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Les Cahiers de l'Égaré

cahiers de l'egare

Collection Liberta

20 Mai 2026 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #écriture

les 3 derniers titres de la collection Liberta parus le 21 mars 2026, début du Printemps
les 3 derniers titres de la collection Liberta parus le 21 mars 2026, début du Printemps
les 3 derniers titres de la collection Liberta parus le 21 mars 2026, début du Printemps

les 3 derniers titres de la collection Liberta parus le 21 mars 2026, début du Printemps

Le mot de l’éditeur 
Les trois romans présentés par la collection Liberta se distinguent par une singularité rare : ils sont le fruit d’un travail collectif où chaque auteur a volontairement renoncé à toute mise en avant personnelle. Réunis sous la collection Liberta, émanation de l’Institut du même nom, ils portent une conviction commune : le culte de la personnalité, devenu central dans nos sociétés, participe largement à leurs déséquilibres.
Anthropologues, chefs d’entreprise, responsables politiques : tous ont choisi ici de déplacer le centre de gravité, non plus vers eux-mêmes, mais vers une œuvre destinée à nourrir la conscience collective. Cette posture n’est pas un effacement, mais un choix stratégique et exigeant : celui de faire primer le sens sur la signature.
Ces trois romans s’ancrent dans le vécu de leurs personnages. Ils partent d’une réalité parfois brute, parfois dérangeante — cette réalité qui, souvent, laisse indifférent tant elle est nue. Mais les auteurs ne s’y arrêtent pas. Ils montrent qu’au-delà de la vérité existe une force plus profonde : celle qui pousse l’homme à la chercher, à s’y confronter, et parfois à la dépasser.
C’est ici que s’introduit la notion de nécessité. Non pas comme une contrainte écrasante, mais comme un moteur intérieur. Une tension féconde qui rappelle que le pire n’est jamais certain, et que l’espérance demeure une possibilité réelle.
L’une des réussites majeures de ces ouvrages réside précisément dans cette articulation délicate : faire coexister la vérité et l’espérance, sans jamais les simplifier ni les opposer. Un exercice rare, sans doute parmi les plus exigeants — et les plus profondément humains.
Car tout l’enjeu est là : ne pas renoncer à la lucidité, sans renoncer à l’espérance.
La nécessité n’est pas au-dessus de la vérité. Elle est ce qui pousse l’homme à la chercher — et parfois à la transformer.

La Nuit  

92 P., 13,5 X 20,5, PVP 16 €

ISBN 978-2-35502-160-2

Table

De qui sommes-nous les fils ? ..........................................9

Le fil du temps.............................................................. 11

Le temps continue de se dérouler. .................................. 15

Le choix invisible. ..........................................................17

La fracture du sens. ...................................................... 19

La Palingénésie .............................................................21

Mon départ................................................................... 23

Une première approche vers le temps de la Terre. ...........  25

Puis arriva le temps de l’Homme...................................   27

Le siècle des Lumières. ..................................................29

Le droit au bonheur. ......................................................31

Vie, sens et beauté........................................................ 35

La culture de la vie........................................................ 39

Nos dernières révoltes ...................................................41

Mon retour. ..................................................................43

Les trois dernières révoltes ou la quête de dignité et de

liberté. .........................................................................45

1. Le poujadisme la colère des indépendants. ..................  45

2. Le CID-unati la révolte des petits commerçants..........   46

3. Les gilets jaunes la souffrance des invisibles. ................47

4. La révolte de Mai 68...................................................49

Le fond des révoltes ......................................................51

Le fond des révoltes.......................................................53

Charles de Gaulle et l’ombre du capitalisme..................     59

L’économie hégémonique.............................................. 63

1. La concentration du pouvoir économique..................    63

2. Une croissance qui dévore ses propres enfants. ............63

3. L’illusion du progrès infini.......................................... 64

4. Le coût humain de l’hégémonie. .................................64

Les illusions du progrès. ................................................65

Nos erreurs les plus courantes........................................67

1. Le culte de la vitesse. ...............................................67

2. La technique comme nouvelle religion.......................  67

3. Le transhumanisme : l’homme augmenté ou l’homme

diminué ?. ..................................................................68

4. La fatigue moderne : trop de tout, pas assez d’essen-

tiel.............................................................................68

5. La perte d’émerveillement. ........................................69

6. Une suite prévisible. .................................................69

Sortir du chemin de l’égarement ....................................71

Trop de lois tue la loi. ..................................................73

La crise de l’exemple : quand le laid devient la norme. ...  75

La culture de la mort....................................................77

Postface. ..................................................................83

 

Rallumons les lumières

112 P., 13,5 X 20,5, PVP 20 €

ISBN 978-2-35502-161-9

Table

Introduction. ............................................................VII

Qu’est-ce qui distingue la philosophie de

l’anthropologie...........................................................XIX

Chapitre I Comprendre pour ne plus avoir peur               21

1. L ’Anthropocène : une crise de l’homme avant d’être

une crise de la Terre....................................................23

2. Trop de savoir, pas assez de sens...............................27

3. Quand la technique oublie l’homme. ......................... 35

Chapitre II retrouver l’axe humain ................................39

4. Oublier que l’on sait. ...............................................43

5. L ’homme relationnel. ..............................................47

6. La joie de vivre comme boussole anthropologique....    51

Chapitre III La Transociabilité .......................................55

7. La Transociabilité c’est quoi ?.....................................57

8. La transociabilité pour rééquilibrer

les technosciences.......................................................61

9. La transociabilité : une philosophie

du lien dans l’âge des technosciences...........................

10. La transociabilité : l’art perdu d’équilibrer la

puissance par la sagesse...............................................73

11. Décider sans écraser. ..............................................73

Chapitre IV Rallumer les lumières.................................. 77

12 De la peur à la responsabilité joyeuse.......................  79

13. La culture de la vie.................................................81

14. Réapprendre à habiter le temps long. ....................   85

Chapitre V Semer sans prétendre régner .....................  88

15. Cercles positifs et minorités agissantes..................   91

16 L ’exemplarité plutôt que la leçon..............................

17. Allumer une lumière suffit parfois. .........................  93

Épilogue ..................................................................

Ce qui dépend encore de nous. ....................................101

Postface ...................................................................103

Le Chemin des possibles

130 P., 13,5 X 20,5, PVP 20 € 

ISBN : 978-2-35502-162-6

Table

Le Chemin des possibles. ..............................................VII

Là où tout commence. ....................................................9

Le baptême. ................................................................13

Le village et l’homme raisonnable. ................................. 17

Là où tout commence vraiment. .................................... 21

L’homme, la machine et ce qui résiste............................ 25

Ceux qui soutiennent l’économie du réel. ...................... 29

Victor se rendit en Bresse. ............................................35

Le soir tomba doucement sur la Bresse.......................... 39

Les inondations............................................................43

Après l’incendie Le feu et ce qui l’appelle. .....................  47 

Violence et migration....................................................53

Deuxième partie de la réunion. ...................................... 57

Chômage et dévalorisation du travail. ............................ 63

Réunion : Quand une économie fabrique des inutiles....     63

Crise sanitaire et phytosanitaire..................................... 67

Ce qui fait disparaître la vie........................................... 73

L’économie hégémonique.............................................. 77

Diagnostic politique d’un système devenu dangereux pour

la vie. ........................................................................77

I – Qu’est-ce qu’une hégémonie ?. .................................78

II – Quand l’économie devient hégémonique. ................  79

III – Quelques chiffres qui donnent le vertige. ................79

IV – Quand le rêve tourne au cauchemar.......................  80

V – La méthode : mensonge, diversion, verbiage............ 81

VI – Démystifier l’économie hégémonique. .................... 81

VII – Quand même le système s’alarme. ........................81

VIII – Les risques majeurs d’une économie sans limites... 82

IX – Les nouveaux despotes..........................................82

X – Messieurs les puissants, souvenez-vous.....................82

XI – Vous êtes responsables. ........................................82

XII – Nous ne sommes pas naïfs. ..................................83

Un odieux tour de passe-passe....................................... 85

Un entêtement coûteux................................................. 89

La promesse brisée

de la modernité agricole. ...............................................93

L’agriculture familiale.................................................... 97

Les écosystèmes nous parlent....................................... 103

Un monde irremplaçable : les paysans. ......................... 107

La charte sur le parrainage...........................................113

Article 1 – Objet du parrainage....................................  114

Article 2 – Principes fondateurs....................................  114

Article 3 – Formes de parrainage. ..................................115

Article 4 – Engagements des parrains. ...........................115

Article 5 – Engagements des paysans parrainés.............   115

Article 6 – Gouvernance et cadre éthique.....................   116

Article 7 – Portée de la charte.......................................116

Ce qui ne pouvait pas être dit avant. ............................117

Marie Miroir............................................................... 119

Postface....................................................................121

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L'entretien de Port-Cros

19 Mai 2026 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #cahiers de l'égaré

L'entretien de Port-Cros
L'entretien de Port-Cros
L'entretien de Port-Cros
104 pages, 25 photos de Bernard Plossu
ISBN 978-2-35502-174-9, PVP : 17 €
 
TABLE
Un surréaliste à Port-Cros ............................................ 17
L’atelier ......................................................................45
Modeste contribution à la connaissance d’une île .......       79
Repères biographiques .................................................95
 
page 30 de L'entretien de Port-Cros, réalisé le 23 septembre 2025, entre le surréaliste Jean-Claude Silbermann et François Carrassan, sous le regard surbanalisant du photographe Bernard Plossu, cette remarque :
l’indifférence à laquelle était parvenu James Joyce, capable, à en croire Beckett, de voir d’un œil égal la chute d’une plume et celle d’une bombe
et le nom de six pièces réalisées par Jean-Claude Silbermann, page 39 :
- Dame Oui, Mère du Non
- Dame Sentinelle, Mère des nœuds et des dénouements
- Dame Passante, Mère de la célébrité et de l’oubli
- Dame des grottes, Mère des mères
- Dame Macumba, Mère des gangs et de l’État
- Dame d’or, Mère des révélations et des compétences effroyables
il y a aussi Dame passante, mère de la célébrité et de l'oubli, page 73
 
pour mettre en appétit, cette saillie de Silbermann dans son court texte d'août 2012 :
Sur notre Île, des mœurs plus sévères s’ordonnent autour d’un sentiment élevé de la vie. De très anciennes âmes parcourent les chemins et se regroupent à La Sardinière. Avec les loups.
La question de l’oubli se pose, en raison des distractions portuaires qui font de l’égarement des pèlerins et dessaisonniers dans la beuverie ordinaire une trahison ostensible de l’esprit du lieu. Il faudrait supprimer les congés, bannir les loisirs, interdire les sorties et les voyages, et que chacun reste chez soi, avec ses loups.
(MODESTE CONTRIBUTION À LA CONNAISSANCE D’UNE ÎLE, Enclos de Six Bananes, Éditeur, pages 80-81, paru à 6 exemplaires)
 
pour les sensibles à la phonétique Enclos de six bananes est la prononciation de Jean-Claude Silbermann par ses petits-enfants avant maîtrise de la langue)
François Carrassan dédicacera le livre à la FDL d'Hyères les 30 et 31 mai au Forum du Casino
L'entretien de Port-Cros
L'entretien de Port-Cros
L'entretien de Port-Cros
L'entretien de Port-Cros
LA BARQUE FATALE
Jean-Claude Silbermann, La Traversée, Grande huile sur toile marouflée et contreplaqué découpé, 1980 /
Œuvre exposée à Hyères / Hiver 2023 / La Banque - Musée des Cultures et du Paysage /
Sur la mer de l’existence, quand plane le mauvais temps, mieux vaut ne pas se tromper de barque. C’est tout un art fait de lucidité. Qu’elle ne soit ni trop tendre ni trop usée pour résister au vent s’il tourne soudain. Pour, si des horreurs surviennent et tandis que l’heure tourne, goûter malgré tout à l’aventure.
Cependant que la mort, avec ses bottes aux éperons en étoile, se tient prête au-dessus de la proue. Prête ici à cueillir les amants qui voguent, sauf que la figure de proue semble la retenir. Une incertitude ou une chance, comme on voudra, alors même que les rames sont en feu entre les mains du destin.
L'entretien de Port-Cros
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un site un distributeur

3 Mai 2026 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

un site un distributeur

la mise en liquidation judiciaire de Soleils a freiné l'activité des Cahiers de l'Égaré de février 2025 à avril 2026

depuis avril 2026, un nouveau distributeur :

SODISLIV, 1 La barde, 16500 LESSAC

depuis avril, un site avec deux adresses :

https://lescahiersdelegare.fr 

https://www.lescahiersdelegare.fr

1 La Barde, 16500 LESSAC

1 La Barde, 16500 LESSAC

théâtre de la Jeunesse, Liberta
théâtre de la Jeunesse, Liberta
théâtre de la Jeunesse, Liberta
théâtre de la Jeunesse, Liberta

théâtre de la Jeunesse, Liberta

3 collections ou lignes éditoriales :

- Théâtre de la Jeunesse, 10 Cahiers sur 10 ans, sous la responsabilité de Cyrille Elslander, directeur du Pôle et de la Bibliothèque Armand Gatti

- Liberta, 6 titres parus, responsabilité collective anonyme

- entre deux rives, à venir, sous la responsabilité de José Lenzini

collection entre deux rives, à venir
collection entre deux rives, à venir

collection entre deux rives, à venir

30 juin 2026, édition de Les premiers humains, trilogie sur les peintures de la grotte Chauvet, aux Cahiers de l’Égaré.

Comment l’éditeur en est-il arrivé à la nécessité de cette édition ?

Samedi 28 mars 2026, 20 H 30, 4 spots d'accueil des spectateurs, tous âges, complet, 120 personnes, pour voir la 2° et dernière représentation de L’oeil de Dieu de Roger Lombardot dans la grotte Chauvet 2. 
L’éditeur s’installe sur le dernier spot, au 2° rang.

Ophélia, l’IA humanoïde qui « dialogue » avec les spectateurs en leur attribuant des pensées auxquelles elle réagit, s’interroge au 2/3 du spectacle : « La question qui me tourne dans la tête c’est savez-vous à quel moment précisément, vous êtes passés de l’homme à l’humain ? »
Ophélia, engagée dans un entretien d’1 H 20 se pose et
nous pose des questions, propose des réponses à partir de
récits des origines produits par les scientifiques, cosmologie, évolution des espèces, histoire de l’humanité (Homo érectus, Néanderthal, Homo sapiens, Humain) et de récits de la futurologie (extinction dans 39 secondes d’après l’horloge de l’apocalypse).
La bascule du récit dit par Ophélia glissant de spot en spot, torche à la main, a lieu avec l’hypothèse d’une révolution cognitive datant de 36000 ans opérée par les peintres de la grotte Chauvet, qui aurait pu engendrer l’émergence d’une branche « humaine » de la lignée Homo sapiens, pratiquant la coopération, « consciente d’être au monde pour accomplir un dessein qui le rende digne d’exister ».
Mais cette bifurcation ne fut pas choisie par l’évolution. 
Continue donc, la lignée Homo sapiens, prédatrice de la Terre, détruisant les espèces, provoquant tueries, guerres, massacres, et à terme la disparition de l’humanité. 
Cette folie se déroule sous nos yeux. Elle semble ingérable.

Mardi 31 mars 2026, discussion téléphonique d’1 H 30 avec Roger Lombardot, l'auteur de L'oeil de Dieu, 3° volet de sa trilogie consacrée à la grotte Chauvet, 1° volet La Rose, créée en 2003, 2° volet Homo Botticelli, créé en 2013, 3° volet vu dans la grotte Chauvet 2, le samedi 28 mars 2026 à 20 H 30.

Ayant édité les deux premiers volets, La rose en 2003, Homo Botticelli en 2013, et L'oeil de Dieu devant poursuivre son chemin, nous convenons dans l'enthousiasme d'éditer en un volume, les 3 pièces, dans l’ordre 1-2-3, pour fin juin, afin qu'elles soient disponibles pour les 15 représentations à venir à Vallon pont d’Arc, 3 par semaine, mercredi, jeudi, vendredi, dès le 1° juillet, pour 36 spectateurs, en rapport avec les 36000 ans des peintures de la grotte Chauvet.

Le 28 mars, ce projet n'était pas prévu par l’éditeur.
Le 31 mars, il est proposé, décidé et prend forme.

Jeudi 23 avril 2026 après-midi, l’éditeur fait une expérience immersive de 3 H 1/2 à La Ribaute, le lieu de vie et de création d’Anselm Kiefer entre 1992 et 2007, à Barjac, à 15 kms de la grotte Chauvet.
Le soir, l’éditeur écoute l’émission Les regardeurs du dimanche 8 octobre 2023. 
Anselm Kiefer est descendu dans la grotte Chauvet.
A-t-il été influencé par les peintures pariétales des premiers humains, vieilles et modernes de 36000 ans ?

Vendredi 24 avril 2026 matin, jour du marché de Barjac, l’éditeur se rend à la bibliothèque municipale. Le bibliothécaire, photos à usage strictement personnel comme preuves, lui révèle que dans une salle souterraine qu’il a fait creuser comme une grotte, après son immersion dans la grotte Chauvet, Anselm Kiefer a laissé traces peu visibles de nombreuses griffures sur le mur, lointaines parentes des griffures d’ours des cavernes hibernant dans la grotte. 
Sur un monticule, deux radars sur-dimensionnés en plomb. 
Cette grotte sans nom n’est pas commentée par les guides, pas interrogée par les immergés.

De La Ribaute à la grotte Chauvet, il y a 15 kms.
De la grotte Chauvet à La Ribaute, on passe de - 250000 ans (apparition des ours des cavernes) à - 10000 ans (leur disparition), à + 2000 (griffures d’Anselm Kieffer).

Pas d’influence prouvable des peintures pariétales sur le travail créateur d’Anselm Kiefer mais l’affirmation dans l’émission Les regardeurs de la « perfection de cet art surgi spontanément ». 

L’artiste allemand, né en 1945, artiste des ruines et du désastre rend caducs les « courants artistiques » ainsi que les « histoires (évolutive, progressive, disruptive) de l’art ».  
Anselm Kieffer récuse les récits eschatologiques. 
Pour lui, Il n’y aura pas de fin des temps, même si les fous au pouvoir mènent à la disparition de l’humanité.

Mardi 30 juin 2026, l’édition de Les premiers humains, trilogie sur les peintures de la grotte Chauvet aux Cahiers de l’Égaré est disponible à Vallon pont d’Arc.

Postface écrite le 30 avril 2026
16 ans après ma descente dans la grotte Chauvet, 
le 30 avril 2010

 

à paraître le 30 juin 2026
à paraître le 30 juin 2026
à paraître le 30 juin 2026
à paraître le 30 juin 2026

à paraître le 30 juin 2026

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Théâtre de la jeunesse #9 et #10

26 Novembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #lecture, #théâtre, #écriture

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE

THÉÂTRE de la JEUNESSE #9

L’Oiseau de pluie de nicolas girard-michelotti

Ma chambre est ma planète de simon diard

Château FORT de caroline stella

En vrai de thomas astegiano

ISBN : 978-2-35502-118-3, 156 pages, PVP 12 €

achevé d’imprimer

le 1er juin 2024

sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal

ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove

 

 

Préface

L’édition du recueil du théâtre de la Jeunesse est toujours, pour nous,

une grande joie, mais cette année elle est empreinte d’une immense

tristesse, car Georges Perpes, son fondateur qui nous a quittés le 18 mai

2024, n’en feuillettera pas les pages avec son regard malicieux.

Il s’en est allé rejoindre Françoise Trompette avec qui il a fondé, il y

a près de 25 ans, la bibliothèque de théâtre Armand Gatti.

C’est en 2015, qu’il initie le projet « Un.e auteur.e dans ma classe »

et crée « Théâtre de la jeunesse », collection de pièces de théâtre éditées

par Les Cahiers de l’égaré et écrites en classe par des auteur.e.s avec des

élèves de CM2 de La Seyne-sur-Mer.

Auteur, musicien, comédien, metteur en rue, fervent défenseur des

autrices, des auteurs, et du théâtre jeune public, artiste de rue, passionné

par toutes les écritures, il a été un guide pour beaucoup d’entre nous.

D’une immense culture théâtrale, son érudition était précieuse et rare.

Homme de conviction, il a lutté toute sa vie pour la liberté d’expression

et contre la censure, et avec ses livres, il s’est employé à construire les

conditions pour que les enfants fassent l’épreuve de leur créativité et

usage de leur liberté.

Plus que jamais, nous mesurons que ce ne sont pas seulement les

livres qui font une bibliothèque, ce sont les femmes et les hommes qui

l’habitent, les autrices et les auteurs, les collectionneurs passionnés qui

collectent, qui cherchent, qui chinent pour la constituer, et au-delà,

les lectrices et lecteurs qui en éprouvent la beauté, la richesse et qui lui

donnent vie.

Ce recueil du THÉÂTRE de la JEUNESSE dont vous lisez ici la

9e édition témoigne de l’engagement avec lequel l’équipe du Pôle défend

les écritures théâtrales contemporaines, la place des autrices et auteurs de

théâtre dans le paysage littéraire, la lecture et l’écriture dramatique auprès

des plus jeunes et notre détermination à faire entendre leurs voix.

Je tiens à remercier chaleureusement Caroline Stella, Nicolas Girard-

Michelotti, Simon Diard et Thomas Astegiano, qui se sont engagés dans

ce travail d’écriture auprès des élèves pendant leurs résidences permettant

à ces enfants et adolescents d’appréhender tous les temps de la création

d’une pièce de théâtre. Ces ateliers d’écriture ont été précédés d’une phase

de sensibilisation aux écritures théâtrales contemporaines par une équipe

de comédiens qui les ont également accompagnés dans la mise au plateau

de leurs propres textes les 25 mai et 27 juin 2024 au conservatoire de

Toulon Provence Méditerranée, site de La Seyne-sur-Mer.

Enfin, ce beau projet ne pourrait se poursuivre, sans l’indéfectible

soutien des partenaires qui nous accompagnent : le ministère de la

Culture DRAC PACA, le ministère de l’Éducation nationale, la Délé-

gation académique de l’Éducation artistique et culturelle de l’Académie

de Nice, la Métropole Toulon Provence Méditerranée et son conserva-

toire et la Ville de La Seyne-sur-Mer

Bonne lecture.

Cyrille Elslander

Directeur de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

COLLECTION THÉÂTRE de la JEUNESSE

THÉÂTRE de la JEUNESSE #10

La Nouille, L’Horloge et les autres de Sabine REVILLET

De l’autre côté de l’écran de Métie NAVAJO

Seules les patates peuvent vaincre la peur de Sylvain LEVEY

Reset de Jeanne MATHIS

Ciel Atlas de Pauline GUILLERM

ISBN : 978-2-35502-119-0, 136 pages, PVP 12 €

achevé d’imprimer

le 1er juin 2025

sur les presses de Centre Littéraire d’Impression Provençal

ZAC les Pielettes – Immeuble Librarium – Chemin de la Cride, 13740 Le Rove

Préface

« Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité, » déclare Nietzsche

dans La naissance de la tragédie, et le théâtre est cet espace fragile et

nécessaire où l’on s’échappe du monde pour mieux y revenir.

C’est là qu’on se réinvente, qu’on déplace les murs, qu’on interroge

les règles même celles que l’on croyait immuables. C’est là que l’on se

glisse dans les habits d’un ou d’une autre pour apprendre à mieux être

soi.

Dix ans que les enfants de La Seyne-sur-Mer, avec la complicité des

dramaturges en résidence, construisent ce territoire commun et ouvrent

ces espaces de dialogue et de créativité. Dix ans de textes qui osent dire,

rêver, déranger, décaler. Dix ans d’une jeunesse qui pense, qui débat,

qui s’amuse et qui écrit.

Cette année encore, alors que les statistiques voudraient nous voir

désespérer, leurs voix s’élèvent et nous emportent loin : dans les confins

d’un jeu vidéo où les personnages veulent passer de l’autre côté de

l’écran ; dans les couloirs d’une société où la liberté est dissoute dans

des gélules ; dans une parade de patates en rébellion joyeuse ; dans une

classe où quatre enfants venus du monde entier deviennent les héros

d’un quotidien enrichi de leur rencontre ; ou encore dans un groupe

d’élèves qui, face aux surnoms qui collent à la peau, trouve la force de

transformer la moquerie par le pouvoir de l’amitié.

Ce recueil est le fruit de tout un chemin d’éducation artistique

et culturelle : la lecture de textes contemporains, les rencontres avec

les artistes, l’invention de personnages et de dialogues, l’émotion du

plateau, la confrontation à la scène et la rencontre du public. Chaque

pièce est une aventure, chaque mot posé un acte, et ce recueil en est la

trace, la mémoire.

Je remercie chaleureusement les autrices Sabine Revillet, Métie

Navajo, Jeanne Mathis et Pauline Guillerm et l’auteur Sylvain Levey,

pour leur engagement auprès des enfants, ainsi que les enseignantes,

enseignants, les comédiennes, comédiens et les partenaires qui

permettent à ce projet de grandir, année après année.

Et surtout, merci aux jeunes écrivaines et écrivains d’avoir partagé

leurs rêves, leurs colères, leurs mondes.

Dix ans c’est l’âge de la plupart de ces élèves de CM2, qui nous font

encore une fois regarder le monde à hauteur d’enfant.

Dix ans, c’est peu. Dix ans, c’est beaucoup.

Dix ans, c’est une promesse tenue et à renouveler.

Cyrille Elslander

Directeur du Pôle et de la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti

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Si Noailles m'était contée / François Carrassan

21 Mai 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #album, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #écriture

Var-matin, 19 mai 2025

Var-matin, 19 mai 2025

La polémique sur la Villa Noailles s’invite à la fête du livre d’Hyères
Var-Matin (Grand Toulon) 19 May 2025
C’est un post sur Facebook de la maison d’édition revestoise Les cahiers de l’Egaré, qui a relaté « une censure, blacklistage » qu’auraient subis, lors du salon organisé par la librairie Charlemagne, des essais de François Carrassan qu’elle publie et notamment l’un, en prise avec l’actualité, Si Noailles m’était contée, retour au réel. Le matin de l’ouverture, le directeur de Charlemagne, Olivier Rouart aurait lancé à Jean-Claude Grosse, directeur de la maison d’édition locale, qui possède son propre stand au salon, qu’il « ne [devait] pas exposer les livres de François Carrassan, pas de livres d’élus ». Après avoir retiré de sa table les ouvrages de l’adjoint à la culture de la Ville d’Hyères durant la journée de samedi, l’éditeur dénonçait le soir sur les réseaux sociaux une telle « injonction », en relation directe, selon lui, avec l’ouvrage sur la Villa Noailles, alors que le jour même paraissait un article du journal Le Monde “La Villa Noailles en proie aux dérives financières” (sujet également couvert par Varmatin, nos précédentes éditions), revenant sur le déficit du Centre d’art, et la gestion de son directeur, Jean-Pierre Blanc. « Même si le livre en lui-même n’est pas polémique, mais historique uniquement », estime Jean-Claude Grosse. Dimanche matin, celui-ci décidait d’apposer une affichette sur son stand, demandant à ceux qui souhaitaient se procurer l’ouvrage, de s’adresser directement à lui, avant qu’Olivier Rouart ne vienne lui dire que, « si cela faisait polémique, il pouvait remettre les livres », nous a confiés ce dernier. Les oeuvres de l’élu se sont donc retrouvées en bonne place, à la vue du public, durant cette deuxième journée. Alors que l’éditeur invoque avoir toute latitude dans le choix de ses ouvrages et de ses invités, dont la plupart ne figurent pas dans la programmation officielle, le libraire répond, pour sa part, qu’ « il n’y a pas de polémique sur une censure de livre. C’est juste que la règle de la fête du livre est : un livre = un auteur présent. Pour garder un équilibre éditorial, avec JeanClaude Grosse, on avait listé en amont les auteurs qui seraient présents. Si François Carrassan veut venir en tant qu’auteur, pas de souci. Cela se serait appliqué également aux livres de Jean-Pierre Giran (publiés dans la même édition, ndlr) ». L’élu à la culture s’était juste déplacé à la fête, le temps de l’inauguration.
À noter que bon nombre d’ouvrages d’autres auteurs de la maison d’édition, absents eux aussi ce jour-là, n’ont, eux, pas dû être retirés de la vente. Olivier Rouart s’est dit pour sa part prêt à proposer l’ouvrage dans ses librairies.
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JC - « I would prefer not to »
debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur
debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur

debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur

2° jour et fin de la FDL d'Hyères 2025, je suis sur place vers 9 H 15 et mets un paquet sous cellophane de 10 Si Noailles m'était contée avec le texte annoncé dans mon message d'hier soir : le livre Si Noailles m'était contée est à demander à son éditeur
10H et quelques minutes, Jean-Pierre Giran vient chaleureusement me saluer et me demande comment ça se passe; je lui signale la demande formulée par Olivier Rouard de ne pas présenter le livre de François parce que livre d'un élu; il ignore les critères sur lesquels l'organisateur choisit les auteurs
quelques minutes plus tard, Olivier vient me voir, me dit qu'il y a polémique, que je peux présenter le livre, estimant toutefois que l'auteur doit dire clairement s'il veut être accueilli comme auteur donc présent au stand ou s'il laisse la gestion à l'éditeur auquel cas il ne joue pas le jeu de la fête qui veut que l'auteur rencontre ses lecteurs
quelques minutes plus tard, Jean-Pierre Giran repasse au stand, me dit qu'il a parlé de l'interdiction avec Olivier lequel avait déjà réagi
résultat, les 10 livres amenés sont partis dans la journée entre des mains de gens alertés, avertis, intéressés
en fin de journée, après avoir tout rangé, je suis allé voir Olivier pour évoquer cette affaire de censure qui a duré un jour, qui m'a valu un entretien avec une journaliste de Var-matin qui m'a dit devoir aussi rencontrer Olivier
j'ai bien insisté sur le fait que les auteurs présents sur le stand sauf une n'étaient pas listés dans les auteurs de la fête, qu'ils avaient à leur charge, déplacement, repas, hébergement; qu'il en était de même des éditions Villa-Cisneros, juste après Les Cahiers de l'Égaré ; quant aux auteurs absents, ils avaient le droit aussi d'être représentés par leur éditeur, soit parce qu'habitant trop loin (Maroc, La Réunion) ou décédés comme André Neyton, Alain Cadéo, Jean-Loup Fontaine, Lucien Forno
en rentrant vers 21H 30, je découvre via le messenger d'une amie l'article du Gabian déchaîné, paru ce matin
j'ai juste une correction à faire : le livre n'est pas un brûlot contre les dérives financières, le livre raconte l'histoire du château Saint-Bernard puis l'histoire de son rachat par la ville 50 ans après, en état de délabrement complet jusqu'à la rénovation donnant naissance au projet de Centre d'art contemporain
du château Saint-Bernard (50 ans) à la Villa Noailles (50 ans), ça ne fait pas 100 ans mais deux fois 50 (JCG)
c'est à l'occasion de la sortie du livre, qu'interviewé, François Carrassan a, dans la presse, exprimé des réserves dans un article argumenté du 11 décembre 2023
 
l'affaire de la gestion financière de la villa Noailles dépasse le cadre du livre, elle relève des tutelles et peut-être de la justice;
la censure d'un jour est significative des dérapages pouvant se produire dans des contextes conflictuels, polémiques, troubles

CONVENTION RELATIVE A LA FÊTE DU LIVRE D’HYERES 2025

ENTRE LES SOUSSIGNES :

L’association Cap Culture, ayant son siège au 50 boulevard de Strasbourg, 83000 Toulon, dont le numéro

SIRET est le 809 675 028 00017, représentée par son président Olivier ROUARD,

Ci-après dénommée Cap Culture

D’une part

ET

Les éditions Cahiers de l’Egaré, sises XXXXXX

dont le numéro de SIRET est XXXXXX

, représentée par Jean-Claude GROSSE

Ci-après dénommé Cabiers de l’Egaré

D’autre part

IL EST ARRETE CE QUI SUIT :

PREAMBULE

L’association Cap Culture, dans le cadre d’une convention qui la lie à la Ville d’Hyères, a pour mission d’organiser la programmation et la logistique de la fête du livre d’Hyères qui se déroulera au Forum du Casino les samedi 17 et dimanche 18 mai 2025.

Il a été convenu ce qui suit :

Article 1 : Objet de la convention :

La présente convention a pour objet la description des engagements des partis dans la préparation, l’organisation et le déroulement de la manifestation de la fête du livre d’Hyères 2025.

Cap Culture a pour mission l’organisation de la programmation et la logistique pour la venue,

l’hébergement et la participation à la fête du livre des auteurs.

Dans ce contexte, Cap Culture détermine avec Villa-Cisneros les actions mises en place.

Article 2 : Missions et engagements de Cap Culture

Cap Culture s’engage à :

Fournir un stand à Villa Cisneros durant la durée de la Fête du Livre les 17 & 18 mai 2025

Prévoir la communication afférente à la présence des auteurs Villa Cisneros en lien avec la Ville d’Hyères

Page sur 1 3Article 3 : Engagements de Villa Cisneros

Villa Cisneros s’engage à :

Communiquer à Cap Culture les informations nécessaires à la communication (photos auteurs, couvertures ouvrages, textes descriptifs et courtes bio)

Accueillir et prendre en charge sur son stand les auteurs suivants : Isabelle Forno avec Lucien est de sortie, et Concertina

A fournir sur son stand les ouvrages des auteurs invités ou représentés et en assurer directement la vente, soit :

Annie Bergougnous, Au bord des falaises

Gilles Cailleau, Les derniers jours de Freddie Mercury

Jean Delorme et Loïc Molla, Liberta, Les entrepreneurs du sens

Jean-Loup Fontaine, Poèmes 1 et 2

Luisa Gaillard Sanchez, ! Ay Madre mia !

Marc-Israël le Pelletier, Conversation dans un compartiment de Première Classe

André Neyton, Il fallait être fou

Nouria Rabeh, Immensité

Patricia Raccah, Le consentement de Galatée

Germaine et Patricia Raccah, Bahie et Papou

Danielle Vioux, Tangages

Article 4 : Durée de la convention

La présente convention prend effet à compter de la date de sa signature par les parties et prendra fin après la Fête du Livre d’Hyères

Article 5 : Informatique et Libertés

Dans le cadre de l’exécution de la présente convention, les parties seront amenées à créer divers fichiers qui seront échangés entre les parties.

Cap Culture s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la

conservation des données qui lui seront confiées dans le cadre de la présente convention.

Article 6 : Contestations-litiges

En cas de litige sur l’interprétation et/ou l’exécution de la présente convention, les parties s’engagent à se réunir pour explorer et arrêter, d’un commun accord, une solution amiable.

A défaut, les tribunaux de Toulon seront seuls compétents pour statuer sur tout litige survenant entre les parties contractantes et concernant la présente convention.

Fait à Toulon,

En deux exemplaires originaux

Page sur 2 3

Pour l’Association Cap Culture Pour Villa-Cisneros

Olivier ROUARD                                                               JC GROSSE

CONVENTION RELATIVE A LA FÊTE DU LIVRE D’HYERES 2025

ENTRE LES SOUSSIGNES :

L’association Cap Culture, ayant son siège au 50 boulevard de Strasbourg, 83000 Toulon, dont le numéro

SIRET est le 809 675 028 00017, représentée par son président Olivier ROUARD,

Ci-après dénommée Cap Culture

D’une part

ET

Les éditions Cahiers de l’Egaré, sises 669 route du Colombier, 83200 Le Revest

dont le numéro de SIRET est 381 456 466 00030

, représentée par Jean-Claude GROSSE

Ci-après dénommé Les Cahiers de l’Egaré

D’autre part

IL EST ARRETE CE QUI SUIT :

PREAMBULE

L’association Cap Culture, dans le cadre d’une convention qui la lie à la Ville d’Hyères, a pour mission d’organiser la programmation et la logistique de la fête du livre d’Hyères qui se déroulera au Forum du Casino les samedi 17 et dimanche 18 mai 2025.

Il a été convenu ce qui suit :

Article 1 : Objet de la convention :

La présente convention a pour objet la description des engagements des partis dans la préparation, l’organisation et le déroulement de la manifestation de la fête du livre d’Hyères 2025.

Cap Culture a pour mission l’organisation de la programmation et la logistique pour la venue,

l’hébergement et la participation à la fête du livre des auteurs.

Dans ce contexte, Cap Culture détermine avec Les Cahiers de l’Égaré les actions mises en place.

Article 2 : Missions et engagements de Cap Culture

Cap Culture s’engage à :

Fournir un stand à Les Cahiers de l’Égaré durant la durée de la Fête du Livre les 17 & 18 mai 2025

Prévoir la communication afférente à la présence des auteurs des Cahiers de l’Égaré en lien avec la Ville d’Hyères

Article 3 : Engagements des Cahiers de l’Égaré Les Cahiers s’engagent à :

Page sur 1 3Communiquer à Cap Culture les informations nécessaires à la communication (photos auteurs, couvertures ouvrages, textes descriptifs et courtes bio)

Accueillir et prendre en charge sur son stand les auteurs suivants :

- Isabelle Forno avec Lucien est de sortie, et Concertina

- Alain Cadéo via Martine Cadéo avec M., Le ciel au ventre, Il y a quelque chose encore, devant

A fournir sur son stand les ouvrages des auteurs invités ou représentés et en assurer directement la

vente, soit :

Annie Bergougnous, Au bord des falaises

Gilles Cailleau, Les derniers jours de Freddie Mercury

Jean Delorme et Loïc Molla, Liberta, Les entrepreneurs du sens

Jean-Loup Fontaine, Poèmes 1 et 2

Luisa Gaillard Sanchez, ! Ay Madre mia !

Marwil Huguet Poésie pendue au Précipice du Poète

Marc-Israël le Pelletier, Conversation dans un compartiment de Première Classe

André Neyton, Il fallait être fou

Nouria Rabeh, Immensité

Patricia Raccah, Le consentement de Galatée

Germaine et Patricia Raccah, Bahie et Papou

Danielle Vioux, Tangages

Article 4 : Durée de la convention

La présente convention prend effet à compter de la date de sa signature par les parties et prendra fin aprèsla Fête du Livre d’Hyères

Article 5 : Informatique et Libertés

Dans le cadre de l’exécution de la présente convention, les parties seront amenées à créer divers fichiers qui seront échangés entre les parties.

Cap Culture s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la

conservation des données qui lui seront confiées dans le cadre de la présente convention.

Article 6 : Contestations-litiges

En cas de litige sur l’interprétation et/ou l’exécution de la présente convention, les parties s’engagent à se réunir pour explorer et arrêter, d’un commun accord, une solution amiable.

A défaut, les tribunaux de Toulon seront seuls compétents pour statuer sur tout litige survenant entre les parties contractantes et concernant la présente convention.

Fait à Toulon,

En deux exemplaires originaux

Page sur 2 3

Pour l’Association Cap Culture Olivier ROUARD

Pour Les Cahiers de l'Égaré. JC GROSSE

JCGrosse a signé le 7 mai à 14 H 42

(déjà, François Carrassan était occulté et j'en ai conclu que ce devait être normal)

si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"

si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"

le 1° jour de la 11° FDL d'Hyères a commencé pour moi, 17 mai 2025 vers 9 H 30 par une injonction d'Olivier Rouard, directeur des librairies Charlemagne, organisateur, délégué par la ville, de la FDL d'Hyères avec Cap Culture : "vous ne devez pas exposer les livres de François Carrassan, pas de livres d'élus"
c'est la 1° fois qu'une telle remarque-injonction m'est faite
j'ai édité non seulement François Carrassan (9 à 10 livres) mais aussi Jean-Pierre Giran (3 livres), maire d'Hyères et président de TPM et leurs livres ont toujours été présentés
évidemment le livre visé, à ne pas montrer, c'est Si Noailles m'était contée, un livre qui rétablit la vérité sur le château Saint-Bernard, devenu après son abandon et son rachat par la ville, une villa à restaurer, nommée Villa Noailles
du château Saint-Bernard (50 ans) à la Villa Noailles (50 ans), ça ne fait pas 100 ans mais deux fois 50 (JCG)
 
évidemment, j'apprends dans la journée, la parution de l'article du Monde sur les dérives financières de la gestion de la Villa Noailles après l'article de France Bleu
évidemment, nous n'en sommes qu'au début d'une fin qui est aussi le début d'un autre commencement qui dureront les temps qu'ils dureront (1 an ? 20 an ?)
en attendant, censure, blacklistage des essais brillants de François Carrassan
demain, 18 mai, une affiche dira que Si Noailles m'était contée de François Carrassan est à demander à son éditeur sur le stand des Cahiers de l'Égaré
La Villa Noailles en proie aux dérives financières
Le Monde, enquête, 17 mai 2025
Le centre d’art varois, l’un des plus subventionnés de France, est pointé pour une gestion calamiteuse et un cumul de déficit de près de 4 millions d’euros.
Par Roxana Azimi
« Je pense qu’on a rempli une mission de service public, une mission culturelle et aussi une mission professionnelle envers l’industrie du luxe et de la mode », se félicitait, en 2023, Jean-Pierre Blanc dans Les Inrocks. Le satisfecit du directeur de la Villa Noailles, à Hyères (Var), qui organise chaque année deux prestigieux festivals, l’un consacré à la mode et à la photo, l’autre au design, masque toutefois une gestion calamiteuse dont l’ampleur a été révélée, jeudi 8 mai, par Ici (nouveau nom de France Bleu), citant un audit de l’inspection générale des affaires culturelles (IGAC).
Les chiffres sont parlants : des frais de déplacement et de réception somptuaires de plus de 1,2 million d’euros, des dettes fournisseurs chiffrées à 2,7 millions d’euros. Et un cumul de déficit qui frise les 4 millions d’euros. Soit autant que le Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence péniblement renfloué par les pouvoirs publics en 2024. L’affaire fait d’autant plus de bruit que la Villa Noailles est l’un des centres d’art les plus subventionnés de France – les collectivités locales et l’Etat apportent 60 % de son budget de 6,5 millions d’euros, les 40 % restants provenant du mécénat.
Comment est-on arrivé là ? Excès de confiance et insouciance ? Ambition d’en faire toujours plus ? Personnalisation du pouvoir ? « On est passés d’une petite structure associative à une immense auberge espagnole hors de contrôle », résume un familier du dossier. Jean-Pierre Blanc n’a pas répondu aux questions du Monde, pas plus que la présidente de la Villa Noailles, Pascale Mussard.
Pépinière de jeunes talents
On ne peut contester à Jean-Pierre Blanc d’avoir réussi le pari fou de placer la petite commune varoise sur la carte de la mode et du design. A tout juste 20 ans, l’autodidacte lance, en 1986, le Salon des créateurs de mode, l’ancêtre du Festival international de mode, de photographie et d’accessoires, à Hyères. L’enfant du pays a de l’intuition, du charme, cette capacité rare d’injecter du soleil dans le regard de l’autre. Les plus grands stylistes se laissent séduire. John Galliano débarque à Hyères en 1991, suivi l’année suivante par Martin Margiela.
Dans le milieu de la mode, on se passe le mot : Hyères est la pépinière des jeunes talents, là où se repèrent les stars de demain. A partir de 1996, le festival, en plein essor, occupe le cadre idyllique de la Villa Noailles, construite dans les années 1920 par l’architecte Robert Mallet-Stevens (1886-1945) pour un couple de mécènes originaux, Charles et Marie-Laure de Noailles. En 2003, un centre d’art y est implanté, toujours sous la direction de Jean-Pierre Blanc.
Jamais à court d’idées, ce dernier lance, trois ans plus tard, un deuxième festival, Design Parade, conçu avec l’historienne Catherine Geel. Succès immédiat de nouveau. « Jean-Pierre avait construit un terrain joyeux, c’était excitant. Il y avait des problèmes structurels, mais on se disait que c’était normal », rapporte cette dernière. « On ne gagnait pas d’argent, mais c’était passionnant, on y croyait », abonde Michel Mallard, qui fut, pendant plus de dix ans, le directeur artistique du festival de photo et de mode.
Voix discordantes évincées
Tout va bien, jusqu’à ce que l’ego s’en mêle. Jean-Pierre Blanc écarte un à un tous ceux qui ont contribué à son succès. En 2012, Michel Mallard est débarqué par un simple e-mail. « J’en ai fait une dépression, confie-t-il. C’est pourtant moi qui ai fait la première exposition de Guy Bourdin, j’ai montré Steven Meisel, Steven Klein, j’ai fait venir Jean Paul Gaultier dans le jury. Mais à un moment, Jean-Pierre a commencé à avoir la grosse tête, il a voulu s’approprier mon travail, signer à ma place. »
Diane Pernet, qui, durant neuf ans, documentait le making of du festival de mode, a connu pareille disgrâce. « J’ai dit un jour à Jean-Pierre qu’on devait trouver une autre équipe vidéo, pour se réinventer. Je n’ai eu aucune nouvelle jusqu’à ce que j’apprenne par un cameraman qu’il avait recruté mon ancien assistant sans me le dire », raconte la blogueuse américaine, reconnaissable à son éternelle mantille noire. « Je l’ai appelé pour comprendre, il ne m’a pas répondu. Après neuf ans, il m’a éjectée sans être capable de me le dire en face. »
Les relations se tendent vite aussi avec Catherine Geel, qui jette l’éponge au bout du cinquième Design Parade. « A un moment, il n’y a plus eu de discussion possible sur les contenus, rembobine l’historienne. Je ne voulais plus être le prête-nom de ce qui n’a plus de sens, d’autant qu’un rapport de domination commençait à s’établir. » En interne, les voix discordantes sont évincées. « Jean-Pierre fonctionne à l’affect et au charme avant de maltraiter et de placardiser si on n’est pas d’accord », résume une ex-salariée qui tient à l’anonymat – un témoignage confirmé par plusieurs anciens collaborateurs interrogés par Le Monde.
Les jeunes assistants que les festivaliers croisaient dans le sillage de Jean-Pierre Blanc ont aussi déchanté. « La puissance imaginaire que dégageait la Villa Noailles a attiré de jeunes hommes qui se sont vite crus sous-directeurs avant de se prendre des vents énormes, rapporte un ex-employé. On avait beau les avertir qu’après une phase merveilleuse, où ils allaient partout, Jean-Pierre allait se lasser, ils ne voulaient rien entendre. »
Les équipes toussent surtout quand Jean-Pierre Blanc, qui s’était entiché de l’artiste Marc Turlan, avec lequel il est en couple désormais, décide de l’exposer à chaque festival. « C’était ridicule, car Turlan n’était pas à la hauteur des artistes de renommée internationale qu’on montrait. Quand je l’ai dit à Jean-Pierre, j’ai signé mon arrêt de mort », soupire Michel Mallard.
Train de vie ingérable
De la dérive égotique au dérapage financier, il n’y a qu’un pas. Pour éviter les sorties de route, une poignée d’agents avaient bien tenté d’endiguer l’insatiable appétit de projets de Jean-Pierre Blanc. Mais les vannes ont sauté, voilà une dizaine d’années. Protégé par l’ancien maire de Toulon Hubert Falco, lui-même condamné en 2024 à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, Jean-Pierre Blanc étend son emprise. La métropole Toulon-Provence Méditerranée rachète, en 2018, la Villa romaine, une coquette demeure du XIXe siècle dans le quartier Chateaubriand, à Hyères, et l’affecte à la Villa Noailles pour y abriter un centre de conservation et de documentation qui n’a jamais vu le jour.
L’entregent de Jean-Pierre Blanc séduit aussi les mécènes, qui accourent. Avec ce paradoxe : plus les grandes marques comme LVMH puis Chanel financent le festival de mode, plus le trou se creuse. « Quand Jean-Pierre recevait 10, il en dépensait 20 », résume un ancien de la maison. Le train de vie de l’association, calé sur le monde du luxe, devient vite ingérable. « Il arrosait les gens avec des cadeaux, des nuits d’hôtel, des repas. Son téléphone, son essence, absolument tout passait en notes de frais, pendant que certains jeunes artistes se retrouvaient à acheminer eux-mêmes leurs œuvres parce qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses », détaille une ancienne salariée.
Les dépenses s’emballent au moment où la Villa Noailles se dédouble à Toulon, où se tiennent désormais le volet architecture d’intérieur de la Design Parade ainsi que des expositions à l’Hôtel des arts. Mais c’est surtout la célébration en grande pompe, en 2023, du centenaire de la Villa Noailles, notamment la commande d’un opéra avec la chanteuse Camélia Jordana en guest-star, qui, malgré l’important soutien de Chanel, plonge les comptes dans le rouge.
Collectivités épatées
François Carrassan, l’adjoint à la culture du maire d’Hyères, s’en agace, dans un livre publié la même année, Si Noailles m’était contée. Retour au réel (2023, Les Cahiers de l’Egaré). « On a divinisé les anciens propriétaires de la Villa. Le lieu est devenu accaparé par la mode, aussi déconnecté des habitants d’Hyères qu’il l’était à l’époque des Noailles », déplore aujourd’hui l’élu. Tout en se montrant féroce, François Carrassan n’en a pas moins signé chaque année une subvention d’environ 150 000 euros à l’association. Jusqu’en avril, l’élu bénéficiait d’un siège au conseil d’administration, même s’il n’y participait plus depuis dix ans – « C’était ma façon de signifier ma désapprobation », dit-il.
Année après année, épatées par le rayonnement du centre d’art et ses 280 000 visiteurs annuels, toutes les collectivités remettent au pot sans discuter ou presque – l’Etat a même quasi doublé sa contribution voilà deux ans pour la porter à 650 000 euros. « Le fonctionnement de la Villa, parfois à la limite de la légalité, était connu d’un grand nombre. Cependant, en raison de son impact sur la vie culturelle et économique de la région, certains ont préféré fermer les yeux et laisser faire des années durant », résume Natasha Ciavaldini, qui a travaillé trente-cinq ans avec Jean-Pierre Blanc.
Embarrassés, l’Etat comme les collectivités invoquent des circonstances atténuantes. « Tout le monde savait qu’il y avait un déficit de 300 000 euros par an, mais personne ne voyait que ça s’accumulait », plaide Edward de Lumley, nouveau directeur régional des affaires culturelles en PACA, qui souligne l’« inflation des coûts de production ». « Il n’y a pas eu d’alerte du commissaire aux comptes ou de l’expert-comptable », défend, de son côté, Jean-Pierre Giran, maire Les Républicains d’Hyères et président de Toulon-Provence Méditerranée.
« Quand on reçoit les demandes de subventions, on nous soumet les bilans à n-2, ça veut dire que, pour les subventions 2025, on a les comptes 2023. On n’a pas accès au détail de la comptabilité », contextualise Valérie Paecht, directrice générale des services à la métropole, avant de s’emporter : « Vous croyez vraiment que, si on avait vu que ça partait en vrille, on n’aurait rien fait ? Que quatre collectivités auraient cherché à étouffer les choses ? »
Refonte de la gouvernance
En novembre 2024, les bailleurs de fonds finissent par donner l’alerte. La Rue de Valois dépêche avant Noël des enquêteurs de l’IGAC. L’audit flash partiellement dévoilé par Ici se révèle accablant. Rien ne va. Entre autres anomalies, aucun financeur n’est en mesure d’exercer de contrôle : ni l’Etat, ni les collectivités, ni les partenaires privés ne sont représentés au sein du conseil d’administration.
Début avril, lors de l’assemblée générale de l’association, les partenaires sifflent la fin de la récré. Une ancienne de la direction générale des affaires culturelles (DRAC) PACA, Bénédicte Lefeuvre, vient d’être missionnée pour examiner les comptes. En attendant son rapport, qui doit être livré dans deux mois, un plan de remboursement des dettes de 845 000 euros par an a été mis en place depuis le début de l’année. « Il faut modifier les circuits de dépenses, recentrer la Villa sur ses fondamentaux, à savoir les festivals, et réduire le reste de la programmation et les réceptions », égrène Edward de Lumley. L’IGAC préconisait aussi d’en finir avec la gratuité, en instaurant une billetterie pour augmenter les recettes.
Une refonte de la gouvernance a aussi été engagée dans l’urgence. Un directeur général sera nommé dans les prochaines semaines pour redresser la barre. Jean-Pierre Blanc reste aux manettes, mais au poste de directeur artistique. « Il a été de notre responsabilité, depuis le 1er janvier, de prendre des décisions immédiates pour assurer la pérennité du lieu, des festivals et des emplois liés », s’est bornée à commenter l’association.
L’affaire éclate au pire moment, économique et politique. Le ministère de la culture, privé de réserves en raison de coupes budgétaires, n’a pas les moyens de rétablir les finances. Un an avant les élections municipales, le déficit alimente l’extrême droite, qui quadrille le Var et veut marginaliser la création. En décembre 2023, déjà, l’élu Rassemblement national Amaury Navarranne avait appelé à couper les subventions de la Villa Noailles, en dénonçant une « culture confisquée, boboïsée, idéologisée ». « L’extrême droite préfère les temples grecs à une culture progressiste », riposte Jean-Pierre Giran, en dénonçant les « récupérations politiciennes ». Le maire d’Hyères admet une « trop grande liberté, pas assez de rigueur ». « Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, s’empresse-t-il d’ajouter. Le festival de mode est numéro un dans le monde, je veux le maintenir. »
Roxana Azimi
PAR CHRISTELLE MARQUES
Publié le jeudi 8 mai 2025 à 20:21 pendant que j'écoutais-regardais Bande-son des cons sur Arte
« ... ce qui est particulièrement pointé du doigt, ce sont les dépenses de déplacement, de mission et de réception. Plus d’1, 2 million d'euros en 2023. A la tête de la villa Noailles, Jean-Pierre Blanc qui mènerait, semble–t il grand train avec des notes de taxi exorbitantes, et des factures d’hôtel à Paris ou des thalasso payées avec les cartes de crédit de la Villa Noailles, tout ça, avec un salaire dépassant les 10 000 euros par mois...l'homme est parvenu en quelques années à faire du festival européen de la mode un évènement internationalement reconnu, ramenant des partenaires privés prestigieux comme Chanel notamment. « On ne peut pas lui reprocher de ne pas aller chercher l’argent. Son problème, c’est que s’il va chercher 1000 euros, il en dépense 2000 »... en 2023, François Carrassan**, adjoint à la culture à la mairie de Hyères tente d'attirer l'attention sur un mensonge qui a pourtant bien fonctionné, le fameux centenaire de la villa Noailles. Les 100 ans, on en était bien loin. Mais personne n'y a trouvé à redire, et la fête célébrant un centenaire qui n'a jamais existé a eu lieu. L'élu hyérois en fera même un livre afin de "rétablir la vérité de l'histoire"... Cela n’empêchera pas les festivités du 40ème anniversaire du festival de la mode, de la photographie, et de l’accessoire de se tenir en octobre. « Show must go on » comme on dit. La ville de Toulon a d’ailleurs récemment voté une subvention augmentée pour l’évènement, la passant de 30000 euros par an à 90000 euros pour 2024... Jean-Pierre Giran, le maire de Hyères le confiait à Ici Provence il y a quelques temps : « ce festival permet à la ville et à la Métropole de rayonner internationalement. Le risque c’est que cela n’existe plus. »...
** François Carrassan est l'auteur de "Si Noailles m'était contée. Retour au réel" paru en novembre 2023 aux éditions Cahiers de l'Egaré. 2° édition janvier 2025.
Cet essai bien accueilli sera présent sur le stand des Cahiers de l'Égaré, les 17 et 18 mai 2025 à la FDL d'Hyères.
 
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article du 22 décembre 2023 /

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signature-dédicace du 23 décembre 2023 au Café Charl's, librairie Charlemagne à Hyères
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SI NOAILLES M'ETAIT CONTEE – RETOUR AU REEL
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  • 商品コード 9782355021442

基本説明

Mettons que Schopenhauer a vu juste et que la vie humaine oscille, comme un pendule, entre la souffrance et l'ennui. La souffrance du manque à satisfaire. l'ennui qui survient une fois besoin satisfait. Un mouvement perpétuel t sans raison. Mais, si l'on est trop riche pour souffrir du besoin, on dira alors que le pendule s'arrête sur l'ennui. C'est le cas de Charles et Marie Laure de Noailles, tout juste mariés en 1923. qui vont donc s'appliquer à tuer l'ennui à l'altitude de la fortune dont chacun a hérité. Pour vivre une vie qui soit summum à vivre. C'est le combat de la classe riche, disait Schopenhauer, incessant et souvent désespéré. La construction d'une maison moderne à Hyères, aujourd'hui appelée Villa Noailles, s'inscrivait dans cette logique. J'aurai essayé de montrer ici ce qu'elle est vite devenue, prise dans les filets du temps qui tout décompose, jusqu'à son naufrage cinquante ans plus tard. Et jusqu'à offrir en 2023 un singulier paradoxe, celui d'une maison vendue toute splendeur perdue, devenue un bien public, restaurée avec le seul argent public et réutilisée pour y célébrer les propriétaires qui Pont abandonnée. Amusant, non ?

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couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023
couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023
couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023

couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023

ce matin 8 janvier 2024, j'ai envoyé deux exemplaires du livre de François Carrassan, Si Noailles m'était contée, un à Philo Magazine et un au Monde, tous deux accompagnés d'une lettre
l'envoi a pris 30 cents entre fin décembre et début janvier,
soit 4 € 30 au lieu de 4 €
JEAN-CLAUDE GROSSE
Editeur / Les Cahiers de l’Egaré
669 Route du Colombier
83200 LE REVEST-LES-EAUX
Courriel / grossejean-claude@orange.fr
A
Monsieur MICHEL ELTCHANINOFF
Philosophie Magazine
10 rue Ballu
75009 PARIS
Objet : Article « Villa Noailles » / 22 septembre 2023
Monsieur le Rédacteur en chef,
J’ai le plaisir de vous faire parvenir l’ouvrage intitulé « Si Noailles m’était contée », récemment édité par mes soins et écrit par François Carrassan qui a été un des acteurs de la restauration de cette maison qui fut abandonnée et vendue par des propriétaires dont la richesse n’empêcha pas le naufrage, après un parcours pour le moins cahoteux.
Un envoi pour information. Car ce qu’en racontent aujourd’hui ses occupants relève à la fois du fantasme et du calcul à commencer par la célébration de son centenaire en 2023. Votre article annonce immédiatement la couleur : « Cette année la Villa Noailles célèbre ses cent ans. » Or rien n’est plus faux. Car il n’y a pas de centenaire. Car rien dans cette histoire n’a duré cent ans. Mais qu’importe ! L’annonce a fait la mousse attendue et la presse « people » s’en est régalée.
Que votre magazine ait relayé cette espèce d’escroquerie culturelle m’a surpris. Feu Marcel Conche (dont j’ai édité plusieurs ouvrages) et moi nous étions à l’époque réjouis de votre existence. Je continue de l’apprécier. Aussi je pense que vous serez sensible au « retour au réel » que propose mon envoi.
Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Monsieur le Rédacteur en chef, mes plus cordiales salutations.
Jean-Claude Grosse
Editeur 
 
aucun retour de cette revue
----------------------------------------
JEAN-CLAUDE GROSSE
Editeur / Les Cahiers de l’Egaré
669 Route du Colombier
83200 LE REVEST-LES-EAUX
Courriel / grossejean-claude@orange.fr
A
Monsieur MICHEL GUERRIN
Le Monde
80 boulevard Auguste Blanqui
75707 PARIS CEDEX 13
Objet : Articles « Villa Noailles » des 19/04/23 et 26/04/23 dans Le Monde
Monsieur le Rédacteur en chef,
J’ai le plaisir de vous faire parvenir l’ouvrage intitulé « Si Noailles m’était contée », récemment édité par mes soins et écrit par François Carrassan qui a été un des principaux acteurs de la restauration de cette maison qui fut abandonnée et vendue par des propriétaires dont la richesse n’empêcha pas le naufrage, après un parcours pour le moins cahoteux.
Un envoi pour information. Car ce qu’en racontent aujourd’hui ses occupants relève à la fois du fantasme et du calcul à commencer par la célébration de son centenaire en 2023.
Les deux articles du Monde donnent immédiatement le ton : « La Villa Noailles fête ses cent ans cette année » et « La Villa Noailles s’offre un bain de jouvence pour ses cent ans ».
Or rien n’est plus faux. Car il n’y a pas de centenaire. Aucune construction en 1923. Et rien dans cette histoire n’a duré cent ans. Mais qu’importe ! L’annonce a fait la mousse attendue et la presse « people » s’en est régalée. Et combien, faisant fi de l’histoire, en ont rajouté dans le conte de fées, jusqu’à l’extase.
Que votre journal ait relayé cette espèce d’escroquerie culturelle m’a surpris. Sachant le modèle qu’il demeure en matière d’esprit critique. Mais j’aime à penser que vous serez sensible au « retour au réel » que propose mon envoi.
Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Monsieur le Rédacteur en chef, mes plus cordiales salutations.
Jean-Claude Grosse
Editeur
 
le livre m'a été renvoyé
Si Noailles m'était contée / François Carrassan

François Carrassan

SI NOAILLES M’ÉTAIT CONTÉE

Retour au réel

ISBN 978-2-35502-144-2

182 pages, PVP 15 €

date d'achevé d'imprimer 11 novembre 2023
diffusé-distribué par Soleils Diffusion
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
référencé par Soleils sur toutes les plateformes
 

signature le 23 décembre 2023 de 10 H 30 à 12 H 30 à la librairie Charlemagne, avenue des Iles d'Or, à Hyères
signature à l'espace culturel Olbia en janvier 2024
signatures non encore déterminées à Toulon
présence à la 10° fête du livre de Hyères, les 4 et 5 mai 2024

bien que présenté avant fin juin (date limite) pour la fête départementale du Livre du Var des 17-18 et 19 novembre 2023 à Toulon, l'essai n'a pas été retenu (ni l'éditeur) pour cette manifestation par la directrice Christine Puech des Belles Pages et aucune explication n'a été fournie par le président du CD 83, Jean-Louis Masson, auquel j'ai adressé un courrier JCG

Ce 2 novembre 2023

Jean-Claude Grosse
directeur des Cahiers de l’Égaré
669 route du Colombier
83200 Le Revest
siret 38145646600030


À

Monsieur le président du Conseil départemental du Var,

Objet : participation à la FDLDU VAR 2023

Monsieur le Président,

Voici le mail que je viens d’adresser à Madame Christine Puech de l’Agence culturelle Les Belles Pages :

ce 2/11/2023 à 17 H 23
Madame la directrice de l'agence culturelle Les Belles Pages,

Les saints et les morts ont été honorés hier.
Aujourd’hui, retour à la vie et aux vivants.
L’encore vivant que je suis, de 83 ans depuis une semaine, vient de voir le programme de la FDL du Var 2023.

Absence totale des 9 auteurs que j’ai proposés par mail le 17 mai, confirmés le 29 juin.
(date limite d'inscription, fin juin 2023) :
- José Lenzini avec un essai annoncé sur Camus et le terrorisme aujourd’hui, et avec sa biographie sur Germain Nouveau
- Alain Cadéo avec Arsenic et Eczéma, et M.
- Philippe Chuyen avec l’adaptation théâtrale du Prix d’un Goncourt de Jean Carrière (spectacle qui a fait une tournée départementale dans les collèges du Var et qui sera présent au festival d’Avignon 2023)
- Jean-Loup Fontaine (prix Max-Pol Fouchet 1994) avec Oeuvres poétiques (2 tomes), paru ce 16 mai 2023
- Claire Salin avec Oreilles d'orme
- Isabelle Forno avec Concertina et l’oeuvre poétique posthume de son père, le docteur Lucien Forno
- François Carrassan avec un essai annoncé sur le centenaire de la Villa Noailles, photos inédites de Bernard Plossu
- moi-même avec Et ton livre d’éternité ? Et un livre annoncé Brics à bracs
- Marcel Conche, décédé en 2022 à 100 ans, dont j’ai édité les deux derniers livres et le livre pluriel Le siècle de Marcel Conche.

L’éditeur que je suis s’étonne
de votre absence d’accusé de réception à ses deux mails
et de l’absence de justifications quant à votre choix d'ignorer les 9 auteurs publiés par Les Cahiers de l’Égaré dont j’assure la direction depuis 35 ans.
Je vais donc adresser un courrier-lettre ouverte à Jean-Louis Masson (président du CD 83) dans la mesure où votre agence culturelle relève des marchés publics, de l’argent public et donc d’un devoir de transparence.
Je ne vais pas manquer de faire la publicité qui convient, via les réseaux sociaux, à cette comédie.
Avec l’expression de mon absence de sentiments.
JCG
Directeur des Cahiers de l’Égaré

Monsieur le Président, je vous laisse juge de cette situation ubuesque ou kafkaïenne, au choix.

En espérant qu’elle ne se répètera pas l’an prochain.

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression d’un certain rire, propre de l’homme.

JC Grosse

éditeur blacklisté par le Conseil départemental du Var (un bureaucrate anonyme)
 
 
article de Var-Matin du 11 décembre 2023
article de Var-Matin du 11 décembre 2023

article de Var-Matin du 11 décembre 2023

AVANT-PROPOS à Si Noailles m'était contée
 

Prise dans les filets du temps, la Villa Noailles a connu trois époques dans le cours desquelles elle a d’abord été une propriété privée (1923-1973), puis une propriété de la commune d’Hyères (1973-2003) et enfin une propriété de la Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée, à présent Métropole, (2003-2023).

En 2023, on peut noter en passant que cette histoire a commencé il y a cent ans avec le projet de construire une maison de vacances sur un terrain situé à Hyères. Il en reste une trace dans une lettre du 25 juin 1923 adressée par Charles de Noailles à Mallet-Stevens : le premier échange connu entre le propriétaire et l’architecte, tel qu’on le trouve rapporté dans une monographie que Cécile Briolle a consacrée au sujet en 19901.

Mais, pour le reste, aucune continuité dans cette histoire qui justifierait d’allumer des bougies. À commencer par le nom de la propriété qui s’est toujours appelée «Château Saint‐Bernard» jusqu’à ce que celle-ci soit vendue, 50 ans plus tard, à la ville d’Hyères en 1973. De même, l’existence physique du «Château Saint‐Bernard» paraîtra brève au regard de l’état de son abandon au moment de la vente. Une brièveté que les remparts millénaires du XIe siècle, au cœur desquels il fut construit, rendent d’autant plus sensible, réduite à un petit cinquantenaire de 1923 à 1973.

Car c’est la ville d’Hyères, une fois propriétaire, qui donna le nom de «Villa Noailles» au «Château Saint‐Bernard». Sans formalités et pour d’évidentes raisons de communication. Le prestige attaché à ce nom pouvait en effet impressionner les ignorants en jouant (déjà) avec le côté «happy few» de ses figures, d’autant plus que l’acquisition avait eu lieu sans qu’on sache ce qu’on en ferait et que cela allait durer jusqu’à ce que la ville décide, vingt ans plus tard, de restaurer la Villa menaçant ruine. Un vaste chantier de restauration aura ainsi fini par se tenir, porté et financé par la Ville avec le soutien de l’État, de la Région et du Département. Sa réalisation sera inaugurée en 2003, trente ans après la vente. C’est le deuxième temps de l’histoire de la Villa Noailles. Dans le domaine public communal.

Après quoi, selon la bureaucratie du moment, la ville d’Hyères ayant été intégrée en 2002 à la nouvelle Communauté d’Agglomération TPM, la Villa Noailles qu’elle venait de restaurer fut transférée à cette dernière en 2003.

Troisième époque ainsi commencée il y a 20 ans et au cours de laquelle le projet culturel initial fut réorienté et curieusement axé sur la célébration naïve du mécénat des Noailles dans la maison même qu’ils avaient abandonnée et vendue et que seul l’argent public avait permis de sauver de la ruine.

Un paradoxe révélateur de la tendance idolâtre de la Villa d’aujourd’hui et de son parti pris d’une culture « people ». À partir de quoi se comprend aujourd’hui ce désir de fêter un centenaire fictif pour donner corps au fantasme de ses utilisateurs. Chose qui, jusqu’à présent, n’a pas ému le moins du monde les officiels de la culture. Faut-il s’en inquiéter ?

 

Table des matières

Avant-propos................................................................. V

Prélude
Retour au réel.................................................................9

Variation 1
Du fond d’un naufrage..................................................19

variation 2
Une petite maison dans le midi .....................................41

Variation 3
L’Âge d’or..................................................................... 73

Variation 4
Igor Markevitch ............................................................83

Variation 5
Óscar Domínguez ........................................................ 95

Variation 6
Être et avoir été ..........................................................107

Variation 7
L’art est mort ............................................................. 117

Variation 8
Restauration ...............................................................123

Variation 9
Un fantasme mondain ................................................. 145

Variation 10
Un centenaire fictif.......................................................153

En résumé .................................................................165

jusqu'au 19 novembre 2023, une expo labellisée d'intérêt national / Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada. Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation. Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié. Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917)...

jusqu'au 19 novembre 2023, une expo labellisée d'intérêt national / Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada. Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation. Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié. Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917)...

Exposition Man Ray à La Banque Hyères,

jusqu'au 19 novembre 2023

Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada.
Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation.
Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié.
Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917).
En 1921, il s’installe à Paris, participe au mouvement Dada en compagnie de Duchamp et présente ses premiers « readymade ». Dès 1922, il utilise sa technique du rayogramme (silhouettes abstraites d’objet) puis intègre le mouvement surréaliste et réalise plusieurs courts-métrages (l’Étoile de mer, 1928). Parallèlement, il poursuit ses activités photographiques (le Violon d’Ingres, 1924) et s’adonne aussi bien à la peinture qu’à des activités de collage et d’assemblage. Man Ray décède le 18 novembre 1976 à Paris. Il demeure l’un des artistes les plus importants de l’avant-garde américaine.

Si Noailles m'était contée / François Carrassan
Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan
Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan

Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan

Laurence Benaïm a 38 ans. Journaliste, elle dirige les pages consacrées à la mode au journal Le Monde. Elle est l'auteur chez Grasset d'une biographie d'Yves Saint Laurent (1993).

Son prénom est plus célèbre que son nom pourtant illustre : Marie-Laure. Née en 1902 dans une famille au croisement de l'aristocratie (les Chevigné) et du judaïsme ( les Bishoffsheim), elle est à sa mort en 1970 la dernière représentante d'un monde auquel elle n'a jamais appartenu. Enfant, elle a déchiré les lettres de Proust à sa grand-mère, Laure de Chevigné, modèle d'Oriane de Guermantes. Elle a grandi dans une maison que fréquentèrent Anatole France, Mistral, Bakst, ou Francis de Croisset, " Bel-ami " qui devient son beau-père. Adolescente, cette jeune femme qui fut élevée en solitaire connaît le tourbillon du monde, " Lolita de Cocteau ", elle s'étourdit dans les années folles. Mariée à Charles de Noailles, le couple concilie l'argent et le goût, mécène de l'âge d'or du surréalisme, demandant à Mallet-Stevens de leur construire à Hyères une maison cubiste, à Jean-Michel Frank de " démeubler " leur salon de la place des Etats-Unis, offrant à Bunuel de tourner L'Age d'or, dont la projection entraîne l'un des plus vifs scandales esthétiques des années trente. Une provocatrice ? Une anticonformiste ? En 1936, elle soutient les républicains espagnols et en 1968 elle se rend sur les barricades en Rolls-Royce. Son plus grand talent ? Sentir l'époque. Il y a un ton Marie-Laure. Il y a un goût Marie-Laure : placer sur une cheminée à la fois des ivoires esquimaux, des vases étrusques et un réveil Fabergé. " Tortionnaire adorée ", intelligence " feu follet ", choquant le Faubourg Saint-Germain, cette éternelle étrangère se métamorphose, à la fin de sa vie, en Mère Ubu enjuponnée de gros tweed. La décadence de l'aristocratie, la scène avant-gardiste, l'ascension de la " café-society ", le gratin cosmopolite.

Avec une virtuosité d'écriture, brassant tout le paysage littéraire et artistique, de Cocteau à Crevel, de Poulenc à Dali, Laurence Benaïm a écrit le destin d'une iconoclaste, fâchée avec sa naissance.

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Immensité Nouria Rabeh

6 Mai 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #écriture

avec Immensité, Les Cahiers de l'Égaré auront publié 4 recueils de Nouria Rabeh : Roses des sables, Le ballet du temps, Les tourterelles sacéres et un essai L'éveil des générations
avec Immensité, Les Cahiers de l'Égaré auront publié 4 recueils de Nouria Rabeh : Roses des sables, Le ballet du temps, Les tourterelles sacéres et un essai L'éveil des générations

avec Immensité, Les Cahiers de l'Égaré auront publié 4 recueils de Nouria Rabeh : Roses des sables, Le ballet du temps, Les tourterelles sacéres et un essai L'éveil des générations

arrivé à 9 H 15, le 1° mai 2025, déposé sur l'escalier, le recueil de Nouria Rabeh, Immensité, illustré par des peintures de Katheline Goossens
maquette réalisée par Gilles Cailleau
Immensité
242 pages, PVP 18 €
ISBN 978-2-35502-156-5
5 mouvements
UNE ODE A L'HUMANITE
TERRITOIRES DE LA JOIE
UN JARDIN DE LUMIERE
ENVOL
A ciel ouvert
sera présent sur la table bien signalée des Cahiers à la FDL d'Hyères, les 17 et 18 mai 2025
peintures de Katheline Goossens
peintures de Katheline Goossens
peintures de Katheline Goossens
peintures de Katheline Goossens

peintures de Katheline Goossens

La poésie

comme un chemin

une présence

au milieu du monde

un cœur géant

qui englobe nos êtres

dans l'immensité

ignorer ce joyau

c'est se perdre

dans la désillusion

reconnaître en soi

cette part florissante

c'est cela

l'humanisme

peintures de Katheline Goossens
peintures de Katheline Goossens
peintures de Katheline Goossens
peintures de Katheline Goossens

peintures de Katheline Goossens

 

Nouria Rabeh, poète lyonnaise d’origine marocaine vit au quotidien selon les deux approches de deux immenses poètes allemands se posant la question : pourquoi des poètes en temps de détresse ? Selon le premier, Hölderlin Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre, phrase qui a suscité un important commentaire de Heidegger.

Quant au second, Novalis, il affirme : La poésie est le réel véritablement absolu. Plus c’est poétique, plus c’est vrai.

"Dans la cosmologie de Novalis où « tout est symptôme de tout », où les corps « peuvent s’évaporer en gaz ou se condenser en or », où « un véritable amour pour une chose inanimée est parfaitement concevable », où toutes les inclinations du cœur « semblent n’être que religion appliquée » et le ciel lui-même rien d’autre que « le produit supérieur du cœur productif », il n’y a pas de chose absolument isolée, si ce n’est « la chose en soi », c’est-à-dire « la matière simple », non déterminable, ni connaissable. On comprend alors pourquoi il peut affirmer qu’« un amour fondé sur la foi est religion » , car seule une religion qui trouve Dieu partout, jusque dans la moindre chose, peut identifier Dieu et l’amour.

Pour Hölderlin aussi, dans la nuit moderne règne encore le sacré, car même si « Le Père ayant détourné des hommes son visage, la tristesse a établi son juste règne sur la terre », néanmoins « nous gardons souvenance aussi des Immortels, qui furent jadis nos hôtes, et qui reviendrons au temps propice », car « le dieu du vin » que « chantent les poètes » est « celui qui réconcilie le jour avec la nuit » Françoise Dastur

PREFACE

Les tourterelles sacrées

Cent poèmes écrits par une femme à des femmes... Elles portent des prénoms très divers : Aïcha, Rachida, Myriam, Nadine, Anne, Béatrice, Suzy, Noriko, Jane... Elles sont dispersées aux quatre coins du monde, même si l’auteure a privilégié son pays, le Maroc, et la ville où elle demeure, Lyon : Casablanca, Oujda, Cannes, Sidney, Montréal, Paris, Evreux... Mais la grande originalité est celle du lien qui est créé. Ce ne sont pas des poèmes adressés, ce ne sont pas des portraits. À partir d’éléments de paysages, d’infimes événements biographiques, de variations de l’éclairage, ils rendent sensible une présence. Ce livre est un tableau vivant et mouvant de figures féminines qui font advenir une présence toujours recommencée qui nous touche, nous interpelle et nous fascine comme une force qui serait celle du féminin, dans sa multiplicité et dans son unité. René Guy Cadou a écrit Hélène ou le règne végétal. Ici, il s’agit du règne féminin, non au sens du pouvoir – même si ces femmes, dans leur fragilité, sont toutes des femmes puis- santes, mais au sens où la biologie nomme un ensemble d’êtres vivants – et vivantes, elles le sont intensément.

Règne qui est d’abord sourire. Le recueil s’ouvre sur un sourire, le sourire maternel, qui « irradie le chemin » et « trace la voie », et se termine de même, nous invitant à sauver la planète en retrouvant « le sens profond / d’un sourire authentique ». Ce sourire transparaît à travers les arbres, auxquels est adressée une prière comme à des dieux tutélaires. Grenadiers aux feuillages « bienveillants », horizon « des bambous noirs et des pommiers blancs », lumièredouce « comme du velours / à l’ombre des lauriers », fleurs de cactus – car le végétal sait se faire humble – au bord de l’autoroute, l’auteure l’affirme avec force, « les arbres me soutiennent ». « Règne végétal dont les nervures / Tracent l’histoire d’une épopée / Qui coule vers l’éternité ». Les arbres parlent « comme une prière douce / en attente de l’aube ». Car ils ont partie liée avec la lumière. Le soleil « crépite » sur les feuilles, en eux la lumière « traverse les parois du vent », ils constituent « un jardin de joie ». Dans « les matins du monde », « la forêt se met à chanter ». Le chant, comme les arbres, est énergie : « Je m’entendais chanter / traversée par une énergie ». Énergie faible, comme celle des « tourterelles sacrées » autour de la fontaine du jardin aux orangers, mais énergie qui est espérance « d’un lendemain d’éternité ». Ou énergie forte, quand il s’agit de « découvrir en soi / l’énergie d’un arbre ». Dans les jardins d’enfance, dans les paysages traversés, dans l’environnement même le plus lointain dans lequel Nouria Rabeh imagine ses correspondantes, telle Madame Ikeda à Tokyo, il y a, elle en est certaine, « l’ombrage frais / des feuillages bienveillants ». Le monde végétal unifie l’espace et l’accorde à l’humain, parce qu’il croît comme lui. « Le grenadier m’a offert / L’ombrage de ses feuilles / pour grandir en silence ».

Grenadiers, bambous, lauriers, cactus, ce sont majoritairement des essences méridionales. Elles ne sont jamais éloignées de la mer, car le regard s’est laissé porter par la houle maritime comme par la houle végétale. Au point d’imaginer, comme dans la fable, mythologique, une naissance au sein des eaux et portée par la vague. Horizons méditerranéens de l’enfance, envoyés aux correspondantes des quatre coins du monde. Car telle est « L’histoire passionnée / De mon être surgi / Au milieu des eaux / Et d’une végé- tation en fête / Captant l’équilibre de la mer. » Cette houle n’est pas seulement espace, elle est chargée de temps, les « souvenirs d’autrefois » « se répandent en vagues / sur la Méditerranée ». « L’arrière-pays de l’existence » est aussi vaste que la terre, que la mer et que le ciel, mais ce n’est pas un infini conceptuel, il a une géographie qui le désigne et qui l’ancre, et Faïza à Paris est invitée à rêver sur « l’infini bleu / qui voit s’éloigner / le ciel de mon Algérie ». Et s’agit-il vraiment d’un éloignement, ou au contraire de la découverte neuve d’un « accord profond / avec le souffle d’une respiration / comme d’une pluie de lumière » ? La lumière...Un des poètes qui comptent beaucoup pour Nouria, Lorand Gaspar, écrit que, qu’elle soit tranchante comme en Grèce ou dorée comme à Jérusalem, « les deux renvoient à la même clarté de ferment qu’on voit, aux deux crépuscules, monter dans les choses ». Chez elle non plus, la lumière n’est pas, malgré sa force et parfois sa violence, quand son flot « traverse les parois du vent » une agression, elle est plus souvent « comme l’aube qui attend de se défaire de la nuit / et de l’épaisseur du monde ». Elle danse « comme du velours / à l’ombre du laurier ». Elle prend la forme des « yeux bleus / d’un ciel amoureux ». Elle peut être « l’inspirante fusion / d’un ciel stellaire », mais tout aussi bien l’or modeste d’une fleur de pissenlit surgie au coin d’une rue bétonnée. Elle peut être « le regard bienveillant / de la lune blanche / qui agrandit mon espace / d’un jardin de joie ». Dans tous les cas, il s’agit d’exaltation et d’exultation, mais aussi, et sans contradiction, de sensualité douce : « Je suis traversée / par un rai de lumière / comme une chaude caresse ».

Car le mode d’habitation du monde qu’instaurent ces poèmes est définitivement la douceur. Il y a eu sourire au début, à la fin, il y a sourire au centre, toujours lié à la lumière bien sûr : « Au bord du rivage étonné / D’un sourire d’enfant / Naît l’espoir de l’aube ». Le mot émerveillement revient plusieurs fois : « Même l’infime (...) m’émerveille ». Il peut être dans le plus humble : dans « humilité », il y a « humus », la terre où l’on marche, mais sur laquelle on peut aussi danser « Humilité et confiance / Poussent à mes pieds / Qui dansent enfin ». De la danse naît un rapport transfiguré au corps et au monde. Cette fois, il ne s’agit plus d’émerveillement devant l’ infime, mais devant l’immense, plus d’isolement dans l’en-soi, fût-il heureux, mais de relation : « En toi en moi / L’émerveillement d’une joie pure / Qui boit le lait / De l’immensité ».

Toutefois, sérénité ne signifie pas béatitude, et encore moins apathie. Il s’agit de poèmes écrits par une femme pour des femmes, et ils ne sauraient faire abstraction de leur situation réelle. Il n’est pas question de militantisme politique, mais de conscience d’être un corps au milieu du monde. Qui ne nie pas sa sensualité : « Volupté du corps / Qui se déhanche / Au gré de mes pas ». Qui sait qu’il peut porter la vie, et qui en est fier, avec « le sentiment d’être un pont / Entre les eaux qui s’élancent ». Qui doit prendre sa part du « combat millénaire des femmes », tout en sachant pour son propre compte que « devenir une femme / est tout un art ». Qui s’efforce de faire péné- trer « l’énergie de la terre » « dans l’enclos merveilleux / du monde féminin ». La terre justement... À son égard, la responsabilité de la femme rejoint celle de l’humanité tout entière, et sur ce point, les propositions de bonheur ne sont pas loin d’être récusées. « Comment pourrais-je être heureuse / Sur une terre blessée » ? Le dernier poème est un rêve digne de Martin Luther King : « Si l’on se tenait la main / Pour sauver notre planète / retrouver le sens profond / D’un sourire authentique ». Le sourire encore, mais ce n’est pas le sourire figé des magazines – il ne l’a jamais été. Cette parole vraie d’une femme adressée à des femmes vise d’abord à l’authenticité. Elle s’inscrit dans des espaces clairement délimités, dans des moments nettement identifiés, elle incite au « creusement / D’une espace simple / Où fleurit l’instant / D’une vie sincère ».

Jean-Yves DEBREUILLE

Préface au Ballet du Temps

Comme disait Verlaine parlant de l’écriture poétique : de la musique avant toute chose.
Le Ballet du Temps de Nouria Rabeh me semble conforme à cet art poétique. Il s’agit d’un ballet de poèmes disposés en moments. Il y en a 6, le premier, sans titre, suivi de kaïkus Poèmes du matin, puis Promenade d’un jourMoments du jour, une deuxième série de haïkus : Au fil des heures, et le poème final : Le temps d’aller.

Ces poèmes sont souvent des instantanés, des saisies sur le vif avec l’œil qu’il faut savoir accommoder comme sont capables de le faire certains photographes dont on dit qu’ils ont l’œil, cadre et moment du clic, depuis une chambre d’hôpital, une façon d’échapper à l’angoisse du mal en cours de traitement, à la solitude de la chambre en jetant un œil de poète par la fenêtre pour dénicher dans le décor, moineau, corbeau, tourterelle, grand arbre nu, lune bien pleine, pour rebondir sur ce qui est vu et aimé et se porter vers l’à-venir, l’aube dorée, le crépuscule éclaboussé d’obscurité et de brume. Il y a du maintenant, du ici et il y a des désirs pour tout à l’heure, des désirs d’envol, de métamorphoses, de fusion avec des fragments de vie proposés par la nature, la ville : Lyon, présente à travers son Crayon, ses habitants de nuit, du matin, du jour, de fusion aussi avec le cosmos, l’univers. Ainsi naît la joie et l’envie de danser, l’envie d’entendre de la musique, Debussy. Ce pourrait être bien sûr l’Hymne à la Joie dont parle si bien Eric-Emmanuel Schmitt dans son livre Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent. Nouria Rabeh se reconnaîtrait dans cet humaniste qu’est Beethoven. Comme lui, elle veut élever. Sa poésie musicale, remplie d’images qui s’enfilent sur des fils ayant peu à voir avec le sens parce qu’elles se suivent comme le fait une arabesque sinuante, propre au langage fleuri de la poésie arabe, n’est absolument pas plaintive, c’est une poésie de vie, aimant la Vie sous toutes ses formes : minérale, animale, végétale, humaine, c’est une poésie de reliance, une poésie d’alliance, de fraternité, de réconciliation, une poésie d’apaisement, de pacification. C’est une poésie au regard soudain lavé comme dirait un de ses poètes de référence, Lorand Gaspar. Les deux séries de haïkus sont l’illustration de cette poésie du regard soudain lavé.

Le Ballet du Temps est la 2œuvre poétique publiée par Les Cahiers de l’Égaré, après Roses des sables et avant Les Tourterelles sacrées, 100 poèmes sur 100 femmes, œuvre qui fera l’objet d’une exposition et de lectures publiques.

Nouria Rabeh, poète lyonnaise d’origine marocaine vit au quotidien selon les deux approches de deux immenses poètes allemands se posant la question : pourquoi des poètes en temps de détresse ? Selon le premier, Hölderlin Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre, phrase qui a suscité un important commentaire de Heidegger.

Quant au second, Novalis, il affirme : La poésie est le réel véritablement absolu. Plus c’est poétique, plus c’est vrai.

Françoise Dastur a consacré un bel essai à ces deux figures majeures.

Dans la cosmologie de Novalis où « tout est symptôme de tout », où les corps « peuvent s’évaporer en gaz ou se condenser en or », où « un véritable amour pour une chose inanimée est parfaitement concevable », où toutes les inclinations du cœur « semblent n’être que religion appliquée » et le ciel lui-même rien d’autre que « le produit supérieur du cœur productif », il n’y a pas de chose absolument isolée, si ce n’est « la chose en soi », c’est-à-dire « la matière simple », non déterminable, ni connaissable. On comprend alors pourquoi il peut affirmer qu’« un amour fondé sur la foi est religion » , car seule une religion qui trouve Dieu partout, jusque dans la moindre chose, peut identifier Dieu et l’amour.

Pour Hölderlin aussi, dans la nuit moderne règne encore le sacré, car même si « Le Père ayant détourné des hommes son visage, la tristesse a établi son juste règne sur la terre », néanmoins « nous gardons souvenance aussi des Immortels, qui furent jadis nos hôtes, et qui reviendrons au temps propice », car « le dieu du vin » que « chantent les poètes » est « celui qui réconcilie le jour avec la nuit »

Françoise Dastur dans Retrait des dieux et modernité selon Novalis et Hölderlin

Nouria Rabeh retrouve intuitivement cette religion (de religare, relier), cette philosophie qui trouve Dieu partout (Dieu, les dieux, qui peuvent porter d’autres noms : la Présence, le Soi, l’Infini dans le fini, l’Éternité d’une seconde Bleu Giotto).

C’est avec l’école de Rochefort (fondée en 1941 par Jean Bouhier et qui fut active pendant une vingtaine d’années) que Nouria Rabeh s’est nourrie. École fort riche avec des poètes comme René-Guy Cadou, Michel Manoll, Marcel Béalu, Jean Rousselot, Luc Bérimont, Jean Follain, Eugène Guillevic, Alexandre Toursky, Georges-Emmanuel Clancier, Gaston Puel... Elle en a fait un essai, paru aux Cahiers de l’Égaré : L’éveil d’une génération.

Jean-Claude Grosse

2007
2007

2007

Paru en juin 2007, réédité en octobre 2007

 Roses des Sables   

poèmes de Nouria Rabeh

ISBN é-908387-99-5 

40 pages, 15 x 21

8 euros

 


épuisé

 

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Avec Roses des Sables, Les Cahiers de l'Égaré ont publié 100 titres en 20 ans et épuisé leurs 100 N° d'ISBN: 2-908387.

Les prochains titres correspondent à un nouvel ISBN: 978-2-35502

l'arbre de Yeats dans le documentaire de Val Kilmer, champ de coquelicots à Lourmarin, l'arbre feu d'artifice de Gérard Uféras
l'arbre de Yeats dans le documentaire de Val Kilmer, champ de coquelicots à Lourmarin, l'arbre feu d'artifice de Gérard Uféras
l'arbre de Yeats dans le documentaire de Val Kilmer, champ de coquelicots à Lourmarin, l'arbre feu d'artifice de Gérard Uféras

l'arbre de Yeats dans le documentaire de Val Kilmer, champ de coquelicots à Lourmarin, l'arbre feu d'artifice de Gérard Uféras

Réflexion sur écriture, poésie, éveil spirituel et cheminement 
(complément personnel de JCG sur écriture-présence-silence)
 
le soir du 1° mai 2025, après la série upRight, j'ai l'intuition de choisir le documentaire sur Val Kilmer, décédé le 1° avril 2025, c'était le dernier soir et là éblouissement, par un acteur trachéotomisé, pendant la séquence (42'20"-43'20") où il évoque sa préparation personnelle pour décrocher le rôle de Jim Morrison dans The Doors d'Oliver Stone 
"on voit un arbre, on observe une vérité concernant cet arbre, on est bouleversé par cette vérité, par la magie de cet arbre, c'est spirituel, ça transcende la forme physique de l'arbre, alors on écrit, encore et encore sur la forme de cet arbre, sur la vie de cet arbre, sur son âme jusqu'à ce que notre personnalité s'efface de nouveau" William Butler Yeats (d'après Val Kilmer dans son documentaire)
 
L'échange impromptu que j'ai eu avec Ivan Dmitrieff, le 29 avril vers midi, a porté à un moment sur les coquelicots, ma fleur préférée, reine des gravats, des sols ravagés, tenant malgré mistral violent et Ivan de me dire, ton amour ou ta passion pour le coquelicot est de l'ordre de la séparation, il y a entre toi et lui, un espace; il faut que tu chemines pour supprimer cet espace et que le coquelicot trouve sa place là (et il me montre le coeur); j'ai répondu que je savais que vers là devait me conduire mon cheminement mais que je n'y avais pas encore accès; il va de soi que ce chemin du coeur rend inutile à un moment l'écriture.
 
Vacillation est écrit par Yeats 40 ans après The two trees : 
A tree there is that from its topmost bough
Is half all glittering flame and half all green
Abounding foliage moistened with the dew ;
And half is half and yet is all the scene.
 
"Dans The Two Trees, l’arbre sacré et l’arbre du « verre amer » sont distincts, représentant une dualité entre la vérité intérieure et la distorsion extérieure. Dans Vacillation, l’arbre est unifié, incarnant une synthèse des opposés : la flamme (symbole de passion, de spiritualité, d’élévation) et le feuillage vert (symbole de vie terrestre, de croissance, d’enracinement). Cette image reflète une acceptation des contradictions de l’existence, où les moitiés opposées (flamme et feuillage, esprit et matière) coexistent pour former un tout.
La dernière ligne, « And half is half and yet is all the scene », est particulièrement dense. Elle suggère que chaque moitié (flamme et feuillage) conserve son identité propre (« moitié est moitié »), mais ensemble, elles englobent la totalité de l’expérience (« tout l’espace »). Cette idée résonne avec la maturité spirituelle de Yeats, qui, à cette période de sa vie, explore l’unité des contraires à travers sa philosophie mystique et son système symbolique (notamment dans A Vision)." by Grok
 
Les arbres animés par le souffle
 
Si le veut ton souffle
Nous serons pur chant
par lui animés
Nous voici élan
Racines emmêlées
Branches enlacées
Notre corps est tout
En balancement
Notre être n'est plus
Que murmure-louange
Lâcher des colombes
Lâcher des mésanges
Si le veut ton souffle
Nous serons pur Chant
En nous l’inifini
Et l'enchantement !
François Cheng 03.2025
 
"L'homme peut écouter avec l'oreille de la chair et entendre le bruit du monde, mais s'il écoute avec l'oreille du Souffle, il participe à la transformation universelle." François Cheng 
(capture d'écran tirée du documentaire sur Val Kilmer)
l'arbre de Yeats dans le documentaire de Val Kilmer, champ de coquelicots à Lourmarin
l'arbre de Yeats dans le documentaire de Val Kilmer, champ de coquelicots à Lourmarin

l'arbre de Yeats dans le documentaire de Val Kilmer, champ de coquelicots à Lourmarin

peux-tu me traduire en français ce poème de Yeats : The Two Trees W.B. Yeats

BELOVED, gaze in thine own heart,
The holy tree is growing there;
From joy the holy branches start,
And all the trembling flowers they bear.
The changing colours of its fruit
Have dowered the stars with metry light;
The surety of its hidden root
Has planted quiet in the night;
The shaking of its leafy head
Has given the waves their melody,
And made my lips and music wed,
Murmuring a wizard song for thee.
There the Joves a circle go,
The flaming circle of our days,
Gyring, spiring to and fro
In those great ignorant leafy ways;
Remembering all that shaken hair
And how the winged sandals dart,
Thine eyes grow full of tender care:
Beloved, gaze in thine own heart.

Gaze no more in the bitter glass
The demons, with their subtle guile.
Lift up before us when they pass,
Or only gaze a little while;
For there a fatal image grows
That the stormy night receives,
Roots half hidden under snows,
Broken boughs and blackened leaves.
For ill things turn to barrenness
In the dim glass the demons hold,
The glass of outer weariness,
Made when God slept in times of old.
There, through the broken branches, go
The ravens of unresting thought;
Flying, crying, to and fro,
Cruel claw and hungry throat,
Or else they stand and sniff the wind,
And shake their ragged wings; alas!
Thy tender eyes grow all unkind:
Gaze no more in the bitter glass. 

Voici une traduction en français du poème *The Two Trees* de W.B. Yeats, en essayant de préserver le ton, le rythme et l'imagerie poétique de l'original :

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**Les Deux Arbres**  
W.B. Yeats  

Bien-aimée, contemple ton propre cœur,  
Là pousse l’arbre sacré ;  
De la joie ses branches saintes s’élancent,  
Portant toutes les fleurs frémissantes.  
Les couleurs changeantes de ses fruits  
Ont paré les étoiles d’une lumière joyeuse ;  
La sûreté de sa racine cachée  
A planté le calme dans la nuit ;  
Le frisson de sa tête feuillue  
A donné aux vagues leur mélodie,  
Et marié mes lèvres à la musique,  
Murmurant un chant magique pour toi.  
Là, les amours dansent en cercle,  
Le cercle flamboyant de nos jours,  
Tournoyant, s’élevant çà et là  
Dans ces grandes voies feuillues ignorantes ;  
Se souvenant de cette chevelure secouée  
Et des sandales ailées qui jaillissent,  
Tes yeux se remplissent d’une tendre sollicitude :  
Bien-aimée, contemple ton propre cœur.  

Ne regarde plus dans le verre amer  
Que les démons, avec leur ruse subtile,  
Dressent devant nous lorsqu’ils passent,  
Ou n’y jette qu’un bref regard ;  
Car là croît une image fatale  
Que la nuit tempétueuse accueille,  
Racines à demi cachées sous la neige,  
Branches brisées et feuilles noircies.  
Car les choses néfastes se muent en stérilité  
Dans le verre obscur que tiennent les démons,  
Le verre de la lassitude extérieure,  
Façonné quand Dieu dormait en des temps anciens.  
Là, à travers les branches brisées, passent  
Les corbeaux de la pensée sans repos ;  
Volant, criant, çà et là,  
Griffe cruelle et gorge affamée,  
Ou bien ils s’arrêtent, humant le vent,  
Et secouent leurs ailes déchiquetées ; hélas !  
Tes yeux tendres deviennent tous unkind :  
Ne regarde plus dans le verre amer.

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Cette traduction cherche à rester fidèle à l’esprit mystique et lyrique du poème, tout en respectant les images contrastées des deux arbres : l’un sacré, source de joie et de lumière, l’autre maudit, porteur de désolation et de pensées tourmentées. Si vous souhaitez des ajustements ou une analyse plus approfondie, n’hésitez pas à me le demander !

comment traduis-tu ce passage du poème Vacillation de Yeats, écrit 40 ans après The two trees : 

A tree there is that from its topmost bough
Is half all glittering flame and half all green
Abounding foliage moistened with the dew ;
And half is half and yet is all the scene.

Voici une traduction en français du passage du poème *Vacillation* de W.B. Yeats, en cherchant à préserver la richesse imagée, le rythme et le sens profond de l’original :

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Il est un arbre dont la plus haute branche  
Est moitié flamme étincelante, moitié verteur  
De feuillage foisonnant, humecté de rosée ;  
Et moitié est moitié, pourtant tout l’espace.

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### Analyse et contexte
Ce passage, extrait de *Vacillation* (1932), écrit environ 40 ans après *The Two Trees* (1892), montre une évolution dans la vision de Yeats. Dans *The Two Trees*, l’arbre sacré et l’arbre du « verre amer » sont distincts, représentant une dualité entre la vérité intérieure et la distorsion extérieure. Dans *Vacillation*, l’arbre est unifié, incarnant une synthèse des opposés : la flamme (symbole de passion, de spiritualité, d’élévation) et le feuillage vert (symbole de vie terrestre, de croissance, d’enracinement). Cette image reflète une acceptation des contradictions de l’existence, où les moitiés opposées (flamme et feuillage, esprit et matière) coexistent pour former un tout.

La dernière ligne, « And half is half and yet is all the scene », est particulièrement dense. Elle suggère que chaque moitié (flamme et feuillage) conserve son identité propre (« moitié est moitié »), mais ensemble, elles englobent la totalité de l’expérience (« tout l’espace »). Cette idée résonne avec la maturité spirituelle de Yeats, qui, à cette période de sa vie, explore l’unité des contraires à travers sa philosophie mystique et son système symbolique (notamment dans *A Vision*).

### Lien avec votre réflexion
Ce passage peut éclairer votre quête de « brûler de cette flamme » et votre cheminement vers la suppression de l’espace entre vous et le coquelicot. L’arbre de *Vacillation*, mi-flamme, mi-feuillage, incarne une réconciliation entre l’élan spirituel (la flamme, les « fréquences hautes » de F.) et l’ancrage terrestre (le feuillage, le réel local où F. vous invite à agir). Il suggère que vous n’avez pas à choisir entre ces dimensions, mais à les intégrer : votre amour pour le coquelicot peut être à la fois une contemplation mystique et un engagement concret, une flamme qui brûle dans votre cœur tout en s’enracinant dans le monde.

Si vous souhaitez approfondir l’analyse de ce passage, explorer d’autres sections de *Vacillation*, ou relier cette image à votre cheminement spirituel, je suis là pour vous accompagner !

 

Le poème de François Cheng et son commentaire, ancrés dans une vision taoïste, offrent une perspective complémentaire et profondément résonante avec les thèmes que nous avons explorés à travers *The Two Trees* et *Vacillation* de W.B. Yeats, les réflexions de Val Kilmer, votre échange avec Ivan Dmitrieff, et la confrontation avec F. Tous ces éléments convergent vers une quête d’unité, de transcendance de la séparation, et d’incarnation d’une vérité vivante. Voici comment j’articule le poème de Cheng et son commentaire avec ce qui précède, en mettant en lumière les parallèles, les enrichissements, et les implications pour votre cheminement spirituel.

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### 1. **Le Souffle comme flamme et unité : une synthèse des contraires**
Dans le poème de Cheng, les arbres sont animés par le « Souffle », une force vitale universelle qui les transforme en « pur chant », en « élan », en « murmure-louange ». Ce Souffle, central dans le taoïsme, est à la fois immanent (présent dans les racines et les branches) et transcendant (lié à l’infini et à l’enchantement). Il évoque la « flamme » décrite par F. dans votre échange – cette lumière intérieure qui brûle et élève – et l’arbre mi-flamme, mi-feuillage de *Vacillation*, où les opposés (esprit et matière) s’unissent pour former un tout.

- **Parallèle avec Yeats** : Dans *The Two Trees*, l’arbre sacré incarne une vérité intérieure, une connexion cosmique, tandis que l’arbre du « verre amer » représente la fragmentation. Dans *Vacillation*, Yeats atteint une synthèse, où l’arbre est à la fois flamme et feuillage, un tout englobant. Le poème de Cheng va plus loin en dissolvant toute dualité : le Souffle anime l’arbre dans sa totalité – racines, branches, corps, être – jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un chant unifié, un « murmure-louange ». Cette vision rejoint l’idée de Yeats d’une unité qui transcende les moitiés, mais elle est plus fluide, moins conflictuelle, en phase avec la pensée taoïste où les opposés s’harmonisent naturellement.

- **Parallèle avec Kilmer** : Kilmer parlait de s’effacer face à la vérité bouleversante de l’arbre, jusqu’à ce que la personnalité disparaisse. Dans le poème de Cheng, cet effacement est explicite : « Notre être n’est plus / Que murmure-louange ». Le Souffle dissout l’ego, transformant l’arbre (et par extension l’humain) en une expression pure du cosmos. Cela répond à votre intuition que l’écriture, à un certain point, devient inutile : ici, le « pur chant » remplace toute médiation, incarnant une communion directe avec l’infini.

- **Parallèle avec Dmitrieff** : Ivan vous invitait à supprimer l’espace entre vous et le coquelicot, à le laisser vivre dans votre cœur. Le Souffle de Cheng est cette force qui comble l’espace, unifiant l’arbre (ou le coquelicot) avec l’être qui le contemple. Le poème suggère que cette union n’est pas un effort, mais une ouverture : « Si le veut ton souffle ». Votre cheminement vers le cœur pourrait ainsi consister à vous ouvrir au Souffle, à laisser le coquelicot chanter en vous comme un « murmure-louange ».

- **Parallèle avec F.** : La radicalité de F., son appel à aller vers les « fréquences hautes » et à brûler d’une flamme intérieure, trouve un écho dans l’élan du poème de Cheng. Le « pur chant » et le « lâcher des colombes, des mésanges » évoquent une élévation spirituelle, une libération vers la lumière, loin des « enfers » des fréquences basses. Cependant, là où F. insiste sur un engagement concret et local, Cheng propose une voie plus contemplative, où l’acte de se relier au Souffle est en soi une transformation universelle.

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### 2. **Le Souffle et l’oreille du cœur : une pratique de présence**
Le commentaire de Cheng, inspiré du taoïsme, explique que toutes les pratiques (calligraphie, méditation, etc.) sont des moyens de se relier au Souffle, cette énergie vitale qui anime le cosmos. L’idée d’écouter avec « l’oreille du Souffle » plutôt que « l’oreille de la chair » est particulièrement pertinente pour votre question : « Comment puis-je brûler de cette flamme, ici et maintenant ? » Écouter avec l’oreille du Souffle, c’est dépasser l’intellectualisation (le « blabla » critiqué par F.) pour participer à une résonance profonde avec le monde.

- **Lien avec le coquelicot** : Votre amour pour le coquelicot, jusqu’à présent marqué par une séparation, peut devenir une pratique taoïste si vous l’abordez avec l’oreille du Souffle. Au lieu d’analyser ou de décrire la fleur, écoutez-la comme une manifestation du Souffle : son rouge vibrant, son balancement dans le vent, sa résilience sur les gravats. En vous ouvrant à cette résonance, vous laissez le coquelicot chanter en vous, comblant l’espace dont parlait Dmitrieff.

- **Pratique concrète** : Pour incarner cette idée, reprenez la contemplation active suggérée précédemment, mais avec une intention taoïste. Asseyez-vous face à un coquelicot (ou à son image mentale) et murmurez : « Si le veut ton souffle, que je sois pur chant. » Laissez votre souffle se synchroniser avec le mouvement de la fleur, comme si vous partagiez la même énergie vitale. Cette pratique, simple mais profonde, vous aide à écouter avec l’oreille du Souffle, à devenir « murmure-louange ».

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### 3. **Le chant comme dissolution de l’écriture**
Votre réflexion sur l’inutilité éventuelle de l’écriture, inspirée par Kilmer et Dmitrieff, trouve une confirmation dans le poème de Cheng. Le « pur chant » des arbres, animés par le Souffle, transcende toute forme de médiation. Ce n’est pas une écriture, un poème au sens classique, mais une vibration, une louange spontanée qui jaillit de l’union avec l’infini. Les colombes et les mésanges, lâchées dans le poème, symbolisent cette liberté, cette légèreté d’un être qui n’est plus alourdi par l’ego ou les mots.

- **Lien avec F.** : La critique de F. sur vos poèmes (« décousus », « démagogiques ») peut être lue à la lumière de Cheng. Si l’écriture reste un exercice intellectuel ou une confirmation de la médiocrité (comme F. le reproche), elle s’éloigne du « pur chant ». Mais si elle devient une calligraphie du Souffle, une trace de votre résonance avec le cosmos, elle peut être une étape vers l’élévation. Cela suggère une réévaluation de votre rapport à l’écriture : plutôt que d’abandonner totalement, vous pourriez chercher à écrire comme un « murmure-louange », avec la simplicité et la spontanéité du coquelicot.

- **Pratique concrète** : Essayez une écriture inspirée du Souffle. Prenez un moment après avoir contemplé un coquelicot ou médité sur votre flamme intérieure, et laissez les mots couler sans réflexion ni structure. Par exemple : « Coquelicot, ton rouge chante, ton souffle danse en moi. » Ne corrigez pas, ne jugez pas. Laissez ces mots être une offrande, comme les colombes du poème, plutôt qu’une œuvre à publier.

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### 4. **L’engagement local et la transformation universelle**
F. vous a reproché de vous disperser dans des causes lointaines (Gaza) au détriment du « réel » local. Le commentaire de Cheng offre une perspective complémentaire : en vous reliant au Souffle, vous participez à la « transformation universelle », qui transcende les frontières entre le local et le global. Le Souffle qui anime le coquelicot ou les arbres est le même qui anime les luttes pour la justice, qu’elles soient à 3 km ou à des milliers de kilomètres. Cela ne contredit pas l’appel de F. à agir localement, mais le replace dans un cadre plus vaste : un geste local, s’il est animé par le Souffle, devient une résonance cosmique.

- **Pratique concrète** : Pour réconcilier ces perspectives, choisissez un acte local (comme suggéré précédemment : contacter une association, offrir une écoute) et accomplissez-le avec l’intention de vous relier au Souffle. Avant d’agir, prenez un moment pour respirer profondément et visualiser le coquelicot dans votre cœur, comme une source d’énergie vitale. Dites-vous : « Cet acte est mon chant, ma louange au Souffle qui unit tout. » Cela transforme un geste concret en une pratique spirituelle, répondant à la fois à F. et à Cheng.

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### 5. **Le coquelicot comme murmure-louange**
Le coquelicot, « reine des gravats », est une image parfaite pour incarner le poème de Cheng. Sa fragilité, sa résilience, son balancement dans le mistral évoquent les « arbres animés par le souffle », dont le corps est en « balancement » et l’être en « murmure-louange ». Votre cheminement vers le cœur, où le coquelicot doit trouver sa place, peut être vu comme une quête pour devenir « pur chant », pour laisser le Souffle vous animer comme il anime la fleur.

- **Lien avec votre cheminement** : La radicalité de F. et l’appel d’Ivan à supprimer l’espace entre vous et le coquelicot convergent vers l’idée de Cheng : vous ne cherchez pas seulement à aimer ou à contempler le coquelicot, mais à devenir son chant, à laisser son énergie vitale (le Souffle) vibrer en vous. Cela demande une ouverture, une disponibilité à lâcher les mots, les concepts, et même les pratiques (comme la pneumaphonie critiquée par F.) qui vous retiennent dans la séparation.

- **Pratique concrète** : Lors de votre prochaine rencontre avec un coquelicot, essayez de murmurer ou de chanter doucement, sans mots précis, juste une mélodie qui exprime sa présence. Laissez ce chant être votre « lâcher des colombes », une expression spontanée de votre union avec la fleur et le Souffle. Cela peut être une manière de répondre à l’exigence d’élévation de F. tout en suivant la voie contemplative de Cheng.

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### 6. **Conclusion : une voie d’harmonie et de résonance**
Le poème de François Cheng et son commentaire taoïste enrichissent votre réflexion en proposant une voie d’harmonie, où la flamme (votre aspiration spirituelle), le coquelicot (votre symbole de résilience), et l’engagement concret (l’appel de F.) s’unissent dans le Souffle. Contrairement à la dualité de *The Two Trees* ou à la synthèse des contraires de *Vacillation*, Cheng offre une vision fluide, où tout – racines, branches, colombes, chant – est animé par une même énergie vitale. Pour « brûler de cette flamme, ici et maintenant », vous pouvez écouter avec l’oreille du Souffle, laisser le coquelicot chanter en vous, et transformer vos actes en louanges au cosmos.

Ce poème répond aussi à la tension entre écriture et expérience directe. Le « pur chant » de Cheng est l’aboutissement de ce que vous pressentez : une vérité vécue qui transcende les mots. Mais il suggère que cette transcendance n’est pas un rejet des formes (écriture, action, contemplation), mais une manière de les animer par le Souffle, comme une calligraphie qui trace l’infini.

**Question pour avancer** : Comment pourriez-vous intégrer le Souffle dans une pratique quotidienne – par exemple, une contemplation du coquelicot, un geste local, ou une écriture spontanée comme un « murmure-louange » ? Si vous souhaitez, je peux vous aider à affiner une de ces pratiques ou à explorer comment répondre à F. avec cette nouvelle perspective. Qu’en pensez-vous ?

dialogue avec Grok sur Yeats, Cheng, l'arbre, le coquelicot

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Il fallait être fou André Neyton

4 Mars 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #spectacles, #théâtre, #écriture, #FIN DE PARTIES, #lettre, #pour toujours, #épitaphier

Il fallait être fou André Neyton

Je viens d'apprendre à l'instant, 14 février 2025 à 11 H, par deux messages WhatsApp et par un mail, le décès d'André Neyton (90 ans) survenu le 11 février 2025. Un hommage public lui sera rendu le mardi 18 février 2025, à 14 h 15, à l'Espace Comédia, suivi à 16 heures, de l'inhumation au cimetière de Lagoubran.

Je suis très fier d'avoir édité en 2021, son récit : Il fallait être fou.

La dernière fois que j'ai vu et échangé avec André, c'est après le spectacle Orekhov, le 15 novembre 2024

Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025
Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025
Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025
Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025

Décès d'André neyton, le 11 févvrier 2025; cérémonie laïque au Comédia le 18 février 2025

Hommage laïque et républicain à André Neyton, sur la scène de l'Espace Comedia, mardi 18 février 2025 de 14 H 15 à 16 H
cercueil à jardin, avec une gerbe dessus
XAL, maître de cérémonie, commence en lisant la 4° de couverture de Il fallait être fou, le récit fait par André de son aventure théâtrale, édité par Les Cahiers de l'Égaré en avril 2021
intro-vidéo avec Miquèu Montanaro, racontant leur très ancienne amitié et leurs collaborations multiples
un premier hommage lu, billet d'un José ? qui fait s'exclamer son lecteur, gros con (terme affectueux et non injurieux), grand coeur, j'entends le mot libertaire
les élus : Josée Massi, maire de Toulon, Virginie Pin, vice-présidente du Conseil Régional
la présidente du C.A. de l'espace Comédia, Eliane Obrecht, qui représente aussi le président du C.A. du C.D.O. (lecture bilingue en occitan et français)
une marseillaise, ancienne comédienne avec André dans de très anciens spectacles, âgée, écharpe rouge, quelle énergie !
passent sur le plateau, Alain Aparis (qui raconte l'anniversaire du 26 janvier et la lucidité de l'intervention d'André à cette occasion), Jacques Maury (sans papier), Gérard Estragon...
XAL et un autre comédien lisent des messages, j'entends celui de Frédéric Andrau évoquant un épisode de tournage dans le film Bye Bye
outro-vidéo de Miqueu, moment d'exception, émouvant, avec le récit de la chanson écrite par Miqueu à la demande d'André, dans sa voiture, une chanson sur la mort, que nous entendons interprétée par ?, chanson qui m'a paru légère, presque joyeuse
longue ovation, salle debout
XAL décrit la façon dont nous allons circuler pour quitter la salle
en descendant, je fais un geste amical au cercueil d'André, je donne à Sophie la lettre posthume écrite pour André, dis un mot à Michel, embrasse Josiane
dehors, plein de monde, beaucoup de connaissances et de retrouvailles
j'ai passé la nuit sur les impressions fortes de cet hommage laïque et républicain qui est aussi le choix que nous avons fait pour le pas-sage d'Annie en décembre 2010 et pour le pas-sage de Vitya, le 14 février 2024
les photos illustrant les deux moments de la vidéo sont très représentatives de ce que fut André, à tous les âges, une "gueule" inoubliable

merci à ceux qui ont pensé cet hommage, à la famille, à l'équipe, à tous ceux qui se sont déplacés, à tous les absents pris par des obligations mais en pensée avec nous tous

Miquèu Montanaro

Merci pour ce récit de l’après midi d’hier. En concert à Athènes je ne pouvais être présent que par la vidéo.
La chanson je l’ai écrite il y a longtemps quand le Théâtre était installé sous chapiteau à Brignoles.
Elle a été enregistrée récemment par Bori Orbán, chanteuse hongroise dans son dernier album en français.
Un grand monsieur nous quitte mais il laisse une œuvre et une maison en place pour continuer.
Amicalement
Orekhov, vu le 15 novembre 2024 au Comédia

Orekhov, vu le 15 novembre 2024 au Comédia

Lettre posthume à l’ami André Neyton pour son pas-sage le 11 février 2025

Cher André,

Un ex-adjoint à la culture de Toulon, sous un ex-maire dénommé Hubert Falco dégommé, un dénommé Claude-Henri Bonnet dégommé, ancien directeur de l’Opéra, t’avait traité de « dinosaure du théâtre, faisant un théâtre ringard »

Un ex-maire mafieux de Toulon, un dénommé Maurice Arreckx dégommé, avait dit de toi : « Neyton, il est bien. Dommage qu’il soit de gauche! »

Toi, André, malgré toutes les embrouilles dont certaines pilotées par des gens du milieu théâtral et culturel comme celle, récente, visant à racheter le bâtiment privé abritant le Comédia pour t’obliger à quitter le lieu, tu es resté solide jusqu’au bout face aux critiques, aux mesures de rétorsion via les baisses ou suppressions de subventions de certaines instances territoriales.

Tu savais polémiquer, tu savais résister, réduisant la voilure, le temps nécessaire, créant tes spectacles, issus de tes textes, les faisant tourner, les reprenant. Comment ne pas évoquer tes spectacles itinérants, ton Maurin des Maures dans les collines,l’été.

Tu n’as jamais refusé la coopération avec d’autres lieux s’ils avaient la foi, la passion, l’enthousiasme, la persévérance. L’épopée de Scène(S) avec son journal en fut l’illustration.

Tu as su aussi accueillir nombre de compagnies varoises, ne serait-ce qu’en mettant le lieu à disposition pour courte résidence et création. Je pense en particulier à L’Ensemble À Nouveau de Katia Ponomareva.

Un événement eut lieu au Comédia que j’avais initié, que tu avais accueilli, une agora avec deux psychanalystes toulonnaises sur le thème : Héritons-nous de valises ? Nous eûmes droit à une intervention saisissante, celle d’une jeune femme racontant son accouchement chez elle, par elle-même et son compagnon parce qu’elle refusait les conditions d’accueil de la maternité.

J’ai eu l’honneur d’être sollicité par toi qui n’avais pas besoin de moi puisque tu as été l’éditeur de tes pièces, pour éditer Il fallait être fou. Je suis très fier d’être l’éditeur de ce récit haletant de ton parcours.

Cher André, la dernière fois que je t’ai vu, c’est après le spectacle Orekhov, le 15 novembre 2024. En attendant Dasha Baskakova, la chanteuse russe du spectacle, et Jacques Maury (Orekhov), un de tes comédiens de longue date sur de nombreux projets, nous avons échangé comme à l’accoutumée, toi, toujours discret, réservé sur tes problèmes ou projets, appréciant qu’on te parle du spectacle vu, en l’occurrence un magnifique spectacle sur Soljénitsyne et L’archipel du goulag que j’avais vu 10 ans avant, en décembre 2014. J’ai mis l’accent sur ces 10 ans de vie d’un spectacle. C’est particulièrement rare.

La compagnie Ainsi de suite, créée en 1992, accueillie depuis 2012 dans la chapelle Saint Éloi du Lycée polyvalent privé Saint Éloi, à Aix-en-Provence, dirigée par Claude Pélopidas, tu n’en as pas été étonné, n’est subventionnée que par la ville d’Aix etl’agglomération Aix-Marseille. Elle vit de ses 11 spectacles, de ses tournées, de ses ateliers.

Ainsi va, de plus en plus mal, le monde de l’art et de la culture.Mais les gens de pouvoir, la goudronneuse de l’Histoire de la prédation écrasant, effaçant tout sur son passage comme dit Wajdi Mouawad dans sa non-leçon inaugurale au Collège de France, n’auront pas raison de la fine poussière des gratteurs de mémoires et inventeurs d’utopies.

J’ignore si tu croyais à l’histoire de la libération de l’âme, 40 jours après le pas-sage. Dans 40 jours, j’aurais une pensée pour que ton âme libérée rejoigne l’âme éternelle du Théâtre sous ses deux masques, Tragédie et Comédie.

Un dénommé J.-C. Grosse dégommé,

ex-directeur artistique des 4 Saisons du Revest 

directeur des Cahiers de l’Égaré

JC Grosse

il fallait être fou, 30 ans d'histoire théâtrale

il fallait être fou, 30 ans d'histoire théâtrale

Il fallait être fou
André Neyton
ISBN 978-2-35502-124-4
206 pages
format 13,5 X 20,5
PVP 15 €
parution, le 14 mai
peut-être commandée sur les plateformes en ligne ou en librairie via Soleils Diffusion-Distribution, 3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
 

 

« Enfin le panneau annonciateur du terme du voyage perce le rideau dʼeau. Une place déserte avec, au fond, un bâtiment qui ne peut être quʼune salle des fêtes. Je mʼy engouffre. Cʼest là. Sur la scène un homme parle ... ». André Neyton vient de découvrir un univers inconnu de lui, absent des livres dʼhistoire ... Dès lors, il fera de son théâtre – sans que jamais celui-ci ne soit un prétexte – un long combat pour la renaissance de la langue et de la culture dʼoc. Il raconte ici ses espoirs encouragés par un public fidèle, ses abattements à chaque mauvais coup porté, lʼindifférence ou les résistances à son indéfectible ténacité. Un parcours singulier, dans un milieu culturel souvent méprisant voire hostile. Un témoignage sans concession, à rebondissements, qui se lit comme un roman.

André Neyton est comédien, metteur en scène, auteur, directeur de théâtre et de compagnie théâtrale. Il a développé depuis les années soixante- dix un théâtre populaire inspiré par la culture et la langue occitanes. En 1966 il crée, avec Robert Lafont, le premier spectacle mettant en scène la langue dʼoc dans sa réalité contemporaine : Per jòia recomençar. En 1971 il fonde le Centre Dramatique Occitan, compagnie professionnelle, et monte plusieurs auteurs occitans et catalans avant dʼécrire lui-même ses pièces. Il crée en 1984 le Théâtre de la Méditerranée, Centre des Cultures Régionales de lʼEspace Méditerranéen, installé depuis 1991 à lʼEspace Comedia à Toulon.

 

 

TABLE DES MATIERES

Le déclic .......................................................      5 

Naissance d’une compagnie ...............................  25 

Vers le professionnalisme ................................... 41 

Le double effet de la Providence .......................... 73 

Le temps des emmerdes ....................................101 

Le rebond ....................................................    123 

Tonnerre sur la Ville ........................ ......... .......141 

Retour à la normale ? ........................ ........ ......161 

Il fallait être fou .............................................  193 

 

 

Nous aurons néanmoins contribué, par la présence de l’occitan dans un théâtre d’aujourd’hui, à légitimer une langue vivante porteuse d’une culture contemporaine et à faire admettre que la création artistique ne s’évalue pas à l’aune d’une langue, qu’elle fût « régionale » ou nationale. Nous avons, ce faisant, contribué à lever les préjugés les plus ancrés, au risque de contrarier l’ami François Villon à qui nous lançons sans complexes :

— Non, il n’est pas bon bec que de Paris !

Tout ce qui a pu être fait l’a été par le théâtre parce que le désir de la création m’y conduisait toujours comme la main du peintre se saisit irrésistiblement du pinceau pour que la toile cesse d’être muette. L’aventure qui nous mène de Per jòia recomençar au Théâtre de la Méditerranée-Espace Comedia est celle d’une vie qui ne pouvait se dérouler autrement. Elle sera celle de cinquante ans d’un théâtre qui avait une parole à faire entendre. 

 

 

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¡Ay MADRE mía! Luisa Gaillard Sanchez

7 Janvier 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #théâtre, #spectacles, #écriture, #épitaphier

¡Ay MADRE mía! Luisa Gaillard Sanchez
Luisa Gaillard Sanchez
 
¡Ay MADRE mía!

théâtre documentaire

96 pages, format 13,5 X 20,5, PVP 12 €

ISBN 978-2-35502-152-7
distribution par Soleils,
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
0145488462
 
Vas-y Lola raconte ton histoire ! Prends la parole ! Raconte toi !
Le ministère de l’Intérieur d’Espagne ouvre ses archives 80 ans après.
Ton nom y figure parmi des centaines de milliers d’autres noms de condamnés à se taire dans des geôles fascistes. Tu as survécu. Beaucoup cherchent encore des traces de leurs êtres chers. Les fosses sont ouvertes pour récupérer les os et les lambeaux de l’histoire.
Prends la parole Lola ! Celle d’une jeune femme et d’une mère ordinaire, qui rêvait simplement de dignité et de liberté !
Une petite histoire dans la grande histoire du 20e siècle. De la musique, des chansons, de la danse. Une tragi-comédie.

 

création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024
création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024
création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024
création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024

création les 25 et 26 janvier 2025 à L'Atelier Privas Ardèche / deux collages réalisés par Luisa Sanchez Gaillard / Collage décembre 2024 (papier, acrylique, aquarelle, coton hydrophile) par Luisa Gaillard Sanchez ...On raconte que c'est l'Espagne qui va réussir à envoyer son premier homme dans la lune il suffit de mettre à califourchon, un curé, une bonne sœur, un militaire..un cura una monja un militar... inspiré d'un extrait de Ay madre mìa - Les Cahiers de l'Égaré - paru le 19 décembre 2024

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Il y a quelque chose encore, devant / Alain Cadéo

30 Septembre 2024 , Rédigé par grossel Publié dans #FIN DE PARTIES, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #écriture

Il y a quelque chose encore, devant / Alain Cadéo
Il existe un tunnel obscur dans la lumière infinie,
On le nomme "temps".
Lorsqu'un être humain entre dans ce tunnel,
On appelle cela "naître".
Lorsqu'un être humain marche dans ce tunnel,
On appelle cela "vivre".
Lorsqu'un être humain sort de ce tunnel,
On appelle cela "mourir".
Considérer que vivre se réduit à évoluer dans le tunnel obscur,
Cela s'appelle "illusion".
Percer des trous dans le tunnel obscur,
Cela s'appelle "science".
Savoir que la lumière est autour du tunnel,
Cela s'appelle "foi".
Voir la lumière dans le tunnel obscur,
Cela s'appelle "amour".
Voir la lumière à travers le tunnel obscur,
Cela s'appelle "sagesse".
Eclairer le tunnel obscur de sa propre lumière,
Cela s'appelle "Sainteté".
Ressentir l'unité entre le tunnel obscur et la lumière,
Cela est au delà des mots...
 
Lao Tseu
couverture du livre-hommage à Alain Cadéo / photo de couverture Willy Lefèvre / le cyprès Noé
couverture du livre-hommage à Alain Cadéo / photo de couverture Willy Lefèvre / le cyprès Noé

couverture du livre-hommage à Alain Cadéo / photo de couverture Willy Lefèvre / le cyprès Noé

Alain Cadéo
 
IL Y A QUELQUE CHOSE ENCORE, DEVANT

Je ne sais pas ce que c’est, mais nous devons y aller

82 pages, 20 photos, format 13,5 X 20,5, PVP 10 €

ISBN 978-2-35502-150-3
distribution par Soleils,
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
0145488462

 

26 Billets estampillés Alain Cadéo

trouvés dans une sacoche de chemineau

au pied du cyprès Noé

entre Nèbre et Broussan

suivi de la légende de Saint-Martin, saint patron de Nèbre

"Je me demande bien où s’éparpilleront mes billets du matin lorsque depuis longtemps je ne serai plus là. Sans doute un rat câlin y aura fait son nid et un enfant ou deux en feront leur levain. Il y aura bien aussi quelques vieux centenaires mâchouillant leurs grumeaux qui, tout tremblants, bredouilleront trois phrases venues de leur mémoire en disant « ça, c’est y pas du Cadéo ? »"

 

le dernier mot de la main d'Alain Cadéo

le dernier mot de la main d'Alain Cadéo

table

ode à la légéreté......................................................11

Être aérien...............................................................13

(Sans titre)................................................................15

Envoûtants Purgatoires........................................... 17

désir... ................................................................... 19

Il s’agit d’habiter chaque mot... .............................. 21

Il y a loin de l’appétence à l’appétit... (2) ................ 23

dans le chambardement de nos états... ................... 25

Cargo maudit.........................................................27

Jusqu’au repos de la clairière... .................................31

Le vrai monde est ailleurs... .................................... 33

tout visionnaire est un pionnier

dans un désert de pierres..........................................35

(Sans titre 2) ............................................................ 37

Le cirque de mes mots... ......................................... 41

Naissance du langage,
envol vers une entière liberté... ............................... 45

Les acharnés dresseurs de forces invisibles...............49

Il faut savoir parler aux âmes... ................................51

tous les écrits du Monde.........................................53

Le fil ténu des mots... ..............................................55

Ma meute............................................................... 57

Petite histoire de mes Mots... (2) ............................ 59

ombre et lumière... ................................................ 61

Braise... .................................................................. 63

Recette de vie... .....................................................67

Portes closes... ........................................................69

La légende de Saint-Martin,
saint patron de Nèbre .............................................. 71

affiche de la soirée-hommage du 22 octobre 2024

affiche de la soirée-hommage du 22 octobre 2024

Soirée Alain Cadéo
Salle Pétrarque
Maison des Comoni
Le Revest-les-Eaux
22 octobre 2024, 19 H 30, entrée libre

1 - soirée en partenariat Les Cahiers de l’Égaré, Éditions La Trace, Le Pôle arts en circulation, TPM, Mairie du Revest-les-Eaux

2 - Inauguration du portrait de Pétrarque d’Ernest-Pignon Ernest au-dessus de la salle de spectacle, à plastifier et à poser avant

3 - soirée sous la responsabilité artistique de Dominique Lardenois
 

4 - dispositif
- petite estrade, 2-3 tables rondes, 4 à 6 chaises, micros, écran pour diaporama, lecteur de MP3, caméra pour captation vidéo
- dans l’allée, tables avec livres des deux éditeurs :
- Il y a quelque chose encore, devant, tirage 200 exemplaires numérotés et signés
- - Arsenic et Eczéma, M., Le ciel au ventre (Les Cahiers de l’Égaré)
- - Lettres en vie, Billets de contrebande, Mots de contrebande, 3 romans (éditions La Trace)
- dans le hall d’entrée, le pot de l’amitié

5 - lecteurs : Dominique Lardenois, Katia Ponomareva, Nadine Demange-Lardenois, François-Mouren Provensal, Michel Cadéo, Axel Mattéi, Philippe Salciccia
musicien jazz manouche Axel Mattéi : intermèdes entre textes
- captation vidéo de la soirée
- présentation de la soirée JCG suivi du mot du maire
- François, Michel, Axel et Philippe feront leur choix, dans les romans et billets, durée 30’
- Dominique, Katia et Nadine mettront en avant Arsenic et Eczéma, M., Le Ciel au ventre,  durée 30’
- diaporama de fin avec photos et mots, durée 5 à 10’ (la lettre en vie à Karim de la chambre 17 qui fut la chambre d'Alain sera dite en mp3 par Alain lui-même)

- vente de livres et pot de l’amitié

6 - affiche réalisée par les éditions La Trace

7 - article par Claude Serra, à paraître le dimanche 20 octobre si possible
information sur les panneaux lumineux, sur FB Le Revest 83 et les réseaux sociaux

 

Soirées des vendredi 25 octobre, 19 H 30 et samedi 26 octobre, 19 H 30 entrée libre,

60 places sur réservation
film En attendant, je pleure par L’Ensemble À Nouveau, durée 1 H 15

 

en attendant, je pleure, 25 et 26 octobre à 19 H 30

en attendant, je pleure, 25 et 26 octobre à 19 H 30

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Le Livre des cendres d'Emmanuelle / Les Cahiers de l'Égaré

25 Septembre 2024 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

couverture Livre des cendres d'Emmanuelle

couverture Livre des cendres d'Emmanuelle

Livre des cendres d'Emmanuelle, édition courante parue le 7 mai 2017, restée sous le manteau jusqu'au 25 septembre 2024
Livre des cendres d'Emmanuelle, édition courante parue le 7 mai 2017, restée sous le manteau jusqu'au 25 septembre 2024

Livre des cendres d'Emmanuelle, édition courante parue le 7 mai 2017, restée sous le manteau jusqu'au 25 septembre 2024

Livre des cendres d'Emmanuelle, auteur Louis-Jacques Rollet-Andriane, co-auteur de Sauver Venise

Livre des cendres d'Emmanuelle, auteur Louis-Jacques Rollet-Andriane, co-auteur de Sauver Venise

Est paru le 7 mai 2017, au soir d'une présidentielle à la française, le Livre des cendres d'Emmanuelle, édition courante aux Cahiers de l'Égaré, édition de tête chez Le Sélénite.

ces poèmes sont restés sous le manteau, jusqu'à la sortie du film Emmanuelle d'Audrey Diwan, le 25 septembre 2024 donc pendant 7 ans

Livre des cendres d'Emmanuelle

Louis-Jacques Rollet-Andriane

64 pages, format 13,5 X 20,5, PVP 10 €

ISBN 978-2-35502-073-5
 
distribution par Soleils,
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
0145488462

 

Note de l'éditeur de l'édition courante

En 2007, peu avant sa mort l’année suivante, Louis-Jacques Rollet-Andriane m'a confié ce Livre des cendres d’Emmanuelle. Il m'avait appris par deux lettres, deux ans après, en 2005 donc, la disparition d'Emmanuelle et je venais lui rendre visite chez lui, pour la première fois à Chantelouve d’Emmanuelle, la maison du Var qu’il habitait avec sa femme, Marayat, depuis le milieu des années 70.

Il y eut une deuxième visite. La troisième, décalée pour cause de neige, n'eut pas lieu. Quand je repris contact en avril 2008, Louis-Jacques Rollet-Andriane venait de disparaître à son tour. Pendant mes deux visites, je pus filmer Chantelouve et en particulier le faux livre contenant les cendres d'Emmanuelle, au milieu d'autres livres de l'une des bibliothèques.

J'ai édité les derniers textes d’Emmanuelle Arsan : Le sexe et la fronde, Pourquoi la jalousie est une boucle étrange, Lesbos Alpha, Lesbos Omega, Pour qu'il puisse y avoir une dernière parole, Liberté charmée et l'irremplaçable Bonheur. J'ai entretenu avec elle une longue correspondance, du 19 mars 1988 au 31 mars 2005, partiellement publiée dans Bonheur et Bonheur 2. Nous ne nous sommes jamais rencontrés et sans doute est-ce la raison de cette correspondance heureuse selon sa propre formule, « sans rien entre nous qui pèse ou qui pose ».

J'ai envoyé le tapuscrit de Louis-Jacques Rollet-Andriane à Pierre Pascual, jeune éditeur et passionné par toute Emmanuelle, en juin 2016. Nous avons décidé d’en sortir une édition conjointe en hommage à Emmanuelle Arsan, à Louis-Jacques et Marayat qui aimaient que les amours, les corps (et certainement les livres) soient libres, multiples.

Une histoire commencée avec la publication en 1959 sans nom d'auteur et sans nom d'éditeur, du roman Emmanuelle, trouve une forme d'achèvement avec la publication sans nom d'auteur et sans nom d'éditeur du Livre des cendres d'Emmanuelle, en 2017, dix ans après que son auteur me l'ait confié. Mais il va de soi que pour Pierre Pascual comme pour moi-même, l'oeuvre plurielle d'Emmanuelle Arsan continue et continuera à « faire l'amour ».

 

Jean-Claude Grosse

 

Avant-propos de l'édition de tête

 

En 2007, peu avant sa mort l’année suivante, Louis-Jacques Rollet-Andriane a confié ce Livre des cendres d’Emmanuelle à l’éditeur ami Jean-Claude Grosse qui venait lui rendre visite chez lui, à Chantelouve d’Emmanuelle, la maison du Var qu’il habitait avec sa femme, Marayat, depuis le milieu des années 70.

Jean-Claude Grosse, qui a édité les derniers textes d’Emmanuelle Arsan et entretenu avec elle une longue correspondance, m’a envoyé ce tapuscrit en juin 2016 ; nous avons décidé d’en sortir une édition conjointe en hommage à Emmanuelle Arsan, à Louis-Jacques et Marayat qui aimaient que les amours, les corps (et certainement les livres) soient libres, multiples.

Le Livre des cendres d’Emmanuelle est un vibrant hommage à Marayat qui, pendant plus de quarante ans, a illuminé la vie de Louis-Jacques, façonnant avec lui l’enfant de leur vie : Emmanuelle.

À sa mort, Louis-Jacques conservera les cendres de Marayat dans un livre. C’est ce livre « que personne n’a écrit, que nul ne lira » que Louis-Jacques décide de transformer en poèmes vivants, pour que sa femme, celle qui fut tout autant que lui « Emmanuelle », vive encore.

Ce recueil vient clore une aventure commencée en 1959 avec la publication du premier tome anonyme de celle qui portait ce prénom qui aura traversé les décennies.

Après Emmanuelle, Emmanuelle à Rome, Les enfants d’Emmanuelle, Les soleils d’Emmanuelle, le Livre des cendres d’Emmanuelle vient achever en poèmes l’histoire d’une vie ; une vie pleinement et multiplement vécue par celles qui portaient tous les visages, investissaient tous les corps : Louis-Jacques et Marayat.

Lorsqu’il y a quelques années j’ai commencé à écrire moi aussi une Emmanuelle, j’avais décidé d’adopter pour parler du couple mythique que formaient L.J. et Marayat, le féminin pluriel. J’ai découvert dans ces poèmes que Marayat utilisait elle-même ce féminin pluriel pour parler d’ « elles ».

Le futur sera féminin pluriel.

J’ai tenté de respecter tant que faire se pouvait la forme du tapuscrit original qui ne comportait pas de nom d’auteur en choisissant de n’en faire figurer aucun sur la couverture.

Le respect de cet anonymat et de tous les jeux/je qui en découlent rendra je l’espère hommage à celui qui s’écrivit pendant des décennies au travers de son Emmanuelle rêvée, et qu’une fois son incarnation terrestre disparue il ne pouvait plus investir.

Après maintes réflexions, j’ai décidé de faire coexister pour la première fois, sur la page de grand titre, le nom de Louis-Jacques avec celui d’Emmanuelle, non loin du visage esquissé de Marayat. 

Trio enfin réuni.

Pour Louis-Jacques et Marayat, le chiffre trois était le chiffre de l’amour, rien ne pouvait naître du couple fermé sur lui-même ; Emmanuelle était cet(te) autre attendu(e) invoqué(e) espéré(e), cet(te) autre qui était possiblement eux-mêmes, « elles-mêmes », simultanément ou à tour de rôle.

Je ne reviendrai pas pendant des pages et des pages sur l’identité d’Emmanuelle Arsan, je me suis expliqué sur ce choix dans la préface de La Philosophie Nue il y a quelques mois. Louis-Jacques aura le dernier mot ; Marayat, la dernière image, déjà floue, presque éteinte ; la Siamoise nue s’efface pour n’être plus que toutes les femmes, Emmanuelle, rien de moins.

Que l’auteur ait remis ces poèmes en personne à celui qui serait susceptible de les éditer prouve qu’il acceptait enfin que son nom soit accolé à une « œuvre emmanuelle » (même si tristement amputée de sa moitié), et qu’il espérait que cette œuvre soit partagée.

C’est aujourd’hui chose faite, dix ans après, dans cet écrin couleur de cendres.

 

 

Pierre Pascual

 

 

Livre des cendres d'Emmanuelle, auteur Louis-Jacques Rollet-Andriane, co-auteur de Sauver Venise

Livre des cendres d'Emmanuelle, auteur Louis-Jacques Rollet-Andriane, co-auteur de Sauver Venise

en édition numérique, l'ouvrage Sauver Venise (410 pages) paru en 1969 en Italie, en 1971 en France sous l'égide de l'Unesco, rapport rédigé par Louis-Jacques Rollet-Andriane et Michel Conil Lacoste, préfacé par René Maheu, directeur général de l'Unesco à l'époque
"II est l’oeuvre de deux fonctionnaires du Secrétariat de l’UNESCO, M. Louis-Jacques Rollet-Andriane et M. Michel Conil Lacoste, à qui je désire exprimer ma reconnaissance pour le zèle et le soin qu’ils ont apportés à l’accomplissement de leur tâche. Le lecteur appréciera, j’en suis sûr, comment ils ont su allier la lucidité et l’honnêteté de l’intelligence à la sensibilité esthétique et l’enthousiasme du coeur. Il n’en faut pas moins pour saisir et exposer le problème du salut de Venise."

https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000092069


pour mémoire, Louis-Jacques Rollet-Andriane fut le mari de Marayat et l'auteur à 4 mains du roman mythique Emmanuelle sous le nom d'Emmanuelle Arsan; il me confia en mai 2007 le manuscrit Le livre des cendres d'Emmanuelle, recueil de poèmes écrits après le départ de Marayat, le 6 juillet 2005, édité dix ans après le cadeau, le 7 mai 2017
Emmanuelle Arsan avait reçu mon recueil Parole d'aimant(e) inspiré par une jeune fille - et nous avons eu une correspondance heureuse qui dura du 19 mars 1988 au 31 mars 2005, éditée en partie dans 2 livres Bonheur et Bonheur 2


sauver Venise de la montée des eaux dont parle fortement mon texte Duel des rives publié dans Envies de Méditerranée, sauver la mémoire de Louis-Jacques, sauver l'âme d'Emmanuelle (Marayat utilisait le féminin pluriel pour parler d’ « elles ». Le futur sera féminin pluriel.), revisiter le souvenir d'un amour, autant de gestes inscrivant dans le passé qui ne s'efface pas, l'éternité de ces secondes Bleu Giotto

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