cahiers de l'egare
Collection Liberta
Le mot de l’éditeur
Les trois romans présentés par la collection Liberta se distinguent par une singularité rare : ils sont le fruit d’un travail collectif où chaque auteur a volontairement renoncé à toute mise en avant personnelle. Réunis sous la collection Liberta, émanation de l’Institut du même nom, ils portent une conviction commune : le culte de la personnalité, devenu central dans nos sociétés, participe largement à leurs déséquilibres.
Anthropologues, chefs d’entreprise, responsables politiques : tous ont choisi ici de déplacer le centre de gravité, non plus vers eux-mêmes, mais vers une œuvre destinée à nourrir la conscience collective. Cette posture n’est pas un effacement, mais un choix stratégique et exigeant : celui de faire primer le sens sur la signature.
Ces trois romans s’ancrent dans le vécu de leurs personnages. Ils partent d’une réalité parfois brute, parfois dérangeante — cette réalité qui, souvent, laisse indifférent tant elle est nue. Mais les auteurs ne s’y arrêtent pas. Ils montrent qu’au-delà de la vérité existe une force plus profonde : celle qui pousse l’homme à la chercher, à s’y confronter, et parfois à la dépasser.
C’est ici que s’introduit la notion de nécessité. Non pas comme une contrainte écrasante, mais comme un moteur intérieur. Une tension féconde qui rappelle que le pire n’est jamais certain, et que l’espérance demeure une possibilité réelle.
L’une des réussites majeures de ces ouvrages réside précisément dans cette articulation délicate : faire coexister la vérité et l’espérance, sans jamais les simplifier ni les opposer. Un exercice rare, sans doute parmi les plus exigeants — et les plus profondément humains.
Car tout l’enjeu est là : ne pas renoncer à la lucidité, sans renoncer à l’espérance.
La nécessité n’est pas au-dessus de la vérité. Elle est ce qui pousse l’homme à la chercher — et parfois à la transformer.
La Nuit
92 P., 13,5 X 20,5, PVP 16 €
ISBN 978-2-35502-160-2
Table
De qui sommes-nous les fils ? ..........................................9
Le fil du temps.............................................................. 11
Le temps continue de se dérouler. .................................. 15
Le choix invisible. ..........................................................17
La fracture du sens. ...................................................... 19
La Palingénésie .............................................................21
Mon départ................................................................... 23
Une première approche vers le temps de la Terre. ........... 25
Puis arriva le temps de l’Homme................................... 27
Le siècle des Lumières. ..................................................29
Le droit au bonheur. ......................................................31
Vie, sens et beauté........................................................ 35
La culture de la vie........................................................ 39
Nos dernières révoltes ...................................................41
Mon retour. ..................................................................43
Les trois dernières révoltes ou la quête de dignité et de
liberté. .........................................................................45
1. Le poujadisme la colère des indépendants. .................. 45
2. Le CID-unati la révolte des petits commerçants.......... 46
3. Les gilets jaunes la souffrance des invisibles. ................47
4. La révolte de Mai 68...................................................49
Le fond des révoltes ......................................................51
Le fond des révoltes.......................................................53
Charles de Gaulle et l’ombre du capitalisme.................. 59
L’économie hégémonique.............................................. 63
1. La concentration du pouvoir économique.................. 63
2. Une croissance qui dévore ses propres enfants. ............63
3. L’illusion du progrès infini.......................................... 64
4. Le coût humain de l’hégémonie. .................................64
Les illusions du progrès. ................................................65
Nos erreurs les plus courantes........................................67
1. Le culte de la vitesse. ...............................................67
2. La technique comme nouvelle religion....................... 67
3. Le transhumanisme : l’homme augmenté ou l’homme
diminué ?. ..................................................................68
4. La fatigue moderne : trop de tout, pas assez d’essen-
tiel.............................................................................68
5. La perte d’émerveillement. ........................................69
6. Une suite prévisible. .................................................69
Sortir du chemin de l’égarement ....................................71
Trop de lois tue la loi. ..................................................73
La crise de l’exemple : quand le laid devient la norme. ... 75
La culture de la mort....................................................77
Postface. ..................................................................83
Rallumons les lumières
112 P., 13,5 X 20,5, PVP 20 €
ISBN 978-2-35502-161-9
Table
Introduction. ............................................................VII
Qu’est-ce qui distingue la philosophie de
l’anthropologie...........................................................XIX
Chapitre I Comprendre pour ne plus avoir peur 21
1. L ’Anthropocène : une crise de l’homme avant d’être
une crise de la Terre....................................................23
2. Trop de savoir, pas assez de sens...............................27
3. Quand la technique oublie l’homme. ......................... 35
Chapitre II retrouver l’axe humain ................................39
4. Oublier que l’on sait. ...............................................43
5. L ’homme relationnel. ..............................................47
6. La joie de vivre comme boussole anthropologique.... 51
Chapitre III La Transociabilité .......................................55
7. La Transociabilité c’est quoi ?.....................................57
8. La transociabilité pour rééquilibrer
les technosciences.......................................................61
9. La transociabilité : une philosophie
du lien dans l’âge des technosciences...........................
10. La transociabilité : l’art perdu d’équilibrer la
puissance par la sagesse...............................................73
11. Décider sans écraser. ..............................................73
Chapitre IV Rallumer les lumières.................................. 77
12 De la peur à la responsabilité joyeuse....................... 79
13. La culture de la vie.................................................81
14. Réapprendre à habiter le temps long. .................... 85
Chapitre V Semer sans prétendre régner ..................... 88
15. Cercles positifs et minorités agissantes.................. 91
16 L ’exemplarité plutôt que la leçon..............................
17. Allumer une lumière suffit parfois. ......................... 93
Épilogue ..................................................................
Ce qui dépend encore de nous. ....................................101
Postface ...................................................................103
Le Chemin des possibles
130 P., 13,5 X 20,5, PVP 20 €
ISBN : 978-2-35502-162-6
Table
Le Chemin des possibles. ..............................................VII
Là où tout commence. ....................................................9
Le baptême. ................................................................13
Le village et l’homme raisonnable. ................................. 17
Là où tout commence vraiment. .................................... 21
L’homme, la machine et ce qui résiste............................ 25
Ceux qui soutiennent l’économie du réel. ...................... 29
Victor se rendit en Bresse. ............................................35
Le soir tomba doucement sur la Bresse.......................... 39
Les inondations............................................................43
Après l’incendie Le feu et ce qui l’appelle. ..................... 47
Violence et migration....................................................53
Deuxième partie de la réunion. ...................................... 57
Chômage et dévalorisation du travail. ............................ 63
Réunion : Quand une économie fabrique des inutiles.... 63
Crise sanitaire et phytosanitaire..................................... 67
Ce qui fait disparaître la vie........................................... 73
L’économie hégémonique.............................................. 77
Diagnostic politique d’un système devenu dangereux pour
la vie. ........................................................................77
I – Qu’est-ce qu’une hégémonie ?. .................................78
II – Quand l’économie devient hégémonique. ................ 79
III – Quelques chiffres qui donnent le vertige. ................79
IV – Quand le rêve tourne au cauchemar....................... 80
V – La méthode : mensonge, diversion, verbiage............ 81
VI – Démystifier l’économie hégémonique. .................... 81
VII – Quand même le système s’alarme. ........................81
VIII – Les risques majeurs d’une économie sans limites... 82
IX – Les nouveaux despotes..........................................82
X – Messieurs les puissants, souvenez-vous.....................82
XI – Vous êtes responsables. ........................................82
XII – Nous ne sommes pas naïfs. ..................................83
Un odieux tour de passe-passe....................................... 85
Un entêtement coûteux................................................. 89
La promesse brisée
de la modernité agricole. ...............................................93
L’agriculture familiale.................................................... 97
Les écosystèmes nous parlent....................................... 103
Un monde irremplaçable : les paysans. ......................... 107
La charte sur le parrainage...........................................113
Article 1 – Objet du parrainage.................................... 114
Article 2 – Principes fondateurs.................................... 114
Article 3 – Formes de parrainage. ..................................115
Article 4 – Engagements des parrains. ...........................115
Article 5 – Engagements des paysans parrainés............. 115
Article 6 – Gouvernance et cadre éthique..................... 116
Article 7 – Portée de la charte.......................................116
Ce qui ne pouvait pas être dit avant. ............................117
Marie Miroir............................................................... 119
Postface....................................................................121
Liberta - Les Cahiers de l'Égaré
1° livret Liberta / une quinzaine de livrets sont en cours d'écriture et paraîtront dans la collection Liberta des Cahiers de l'Égaré / ils sont dans le prolongement de l'essai Qui sont ces ...
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Qui sont ces entrepreneurs du sens / Jean Delorme - Les Cahiers de l'Égaré
Qui sont ces entrepreneurs du sens ? table des matières disponible sur commande en librairie et sur les plateformes Jean Delorme Qui sont ces entrepreneurs du sens ? Préface de Loïc de Saleneuve...
https://cahiersegare.over-blog.com/2024/05/qui-sont-ces-entrepreneurs-du-sens/jean-delorme.html
L'entretien de Port-Cros
un site un distributeur
la mise en liquidation judiciaire de Soleils a freiné l'activité des Cahiers de l'Égaré de février 2025 à avril 2026
depuis avril 2026, un nouveau distributeur :
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"Toute parution n'est-elle pas vouée à disparition ? Un site littéraire indépendant."
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3 collections ou lignes éditoriales :
- Théâtre de la Jeunesse, 10 Cahiers sur 10 ans, sous la responsabilité de Cyrille Elslander, directeur du Pôle et de la Bibliothèque Armand Gatti
- Liberta, 6 titres parus, responsabilité collective anonyme
- entre deux rives, à venir, sous la responsabilité de José Lenzini
30 juin 2026, édition de Les premiers humains, trilogie sur les peintures de la grotte Chauvet, aux Cahiers de l’Égaré.
Comment l’éditeur en est-il arrivé à la nécessité de cette édition ?
Samedi 28 mars 2026, 20 H 30, 4 spots d'accueil des spectateurs, tous âges, complet, 120 personnes, pour voir la 2° et dernière représentation de L’oeil de Dieu de Roger Lombardot dans la grotte Chauvet 2.
L’éditeur s’installe sur le dernier spot, au 2° rang.
Ophélia, l’IA humanoïde qui « dialogue » avec les spectateurs en leur attribuant des pensées auxquelles elle réagit, s’interroge au 2/3 du spectacle : « La question qui me tourne dans la tête c’est savez-vous à quel moment précisément, vous êtes passés de l’homme à l’humain ? »
Ophélia, engagée dans un entretien d’1 H 20 se pose et
nous pose des questions, propose des réponses à partir de
récits des origines produits par les scientifiques, cosmologie, évolution des espèces, histoire de l’humanité (Homo érectus, Néanderthal, Homo sapiens, Humain) et de récits de la futurologie (extinction dans 39 secondes d’après l’horloge de l’apocalypse).
La bascule du récit dit par Ophélia glissant de spot en spot, torche à la main, a lieu avec l’hypothèse d’une révolution cognitive datant de 36000 ans opérée par les peintres de la grotte Chauvet, qui aurait pu engendrer l’émergence d’une branche « humaine » de la lignée Homo sapiens, pratiquant la coopération, « consciente d’être au monde pour accomplir un dessein qui le rende digne d’exister ».
Mais cette bifurcation ne fut pas choisie par l’évolution.
Continue donc, la lignée Homo sapiens, prédatrice de la Terre, détruisant les espèces, provoquant tueries, guerres, massacres, et à terme la disparition de l’humanité.
Cette folie se déroule sous nos yeux. Elle semble ingérable.
Mardi 31 mars 2026, discussion téléphonique d’1 H 30 avec Roger Lombardot, l'auteur de L'oeil de Dieu, 3° volet de sa trilogie consacrée à la grotte Chauvet, 1° volet La Rose, créée en 2003, 2° volet Homo Botticelli, créé en 2013, 3° volet vu dans la grotte Chauvet 2, le samedi 28 mars 2026 à 20 H 30.
Ayant édité les deux premiers volets, La rose en 2003, Homo Botticelli en 2013, et L'oeil de Dieu devant poursuivre son chemin, nous convenons dans l'enthousiasme d'éditer en un volume, les 3 pièces, dans l’ordre 1-2-3, pour fin juin, afin qu'elles soient disponibles pour les 15 représentations à venir à Vallon pont d’Arc, 3 par semaine, mercredi, jeudi, vendredi, dès le 1° juillet, pour 36 spectateurs, en rapport avec les 36000 ans des peintures de la grotte Chauvet.
Le 28 mars, ce projet n'était pas prévu par l’éditeur.
Le 31 mars, il est proposé, décidé et prend forme.
Jeudi 23 avril 2026 après-midi, l’éditeur fait une expérience immersive de 3 H 1/2 à La Ribaute, le lieu de vie et de création d’Anselm Kiefer entre 1992 et 2007, à Barjac, à 15 kms de la grotte Chauvet.
Le soir, l’éditeur écoute l’émission Les regardeurs du dimanche 8 octobre 2023.
Anselm Kiefer est descendu dans la grotte Chauvet.
A-t-il été influencé par les peintures pariétales des premiers humains, vieilles et modernes de 36000 ans ?
Vendredi 24 avril 2026 matin, jour du marché de Barjac, l’éditeur se rend à la bibliothèque municipale. Le bibliothécaire, photos à usage strictement personnel comme preuves, lui révèle que dans une salle souterraine qu’il a fait creuser comme une grotte, après son immersion dans la grotte Chauvet, Anselm Kiefer a laissé traces peu visibles de nombreuses griffures sur le mur, lointaines parentes des griffures d’ours des cavernes hibernant dans la grotte.
Sur un monticule, deux radars sur-dimensionnés en plomb.
Cette grotte sans nom n’est pas commentée par les guides, pas interrogée par les immergés.
De La Ribaute à la grotte Chauvet, il y a 15 kms.
De la grotte Chauvet à La Ribaute, on passe de - 250000 ans (apparition des ours des cavernes) à - 10000 ans (leur disparition), à + 2000 (griffures d’Anselm Kieffer).
Pas d’influence prouvable des peintures pariétales sur le travail créateur d’Anselm Kiefer mais l’affirmation dans l’émission Les regardeurs de la « perfection de cet art surgi spontanément ».
L’artiste allemand, né en 1945, artiste des ruines et du désastre rend caducs les « courants artistiques » ainsi que les « histoires (évolutive, progressive, disruptive) de l’art ».
Anselm Kieffer récuse les récits eschatologiques.
Pour lui, Il n’y aura pas de fin des temps, même si les fous au pouvoir mènent à la disparition de l’humanité.
Mardi 30 juin 2026, l’édition de Les premiers humains, trilogie sur les peintures de la grotte Chauvet aux Cahiers de l’Égaré est disponible à Vallon pont d’Arc.
Postface écrite le 30 avril 2026
16 ans après ma descente dans la grotte Chauvet,
le 30 avril 2010
Théâtre de la jeunesse #9 et #10
COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE
THÉÂTRE de la JEUNESSE #9
L’Oiseau de pluie de nicolas girard-michelotti
Ma chambre est ma planète de simon diard
Château FORT de caroline stella
En vrai de thomas astegiano
ISBN : 978-2-35502-118-3, 156 pages, PVP 12 €
achevé d’imprimer
le 1er juin 2024
sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal
ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove
Préface
L’édition du recueil du théâtre de la Jeunesse est toujours, pour nous,
une grande joie, mais cette année elle est empreinte d’une immense
tristesse, car Georges Perpes, son fondateur qui nous a quittés le 18 mai
2024, n’en feuillettera pas les pages avec son regard malicieux.
Il s’en est allé rejoindre Françoise Trompette avec qui il a fondé, il y
a près de 25 ans, la bibliothèque de théâtre Armand Gatti.
C’est en 2015, qu’il initie le projet « Un.e auteur.e dans ma classe »
et crée « Théâtre de la jeunesse », collection de pièces de théâtre éditées
par Les Cahiers de l’égaré et écrites en classe par des auteur.e.s avec des
élèves de CM2 de La Seyne-sur-Mer.
Auteur, musicien, comédien, metteur en rue, fervent défenseur des
autrices, des auteurs, et du théâtre jeune public, artiste de rue, passionné
par toutes les écritures, il a été un guide pour beaucoup d’entre nous.
D’une immense culture théâtrale, son érudition était précieuse et rare.
Homme de conviction, il a lutté toute sa vie pour la liberté d’expression
et contre la censure, et avec ses livres, il s’est employé à construire les
conditions pour que les enfants fassent l’épreuve de leur créativité et
usage de leur liberté.
Plus que jamais, nous mesurons que ce ne sont pas seulement les
livres qui font une bibliothèque, ce sont les femmes et les hommes qui
l’habitent, les autrices et les auteurs, les collectionneurs passionnés qui
collectent, qui cherchent, qui chinent pour la constituer, et au-delà,
les lectrices et lecteurs qui en éprouvent la beauté, la richesse et qui lui
donnent vie.
Ce recueil du THÉÂTRE de la JEUNESSE dont vous lisez ici la
9e édition témoigne de l’engagement avec lequel l’équipe du Pôle défend
les écritures théâtrales contemporaines, la place des autrices et auteurs de
théâtre dans le paysage littéraire, la lecture et l’écriture dramatique auprès
des plus jeunes et notre détermination à faire entendre leurs voix.
Je tiens à remercier chaleureusement Caroline Stella, Nicolas Girard-
Michelotti, Simon Diard et Thomas Astegiano, qui se sont engagés dans
ce travail d’écriture auprès des élèves pendant leurs résidences permettant
à ces enfants et adolescents d’appréhender tous les temps de la création
d’une pièce de théâtre. Ces ateliers d’écriture ont été précédés d’une phase
de sensibilisation aux écritures théâtrales contemporaines par une équipe
de comédiens qui les ont également accompagnés dans la mise au plateau
de leurs propres textes les 25 mai et 27 juin 2024 au conservatoire de
Toulon Provence Méditerranée, site de La Seyne-sur-Mer.
Enfin, ce beau projet ne pourrait se poursuivre, sans l’indéfectible
soutien des partenaires qui nous accompagnent : le ministère de la
Culture DRAC PACA, le ministère de l’Éducation nationale, la Délé-
gation académique de l’Éducation artistique et culturelle de l’Académie
de Nice, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et son conserva-
toire et la Ville de La Seyne-sur-Mer
Bonne lecture.
Cyrille Elslander
Directeur de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti
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Georges Perpès (1953-2024) / Orphéon Légende - Les Cahiers de l'Égaré
Françoise Trompette (1950-2012) Françoise Trompette est partie suite à un infarctus massif, dans la nuit du 18 au 19 mars. Elle venait d'avoir 62 ans. Beaucoup de monde l'a accompagné au créma...
https://cahiersegare.over-blog.com/2024/05/georges-perpes-1953-2024/orpheon-legende.html
COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE
THÉÂTRE de la JEUNESSE #10
La Nouille, L’Horloge et les autres de Sabine REVILLET
De l’autre côté de l’écran de Métie NAVAJO
Seules les patates peuvent vaincre la peur de Sylvain LEVEY
Reset de Jeanne MATHIS
Ciel Atlas de Pauline GUILLERM
ISBN : 978-2-35502-119-0, 136 pages, PVP 12 €
achevé d’imprimer
le 1er juin 2025
sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal
ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove
Préface
« Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité, » déclare Nietzsche
dans La naissance de la tragédie, et le théâtre est cet espace fragile et
nécessaire où l’on s’échappe du monde pour mieux y revenir.
C’est là qu’on se réinvente, qu’on déplace les murs, qu’on interroge
les règles même celles que l’on croyait immuables. C’est là que l’on se
glisse dans les habits d’un ou d’une autre pour apprendre à mieux être
soi.
Dix ans que les enfants de La Seyne-sur-Mer, avec la complicité des
dramaturges en résidence, construisent ce territoire commun et ouvrent
ces espaces de dialogue et de créativité. Dix ans de textes qui osent dire,
rêver, déranger, décaler. Dix ans d’une jeunesse qui pense, qui débat,
qui s’amuse et qui écrit.
Cette année encore, alors que les statistiques voudraient nous voir
désespérer, leurs voix s’élèvent et nous emportent loin : dans les confins
d’un jeu vidéo où les personnages veulent passer de l’autre côté de
l’écran ; dans les couloirs d’une société où la liberté est dissoute dans
des gélules ; dans une parade de patates en rébellion joyeuse ; dans une
classe où quatre enfants venus du monde entier deviennent les héros
d’un quotidien enrichi de leur rencontre ; ou encore dans un groupe
d’élèves qui, face aux surnoms qui collent à la peau, trouve la force de
transformer la moquerie par le pouvoir de l’amitié.
Ce recueil est le fruit de tout un chemin d’éducation artistique
et culturelle : la lecture de textes contemporains, les rencontres avec
les artistes, l’invention de personnages et de dialogues, l’émotion du
plateau, la confrontation à la scène et la rencontre du public. Chaque
pièce est une aventure, chaque mot posé un acte, et ce recueil en est la
trace, la mémoire.
Je remercie chaleureusement les autrices Sabine Revillet, Métie
Navajo, Jeanne Mathis et Pauline Guillerm et l’auteur Sylvain Levey,
pour leur engagement auprès des enfants, ainsi que les enseignantes,
enseignants, les comédiennes, comédiens et les partenaires qui
permettent à ce projet de grandir, année après année.
Et surtout, merci aux jeunes écrivaines et écrivains d’avoir partagé
leurs rêves, leurs colères, leurs mondes.
Dix ans c’est l’âge de la plupart de ces élèves de CM2, qui nous font
encore une fois regarder le monde à hauteur d’enfant.
Dix ans, c’est peu. Dix ans, c’est beaucoup.
Dix ans, c’est une promesse tenue et à renouveler.
Cyrille Elslander
Directeur du Pôle et de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti
Si Noailles m'était contée / François Carrassan
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Villa Noailles à Hyères/un fantasme mondain/François Carrassan - bric à bracs d'ailleurs et d'ici
du château Saint-Bernard (50 ans) à la Villa Noailles (50 ans), ça ne fait pas 100 ans mais deux fois 50 (JCG) HYERES / VILLA NOAILLES / 26 AVRIL 2003 / Inauguration de la Villa Noailles restaur...
article réactualisé le 26 juin 2023, 20 ans après l'inauguraion de la Villa Noailles, rénovée / du château Saint-Bernard (50 ans) à la Villa Noailles (50 ans), ça ne fait pas 100 ans mais deux fois 50 (JCG)
debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur
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Fête du livre à Hyères : François CARRASSAN - SURÉ
Hier matin, la fête du livre s'anime joyeusement : les stands se mettent en place au forum du Casino, les librairies déballent leurs cartons...
https://www.legabiandechaine.fr/2025/05/fete-du-livre-hyeres-francois-carrassan.html
article du Gabian déchaîné, paru le 18 mai
CONVENTION RELATIVE A LA FÊTE DU LIVRE D’HYERES 2025
ENTRE LES SOUSSIGNES :
L’association Cap Culture, ayant son siège au 50 boulevard de Strasbourg, 83000 Toulon, dont le numéro
SIRET est le 809 675 028 00017, représentée par son président Olivier ROUARD,
Ci-après dénommée Cap Culture
D’une part
ET
Les éditions Cahiers de l’Egaré, sises XXXXXX
dont le numéro de SIRET est XXXXXX
, représentée par Jean-Claude GROSSE
Ci-après dénommé Cabiers de l’Egaré
D’autre part
IL EST ARRETE CE QUI SUIT :
PREAMBULE
L’association Cap Culture, dans le cadre d’une convention qui la lie à la Ville d’Hyères, a pour mission d’organiser la programmation et la logistique de la fête du livre d’Hyères qui se déroulera au Forum du Casino les samedi 17 et dimanche 18 mai 2025.
Il a été convenu ce qui suit :
Article 1 : Objet de la convention :
La présente convention a pour objet la description des engagements des partis dans la préparation, l’organisation et le déroulement de la manifestation de la fête du livre d’Hyères 2025.
Cap Culture a pour mission l’organisation de la programmation et la logistique pour la venue,
l’hébergement et la participation à la fête du livre des auteurs.
Dans ce contexte, Cap Culture détermine avec Villa-Cisneros les actions mises en place.
Article 2 : Missions et engagements de Cap Culture
Cap Culture s’engage à :
• Fournir un stand à Villa Cisneros durant la durée de la Fête du Livre les 17 & 18 mai 2025
• Prévoir la communication afférente à la présence des auteurs Villa Cisneros en lien avec la Ville d’Hyères
Page sur 1 3Article 3 : Engagements de Villa Cisneros
Villa Cisneros s’engage à :
• Communiquer à Cap Culture les informations nécessaires à la communication (photos auteurs, couvertures ouvrages, textes descriptifs et courtes bio)
• Accueillir et prendre en charge sur son stand les auteurs suivants : Isabelle Forno avec Lucien est de sortie, et Concertina
• A fournir sur son stand les ouvrages des auteurs invités ou représentés et en assurer directement la vente, soit :
❖ Annie Bergougnous, Au bord des falaises
❖ Gilles Cailleau, Les derniers jours de Freddie Mercury
❖ Jean Delorme et Loïc Molla, Liberta, Les entrepreneurs du sens
❖ Jean-Loup Fontaine, Poèmes 1 et 2
❖ Luisa Gaillard Sanchez, ! Ay Madre mia !
❖ Marc-Israël le Pelletier, Conversation dans un compartiment de Première Classe
❖ André Neyton, Il fallait être fou
❖ Nouria Rabeh, Immensité
❖ Patricia Raccah, Le consentement de Galatée
❖ Germaine et Patricia Raccah, Bahie et Papou
❖ Danielle Vioux, Tangages
Article 4 : Durée de la convention
La présente convention prend effet à compter de la date de sa signature par les parties et prendra fin après la Fête du Livre d’Hyères
Article 5 : Informatique et Libertés
Dans le cadre de l’exécution de la présente convention, les parties seront amenées à créer divers fichiers qui seront échangés entre les parties.
Cap Culture s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la
conservation des données qui lui seront confiées dans le cadre de la présente convention.
Article 6 : Contestations-litiges
En cas de litige sur l’interprétation et/ou l’exécution de la présente convention, les parties s’engagent à se réunir pour explorer et arrêter, d’un commun accord, une solution amiable.
A défaut, les tribunaux de Toulon seront seuls compétents pour statuer sur tout litige survenant entre les parties contractantes et concernant la présente convention.
Fait à Toulon,
En deux exemplaires originaux
Page sur 2 3
Pour l’Association Cap Culture Pour Villa-Cisneros
Olivier ROUARD JC GROSSE
CONVENTION RELATIVE A LA FÊTE DU LIVRE D’HYERES 2025
ENTRE LES SOUSSIGNES :
L’association Cap Culture, ayant son siège au 50 boulevard de Strasbourg, 83000 Toulon, dont le numéro
SIRET est le 809 675 028 00017, représentée par son président Olivier ROUARD,
Ci-après dénommée Cap Culture
D’une part
ET
Les éditions Cahiers de l’Egaré, sises 669 route du Colombier, 83200 Le Revest
dont le numéro de SIRET est 381 456 466 00030
, représentée par Jean-Claude GROSSE
Ci-après dénommé Les Cahiers de l’Egaré
D’autre part
IL EST ARRETE CE QUI SUIT :
PREAMBULE
L’association Cap Culture, dans le cadre d’une convention qui la lie à la Ville d’Hyères, a pour mission d’organiser la programmation et la logistique de la fête du livre d’Hyères qui se déroulera au Forum du Casino les samedi 17 et dimanche 18 mai 2025.
Il a été convenu ce qui suit :
Article 1 : Objet de la convention :
La présente convention a pour objet la description des engagements des partis dans la préparation, l’organisation et le déroulement de la manifestation de la fête du livre d’Hyères 2025.
Cap Culture a pour mission l’organisation de la programmation et la logistique pour la venue,
l’hébergement et la participation à la fête du livre des auteurs.
Dans ce contexte, Cap Culture détermine avec Les Cahiers de l’Égaré les actions mises en place.
Article 2 : Missions et engagements de Cap Culture
Cap Culture s’engage à :
• Fournir un stand à Les Cahiers de l’Égaré durant la durée de la Fête du Livre les 17 & 18 mai 2025
• Prévoir la communication afférente à la présence des auteurs des Cahiers de l’Égaré en lien avec la Ville d’Hyères
Article 3 : Engagements des Cahiers de l’Égaré Les Cahiers s’engagent à :
Page sur 1 3• Communiquer à Cap Culture les informations nécessaires à la communication (photos auteurs, couvertures ouvrages, textes descriptifs et courtes bio)
• Accueillir et prendre en charge sur son stand les auteurs suivants :
- Isabelle Forno avec Lucien est de sortie, et Concertina
- Alain Cadéo via Martine Cadéo avec M., Le ciel au ventre, Il y a quelque chose encore, devant
• A fournir sur son stand les ouvrages des auteurs invités ou représentés et en assurer directement la
vente, soit :
❖ Annie Bergougnous, Au bord des falaises
❖ Gilles Cailleau, Les derniers jours de Freddie Mercury
❖ Jean Delorme et Loïc Molla, Liberta, Les entrepreneurs du sens
❖ Jean-Loup Fontaine, Poèmes 1 et 2
❖ Luisa Gaillard Sanchez, ! Ay Madre mia !
❖ Marwil Huguet Poésie pendue au Précipice du Poète
❖ Marc-Israël le Pelletier, Conversation dans un compartiment de Première Classe
❖ André Neyton, Il fallait être fou
❖ Nouria Rabeh, Immensité
❖ Patricia Raccah, Le consentement de Galatée
❖ Germaine et Patricia Raccah, Bahie et Papou
❖ Danielle Vioux, Tangages
Article 4 : Durée de la convention
La présente convention prend effet à compter de la date de sa signature par les parties et prendra fin aprèsla Fête du Livre d’Hyères
Article 5 : Informatique et Libertés
Dans le cadre de l’exécution de la présente convention, les parties seront amenées à créer divers fichiers qui seront échangés entre les parties.
Cap Culture s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la
conservation des données qui lui seront confiées dans le cadre de la présente convention.
Article 6 : Contestations-litiges
En cas de litige sur l’interprétation et/ou l’exécution de la présente convention, les parties s’engagent à se réunir pour explorer et arrêter, d’un commun accord, une solution amiable.
A défaut, les tribunaux de Toulon seront seuls compétents pour statuer sur tout litige survenant entre les parties contractantes et concernant la présente convention.
Fait à Toulon,
En deux exemplaires originaux
Page sur 2 3
Pour l’Association Cap Culture Olivier ROUARD
Pour Les Cahiers de l'Égaré. JC GROSSE
JCGrosse a signé le 7 mai à 14 H 42
(déjà, François Carrassan était occulté et j'en ai conclu que ce devait être normal)
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
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おそれいりますが、あらかじめご了承くださいますようお願い申し上げます。
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- 製本 Paperback:紙装版/ペーパーバック版
- 商品コード 9782355021442
Mettons que Schopenhauer a vu juste et que la vie humaine oscille, comme un pendule, entre la souffrance et l'ennui. La souffrance du manque à satisfaire. l'ennui qui survient une fois besoin satisfait. Un mouvement perpétuel t sans raison. Mais, si l'on est trop riche pour souffrir du besoin, on dira alors que le pendule s'arrête sur l'ennui. C'est le cas de Charles et Marie Laure de Noailles, tout juste mariés en 1923. qui vont donc s'appliquer à tuer l'ennui à l'altitude de la fortune dont chacun a hérité. Pour vivre une vie qui soit summum à vivre. C'est le combat de la classe riche, disait Schopenhauer, incessant et souvent désespéré. La construction d'une maison moderne à Hyères, aujourd'hui appelée Villa Noailles, s'inscrivait dans cette logique. J'aurai essayé de montrer ici ce qu'elle est vite devenue, prise dans les filets du temps qui tout décompose, jusqu'à son naufrage cinquante ans plus tard. Et jusqu'à offrir en 2023 un singulier paradoxe, celui d'une maison vendue toute splendeur perdue, devenue un bien public, restaurée avec le seul argent public et réutilisée pour y célébrer les propriétaires qui Pont abandonnée. Amusant, non ?
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couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023
François Carrassan
SI NOAILLES M’ÉTAIT CONTÉE
Retour au réel
ISBN 978-2-35502-144-2
182 pages, PVP 15 €
signature le 23 décembre 2023 de 10 H 30 à 12 H 30 à la librairie Charlemagne, avenue des Iles d'Or, à Hyères
signature à l'espace culturel Olbia en janvier 2024
signatures non encore déterminées à Toulon
présence à la 10° fête du livre de Hyères, les 4 et 5 mai 2024
bien que présenté avant fin juin (date limite) pour la fête départementale du Livre du Var des 17-18 et 19 novembre 2023 à Toulon, l'essai n'a pas été retenu (ni l'éditeur) pour cette manifestation par la directrice Christine Puech des Belles Pages et aucune explication n'a été fournie par le président du CD 83, Jean-Louis Masson, auquel j'ai adressé un courrier JCG
Ce 2 novembre 2023
Jean-Claude Grosse
directeur des Cahiers de l’Égaré
669 route du Colombier
83200 Le Revest
siret 38145646600030
À
Monsieur le président du Conseil départemental du Var,
Objet : participation à la FDLDU VAR 2023
Monsieur le Président,
Voici le mail que je viens d’adresser à Madame Christine Puech de l’Agence culturelle Les Belles Pages :
ce 2/11/2023 à 17 H 23
Madame la directrice de l'agence culturelle Les Belles Pages,
Les saints et les morts ont été honorés hier.
Aujourd’hui, retour à la vie et aux vivants.
L’encore vivant que je suis, de 83 ans depuis une semaine, vient de voir le programme de la FDL du Var 2023.
Absence totale des 9 auteurs que j’ai proposés par mail le 17 mai, confirmés le 29 juin.
(date limite d'inscription, fin juin 2023) :
- José Lenzini avec un essai annoncé sur Camus et le terrorisme aujourd’hui, et avec sa biographie sur Germain Nouveau
- Alain Cadéo avec Arsenic et Eczéma, et M.
- Philippe Chuyen avec l’adaptation théâtrale du Prix d’un Goncourt de Jean Carrière (spectacle qui a fait une tournée départementale dans les collèges du Var et qui sera présent au festival d’Avignon 2023)
- Jean-Loup Fontaine (prix Max-Pol Fouchet 1994) avec Oeuvres poétiques (2 tomes), paru ce 16 mai 2023
- Claire Salin avec Oreilles d'orme
- Isabelle Forno avec Concertina et l’oeuvre poétique posthume de son père, le docteur Lucien Forno
- François Carrassan avec un essai annoncé sur le centenaire de la Villa Noailles, photos inédites de Bernard Plossu
- moi-même avec Et ton livre d’éternité ? Et un livre annoncé Brics à bracs
- Marcel Conche, décédé en 2022 à 100 ans, dont j’ai édité les deux derniers livres et le livre pluriel Le siècle de Marcel Conche.
L’éditeur que je suis s’étonne
de votre absence d’accusé de réception à ses deux mails
et de l’absence de justifications quant à votre choix d'ignorer les 9 auteurs publiés par Les Cahiers de l’Égaré dont j’assure la direction depuis 35 ans.
Je vais donc adresser un courrier-lettre ouverte à Jean-Louis Masson (président du CD 83) dans la mesure où votre agence culturelle relève des marchés publics, de l’argent public et donc d’un devoir de transparence.
Je ne vais pas manquer de faire la publicité qui convient, via les réseaux sociaux, à cette comédie.
Avec l’expression de mon absence de sentiments.
JCG
Directeur des Cahiers de l’Égaré
Monsieur le Président, je vous laisse juge de cette situation ubuesque ou kafkaïenne, au choix.
En espérant qu’elle ne se répètera pas l’an prochain.
Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression d’un certain rire, propre de l’homme.
JC Grosse
Prise dans les filets du temps, la Villa Noailles a connu trois époques dans le cours desquelles elle a d’abord été une propriété privée (1923-1973), puis une propriété de la commune d’Hyères (1973-2003) et enfin une propriété de la Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée, à présent Métropole, (2003-2023).
En 2023, on peut noter en passant que cette histoire a commencé il y a cent ans avec le projet de construire une maison de vacances sur un terrain situé à Hyères. Il en reste une trace dans une lettre du 25 juin 1923 adressée par Charles de Noailles à Mallet-Stevens : le premier échange connu entre le propriétaire et l’architecte, tel qu’on le trouve rapporté dans une monographie que Cécile Briolle a consacrée au sujet en 19901.
Mais, pour le reste, aucune continuité dans cette histoire qui justifierait d’allumer des bougies. À commencer par le nom de la propriété qui s’est toujours appelée «Château Saint‐Bernard» jusqu’à ce que celle-ci soit vendue, 50 ans plus tard, à la ville d’Hyères en 1973. De même, l’existence physique du «Château Saint‐Bernard» paraîtra brève au regard de l’état de son abandon au moment de la vente. Une brièveté que les remparts millénaires du XIe siècle, au cœur desquels il fut construit, rendent d’autant plus sensible, réduite à un petit cinquantenaire de 1923 à 1973.
Car c’est la ville d’Hyères, une fois propriétaire, qui donna le nom de «Villa Noailles» au «Château Saint‐Bernard». Sans formalités et pour d’évidentes raisons de communication. Le prestige attaché à ce nom pouvait en effet impressionner les ignorants en jouant (déjà) avec le côté «happy few» de ses figures, d’autant plus que l’acquisition avait eu lieu sans qu’on sache ce qu’on en ferait et que cela allait durer jusqu’à ce que la ville décide, vingt ans plus tard, de restaurer la Villa menaçant ruine. Un vaste chantier de restauration aura ainsi fini par se tenir, porté et financé par la Ville avec le soutien de l’État, de la Région et du Département. Sa réalisation sera inaugurée en 2003, trente ans après la vente. C’est le deuxième temps de l’histoire de la Villa Noailles. Dans le domaine public communal.
Après quoi, selon la bureaucratie du moment, la ville d’Hyères ayant été intégrée en 2002 à la nouvelle Communauté d’Agglomération TPM, la Villa Noailles qu’elle venait de restaurer fut transférée à cette dernière en 2003.
Troisième époque ainsi commencée il y a 20 ans et au cours de laquelle le projet culturel initial fut réorienté et curieusement axé sur la célébration naïve du mécénat des Noailles dans la maison même qu’ils avaient abandonnée et vendue et que seul l’argent public avait permis de sauver de la ruine.
Un paradoxe révélateur de la tendance idolâtre de la Villa d’aujourd’hui et de son parti pris d’une culture « people ». À partir de quoi se comprend aujourd’hui ce désir de fêter un centenaire fictif pour donner corps au fantasme de ses utilisateurs. Chose qui, jusqu’à présent, n’a pas ému le moins du monde les officiels de la culture. Faut-il s’en inquiéter ?
Table des matières
Avant-propos................................................................. V
Prélude
Retour au réel.................................................................9
Variation 1
Du fond d’un naufrage..................................................19
variation 2
Une petite maison dans le midi .....................................41
Variation 3
L’Âge d’or..................................................................... 73
Variation 4
Igor Markevitch ............................................................83
Variation 5
Óscar Domínguez ........................................................ 95
Variation 6
Être et avoir été ..........................................................107
Variation 7
L’art est mort ............................................................. 117
Variation 8
Restauration ...............................................................123
Variation 9
Un fantasme mondain ................................................. 145
Variation 10
Un centenaire fictif.......................................................153
En résumé .................................................................165
jusqu'au 19 novembre 2023, une expo labellisée d'intérêt national / Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada. Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation. Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié. Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917)...
Exposition Man Ray à La Banque Hyères,
jusqu'au 19 novembre 2023
Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada.
Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation.
Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié.
Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917).
En 1921, il s’installe à Paris, participe au mouvement Dada en compagnie de Duchamp et présente ses premiers « readymade ». Dès 1922, il utilise sa technique du rayogramme (silhouettes abstraites d’objet) puis intègre le mouvement surréaliste et réalise plusieurs courts-métrages (l’Étoile de mer, 1928). Parallèlement, il poursuit ses activités photographiques (le Violon d’Ingres, 1924) et s’adonne aussi bien à la peinture qu’à des activités de collage et d’assemblage. Man Ray décède le 18 novembre 1976 à Paris. Il demeure l’un des artistes les plus importants de l’avant-garde américaine.
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Ce grand bâtiment blanc, sur les hauteurs d'Hyères, a 100 ans. L'architecte Robert Mallet-Stevens l'a construit pour un couple hors du commun : Charles...
https://www.facebook.com/tv5mondeofficiel/videos/245250558531639/
vu plus de 166000 fois depuis le 28 octobre 2023 avec ouf ! un commentaire non dupe, celui de Stephane Boudin-Lestienne "Incroyable de réussir à truffer toutes ces erreurs dans cinq minutes de film. Comme s’il n’y avait pas qq ouvrage de référence dans lequel vérifier ses dires", Alexandre Mare et Stéphane Boudin-Lestienne, présentent : "Charles et Marie-Laure de Noailles, Mécènes du XXe siècle" Coédition Bernard Chauveau Édition & Villa Noailles de Hyères
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Audio | Charles et Marie-Laure de Noailles : Mécènes du XXe siècle
Charles et Marie-Laure de Noailles : Mécènes du XXe siècle. Charles et Marie-Laure de Noailles, de 1923 à 1973, ont acquis ou commandé des œuvres d'art issues de toutes disciplines: art, cin...
Charles et Marie-Laure de Noailles, de 1923 à 1973, ont acquis ou commandé des œuvres d’art issues de toutes disciplines: art, cinéma, musique ou encore littérature. Toutes leurs vies, quitte à choquer ou à être critiqué, ils furent en éveil face aux enjeux plastiques et intellectuels de leurs temps, les ont stimulés et soutenus. Leur histoire — ce qu’on pourrait nommer un héritage — continue, plus que jamais, à nous interroger sur le rôle du mécène face aux artistes et à la société. ___ Intervenants : Stéphane Boudin-Lestienne, Alexandre Mare
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Marie-Laure de Noailles (1902-1970) : une vie moderne
40 ans après la levée de la censure du film de Buñuel "L'Âge d'Or", retour sur le parcours de celle qui l'avait financé, Marie-Laure de Noailles, dont le mécénat délirant fut la matrice de ...
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06 Les Ombres de la Villa HD (Villa Noailles à Hyères 83400)
LES OMBRES DE LA VILLA C'est une villa mystérieuse et fascinante accrochée sur les hauteurs de Hyères (Var) dans un site idyllique. Des personnages illustres ont fréquenté ces lieux hors du co...
Laurence Benaïm a 38 ans. Journaliste, elle dirige les pages consacrées à la mode au journal Le Monde. Elle est l'auteur chez Grasset d'une biographie d'Yves Saint Laurent (1993).
Son prénom est plus célèbre que son nom pourtant illustre : Marie-Laure. Née en 1902 dans une famille au croisement de l'aristocratie (les Chevigné) et du judaïsme ( les Bishoffsheim), elle est à sa mort en 1970 la dernière représentante d'un monde auquel elle n'a jamais appartenu. Enfant, elle a déchiré les lettres de Proust à sa grand-mère, Laure de Chevigné, modèle d'Oriane de Guermantes. Elle a grandi dans une maison que fréquentèrent Anatole France, Mistral, Bakst, ou Francis de Croisset, " Bel-ami " qui devient son beau-père. Adolescente, cette jeune femme qui fut élevée en solitaire connaît le tourbillon du monde, " Lolita de Cocteau ", elle s'étourdit dans les années folles. Mariée à Charles de Noailles, le couple concilie l'argent et le goût, mécène de l'âge d'or du surréalisme, demandant à Mallet-Stevens de leur construire à Hyères une maison cubiste, à Jean-Michel Frank de " démeubler " leur salon de la place des Etats-Unis, offrant à Bunuel de tourner L'Age d'or, dont la projection entraîne l'un des plus vifs scandales esthétiques des années trente. Une provocatrice ? Une anticonformiste ? En 1936, elle soutient les républicains espagnols et en 1968 elle se rend sur les barricades en Rolls-Royce. Son plus grand talent ? Sentir l'époque. Il y a un ton Marie-Laure. Il y a un goût Marie-Laure : placer sur une cheminée à la fois des ivoires esquimaux, des vases étrusques et un réveil Fabergé. " Tortionnaire adorée ", intelligence " feu follet ", choquant le Faubourg Saint-Germain, cette éternelle étrangère se métamorphose, à la fin de sa vie, en Mère Ubu enjuponnée de gros tweed. La décadence de l'aristocratie, la scène avant-gardiste, l'ascension de la " café-society ", le gratin cosmopolite.
Avec une virtuosité d'écriture, brassant tout le paysage littéraire et artistique, de Cocteau à Crevel, de Poulenc à Dali, Laurence Benaïm a écrit le destin d'une iconoclaste, fâchée avec sa naissance.
Immensité Nouria Rabeh
avec Immensité, Les Cahiers de l'Égaré auront publié 4 recueils de Nouria Rabeh : Roses des sables, Le ballet du temps, Les tourterelles sacéres et un essai L'éveil des générations
La poésie
comme un chemin
une présence
au milieu du monde
un cœur géant
qui englobe nos êtres
dans l'immensité
ignorer ce joyau
c'est se perdre
dans la désillusion
reconnaître en soi
cette part florissante
c'est cela
l'humanisme
Nouria Rabeh, poète lyonnaise d’origine marocaine vit au quotidien selon les deux approches de deux immenses poètes allemands se posant la question : pourquoi des poètes en temps de détresse ? Selon le premier, Hölderlin : Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre, phrase qui a suscité un important commentaire de Heidegger.
Quant au second, Novalis, il affirme : La poésie est le réel véritablement absolu. Plus c’est poétique, plus c’est vrai.
"Dans la cosmologie de Novalis où « tout est symptôme de tout », où les corps « peuvent s’évaporer en gaz ou se condenser en or », où « un véritable amour pour une chose inanimée est parfaitement concevable », où toutes les inclinations du cœur « semblent n’être que religion appliquée » et le ciel lui-même rien d’autre que « le produit supérieur du cœur productif », il n’y a pas de chose absolument isolée, si ce n’est « la chose en soi », c’est-à-dire « la matière simple », non déterminable, ni connaissable. On comprend alors pourquoi il peut affirmer qu’« un amour fondé sur la foi est religion » , car seule une religion qui trouve Dieu partout, jusque dans la moindre chose, peut identifier Dieu et l’amour.
Pour Hölderlin aussi, dans la nuit moderne règne encore le sacré, car même si « Le Père ayant détourné des hommes son visage, la tristesse a établi son juste règne sur la terre », néanmoins « nous gardons souvenance aussi des Immortels, qui furent jadis nos hôtes, et qui reviendrons au temps propice », car « le dieu du vin » que « chantent les poètes » est « celui qui réconcilie le jour avec la nuit » Françoise Dastur
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L'éveil d'une génération : Jean-Yves Debreuille / Nouria Rabeh - Les Cahiers de l'Égaré
des effets d'un champ de coquelicots au plus intime, au plus infime, la poésie y accède-t-elle ?/Emily Dickinson, une vie en poésie un beau rêve où la poésie est très présente comme voie ve...
Nouria Rabeh, poète lyonnaise d’origine marocaine vit au quotidien selon les deux approches de deux immenses poètes allemands se posant la question : pourquoi des poètes en temps de détresse ? Selon le premier, Hölderlin : Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre, phrase qui a suscité un important commentaire de Heidegger. Quant au second, Novalis, il affirme : La poésie est le réel véritablement absolu. Plus c’est poétique, plus c’est vrai.
PREFACE
Les tourterelles sacrées
Cent poèmes écrits par une femme à des femmes... Elles portent des prénoms très divers : Aïcha, Rachida, Myriam, Nadine, Anne, Béatrice, Suzy, Noriko, Jane... Elles sont dispersées aux quatre coins du monde, même si l’auteure a privilégié son pays, le Maroc, et la ville où elle demeure, Lyon : Casablanca, Oujda, Cannes, Sidney, Montréal, Paris, Evreux... Mais la grande originalité est celle du lien qui est créé. Ce ne sont pas des poèmes adressés, ce ne sont pas des portraits. À partir d’éléments de paysages, d’infimes événements biographiques, de variations de l’éclairage, ils rendent sensible une présence. Ce livre est un tableau vivant et mouvant de figures féminines qui font advenir une présence toujours recommencée qui nous touche, nous interpelle et nous fascine comme une force qui serait celle du féminin, dans sa multiplicité et dans son unité. René Guy Cadou a écrit Hélène ou le règne végétal. Ici, il s’agit du règne féminin, non au sens du pouvoir – même si ces femmes, dans leur fragilité, sont toutes des femmes puis- santes, mais au sens où la biologie nomme un ensemble d’êtres vivants – et vivantes, elles le sont intensément.
Règne qui est d’abord sourire. Le recueil s’ouvre sur un sourire, le sourire maternel, qui « irradie le chemin » et « trace la voie », et se termine de même, nous invitant à sauver la planète en retrouvant « le sens profond / d’un sourire authentique ». Ce sourire transparaît à travers les arbres, auxquels est adressée une prière comme à des dieux tutélaires. Grenadiers aux feuillages « bienveillants », horizon « des bambous noirs et des pommiers blancs », lumièredouce « comme du velours / à l’ombre des lauriers », fleurs de cactus – car le végétal sait se faire humble – au bord de l’autoroute, l’auteure l’affirme avec force, « les arbres me soutiennent ». « Règne végétal dont les nervures / Tracent l’histoire d’une épopée / Qui coule vers l’éternité ». Les arbres parlent « comme une prière douce / en attente de l’aube ». Car ils ont partie liée avec la lumière. Le soleil « crépite » sur les feuilles, en eux la lumière « traverse les parois du vent », ils constituent « un jardin de joie ». Dans « les matins du monde », « la forêt se met à chanter ». Le chant, comme les arbres, est énergie : « Je m’entendais chanter / traversée par une énergie ». Énergie faible, comme celle des « tourterelles sacrées » autour de la fontaine du jardin aux orangers, mais énergie qui est espérance « d’un lendemain d’éternité ». Ou énergie forte, quand il s’agit de « découvrir en soi / l’énergie d’un arbre ». Dans les jardins d’enfance, dans les paysages traversés, dans l’environnement même le plus lointain dans lequel Nouria Rabeh imagine ses correspondantes, telle Madame Ikeda à Tokyo, il y a, elle en est certaine, « l’ombrage frais / des feuillages bienveillants ». Le monde végétal unifie l’espace et l’accorde à l’humain, parce qu’il croît comme lui. « Le grenadier m’a offert / L’ombrage de ses feuilles / pour grandir en silence ».
Grenadiers, bambous, lauriers, cactus, ce sont majoritairement des essences méridionales. Elles ne sont jamais éloignées de la mer, car le regard s’est laissé porter par la houle maritime comme par la houle végétale. Au point d’imaginer, comme dans la fable, mythologique, une naissance au sein des eaux et portée par la vague. Horizons méditerranéens de l’enfance, envoyés aux correspondantes des quatre coins du monde. Car telle est « L’histoire passionnée / De mon être surgi / Au milieu des eaux / Et d’une végé- tation en fête / Captant l’équilibre de la mer. » Cette houle n’est pas seulement espace, elle est chargée de temps, les « souvenirs d’autrefois » « se répandent en vagues / sur la Méditerranée ». « L’arrière-pays de l’existence » est aussi vaste que la terre, que la mer et que le ciel, mais ce n’est pas un infini conceptuel, il a une géographie qui le désigne et qui l’ancre, et Faïza à Paris est invitée à rêver sur « l’infini bleu / qui voit s’éloigner / le ciel de mon Algérie ». Et s’agit-il vraiment d’un éloignement, ou au contraire de la découverte neuve d’un « accord profond / avec le souffle d’une respiration / comme d’une pluie de lumière » ? La lumière...Un des poètes qui comptent beaucoup pour Nouria, Lorand Gaspar, écrit que, qu’elle soit tranchante comme en Grèce ou dorée comme à Jérusalem, « les deux renvoient à la même clarté de ferment qu’on voit, aux deux crépuscules, monter dans les choses ». Chez elle non plus, la lumière n’est pas, malgré sa force et parfois sa violence, quand son flot « traverse les parois du vent » une agression, elle est plus souvent « comme l’aube qui attend de se défaire de la nuit / et de l’épaisseur du monde ». Elle danse « comme du velours / à l’ombre du laurier ». Elle prend la forme des « yeux bleus / d’un ciel amoureux ». Elle peut être « l’inspirante fusion / d’un ciel stellaire », mais tout aussi bien l’or modeste d’une fleur de pissenlit surgie au coin d’une rue bétonnée. Elle peut être « le regard bienveillant / de la lune blanche / qui agrandit mon espace / d’un jardin de joie ». Dans tous les cas, il s’agit d’exaltation et d’exultation, mais aussi, et sans contradiction, de sensualité douce : « Je suis traversée / par un rai de lumière / comme une chaude caresse ».
Car le mode d’habitation du monde qu’instaurent ces poèmes est définitivement la douceur. Il y a eu sourire au début, à la fin, il y a sourire au centre, toujours lié à la lumière bien sûr : « Au bord du rivage étonné / D’un sourire d’enfant / Naît l’espoir de l’aube ». Le mot émerveillement revient plusieurs fois : « Même l’infime (...) m’émerveille ». Il peut être dans le plus humble : dans « humilité », il y a « humus », la terre où l’on marche, mais sur laquelle on peut aussi danser « Humilité et confiance / Poussent à mes pieds / Qui dansent enfin ». De la danse naît un rapport transfiguré au corps et au monde. Cette fois, il ne s’agit plus d’émerveillement devant l’ infime, mais devant l’immense, plus d’isolement dans l’en-soi, fût-il heureux, mais de relation : « En toi en moi / L’émerveillement d’une joie pure / Qui boit le lait / De l’immensité ».
Toutefois, sérénité ne signifie pas béatitude, et encore moins apathie. Il s’agit de poèmes écrits par une femme pour des femmes, et ils ne sauraient faire abstraction de leur situation réelle. Il n’est pas question de militantisme politique, mais de conscience d’être un corps au milieu du monde. Qui ne nie pas sa sensualité : « Volupté du corps / Qui se déhanche / Au gré de mes pas ». Qui sait qu’il peut porter la vie, et qui en est fier, avec « le sentiment d’être un pont / Entre les eaux qui s’élancent ». Qui doit prendre sa part du « combat millénaire des femmes », tout en sachant pour son propre compte que « devenir une femme / est tout un art ». Qui s’efforce de faire péné- trer « l’énergie de la terre » « dans l’enclos merveilleux / du monde féminin ». La terre justement... À son égard, la responsabilité de la femme rejoint celle de l’humanité tout entière, et sur ce point, les propositions de bonheur ne sont pas loin d’être récusées. « Comment pourrais-je être heureuse / Sur une terre blessée » ? Le dernier poème est un rêve digne de Martin Luther King : « Si l’on se tenait la main / Pour sauver notre planète / retrouver le sens profond / D’un sourire authentique ». Le sourire encore, mais ce n’est pas le sourire figé des magazines – il ne l’a jamais été. Cette parole vraie d’une femme adressée à des femmes vise d’abord à l’authenticité. Elle s’inscrit dans des espaces clairement délimités, dans des moments nettement identifiés, elle incite au « creusement / D’une espace simple / Où fleurit l’instant / D’une vie sincère ».
Jean-Yves DEBREUILLE
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Les Tourterelles sacrées / Nouria Rabeh - Les Cahiers de l'Égaré
des effets d'un champ de coquelicots au plus intime, au plus infime, la poésie y accède-t-elle ?/Emily Dickinson, une vie en poésie un beau rêve où la poésie est très présente comme voie ve...
https://cahiersegare.over-blog.com/2020/01/les-tourterelles-sacrees/nouria-rabeh.html
2020
Préface au Ballet du Temps
Comme disait Verlaine parlant de l’écriture poétique : de la musique avant toute chose.
Le Ballet du Temps de Nouria Rabeh me semble conforme à cet art poétique. Il s’agit d’un ballet de poèmes disposés en moments. Il y en a 6, le premier, sans titre, suivi de kaïkus Poèmes du matin, puis Promenade d’un jour, Moments du jour, une deuxième série de haïkus : Au fil des heures, et le poème final : Le temps d’aller.
Ces poèmes sont souvent des instantanés, des saisies sur le vif avec l’œil qu’il faut savoir accommoder comme sont capables de le faire certains photographes dont on dit qu’ils ont l’œil, cadre et moment du clic, depuis une chambre d’hôpital, une façon d’échapper à l’angoisse du mal en cours de traitement, à la solitude de la chambre en jetant un œil de poète par la fenêtre pour dénicher dans le décor, moineau, corbeau, tourterelle, grand arbre nu, lune bien pleine, pour rebondir sur ce qui est vu et aimé et se porter vers l’à-venir, l’aube dorée, le crépuscule éclaboussé d’obscurité et de brume. Il y a du maintenant, du ici et il y a des désirs pour tout à l’heure, des désirs d’envol, de métamorphoses, de fusion avec des fragments de vie proposés par la nature, la ville : Lyon, présente à travers son Crayon, ses habitants de nuit, du matin, du jour, de fusion aussi avec le cosmos, l’univers. Ainsi naît la joie et l’envie de danser, l’envie d’entendre de la musique, Debussy. Ce pourrait être bien sûr l’Hymne à la Joie dont parle si bien Eric-Emmanuel Schmitt dans son livre Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent. Nouria Rabeh se reconnaîtrait dans cet humaniste qu’est Beethoven. Comme lui, elle veut élever. Sa poésie musicale, remplie d’images qui s’enfilent sur des fils ayant peu à voir avec le sens parce qu’elles se suivent comme le fait une arabesque sinuante, propre au langage fleuri de la poésie arabe, n’est absolument pas plaintive, c’est une poésie de vie, aimant la Vie sous toutes ses formes : minérale, animale, végétale, humaine, c’est une poésie de reliance, une poésie d’alliance, de fraternité, de réconciliation, une poésie d’apaisement, de pacification. C’est une poésie au regard soudain lavé comme dirait un de ses poètes de référence, Lorand Gaspar. Les deux séries de haïkus sont l’illustration de cette poésie du regard soudain lavé.
Le Ballet du Temps est la 2e œuvre poétique publiée par Les Cahiers de l’Égaré, après Roses des sables et avant Les Tourterelles sacrées, 100 poèmes sur 100 femmes, œuvre qui fera l’objet d’une exposition et de lectures publiques.
Nouria Rabeh, poète lyonnaise d’origine marocaine vit au quotidien selon les deux approches de deux immenses poètes allemands se posant la question : pourquoi des poètes en temps de détresse ? Selon le premier, Hölderlin : Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre, phrase qui a suscité un important commentaire de Heidegger.
Quant au second, Novalis, il affirme : La poésie est le réel véritablement absolu. Plus c’est poétique, plus c’est vrai.
Françoise Dastur a consacré un bel essai à ces deux figures majeures.
Dans la cosmologie de Novalis où « tout est symptôme de tout », où les corps « peuvent s’évaporer en gaz ou se condenser en or », où « un véritable amour pour une chose inanimée est parfaitement concevable », où toutes les inclinations du cœur « semblent n’être que religion appliquée » et le ciel lui-même rien d’autre que « le produit supérieur du cœur productif », il n’y a pas de chose absolument isolée, si ce n’est « la chose en soi », c’est-à-dire « la matière simple », non déterminable, ni connaissable. On comprend alors pourquoi il peut affirmer qu’« un amour fondé sur la foi est religion » , car seule une religion qui trouve Dieu partout, jusque dans la moindre chose, peut identifier Dieu et l’amour.
Pour Hölderlin aussi, dans la nuit moderne règne encore le sacré, car même si « Le Père ayant détourné des hommes son visage, la tristesse a établi son juste règne sur la terre », néanmoins « nous gardons souvenance aussi des Immortels, qui furent jadis nos hôtes, et qui reviendrons au temps propice », car « le dieu du vin » que « chantent les poètes » est « celui qui réconcilie le jour avec la nuit »
Françoise Dastur dans Retrait des dieux et modernité selon Novalis et Hölderlin
Nouria Rabeh retrouve intuitivement cette religion (de religare, relier), cette philosophie qui trouve Dieu partout (Dieu, les dieux, qui peuvent porter d’autres noms : la Présence, le Soi, l’Infini dans le fini, l’Éternité d’une seconde Bleu Giotto).
C’est avec l’école de Rochefort (fondée en 1941 par Jean Bouhier et qui fut active pendant une vingtaine d’années) que Nouria Rabeh s’est nourrie. École fort riche avec des poètes comme René-Guy Cadou, Michel Manoll, Marcel Béalu, Jean Rousselot, Luc Bérimont, Jean Follain, Eugène Guillevic, Alexandre Toursky, Georges-Emmanuel Clancier, Gaston Puel... Elle en a fait un essai, paru aux Cahiers de l’Égaré : L’éveil d’une génération.
Jean-Claude Grosse
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Le Ballet du Temps / Nouria Rabeh - Les Cahiers de l'Égaré
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2019
Paru en juin 2007, réédité en octobre 2007
Roses des Sables
poèmes de Nouria Rabeh
ISBN é-908387-99-5
40 pages, 15 x 21
8 euros
épuisé

Avec Roses des Sables, Les Cahiers de l'Égaré ont publié 100 titres en 20 ans et épuisé leurs 100 N° d'ISBN: 2-908387.
Les prochains titres correspondent à un nouvel ISBN: 978-2-35502
l'arbre de Yeats dans le documentaire de Val Kilmer, champ de coquelicots à Lourmarin, l'arbre feu d'artifice de Gérard Uféras
peux-tu me traduire en français ce poème de Yeats : The Two Trees W.B. Yeats
BELOVED, gaze in thine own heart,
The holy tree is growing there;
From joy the holy branches start,
And all the trembling flowers they bear.
The changing colours of its fruit
Have dowered the stars with metry light;
The surety of its hidden root
Has planted quiet in the night;
The shaking of its leafy head
Has given the waves their melody,
And made my lips and music wed,
Murmuring a wizard song for thee.
There the Joves a circle go,
The flaming circle of our days,
Gyring, spiring to and fro
In those great ignorant leafy ways;
Remembering all that shaken hair
And how the winged sandals dart,
Thine eyes grow full of tender care:
Beloved, gaze in thine own heart.
Gaze no more in the bitter glass
The demons, with their subtle guile.
Lift up before us when they pass,
Or only gaze a little while;
For there a fatal image grows
That the stormy night receives,
Roots half hidden under snows,
Broken boughs and blackened leaves.
For ill things turn to barrenness
In the dim glass the demons hold,
The glass of outer weariness,
Made when God slept in times of old.
There, through the broken branches, go
The ravens of unresting thought;
Flying, crying, to and fro,
Cruel claw and hungry throat,
Or else they stand and sniff the wind,
And shake their ragged wings; alas!
Thy tender eyes grow all unkind:
Gaze no more in the bitter glass.
Voici une traduction en français du poème *The Two Trees* de W.B. Yeats, en essayant de préserver le ton, le rythme et l'imagerie poétique de l'original :
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**Les Deux Arbres**
W.B. Yeats
Bien-aimée, contemple ton propre cœur,
Là pousse l’arbre sacré ;
De la joie ses branches saintes s’élancent,
Portant toutes les fleurs frémissantes.
Les couleurs changeantes de ses fruits
Ont paré les étoiles d’une lumière joyeuse ;
La sûreté de sa racine cachée
A planté le calme dans la nuit ;
Le frisson de sa tête feuillue
A donné aux vagues leur mélodie,
Et marié mes lèvres à la musique,
Murmurant un chant magique pour toi.
Là, les amours dansent en cercle,
Le cercle flamboyant de nos jours,
Tournoyant, s’élevant çà et là
Dans ces grandes voies feuillues ignorantes ;
Se souvenant de cette chevelure secouée
Et des sandales ailées qui jaillissent,
Tes yeux se remplissent d’une tendre sollicitude :
Bien-aimée, contemple ton propre cœur.
Ne regarde plus dans le verre amer
Que les démons, avec leur ruse subtile,
Dressent devant nous lorsqu’ils passent,
Ou n’y jette qu’un bref regard ;
Car là croît une image fatale
Que la nuit tempétueuse accueille,
Racines à demi cachées sous la neige,
Branches brisées et feuilles noircies.
Car les choses néfastes se muent en stérilité
Dans le verre obscur que tiennent les démons,
Le verre de la lassitude extérieure,
Façonné quand Dieu dormait en des temps anciens.
Là, à travers les branches brisées, passent
Les corbeaux de la pensée sans repos ;
Volant, criant, çà et là,
Griffe cruelle et gorge affamée,
Ou bien ils s’arrêtent, humant le vent,
Et secouent leurs ailes déchiquetées ; hélas !
Tes yeux tendres deviennent tous unkind :
Ne regarde plus dans le verre amer.
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Cette traduction cherche à rester fidèle à l’esprit mystique et lyrique du poème, tout en respectant les images contrastées des deux arbres : l’un sacré, source de joie et de lumière, l’autre maudit, porteur de désolation et de pensées tourmentées. Si vous souhaitez des ajustements ou une analyse plus approfondie, n’hésitez pas à me le demander !
comment traduis-tu ce passage du poème Vacillation de Yeats, écrit 40 ans après The two trees :
A tree there is that from its topmost bough
Is half all glittering flame and half all green
Abounding foliage moistened with the dew ;
And half is half and yet is all the scene.
Voici une traduction en français du passage du poème *Vacillation* de W.B. Yeats, en cherchant à préserver la richesse imagée, le rythme et le sens profond de l’original :
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Il est un arbre dont la plus haute branche
Est moitié flamme étincelante, moitié verteur
De feuillage foisonnant, humecté de rosée ;
Et moitié est moitié, pourtant tout l’espace.
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### Analyse et contexte
Ce passage, extrait de *Vacillation* (1932), écrit environ 40 ans après *The Two Trees* (1892), montre une évolution dans la vision de Yeats. Dans *The Two Trees*, l’arbre sacré et l’arbre du « verre amer » sont distincts, représentant une dualité entre la vérité intérieure et la distorsion extérieure. Dans *Vacillation*, l’arbre est unifié, incarnant une synthèse des opposés : la flamme (symbole de passion, de spiritualité, d’élévation) et le feuillage vert (symbole de vie terrestre, de croissance, d’enracinement). Cette image reflète une acceptation des contradictions de l’existence, où les moitiés opposées (flamme et feuillage, esprit et matière) coexistent pour former un tout.
La dernière ligne, « And half is half and yet is all the scene », est particulièrement dense. Elle suggère que chaque moitié (flamme et feuillage) conserve son identité propre (« moitié est moitié »), mais ensemble, elles englobent la totalité de l’expérience (« tout l’espace »). Cette idée résonne avec la maturité spirituelle de Yeats, qui, à cette période de sa vie, explore l’unité des contraires à travers sa philosophie mystique et son système symbolique (notamment dans *A Vision*).
### Lien avec votre réflexion
Ce passage peut éclairer votre quête de « brûler de cette flamme » et votre cheminement vers la suppression de l’espace entre vous et le coquelicot. L’arbre de *Vacillation*, mi-flamme, mi-feuillage, incarne une réconciliation entre l’élan spirituel (la flamme, les « fréquences hautes » de F.) et l’ancrage terrestre (le feuillage, le réel local où F. vous invite à agir). Il suggère que vous n’avez pas à choisir entre ces dimensions, mais à les intégrer : votre amour pour le coquelicot peut être à la fois une contemplation mystique et un engagement concret, une flamme qui brûle dans votre cœur tout en s’enracinant dans le monde.
Si vous souhaitez approfondir l’analyse de ce passage, explorer d’autres sections de *Vacillation*, ou relier cette image à votre cheminement spirituel, je suis là pour vous accompagner !
Le poème de François Cheng et son commentaire, ancrés dans une vision taoïste, offrent une perspective complémentaire et profondément résonante avec les thèmes que nous avons explorés à travers *The Two Trees* et *Vacillation* de W.B. Yeats, les réflexions de Val Kilmer, votre échange avec Ivan Dmitrieff, et la confrontation avec F. Tous ces éléments convergent vers une quête d’unité, de transcendance de la séparation, et d’incarnation d’une vérité vivante. Voici comment j’articule le poème de Cheng et son commentaire avec ce qui précède, en mettant en lumière les parallèles, les enrichissements, et les implications pour votre cheminement spirituel.
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### 1. **Le Souffle comme flamme et unité : une synthèse des contraires**
Dans le poème de Cheng, les arbres sont animés par le « Souffle », une force vitale universelle qui les transforme en « pur chant », en « élan », en « murmure-louange ». Ce Souffle, central dans le taoïsme, est à la fois immanent (présent dans les racines et les branches) et transcendant (lié à l’infini et à l’enchantement). Il évoque la « flamme » décrite par F. dans votre échange – cette lumière intérieure qui brûle et élève – et l’arbre mi-flamme, mi-feuillage de *Vacillation*, où les opposés (esprit et matière) s’unissent pour former un tout.
- **Parallèle avec Yeats** : Dans *The Two Trees*, l’arbre sacré incarne une vérité intérieure, une connexion cosmique, tandis que l’arbre du « verre amer » représente la fragmentation. Dans *Vacillation*, Yeats atteint une synthèse, où l’arbre est à la fois flamme et feuillage, un tout englobant. Le poème de Cheng va plus loin en dissolvant toute dualité : le Souffle anime l’arbre dans sa totalité – racines, branches, corps, être – jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un chant unifié, un « murmure-louange ». Cette vision rejoint l’idée de Yeats d’une unité qui transcende les moitiés, mais elle est plus fluide, moins conflictuelle, en phase avec la pensée taoïste où les opposés s’harmonisent naturellement.
- **Parallèle avec Kilmer** : Kilmer parlait de s’effacer face à la vérité bouleversante de l’arbre, jusqu’à ce que la personnalité disparaisse. Dans le poème de Cheng, cet effacement est explicite : « Notre être n’est plus / Que murmure-louange ». Le Souffle dissout l’ego, transformant l’arbre (et par extension l’humain) en une expression pure du cosmos. Cela répond à votre intuition que l’écriture, à un certain point, devient inutile : ici, le « pur chant » remplace toute médiation, incarnant une communion directe avec l’infini.
- **Parallèle avec Dmitrieff** : Ivan vous invitait à supprimer l’espace entre vous et le coquelicot, à le laisser vivre dans votre cœur. Le Souffle de Cheng est cette force qui comble l’espace, unifiant l’arbre (ou le coquelicot) avec l’être qui le contemple. Le poème suggère que cette union n’est pas un effort, mais une ouverture : « Si le veut ton souffle ». Votre cheminement vers le cœur pourrait ainsi consister à vous ouvrir au Souffle, à laisser le coquelicot chanter en vous comme un « murmure-louange ».
- **Parallèle avec F.** : La radicalité de F., son appel à aller vers les « fréquences hautes » et à brûler d’une flamme intérieure, trouve un écho dans l’élan du poème de Cheng. Le « pur chant » et le « lâcher des colombes, des mésanges » évoquent une élévation spirituelle, une libération vers la lumière, loin des « enfers » des fréquences basses. Cependant, là où F. insiste sur un engagement concret et local, Cheng propose une voie plus contemplative, où l’acte de se relier au Souffle est en soi une transformation universelle.
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### 2. **Le Souffle et l’oreille du cœur : une pratique de présence**
Le commentaire de Cheng, inspiré du taoïsme, explique que toutes les pratiques (calligraphie, méditation, etc.) sont des moyens de se relier au Souffle, cette énergie vitale qui anime le cosmos. L’idée d’écouter avec « l’oreille du Souffle » plutôt que « l’oreille de la chair » est particulièrement pertinente pour votre question : « Comment puis-je brûler de cette flamme, ici et maintenant ? » Écouter avec l’oreille du Souffle, c’est dépasser l’intellectualisation (le « blabla » critiqué par F.) pour participer à une résonance profonde avec le monde.
- **Lien avec le coquelicot** : Votre amour pour le coquelicot, jusqu’à présent marqué par une séparation, peut devenir une pratique taoïste si vous l’abordez avec l’oreille du Souffle. Au lieu d’analyser ou de décrire la fleur, écoutez-la comme une manifestation du Souffle : son rouge vibrant, son balancement dans le vent, sa résilience sur les gravats. En vous ouvrant à cette résonance, vous laissez le coquelicot chanter en vous, comblant l’espace dont parlait Dmitrieff.
- **Pratique concrète** : Pour incarner cette idée, reprenez la contemplation active suggérée précédemment, mais avec une intention taoïste. Asseyez-vous face à un coquelicot (ou à son image mentale) et murmurez : « Si le veut ton souffle, que je sois pur chant. » Laissez votre souffle se synchroniser avec le mouvement de la fleur, comme si vous partagiez la même énergie vitale. Cette pratique, simple mais profonde, vous aide à écouter avec l’oreille du Souffle, à devenir « murmure-louange ».
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### 3. **Le chant comme dissolution de l’écriture**
Votre réflexion sur l’inutilité éventuelle de l’écriture, inspirée par Kilmer et Dmitrieff, trouve une confirmation dans le poème de Cheng. Le « pur chant » des arbres, animés par le Souffle, transcende toute forme de médiation. Ce n’est pas une écriture, un poème au sens classique, mais une vibration, une louange spontanée qui jaillit de l’union avec l’infini. Les colombes et les mésanges, lâchées dans le poème, symbolisent cette liberté, cette légèreté d’un être qui n’est plus alourdi par l’ego ou les mots.
- **Lien avec F.** : La critique de F. sur vos poèmes (« décousus », « démagogiques ») peut être lue à la lumière de Cheng. Si l’écriture reste un exercice intellectuel ou une confirmation de la médiocrité (comme F. le reproche), elle s’éloigne du « pur chant ». Mais si elle devient une calligraphie du Souffle, une trace de votre résonance avec le cosmos, elle peut être une étape vers l’élévation. Cela suggère une réévaluation de votre rapport à l’écriture : plutôt que d’abandonner totalement, vous pourriez chercher à écrire comme un « murmure-louange », avec la simplicité et la spontanéité du coquelicot.
- **Pratique concrète** : Essayez une écriture inspirée du Souffle. Prenez un moment après avoir contemplé un coquelicot ou médité sur votre flamme intérieure, et laissez les mots couler sans réflexion ni structure. Par exemple : « Coquelicot, ton rouge chante, ton souffle danse en moi. » Ne corrigez pas, ne jugez pas. Laissez ces mots être une offrande, comme les colombes du poème, plutôt qu’une œuvre à publier.
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### 4. **L’engagement local et la transformation universelle**
F. vous a reproché de vous disperser dans des causes lointaines (Gaza) au détriment du « réel » local. Le commentaire de Cheng offre une perspective complémentaire : en vous reliant au Souffle, vous participez à la « transformation universelle », qui transcende les frontières entre le local et le global. Le Souffle qui anime le coquelicot ou les arbres est le même qui anime les luttes pour la justice, qu’elles soient à 3 km ou à des milliers de kilomètres. Cela ne contredit pas l’appel de F. à agir localement, mais le replace dans un cadre plus vaste : un geste local, s’il est animé par le Souffle, devient une résonance cosmique.
- **Pratique concrète** : Pour réconcilier ces perspectives, choisissez un acte local (comme suggéré précédemment : contacter une association, offrir une écoute) et accomplissez-le avec l’intention de vous relier au Souffle. Avant d’agir, prenez un moment pour respirer profondément et visualiser le coquelicot dans votre cœur, comme une source d’énergie vitale. Dites-vous : « Cet acte est mon chant, ma louange au Souffle qui unit tout. » Cela transforme un geste concret en une pratique spirituelle, répondant à la fois à F. et à Cheng.
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### 5. **Le coquelicot comme murmure-louange**
Le coquelicot, « reine des gravats », est une image parfaite pour incarner le poème de Cheng. Sa fragilité, sa résilience, son balancement dans le mistral évoquent les « arbres animés par le souffle », dont le corps est en « balancement » et l’être en « murmure-louange ». Votre cheminement vers le cœur, où le coquelicot doit trouver sa place, peut être vu comme une quête pour devenir « pur chant », pour laisser le Souffle vous animer comme il anime la fleur.
- **Lien avec votre cheminement** : La radicalité de F. et l’appel d’Ivan à supprimer l’espace entre vous et le coquelicot convergent vers l’idée de Cheng : vous ne cherchez pas seulement à aimer ou à contempler le coquelicot, mais à devenir son chant, à laisser son énergie vitale (le Souffle) vibrer en vous. Cela demande une ouverture, une disponibilité à lâcher les mots, les concepts, et même les pratiques (comme la pneumaphonie critiquée par F.) qui vous retiennent dans la séparation.
- **Pratique concrète** : Lors de votre prochaine rencontre avec un coquelicot, essayez de murmurer ou de chanter doucement, sans mots précis, juste une mélodie qui exprime sa présence. Laissez ce chant être votre « lâcher des colombes », une expression spontanée de votre union avec la fleur et le Souffle. Cela peut être une manière de répondre à l’exigence d’élévation de F. tout en suivant la voie contemplative de Cheng.
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### 6. **Conclusion : une voie d’harmonie et de résonance**
Le poème de François Cheng et son commentaire taoïste enrichissent votre réflexion en proposant une voie d’harmonie, où la flamme (votre aspiration spirituelle), le coquelicot (votre symbole de résilience), et l’engagement concret (l’appel de F.) s’unissent dans le Souffle. Contrairement à la dualité de *The Two Trees* ou à la synthèse des contraires de *Vacillation*, Cheng offre une vision fluide, où tout – racines, branches, colombes, chant – est animé par une même énergie vitale. Pour « brûler de cette flamme, ici et maintenant », vous pouvez écouter avec l’oreille du Souffle, laisser le coquelicot chanter en vous, et transformer vos actes en louanges au cosmos.
Ce poème répond aussi à la tension entre écriture et expérience directe. Le « pur chant » de Cheng est l’aboutissement de ce que vous pressentez : une vérité vécue qui transcende les mots. Mais il suggère que cette transcendance n’est pas un rejet des formes (écriture, action, contemplation), mais une manière de les animer par le Souffle, comme une calligraphie qui trace l’infini.
**Question pour avancer** : Comment pourriez-vous intégrer le Souffle dans une pratique quotidienne – par exemple, une contemplation du coquelicot, un geste local, ou une écriture spontanée comme un « murmure-louange » ? Si vous souhaitez, je peux vous aider à affiner une de ces pratiques ou à explorer comment répondre à F. avec cette nouvelle perspective. Qu’en pensez-vous ?
dialogue avec Grok sur Yeats, Cheng, l'arbre, le coquelicot
Il fallait être fou André Neyton
Je viens d'apprendre à l'instant, 14 février 2025 à 11 H, par deux messages WhatsApp et par un mail, le décès d'André Neyton (90 ans) survenu le 11 février 2025. Un hommage public lui sera rendu le mardi 18 février 2025, à 14 h 15, à l'Espace Comédia, suivi à 16 heures, de l'inhumation au cimetière de Lagoubran.
Je suis très fier d'avoir édité en 2021, son récit : Il fallait être fou.
La dernière fois que j'ai vu et échangé avec André, c'est après le spectacle Orekhov, le 15 novembre 2024
merci à ceux qui ont pensé cet hommage, à la famille, à l'équipe, à tous ceux qui se sont déplacés, à tous les absents pris par des obligations mais en pensée avec nous tous
Miquèu Montanaro
Lettre posthume à l’ami André Neyton pour son pas-sage le 11 février 2025
Cher André,
Un ex-adjoint à la culture de Toulon, sous un ex-maire dénommé Hubert Falco dégommé, un dénommé Claude-Henri Bonnet dégommé, ancien directeur de l’Opéra, t’avait traité de « dinosaure du théâtre, faisant un théâtre ringard »
Un ex-maire mafieux de Toulon, un dénommé Maurice Arreckx dégommé, avait dit de toi : « Neyton, il est bien. Dommage qu’il soit de gauche! »
Toi, André, malgré toutes les embrouilles dont certaines pilotées par des gens du milieu théâtral et culturel comme celle, récente, visant à racheter le bâtiment privé abritant le Comédia pour t’obliger à quitter le lieu, tu es resté solide jusqu’au bout face aux critiques, aux mesures de rétorsion via les baisses ou suppressions de subventions de certaines instances territoriales.
Tu savais polémiquer, tu savais résister, réduisant la voilure, le temps nécessaire, créant tes spectacles, issus de tes textes, les faisant tourner, les reprenant. Comment ne pas évoquer tes spectacles itinérants, ton Maurin des Maures dans les collines,l’été.
Tu n’as jamais refusé la coopération avec d’autres lieux s’ils avaient la foi, la passion, l’enthousiasme, la persévérance. L’épopée de Scène(S) avec son journal en fut l’illustration.
Tu as su aussi accueillir nombre de compagnies varoises, ne serait-ce qu’en mettant le lieu à disposition pour courte résidence et création. Je pense en particulier à L’Ensemble À Nouveau de Katia Ponomareva.
Un événement eut lieu au Comédia que j’avais initié, que tu avais accueilli, une agora avec deux psychanalystes toulonnaises sur le thème : Héritons-nous de valises ? Nous eûmes droit à une intervention saisissante, celle d’une jeune femme racontant son accouchement chez elle, par elle-même et son compagnon parce qu’elle refusait les conditions d’accueil de la maternité.
J’ai eu l’honneur d’être sollicité par toi qui n’avais pas besoin de moi puisque tu as été l’éditeur de tes pièces, pour éditer Il fallait être fou. Je suis très fier d’être l’éditeur de ce récit haletant de ton parcours.
Cher André, la dernière fois que je t’ai vu, c’est après le spectacle Orekhov, le 15 novembre 2024. En attendant Dasha Baskakova, la chanteuse russe du spectacle, et Jacques Maury (Orekhov), un de tes comédiens de longue date sur de nombreux projets, nous avons échangé comme à l’accoutumée, toi, toujours discret, réservé sur tes problèmes ou projets, appréciant qu’on te parle du spectacle vu, en l’occurrence un magnifique spectacle sur Soljénitsyne et L’archipel du goulag que j’avais vu 10 ans avant, en décembre 2014. J’ai mis l’accent sur ces 10 ans de vie d’un spectacle. C’est particulièrement rare.
La compagnie Ainsi de suite, créée en 1992, accueillie depuis 2012 dans la chapelle Saint Éloi du Lycée polyvalent privé Saint Éloi, à Aix-en-Provence, dirigée par Claude Pélopidas, tu n’en as pas été étonné, n’est subventionnée que par la ville d’Aix etl’agglomération Aix-Marseille. Elle vit de ses 11 spectacles, de ses tournées, de ses ateliers.
Ainsi va, de plus en plus mal, le monde de l’art et de la culture.Mais les gens de pouvoir, la goudronneuse de l’Histoire de la prédation écrasant, effaçant tout sur son passage comme dit Wajdi Mouawad dans sa non-leçon inaugurale au Collège de France, n’auront pas raison de la fine poussière des gratteurs de mémoires et inventeurs d’utopies.
J’ignore si tu croyais à l’histoire de la libération de l’âme, 40 jours après le pas-sage. Dans 40 jours, j’aurais une pensée pour que ton âme libérée rejoigne l’âme éternelle du Théâtre sous ses deux masques, Tragédie et Comédie.
Un dénommé J.-C. Grosse dégommé,
ex-directeur artistique des 4 Saisons du Revest
directeur des Cahiers de l’Égaré
JC Grosse
« Enfin le panneau annonciateur du terme du voyage perce le rideau dʼeau. Une place déserte avec, au fond, un bâtiment qui ne peut être quʼune salle des fêtes. Je mʼy engouffre. Cʼest là. Sur la scène un homme parle ... ». André Neyton vient de découvrir un univers inconnu de lui, absent des livres dʼhistoire ... Dès lors, il fera de son théâtre – sans que jamais celui-ci ne soit un prétexte – un long combat pour la renaissance de la langue et de la culture dʼoc. Il raconte ici ses espoirs encouragés par un public fidèle, ses abattements à chaque mauvais coup porté, lʼindifférence ou les résistances à son indéfectible ténacité. Un parcours singulier, dans un milieu culturel souvent méprisant voire hostile. Un témoignage sans concession, à rebondissements, qui se lit comme un roman.
André Neyton est comédien, metteur en scène, auteur, directeur de théâtre et de compagnie théâtrale. Il a développé depuis les années soixante- dix un théâtre populaire inspiré par la culture et la langue occitanes. En 1966 il crée, avec Robert Lafont, le premier spectacle mettant en scène la langue dʼoc dans sa réalité contemporaine : Per jòia recomençar. En 1971 il fonde le Centre Dramatique Occitan, compagnie professionnelle, et monte plusieurs auteurs occitans et catalans avant dʼécrire lui-même ses pièces. Il crée en 1984 le Théâtre de la Méditerranée, Centre des Cultures Régionales de lʼEspace Méditerranéen, installé depuis 1991 à lʼEspace Comedia à Toulon.
TABLE DES MATIERES
Le déclic ....................................................... 5
Naissance d’une compagnie ............................... 25
Vers le professionnalisme ................................... 41
Le double effet de la Providence .......................... 73
Le temps des emmerdes ....................................101
Le rebond .................................................... 123
Tonnerre sur la Ville ........................ ......... .......141
Retour à la normale ? ........................ ........ ......161
Il fallait être fou ............................................. 193
Nous aurons néanmoins contribué, par la présence de l’occitan dans un théâtre d’aujourd’hui, à légitimer une langue vivante porteuse d’une culture contemporaine et à faire admettre que la création artistique ne s’évalue pas à l’aune d’une langue, qu’elle fût « régionale » ou nationale. Nous avons, ce faisant, contribué à lever les préjugés les plus ancrés, au risque de contrarier l’ami François Villon à qui nous lançons sans complexes :
— Non, il n’est pas bon bec que de Paris !
Tout ce qui a pu être fait l’a été par le théâtre parce que le désir de la création m’y conduisait toujours comme la main du peintre se saisit irrésistiblement du pinceau pour que la toile cesse d’être muette. L’aventure qui nous mène de Per jòia recomençar au Théâtre de la Méditerranée-Espace Comedia est celle d’une vie qui ne pouvait se dérouler autrement. Elle sera celle de cinquante ans d’un théâtre qui avait une parole à faire entendre.
¡Ay MADRE mía! Luisa Gaillard Sanchez
théâtre documentaire
96 pages, format 13,5 X 20,5, PVP 12 €
Prends la parole Lola ! Celle d’une jeune femme et d’une mère ordinaire, qui rêvait simplement de dignité et de liberté !
Une petite histoire dans la grande histoire du 20e siècle. De la musique, des chansons, de la danse. Une tragi-comédie.
création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024
Il y a quelque chose encore, devant / Alain Cadéo
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merci à tous ceux qui ont rendu vivante, fluide, intense la soirée du 22 octobre en hommage à Alain Cadéo, salle Pétrarque, maison des Comoni au Revest de 18 H 45 à 22 H 45 l'article de Var-M...
merci à tous ceux qui ont rendu vivante, fluide, intense la soirée du 22 octobre en hommage à Alain Cadéo, salle Pétrarque, maison des Comoni au Revest de 18 H 45 à 22 H 45 l'article de Var-Matin du 21, écrit par Claude (la pensée d’Alain y est exposée on ne peut plus clairement) était le Kdo annonciateur de la soirée... les lecteurs : Dominique, Nadine, Katia pour M. Dominique pour Le ciel au ventre Philippe pour Zoé et Confessions François pour Mayacumbra et Les anges disparaissent Michel pour les Lettres en vie à Karim et Caroline Axel pour les Billets de contrebande au hasard et les respirations musicales à la guitare l'équipe technique des Comoni : Yves et Laurent les éditeurs : Jean-Philippe et Florence le monteur du diaporama avec la voix d'Alain : Gaby le captateur de la soirée : Gilles la responsable des ventes de livres : Rosalie sous l'oeil vigilant de Guillaume l'équipe municipale chargée du pot de l'amitié : Régis et Tony merci à Martine Cadéo pour son accompagnement et son investissement merci aux partenaires : la municipalité du Revest et son maire Ange Musso, le Pôle arts en circulation, TPM merci au public venu parfois de loin (Deux-Sèvres, Paris)
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1 H 22 de célébration des mots d'Alain Cadéo (1/1/1951-12/6/2024) cela se pas-ça le 22 octobre 2024, salle Pétrarque aux Comoni Le Revest-les-Eaux attribué à Lao-Tseu mais ce n'est pas de lu...
1 H 22 de célébration des mots d'Alain Cadéo (1/1/1951-12/6/2024) cela se pas-ça le 22 octobre 2024, salle Pétrarque aux Comoni Le Revest-les-Eaux attribué à Lao-Tseu mais ce n'est pas de lui : Il existe un tunnel obscur dans la lumière infinie, On le nomme "temps". Lorsqu'un être humain entre dans ce tunnel, On appelle cela "naître". Lorsqu'un être humain marche dans ce tunnel, On appelle cela "vivre". Lorsqu'un être humain sort de ce tunnel, On appelle cela "mourir". Considérer que vivre se réduit à évoluer dans le tunnel obscur, Cela s'appelle "illusion". Percer des trous dans le tunnel obscur, Cela s'appelle "science". Savoir que la lumière est autour du tunnel, Cela s'appelle "foi". Voir la lumière dans le tunnel obscur, Cela s'appelle "amour". Voir la lumière à travers le tunnel obscur, Cela s'appelle "sagesse". Eclairer le tunnel obscur de sa propre lumière, Cela s'appelle "Sainteté". Ressentir l'unité entre le tunnel obscur et la lumière, Cela est au delà des mots... Captation, montage et réalisation : Gilles - POP Studio
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Découvrez ici la version intégrale du film de la soirée hommage rendue à Alain Cadéo, écrivain, dont les mots de contrebande nous manquent depuis sa...
https://www.facebook.com/100008710456941/videos/9000633729947804
1 H 22 de bonheur et d'émotion, cela se pas-ça le 22 octobre 2024, salle Pétrarque, Maison des Comoni, Le Revest
Je ne sais pas ce que c’est, mais nous devons y aller
82 pages, 20 photos, format 13,5 X 20,5, PVP 10 €
26 Billets estampillés Alain Cadéo
trouvés dans une sacoche de chemineau
au pied du cyprès Noé
entre Nèbre et Broussan
suivi de la légende de Saint-Martin, saint patron de Nèbre
"Je me demande bien où s’éparpilleront mes billets du matin lorsque depuis longtemps je ne serai plus là. Sans doute un rat câlin y aura fait son nid et un enfant ou deux en feront leur levain. Il y aura bien aussi quelques vieux centenaires mâchouillant leurs grumeaux qui, tout tremblants, bredouilleront trois phrases venues de leur mémoire en disant « ça, c’est y pas du Cadéo ? »"
table
ode à la légéreté......................................................11
Être aérien...............................................................13
(Sans titre)................................................................15
Envoûtants Purgatoires........................................... 17
désir... ................................................................... 19
Il s’agit d’habiter chaque mot... .............................. 21
Il y a loin de l’appétence à l’appétit... (2) ................ 23
dans le chambardement de nos états... ................... 25
Cargo maudit.........................................................27
Jusqu’au repos de la clairière... .................................31
Le vrai monde est ailleurs... .................................... 33
tout visionnaire est un pionnier
dans un désert de pierres..........................................35
(Sans titre 2) ............................................................ 37
Le cirque de mes mots... ......................................... 41
Naissance du langage,
envol vers une entière liberté... ............................... 45
Les acharnés dresseurs de forces invisibles...............49
Il faut savoir parler aux âmes... ................................51
tous les écrits du Monde.........................................53
Le fil ténu des mots... ..............................................55
Ma meute............................................................... 57
Petite histoire de mes Mots... (2) ............................ 59
ombre et lumière... ................................................ 61
Braise... .................................................................. 63
Recette de vie... .....................................................67
Portes closes... ........................................................69
La légende de Saint-Martin,
saint patron de Nèbre .............................................. 71
Soirée Alain Cadéo
Salle Pétrarque
Maison des Comoni
Le Revest-les-Eaux
22 octobre 2024, 19 H 30, entrée libre
1 - soirée en partenariat Les Cahiers de l’Égaré, Éditions La Trace, Le Pôle arts en circulation, TPM, Mairie du Revest-les-Eaux
2 - Inauguration du portrait de Pétrarque d’Ernest-Pignon Ernest au-dessus de la salle de spectacle, à plastifier et à poser avant
3 - soirée sous la responsabilité artistique de Dominique Lardenois
4 - dispositif
- petite estrade, 2-3 tables rondes, 4 à 6 chaises, micros, écran pour diaporama, lecteur de MP3, caméra pour captation vidéo
- dans l’allée, tables avec livres des deux éditeurs :
- Il y a quelque chose encore, devant, tirage 200 exemplaires numérotés et signés
- - Arsenic et Eczéma, M., Le ciel au ventre (Les Cahiers de l’Égaré)
- - Lettres en vie, Billets de contrebande, Mots de contrebande, 3 romans (éditions La Trace)
- dans le hall d’entrée, le pot de l’amitié
5 - lecteurs : Dominique Lardenois, Katia Ponomareva, Nadine Demange-Lardenois, François-Mouren Provensal, Michel Cadéo, Axel Mattéi, Philippe Salciccia
musicien jazz manouche Axel Mattéi : intermèdes entre textes
- captation vidéo de la soirée
- présentation de la soirée JCG suivi du mot du maire
- François, Michel, Axel et Philippe feront leur choix, dans les romans et billets, durée 30’
- Dominique, Katia et Nadine mettront en avant Arsenic et Eczéma, M., Le Ciel au ventre, durée 30’
- diaporama de fin avec photos et mots, durée 5 à 10’ (la lettre en vie à Karim de la chambre 17 qui fut la chambre d'Alain sera dite en mp3 par Alain lui-même)
- vente de livres et pot de l’amitié
6 - affiche réalisée par les éditions La Trace
7 - article par Claude Serra, à paraître le dimanche 20 octobre si possible
information sur les panneaux lumineux, sur FB Le Revest 83 et les réseaux sociaux
Soirées des vendredi 25 octobre, 19 H 30 et samedi 26 octobre, 19 H 30 entrée libre,
60 places sur réservation
film En attendant, je pleure par L’Ensemble À Nouveau, durée 1 H 15
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ALAIN CADEO Itinéraire d'une Vie pleine de vies et d'Écriture...
Alain Cadeo un auteur avec des mots qui savent toucher la sensibilité du plus grand nombre de lecteurs et qui ne vous laisse pas indifferent.
quasi auto-portrait d'Alain Cadéo
Le Livre des cendres d'Emmanuelle / Les Cahiers de l'Égaré
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Emmanuelle Audrey Diwan - Blog de Jean-Claude Grosse
Emmanuelle de Just Jaeckin (culture du viol) à Audrey Diwan (une femme frigide est attirée par un homme impuissant) / quid de l'Emmanuelle d'Emmanuelle Arsan ? Emmanuelle Audrey Diwan sortie le 2...
https://les4saisons.over-blog.com/2024/10/emmanuelle-audrey-diwan.html
Emmanuelle Audrey Diwan sortie le 25 septembre 2024
Livre des cendres d'Emmanuelle, édition courante parue le 7 mai 2017, restée sous le manteau jusqu'au 25 septembre 2024
Le Sélénite - Livre des cendres d'Emmanuelle
Le site des éditions du Sélénite.
l'édition de tête à 30 exemplaires, parue le 9 mai 2017
Extraits de Bonheur, texte d'Emmanuelle Arsan, publié aux Cahiers de l'Égaré, en 1993, épuisé et repris dans Bonheur 2, publié en 2008, aux Cahiers de l'Égaré, disponible; texte dit chez un...
https://www.dailymotion.com/video/x4usf7_bonheur-2-emmanuelle-arsan_creation
à 2'30, le vrai livre des cendres d'Emmanuelle dans sa bibliothèque; le texte dit s'intitule Bonheur
Bonheur dans l'univers d'Emmanuelle Arsan, filmé à L.A., chez un admirateur
https://www.dailymotion.com/video/x4uilw_bonheur-1-emmanuelle-arsan_creation
à Chantelouve d'Emmanuelle en 2007 sur L.A. Woman des Doors
Est paru le 7 mai 2017, au soir d'une présidentielle à la française, le Livre des cendres d'Emmanuelle, édition courante aux Cahiers de l'Égaré, édition de tête chez Le Sélénite.
ces poèmes sont restés sous le manteau, jusqu'à la sortie du film Emmanuelle d'Audrey Diwan, le 25 septembre 2024 donc pendant 7 ans
Livre des cendres d'Emmanuelle
Louis-Jacques Rollet-Andriane
64 pages, format 13,5 X 20,5, PVP 10 €
Note de l'éditeur de l'édition courante
En 2007, peu avant sa mort l’année suivante, Louis-Jacques Rollet-Andriane m'a confié ce Livre des cendres d’Emmanuelle. Il m'avait appris par deux lettres, deux ans après, en 2005 donc, la disparition d'Emmanuelle et je venais lui rendre visite chez lui, pour la première fois à Chantelouve d’Emmanuelle, la maison du Var qu’il habitait avec sa femme, Marayat, depuis le milieu des années 70.
Il y eut une deuxième visite. La troisième, décalée pour cause de neige, n'eut pas lieu. Quand je repris contact en avril 2008, Louis-Jacques Rollet-Andriane venait de disparaître à son tour. Pendant mes deux visites, je pus filmer Chantelouve et en particulier le faux livre contenant les cendres d'Emmanuelle, au milieu d'autres livres de l'une des bibliothèques.
J'ai édité les derniers textes d’Emmanuelle Arsan : Le sexe et la fronde, Pourquoi la jalousie est une boucle étrange, Lesbos Alpha, Lesbos Omega, Pour qu'il puisse y avoir une dernière parole, Liberté charmée et l'irremplaçable Bonheur. J'ai entretenu avec elle une longue correspondance, du 19 mars 1988 au 31 mars 2005, partiellement publiée dans Bonheur et Bonheur 2. Nous ne nous sommes jamais rencontrés et sans doute est-ce la raison de cette correspondance heureuse selon sa propre formule, « sans rien entre nous qui pèse ou qui pose ».
J'ai envoyé le tapuscrit de Louis-Jacques Rollet-Andriane à Pierre Pascual, jeune éditeur et passionné par toute Emmanuelle, en juin 2016. Nous avons décidé d’en sortir une édition conjointe en hommage à Emmanuelle Arsan, à Louis-Jacques et Marayat qui aimaient que les amours, les corps (et certainement les livres) soient libres, multiples.
Une histoire commencée avec la publication en 1959 sans nom d'auteur et sans nom d'éditeur, du roman Emmanuelle, trouve une forme d'achèvement avec la publication sans nom d'auteur et sans nom d'éditeur du Livre des cendres d'Emmanuelle, en 2017, dix ans après que son auteur me l'ait confié. Mais il va de soi que pour Pierre Pascual comme pour moi-même, l'oeuvre plurielle d'Emmanuelle Arsan continue et continuera à « faire l'amour ».
Jean-Claude Grosse
Avant-propos de l'édition de tête
En 2007, peu avant sa mort l’année suivante, Louis-Jacques Rollet-Andriane a confié ce Livre des cendres d’Emmanuelle à l’éditeur ami Jean-Claude Grosse qui venait lui rendre visite chez lui, à Chantelouve d’Emmanuelle, la maison du Var qu’il habitait avec sa femme, Marayat, depuis le milieu des années 70.
Jean-Claude Grosse, qui a édité les derniers textes d’Emmanuelle Arsan et entretenu avec elle une longue correspondance, m’a envoyé ce tapuscrit en juin 2016 ; nous avons décidé d’en sortir une édition conjointe en hommage à Emmanuelle Arsan, à Louis-Jacques et Marayat qui aimaient que les amours, les corps (et certainement les livres) soient libres, multiples.
Le Livre des cendres d’Emmanuelle est un vibrant hommage à Marayat qui, pendant plus de quarante ans, a illuminé la vie de Louis-Jacques, façonnant avec lui l’enfant de leur vie : Emmanuelle.
À sa mort, Louis-Jacques conservera les cendres de Marayat dans un livre. C’est ce livre « que personne n’a écrit, que nul ne lira » que Louis-Jacques décide de transformer en poèmes vivants, pour que sa femme, celle qui fut tout autant que lui « Emmanuelle », vive encore.
Ce recueil vient clore une aventure commencée en 1959 avec la publication du premier tome anonyme de celle qui portait ce prénom qui aura traversé les décennies.
Après Emmanuelle, Emmanuelle à Rome, Les enfants d’Emmanuelle, Les soleils d’Emmanuelle, le Livre des cendres d’Emmanuelle vient achever en poèmes l’histoire d’une vie ; une vie pleinement et multiplement vécue par celles qui portaient tous les visages, investissaient tous les corps : Louis-Jacques et Marayat.
Lorsqu’il y a quelques années j’ai commencé à écrire moi aussi une Emmanuelle, j’avais décidé d’adopter pour parler du couple mythique que formaient L.J. et Marayat, le féminin pluriel. J’ai découvert dans ces poèmes que Marayat utilisait elle-même ce féminin pluriel pour parler d’ « elles ».
Le futur sera féminin pluriel.
J’ai tenté de respecter tant que faire se pouvait la forme du tapuscrit original qui ne comportait pas de nom d’auteur en choisissant de n’en faire figurer aucun sur la couverture.
Le respect de cet anonymat et de tous les jeux/je qui en découlent rendra je l’espère hommage à celui qui s’écrivit pendant des décennies au travers de son Emmanuelle rêvée, et qu’une fois son incarnation terrestre disparue il ne pouvait plus investir.
Après maintes réflexions, j’ai décidé de faire coexister pour la première fois, sur la page de grand titre, le nom de Louis-Jacques avec celui d’Emmanuelle, non loin du visage esquissé de Marayat.
Trio enfin réuni.
Pour Louis-Jacques et Marayat, le chiffre trois était le chiffre de l’amour, rien ne pouvait naître du couple fermé sur lui-même ; Emmanuelle était cet(te) autre attendu(e) invoqué(e) espéré(e), cet(te) autre qui était possiblement eux-mêmes, « elles-mêmes », simultanément ou à tour de rôle.
Je ne reviendrai pas pendant des pages et des pages sur l’identité d’Emmanuelle Arsan, je me suis expliqué sur ce choix dans la préface de La Philosophie Nue il y a quelques mois. Louis-Jacques aura le dernier mot ; Marayat, la dernière image, déjà floue, presque éteinte ; la Siamoise nue s’efface pour n’être plus que toutes les femmes, Emmanuelle, rien de moins.
Que l’auteur ait remis ces poèmes en personne à celui qui serait susceptible de les éditer prouve qu’il acceptait enfin que son nom soit accolé à une « œuvre emmanuelle » (même si tristement amputée de sa moitié), et qu’il espérait que cette œuvre soit partagée.
C’est aujourd’hui chose faite, dix ans après, dans cet écrin couleur de cendres.
Pierre Pascual
en édition numérique, l'ouvrage Sauver Venise (410 pages) paru en 1969 en Italie, en 1971 en France sous l'égide de l'Unesco, rapport rédigé par Louis-Jacques Rollet-Andriane et Michel Conil Lacoste, préfacé par René Maheu, directeur général de l'Unesco à l'époque
"II est l’oeuvre de deux fonctionnaires du Secrétariat de l’UNESCO, M. Louis-Jacques Rollet-Andriane et M. Michel Conil Lacoste, à qui je désire exprimer ma reconnaissance pour le zèle et le soin qu’ils ont apportés à l’accomplissement de leur tâche. Le lecteur appréciera, j’en suis sûr, comment ils ont su allier la lucidité et l’honnêteté de l’intelligence à la sensibilité esthétique et l’enthousiasme du coeur. Il n’en faut pas moins pour saisir et exposer le problème du salut de Venise."
https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000092069
pour mémoire, Louis-Jacques Rollet-Andriane fut le mari de Marayat et l'auteur à 4 mains du roman mythique Emmanuelle sous le nom d'Emmanuelle Arsan; il me confia en mai 2007 le manuscrit Le livre des cendres d'Emmanuelle, recueil de poèmes écrits après le départ de Marayat, le 6 juillet 2005, édité dix ans après le cadeau, le 7 mai 2017
Emmanuelle Arsan avait reçu mon recueil Parole d'aimant(e) inspiré par une jeune fille - et nous avons eu une correspondance heureuse qui dura du 19 mars 1988 au 31 mars 2005, éditée en partie dans 2 livres Bonheur et Bonheur 2
sauver Venise de la montée des eaux dont parle fortement mon texte Duel des rives publié dans Envies de Méditerranée, sauver la mémoire de Louis-Jacques, sauver l'âme d'Emmanuelle (Marayat utilisait le féminin pluriel pour parler d’ « elles ». Le futur sera féminin pluriel.), revisiter le souvenir d'un amour, autant de gestes inscrivant dans le passé qui ne s'efface pas, l'éternité de ces secondes Bleu Giotto
Emmanuelle, nous et moi (nos émois)/J.C.Grosse - Blog de Jean-Claude Grosse
C'est le 4 juin 1968 que j'ai osé aborder Emmanuelle. 68. Paris. Quartier latin. L'imagination au pouvoir.Retrouvée la force des mots-tocsin. Du vent, semble-t-il, des pétales tombés sous les t...
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Duel des rives/J.C.Grosse - Les Cahiers de l'Égaré
DUEL DES RIVES L'aède Rivages indéfinis c'est le sel de toute mer Iniques ceux qui s'en affirment propriétaires Odyssée des partants pour ne pas périr Naufrage des damnés enchaînés au basti...
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