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Les Cahiers de l'Égaré

lecture

Bardot et nous

7 Juillet 2026 , Rédigé par grossel Publié dans #FIN DE PARTIES, #pour toujours, #épitaphier, #écriture, #lecture

couverture de l'ouvrage collectif Bardot et nous, réalisée par Raphaël Ollé Cervera

couverture de l'ouvrage collectif Bardot et nous, réalisée par Raphaël Ollé Cervera

Bardot et nous 

BAT signé le 7/7/2026 à 9H 30, imprimé par CLIP

ISBN 978-2-35502-176-3

13,5 X 20,5, 47 textes, 306 pages, PVP 20 €
parution 28 septembre 2026, anniversaire de Brigitte Bardot

 

lecture publique, samedi 10 octobre, 19 H 30, entrée libre

direction artistique Dominique Lardenois pour des lectures transversales

lectrices Nadine Demange, Katia Ponomareva

partenariat Les Cahiers de l'Égaré, municipalité du Revest, Le Pôle (arts en circulation), TPM

Maison des Comoni, Le Revest

distribution par SODISLIV, La Barde, 16500 LESSAC

couverture de l'ouvrage collectif Bardot et nous, réalisée par Raphaël Ollé Cervera

couverture de l'ouvrage collectif Bardot et nous, réalisée par Raphaël Ollé Cervera

Prologue de l’éditeur

Bardot et nous, genèse et déroulement

Il y eut, le 14 octobre 2014, le retour de Bruno Ricard à l’éditeur : J’ai réfléchi à votre futur projet d’ouvrage sur BB, c’est une très bonne idée.

Il y eut, le 25 octobre 2025, l’émergence d’un projet 2026 autour de Brigitte Bardot.

Il y eut, dans la nuit du 19 au 20 novembre 2025, le rêve qui offrit les mots Initials BB, Essentials Sanctuary.

Il y eut un premier appel à textes, le 29 novembre 2025.

Puis tout s’accéléra.

Il y eut la mort de Brigitte Bardot, le 28 décembre 2025.

Il y eut le refus d’un hommage national, le 31 décembre 2025.

Il y eut les obsèques dans l’intimité, le 7 janvier 2026.

Il y eut un 2e appel à textes, le 15 janvier 2026.

Il y eut la messe-hommage à l’église Saint Roch à Paris, le 28 janvier 2026.

Il y eut l’hommage hué à la 51e cérémonie des César, le 26 février 2026.

Il y eut l’ignorance à la 98e cérémonie des Oscars, le 16 mars 2026.

Il y eut 47 textes proposés par 23 contributeurs sur 92 sollicités, le 31 mars 2026.

Elle fut vivante avec sa Biographie symphonique au Palais des Congrès, le 2 avril 2026.

Elle fut présente, à sa manière, au 79e Festival de Cannes (12 au 23 mai 2026) : le maire inaugura la plage Brigitte Bardot.

Son Portrait vert par Andy Warhol ne fut pas adjugé aux enchères à New York en mai 2026 pour 16,7 millions de dollars.

Livre mis à l’impression, le 7 juillet 2026, sorti des presses, le 28 septembre.

Le Revest, 18 juin 2026.

Bardot et nous

Table

Prologue de l’éditeur, Genèse et déroulement ............. 5

MM Cannes 1962 BB, Jean-Claude Grosse .............      8

Bardot, à bout de souffle, Jom Roniger ..................... 16

Essentials Sanctuary, Vita Nova .............................. 23

Sidonie-Brigitte, Moni Grego .................................  29

Être ou ne pas être humaniste, François Carrassan ....36

Bric-à-brac, Sabine Jean ........................................ 42

Deux lettres ouvertes de Brigitte Bardot ................   44

Brèche au bord d’un tombeau, Marwil Huguet ........   52

07/02/26 La Madrague, Erasmus Leaf ....................  58

Cinq colonnes à la une, Dominique Lardenois ........    64

BB, Emmanuelle, nous et moi, par le correspondant

heureux d’Emmanuelle Arsan ................................ 68

Une vie deux destins, Patricia Raccah ......................74

Le cameraman, Je-Jeuh-Jeu ...................................81

À Brigitte Bardot, Sandrine Malika Charlemagne ....  89

À ma Shanga, Carolyne Cannella ...........................95

À Brigitte Bardot, feu Marcel Conche ....................  98

1, 2, 3... 4 soleils, Sylvie Combe ..........................103

Moins une, Frédéric Jean Gilles ............................ 107

Tout autre, Gérard Lépinois ................................. 114

Ange, histoire vraie, Anne Pascale Patris ................118

La lettre du petit cheval, Anne Pascale Patris ..........122

Mes essentials B.B., Michelle Lissillour .................  127

Naturelle, telle quelle, éternelle, feu Christian Bobin 132

Mon empreinte dans la neige, Philippe Payraud .....  136

Le vieil ami des mots et des animaux, Alain Cadéo   150

Sur la plage abandonnée, Nadine Chauchat ..........  157

Une place au soleil, Nadine Chauchat ....................160

Foirades Gourades Leurrades, Je-tu-il ....................163

Elle n’était pas blonde, Brigitte, Benoît Rivillon .....   168

Il n’était pas beau, Lucien, Benoît Rivillon ............  176

Combat sacré, Marie-Thérèse Laneuze .................. 181

Le corps émotion de l’âme, Pierre Vigna ................183

Ce que je porte, Claude IA ...................................185

Le Mépris, Roger Lombardot ............................... 190

J’étais encore très jeune, Sacha Barault ................194

C’est fou !, Centsoixantehuitmoinssixfontdouze ....  200

BB au paradis et moi…, Marc Israël-Le Pelletier ...    215

Rituel du 40e jour, Piou Piou ................................ 220

Insupportable discours de la vérité, Scolca .............228

À la recherche…, Karine Poirier-Deplagne ...........    234

Onze minutes, Hélène Phung ............................... 242

Haïsha, Hélène Phung ......................................... 249

La grotte et la sainte, Alexandre Ferran .................252

Le scénario manquant, Mariama et Rosalie ...........  258

Manifeste des M, anonyme .................................. 273

La dernière lettre, Christiane Singer ......................283

La Vérité, Gilles Cailleau ......................................289

Épilogue du claviste, Mood’s moon ........................297

 

Bardot / Godard / Warhol / Manarra
Bardot / Godard / Warhol / Manarra
Bardot / Godard / Warhol / Manarra
Bardot / Godard / Warhol / Manarra

Bardot / Godard / Warhol / Manarra

Épilogue

Moon’s mood

(l’humeur du claviste*)

Cette mise en page est terminée, relue, corrigée, le bon à tirer est validé… Our revels now are ended, comme dit Prospero. Ouf ! Et en écrivant ce ouf, j’essuie mon front du revers de la main.

Mettre en page un tel ouvrage, c’est selon qu’on se sent marcheur, marin, chercheur d’or ou humain parmi les humain·e·s, vivre un vertige, un maelström, un ultra-trail, un labyrinthe… On ouvre la boîte de Pandore (attention, je ne dis pas une boîte de Pandore, non, la boîte de Pandore, la vraie) et tout en jaillit en pagaille, avec la brutalité des caresses et des ombres…

On en sort comme on sort d’un ring ou d’une nuit d’amour, sonné. Et à la vérité, comme d’un ring ou d’une nuit d’amour, on n’en sort jamais, il s’en échappe toujours de la boîte…

Ce qui me choque ce sont toutes ces bêtes merveilleuses que l’on transforme en saucisson… Le plus beau jour de ma vie était une nuit… La lucidité, c’est atroce et merveilleux à la fois… Je vois immédiatement la faille et ça m’empêche de m’évader dans un rêve… Vous êtes si gentil. Si gentil ! Et tout ce que je trouve à faire, c’est de brûler votre maison… Un chien, un chat, c’est un cœur avec du poil autour… Tu te mets en colère, t’as pas compris ? La drogue, j’en prends pas, j’en vends… Les autochtones ont gardé leurs gènes de sauvages, tout ça a des réminiscences de cannibalisme des siècles passés. J’ai honte de cette île, de la sauvagerie qui y règne encore… Est-ce que, par hasard, vous seriez timide, capitaine ?Nous ne sommes pas faites pour mener la vie d’un homme. Une femme est un être doux et vulnérable avant tout… Ma petite Vierge, heureusement qu’elle existe… Mais tu as bu, tu sens le rhum ?… C’est toujours comme si j’allais mourir le lendemain… J’accuse violemment etfermement les gouvernements successifs de se plier lâchement à une tradition religieuse importée sur notre territoire par ceux qui ont eu la chance d’y être accueillis et qui petit à petit nous imposent leurs coutumes barbares, sanglantes et écœurantes… C’est follement excitant. Viens, on va voir… Si tu m’aimes tais-toi !… Plus les femmes essaient de se libérer, moins elles sont heureuses… J’ai pensé que le cinéma ne m’apporterait plus rien et que je n’apporterais plus rien au cinéma, comme un couple se sépare au moment où il n’a plus rien à se dire… Vous voulez me juger, mais vous n’avez jamais vécu, jamais aimé… J’ai été très heureuse, très riche, très adulée, très célèbre et très malheureuse… Tu vois mon derrière dans la glace ?… Je crains que vous me méprisiez… Je sais que j’ai plus de couilles que beaucoup d’hommes… Et toi t’es heureux ?… Le cinéma est un métier de cons… C’est pour ça que vous me détestez, parce que vous êtes tous morts… Si tu ne penses plus à moi, je n’existe plus…

Ad libitum.

Dos d’Âne, île de la Réunion, 21 juin 2026.

* À ne confondre ni avec claveciniste ni avec caviste ! Un·e claviste (un dans le cas présent) est la personne chargée de la composition d’un texte sur toute machine à clavier.

 

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Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles

7 Décembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #lecture

Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles
Si la mer se meurt Frédéric Jean Gilles
Si la mer se meurt est sorti des presses de l'imprimerie CLIP le 15 octobre 2025
pour ceux qui ont assisté à la soirée schizophrénie et création artistique du 15 avril 2025 à la Maison des Comoni au Revest et qui ont entendu deux extraits de ce récit, nul doute sur sa beauté et sa puissance
Si la mer se meurt est une traversée intérieure. Celle d’un homme qui tente de se reconstruire après plusieurs épisodes de décompensation psychique. Dans une langue dense, fragmentée, parfois brutale mais toujours vivante, le narrateur trace les contours d’une existence marquée par la maladie mentale, l’errance, les amours, les ruptures, mais aussi les fulgurances mystiques et la lumière têtue du vivant.
À travers des fragments poétiques, des souvenirs d’hospitalisation, des voix intérieures, des rencontres amoureuses et des instants de grâce, le récit navigue entre lucidité et vertige. Il n’est ni un journal, ni un témoignage classique, mais une tentative de dire l’indicible, d’écrire depuis la faille sans s’y perdre. L’écriture devient ici un lieu de recomposition, de dialogue avec le chaos, une manière de rester debout.
Entre spiritualité laïque, exploration du corps et regard tendre sur les marges, Si la mer se meurt est un texte à la frontière de la poésie, de l’autofiction et du chant intérieur. Une parole rare, vulnérable et tenace, pour dire ce qu’on traverse quand tout vacille — et ce qui, malgré tout, tient.
format 13,5 X 20,5, 176 pages, 5 illustrations
ISBN 978-2-35502-164-0; PVP 15 €
à commander et à régler (frais de port + 8 € => 23 €)
aux Cahiers de l'Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest

Bonjour,

 
Ça fait deux fois que j'écoute ce podcast; je suis très fier d'avoir accueilli Frederic Jean Gilles aux Comoni au Revest pour la soirée du 15 avril 2025, Schizophrénie et création artistique (il a fait 9 H de train pour venir) et de lui avoir proposé d'éditer son texte paru le 15 octobre (20 ans qu'"il noircit des pages jusqu'à ce qu'elles tiennent debout, jusqu'à ce qu'il tienne debout".) Nadia Ettayeb réussit à faire entendre à travers ses questions et remarques la voix d'un Frederic Jean Gilles toujours au bord du gouffre pour surmonter les voix d'en bas. Ce podcast me paraît exceptionnel (1H 18' sur 1H 30) sans parler du récit-poème dont je souhaite qu'en cette double année faisant de la maladie mentale une cause nationale (2025-2026), il devienne un texte de « référence" (écoutez Michel Foucault dans le podcast)
_________________________________
Nadia Ettayeb reçoit Frederic Jean Gilles qui publie pour la première fois un récit-poème , " Si la mer se meurt" aux éditions Les Cahiers de l'Egaré. Préface de Jean Védrines.
Frederic Jean Gilles est atteint de schizophrénie chronique, diagnostiquée lorsqu'il avait vingt ans.
Depuis très longtemps, il noircit des pages pour dit-il faire "taire les voix venues d'en bas, les injonctions qui lacèrent. Il noircit des pages jusqu'à ce qu'elles tiennent debout, jusqu'à ce qu'il tienne debout". Ces pages, il nous les donne à lire aujourd'hui dans un texte poétique bouleversant qui abolit la frontière entre folie et normalité.
Ecrire pour se frayer un passage dans le vacarme de voix intérieures fracassantes qui étouffent la voix intime. Ecrire pour imposer le silence, laisser parler une voix maîtrisée, et redevenir ainsi maître des mots et du silence, impulser son rythme et, enfin, donner à entendre une autre vérité que celle du verdict médical, froid et pétrifiant qui emmure dans une altérité radicale et muette.
Dans "Si la mer se meurt" , récit-poème d'une rare intensité, Frederic Jean Gilles nous livre non pas seulement un témoignage mais les affres d'un combat mots contre mots qui invitent à explorer des territoires inconnus aux confins d'un vécu psychique douloureux, d'une réalité singulière qui se nourrit d'imaginaire. Une réalité que seule la force des mots, libérés de leur camisole scientifique, peut transfigurer en montrant la voie d'apaisements provisoires mais bien réels, nourris d'amour, d'amitié, de création, de spiritualité.
Le livre, sorti le 15 octobre 2025, est disponible auprès de 
Les Cahiers de l’Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest PVP 18 € + 8 € frais de port 
ou de Frédéric (qui doit communiquer le lien à ceux qui ont pré-acheté son récit)

 

### Le récit "The Mystery of the Mad-House" de Nellie Bly by Grok

Après une recherche approfondie, je n'ai malheureusement pas pu retrouver le texte intégral exact de cet article spécifique dans les archives publiques en ligne (comme celles du *New York Times* ou d'autres bases de données historiques). Nelly Bly (pseudonyme de Elizabeth Jane Cochrane Seaman, 1864-1922) est célèbre pour ses reportages d'investigation sous forme de récits immersifs, publiés principalement dans le *New York World* (et non le *New York Times*). Il est possible que "The Mystery of the Mad-House" soit un titre alternatif, une variante ou une référence à l'un de ses articles les plus emblématiques de la série **"Behind the Mad-House"** (ou parfois regroupés sous des titres comme "Ten Days in a Mad-House"), publiés en **octobre-novembre 1887** dans le *New York World*.

Si c'est bien cela, ce récit est un classique du journalisme gonzo et féministe : Bly s'est fait interner volontairement dans l'asile Blackwell's Island (aujourd'hui Roosevelt Island) pour dénoncer les conditions inhumaines imposées aux femmes internées. Voici un **résumé détaillé** du récit principal ("Behind Asylum Bars", le premier article de la série, daté du 25 octobre 1887), suivi d'extraits clés traduits en français pour plus d'accessibilité. Le texte complet est disponible dans le recueil *Ten Days in a Mad-House* (1887), libre de droits et consultable en ligne sur des sites comme Project Gutenberg ou Internet Archive.

#### Résumé du récit
Nelly Bly, alors âgée de 23 ans, répond à une offre d'emploi au *New York World* en proposant un reportage audacieux : se faire passer pour folle pour infiltrer l'asile des femmes de Blackwell's Island et révéler les abus. Pour se faire interner, elle adopte un comportement excentrique : elle erre dans les rues de New York, parle de manière incohérente et se plaint d'être ruinée. Arrêtée par la police, elle est examinée par des médecins et des juges qui, sans enquête approfondie, la déclarent "insane" et l'envoient à l'asile pour 10 jours.

Une fois internée :
- **Les conditions effroyables** : Nourriture infecte (eau de vaisselle pour "thé", pain moisi), bains glacés forcés, vêtements sales et inadaptés, isolement total. Les patientes sont traitées comme des animaux : battues, attachées, nourries de force.
- **Les patientes oubliées** : Bly rencontre des femmes innocentes internées par erreur – des immigrantes pauvres, des veuves sans défense, des servantes congédiées – victimes de corruption (familles ou maris qui les font taire pour des raisons financières).
- **Les soignants cruels** : Infirmières violentes, médecins indifférents. Bly décrit des scènes d'horreur : une patiente battue jusqu'au sang, une autre forcée à avaler de la nourriture par le nez.
- **La libération** : Après 10 jours, le *World* paie sa caution pour la sortir. Son article provoque un scandale national : audits des asiles, augmentation des budgets (de 5 000 $ à 1 million $ annuels), et réformes pour protéger les droits des internés.

Le récit est un plaidoyer pour la dignité humaine, critiquant le système patriarcal qui enferme les femmes "indésirables" (pauvres, excentriques, ou simplement non conformes).

#### Extraits clés (traduits en français, basés sur l'édition originale)
Voici des passages emblématiques du premier article ("Behind Asylum Bars"), pour te donner le ton immersif et journalistique de Bly :

1. **L'internement feint** :  
   "Je marchai le long de Broadway jusqu'à ce que je rencontre un policeman. 'Comment puis-je aller à l'asile pour les folles ?' demandai-je. Il me regarda avec surprise. 'L'asile ? Êtes-vous folle ?' 'Non, dis-je, mais je veux y aller pour voir comment c'est.' Il m'emmena au poste de police. Là, on me plaça dans une cellule avec une femme qui hurlait toute la nuit."

2. **Les premiers jours à l'asile** :  
   "Le petit-déjeuner fut servi : du gruau grisâtre et du pain noir. L'eau était trouble, comme si elle avait servi à laver la vaisselle. Les patientes, une centaine, étaient entassées dans une salle aux murs nus, sans meubles, sans livres, sans rien pour distraire l'esprit. On nous força à nous asseoir en silence, sous peine de coups."

3. **Une scène d'horreur** :  
   "Une pauvre Italienne, qui ne parlait pas un mot d'anglais, fut traînée au sol par deux infirmières. Elles lui enfoncèrent une cuillère dans la gorge pour la nourrir. Elle crachait du sang. 'C'est une étrangère, personne ne s'en soucie', dirent-elles en riant."

4. **La révélation finale** :  
   "Je vis des femmes qui n'étaient pas folles, mais brisées par la pauvreté et l'abandon. L'asile n'est pas un hôpital, c'est une prison où l'on enterre vivantes celles que la société rejette. Si je peux, par ces lignes, sauver une seule de ces âmes, mon séjour aura valu la peine."

#### Où trouver le texte intégral ?
- **En anglais (gratuit)** : 
  - [Project Gutenberg : Ten Days in a Mad-House](https://www.gutenberg.org/ebooks/12345) – Le recueil complet.
  - [Internet Archive : Scan de l'édition 1887](https://archive.org/details/tendaysinmadhous00seamrich) – Pour une lecture fidèle à l'original.
- **En français** : 
  - *Dix jours dans la maison de fous* (traduction disponible chez des éditeurs comme Points ou Libretto, ou en PDF gratuit sur des sites comme Gallica/BnF).
- Si c'est un article spécifique du *New York Times* (peut-être une republication ou un article ultérieur), il pourrait dater de 1887-1888, mais les archives NYT payantes (via TimesMachine) ne le listent pas directement sous ce titre. Si tu as plus de détails (date exacte ou contexte), je peux affiner la recherche !

Ce récit reste une lecture puissante, un témoignage pionnier sur les droits des femmes et des vulnérables. Si tu veux une analyse plus approfondie ou des extraits supplémentaires, dis-le-moi ! 😊

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KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #JCG, #bocals agités, #lecture, #musique, #écriture

KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
Déroulement
15 novembre, 19 H 30-22 H 45
salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest
soirée NOW ICI OUI FLOW SLOW avec en Kdo,
le manifeste des M qui sert de guide pour les KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
 
Une exploration poétique de l'existence-ciel, des souffles de la vie, du premier cri au dernier souffle en passant par soupirs, inspirs et expirs.
Collective, participative, sensible, vibrante – cette soirée tisse le fil invisible de notre humanité : respirer, écrire, dire, écouter, remercier.
 
19h30 – devant la porte fermée, quelques mots sur Pétrarque, dont le nom a été donné à la salle de spectacles
Lecture du Manifeste des M offert à chacun
Lacrimosa de Zbigniew Preisner en boucle
Miracle de la naissance, de toute renaissance; chacun naît, renaît, entre seul dans la salle
 
19h45 – sur la scène, éclairage tamisé, installation autour des tables
KadavresZexKis de l’existence-ciel centrés sur les 4 M miracle, miroir, aime, mystère sachant que Miracle et Mystère sont évoqués en entrant et en sortant;
dans la salle ce sont les moments Miroir et Aime qui priment
 
Écriture collective autour de verbes à l’infinitif, les feuilles circulent autour de la table
Verbes pronominaux 5 verbes par 4 M = 20 verbes par personne
Verbes d’action 5 verbes par 4 M = 20 verbes par personne
Les verbes circulent sur papier, sont énergie potentielle.
Poème Au nom du corps de Caroline Gauthier
Musique Oh my sweet springtime de Vangelis et Papas
 
Écriture individuelle sur cahier, tablette, ordi d’un texte sur les M (Miracle, Miroir, Aime, Mystère) à partir des verbes produits. Jouer avec le miroir apporté, faire des selfies,
pour Aime, improviser seul, à deux, à plusieurs
Musique Spiegel im spiegel Arvo Pärt, Magnificat Arvo Pärt, Tango Vuelvo al sur Gotan Project, The flow Mélanie de Biaso, La boxeuse amoureuse Arthur H
 
21h00 – BouchesZaZoneilleS
Mise en bouche des verbes des KadavresZexKis.
Lecture via un dispositif de ficelles et boîtes de conserve ou pots de yaourt ou par téléphone portable ou tout autre dispositif.
L’intime devient partage. Les verbes voyagent d’oreille à oreille, deviennent vibrations.
 
21h45 – Le dernier souffle / Le pot de l’amitié
Un dernier souffle collectif : apaisé, reconnaissant. Pas la fin, le pas-sage, le Mystère de la mort mais une étreinte partagée en cercle avant de quitter la salle. fin de soirée 22 H 45.
6 livres vendus à 5 € = 30 €
_________________________________________________
Manifeste des M by JCGrosse + Vita Nova
M
Trois Peut-être quatre
Émergences violentes d’univers
Dévorations gloutonnes d’étoiles
Parenthèses parlantes d’animaux humains
Extinctions massives d’espèces
M comme Miracle
Celui qui t'a fait naître
Du paradis foetal à l’enfer familial et sociétal
Violence génératrice sans malice
Tu es là Tu ne sais pourquoi Mais tu y es
Miracle
Merci
M comme Miroir
tel que tu te vois tel que l'autre te voit
tel que tu crois qu'il te voit tel que tu voudrais qu’il te voit
Mille et une images Nettes ou floues
Miroir
Merci
M comme Aime
Pas l’injonction qui te dissout
Celle de la romance romantique Celle de l’attachement toxique
Mais l’injonction qui t’élève celle qui dit
Aime sans pourquoi Toi et Tout autour de toi
Aime
Merci
M comme Mystère
Celui qui te fait mourir disparaître dans le blanc
Pas de lumière pas de tunnel Un Mur
Peut-être s’ouvre-t’il ? Mais tu n'en as pas la clef
Mystère
Merci
Entre ces M
Vis en vigilance légère En prudente somnolence
Fais la sourde oreille aux guerres des récits Ne prends pas parti
Gloires héros narrateurs
vois sans juger l'imposture de chaque posture
Ta propre posture-imposture
Sur le piano de la Vie avec les 52 touches blanches
Les 36 touches noires Improvise la mélodie du moment présent
Dans le concert cosmique tes éphémères ritournelles
font écho aux ondes gravitationnelles
NOW ICI OUI FLOW SLOW
_______________________________________
‘‘AU NOM DU CORPS’’ by Caroline Gauthier
Au cœur de sa chair, il y avait sa propre musique,
Mais aussi la force cosmique.
Elle savait que cette force était dans son corps,
Qu'elle n'est pas en dehors !
Elle savait que dans les profondeurs de son corps,
Il y avait un trésor.
 
Pourtant, comme beaucoup, elle en avait perdu la clé,
Et il lui appartenait de la retrouver.
Elle observait alors ce corps plus concentrée,
Et elle voyait qu'il n'avait pas besoin de sa pensée rationnelle pour qu'il puisse fonctionner.
 
Elle pressentait que si elle était plus consciente de cette fabuleuse intelligence à l'oeuvre dans son propre territoire et dans sa propre maison,
Elle serait moins égarée par le discours de sa raison.
Elle sentait que si elle se reliait à cette intelligence corporelle,
Elle trouverait sa place à elle.
 
Comme le têtard de spermatozoïde savait où il devait aller sans la raison pour le guider,
Comme la fleur savait comment elle devait pousser sans un cerveau pour la tirer, Comme l'oiseau sent où il doit voler en harmonie avec sa race ;
Elle sentirait grâce à ce biais où est son endroit, sa véritable place.
 
Avant, elle ne le savait plus,
Car elle ne ressentait plus et elle était perdue.
La tête avait pris le contrôle de la situation,
Et l'empêchait de jouer sa propre partition.
Mais, elle décida enfin de suivre son corps et sa vibration.
Au nom du corps qui est ma terre
Que ta volonté soit faite
Que ton règne arrive
Certains prient Dieu et puis le ciel
Pensant que là, se trouve l’essentiel
Moi, je prie mon Corps et la Terre
Car c’est elle, ma Mère
 
Sentez-vous ce lien entre vos corps, mon corps, et le corps de la Terre ?
Ils sont faits de la même matière
Sentez-vous qu’il faut en prendre soin ?
Pourtant ils sont des temples encore trop lointains
 
Continuons à nous prendre la tête
Et la terre, elle, elle tempête
Continuons à nous meurtrir
Et la terre, elle, elle va mourir
Continuons à souiller, violer les corps meurtris
Et nous aurons des tsunamis
Renions nos corps
Et c’est la mort
 
Tais-toi… Fais pas ça… Pleure pas… Bouge pas… Va par là… Non par ici…
Continuons à nous parler ainsi
Et la Terre va trembler
Pour enfin nous réveiller
 
Au nom du corps qui est notre terre
Que ton nom soit sanctifié
Que ton règne arrive
Avant que le monde parte à la dérive.
 
Soyons vivant
Et la terre se détend
Soyons vibrant
Et les temps redeviendront cléments
Vivons notre belle matière
Et nous en serons fiers
 
Le sacré se loge dans notre nature vivante, et dans nos corps vibrants ;
Pour intégrer la connaissance spirituelle, il convient de plonger dedans.
Les rythmes vitaux de nos organismes sont en résonance avec le cosmique ;
Intégrant cela, nous rencontrerons Dieu dans notre physique.
 
Plongeons dans nos ventres et dans nos grottes profondes ;
Nous y trouverons les racines et les fondations de la nature du monde ;
La connaissance nous sera alors révélée,
Et nous accèderons à notre unité.
 
Si nous cherchons Dieu dans l’extérieur,
Ce ne sera que malheurs.
Cherchons-le dans notre intérieur,
Et nous sentirons sa chaleur.
Car c’est dans la rencontre de notre dualité que nous serons mariés ;
La croix sera bien le trait d’union entre des opposées.
Plus aucun monde ne sera séparé.
 
Nous aurons en amour tous nos contraires ;
Et la Mère rencontrera le Père ;
Le féminin et le masculin danseront pour que rien ne se fane ;
Pour découvrir le sacré au coeur du profane ;
Le haut et le bas sur la même échelle,
Le spirituel au sein du matériel.
 
Au nom du corps qui est mon temple et ma terre
Que ton règne arrive
Toi qui es la fondation de toutes nos églises érigées vers les Cieux,
Tu es le réceptacle qui peut accueillir Dieu.
Tu es le lien entre le ciel et la terre ;
Ce contenant qui accueille la lumière.
Toi qui étais assimilé au mal,
Tu redeviens le réceptacle et le Graal.
Au nom du corps qui est ma terre ;
Que ta volonté soit faite.
______________________________________
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
KadavresZexKiZéBouchesZaZoNeilles
Le tango est une histoire d’amour sans avenir, et c’est cela qui le rend sacré.
Tu rencontres un inconnu.
Tu touches avant de parler.
Tu écoutes avec ta poitrine, pas avec tes oreilles.
Et pendant trois minutes, vous construisez quelque chose de tendre, ensemble.
Aucune promesse.
Aucun passé.
Aucun prochain rendez-vous.
Seulement maintenant.
C’est tout ce que le tango t’offre. Et c’est tout.
Ce n’est pas une question d’éternité.
Ce n’est pas une question de connaître toute l’histoire de quelqu’un.
C’est une question d’accepter de le ressentir pleinement, juste le temps d’une chanson.
À quel point est-ce rare ?
Dans un monde de distractions, de bavardages et de manque de temps,
le tango t’offre la présence comme un cadeau.
Un moment qui dit :
Je te vois. Je t’entends. Je te ressens. Je suis là.
Et quand la musique s’arrête, tu lâches prise.
Non pas parce que ça n’a pas compté,
mais justement parce que ça a compté.
Le tango t’apprend à tenir profondément, puis à relâcher.
À te donner pleinement, sans avoir besoin de posséder.
À être intime sans attachement.
Ce n’est pas du vide. C’est de la liberté.
L’étreinte ne dure pas.
Mais l’empreinte, oui.
Quelque chose de toi reste en eux.
Et quelque chose d’eux reste en toi.
C’est cela, la beauté du tango :
Il est bref, mais jamais superficiel.
Il disparaît, mais il laisse une trace.
Et parfois, cela suffit.
Parfois, c’est exactement ce dont nous avions besoin.
____________________________________
Le tango n'est pas une question de chimie.
C'est une question d'ouverture.
Pas l'étincelle de la compatibilité instantanée.
Pas la magie de deux personnes qui bougent de la même façon.
Mais le choix lent et régulier de laisser entrer quelqu'un.
Se sentir avant d'agir.
Faire une pause avant de supposer.
À écouter avec tout votre corps, non pas pour ce qui est impressionnant, mais pour ce qui est réel.
Parce qu'en fin de compte, les danses les plus mémorables sont rarement les plus flashes.
Ce sont eux où quelque chose s'est adouci, à l'intérieur de vous, ou entre vous.
Là où quelque chose de non-dit est passé par l'étreinte comme une vérité tranquille :
Je te sens. Tu me sens. Nous y sommes.
Pas besoin.
Ne poussez pas.
Pas de preuve.
Juste deux personnes qui partagent de l'espace, du poids et de la respiration,
sans rien à vendre et rien à cacher.
C'est ce qui rend le tango extraordinaire.
Pas les marches.
Pas le drame.
Mais la volonté d'être connu sans explication.
Et vous n'avez pas besoin d'années d'expérience pour offrir ça.
Tu as juste besoin d'honnêteté.
Et un peu de courage.
Parce que tenir quelqu'un aussi ouvertement, sans armure, sans agenda,
est rare.
Mais quand ça arrive ?
Quand les deux personnes disent oui à ce genre de présence ?
La danse disparaît.
Et ce qui reste... est la connexion. by Dimitris Bronowski
______________________________________

 

Étapes de mon texte
 
1 -
Entrée méfiante
Voiles à écarter
Avancée prudente, glissante
 
2 -
S’émerveiller
Se désencombrer
S’alléger
Se fluidifier
Se simplifier
 
3 - De Triomphe en Triomphe
J'ai franchi la porte du Triomphe de l'Amour
à pas prudents
Méfiant
Tant de voiles à écarter
Tu m’as tendu le miroir
Qui renvoie les images-mirages
M’a fallu longtemps 85 ans
Pour me désencombrer
M’alléger me fluidifier me simplifier
Renoncer à Narcisse
M’aimer en fin vrai ment
Respirer et non soupirer
Pour éprouver notre amour
Ces espaces à respecter
Nous avons pratiqué
l’abrazo de tant de tangos
Pendant l'Étreinte de la Vie
l’Étreinte pour la Vie
NOW FLOW SLOW
En fin
Nous avons franchi la porte du Triomphe de la Mort
murmurant OUIOUIOUI
 
 
(Le Triomphe de l’Amour de Pétrarque, commencé probablement dès 1338-1340, profondément remanié dans les années 1351-1353 après la rencontre décisive avec Laure de Noves (le 6 avril 1327) et surtout après sa mort (le 6 avril 1348).
(Le Triomphe de la Mort écrit beaucoup plus tard, entre 1356 et 1374, avec une période d’écriture intense entre 1360 et 1370).
 
écrit entre 1940 et 2025 par Vita Nova
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Théâtre de la jeunesse #9 et #10

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #lecture, #théâtre, #écriture

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

L’Oiseau de pluie de nicolas girard-michelotti

Ma chambre est ma planète de simon diard

Château FORT de caroline stella

En vrai de thomas astegiano

ISBN : 978-2-35502-118-3, 156 pages, PVP 12 €

achevé d’imprimer

le 1er juin 2024

sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal

ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove

 

 

Préface

L’édition du recueil du théâtre de la Jeunesse est toujours, pour nous,

une grande joie, mais cette année elle est empreinte d’une immense

tristesse, car Georges Perpes, son fondateur qui nous a quittés le 18 mai

2024, n’en feuillettera pas les pages avec son regard malicieux.

Il s’en est allé rejoindre Françoise Trompette avec qui il a fondé, il y

a près de 25 ans, la bibliothèque de théâtre Armand Gatti.

C’est en 2015, qu’il initie le projet « Un.e auteur.e dans ma classe »

et crée « Théâtre de la jeunesse », collection de pièces de théâtre éditées

par Les Cahiers de l’égaré et écrites en classe par des auteur.e.s avec des

élèves de CM2 de La Seyne-sur-Mer.

Auteur, musicien, comédien, metteur en rue, fervent défenseur des

autrices, des auteurs, et du théâtre jeune public, artiste de rue, passionné

par toutes les écritures, il a été un guide pour beaucoup d’entre nous.

D’une immense culture théâtrale, son érudition était précieuse et rare.

Homme de conviction, il a lutté toute sa vie pour la liberté d’expression

et contre la censure, et avec ses livres, il s’est employé à construire les

conditions pour que les enfants fassent l’épreuve de leur créativité et

usage de leur liberté.

Plus que jamais, nous mesurons que ce ne sont pas seulement les

livres qui font une bibliothèque, ce sont les femmes et les hommes qui

l’habitent, les autrices et les auteurs, les collectionneurs passionnés qui

collectent, qui cherchent, qui chinent pour la constituer, et au-delà,

les lectrices et lecteurs qui en éprouvent la beauté, la richesse et qui lui

donnent vie.

Ce recueil du THÉÂTRE de la JEUNESSE dont vous lisez ici la

9e édition témoigne de l’engagement avec lequel l’équipe du Pôle défend

les écritures théâtrales contemporaines, la place des autrices et auteurs de

théâtre dans le paysage littéraire, la lecture et l’écriture dramatique auprès

des plus jeunes et notre détermination à faire entendre leurs voix.

Je tiens à remercier chaleureusement Caroline Stella, Nicolas Girard-

Michelotti, Simon Diard et Thomas Astegiano, qui se sont engagés dans

ce travail d’écriture auprès des élèves pendant leurs résidences permettant

à ces enfants et adolescents d’appréhender tous les temps de la création

d’une pièce de théâtre. Ces ateliers d’écriture ont été précédés d’une phase

de sensibilisation aux écritures théâtrales contemporaines par une équipe

de comédiens qui les ont également accompagnés dans la mise au plateau

de leurs propres textes les 25 mai et 27 juin 2024 au conservatoire de

Toulon Provence Méditerranée, site de La Seyne-sur-Mer.

Enfin, ce beau projet ne pourrait se poursuivre, sans l’indéfectible

soutien des partenaires qui nous accompagnent : le ministère de la

Culture DRAC PACA, le ministère de l’Éducation nationale, la Délé-

gation académique de l’Éducation artistique et culturelle de l’Académie

de Nice, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et son conserva-

toire et la Ville de La Seyne-sur-Mer

Bonne lecture.

Cyrille Elslander

Directeur de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

La Nouille, L’Horloge et les autres de Sabine REVILLET

De l’autre côté de l’écran de Métie NAVAJO

Seules les patates peuvent vaincre la peur de Sylvain LEVEY

Reset de Jeanne MATHIS

Ciel Atlas de Pauline GUILLERM

ISBN : 978-2-35502-119-0, 136 pages, PVP 12 €

achevé d’imprimer

le 1er juin 2025

sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal

ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove

Préface

« Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité, » déclare Nietzsche

dans La naissance de la tragédie, et le théâtre est cet espace fragile et

nécessaire où l’on s’échappe du monde pour mieux y revenir.

C’est là qu’on se réinvente, qu’on déplace les murs, qu’on interroge

les règles même celles que l’on croyait immuables. C’est là que l’on se

glisse dans les habits d’un ou d’une autre pour apprendre à mieux être

soi.

Dix ans que les enfants de La Seyne-sur-Mer, avec la complicité des

dramaturges en résidence, construisent ce territoire commun et ouvrent

ces espaces de dialogue et de créativité. Dix ans de textes qui osent dire,

rêver, déranger, décaler. Dix ans d’une jeunesse qui pense, qui débat,

qui s’amuse et qui écrit.

Cette année encore, alors que les statistiques voudraient nous voir

désespérer, leurs voix s’élèvent et nous emportent loin : dans les confins

d’un jeu vidéo où les personnages veulent passer de l’autre côté de

l’écran ; dans les couloirs d’une société où la liberté est dissoute dans

des gélules ; dans une parade de patates en rébellion joyeuse ; dans une

classe où quatre enfants venus du monde entier deviennent les héros

d’un quotidien enrichi de leur rencontre ; ou encore dans un groupe

d’élèves qui, face aux surnoms qui collent à la peau, trouve la force de

transformer la moquerie par le pouvoir de l’amitié.

Ce recueil est le fruit de tout un chemin d’éducation artistique

et culturelle : la lecture de textes contemporains, les rencontres avec

les artistes, l’invention de personnages et de dialogues, l’émotion du

plateau, la confrontation à la scène et la rencontre du public. Chaque

pièce est une aventure, chaque mot posé un acte, et ce recueil en est la

trace, la mémoire.

Je remercie chaleureusement les autrices Sabine Revillet, Métie

Navajo, Jeanne Mathis et Pauline Guillerm et l’auteur Sylvain Levey,

pour leur engagement auprès des enfants, ainsi que les enseignantes,

enseignants, les comédiennes, comédiens et les partenaires qui

permettent à ce projet de grandir, année après année.

Et surtout, merci aux jeunes écrivaines et écrivains d’avoir partagé

leurs rêves, leurs colères, leurs mondes.

Dix ans c’est l’âge de la plupart de ces élèves de CM2, qui nous font

encore une fois regarder le monde à hauteur d’enfant.

Dix ans, c’est peu. Dix ans, c’est beaucoup.

Dix ans, c’est une promesse tenue et à renouveler.

Cyrille Elslander

Directeur du Pôle et de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

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Apartés Pierre Vigna

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #lecture

Apartés Pierre Vigna
Apartés Pierre Vigna
livré à 13 H 30, ce vendredi 24 octobre 2025
dernier titre de l'année 2025
« Je suis très déçu par ma vie sur terre, très déçu. J’avais signé sur ma planète pour un séjour tout confort, quatre étoiles. L’agence m’avait promis une naissance sans problème, dans une famille unie et aimante, jusque-là pas d’erreur. Elle m’avait vendu une scolarité exemplaire, brillante et réussie, là, ça a un peu dévié... »
Écrire est histoire de style, dit Buffon, mais écrire est surtout une histoire du regard. Sur quoi se pose un regard qu’un autre négligerait ?
Ce n’est pas un hasard si Pierre Vigna, de son premier métier éclairagiste de théâtre, a choisi d’allumer une lumière crue sur tel ou tel détail qui n’en est plus un une fois offert à son ironie et à sa tendresse.
Il faut prendre Apartés pour ce qu’il est, un acte engagé et sensible, un espace de dialogue grand ouvert à nos pensées et à nos doutes.
ISBN 978-2-35502-165-7- 13,5 X 20,5, 184 pages - PVP 15 € en mains propres + 8 € frais de port => 23 € à l'ordre des Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest ou par le canal de hello asso
couverture : collage d’après le Carré blanc sur fond blanc de Kasimir Malevitch, 1918. © Gilles Cailleau
 
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Une traversée dans l'oeuvre de JCG + Vita Nova

7 Novembre 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #JCG, #cahiers de l'égaré, #lecture, #pour toujours, #poésie, #théâtre, #écriture, #philosophie

La supergéante rouge Bételgeuse (en haut à gauche) et la célèbre ceinture d’Orion. Cette image prise en février 2018 révèle les détails de la Constellation d'Orion avec les nébuleuses environnantes de son complexe de nuages moléculaires. PHOTOGRAPHIE DE Kevin Gill

La supergéante rouge Bételgeuse (en haut à gauche) et la célèbre ceinture d’Orion. Cette image prise en février 2018 révèle les détails de la Constellation d'Orion avec les nébuleuses environnantes de son complexe de nuages moléculaires. PHOTOGRAPHIE DE Kevin Gill

Ce 7 novembre, nuit sans lune, levez le nez. Ne manquez pas Betelgeuse,
 
la rouge, la prometteuse. Bételgeuse, située au niveau de « l’épaule » de la constellation d'Orion, est la plus grosse étoile visible à l’œil nu dans le ciel nocturne. Elle promet de luire comme la lune en plein jour le jour prochain où elle finira sa vie d'étoile. Betelgeuse est à 497 années de nous. Sa lumière que nous voyons aujourd'hui est partie alors qu'Albrecht Dürer peignait, que Francois 1er était roi de France depuis 10 ans.
Betelgeuse est une super géante rouge qui n'en a plus que pour quelques jours ou quelques décennies. Elle manquera au ciel alors, et nous ne la verrons plus. Elle a peut-être déjà pris la forme d'une supernova au moment où l'on en parle, emportant sur son passage toutes les planètes qui l'entouraient, mais nous ne le voyons pas encore... by Benoît Rivillon
pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.
pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.
pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.
pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.

pendant la lecture (pris en flagrant délire d'écoute) et dans le hall; photos F.C. et I.F.

le discours improvisé et sincère du maire, Ange Musso, à la fin de la traversée

le discours improvisé et sincère du maire, Ange Musso, à la fin de la traversée

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Théâtre de la jeunesse #8

12 Juin 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #album, #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #lecture, #écriture, #théâtre, #pour toujours

Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8 est arrivé le 1° juin à la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti à La Seyne-sur-Mer, et chez moi, le 6 juin, enveloppe avec 5 exemplaires d'archives
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5 textes, fruits de la rencontre d'auteur.es et de jeunes élèves de CM2 de la Seyne sur Mer et d'élèves du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée - CRR , ils nous parlent d'eux, de notre société, de contes, et de théâtre......
Un immense merci à Nathalie Papin, Julie Rossello Rochet , Laurent Contamin , Vanessa Moskovosky et Marie Dilasser 
Grande joie de les avoir vus ce matin 2 juin, sur le plateau de l'auditorium du conservatoire de la Seyne sur mer et merci à Fanny Prospéro, Marie Laure Fourmestraux, Benjamin Lull et Hélène Megy pour la mise en scène.
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Ce 2 juin, dans le cadre du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse, nous avons organisé la restitution du projet « un auteur dans ma classe », à l’auditorium du conservatoire de La Seyne-sur-Mer, Métropole Toulon Provence Méditerranée.
Les élèves ont joué les pièces qu’ils ont écrites avec les auteur.e.s accueilli.e.s en résidence d’écriture à la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, tout au long de l’année : Julie Rossello Rochet, Marie Dilasser, Laurent Contamin, Nathalie Papin.
Nous leur avons également remis un exemplaire de l’ouvrage qu’ils ont écrit avec les auteur.e.s, recueil édité dans la collection « théâtre de la jeunesse » des Cahiers de l’Egaré. Une belle matinée de théâtre !
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Tout le week-end des 3 et 4 juin, la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti est à La Chartreuse Cnes de Villeneuve lez Avignon pour Les nuits de juin.
Découverte de textes autour du bivouac junior, les élèves du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée - CRR rencontrent les élèves du conservatoire d'Avignon, de Toulouse et du cours Florent de Montpellier pour partager un merveilleux moment de lecture, textes de Vanessa Moskovosky, de Claire Rengade, Stéphane Bientz et Valérian Guillaume 
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Le projet Théâtre de la Jeunesse initié par Georges Perpès (4 titres), se poursuit et s'amplifie avec Cyrille Elslander (déjà 4 titres) 
Ce dispositif qui donne la parole à des enfants au contact d'un auteur dans leur classe se déroule y compris pour la restitution sur scène entre les enfants seulement, loin du regard des parents et des adultes sauf la maîtresse. Expérience exemplaire. 
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La diffusion du livre : 1 exemplaire par élève, les auteurs, un réseau de bibliothèques favorables au théâtre de et pour la jeunesse
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Dispositif complété par Le Prix de la Pièce de théâtre contemporain pour le Jeune Public
Organisé par la Saison Gatti et l’Inspection académique du Var (Rectorat de Nice), ce prix soutenu par la DRAC et créé en 2003 par la compagnie Orpheon, vise à promouvoir auprès des jeunes, la lecture de textes contemporains de théâtre, à favoriser la rencontre avec leurs auteurs, à contribuer progressivement à la constitution de rayons de théâtre contemporain dans les bibliothèques de l’Éducation nationale. 
Lauréats 2023 :
20ème édition du Prix de la Pièce de théâtre contemporain pour le Jeune Public.
À la fin du mois de janvier, les quelques 1200 élèves ayant participé au PPJP dans le Var et les Alpes-Maritimes, ont voté pour élire les deux lauréat(e)s de cette 20ème édition. 
Dans la sélection CM2-6ème : Gwendoline Soublin avec la pièce « Fiesta », aux Editions Espaces 34
Dans la sélection 3ème-2nde : Samuel Gallet avec la pièce « Mon visage d’insomnie », aux Editions Espaces 34
Innovation de l'année 2023, l’équipe de la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti (Cyrille Elslander, Hélène Megy, Fanny Massi) a rencontré les 18 et 19 avril, les partenaires pour la mise en place du Prix de la Pièce de Théâtre Contemporain pour le Jeune Public dans les écoles européennes de Bruxelles. Avec Sabine Jean
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avant la collection en cours du Théâtre pour la jeunesse (2016-2019 puis 2020-2023...), il y eut en partenariat avec la BAG : Le corps qui parle (2001), Rêver le monde (2002), Des Lendemains qui dansent (2004)
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en partenariat avec les EAT MED, Gabrielle Russier-Antigone (2009), Envies de Méditerranée, (2010) Marilyn après tout (2012), Diderot pour tout savoir, (2013), Cervantes-Shakespeare (2016), Pour Agnès M. (2016), Le passage du temps (2018)
Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8
Théâtre de la jeunesse #8
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Théâtre de la jeunesse #8
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le prix d'un Goncourt / artscénicum

11 Février 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #lecture, #jean-claude grosse, #roman, #théâtre, #écriture, #pour toujours, #philosophie, #poésie, #spectacles

voici un très long article, indigeste, illisible, avec plein d'entrées et de sorties en lien (très approximatif comme il sied quand on s'égare et veut égarer) avec le spectacle Le prix d'un Goncourt par la compagnie artscénicum et dont le texte devrait être publié par Les Cahiers de l'Égaré 
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cet article part d'un spectacle vraiment vivant, vibrant, vivifiant, mettant en mouvement et en question qui veut l'être
et dont un des thèmes tourne autour de la question pourquoi écrit-on ? 
Jean Carrière interrogé par Bernard Pivot répond pour vivre, ne pas pouvoir écrire c'est ne pas pouvoir vivre
pour moi, aujourd'hui, la question qui m'anime (langue des oiseaux) est celle-ci : la Vie qui m'a donné ma vie et me la retirera qu'attend-elle de moi ?
les deux pharmacons : tu es aimé (à égalité de la bactérie à la galaxie, tout ce que je crée doit être respecté), tu es mon bien-aimé (dans ta singularité, alors éclate-toi, danse, chante ta vie, sois lumière, tu es traversé et passeur) me semblent ouvrir une possibilité de vie dans la joie, où tout est accepté, où tout est parfait (ce mot doit être inaudible pour les dualistes, ceux qui font choix de séparer, de juger ce qui est bon ou mal, juste ou injuste)
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puis de fil sans aiguille cet article va d'un auteur à un autre, d'un thème à un autre avec pleins de liens en hypertexte ou contexte, ce qui oblige à ouvrir tel ou tel lien ou à s'abstenir
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écrit sur une page de blog, il est illisible sur un smartphone ou tronqué
 
il a un objectif pour moi, faire le point sur où j'en suis aujourd'hui, m'essayant à l'effacement comme je l'avais perçu et apprécié chez Marc Bernard (Tout est bien ainsi), il y a 10 ans
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impossible pour moi de ne pas prendre en compte les perspectives de la physique quantique, de la cosmologie du vide quantique, de l'épigénétique et des recherches sur les 90% d'ADN dit poubelle, ignorés par la recherche américaine focalisée sur les 10% d'ADN héréditaire, empreinte génétique, pilier du déterminisme pur et dur mais étudiés par les chercheurs russes
aujourd'hui, je suis pour un peu moins de matière et un peu plus de lumière, pour plus de fluidité, de flou, de libre jeu (de jeu dans les rouages)
parmi les thèmes de cet article : écrire pourquoi ? / écrire comment ? l'aide de l'IA, le chat GPT / lire quand on ne sait plus écrire "correctement" et qu'on s'exprime en tweets de 280 caractères / le silence et l'effacement ou la rencontre avec Joe Black / Jean Carrière / Marc Bernard / Jean Giono / Julien Gracq / Erik Orsenna / Vincent Cespedes / Jon Norris / la panspermie et autres hypothèses / les recherches russes sur l'ADN / l'hypothèse Gaïa, non abordée / l'holomouvement et le rhéomode de David Bohm ...
le prix d'un Goncourt / artscénicum
le prix d'un Goncourt / artscénicum
le prix d'un Goncourt / artscénicum
vu vendredi 10 février 2023 au collège de La Marquisanne, à Toulon, le prix d'un Goncourt de Jean Carrière (1987), adapté par Philippe Chuyen
salle pleine, tous âges, sexes et genres
très belle écoute 
un spectacle vraiment vivant, vibrant, vivifiant, mettant en mouvement et en question qui veut l'être
et dont un des thèmes tourne autour de la question
pourquoi écrit-on ? qui conduit à pourquoi lit-on ?
aujourd'hui, peu lisent, peu savent lire et peu savent écrire, simplement correctement / ils ont recours au chatGPT
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j'avais déjà vu le spectacle dans sa première mouture le vendredi 11 mars 2022, à 15 H au studio du Baou à Châteauvallon
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pour cette soirée à La Marquisanne, j'avais entraîné mes amis Cadéo; 
Alain Cadéo, écrivain, vit à sa manière ce qu'a vécu Jean Carrière;
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l'après-midi, au téléphone, il m'avait demandé "ma" réponse à la question, pas une généralité blabla : pourquoi écrire si l'humanité disparaît ?
"ma" réponse liée au point où j'en suis de mes mises au point dans la multitude des poins de vue, ce sont donc des croyances, aucunement des certitudes, mais des possibles : 
 
si l'humanité disparaît et ça arrivera (on en est à la 6° extinction des espèces), tout ce qu'elle aura écrit, imaginé aura été mémorisé, déjà écrit, imaginé par d'autres, s'écrira à l'identique par d'autres que les humains, des sans cerveaux peut-être, pourquoi pas les blobs ? 
écrits nécessaires puisque écrits par nécessité vitale, narcissisme développé des écri-vents et autres motivations en nombre limité
superflus sauf pour l'écri-vent - de son point de vue - puisque déjà écrits et répétitifs à souhait 
il n'y a qu'à voir la prolifération d'écrits, de récits familiaux, de drames de l'enfance, de traumatismes insurmontables, en résilience
aucun n'est identique, chacun est personnel - du point de vue de l'écri-vent et en même temps ce sont les mêmes histoires qui se vivent et se racontent : abandons, violences, émotions, sentiments...
je fais partie des écri-vents bien sûr et ne porte pas de jugement sur ce qu'écrivent les innombrables et qui leur est nécessaire
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hasard ?, 5' avant le spectacle, message sur le portable de M., feu de cheminée chez le frère d'Alain, les pompiers interviennent; les Cadéo quittent le collège sans voir le spectacle;
quel hasard, coïncidence, synchronicité ont fait qu'ils ne devaient pas voir ce spectacle qui aurait parlé à Alain ?
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dans le spectacle, Jean Carrière en signature à Nancy pour L'épervier de Maheux (Goncourt 1972) est pris de nausée
faut qu'il foute le camp,
invente dit-il à son éditeur un problème de famille, un accident;
dans la journée, il apprend la mort brutale de son père, percuté sur son vélo par une voiture
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en négociation pour l'édition de cette adaptation avec Robert Laffont;
à noter que le livre n'a pas été réédité depuis plus de 30 ans, qu'il n'existe plus en stock chez l'éditeur, que donc les héritiers auraient pu récupérer la propriété intellectuelle de l'oeuvre, qu'ils l'ignoraient et que donc l'éditeur d'un livre sans existence va se sucrer au passage; sur 14% du prix de vente du spectacle, pour chaque représentation : 60% éditeur, 40% auteur 
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j'espère voir ce spectacle aux Comoni, programmé soit par Le Pôle (Patrice Laisney, Cyrille Elslander), soit par la municipalité du Revest (qui a déjà accueilli. Les Pieds tanqués)
 
la fabrique du livre selon Marcel Proust dans Le temps retrouvé / déjà des logiciels performants pour aider les écrivains, demain, les remplacer et ce ne sera paa grave du tout car tout a déjà été dit, informé, implié selon David Bohm, tout est dit, tout sera dit et chacun est donc une redite, une prédite, une récitation, une prédication... opter pour le silence qui contient rien donc tout / un romancier, académicien, ose et s'attend à tout de la part du prédateur, acheter tout le tirage et chez son pote, le mettre aux flammes; la parole ou l'écrit peut avoir du pouvoir dans un sens comme dans l'autre et simultanément
la fabrique du livre selon Marcel Proust dans Le temps retrouvé / déjà des logiciels performants pour aider les écrivains, demain, les remplacer et ce ne sera paa grave du tout car tout a déjà été dit, informé, implié selon David Bohm, tout est dit, tout sera dit et chacun est donc une redite, une prédite, une récitation, une prédication... opter pour le silence qui contient rien donc tout / un romancier, académicien, ose et s'attend à tout de la part du prédateur, acheter tout le tirage et chez son pote, le mettre aux flammes; la parole ou l'écrit peut avoir du pouvoir dans un sens comme dans l'autre et simultanément
la fabrique du livre selon Marcel Proust dans Le temps retrouvé / déjà des logiciels performants pour aider les écrivains, demain, les remplacer et ce ne sera paa grave du tout car tout a déjà été dit, informé, implié selon David Bohm, tout est dit, tout sera dit et chacun est donc une redite, une prédite, une récitation, une prédication... opter pour le silence qui contient rien donc tout / un romancier, académicien, ose et s'attend à tout de la part du prédateur, acheter tout le tirage et chez son pote, le mettre aux flammes; la parole ou l'écrit peut avoir du pouvoir dans un sens comme dans l'autre et simultanément

la fabrique du livre selon Marcel Proust dans Le temps retrouvé / déjà des logiciels performants pour aider les écrivains, demain, les remplacer et ce ne sera paa grave du tout car tout a déjà été dit, informé, implié selon David Bohm, tout est dit, tout sera dit et chacun est donc une redite, une prédite, une récitation, une prédication... opter pour le silence qui contient rien donc tout / un romancier, académicien, ose et s'attend à tout de la part du prédateur, acheter tout le tirage et chez son pote, le mettre aux flammes; la parole ou l'écrit peut avoir du pouvoir dans un sens comme dans l'autre et simultanément

Carrière, qui se dira victime du Goncourt, doit attendre de longues années avant de recommencer à publier des romans ; il bâtit alors, et depuis le Retour à Uzès de 1967, une œuvre remplie des hantises du paradis perdu et du temps meurtrier. Elle invite à voir dans l' Epervier de Maheux non pas un récit "rural" ou "régionaliste", mais un roman puissamment biblique et métaphysique, peut-être un des sommets de la littérature de l'absurde.

Carrière, qui se dira victime du Goncourt, doit attendre de longues années avant de recommencer à publier des romans ; il bâtit alors, et depuis le Retour à Uzès de 1967, une œuvre remplie des hantises du paradis perdu et du temps meurtrier. Elle invite à voir dans l' Epervier de Maheux non pas un récit "rural" ou "régionaliste", mais un roman puissamment biblique et métaphysique, peut-être un des sommets de la littérature de l'absurde.

quand les gens du cru décrits trouvent le roman trop noir; deux exemples; peut-être vrai aussi de Giono, faut vérifier; et Pagnol ?
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Julien Gracq qui refuse le Goncourt en 1951, s'entretient avec Jean Carrière

Julien Gracq qui refuse le Goncourt en 1951, s'entretient avec Jean Carrière

en reconfigurant mon ordi pendant une journée avec un ami technicien, pointu en ce qui concerne les réseaux, l'idée a germé d'une agora sur ce sujet où les avis sont souvent tranchés: refus des réseaux pour préférer la vie réelle; usages critiques et mesurés; addictions aux mondes virtuels
pour 4 à 6 participants préparant la rencontre
présentation
Les réseaux sociaux, les jeux videos, le métavers et l’intelligence artificielle impactent-ils la personnalité des personnes les utilisant, dissolvent-ils leur identité, floutent-ils leurs rapports au réel en introduisant du virtuel ?
Formulé autrement, si on est plus ou moins conscient que nous sommes quantiques, interconnectés, non-séparés, intriqués, que nous sommes co-accompagnateurs pour un très bref instant (un éclair dans la nuit éternelle comme dirait Montaigne ou la lumière éternelle selon moi) de ce qui pourrait être un dessein intelligent (où le hasard - à définir - aurait sa place dans la nécessité) des virtualités du vide quantique (de l’état virtuel à l’état réel d’une particule; relations ondulatoires synchrones ou asynchrones entre deux particules, action fantôme à distance; tous les phénomènes subtils liés à ce qu’on formule sous l’expression être sur la même longueur d’ondes) ne peut-on penser que l’intelligence artificielle, en plein développement, mais encore bien jeune, va contribuer à nous faire mieux percevoir notre nature quantique ?
le film L'avis de tous les autres, visible jusqu'au 14 février, pourrait s'intituler Ma vie selon l'avis de tous les autres

sur la page de Jon Norris, un méditant

Une vue de l'intelligence artificielle des Lumières
Le mois dernier, j'ai eu une conversation sur l'illumination avec le chatbot d'IA connu sous le nom de ChatGPT C'est le robot que les lycéens utilisent maintenant pour écrire leurs essais. Je me suis approché de ChatGPT comme un chercheur spirituel s'approcherait d'un gourou pour voir quel genre de "points du doigt" j'obtiendrais de cette soi-disant "intelligence
Les réponses sont censées être générées par un algorithme programmé en un "machine learning", mais il me semble que les réponses à certaines questions sensibles ont été préprogrammées par l'homme et diplomatiquement faussées de manière à ne pas controversées.
Par exemple quand j'ai demandé : "Quels Américains sont éclairés ? "... ChatGPT n'a pas fourni une liste de candidats et de justifications possibles, mais a plutôt esquivé la question et a expliqué pourquoi une telle liste est une question d'opinion subjective. Ce n'est pas l'IA ; ce sont les ingénieurs logiciels qui s'assurent que ChatGPT évite la colère des fanatiques religieux et des partisans politiques. Voici la conversation :
Question : ChatGPT qu'est-ce que l'illumination ?
« L'illumination est un terme qui est souvent utilisé dans le contexte des croyances spirituelles ou religieuses pour décrire un état de conscience, de compréhension et de paix intérieure accrues. Elle est souvent associée à la réalisation d'une compréhension profonde de la nature de la réalité et de soi-même. Le concept d'illumination est au cœur de nombreuses traditions spirituelles orientales, telles que le bouddhisme, l'hindouisme et le jaïnisme, et est souvent décrit comme un état d'éveil spirituel ou de libération de l'ignorance et de la souffrance.
Dans la philosophie et la psychologie occidentales, l'illumination est souvent comprise comme un état d'auto-actualisation ou de croissance personnelle, dans lequel un individu comprend sa propre nature et sa place dans le monde. Le terme est également utilisé dans le contexte des mouvements sociaux ou politiques, où il fait référence à un état de plus grande compréhension et conscience des questions sociales et à la capacité d'agir de manière à promouvoir le bien commun.
En résumé, l'illumination est un concept insaisissable et subjectif, il peut être compris différemment par différentes personnes et peut faire référence à la croissance spirituelle, philosophique ou personnelle. "
Question : Quel est le meilleur moyen d'atteindre l'illumination ?
« Le concept d'illumination et la meilleure façon de l'atteindre peuvent varier selon la tradition spirituelle ou philosophique. Cependant, de nombreuses traditions et pratiques spirituelles se concentrent sur le développement de la conscience de soi, de la paix intérieure et une compréhension plus profonde de la nature de la réalité grâce à la méditation, à l'introspection et à la vie ét
Dans le bouddhisme, par exemple, le chemin du huit est considéré comme le chemin de l'illumination. Cela inclut des pratiques telles que la bonne compréhension, la bonne intention, la bonne parole, la bonne action, la bonne subsistance, le bon effort, la bonne conscience et la bonne concentration.
Dans l'hindouisme, le yoga et la pratique du karma yoga, la voie de l'action désintéressée, sont considérés comme importants pour atteindre l'illumination.
Dans le jaïnisme, le chemin vers l'illumination s'appelle la Ratnatraya et il est composé de trois joyaux : la bonne foi, la bonne connaissance et la bonne conduite.
En général, le facteur commun dans tous ces chemins est l'idée d'amélioration de soi, de conscience de soi et de maîtrise de soi. Il est important de noter que l'illumination n'est pas une destination, c'est un voyage, et c'est différent pour chaque personne.
Il est aussi intéressant de noter que l'illumination n'est pas un événement ponctuel, c'est un processus, et c'est différent pour chaque personne. Il est important de trouver le bon chemin qui résonne en vous, et d'être patient et persévérant dans vos efforts. "
Question : Comment la méditation va-t-elle m'éclairer ?
« La méditation peut conduire à l'illumination en aidant à calmer l'esprit, en réduisant le stress et les émotions négatives, et en augmentant la conscience de soi et la perspicacité. Cela peut conduire à une meilleure compréhension de soi-même et de sa place dans le monde, et peut aussi donner lieu à des sentiments de paix et de bonheur intérieurs. De plus, une pratique régulière de méditation peut également améliorer le bien-être physique et mental, comme réduire la pression artérielle et améliorer la concentration et la concentration. "
Question : Quels Américains sont éclairés ?
« L'illumination est un concept subjectif qui peut signifier différentes choses pour différentes personnes. Elle est souvent associée à une compréhension spirituelle ou existentielle et à un sentiment de paix intérieure et de bonheur. Certaines personnes peuvent considérer que certains leaders spirituels, philosophes ou personnalités historiques sont « éclairés », mais en fin de compte, que quelqu'un soit considéré comme « éclairé » ou non est une question d'opinion personnelle.
Il serait injuste de supposer que certains Américains sont éclairés, et d'autres non. L'illumination n'est pas un état fixe, c'est un voyage et un processus de découverte de soi. Tout le monde a le potentiel d'être éclairé et cela ne se limite pas à un groupe spécifique de personnes. "
rencontre avec Joe Black

rencontre avec Joe Black

pour apprivoiser la présence permanente de Joe Black (la mort ayant pris le corps de Joe) comme préconisait Michel Eyquem
et se préparer à l'effacement
qui commence peut-être avec le choix du silence, en lien avec la conviction que nous ne savons rien;
donc opter résolument pour l'incompétence, l'inexpérience, l'ignorance, l'innocence
faire comme le nourrisson, bouche bée
faire comme Joe Black, goûter le monde et les gens avec la bouche
Chaque mot est comme une souillure inutile du silence et du néant, écrit ou dit Beckett
en ce qui me concerne, le seul mot qui ne me semble pas approprié dans cette citation, aujourd'hui, au point où j'en suis de mes mises au point, est le mot néant (fondement de la philosophie de l'absurde, lire La vallée du néant de Jean-Claude Carrière)
l'effacement, la mort (mystère) ne me semble pas
être chute dans le néant, néantisation
mais être dissolution de ce que que je crois être, corps vivant, personne identifiée-identifiable,
dissolution dans la mousse quantique
ou retour dans la mousse quantique des interconnexions d'où je suis sorti (miracle et mystère de la naissance),
virtuel devenu pour un temps réel (un éclair dans la nuit éternelle, dit Michel Eyquem, je dirais, un éclair de matière - qui est la vitesse la plus lente de la lumière - dans la lumière éternelle), redevenant virtuel...
à creuser, reformuler;
je lis ici ou là des exhortations à se connecter avec l'univers... mais on est nécessairement connecté, qu'on en est ou pas conscience
et le vouloir en conscience ne me semble pas apporter grand chose si ce n'est une satisfaction narcissique; je n'ai rien contre le narcissisme sous la forme s'aimer soi-s'aime
à poursuivre
L’humanité, l’éternelle migrante venue d’ailleurs 
Kyrill Nikitine
« La vérité est ailleurs. » (Fox Mulder, X-Files)
L’espèce humaine, un organisme purement terrestre ? Oui. Enfin, presque... Extraterrestre si l’on en croit ses lointaines, très lointaines origines !
Russie. Tcheliabinsk. Février 2013. Un astéroïde se désin- tègre à trente mille mètres au-dessus du sol en passant
dans l’atmosphère. L’énergie dégagée est l’équivalent de trente fois celle de la bombe atomique d’Hiroshima. Une onde
de choc ressentie jusqu’à soixante kilomètres
à la ronde. Peu après, la Nasa crée le premier Bureau de défense planétaire. Pour les États-Unis comme pour de nombreux pays, les astéroïdes sont désormais une menace ultime pour toute l’humanité. Pourtant, ce sont de ces astéroïdes qu’elle tirerait son origine !
Entre science et science-fiction, les sources de la vie n’ont effectivement plus de frontière. Il y a vingt-cinq siècles, le philosophe grec Anaxagore crée la théorie de la panspermie, ou comment la vie serait apparue sur Terre par le biais de bactéries extraterrestres. Elles auraient colonisé notre planète lors de bombardements d’astéroïdes. Une grande partie des hypothèses panspermiques sont aujourd’hui validées par la communauté scientifique internationale. Étrange destin que celui d’une espèce qui, après des millions d’années d’évolution, bombarde à son tour l’objet céleste qui lui aurait donné la vie mais qui pourrait la lui retirer définitivement.
Depuis plus de dix ans, de nombreux projets pour faire dévier certains astéroïdes sont à l’étude. Loin des films de science-fiction où il s’agit de les faire littéralement exploser à l’aide de missiles nucléaires, les stratégies s’appuient sur les lois de la physique. Une des premières idées fut celle du tracteur gravitationnel. Elle consiste à envoyer une sonde qui frôlerait l’objet céleste lors de son parcours. Avec la force gravitation- nelle, un effet d’attraction serait produit par la sonde. Dans un laps de temps assez court, la vitesse et la puissance de la sonde seraient ainsi suffisantes pour attirer en partie les forces de l’astéroïde et donc changer sa trajectoire. Mais les conditions pour qu’une telle mission soit un succès sont très incertaines. Il est presque impossible de savoir par des calculs exacts si les forces en action seront suffisantes pour produire la déviation. C’est donc la solution de l’impact cinétique qui a été retenue. Il s’agit d’envoyer une sonde « kamikaze » contre un astéroïde. De la collision se produira la déviation. Le 26 septembre 2022, la sonde Dart a ainsi impacté l’astéroïde Dimorphos, en orbite autour d’un plus gros, Didymos. La sonde a pu entrer en collision avec cet objet céleste de cent soixante mètres de diamètre, le faisant dévier de sa trajectoire initiale.
Aujourd’hui, la Nasa a mis à disposition un satellite, Neowise, afin de repérer tous les astéroïdes potentiellement dangereux pour notre planète – il y a plus de 700 000 astéroïdes répertoriés entre Mars et Jupiter. Capable de faire seize fois le tour de la Terre en une journée et équipé d’une caméra infrarouge, il peut mesurer la chaleur émise par les astéroïdes. Cette chaleur est essentielle pour comprendre leur trajectoire. N’ayant pas de champs magnétiques ni d’atmosphère les protégeant, une partie des astéroïdes sont « brûlés » par le rayonnement solaire selon leur position face au Soleil. Cela crée un effet de propulsion, tel un réacteur, pour l’astéroïde. Des changements de trajectoire peuvent être ainsi provoqués et menacer la Terre. Alors que les missions pour la « défense planétaire » se multiplient, le travail des exobiologistes s’accélère et nous conduit de surprise en surprise.
Revenons en arrière. Il y a cinq milliards d’années, un nuage de poussière appelé « nuage moléculaire » formait une partie de notre galaxie. Ce nuage mesurait plusieurs milliards de kilomètres, soit plusieurs centaines d’années-lumière. Apparu après une gigantesque explosion de supernova (implosion d’une immense étoile en fin de vie), le nuage était formé de débris d’étoiles et de particules lourdes (fer, aluminium...) éparpillées à travers toute la galaxie.
Par l’effet des forces gravitationnelles, toutes les particules du nuage se sont comprimées progressivement, augmentant la vitesse de rotation de ce dernier ainsi que l’énergie dégagée en son centre. De cette boule d’énergie est né le Soleil. Tout le reste de la matière s’est ensuite étiré pour former ce qui sera le disque du système solaire. Un processus qui aurait duré de dix à quinze millions d’années. C’est à cette période, un à deux milliards d’années après la formation de la Terre, que les premières traces de vie terrestre ont été observées. Une période qui fut également marquée par un bombardement incessant de météorites (fragments d’astéroïdes), résidus de planètes issus de la formation du système solaire. Tous ces objets célestes ayant percuté la Terre ont apporté des éléments chimiques indispensables à l’apparition de la vie. À commencer par l’eau ! L’hypothèse actuellement avancée par la communauté scientifique est celle d’une rencontre entre de l’eau extraterrestre et de l’eau purement terrestre. L’eau contenue dans les comètes ayant percuté la Terre contenait alors du deutérium, un dérivé d’hydrogène, tandis que l’eau qui provenait des gaz contenus dans le manteau terrestre en contenait beaucoup moins. C’est par le mélange de ces deux types d’eaux que serait apparue l’eau terrestre sous la forme d’état liquide que nous lui connaissons actuellement.
Mais l’eau ne serait que le début d’une longue liste d’éléments ensemencés sur Terre par les objets célestes. Deux météorites ont dévoilé dernièrement leurs secrets. La première est celle de Murchison, tombée en 1969 en Australie. La seconde est celle d’Orgueil, tombée en 1864 à proximité d’un village français. Toutes deux ont révélé le Graal des exobiologistes, les acides aminés. À la base de toutes les premières formations cellulaires se trouvent ces acides, des molécules qui, selon leur combinaison, forment les « briques de la vie ». Daniel Glavin et Jason P. Dworkin, chercheurs de la Nasa, ont ainsi pu analyser la roche de Murchison et détecter la présence de près de soixante-dix acides aminés dont huit font partie des protéines de tous les êtres vivants. D’autres molécules comme les purines et les pyrimidines ont également été décelées. Ces dernières sont à la base de la constitution de l’ARN et de l’ADN.
Dès lors, une interrogation est dans tous les esprits : quel fut le degré de développement de toutes ces molécules extraterrestres lorsqu’elles se sont retrouvées sur Terre ? Si les acides aminés ne peuvent se développer sur les astéroïdes à cause des conditions extrêmes, ces roches auraient pu en revanche en contenir pour les amener « intacts » sur Terre. Il est possible, en effet, de faire voyager des acides aminés dans un milieu très froid, en provenance d’une étoile très lointaine. Ils auraient alors poursuivi leur évolution sur Terre sous certaines conditions. Ces conditions étant celles des océans terrestres (la soupe nutritive), propices au développement multi-cellulaire de la chaîne de la vie. Quel que soit leur degré d’évolution à leur arrivée, ce qui est sûr, selon ces chercheurs, c’est qu’il aura fallu les conditions exceptionnelles de notre planète pour que ces rencontres moléculaires puissent faire apparaître les « briques de la vie ». Car, afin de former l’ADN, il faut non seulement de l’eau et du carbone, mais il faut également du potassium qui vient du « lessivage » des continents par la pluie. Un processus lui-même stabilisé par l’influence de la Lune et ainsi de suite. Une liste de facteurs infiniment longue pour arriver jusqu’à l’être humain ! L’évolution de notre planète a ainsi pu offrir une stabilité climatique pérenne pour que tous ces ingrédients éparpillés dans l’univers puissent aboutir au miracle de la vie. Car, pour l’instant, malgré toutes les explorations, il n’y a pas de système équivalant au système solaire dans l’univers. Aussi incroyables que puissent être les hypothèses de la panspermie, elles expriment une chose certaine : tous les êtres vivants de la Terre gardent en eux la trace des phénomènes physiques extraterrestres qui ont eu lieu autour du Soleil il y a plusieurs milliards d’années.
Revue des deux mondes FÉVRIER 2023 pages 131 à 134
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si je mets en ligne cet article et ce lien, c'est non pas pour croire à cette diversité d'hypothèses, sans parler d'autres hypothèses 
- celles de Brandon Carter : principes d'anthropie
- celle d'Edgard Gunzig : "L’histoire cosmologique de l’Univers ne résulterait pas de l’explosion mathématique, cataclysmique, infinie de Tout dans Rien, le Big Bang, mais émergerait physiquement, sans fracas énergétique, d’une instabilité d’un vide quantique primordial soumis aux effets de son autogravitation répulsive.
Cette propriété déterminante ouvre la voie à des histoires cosmologiques inconcevables dans le cadre de la cosmologie einsteinienne classique : l’expansion de l’univers naissant est exponentiellement accélérée, sans commune mesure avec l’expansion décélérée du modèle cosmologique standard, c’est une inflation cosmologique. Cerise sur le gâteau : c’est elle qui éradiquerait un grand nombre de ses pathologies et énigmes." (Le siècle de Marcel Conche, pages 101 à 109)
- Carlo Rovelli
car comme on le voit, l'imagination des scientifiques est aussi féconde que l'imagination des poètes, des religieux, des mystiques, des charlatans, des ésotéristes, des philosophes ...
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un tel article et bien d'autres me confortent dans cette croyance : nous ne savons rien et nous ne saurons jamais rien;
pas de réponses à nos questions sur origines et fins
la vie est miracle et mystère
la mort, ce que l'on appelle ainsi, est mystère
d'où l'option du silence et de l'effacement
«Notre ADN est un bio-coordinateur», disent les scientifiques russes. 
Des recherches scientifiques expliquent les phénomènes tels que la clairvoyance, l'intuition, les actes spontanés de guérison et d'auto-cure et d'autres. 
Lorsque les scientifiques ont commencé à découvrir le monde de la génétique, ils ont compris l'utilité d'uniquement 10 % de notre ADN. 
Le reste (90%) a été considéré comme « ADN POUBELLE », c'est-à-dire sans fonction pour le corps humain. 
Cependant, ce fait était un motif de questionnement, car certains scientifiques n'ont pas cru que le corps physique apporterait des éléments qui ne seraient pas utiles. 
Et c'est ainsi que le biophysicien russe et biologiste moléculaire Pjotr Garjajev et ses collègues ont commencé des recherches avec des équipements « de pointe » pour rechercher les 90 % de l'ADN non compris. 
Et les résultats présentés sont fantastiques, atteignant des aspects précédemment considérés comme « ésotériques » de notre ADN. 
QU'EST-CE QUE LES RECHERCHES SONT EN TRAIN DE MONTRER ? 
1. L'ADN a une capacité télépathique 
D'après les dernières recherches, les scientifiques ont conclu que notre ADN est récepteur et transmetteur d'informations au-delà de l'espace-temps. 
Selon ces recherches, notre ADN génère des schémas qui agissent dans le vide, produisant des « trous de ver » magnétisés ! Ce sont des « trous de ver » microscopiques, similaires aux « trous de ver » perçus dans l'univers. 
On sait que les « trous de ver » sont comme des ponts ou des tunnels de connexions entre des zones totalement différentes de l'univers, par lesquels l'information est transmise en dehors de l'espace et du temps. 
Cela signifie que l'ADN attire l'information et la transmet aux cellules et à la conscience, une fonction que les scientifiques considèrent comme l'internet du corps physique, mais bien plus avancé que l'internet qui pirate nos ordinateurs. 
Cette découverte porte à croire que l'ADN possède quelque chose que l'on peut appeler télépathie inter-spatiale et interdimensionnelle. En d'autres termes, l'ADN est ouvert aux communications et s'y montre sensible. 
Les recherches liées à la réception et à la transmission d'informations via l'ADN expliquent les phénomènes tels que la clairvoyance, l'intuition, les actes spontanés de guérison et d'auto-cure et d'autres. 
2. Reprogrammation de l'ADN à travers l'esprit et les mots 
Le groupe de Garjajev a également découvert que l'ADN possède un langage propre, contenant une sorte de syntaxe grammaticale, semblable à la grammaire du langage humain, et les amenant à conclure que l'ADN est influençable par des mots émis par l'esprit et par la voix, confirmant l'efficacité des techniques d'affirmation, d'hypnose (ou auto-hypnose) et de visions positives. 
C'était une découverte impressionnante, car il est dit que si nous adaptons les fréquences de notre langage verbal et des images générées par notre pensée, l'ADN se reprogrammera, acceptant un nouvel ordre et une nouvelle règle, à partir de l'idée qui est transmise de l’intérieure. 
L'ADN, dans ce cas, reçoit les informations des mots et des images de la pensée et les transmet à toutes les cellules et molécules du corps, qui sont commandées selon le nouveau schéma émis par l'ADN. 
Les scientifiques russes sont capables de reprogrammer l'ADN dans des organismes vivants en utilisant les bonnes fréquences de résonance ADN et obtiennent des résultats assez positifs, en particulier dans la régénération de l'ADN endommagé ! 
Ils utilisent pour cela la lumière laser codée comme langage humain pour transmettre des informations saines à l'ADN et cette technique est déjà appliquée dans certains hôpitaux universitaires européens, avec succès dans différents types de cancer de la peau. Le cancer est guéri, pas de cicatrices restantes. 
3. L'ADN répond aux interférences de la lumière laser 
Continuant sur cette ligne de recherche, le chercheur russe Dr Vladimir Poponin a mis l'ADN dans un tube et envoyé des rayons lasers à travers lui. Lorsque l'ADN a été retiré du tube, la lumière laser a continué à spiraler dans l'ADN, formant comme des petits chakras et un nouveau champ magnétique autour du tube, plus grand et plus lumineux que le précédent. 
L'ADN s'est avéré agir comme un cristal lorsqu'il entraîne la réfraction [déviation d'une onde] de la Lumière, la conclusion étant que l'ADN irradie la lumière qu'il reçoit. 
Cette découverte a amené les scientifiques à mieux comprendre les champs électromagnétiques autour des gens, tout comme ils ont compris que les irradiations émises par les guérisseurs et les sensitifs se produisent selon ce même schéma : recevoir et rayonner, augmenter le champ électromagnétique autour et le remplir avec de la lumière.
Prenez le commandement de votre Être ! 
Les recherches sont encore en phase précoce, et les scientifiques pensent qu'ils vont encore découvrir beaucoup d'autres choses intéressantes ! 
Les conclusions provisoires nous encouragent à continuer avec les techniques d'affirmations positives, en prenant soin de nos pensées et des images qu'elles génèrent, afin que les transmissions soient conformes à la santé, au bien-être et à l'harmonie, non seulement à l'ADN, mais aussi à l'ensemble du corps. 
Je suis sûr que votre ADN vous remercie pour vos informations positives transmises !
Que diriez-vous d'améliorer vos transmissions verbales et mentales ? 
Communiquez positivement avec votre corps et reprogrammez votre ADN !
Remarque : 
Toutes les informations contenues dans le texte ci-dessus sont contenues dans le livre « Vernetzte Intelligenz » von Grazyna Fosar und Franz Bludorf, ISBN 3930243237, résumés et commentés par Baerbel.
 
 

point de vue de Michel Schwab sur l'article ADN reproduit par Thierry Zalic sur sa page, que j'avais moi-même archivé : 

l’état d’esprit actuel, un soupçon confusionnel.
Nous sommes conscients de vivre un changement fondamental de paradigme,
De fait l’ensemble de nos modèles culturels, scientifiques et sociaux sont en plein effondrement.
On peut s’interroger sur la pertinence de chercher à comprendre et à adapter des concepts innovants sur des fondements obsolètes.
Le moment est opportun d’abandonner nos croyances et de nous réinventer.
Plus on plonge dans le paradigme quantique, plus on se rend compte que l’expression devient intellectuellement inexprimable, il n’y a donc pas de raison à investir dans ce domaine.
C’est pourquoi restons prudent quant à l’amalgame « de la quantique » avec des concepts d’origines diverses et qui n’appartiennent plus au monde actuel. C’est un peu la tendance actuelle.
Il y a bien sur un réel questionnement à engager, mais chaque approche, chaque mot et même la ponctuation, méritent d’être reconsidérés et étalonnés avec une justesse accessible uniquement dans le moment présent… et là est toute la difficulté …. Nous passons d’une projection extérieure échafaudée sur des aspects culturels, scientifiques et sociaux à une projection intérieure, caractérisée par le vécu du moment présent.
De fait l’expression du vécu devient extrêmement simple,
mais impossible à intégrer du fait de l’absence de réseaux neuronaux et de schémas cognitifs adéquats.
D’où la nécessité d’effectuer « un saut quantique/lâcher prise » et pour cela il n’y a rien à faire d’autre que de perdre la raison, là est le challenge de l’accessibilité au monde nouveau.
Cela est juste un jeu de l’Esprit !
Il n’y a rien à comprendre, rien à apprendre, rien à faire, rien à acheter, rien à argumenter, juste Apprécier ce qui est !
Tout étant illusion, tout est parfait.
Il n’est plus nécessaire de débattre sur quoi que ce soit, simplement changer de point de vue.
Partager une approche quantique est devenu aujourd’hui, dans le cadre de la dystopie ambiante, extrêmement délicat, même auprès de personnes éveillées.
Imagine simplement engager des échanges sur une telle approche avec la plupart de nos collègues thérapeutes, leur expliquer qu’aujourd’hui, une thérapie puisse être un non sens et que demain, ils seront remplacés par un téléphone portable qui conditionnera avec brio la vie de tout un chacun et ce jusqu’à une potentielle immortalité. Ou mieux encore par rien du tout !
Alors pourquoi débattre sur la métaphysique… foutons nous la paix.
Nous accédons aujourd’hui à l’ur-quantique, la science du miracle, qui est simplement conditionnée par l’adoption d’une attitude adaptée que l’on peut qualifier de « quantique »….
Cela pourrait être le seul point sur lequel focaliser notre attention.
Transmettre la notion « d’attitude quantique…. » et laissons le miracle agir….
En d’autres termes c’est ce que nous pourrions appeler accéder au Paradis
ou le nirvana….
Ce point de vue participe évidemment à l’effondrement systémique et programmé de l’Humanité.
Le moment est venu de se réinventer…. C’est maintenant ou « jamais
»…
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dans ce commentaire, le mot important pour moi est attitude que je reçois comme un accord de tout l'être, corps-esprit-âme, non séparés, ne faisant qu'un,  avec une disposition choisie, par exemple, la compassion comme attitude n'est pas un sentiment suscité par un événement, elle précède l'événement, elle est compassion pour tout ce qui existe et n'exige aucune action particulière (porter secours...)
à généraliser, cela donne l'attitude d'acceptation : tout accepter, rien à corriger, rien à modifier en soi, accepter que les vieux schémas (juger par exemple) me traversent l'esprit puis passent, que les vieux sentiments de possession m'habitent un instant puis passent...
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ce commentaire sur l'attitude quantique comme laisser agir le miracle et le mystère que je vois comme un miracle d'amour (l'amour de la Vie pour toutes les vies qu'elle crée) me fait penser à l'entreprise de David Bohm avec la langue à inventer qu'il appelle le rhéomode
l'anthologie nègre de Blaise Cendrars; qui va exiger le changement de titre ?

l'anthologie nègre de Blaise Cendrars; qui va exiger le changement de titre ?

L’HOLOMOUVEMENT SILENCIEUX SANS DIRECTION NI BUT

Pour quelles raisons le moment présent et le silence sont-ils importants? Parce que l’univers, dans sa totalité, doit être considéré comme l’unité organique d’un seul et même Vivant. Celui-ci est animé par un seul et même mouvement englobant et dominant tous les mouvements se déployant dans tous les niveaux d’énergies et toutes les dimensions. David Bohm le désigne par l’expression d’« Holomouvement ». L’Holomouvement est complètement différent de tous les mouvements que nous connaissons. Ceux-ci sont conditionnés par les coordonnées de temps, d’espace, de causalité. Ce sont des mouvements linéaires. L’Holomouvement est un mouvement de création, intemporel, a-causal, non-linéaire, sans direction. Il peut être considéré comme le battement de cœur du Grand Vivant, mais cette expression n’est pas adéquate parce qua le mot « battement » implique des coordonnées de temps et d’espace.

Ceci nous montre l’importance de l’invention d’un nouveau langage. Nous nous heurtons ici, uns fois de plus à une impossibilité parce que de toute évidence les langages qui nous sont accessibles portent les empreintes indélébiles du temps, de l’espace, de la causalité. Telles sont les raisons pour lesquelles les formes les plus dépouillées de l’expérience mystique évoquent la nécessité du silence. De ce point de vue, l’accord est complet entre Krishnamurti, Maître Eckhart, la Ch’an, la Taoïsme, l’Advaïta Védanta, le Soufisme, etc.

Nous ne soupçonnons pas l’ampleur de la corruption qu’engendre l’emploi du langage commun dans notre vie intérieure. Un défilé constant de mots en trouble la quiétude. Il n’y a pas de pensée sans mot. Ces échos du passé, porteurs, la plupart, de valeurs absolument fausses font obstacle à la perception du Présent, Nous subissons presque tous, sans réagir, le vacarme d’un langage négatif qui se limite à la mesquinerie de nos auto-occupations.

David Bohm souligne le rôle nocif du langage et le rôle important qu’il joue dans l’obscurcissement de la vraie nature de la Réalité.

Selon Stan Grof, « le langage contribue à créer la fausse notion d’éléments statiques, non changeants dans un monde, qui, par nature, est lui-même un processus dynamique. En même temps, il soutient l’illusion d’entités séparées dans un monde de plénitude indivise.

La clé du rôle instrumental du langage, qui nourrit la perception fragmentée (fausse) du monde et la pensée en termes d’entités séparées interagissantes est la structure verbe/objet des phrases qui caractérisent le langage moderne. Bohm a développé un nouveau mode expérimental de langage : le Rhéomode, qui insiste sur le processus de Plénitude indivise, en donnant une fonction basique au verbe, de pré­férence au nom.

Nous trouvons ici uns tentative d’application dans le langage des deux aspects de l’Univers. D’abord le Vivant, ensuite le résiduel intervenant à titre second et dérivé. Tous deux sont englobés dans l’Holomouvement, mais le Verbe reste toujours prioritaire par rapport à l’objet. Il n’y a pas d’objet, pas de chose, pas d’entité. Il n’y a que des processus. Il n’y a que des événements. Nous devrons le répéter inlassablement. Il existe une véritable perfidie du langage. La presque totalité de l’espèce humaine actuelle est entièrement piégée dès la naissance, et même avant celle-ci.

Un exemple de la difficulté d’évoquer l’Holomouvement se trouve su cours des dialogues entre Krishnamurti et David Bohm. Faute de terme adéquat ils n’ont d’autre possibilité que celle d’utiliser l’expression paradoxale d’un mouvement qui n’est pas du mouvement (semblable à celui qui nous est familier). C’est ce que nous avons désigné dans nos essais par « mouvement de création ». Celui-ci se situe au niveau de ce que David Bohm appelle la « source » ou l’ordre super-impliqué.

Mais le silence n’est pas l’absence de bruits extérieurs, de paroles. Le silence véritable est le Présent par excellence. Le seul obstacle au silence est formé par le vacarme permanent de la pensée. L’activité continuelle du mental s pour objet essentiel des éléments liés à notre auto-occupation. Ces éléments sont constitués par des échos résiduels de notre pensée. Ceux-ci sont eux-mêmes liés aux mémoires de l’inconscient collectif que Krishnamurti appelle l’« égo de l’humanité ».

En l’absence de ces mouvements habituels, mesquins, inutiles et destructeurs pour la plupart, nous accédons naturellement à l’état de silence créateur. Dès cet instant la nécessité d’avoir recours à une autre forme de langage disparaît. Pourquoi ?

Dans le silence véritable se révèle la présence d’une plénitude d’énergie, de conscience, d’amour éclipsant tout recours ou toute nécessité d’un langage.

L’Holomouvement se suffit à lui-même. Il englobe la dualité de l’expérimentateur et de l’expérience dans l’intimité d’uns lumière dont la clarté révèle l’incomplétude du langage habituel.

Nous abreuvant d’instant en instant à la Source d’énergie et de lumière du Présent, nous sommes à tel point comblés de richesses intérieures qu’il est naturel qua celles-ci débordent dans ce qui reste de nous physiquement et nous suggèrent le partage.

Nous nous heurtons dès lors à ces difficultés de communication inhérentes aux limites du langage habituel. Ceci est d’autant plus évident qu’il est indispensable d’associer dans notre commentaire le silence véritable au Vide. Nous avons insisté sur le fait paradoxal de la plénitude du Vide. Précisons ici que le Vide doit être compris comme l’absence complète de toutes nos valeurs habituelles, images, souvenirs, formes, mots, échos du passé. Le « vide » dont il est question ici ne peut être confondu avec le néant,

L’UNIVERS S’AUTOGENERE

En quoi chaque instant présent est-il unique ?

Chaque instant présent est unique parce que l’univers n’est pas une gigantesque mécanique dont les rouages tournent toujours de la même façon. Il n’y a jamais de répétitions. Au contraire ! L’Histoire de l’évolution est celle d’uns prodigieuse aventure dont les rythmes se situent en dehors des lois connues du hasard ou de l’anti-hasard. Ainsi que le souligne I. Prigogine, les processus de la nature comportent une prédominance d’irréversibilité, de création et d’improvisation. Chaque instant présent comporte un patrimoine informationnel absolument unique qui ne se présentera plus jamais. Son contenu change constamment. En plus de ce qui précède, chaque instant est en inter­action avec les changements qui se produisent dans les autres dimensions ou plans de l’univers.

Les intuitions des sagesses antiques sont confirmées par les sciences nouvelles de 1988. Celles-ci enseignent que tous les événements illustrant l’histoire d’un univers sont mémorisés sous forme de champs indestructibles. Le patrimoine informationnel de l’univers s’accroît donc constamment en vertu de l’indestructibilité des enregistrements mémorisés. Chaque instant présent est donc différent et unique.

Ce processus de mémorisation constante constitue l’une des forces axiales présidant au devenir évolutif. L’énigme apparente des mutations est en voie de résolution. Les mutations sont plus apparentes que réelles.

La soudaineté des changements évolutifs est la manifestation d’un processus constant et lent de mémorisation se poursuivant dans d’autres dimensions de l’univers, invisibles à nos yeux, mais très réelles...

Robert Linssen, site maaber.org

auteur du livre, Krishnamurti, précurseur du III° millénaire

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