusqu’à la limite de cet effacement, pour qu’ils dessinent la zone du recueillement. [...]  extrait de Work shop) P 271

 

 

choisi par l'éditeur :

SALON DES SENIORS

Il faut se rendre à l’évidence, il y a un moment, les hommes : il faut oublier,
Et même pire, il faut les fuir !

Que leurs amours soient en soins palliatifs, ou en phase terminale, qu’ils soient encore, ou à nouveau, ou temporairement célibataires, ils restent fuyants, craintifs, transparents, comme si la vie les avait durablement anesthésiés, et même à leur insu presque déjà quittés.

À trop actionner la pompe à mort fine, ils ne ressentent plus rien.

À peine encore dans leurs calcifs, quelques réflexes conditionnés, après s’être baladés en loucedé dans les galeries marchandes des objets homologués :
Jeunes filles en fleurs aux vieilles ficelles, femmes fatalement lubriques, infirmières et vieilles rombières...

Adeptes du racolage poussif, aucun signe de séduction, vêtements démodés couleur de tabac vieux, mal fago- tés, un peu crades, aigris, corps avachi, ils recyclent en boucle les souvenirs de leurs heures de lustre, et leurs faits d’armes auprès des dames :
« Je tirerai bien une dernière taffe, avant de rendre mon pyjama
Donnez moi vite une femme ! N’importe laquelle fera l’affaire ! »

Pour tromper l’œil de la mort, parfois les femmes sont d’accord.

Elles arrivent un peu coquettes dans des maisons abandonnées, aux chambres fermées sur le désordre, sous la poussière des drames anciens.

Aucun espace libre.
À peine les bras d’une banquette.
Redoutant de découvrir congelés dans un coin tous les membres d’une vie tronçonnée, elles ne s’égareront pas, fuiront les pénalités, et s’en tiendront aux conventions tacites de la prestation initiale.

C’est une passe non tarifée, pour un acte peu gracieux : il faut bien que vieillesse se passe !

L’usage des corps sera triste, on n’est pas loin du dégueulasse,page150image3779216 page150image3779424 page150image3779632 page150image3779840

« C’était sympa de vous connaître, merci de votre invitation,
mais je ne vais pas pouvoir rester... »

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Il faudrait plus qu'un édito / Gilles Cailleau

14 Septembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #spectacles, #théâtre, #voyages, #écriture

livre en souscription, envoyé aux souscripteurs à partir du 20 septembre; peut-être commandé en librairie via Soleils Diffusion

livre en souscription, envoyé aux souscripteurs à partir du 20 septembre; peut-être commandé en librairie via Soleils Diffusion

 
Il faudrait plus qu'un édito de Gilles Cailleau
250 pages format 14 X 22
ISBN 978-2-35502-125-1 
18 € 
 
Du même auteur, aux Cahiers de l’Égaré :
Le tour complet du cœur, 2005 (rééd. 2011 & 2014)
Fournaise, 2008
Gilles et Bérénice suivi de Tout l’univers en plus petit, 2011
Vous qui lisez ne me regardez pas (œuvres quasi complètes), 2011 (rééd. 2015) 
Tania’s Paradise, 2013
Le nouveau monde, 2017 


 

 

 

 

Je ne suis pas un très bon acteur, je joue comme un chien, je veux dire que j’ai les défauts d’un chien, celui qui rentre les pattes pleines de boue et qui débordant d’amour les pose sur la chemise encore blanche de son maître ou de sa maîtresse. L’épure n’est pas mon affaire, je la laisse à d’autres qui en font un meilleur usage. Ma générosité de gamin m’empêchera d’entrer au panthéon des acteurs solitaires et splendides.

Parfois un spectateur me demande : – « Jouer si près de nous ne vous perturbe pas ? – Bien sûr que si, ça me dérange, ça m’importune, ça me bouscule, ça me déconcentre. Je l’espère bien, je ne demande que ça. Si j’étais funambule, ça m’ennuierait qu’il n’y ait jamais de vent. »

Gilles Cailleau, auteur, metteur en scène et interprète de la compagnie Attention Fragile, a écrit une centaine de billets d’humeur publiés sur le site de la compagnie entre 2004 et 2021. Les voilà rassemblés dans cet ouvrage. 

2004-2021. J’écris depuis 18 ans les éditos de la page d’accueil du site d’Attention Fragile, une dizaine les années fastes, 3 ou 4 les années maigres, et les voilà tous ensemble.

Enfin, presque tous, j’en ai fait disparaître quelques-uns. À les relire j’ai constaté que je manquais parfois d’inspiration.

Mais je me suis aperçu aussi qu’au-delà de ce que j’y dis, ils retraçaient à leur manière une histoire – incomplète et subjective certes, mais quand même une histoire des splendeurs et des misères de la vie artistique pendant ces 18 dernières années.

Il s’en est passé des choses! M’entendre parler aujourd’hui de masques, de distanciation sociale ou de culture essentielle dans des éditos qui ont plus de 10 ans, c’est une étrange ironie...

Merci à toutes et tous mes camarades, merci à ma propre compagnie, Attention Fragile, que je ne quitte pas.

Et merci à Jean-Claude, merveilleux éditeur et ami.
Gilles Cailleau 

 

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Abonnement 2021 aux Cahiers de l'Égaré

14 Septembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

les 4 livres de l'abonnement 2021
les 4 livres de l'abonnement 2021
les 4 livres de l'abonnement 2021
les 4 livres de l'abonnement 2021

les 4 livres de l'abonnement 2021

3 livres ayant souffert de la crise sanitaire par annulation d'événements
3 livres ayant souffert de la crise sanitaire par annulation d'événements
3 livres ayant souffert de la crise sanitaire par annulation d'événements
3 livres ayant souffert de la crise sanitaire par annulation d'événements

3 livres ayant souffert de la crise sanitaire par annulation d'événements

Jean-Claude Grosse

Directeur et créateur des Cahiers de l’Égaré

Le Revest-les-Eaux

Création d'un abonnement annuel aux Cahiers de l'Égaré

Le 12 avril 2021,

Chers amis, lecteurs, auteurs, curieux, solidaires, solitaires, partageurs,

La situation sanitaire depuis un an met Les Cahiers de l'Égaré en présence de difficultés nouvelles.

Deux livres récents ont souffert de manifestations annoncées, puis annulées ou reportées sine die :

Dans la tête de Gabriel Matzneff

de Chantal Montellier (BDiste), 52 pages, 5 illustrations, 12 €.

Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie

de José Lenzini, 248 pages, 2 illustrations d’Ernest-Pignon Ernest, 15 €. (à l’occasion des 100 ans de la mort du poète)

Vous pouvez heureusement décider de les commander, encore, et en nombre, en librairie et sur les sites en ligne !

Fidèle aux Éditions Mesures dont la formule d’abonnement m’a inspiré, j’ai eu l’idée de vous proposer cette formule mixte nous permettant de perdurer grâce à la solidarité active des abonnés, des personnes que nous connaîtrions, qui nous choisiraient, qui participeraient à l’élargissement de notre cercle :
une saine définition de l'amour des Lettres et des Livres.

Le principe est le suivant :
Un abonnement annuel de 4 titres combiné avec leur présence en librairie (via notre diffuseur-distributeur Soleils, 3 rue Jean Dollfus, 75018, Paris, qui assure également le référencement des Cahiers de l’Égaré sur Electre et toutes les plateformes) pour permettre leur achat unitaire, en dehors de toute obligation d’abonnement, au fur et à mesure de leur parution.

Pour les mois à venir (mars 2021/décembre 2021) je vous propose donc de vous abonner à 4 livres pour un coût total de 60 € au lieu de 71 €.

Les 4 auteurs et titres retenus sont :

Marcel Conche, La nature et l'homme. Essais et souvenirs, 190 pages, format 14 X 22, 19 €

Après la publication de très nombreux livres dont plusieurs aux Cahiers de l’Egaré, le philosophe âgé de 99 ans révèle ici une face nouvelle qui plonge son lecteur dans une expérience immersive de pensée en lien avec le Connais-toi toi- même socratique.page1image3700592 page1image3700384 page1image3700176

Marcel Conche, en s’appuyant sur les philosophes d’avant Socrate, Anaximandre, Héraclite, Parménide, se trouve au plus près des préoccupations écologistes.
Il affirme haut et fort le respect (qu’il pratique) du tout vivant, de l’insecte à l’homme, des plantes aux poussières d’étoiles, la célébration de la Vie créatrice et éternelle.

L’influence de Marcel Conche a été réelle sur nombre d’étudiants et toujours vive auprès de philosophes comme André Comte-Sponville ou Michel Onfray et dans le milieu de la décroissance dont une figure est Paul Ariès.

Son amour pour Émilie (2001-2008, lui 80 ans, elle 30) a été fortement médiatisé en particulier par Jérôme Garcin. Les Cahiers de l’Égaré ont publié hors commerce Le silence d’Émilie après l’opposition d’Émilie à la parution du Journal étrange Émilienne, devenu le populaire Corsica.

Sortie le 27 mars 2021 pour les 99 ans du philosophe.

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Philip Segura, Père Ubu et Mère Blabla. Théâtre. 70 pages, 13,5 X 20,5, 14 €

« Une histoire de plus chez les Ubu. »
L’histoire se déroule après Ubu enchaîné, Père Ubu, roi des esclaves, touche les terres de Grèce, il y rencontre Mère Blabla, reine des Grecs.
La saga Blabla continue après Magnus-Blabla, Frankenstein-Blabla et Les histoires de Saint-Blabla. Mère Blabla devient la porte-parole de la Konerie du monde. Vive la Konerie ! Vive la Démologie ! Vive la Reine ! Si on parlait de politique un peu...

Philip Ségura a créé le Théâtre Blabla en 1998 avec Philippe Pasquini. Il est comédien, marionnettiste et clown.

Il a édité « La Marionnette-Matériau » chez L'Harmattan, « Théâtre Blabla » chez les Promeneurs Solitaires.

Sortie le 27 mars 2021.

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Isabelle Forno, Concertina. Bloc de notes sans partition, 180 pages, 18 €

Après un premier livre « Travail, peurs et résistances » (Syllepse 2012), incisif et critique sur la question des risques psycho-sociaux, Isabelle Forno nous livre dans ce recueil de textes intimes, une polyphonie de sons, d’inspirations, puisée dans ce qu’elle nomme les « chemins de faîte » de ses féminités, et qui « de fait » nous propulsent, sans filet, dans son univers émotionnel et sensoriel.

Vous comprendrez vite qu’elle aime jongler avec les mots, en déjouer les ruses, en stimuler les sens.
Sa musique vive et enjouée semble s’échapper du concertina, ce petit accordéon complice des danseurs et des clowns, aux sons mordants et doux, et que l’on ne tient pas avec des sangles.

Ses mots parfois deviennent des cris, piqués au fil du barbelé, tel le concertina d’acier que l’on déroule sur les clôtures des sites sensibles, et composé de petites lames affûtées et tranchantes.

Sous des formes courtes et variées, entre récits, nouvelles et poésies, avec ses textes tout à la fois pudiques et corrosifs, tendres et amers, drôles et tragiques, cueillis au plus près du réel ou portés par l’imaginaire, Concertina vous touche en plein cœur.

Sortie en septembre 2021

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Jean-Claude Grosse, Alors, ton livre d'éternité, tu le rends quand ? Roman polyphonique, 500 pages, 20 €

L’auteur Celui qu'on appelait communément J.-C., hiérosolymitain du L'Avers sous les eaux et de Corps Ça Vitcelui qui a décidé de s’appeler depuis le 25 décembre 2020 Je Suis Vita Nova a été réveillé par une évidence : toute vie est un roman, une polyphonie de romans.

L’auteur en a profité pour fabuler sur ses conceptions et ses pratiques des 10 échelons à la sauce Platon de l’Amour : porneia, pothos, mania, eros, philia, storgè, harmonia, eunoia, charis, agapè au moment du démon de midi.
Il a romancé les aventures politiques, artistiques, littéraires, spirituelles d’un homme ayant dépassé les 80 ans et découvrant par eczamen de conscience, engendrant un eczéma virulent, sa « commerie », sa capacité à faire comme.

Son humour ravageur le fera-t-il enfin sortir de la connerie imitative pour aller vers Je Suis Vita Nova.

Interrogé par l’épousée lors de son admission à l’hôpital, un mois avant sa disparition : je sais que je vais passer, où vais-je passer ? l'auteur sonné et sommé de répondre est tombé sur ce paradoxe :
ce qui passe ne reviendra pas, nevermore, mais il sera toujours vrai que ça a eu lieu, for ever.

Le passé passe mais ne s’efface pas. Un livre d’éternité s’écrit donc par chacun d’entre nous, un livre unique, le nôtre, infalsifiable, inoubliable. Où passe-t-il ? Quand le rend-on ? Tout livre d’éternité est un livre en vérité, atemporel, intemporel, acausal même si les épisodes sont datés et explicables, une divine comédie qui ne s’ignore pas. En le rendant, on en a fini avec les romans de sa vie.

Sortie en octobre 2021

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Jean-Claude Grosse

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