Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Les Cahiers de l'Égaré

musique

KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #JCG, #bocals agités, #lecture, #musique, #écriture

KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
Déroulement
15 novembre, 19 H 30-22 H 45
salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest
soirée NOW ICI OUI FLOW SLOW avec en Kdo,
le manifeste des M qui sert de guide pour les KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
 
Une exploration poétique de l'existence-ciel, des souffles de la vie, du premier cri au dernier souffle en passant par soupirs, inspirs et expirs.
Collective, participative, sensible, vibrante – cette soirée tisse le fil invisible de notre humanité : respirer, écrire, dire, écouter, remercier.
 
19h30 – devant la porte fermée, quelques mots sur Pétrarque, dont le nom a été donné à la salle de spectacles
Lecture du Manifeste des M offert à chacun
Lacrimosa de Zbigniew Preisner en boucle
Miracle de la naissance, de toute renaissance; chacun naît, renaît, entre seul dans la salle
 
19h45 – sur la scène, éclairage tamisé, installation autour des tables
KadavresZexKis de l’existence-ciel centrés sur les 4 M miracle, miroir, aime, mystère sachant que Miracle et Mystère sont évoqués en entrant et en sortant;
dans la salle ce sont les moments Miroir et Aime qui priment
 
Écriture collective autour de verbes à l’infinitif, les feuilles circulent autour de la table
Verbes pronominaux 5 verbes par 4 M = 20 verbes par personne
Verbes d’action 5 verbes par 4 M = 20 verbes par personne
Les verbes circulent sur papier, sont énergie potentielle.
Poème Au nom du corps de Caroline Gauthier
Musique Oh my sweet springtime de Vangelis et Papas
 
Écriture individuelle sur cahier, tablette, ordi d’un texte sur les M (Miracle, Miroir, Aime, Mystère) à partir des verbes produits. Jouer avec le miroir apporté, faire des selfies,
pour Aime, improviser seul, à deux, à plusieurs
Musique Spiegel im spiegel Arvo Pärt, Magnificat Arvo Pärt, Tango Vuelvo al sur Gotan Project, The flow Mélanie de Biaso, La boxeuse amoureuse Arthur H
 
21h00 – BouchesZaZoneilleS
Mise en bouche des verbes des KadavresZexKis.
Lecture via un dispositif de ficelles et boîtes de conserve ou pots de yaourt ou par téléphone portable ou tout autre dispositif.
L’intime devient partage. Les verbes voyagent d’oreille à oreille, deviennent vibrations.
 
21h45 – Le dernier souffle / Le pot de l’amitié
Un dernier souffle collectif : apaisé, reconnaissant. Pas la fin, le pas-sage, le Mystère de la mort mais une étreinte partagée en cercle avant de quitter la salle. fin de soirée 22 H 45.
6 livres vendus à 5 € = 30 €
_________________________________________________
Manifeste des M by JCGrosse + Vita Nova
M
Trois Peut-être quatre
Émergences violentes d’univers
Dévorations gloutonnes d’étoiles
Parenthèses parlantes d’animaux humains
Extinctions massives d’espèces
M comme Miracle
Celui qui t'a fait naître
Du paradis foetal à l’enfer familial et sociétal
Violence génératrice sans malice
Tu es là Tu ne sais pourquoi Mais tu y es
Miracle
Merci
M comme Miroir
tel que tu te vois tel que l'autre te voit
tel que tu crois qu'il te voit tel que tu voudrais qu’il te voit
Mille et une images Nettes ou floues
Miroir
Merci
M comme Aime
Pas l’injonction qui te dissout
Celle de la romance romantique Celle de l’attachement toxique
Mais l’injonction qui t’élève celle qui dit
Aime sans pourquoi Toi et Tout autour de toi
Aime
Merci
M comme Mystère
Celui qui te fait mourir disparaître dans le blanc
Pas de lumière pas de tunnel Un Mur
Peut-être s’ouvre-t’il ? Mais tu n'en as pas la clef
Mystère
Merci
Entre ces M
Vis en vigilance légère En prudente somnolence
Fais la sourde oreille aux guerres des récits Ne prends pas parti
Gloires héros narrateurs
vois sans juger l'imposture de chaque posture
Ta propre posture-imposture
Sur le piano de la Vie avec les 52 touches blanches
Les 36 touches noires Improvise la mélodie du moment présent
Dans le concert cosmique tes éphémères ritournelles
font écho aux ondes gravitationnelles
NOW ICI OUI FLOW SLOW
_______________________________________
‘‘AU NOM DU CORPS’’ by Caroline Gauthier
Au cœur de sa chair, il y avait sa propre musique,
Mais aussi la force cosmique.
Elle savait que cette force était dans son corps,
Qu'elle n'est pas en dehors !
Elle savait que dans les profondeurs de son corps,
Il y avait un trésor.
 
Pourtant, comme beaucoup, elle en avait perdu la clé,
Et il lui appartenait de la retrouver.
Elle observait alors ce corps plus concentrée,
Et elle voyait qu'il n'avait pas besoin de sa pensée rationnelle pour qu'il puisse fonctionner.
 
Elle pressentait que si elle était plus consciente de cette fabuleuse intelligence à l'oeuvre dans son propre territoire et dans sa propre maison,
Elle serait moins égarée par le discours de sa raison.
Elle sentait que si elle se reliait à cette intelligence corporelle,
Elle trouverait sa place à elle.
 
Comme le têtard de spermatozoïde savait où il devait aller sans la raison pour le guider,
Comme la fleur savait comment elle devait pousser sans un cerveau pour la tirer, Comme l'oiseau sent où il doit voler en harmonie avec sa race ;
Elle sentirait grâce à ce biais où est son endroit, sa véritable place.
 
Avant, elle ne le savait plus,
Car elle ne ressentait plus et elle était perdue.
La tête avait pris le contrôle de la situation,
Et l'empêchait de jouer sa propre partition.
Mais, elle décida enfin de suivre son corps et sa vibration.
Au nom du corps qui est ma terre
Que ta volonté soit faite
Que ton règne arrive
Certains prient Dieu et puis le ciel
Pensant que là, se trouve l’essentiel
Moi, je prie mon Corps et la Terre
Car c’est elle, ma Mère
 
Sentez-vous ce lien entre vos corps, mon corps, et le corps de la Terre ?
Ils sont faits de la même matière
Sentez-vous qu’il faut en prendre soin ?
Pourtant ils sont des temples encore trop lointains
 
Continuons à nous prendre la tête
Et la terre, elle, elle tempête
Continuons à nous meurtrir
Et la terre, elle, elle va mourir
Continuons à souiller, violer les corps meurtris
Et nous aurons des tsunamis
Renions nos corps
Et c’est la mort
 
Tais-toi… Fais pas ça… Pleure pas… Bouge pas… Va par là… Non par ici…
Continuons à nous parler ainsi
Et la Terre va trembler
Pour enfin nous réveiller
 
Au nom du corps qui est notre terre
Que ton nom soit sanctifié
Que ton règne arrive
Avant que le monde parte à la dérive.
 
Soyons vivant
Et la terre se détend
Soyons vibrant
Et les temps redeviendront cléments
Vivons notre belle matière
Et nous en serons fiers
 
Le sacré se loge dans notre nature vivante, et dans nos corps vibrants ;
Pour intégrer la connaissance spirituelle, il convient de plonger dedans.
Les rythmes vitaux de nos organismes sont en résonance avec le cosmique ;
Intégrant cela, nous rencontrerons Dieu dans notre physique.
 
Plongeons dans nos ventres et dans nos grottes profondes ;
Nous y trouverons les racines et les fondations de la nature du monde ;
La connaissance nous sera alors révélée,
Et nous accèderons à notre unité.
 
Si nous cherchons Dieu dans l’extérieur,
Ce ne sera que malheurs.
Cherchons-le dans notre intérieur,
Et nous sentirons sa chaleur.
Car c’est dans la rencontre de notre dualité que nous serons mariés ;
La croix sera bien le trait d’union entre des opposées.
Plus aucun monde ne sera séparé.
 
Nous aurons en amour tous nos contraires ;
Et la Mère rencontrera le Père ;
Le féminin et le masculin danseront pour que rien ne se fane ;
Pour découvrir le sacré au coeur du profane ;
Le haut et le bas sur la même échelle,
Le spirituel au sein du matériel.
 
Au nom du corps qui est mon temple et ma terre
Que ton règne arrive
Toi qui es la fondation de toutes nos églises érigées vers les Cieux,
Tu es le réceptacle qui peut accueillir Dieu.
Tu es le lien entre le ciel et la terre ;
Ce contenant qui accueille la lumière.
Toi qui étais assimilé au mal,
Tu redeviens le réceptacle et le Graal.
Au nom du corps qui est ma terre ;
Que ta volonté soit faite.
______________________________________
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
Le tango est une histoire d’amour sans avenir, et c’est cela qui le rend sacré.
Tu rencontres un inconnu.
Tu touches avant de parler.
Tu écoutes avec ta poitrine, pas avec tes oreilles.
Et pendant trois minutes, vous construisez quelque chose de tendre, ensemble.
Aucune promesse.
Aucun passé.
Aucun prochain rendez-vous.
Seulement maintenant.
C’est tout ce que le tango t’offre. Et c’est tout.
Ce n’est pas une question d’éternité.
Ce n’est pas une question de connaître toute l’histoire de quelqu’un.
C’est une question d’accepter de le ressentir pleinement, juste le temps d’une chanson.
À quel point est-ce rare ?
Dans un monde de distractions, de bavardages et de manque de temps,
le tango t’offre la présence comme un cadeau.
Un moment qui dit :
Je te vois. Je t’entends. Je te ressens. Je suis là.
Et quand la musique s’arrête, tu lâches prise.
Non pas parce que ça n’a pas compté,
mais justement parce que ça a compté.
Le tango t’apprend à tenir profondément, puis à relâcher.
À te donner pleinement, sans avoir besoin de posséder.
À être intime sans attachement.
Ce n’est pas du vide. C’est de la liberté.
L’étreinte ne dure pas.
Mais l’empreinte, oui.
Quelque chose de toi reste en eux.
Et quelque chose d’eux reste en toi.
C’est cela, la beauté du tango :
Il est bref, mais jamais superficiel.
Il disparaît, mais il laisse une trace.
Et parfois, cela suffit.
Parfois, c’est exactement ce dont nous avions besoin.
____________________________________
Le tango n'est pas une question de chimie.
C'est une question d'ouverture.
Pas l'étincelle de la compatibilité instantanée.
Pas la magie de deux personnes qui bougent de la même façon.
Mais le choix lent et régulier de laisser entrer quelqu'un.
Se sentir avant d'agir.
Faire une pause avant de supposer.
À écouter avec tout votre corps, non pas pour ce qui est impressionnant, mais pour ce qui est réel.
Parce qu'en fin de compte, les danses les plus mémorables sont rarement les plus flashes.
Ce sont eux où quelque chose s'est adouci, à l'intérieur de vous, ou entre vous.
Là où quelque chose de non-dit est passé par l'étreinte comme une vérité tranquille :
Je te sens. Tu me sens. Nous y sommes.
Pas besoin.
Ne poussez pas.
Pas de preuve.
Juste deux personnes qui partagent de l'espace, du poids et de la respiration,
sans rien à vendre et rien à cacher.
C'est ce qui rend le tango extraordinaire.
Pas les marches.
Pas le drame.
Mais la volonté d'être connu sans explication.
Et vous n'avez pas besoin d'années d'expérience pour offrir ça.
Tu as juste besoin d'honnêteté.
Et un peu de courage.
Parce que tenir quelqu'un aussi ouvertement, sans armure, sans agenda,
est rare.
Mais quand ça arrive ?
Quand les deux personnes disent oui à ce genre de présence ?
La danse disparaît.
Et ce qui reste... est la connexion. by Dimitris Bronowski
______________________________________

 

Étapes de mon texte
 
1 -
Entrée méfiante
Voiles à écarter
Avancée prudente, glissante
 
2 -
S’émerveiller
Se désencombrer
S’alléger
Se fluidifier
Se simplifier
 
3 - De Triomphe en Triomphe
J'ai franchi la porte du Triomphe de l'Amour
à pas prudents
Méfiant
Tant de voiles à écarter
Tu m’as tendu le miroir
Qui renvoie les images-mirages
M’a fallu longtemps 85 ans
Pour me désencombrer
M’alléger me fluidifier me simplifier
Renoncer à Narcisse
M’aimer en fin vrai ment
Respirer et non soupirer
Pour éprouver notre amour
Ces espaces à respecter
Nous avons pratiqué
l’abrazo de tant de tangos
Pendant l'Étreinte de la Vie
l’Étreinte pour la Vie
NOW FLOW SLOW
En fin
Nous avons franchi la porte du Triomphe de la Mort
murmurant OUIOUIOUI
 
 
(Le Triomphe de l’Amour de Pétrarque, commencé probablement dès 1338-1340, profondément remanié dans les années 1351-1353 après la rencontre décisive avec Laure de Noves (le 6 avril 1327) et surtout après sa mort (le 6 avril 1348).
(Le Triomphe de la Mort écrit beaucoup plus tard, entre 1356 et 1374, avec une période d’écriture intense entre 1360 et 1370).
 
écrit entre 1940 et 2025 par Vita Nova
Lire la suite