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Les Cahiers de l'Égaré

spectacles

Il faudrait plus qu'un édito / Gilles Cailleau

14 Septembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #spectacles, #théâtre, #voyages, #écriture

livre en souscription, envoyé aux souscripteurs à partir du 20 septembre; peut-être commandé en librairie via Soleils Diffusion

livre en souscription, envoyé aux souscripteurs à partir du 20 septembre; peut-être commandé en librairie via Soleils Diffusion

 
Il faudrait plus qu'un édito de Gilles Cailleau
250 pages format 14 X 22
ISBN 978-2-35502-125-1 
18 € 
 
Du même auteur, aux Cahiers de l’Égaré :
Le tour complet du cœur, 2005 (rééd. 2011 & 2014)
Fournaise, 2008
Gilles et Bérénice suivi de Tout l’univers en plus petit, 2011
Vous qui lisez ne me regardez pas (œuvres quasi complètes), 2011 (rééd. 2015) 
Tania’s Paradise, 2013
Le nouveau monde, 2017 


 

 

 

 

Je ne suis pas un très bon acteur, je joue comme un chien, je veux dire que j’ai les défauts d’un chien, celui qui rentre les pattes pleines de boue et qui débordant d’amour les pose sur la chemise encore blanche de son maître ou de sa maîtresse. L’épure n’est pas mon affaire, je la laisse à d’autres qui en font un meilleur usage. Ma générosité de gamin m’empêchera d’entrer au panthéon des acteurs solitaires et splendides.

Parfois un spectateur me demande : – « Jouer si près de nous ne vous perturbe pas ? – Bien sûr que si, ça me dérange, ça m’importune, ça me bouscule, ça me déconcentre. Je l’espère bien, je ne demande que ça. Si j’étais funambule, ça m’ennuierait qu’il n’y ait jamais de vent. »

Gilles Cailleau, auteur, metteur en scène et interprète de la compagnie Attention Fragile, a écrit une centaine de billets d’humeur publiés sur le site de la compagnie entre 2004 et 2021. Les voilà rassemblés dans cet ouvrage. 

2004-2021. J’écris depuis 18 ans les éditos de la page d’accueil du site d’Attention Fragile, une dizaine les années fastes, 3 ou 4 les années maigres, et les voilà tous ensemble.

Enfin, presque tous, j’en ai fait disparaître quelques-uns. À les relire j’ai constaté que je manquais parfois d’inspiration.

Mais je me suis aperçu aussi qu’au-delà de ce que j’y dis, ils retraçaient à leur manière une histoire – incomplète et subjective certes, mais quand même une histoire des splendeurs et des misères de la vie artistique pendant ces 18 dernières années.

Il s’en est passé des choses! M’entendre parler aujourd’hui de masques, de distanciation sociale ou de culture essentielle dans des éditos qui ont plus de 10 ans, c’est une étrange ironie...

Merci à toutes et tous mes camarades, merci à ma propre compagnie, Attention Fragile, que je ne quitte pas.

Et merci à Jean-Claude, merveilleux éditeur et ami.
Gilles Cailleau 

 

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Il fallait être fou

21 Mai 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #spectacles, #théâtre, #écriture

il fallait être fou, 30 ans d'histoire théâtrale

il fallait être fou, 30 ans d'histoire théâtrale

Il fallait être fou
André Neyton
ISBN 978-2-35502-124-4
206 pages
format 13,5 X 20,5
PVP 15 €
parution, le 14 mai
peut-être commandée sur les plateformes en ligne ou en librairie via Soleils Diffusion-Distribution, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
 

 

« Enfin le panneau annonciateur du terme du voyage perce le rideau dʼeau. Une place déserte avec, au fond, un bâtiment qui ne peut être quʼune salle des fêtes. Je mʼy engouffre. Cʼest là. Sur la scène un homme parle ... ». André Neyton vient de découvrir un univers inconnu de lui, absent des livres dʼhistoire ... Dès lors, il fera de son théâtre – sans que jamais celui-ci ne soit un prétexte – un long combat pour la renaissance de la langue et de la culture dʼoc. Il raconte ici ses espoirs encouragés par un public fidèle, ses abattements à chaque mauvais coup porté, lʼindifférence ou les résistances à son indéfectible ténacité. Un parcours singulier, dans un milieu culturel souvent méprisant voire hostile. Un témoignage sans concession, à rebondissements, qui se lit comme un roman.

André Neyton est comédien, metteur en scène, auteur, directeur de théâtre et de compagnie théâtrale. Il a développé depuis les années soixante- dix un théâtre populaire inspiré par la culture et la langue occitanes. En 1966 il crée, avec Robert Lafont, le premier spectacle mettant en scène la langue dʼoc dans sa réalité contemporaine : Per jòia recomençar. En 1971 il fonde le Centre Dramatique Occitan, compagnie professionnelle, et monte plusieurs auteurs occitans et catalans avant dʼécrire lui-même ses pièces. Il crée en 1984 le Théâtre de la Méditerranée, Centre des Cultures Régionales de lʼEspace Méditerranéen, installé depuis 1991 à lʼEspace Comedia à Toulon.

 

 

TABLE DES MATIERES

Le déclic ....................................................... p5 

Naissance d’une compagnie ............................... p25 

Vers le professionnalisme ................................... p41 

Le double effet de la Providence ........................... p73 

Le temps des emmerdes .................................... p101 

Le rebond .................................................... p123 

Tonnerre sur la Ville ........................ ......... ....... p141 

Retour à la normale ? ........................ ........ ....... p161 

Il fallait être fou ............................................. p193 

 

 

Nous aurons néanmoins contribué, par la présence de l’occitan dans un théâtre d’aujourd’hui, à légitimer une langue vivante porteuse d’une culture contemporaine et à faire admettre que la création artistique ne s’évalue pas à l’aune d’une langue, qu’elle fût « régionale » ou nationale. Nous avons, ce faisant, contribué à lever les préjugés les plus ancrés, au risque de contrarier l’ami François Villon à qui nous lançons sans complexes :

— Non, il n’est pas bon bec que de Paris !

Tout ce qui a pu être fait l’a été par le théâtre parce que le désir de la création m’y conduisait toujours comme la main du peintre se saisit irrésistiblement du pinceau pour que la toile cesse d’être muette. L’aventure qui nous mène de Per jòia recomençar au Théâtre de la Méditerranée-Espace Comedia est celle d’une vie qui ne pouvait se dérouler autrement. Elle sera celle de cinquante ans d’un théâtre qui avait une parole à faire entendre. 

 

 

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Les Contes de la petite fille moche / Julien Daillère

30 Mai 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #collection privée du capitaine, #théâtre, #spectacles, #écriture

Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré
Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré
Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré
Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré

Les Contes de la petite fille moche; Suis-je donc ? de Julien Daillère dans la Collection privée du capitaine aux Cahiers de l'Égaré

Loin des contes de fées et des mondes idéalisés, Océane, Kévin, Géraldine et les autres nous racontent les complexes autour desquels ils organisent leur quotidien.
Un texte qui nous emmène avec humour et émotion dans l’univers doux-amer de l’enfance.

 

OCÉANE
J’suis une petite fille moche

Océane : J’suis une petite fille moche. Je sais pas trop de quoi ça vient... Si c’est mon nez qui est trop long ou mon visage trop petit. Si c’est mes yeux qui sont trop rapprochés ou quoi. Je sais pas trop dire pourquoi mais je me regarde et... Et les autres ils pensent la même chose : j’suis une petite fille moche.

Les grandes personnes, elles, elles commencent toujours par me sourire quand elles me voient la première fois. Parce que je suis une petite fille, alors on me sourit. Et puis tout d’un coup, elles sourient plus pareil. C’est comme si elles avaient envie d’arrê- ter... mais qu’il fallait bien continuer parce que j’suis peut-être moche mais j’suis quand même une petite fille, mais qu’est-ce que j’suis moche !

En plus j’suis grosse !

(Amusée) Mais bon, si j’étais pas grosse, j’serais moche quand même alors bon... Au moins, être grosse, c’est déjà un peu une excuse d’être moche !

Maman elle voudrait que je maigrisse ! Alors je mange bien comme elle dit :

tout — comme — elle — dit.

Même si je vais piquer dans le frigo à des moments parce que j’ai trop envie !

(Confidence amusée) Je suis sûre qu’elle le sait, ma- man, mais elle fait comme si de rien n’était.

Aux anniversaires de mes copines – j’en n’ai pas plein plein plein, mais j’en ai quand même – eh bah j’ai vu qu’elles avaient toutes une grande glace dans leur chambre. Toutes !

(Boudeuse) Moi j’ai pas de glace. Et quand j’ai de- mandé à maman, elle a dit non !

(Amusée) Mais, c’est idiot parce que dans la salle de bain, il y a une grande glace où je me vois en entier si je monte sur le tabouret alors je me suis assez regardée comme ça, hein, je suis habituée...

Mais maman... !

Tous les matins, elle m’habille pour aller à l’école... Moi, je pourrais m’habiller toute seule mais c’est elle qui veut, ça lui fait plaisir, alors je la laisse faire... Et elle m’enfile — tous — mes — vêtements ! Mais elle est toujours un peu nerveuse parce que... Ça va jamais comme elle voudrait. J’ai toujours le chemi- sier qui rentre mal dans la jupe, ou elle arrive pas à boutonner, ou le collant est trop serré ou alors heu... C’est la coiffure... (Dépitée) Elle arrive pas à me faire des belles coiffures, maman. Elle essaie, elle essaie... Elle essaie vraiment ! Elle me met des petits nœuds, des serre-têtes, des chouchous, des bandeaux, des barrettes mais moi... Ça me tire les cheveux !

Non, moi je préfère quand on met heu... un bon- net... Ou un chapeau. Ou des lunettes !!!

J’aimerais bien avoir des lunettes !

Dans ma classe, il y a une fille, elle a des belles lu- nettes... ! Et même s’il y en a qui se moquent d’elle parce qu’elle a des lunettes, moi je trouve qu’elle est belle avec ses lunettes, qu’elle est même plus belle qu’avant alors j’aimerais bien avoir les mêmes...

C’est pour ça, un jour, j’ai dit à maman : « Je veux des lunettes ! » Elle m’emmène chez le docteur... : j’ai pas besoin de lunettes, j’ai une très bonne vue... comme papa !

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