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Les Cahiers de l'Égaré

poesie

1° salon des écrivains et des artistes / 18 septembre / Le Revest

26 Août 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #auteurs de théâtre, #bocals agités, #cahiers de l'égaré, #lecture, #musique, #philosophie, #poésie, #roman, #théâtre, #écriture

affiche

affiche

un texte écrit en 1997 par Cyril Grosse alors qu'il s'apprêtait à créer Ulysse in nighttown de James Joyce 
(il avait 26 ans, il est mort dans sa 31° année, à Cuba, le 19 septembre 2001)
PATRIES IMAGINAIRES
AUTOUR DE JAMES JOYCE ET SALMAN RUSHDIE 
ESQUISSE D’UN ART DE VIVRE COSMOPOLITE
Dans une réalité et une époque absurdes, où des hommes de paille nationalistes hennissent à la frontière, à la négation et aux verrous, dans un monde absurde d’hommes plantés la tête en bas fixant – à l’envers – leurs pays, leurs traditions, en un mot, leur patrie, peut-on effectuer ce double saut périlleux – acrobate et nonchalant – pour se remettre à l’endroit ? Existe-t-il d’autres patries, d’autres réalités, d’autres terres que celles – internationales – de la haine et du philistinisme ?
Patries imaginaires : patries d’écrivains, de peintres, d’artistes.
Depuis longtemps, peut-être plus encore dans ce siècle, les artistes voyagent, s’exilent, sont exilés, changent de langues, jonglent avec les nationalités, sans domiciles fixes, libres, dégagés. C’est Giordano Bruno bondissant de son Italie natale à Toulouse, de Toulouse à Londres et Zurich, c’est Mozart, Picasso, Diderot et Joyce, de Dublin à Trieste et de Trieste à Zurich encore ; Salman Rushdie de Bombay à Londres, de Londres jusqu’en des chambres fermées, points minuscules disparais sant sous la garde d’étranges vigiles.
Patries imaginaires : recréation – ailleurs – de villes et d’histoires, suivant le fil ténu et dangereux de l’imagination, de la mémoire et des rêves. Patries imaginaires, nostalgie de l’exilé, rêve de retour glorieux, vision de la révolution (...) paradoxe sans fin. Regarder devant soi, en regardant toujours derrière soi.
Patries imaginaires : cosmopolitisme joyeux, exil violent, jongleurs d’un pays à l’autre, d’une image mentale à une autre, sans jamais se perdre.
Là où la réalité impose son œil unique, l’art fait jouer ses prismes, sa magie, il dénoue les tensions, crée le doute, mélange les contraires.
Jean-Paul Sartre dans un article de 1939 contre La Méprise -Désespoir – en russe –, accusait Vladimir Nabokov d’être un déraciné total. « Il ne se soucie d’aucune société, fusse pour se révolter contre elle parce qu’il n’est d’aucune société. » Ce qui pour Sartre représente le plus haut degré dans l’insulte. « Les sujets de Vladimir Nabokov sont gratuits, écrit-il encore, et les crimes de ses héros parfaits. »
N’appartenant et ne voulant appartenir à aucun groupe, à aucune faction, persévérant dans son être, léger, insolent, inapte, un homme gratuit, patriote d’un pays qui n’existe pas, sans message, sans utopie ni grande pensée – est dans la bouche d’un petit homme à moustache et de ses sbires, décadent, dégénéré. Dans tout grand artiste, il y a un homme à abattre. Parce que comme Giordano Bruno, il propose une infinité de mondes possibles, parce que comme Joyce il est un traître, riant de loin de ses compatriotes qu’il réinvente, parce que comme Rushdie, il mélange les cultures dans les métamorphoses de la langue et l’Ange Gabriel lui-même et le Prophète ont le visage d’acteurs schizophrènes.
Écrivains, peintres, artistes, hommes à abattre, libres et inégaux, instables, fous à lier, dangereux, dans un camp puis dans l’autre, seuls, joyeux et solitaires. Si l’art est inutile – un roman a-t-il jamais provoqué une révolution ? – il n’en reste pas moins dangereux et ses patries imaginaires défient les données politiques du monde réel, frontières, ventes, miradors et internationalnetwork.
La persévérance de certains écrivains et artistes à fuir et à inventer leur propre langue a toujours irrité les régimes totalitaires de tous pays dont les premières mesures sont d’interdire les livres d’art et les toiles d’avant-garde : subversives, obscènes, antisociales, antirévolutionnaires, antifascites, entités spirituelles indivisibles.
Giordano Bruno, revenant après des années de voyages, en Italie, y est arrêté et brûlé vif. L’acrobate ne réussit son double saut périlleux que quatre siècles plus tard. La réalité absurde et bruyante gagne du temps.
C. G., 1997. (Le gras théâtre est mort, maman, pages 197-198, Les Cahiers de l'Égaré, 2005)
 
 
Malgré son intérêt pour l’adaptation de Cyril Grosse, confirmé par lettre, Stephen James Joyce, petit-fils de James Joyce, a refusé par lettre du 24 décembre 1996 les droits de représentation du spectacle que devait créer Cyril Grosse, avec quinze artistes dont François Marthouret, les 25 et 26 avril 1997 au Théâtre des Salins, Scène nationale de Martigues (Laurent Ghilini) et les 2 et 3 mai 1997 à Châteauvallon (Gérard Paquet) : Ulysse in Nighttown. Son argu- mentation : Mon grand-père est le plus grand écrivain du XXe siècle. Seul un metteur en scène célèbre peut mettre en scène Circé. Cyril Grosse est trop jeune et inconnu.
Que Châteauvallon et Martigues co-produisent ne lui fit ni chaud ni froid. Nous déplaçant à Paris pour le faire changer d'opinion, il reçut Annie sur le palier. 
Depuis, Ulysse est tombé dans le domaine public, en 2012. 
Mes tentatives pour relancer le projet n'ont pas abouti, du temps de Christian Tamet à Châteauvallon.
C'est pour que ne se perde pas le travail de traduction et d'adaptation de Cyril que j'ai édité Le gras théâtre est mort, maman en 2005.
un texte de 1997 en défense des patries imaginaires des écrivains voués à s'exiler; Cyril Grosse disant un texte pour Salman Rushdie en 1992 aux Comoni
un texte de 1997 en défense des patries imaginaires des écrivains voués à s'exiler; Cyril Grosse disant un texte pour Salman Rushdie en 1992 aux Comoni
un texte de 1997 en défense des patries imaginaires des écrivains voués à s'exiler; Cyril Grosse disant un texte pour Salman Rushdie en 1992 aux Comoni

un texte de 1997 en défense des patries imaginaires des écrivains voués à s'exiler; Cyril Grosse disant un texte pour Salman Rushdie en 1992 aux Comoni

le 1° salon des écrivains et des artistes du Revest proposera pendant son déroulement, un LIVRES SERVICE

le LIVRES SERVICE consiste à mettre à disposition du public, un certain nombre de livres selon la formule à vot' bon coeur messieurs-dames

chacun pourra voir au dos le PVP du livre, prix de vente public

chacun décidera en son âme et conscience, ce qu'il consent à donner pour le livre choisi

je prends pour rien, ça m'est offert, je me sers

je prends au PVP annoncé

je prends pour moins que le PVP, déduction faite de la marge libraire

je prends pour plus que le PVP afin de soutenir l'éditeur bénévole

les livres mis en LIVRES SERVICE seront

Le siècle de Marcel Conche

La nature et l'homme de Marcel Conche

Actualité d'une sagesse tragique (la pensée de Marcel Conche)

Avec Marcel Conche

Le peintre de Cyril Grosse

Disparition de Michel Bories

Bonheur 2 d'Emmanuelle Arsan

Le livre des cendres d'Emmanuelle

le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames
le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames
le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames
le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames
le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames
le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames
le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames
le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames

le LIVRES SERVICE à vot' bon coeur messieurs-dames

Isabelle Forno présentera son Concertina / Philip Segura clouera le bec à Mère Blabla
Isabelle Forno présentera son Concertina / Philip Segura clouera le bec à Mère Blabla

Isabelle Forno présentera son Concertina / Philip Segura clouera le bec à Mère Blabla

l'atelier d'écriture Point de mire, Michelle Lissillour, un atelier trans-générationnel, Thés buvards et p'tits papiers
l'atelier d'écriture Point de mire, Michelle Lissillour, un atelier trans-générationnel, Thés buvards et p'tits papiers
l'atelier d'écriture Point de mire, Michelle Lissillour, un atelier trans-générationnel, Thés buvards et p'tits papiers

l'atelier d'écriture Point de mire, Michelle Lissillour, un atelier trans-générationnel, Thés buvards et p'tits papiers

l'atelier d'écriture du Revest, Point de mire, animé par Michelle Lissillour, avec la participation  de Muriel Gebelin, slameuse existe depuis 17 ans 

il se réunit une fois par mois à l'oustaou per tutti, la bibliothèque du Revest

Les Cahiers de l'Égaré ont édité en 2020, le livre pluriel de l'atelier, un livre tête-bêche, à retourner quand on arrive à la moitié du livre

première moitié : Lucarnes et points de mire

deuxième moitié : Thés buvards et p'tits papiers

l'esprit de l'atelier : Des jeux d écriture pour se brancher à son imaginaire,  à toute la poésie qui nous habite,  sans peur de la page blanche,  ni des règles scolaires.. Juste le plaisir de découvrir nos paysages intérieurs. 

Les mois de confinement ont provoqué une profonde interrogation, remise en question : du plaisir de travailler ensemble pendant 3 heures dans un espace favorisant la créativité avec ses dictionnaires, livres illustrés, titres semblables à des at tracteurs étranges, à la solitude du confinement contraint.
L'atelier Point de mire a donc favorisé l'écriture de textes sur comment a été vécu le confinement, textes écrits, textes enregistrés.
Une édition est envisagée.
Le 18 septembre, l'atelier Point de mire fera entendre certains de ces textes de confinés.

en lien avec la découverte ou l'approfondissement par les membres de l'atelier de la richesse de la solitude, contrainte ou choisie, un projet mûrit : l'écriture d'un Dictionnaire amoureux de la Vie

​​​​​​​ça résonne bien avec les carnets de la culture de la vie dont le carnet N° 3, L'amour de la Vie

chez Bernard Hofmann, à Toulon, le vendredi 27 mai, travail sur La métamorphose des esclaves
chez Bernard Hofmann, à Toulon, le vendredi 27 mai, travail sur La métamorphose des esclaves
chez Bernard Hofmann, à Toulon, le vendredi 27 mai, travail sur La métamorphose des esclaves
chez Bernard Hofmann, à Toulon, le vendredi 27 mai, travail sur La métamorphose des esclaves

chez Bernard Hofmann, à Toulon, le vendredi 27 mai, travail sur La métamorphose des esclaves

qu'engendrera ce vendredi 27 mai ? je suis chez l'auteur de La métamorphose des esclaves pour tenter avec lui et son essai un dialogue, un questionnement et peut-être une réécriture; 
nous avons prévu la journée et plus s'il le faut
c'est l'amitié qui a motivé ma proposition et pas ma position d'éditeur que je ne veux surtout pas définir; 
la relation aux auteurs est personnelle; 
entendre parler de ligne éditoriale me fait trop penser à l'art dit conceptuel où le discours est prévalent sur l'oeuvre (le concept précède l'oeuvre, contrainte par les mots; je fuis dare ce type d'art)
entretien de 10 H à 12 H 45 (1h45 enregistrée)
repas, sieste, piscine
reprise de l'entretien de 14 H 45 à 16 H
(pendant la sieste et la nage me viennent des propositions sur la forme, 28' enregistrées)
une journée créative impossible à raconter mais à écouter ou réécouter casque à l'oreille (du bâton rompu et du jaillissement)
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine
en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine

en attendant la pépette revestoise dévoilée le 18 septembre, réalisation Aniel-Antoine

Le débat politique

 

Le contexte : ayant édité sans consultation des deux autres membres du comité éditorial des Cahiers de l'Égaré, l'essai politique de Jean-Pierre Giran, La politique n'est pas toujours celle que vous croyez, ce choix a provoqué le retrait de ces deux membres (que je remercie pour le travail accompli de janvier au 17 juillet 2022)

 

Jean-Pierre Giran a dit dans un entretien à Var-Matin que son livre était le fruit d'une irritation. Le champ politique est à la fois lieu d'émotions collectives (la peur étant plus forte que l'espoir en général) et lieu de rapports de force justifiés par des argumentations, allant des plus irrationnelles, idéologiques, dogmatiques à celles relevant du bon sens, du sens commun, du pragmatisme, de la raison.

 

J'ai été amené à dire à Jean-Pierre Giran au moment du retirage de son essai que le Var (et au-delà, le pays) méritait un « grand » livre politique.

Je pense que le débat proposé peut être l'occasion de jeter les bases d'un tel projet.

 

Aujourd'hui, trois conceptions me semblent être à l'oeuvre.
Nous sommes en démocratie.

Dans une dictature, ce serait autre chose.

Y échappera-t-on ?
En démocratie, la forme dominante, pratiquée depuis des décennies, est celle de la démocratie représentative à travers le système des élections et des partis.

 

Une forme minoritaire s'essaie : la démocratie directe, participative, mettant en avant le RICCAR, le référendum d'initiative citoyenne, constituant, abrogatoire, révocatoire, à travers des délégués élus, des référents ne tenant leur « pouvoir » que d'assemblées générales.

Une forme invisible se pratique sans qu'on puisse en mesurer l'ampleur que j'appelle l'anarchisme individuel ou de petits groupes d'affinités électives, l'anarchisme des créatifs culturels, qui ne se réfère à aucune décision prise ailleurs que dans le cœur et la raison de chaque individu. Nul besoin de mot d'ordre genre boycott pour refuser de regarder la coupe du monde de football au Qatar.

 

Il sera intéressant de voir débattre Jean-Pierre Giran (30 ans de carrière politique), Jean Delorme (octogénaire rebelle, entrepreneur du sens, président d'une ONG intervenant au Burundi) et Jean-Claude Grosse (octogénaire rebelle à toute action sur le monde avant tout travail sur soi-même).

 

Durée : 45'

Le dispositif adopté sera circulaire.

Sera pratiquée une forme de délibération-décision par consentement. Expérimentée pendant plusieurs mois aux assemblées citoyennes hebdomadaires de l'association Gilets Jaunes du Sud-Sanary qui se réunissaient dans une salle de la maison des associations de Bandol.

La modératrice sera une vigie lente.

Décision par consentement

1. Définition

La gestion par consentement est la pratique de décision collective associée à la sociocratie. Il vise à favoriser l’expression et la responsabilité des membres de l’organisation à travers notamment la co- décision dans une relation d’équivalence au pouvoir. Ce dernier point introduit une forme d’organisation construite en cercles qui délimitent les différents périmètres d’autorité d’une organisation. La prise de décision par consentement se différencie de la prise de décision par consensus : en consensus tout le monde dit « oui », en consentement, personne ne dit « non ». Cela sous-entend que lorsque l’on prend une décision par consentement, on ne va pas chercher la « meilleure solution » mais l’on va partir du principe qu’une bonne décision est celle qui respecte les limites de celles et ceux qui devront l’assumer, et qui ne compromet en rien la capacité de l’organisation à mener à bien sa mission. Le consentement implique qu’une décision ne peut être prise que lorsqu’il n’y a plus d’objection raisonnable à celle-ci. Tant qu’il y a des objections, l’ensemble du groupe est mobilisé pour bonifier la proposition. Ainsi, les objections permettent de révéler les limites avec lesquelles le groupe devra composer et indiquent donc l’espace de liberté dont le cercle dispose.

CIRCULATION DE LA PAROLE

S’il est socialement extrêmement simple de se répartir la nourriture contenue dans un plat, il est beaucoup moins naturel de se répartir la parole. À défaut d’une plus grande sagesse collective, les processus régissent la circulation de celle-ci et le facilitateur peut, selon les étapes du processus ou les circonstances, proposer différentes façons de la distribuer :

Parole tournante : le facilitateur lance la parole à sa droite ou sa gauche. Chacun s’exprime à son tour. Si quelqu’un n’est pas prêt, il peut passer. Le facilitateur reviendra vers lui une fois le tour terminé.

Parole au centre : pour inviter chacun à s’exprimer sur le sujet lorsque bon lui semble. À noter que cette pratique demande de la discipline pour rester centré sur le sujet de départ et ne pas réagir à ce que la personne précédente a exprimé.

Parole libre : permet de libérer la circulation de la parole. Celles et ceux qui souhaitent s’exprimer le font. On utilise ce terme en cercle dans l’intention de ne pas rentrer en débat. Chacun s’exprime pour nourrir le centre, c’est à dire pour faire avancer le groupe dans le processus de décision.

L’ÉCOUTE DU CENTRE

EÉcouter le centre, c’est écouter attentivement ce qui émerge du groupe au-delà de l’expression de chacun de ses membres. Si l’on considère que chaque personne a sa vérité et que personne ne détient LA vérité, alors le cercle sera d’autant plus riche que chacun dispose d’une facette de la résolution de la problématique qui est au centre.

L’écoute du centre invite ainsi chacun à écouter ce que l’autre a à offrir dans une posture de coopération, en lâchant son point de vue (potentiellement divergeant) sur la question et en essayant d’entrevoir en quoi ce qui est dit peut servir le sujet commun.

L’écoute du centre repose sur l’implication de chacun à nourrir le centre, c’est-à-dire d’aller lors de son tour de parole, écouter « ce qui est juste » en soi, participer de façon active, précise, argumentée de sorte à éclairer, apporter de la matière à la construction commune.

2. Mise en œuvre de la gestion par consentement

       0. Préparation de la proposition

  • éÉcoute du centre : chacun est invité à formuler les éléments importants relatifs au point traité. Cette phase peut prendre la tournure d’une discussion ouverte, cela peut être un temps à part entière.

  • Élaboration de la proposition : déterminer le sujet, la problématique, les arguments. Il est conseillé de faire une proposition simple au départ, qui sera transformée par intelligence collective au travers du processus de gestion par consentement.
    Deux possibilités sont offertes :

    • le facilitateur peut demander à une personne de formuler une proposition, • quelques personnes peuvent constituer un groupe d’amélioration qui va

    plancher sur l’élaboration écrite et argumentée de la proposition.

  • Présentation de la proposition : une personne est « porteuse » de la proposition,

    une seule proposition est traitée à la fois.

    1. Clarifications : est-ce clair ? Est-ce que je comprends ?

    Chaque participant pose des questions en vue de comprendre la proposition dans son ensemble. C’est le porteur qui répond et clarifie les éléments de la proposition. L’objectif est d’ôter tout doute ou possible interprétation erronée de la proposition, cependant le porteur ne répond pas aux « pourquoi ? ». Il ne s’agit pas à ce stade d’exprimer ce que l’on ressent vis-à-vis de la proposition (phase 2).

    2. Ressentis : en quoi la proposition vient satisfaire mes besoins, ceux du projet par rapport à l’organisation ?

    Chacun exprime ce que la proposition lui évoque. C’est à ce stade qu’un maximum d’informations peuvent être exposées afin de nourrir le proposeur pour lui permettre d’amender la proposition en phase 3.

    Le proposeur tente d’avoir une écoute large, de saisir la température globale de ce qui se dégage au centre.

    3. Amendements

    Le proposeur est invité, sur la base de ce qu’il a entendu, à, éventuellement :

  • Reclarifier la proposition.

  • Amender la proposition : proposer des modifications (ajouts, retraits).

  • Retirer la proposition s’il s’avère qu’elle n’est pas pertinente. En cas de retrait, le

    processus reprend à la phase 0 avec une nouvelle proposition.

    4. Formuler les objections

    Les objections ne sont pas des préférences, des avis, d’autres propositions, c’est ce que l’on considère comme des limites pour soi et pour la mise en œuvre du projet.

• Le facilitateur fait un tour pour savoir si les membres du groupe ont des objections. Dans un premier temps, ils sont juste invités à dire si « oui » ou « non » ils ont une objection. S’il n’y a que des « non », la proposition est adoptée, aller directement en célébration. S’il y a des objections, elles sont écoutées et traitées une à une. La formulation d’une objection n’est pas la formulation de la solution à celle-ci. Le facilitateur se centre sur l’obtention de la formulation de l’objection. Il note les

objections au tableau avec le prénom de la personne qui les porte. Émettre une objection, c’est s’en défaire comme quelque chose de personnel pour en faire la richesse du groupe. Une objection est un véritable cadeau pour le groupe : elle va lui permettre d’aller plus loin en explorant des parties de la proposition encore inexplorées.

• Le facilitateur teste les objections D’abord, identifier si une objection annule la proposition. Si c’est le cas, retour en 0. Le facilitateur n’a pas le pouvoir de dire si l’objection est raisonnable ou non. Il peut seulement poser des questions afin d’aider celui qui porte l’objection à le déterminer.

Une objection est raisonnable si :

  • Elle invite à une bonification de la proposition par l’intelligence collective du groupe.

  • Elle élimine la proposition, en la rendant impossible à réaliser (on gagne du temps

    en passant à une autre proposition).

  • Elle est argumentée de manière claire.

  • Elle n’est pas une manière détournée, consciemment ou non, d’exprimer une

    préférence ou une autre proposition.

    5. Bonifications

    Le facilitateur traite les objections une par une. Les objections posées au centre sont celles du groupe. La discussion est libre, chacun peut apporter des solutions dans le but de lever l’objection traitée. Le facilitateur s’assure régulièrement de vérifier que l’objection se lève auprès de la personne qui l’a émise. Si une solution lève l’objection d’une personne, celle-ci en informe le groupe.

    Après un tour de levée d’objections, le facilitateur s’assure que de nouvelles ne sont pas apparues. Lorsqu’il n’y a plus d’objection, il y a consentement mutuel, la proposition est adoptée.

  • Association Gilets Jaunes du Sud - Sanary source Colibris

étapes d'une décision par consentement
étapes d'une décision par consentement

étapes d'une décision par consentement

extraits du Carnet de JCG L'amour de la vie

23 – aimer la vie c'est prendre ses distances avec les champs économique- politique-médiatique-idéologique, avec la techno-science ; on est dans des systèmes paranoïaques gouvernés par ce qu'on appelle des biais cognitifs

Qu’est-ce qu’un système paranoïaque ? un système d’une logique parfaite établi à partir d’un postulat faux.
Qu’est-ce que faire plus ce qui marche le moins ? Prenons l’exemple d’un

médicament, ou une action qui ne fonctionne pas, vous augmentez plein de fois la dose au lieu de changer d’approche.

Ce sujet montre les limites de l’intelligence qui préfère toujours une réponse fausse à un manque de réponse.
L’erreur crée moins d’angoisse que l’incertitude.

Texte de Samuel Fitoussi sur les biais cognitifs appliqués à la gestion de la covid.

https://www.contrepoints.org/2021/12/05/403080-covid-comment- lirrationalite-sest-emparee-de-nos-societes

« Face au covid, il existe un dilemme fondamental entre liberté et santé, entre la sévérité des restrictions et le nombre de vies sauvées. Le rôle des pouvoirs publics est de trouver le bon compromis, à la faveur d’analyses coûts- bénéfices.

Or, depuis dix-huit mois, un certain nombre de biais et d’erreurs systématiques de raisonnement faussent la rationalité des décisions et favorisent la mise en place de restrictions excessives.
Le texte (à lire sur Contrepoints) est une application des travaux de psychologie cognitive au cas de la gestion de l’épidémie.

JCG : un tel article est-il utile ?

Si on veut comprendre comment ils fonctionnent en haut, pourquoi pas.
Au quotidien, un tel article ne m'apporte rien.
Ma gestion de la covid dépend en partie d'en haut
(ils décident de mesures que je respecte ou pas, je n'ai utilisé aucune autorisation de sortie à plus de 1 km de tout le temps du confinement, j'étais chez le boulanger à 8 H du matin, chez l'épicier à 8 H 30)

mais surtout de moi
(comme un couillon, j'ai accepté les 3 vaccinations, le pass
mais j'ai refusé de fréquenter les lieux qui ostracisaient les anti-vax et anti- pass donc les lieux culturels, largement subventionnés pendant la covid)

24 – les champs économique-politique-médiatique-idéologique, la techno- science sont des champs d'hypnose collective, tant pour ceux qui croient diriger, contrôler que pour ceux qui en subissent avec leur consentement tacite et leur passivité, les effets.

Le champ écononomique est le champ
de l'exploitation des ressources, sans limite autres que l'épuisement,
de l'exploitation du travail par le capital, sans limite autres que la résistance.

Le champ économique est un champ de compétition, de pouvoir, de rapports de force et de ruse, un champ de corruption, un champ d'alliances et de trahisons, un champ de mise à mort (entre autres les animaux), peut-être le champ du suicide collectif de l'humanité.
Qui vivra, verra.
Le champ économique a besoin de nous comme consommateurs. On est selon la définition du sociologue Henri Lefebvre, dans une société bureaucratique de consommation dirigée.

Le marketing et la publicité, les études et sondages, les algorithmes nous connaissent bien mieux que nous le croyons, créent nos besoins et désirs.
Ce qu'on appelle le consumérisme est une dictature molle, soft, du quotidien et au quotidien.

Le champ politique est sauf exception, à la botte du champ économique, largement financiarisé où l'actionnariat l'emporte sur le salariat.
C'est lui aussi un champ de compétition, de pouvoir, de trahison, de corruption.

Les promesses sont faites pour ne pas être tenues.
Les programmes pour ne pas être appliqués.
C'est le champ des lois.
L'état, tout état, est producteur de lois, innombrables, inconnues, inapplicables.

Tout état est hors sol et on croit qu'il gère, gouverne.
Et on accepte comme l'a montré la gestion de la covid, les mesures extrêmes prises allant quasiment jusqu'au contrôle social total.

Ce système paranoïaque entraîne une extrême rigidité des comportements, tant des décideurs, entrepreneurs que des gens
on a des comportements de troupeau, quitte à aller dans le précipice comme les moutons de Panurge.

Deleuze et Spinoza sont éclairants sur le pouvoir :

« Le pouvoir exige des corps tristes.
Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu'il peut la dominer.

La joie, par conséquent, est résistance, parce qu'elle n'abandonne pas.

La joie en tant que puissance de vie, nous emmène dans des endroits où la tristesse ne nous mènerait jamais. »

Gilles Deleuze

« C’est son commentaire sur la pensée de Spinoza, prolongée par Nietzsche. L’esclave, le prêtre et le tyran.

C’est presque comme une devinette : qu’est-ce qu’il y a de commun pour Spinoza entre un tyran qui a le pouvoir politique, un esclave, et un prêtre qui exerce un pouvoir spirituel ? Ce quelque chose de commun c’est ce qui va faire dire à Spinoza : mais ce sont des impuissants ! C’est que d’une certaine manière ils ont besoin d’attrister la vie ! Curieuse cette idée. Nietzsche aussi dira des choses comme ça : ils ont besoin de faire régner la tristesse ! Il le sent, il le sent très profondément : ils ont besoin de faire régner la tristesse parce que le pouvoir qu’ils ont ne peut être fondé que sur la tristesse. Et Spinoza fait un portrait très étrange du tyran, en expliquant que le tyran c’est quelqu’un qui a besoin, avant tout, de la tristesse de ses sujets, parce qu’il n’y a pas de terreur qui n’ait une espèce de tristesse collective comme base. Le prêtre, peut-être pour de toutes autres raisons, il a besoin de la tristesse de l’homme sur sa propre condition. Et quand il rit, ce n’est pas plus rassurant. Le tyran peut rire, et les favoris, les conseillers du tyran peuvent rire, eux aussi. C’est un mauvais rire. Et pourquoi c’est un mauvais rire ? Pas à cause de sa qualité, Spinoza ne dirait pas ça, c’est un rire qui précisément n’a pour objet que la tristesse et la communication de la tristesse. »

Marck Lahore sur une page de Thierry Zalic.

Croire à un changement de paradigme au plan économique, au plan politique, avec des médias qui sont des outils de propagande et de manipulation, avec des idéologies se présentant sous le visage de l'expertise, de l'efficacité, avec une techno-science ressemblant de plus en plus à du lissenkisme (science officielle de l'époque stalinienne) est une croyance mortifère, une croyance tirant vers le bas

la crétinisation de masse est en marche

https://www.francesoir.fr/societe-sante/imbecilisation-de-l-espece-le-passage- l-idiocene

La culture de mort dans ce système paranoïaque est dominante, tant dans le réel que dans les fictions, les productions « artistiques », surtout venues des States.
Ce système ira au bout, nous avec.

Si l'on veut cultiver, aimer la vie, sur ce fond, cet horizon proche d'effondrement, de ravage, d'extinction, de catastrophe, il faut au moins une radicalité individuelle, un anarchisme individuel : plus de télé, le moins possible d'informations, aucune viande, des produits de proximité, peu de déplacements, des jardins d'Épicure, des oasis de vie avec des amis, des figues, des olives, de l'eau, le goût des belles choses, des belles personnes...

Surtout ne pas réagir à l'actualité. On peut passer sa vie à attraper coup de sang sur coup de sang ou toute autre réaction émotionnelle.

Comme le faisait remarquer Schopenhauer, dans l'actualité, les voleurs volent, les assassins assassinent... il n'y a que les noms qui changent.

extraits du Carnet de JCG L'amour de la vie

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18 septembre Le Revest 1° salon des artistes et écrivains

22 Juillet 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #collection privée du capitaine, #collection théâtre de la jeunesse, #poésie, #théâtre, #écriture, #lecture, #roman, #agora, #album

quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon
quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon
quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon
quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon
quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon
quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon
quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon
quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon

quelques-uns des invités : Alain Cadeo, Philippe Chuyen, Julien Daillère, Moni Grego, la collection privée du capitaine, Gilles Cailleau, Guillaume Cantillon

1° salon des écrivains et des artistes

Le Revest-les-Eaux

dimanche 18 septembre

10 H – 19 H

manifestation dédiée à Cyril Grosse et Michel Bories

partis en avion le 11 septembre 2001 pour Cuba

partis pour toujours le 19 septembre 2001

 

chers amis invités

 

pour que les choses soient claires, afin que vous décidiez en connaissance de causes, de votre participation ou non à ce salon, en voici le contexte

 

le 17 juillet deux messages m'annonçaient le retrait des deux autres membres sur trois du comité éditorial mis en place en janvier 2021

 

raisons :

  • ma décision unilatérale d'éditer le livre politique de Jean-Pierre Giran, maire d'Hyères

  • mes positions publiques au moment de la présidentielle (participation à la primaire populaire, 1° tour : tous sur Mélenchon, 2° tour, martingale pour un nouveau CNR)

 

il se trouve que la campagne d'abonnement 2022 a été lancée en mai, soit après mes positions ; le résultat est significatit, 90 abonnés en 2021, 10 en 2022

essentiellement ce sont des artistes et gens de culture qui ont sanctionné

 

à cela s'ajoute, mes prises de position « réactionnaires » sur certains spectacles consacrés à l'avortement ou au viol

 

devenant-devenu persona non grata auprès d'un certain nombre de gens, ce qui ne me perturbe nullement, je tenais donc à ce que vous connaissiez ce contexte

 

vous êtes invités d'abord en tant qu'amis

pour un salon qui se veut de partage et d'innovation

 

si ce qui vous anime est la reconnaissance, la mise en valeur de votre travail, je vous invite à renoncer à participer

si mes positions « réactionnaires » vous perturbent, je vous invite aussi à refuser mon invitation

 

ce que j'attends c'est à la fois du sérieux et de la dérision, le petit pas de côté, le nez de clown qui sait que tout est posture et donc imposture

(ce mot n'est pas employé dans un sens dépréciatif)

 

chacun d'entre vous aura un créneau de 10', pour certains 15', pour une prestation-intervention qu'il inventera et partagera

les signatures d'ouvrages conclueront chaque prestation

ce qui permettra aux artistes et auteurs de se balader, d'aller voir, écouter les autres et de ne pas être « prisonnier » de leur table de livres

 

voilà l'esprit de ce salon qui a choisi l'éclectisme et l'amitié 

dans cet esprit, pas de hiérarchie, pas de compétition

les différents genres sont représentés : poésie, théâtre, roman, nouvelle, essai, slam, atelier d'écriture, peinture, musique

différents éditeurs sont représentés : Les Cahiers de l'Égaré, les éditions La Trace, Les presses du midi, Librinova

les auteurs gèrent leurs livres

(une vingtaine me semble un chiffre correct par auteur, 40 auteurs pour un public ayant de moins en moins de moyens, il ne faut donc pas s'attendre à des ventes faramineuses)

 

écrivains et artistes dont je souhaite la participation active donc pris en charge :

Alain Cadeo, Isabelle Forno, Philip Segura, JCG, Georges Perpès, Guillaume Cantillon, Philippe Chuyen, André Neyton, Gilles Cailleau, Théâtre de la Jeunesse-Saison Gatti, Baptiste Moussette, Julien Daillère, Moni Grego, François-Mouren Provensal, Nouria Rabeh, Muriel Gebelin, Sylvie Combe, l'atelier d'écriture Point de Mire de Michelle Lissillour, Jean Delorme et les cahiers culture de la vie, Inès Delorme, Lionel Mazari, Bernard Hoffmann, Jacques Larrue, Jacques Rullier, Marie Kern, Katia Ponomareva, Aïdée Bernard, José Lenzini, Johanne Badeau, Jean-Pierre Giran, Jean-Philippe Laffont (éditeur invité pour la biographie de Robert Redford), le mouvement 21, Samir Bouallegue, Jean-Michel Bidault +++

 

 

quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran
quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran
quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran
quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran
quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran
quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran
quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran
quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran

quelques invités José Lenzini, André Neyton, Nouria Rabeh, la collection Théâtre de la Jeunesse, Michel Gendarme, Bernard Hofmann, Jean-Pierre Giran

déroulement :

  • Les Cahiers de l'Égaré organisent un livre-service d'un certain nombre de livres en stock, devenus des invendus

  • en particulier des livres de Marcel Conche, de Cyril Grosse et de Michel Bories, d'Emmanuelle Arsan

  • et Toulon 1942 de Jean-Richard Bloch : le 27 novembre 2022, ce sera le 80° anniversaire du sabordage ; lieu : place de la mairie

  • (les gens donnent ce qu'ils veulent pour les livres qu'ils prennent)

  • si des livres de la bibliothèque de Marie Kern, stockés aux Comoni, sont encore disponibles, livre-service gratuit dans le hall des Comoni, dans les caddies

  • écritures pour et avec les gens, tous âges, tous milieux, en lien avec des associations revestoises et des particuliers

  • Nouria Rabeh qui participe aux Dialogues en humanité à Lyon écoute des femmes, jeunes filles, fillettes 5 à 6 et écrit pour chacune un poème intitulé Les tourterelles sacrées ; les poèmes seront lus par les participantes ; Nouria dira des poèmes de ses oeuvres poétiques et évoquera ce qu'est la poésie-la vie pour elle

  • l'atelier Point de mire de Michelle Lissillour avec Muriel Gebelin et Sylvie Combe feront écrire en amont ou le jour même et feront entendre le récit réel ou fictionnel écrit par des volontaires sur ce qu'a été leur expérience du confinement ; en quoi cela a changé peu ou prou leur vie ; possibilité de slamer ces récits ; édition possible ultérieurement

  • Jean Delorme présentera son projet Cahiers d'une culture de la vie et son livre publié Eloge d'une économie de précaution aux éditions Maïa ; peut-être édition du premier cahier Pour une économie de précaution

  • Inès Delorme présentera le travail d'Ogena ouvre des voies au Burundi, racontera sa rencontre avec Pierre Rahbi et dira quelques-uns de ses poèmes

  • Lionel Mazari, 2° auteur à avoir été édité au Revest avec Le livre du Dol, devenu troubadour et foldingue nous interprètera Pétrarque, le crieur de la Paix d'André Ughetto ; cela pourrait se faire vers 12 H 30, pour l'inauguration officielle, salle Pétrarque dont le nom serait découvert au-dessus de l'entrée de la salle de spectacle avec projection du portrait de Pétrarque par Ernest-Pignon Ernest

  • (comme le maire en avait pris l'engagement au moment de Germain Nouveau, en janvier 2022)

  • si Gilles Cailleau ne peut être là, Lionel Mazari se fera le porte-voix de Il faudrait plus qu'un édito

  • Lionel Mazari présentera aussi son CD de 2021 Tête de Linotte et Cœur d'Artichaut, récital avec Alexia Greco

  • Georges Perpès évoquera la légende d'Orphéon (L'abattoir à Cuers puis la BAG Bibliothèque Armand Gatti à La Seyne)

  • Georges Perpès fera le point sur ses recherches concernant les créations de Toulon 42 en Afrique du Nord et à l'Odéon (1944-1946)

  • André Neyton évoquera l'aventure du Comédia Il fallait être fou ... ; possibilité de projection du film souvenir réalisé par lui et son équipe

  • Guillaume Cantillon nous lira un extrait de Le Sens

  • Philippe Chuyen nous lira un extrait de son nouveau spectacle Le prix d'un Goncourt (bicyclette de Jean Carrière en mains)

  • la saison Gatti présentera la collection Théâtre de la Jeunesse #7, dira un extrait de texte

  • JCG présentera Terre abusive de Michel Gendarme

  • Baptiste Moussette présentera avant disparition, la remarquable collection privée du capitaine qu'il dirige aux Cahiers de l'Égaré

  • Julien Daillère présentera le livre édité aux éditions universitaires d'Avignon : le théâtre à l'ère du numérique et nous surprendra par un impromptu peut-être un conte de la petite fille moche (collection privée du capitaine)

  • Moni Grego présentera Les Trente Glorieuses ne le furent pas pour nous, roman-songe

  • François-Mouren Provensal, photographe de l'éternité du côté de Marseille et cinéaste avec Alain Paire du premier documentaire sur Germain Nouveau nous tirera le portrait

  • Alain Cadeo nous écrira en live un ou deux de ses billets et nous lira un extrait d'Arsenic et Eczéma

  • Alain et Michel Cadeo présenteront le remarquable et émouvant livre sur les fins de vie en soins palliatifs à La Seyne sur mer Lettres en vie

  • (l'argent récolté va à l'assosciation des soins palliatifs)

  • Alain Cadeo présentera son dernier roman L'homme qui veille dans la pierre

  • Isabelle Forno nous lira deux ou trois textes de Concertina

  • Philippe Segura donnera vie à un extrait de Père Ubu et mère Blabla

  • Bernard Hofmann nous parlera de La métamorphose des esclaves

  • JCG présentera Vita Nova

  • Jacques Larrue, ancien journaliste de Var-Matin présentera Rugby flouze et l'époque du grand Var-Matin

  • Jacques Rullier présentera un de ses 4 romans historiques

  • Marie Kern présentera son roman À l'encre de mon âme

  • Katia Ponomareva présentera un extrait de son projet En attendant je pleure

  • Aïdée Bernard présentera son carnet de voyage au Costa Rica avec les œuvres en dentelles végétales réalisées

  • José Lenzini présentera sa biographie de Germain Nouveau, préfacée par Patrick Lorenzini

  • Johanne Badeau présentera le DVD de Christian Philibert sur Germain Nouveau

  • Jean-Pierre Giran présentera son livre sur la politique, l'occasion de poser les jalons d'un futur grand livre politique, pluriel

  • Jean-Philippe Laffont, éditeur, présentera la biographie de Robert Redford, sortie le 17 mai et récompensée du prix littéraire Lucien Barrière au festival du film américain de Deauville entre le 2 et le 11 septembre 2022 ; l'occasion peut-être de voir le film L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux sous la forme adoptée par les médiathèques Écran total Projection d'un film de divertissement américain

  • le mouvement 21 né au Revest pourrait présenter quelques œuvres

  • Daniel-Antoine Arride pourrait réaliser en live une pépette toulonnaise montée au Revest en un lieu discret

  • Philippe Teurnier pourrait présenter le CD réalisé avec les frérots « en aparté autant danser »

  • Samir Bouallegue pourrait projeter le film Valifornia dreamin'

  • Jean-Michel Bidault et ses amis pourraient souffler quelques notes pour faire tomber les feuilles de platanes ou animer un bœuf musical de fin de journée au cercle magistralement tenu par Aurélie Magnoni ou sur la place Meiffret (ce qui suppose que l'estrade des agachons y soit encore disponible)

quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova
quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova
quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova
quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova
quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova
quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova
quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova
quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova

quelques invités les éditions La Trace, le mouvement 21, les pépettes toulonnaises de Daniel-Antoine Arride, autant danser avec les compositions de Philippe Teurnier, Georges Perpès, Isabelle Forno, Philip Segura, Vita Nova

Lieux : salle des mariages, salle des minots, cour des minots, place de la mairie, hall des Comoni et selon les opportunités, la salle Pétrarque (pour l'inauguration et la projection du film de Samir Bouallegue), quelques maisons de Revestois, le cercle d'Aurélie Magnoni, la place Meiffret

 

chaque prestation avec micro se déroulera en un lieu précis, défini à l'avance, durée 10' maxi soit 35 à 40 prestations environ = 7 h (10 – 12 H 30 ; 14 – 19 H)

 

les temps d'écriture en amont supposent un espace de concentration (cours des minots, quelques tables du bistrot du château place meiffret avec accord du proprio, particuliers)

 

Pour la com, je compte sur Martine Cadeo pour mobiliser les réseaux de lecteurs et blogueurs amateurs de livres, pour solliciter Marie-Blanche Cordou de France Bleu

 

je solliciterai TV 83 de Laurent di Gennaro et Jean-François Principiano

 

via Jean-Claude Goni, appel à Provence verte TV

 

Claude Serra fera l'interface entre la page FB de la mairie et Var-Matin

 

pour la com flyers, la tenue de certains stands, je compte sur le Café culture Le Revest-Dardennes et sur ses membres

 

seront pris en charge, repas du midi, déplacements au forfait au-delà de 50 kms (pour faciliter les règlements, sans justificatifs à fournir)

 

si hébergement nécessaire, trouver des points de chute chez des Revestois

 

je m'excuse auprès d'un certain nombre de gens que je n'ai pas sollicités pour ce 1° salon

le plateau proposé est déjà très « gourmand »

je pense à Frank Lovisolo Girard, Frédéric Poulat, Didier Mir (en lien avec Gaston Beltrame), Eric Méridiano, Laetitia Planté, Atef, Fabien Baïardi, Claudine Herrero, Renée Oconel, Marc Jor, Michel Photos, Thierry Zalic, SheinB, Benoît Rivillon, Sandrine Malika Charlemagne, Tristan Félix,  Danièle Vioux, Marcel Moratal, Jean Maltese, Jacques Atlan, Philippe Granarolo, Gérard Blanvillain, Gérard Lépinois, Marc-Israël Le Pelletier, Claire Salin, Elodie Després, Rachel Kaposi, Henri Gruvman, le peintre sur site Renaud Jobin, Coralie Akiyama, Anne-Pascale Patris et sa Cerisaie de poupées, l'avocate pénaliste Véronique Truong (qui a vécu, participé à la totalité du procès du Bataclan en tant que partie civile de deux victimes), Salvatore Spada iconoclaste inclassable, insaisissable, Gil Duran, Patrick Juan, Tieri Briet, Dominique Lardenois, Dasha Baskakova, Emilie Borel, Marie Morel, Elsa Solal, Marwil Huguet, Laurence Loutre-Barbier et Fage éditions +++

c'est comme si le 2° et même le 3° salon étaient déjà lancés

en espérant votre participation, votre créativité, votre bonne humeur, votre humour

amitié

Jean-Claude Grosse devenu Vita Nova

 

 

quelques invités Marie Kern Jacques Rullier Jacques Larrue Samir Bouallegue, Jean-Michel Bidault, Aïdée Bernard (robe en papier extrait de plantes tropicales du Costa Rica)
quelques invités Marie Kern Jacques Rullier Jacques Larrue Samir Bouallegue, Jean-Michel Bidault, Aïdée Bernard (robe en papier extrait de plantes tropicales du Costa Rica)
quelques invités Marie Kern Jacques Rullier Jacques Larrue Samir Bouallegue, Jean-Michel Bidault, Aïdée Bernard (robe en papier extrait de plantes tropicales du Costa Rica)
quelques invités Marie Kern Jacques Rullier Jacques Larrue Samir Bouallegue, Jean-Michel Bidault, Aïdée Bernard (robe en papier extrait de plantes tropicales du Costa Rica)
quelques invités Marie Kern Jacques Rullier Jacques Larrue Samir Bouallegue, Jean-Michel Bidault, Aïdée Bernard (robe en papier extrait de plantes tropicales du Costa Rica)
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quelques invités Marie Kern Jacques Rullier Jacques Larrue Samir Bouallegue, Jean-Michel Bidault, Aïdée Bernard (robe en papier extrait de plantes tropicales du Costa Rica)

quelques invités Marie Kern Jacques Rullier Jacques Larrue Samir Bouallegue, Jean-Michel Bidault, Aïdée Bernard (robe en papier extrait de plantes tropicales du Costa Rica)

ouvrir des voies ? le 1° cahier sera Le calme, dialogue entre le philosophe Oumalon et Inès Nezerwe, la gracieuse
ouvrir des voies ? le 1° cahier sera Le calme, dialogue entre le philosophe Oumalon et Inès Nezerwe, la gracieuse
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ouvrir des voies ? le 1° cahier sera Le calme, dialogue entre le philosophe Oumalon et Inès Nezerwe, la gracieuse

ouvrir des voies ? le 1° cahier sera Le calme, dialogue entre le philosophe Oumalon et Inès Nezerwe, la gracieuse

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Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

29 Juin 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #poésie, #écriture, #théâtre, #lettre, #voyages, #philosophie

Dans ce  roman polyphonique et labyrinthique de 666 pages, Jean-Claude Grosse, facétieux porteur de masque et joueur de rôle, praticien fantasque de la « commerie » nous livre à 81 ans, une œuvre bien plus vivifiante que testamentaire.

Interrogé par l’épousée lors de son admission à l’hôpital, un mois avant sa disparition : je sais que je vais passer, où vais-je passer ? l’auteur sonné et sommé de répondre est tombé sur ce paradoxe :

Ce qui passe ne reviendra pas, nevermore, mais il sera toujours vrai que ça a eu lieu, for ever.

Le passé passe mais ne s’efface pas. Un livre d’éternité s’écrit donc par chacun d’entre nous, un livre unique, le nôtre, infalsifiable, inoubliable.

Où passe-t-il ? Quand le rend-on ? Tout livre d’éternité est un livre en vérité, atemporel, acausal même si les épisodes sont datés et explicables, une divine comédie qui ne s’ignore pas.

En le rendant, on en a fini avec les romans et romances de sa vie.

Le sommaire non paginé aux pages  623-626 donne un aperçu des thèmes abordés par l'auteur. Il n’évite aucune des préoccupations politiques, sociales, sociétales, écologiques de la période, ni aucune des interrogations philosophiques et spirituelles interpellant les hommes depuis des temps très anciens.

Toujours en mouvement, le scripteur en état de flow ou d'autohypnose nous déroute et parfois même nous envoûte par la variété de ses écritures.

couverture ; photographie argentique d'Hélène Théret; entretien pour Var-matin
couverture ; photographie argentique d'Hélène Théret; entretien pour Var-matin

couverture ; photographie argentique d'Hélène Théret; entretien pour Var-matin

note de l'écrivain Alain Cadéo
"Que tu connaisses ou non quelqu’un, s'il a quelque chose à raconter, écoute-le, lis-le, laisse-toi porter sans juger, suis-le page après page dans le labyrinthe de sa vie qu’il consent à partager. Il fait l’effort de se livrer.
Il est immense et minuscule avec ses notes et ses scolies. Suis-le sur ce sentier étroit rempli de sanctuaires et parsemé de noms que tu ne connais pas. C’est sa vie… C’est sa vie...
C’est long mais tu y vas, armé du bon bâton des chemineaux et d’une gourde en peau pour avaler les mots du « hiérosolymitain d’Avers sur les eaux » qu’on appelle communément J.C. Lui-je-moi, J.C pour les intimes. Ayant avis sur mille choses, doté d’un rire grasseyant, il accomplit ses mignardises en bousculant le Temps. C’est « Grosse » cavalcade sur tous terrains minés.
Sérieux comme un Trotskyste, jaune comme un gilet, rigolard et paillard comme un moine ventru, illuminé de la dernière extase, il ne t’épargne aucune cause et t’en ressers le lendemain.
Tu peux le lire à reculons, en boucle, en sautillant, ou pas à pas l’accompagner sur son chemin de croix et vers ses paradis. C’est ramassis d’affaires, d’histoires et de dates, tu comprends rien parfois ou tu veux pas y aller.
Pourtant en canoë kayak tu dégringoles sa rivière…et les berges défilent…tu te laisses emporter.
-Mais où tu vas J.C?
-Eh ben vers tout là haut, au-bout de mes 666 pages, là où un soleil sans fin versera sa Lumière, dans un potlatch d’éternité, sous la branche argentée d’un olivier sacré."
 
 
retour de lecteur :
Comme la 1ère épreuve, le livre est déroutant et on ne saurait le classer … ce qui est probablement un compliment. Je l’ai lu jusqu’au bout.
Sachant que c’était une 2nde lecture, ça signifie qu’il a réussi à susciter ma curiosité et mon intérêt jusqu’à la fin!
Bien entendu, on y retrouve de tout : pièces de théâtre, poèmes, questionnements profonds sur la société et autres sujets, notes de lecture, éléments de biographie et, enrobant le tout, une ode magnifique à l’amour (d’Annie).
Je l’ai trouvé beaucoup plus structuré que le 1er jet, même si effectivement on peut le lire n’importe comment.
Une chose m’a dérangé : on sent bien qu’on a affaire à une grosse tête extrêmement cultivée et même s’il est clair que l’intention n’est pas d’étaler son savoir, ça agace parfois (moi du moins … je ne supporte pas les téléphones qui prétendent être plus intelligents que moi !).
En conclusion : une belle œuvre … même si elle donne des démangeaisons (à l’auteur !)
 
 
 
retours quantiques sur Et ton livre d'éternité ? Gérard Lépinois
1 - Une écriture vitale multidimensionnelle. Une logique de ces multiples dimensions est assise sur un bonhomme, en tant qu'axiome vivant, qui se traite plus d'une fois comme un postulat. Tout se passe alors comme s'il demandait, et se demandait, qu'un tel bonhomme puisse exister, en de multiples existences tout de même coordonnées par une logique assise sur l'irrationalité continue d'un coeur qui bat et de neurones qui déchargent leur électricité. Ce bonhomme est unique et à la fois comme tous. Il (se) demande aussi comment il peut exister, pourquoi, en quoi et même par quel miracle, voire damnation.
Aucune vie d'écriture ne rend compte d'une vie, moins encore de la Vie. Pour ce bonhomme, problématisant le bon, il s'agit donc plutôt, en toute franchise parfois biscornue, de se fictionner le dos et le reste. Il a multiplié les efforts et versions herméneutiques, en ayant tendance à y croire à chaque fois mordicus. La dernière version à ce jour commande à la narration des autres, mais je crois que le lecteur gagnera à les faire jouer toutes ensemble. Je ne crois pas que, chez un tel bonhomme, il y ait trop sérieusement une version définitive de l'interprétation de sa vie, la Vie, la Matière, le Vide, le divin, etc. C'est que ce bonhomme se traite aussi comme tel : un sacré pote, un rigolo fort sérieux et même un Popol partisan d'un fieffé recul de l'âge de la retraite. C'en est donc un qui se frotte aussi le dos, en plus de se le fictionner.
Un fragmenté continu flottant, ce livre est surtout à sa non-image subsumable. C'est qu'il touche ou croit toucher à un divin, il ne fait pas seulement figure d'ours sur le seuil de la Caverne de (l'amour à la) Platon. Même s'il croit y toucher, il y touche, en cela aussi légère danseuse sur beaucoup de fils, jolie araignée ayant pour prénom J.C. comme l'Autre.
2 - Un Livre de vrai jeune homme attire les mouches. On est ici en présence d'un Livre qui attire jusqu'aux mouches quantiques, soit certaines des plus belles demoiselles du Vide, en tant que fluctuations de la notion de jambe dégainée. En effet, le bas de soie n'est plus de saison dans une architecture cosmique en marche où il est question de Soi, peut-être de non-Soi, mais en tout cas pas d'abord de toi.
Une intrication des modulations de poules permet au bon garçon, même de cent un ans, de dépasser la notion de poule et de perchoir, et aussi d'oeuf à la coque et de petite cuillère.
La vie est belle comme avant-dernier mouvement dans une Nature totale, où même un Zemmour fait figure de fougère bien heureusement merdée par un épervier sans père légitime. Une pénultième gymnastique douce dans la vibration du grand Tout.
En même temps, la vie singulière d'un poète et d'abord d'un homme (tel Macron sur le mont Hollande ?) apparaît comme la condition sine qua non d'une vision singulière, irréductible, incommentable en son noyau, malgré les apparences, car inégale à toute autre.
Le problème, c'est moins d'avoir raison que de proposer une raie horizon franche, complexe comme une rhapsodie, éclairante comme un fanal dans la brume. La fonction de raie horizon est commune à mon coiffeur, au physicien et aussi à la mère Michel comme brave femme, mathématicienne de choc et déesse de l'auto-fécondité. C'est ainsi que l'auteur qui fut aimé par beaucoup plus jeune que lui, le fut aussi, encore enfant, par une vieille peau, colonelle de réserve qui en avait encore, notamment au beurre ontologique.
Bref, la question de l'amour parcourt ce Livre,comme l'éclair la salade de fruits du Médor qui garde l'entrée des landes bien concrètes de la Jérusalem céleste.
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours
au travail de relecture, près de 15 jours

au travail de relecture, près de 15 jours

ET TON LIVRE D'ETERNITE ?

Jean-Claude Grosse

Les Cahiers de l'Egaré

par Rachel Kaposi

 

« Où va-t-on au bout du temps fini » ? demande l'épousée.

Telle est la question essentielle, fil rouge du livre, qui ressurgit, tel un leitmotiv, tout au long du livre.

Peut-on alors envisager une autre réponse que celle de ces signes indélébiles déployés sur 666 pages pour fixer ce que la mémoire pourrait effacer ? Et aussi percevoir l'importance de ce livre-cadeau offert un 14 février à une absente toujours présente.

« La demande est surhumaine », dit l'épousé.
« Mais ce qui est humain, c'est notre promesse. »

Pour entrer dans le cœur du livre, puisqu'il s'agit de toute évidence d'un livre de cœur, j'ai tenté de me rapprocher de Lui-Je et de Je-Lui, et de cette identité se dédoublant pour mieux s'envisager.

JE n'a pas d'âge, et paraît extrêmement vivant dans cette façon qui est sienne de « Poétiser » ainsi les différents moments de la vie quotidienne, « sans originalité à tout prix ».

Devenu « agitateur culturel », il s'interroge, et cherche à donner sens aux événements en tentant de reconstituer les éléments du puzzle.

Reconstituer, recoller, c'est faire le choix du symbolique (en recollant les morceaux du bol brisé).

« Ce qui me tourmente... C'est un peu, dans chacun de ses hommes, Mozart assassiné »

Ne serait-il pas là, le moteur d'action de JE-LUI dans le monde et la culture ?

Lui-je, hiérosolymitain d'Avers sous les eaux.

Toujours à l'affût. Faisant en sorte pour que rien de bien ne se perde .

Lui-je, incarnation de l'amour infini.

Tellement perceptible dans le dialogue entre deux âmes sensibles, le grand-père et la petite-fille, capables de dialoguer vrai tout au long de conversations nous faisant cheminer au cœur même de leurs deux intelligences croisées.

« Vivre dans une réalité élargie », dit la petite fille qui me fait ainsi découvrir ses sept pouvoirs : « celui du soleil, celui de la lune, celui de l'eau, celui de l'air, celui de la terre, celui des fleurs et celui de la Nature (avec un N majuscule).

Elle qui a déjà compris la nécessité de mots ayant un sens, et qui préfère se taire plutôt que parler pour ne rien dire.

La vie est comme une épopée, avec ses zébrures blanches et noires., pensent-ils.

Et c'est ainsi que cet incroyable parcours conduit à la naissance, un 25 décembre 2020, jour de Solstice d'hiver, à 00 h, de « Je suis Vita Nova ».

« J'irai sur mon chemin de vie jusqu'à cessation de vie, remplissant la mission de vie qui semble être la mienne : la bienveillance par les mains, le regard, les sourires, du silence d'accueil... », écrit-il.

Sans doute s'agit-il d'accéder à une nouvelle dimension, à de nouvelles valeurs (d'humanité, d'empathie). 

L'enjeu est immense.

Pour devenir ange. Et gai rire des maux passés.

hier et avant-hier
hier et avant-hier

hier et avant-hier

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

format 16 X 24, paru le 14 février 2022

les abonnés ont été servis en décembre 2021 comme annoncé

Vous pourrez commander le livre directement auprès de:
Les Cahiers de l’Egaré
669 route du Colombier
83200 LE-REVEST-LES-EAUX 
Par envoi d'un chèque de 28 € à l’ordre des Cahiers de l’Egaré (+ 5 € de participation aux frais de port) soit 33 €
ou auprès de votre libraire, ou sur les plateformes de vente en ligne. 

 

666 pages dont 6 en quadrichromie

ISBN 978-2-35502-130-5 / PVP 28 € /

Licence Creative Commons

L’écrivain / Jean-Claude Grosse

hiérosolymitain d'Avers sur les eaux / d’Avers sous les eaux depuis le Déluge

et de Corps Ça Vit /

et / Vita Nova

Les Cahiers de l’Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest-les-Eaux

Voilà  un livre d’éternité de 666 pages, placé sous le signe du diable, le tentateur qui propose à chacun de démesurer son nombril. 

L’auteur de ce livre d’éternité,  Celui qu’on appelait communément J.C., hyérosolymitain d’Avers sur les eaux, d’Avers sous les eaux depuis le Déluge et de Corps Ça Vit, appellation non brevetée, non protégée l’identifiant par nom-prénom, date et lieu de naissance, taille 1,69, sexe de taille XXL, fut le jouet pendant 80 ans de la commerie. 

Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur.

À 80 ans passés, Lui-Je-Moi fut pris de fou-rire, il s’allégea puisqu’il n’était rien ni personne. 

Moi-Lui-Je, Celui qu’on appelait communément J.C., donna naissance le 25 décembre 2020 à 00H00 à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans espèce, sans Histoire, sans mémoires, localisé comme corps, non localisable comme esprit, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.  

oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022

oeuvres de Marie Morel et de l'artiste argentine Lucy Pereyra accompagnent les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique de 666 pages pour 81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 14 février 2022

« Je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme

une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience,

phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. »

Henri Bergson, L'énergie spirituelle, (in Oeuvres, édition du centenaire, Paris, P.U.F., 1963, p.858)


 

« Les vies que nous n’avons pas vécues, les êtres que nous n’avons pas aimés, les livres que nous n’avons pas lus ou écrits, ne sont pas absents de nos existences. Ils ne cessent au contraire de les hanter, avec d’autant plus de force que, loin d’être de simples songes comme le croient les esprits rationalistes, ils disposent d’une forme de réalité, dont la douceur ou la violence nous submerge dans les heures douloureuses où nous traverse la pensée de tout ce que nous aurions pu devenir. »

Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, (Les Éditions de Minuit, 2014)

en exergue de D’autres mondes de Frédéric Sonntag, Éditions théâtrales, avril 2021

en lien avec L’hypothèse du Tout et La Révolte des ressentants de Leafar Izen

 

Mise en gar_e

 

Καταστροφή / catastrophe

(définition trouvée dans les ruines de Pompéi par Pascal Quignard et rapportée dans Le sexe et l'effroi, p.79 ap. J.C., AD 79)

Καταστροφή / catastrophe est la rupture grave du fonctionnement d'une communauté ou d'une société impliquant d'importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources

(définition transportée vers Mars par la navette Atlantis 2 financée par Élan Muské de Space-XXL et propulsée avec les dernières gouttes de combustible fossile après la catastrophe provoquée par la rencontre probable mais imprévue entre une plaque continentale et une plaque océanique coupant une moitié de la Terre en deux, laissant le magma à 1200° s’épandre en lave à la surface des deux moitiés de la moitié de Terre cherchant à se réconcilier avec l’autre moitié)


 

Les derniers jours de l'humanité

Au secours, les tués ! Assistez-moi, que je ne sois pas obligé de vivre parmi ces hommes qui ont ordonné que des cœurs cessent de battre ! Revenez ! Demandez-leur ce qu’ils ont fait de vous ! Ce qu’ils ont fait quand vous souffriez par leur faute avant de mourir par leur faute ! Cadavres en armes, formez les rangs et hantez leur sommeil. Ce n’est pas votre mort – c’est votre vie que je veux venger sur ceux qui vous l’ont infligée ! J’ai dessiné les ombres qu’ils sont et je les ai dépecés de leur chair ! Mais les pensées nées de leur bêtise, les sentiments nés de leur malignité, je les ai affublés de corps ! Si on avait conservé les voix de cette époque, la vérité extérieure aurait démenti la vérité intérieure, et l’oreille n’aurait reconnu ni l’une ni l’autre. J’ai sauvegardé la substance et mon oreille a découvert la résonance des actes, mon œil le geste des discours, et ma voix, chaque fois qu’elle citait, a retenu la note fondamentale, jusqu’à la fin des jours.

Écrite entre 1915 et 1919, cette pièce action éclatée en centaines de tableaux et une foule de personnages sans héros.

L’auteur Karl Kraus fut poursuivi pour pacifisme quelques mois avant la fin de la guerre. Pourtant, les faits mis en scène ici se sont réellement produits ; les conversations les plus invraisemblables ont été tenues mot pour mot ; les inventions les plus criardes sont des citations ; la chronique a reçu une bouche, de grandes phrases sont plantées sur deux jambes – et bien des hommes n’en ont plus qu’une


 

Devant la porte

Un homme rentre en Allemagne. Mille jours durant, il a attendu dans le froid. Et après avoir attendu mille nuits dans le froid, il peut enfin rentrer chez lui. Et la vie qui l’attend ressemble à un film hallucinant. Il doit se pincer, ne sachant pas s’il rêve. Il s’aperçoit alors qu’il y a des gens qui vivent la même chose que lui. Il se rend compte que c’est un film ordinaire. L’histoire d’un homme qui rentre en Allemagne, comme tant d’autres. Tous ces gens qui reviennent chez eux sans pourtant rentrer car ils ne savent plus où aller. Chez eux, c’est dehors, devant la porte. Leur Allemagne, elle est là dehors, dans la nuit, dans la pluie, dans la rue. Voilà leur Allemagne !

Né à Hambourg en 1921, envoyé sur le front russe en 1941. Il en revient blessé et malade et passe la guerre entre l’hôpital, le front, et la prison, pour automutilation et activités subversives.

En janvier 1947, il écrit en une semaine la pièce qui fait de lui le premier écrivain célèbre de l’après-guerre allemande et, avec Heinrich Böll, l’un des représentants majeurs de la littérature des ruines : Dehors devant la porte, le récit du retour de Beckmann, simple soldat dont le foyer n’existe plus.

Beckmann a plongé dans le fleuve pour mettre fin à ses jours. À l'Elbe qui désire savoir ce à quoi il aspire, il répond : Pioncer. Là-haut, à la surface, je ne tiens plus. Je ne supporte plus. C'est pioncer que je veux. Etre mort, toute la vie. Et pioncer. Enfin pioncer en paix. Pioncer dix mille nuits d'affilée.

Mais l'Elbe lui répond résolument qu'il ne peut rester : Commence par vivre. Commence par vivre. 

Wolfgang Borchert meurt le 20 novembre 1947, la veille de la première de sa pièce, à 26 ans.


 

 

paradoxe, le sommaire du Livre d'éternité, traversée dantesque en 6 livres des enfers anciens et modernes, se trouve en fin de livre; voici donc un livre finissant par son commencement

 

Sommaire établi par l'auteur, ses avatars et ses métamorphoses


 

Les derniers jours de l'humanité

Dehors devant la porte

Livre I – au temps de l'apocalypse joyeuse /

autant en emporte le vent de chernobylhome /

autant en brasse l'océan de foukirira / 

au temps du CAC 40 – COP 21 = COVID 19

1 – les migrerrants

2 – les marrantschiants

3 – 15 août 1971

4 – poison du 1° avril 2020 / le monologue du virus

5 – le temps du confinement

6 – admis aux soins intensifs

7 – le jour d'après

8 – sortie progressive du confinement

9 – contribution au jour d'après / nature et culture

10 – 9 juin 2021

 

Livre II – Romans polyphoniques de sa vie /

Ça vit choisit ses romans et romances

1 – La question (Question de vie et de mort)

2 – La déclaration inaugurale

3(Dés)apprentissage de la bêtise de la maîtrise

4 – La jeune fille de 16 ans

5 – Le jeune homme de 27 ans

6 – Grande Vie Cosmique / petite mort orgamisque / Intime / Extime

7 – La fabuleuse rencontre de Lola à La Béate, nid d'amour fusion de Serge et Lula

8 – Oui, je veux bien OUI

9 – Lola fille de joie

10 – Es-tu disponible ?

11 –  46 ans d'effet lune de miel

12 –  46 ans d'effet lune de miel (suite)

13 – Portrait de la femme aimée 40 ans après

14 – L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto

15 – L’Éternité d’une seconde Bleu Giotto (à suivre)

16 – Les déambulations d'un confiné

17 – Brouillon à la 1° personne

18 –  où j'en suis à 80 ans passés

19 – un manuscrit inédit

20 – rêve d'une école de la vie

21 – s'ensauvager l'été

22 – L’adolescente devenue Femme-Fâme

23  – Vivre les saisons au féminin que tu sois femme ou homme

24 – Voir / Recevoir le regard soudain lavé

 

 

Livre III – Sa vie antérieure /

Ça vit adesso et sempre hic et nunc

1 – Enfance /Adolescence (1940 - 1953)

2 – Enfant de troupe / Saint-Cyrien (1953 - 1962)

3 – Lieutenant dans l'Algérie indépendante (septembre 1962 - février 1964)

4 – Sociologie des lieux communs / Lacan (1964 – 1967)

5 – Mai 68

6 – Militant trotskiste-lambertiste (1969 - 1981)

7 – Les 4 Saisons d'Avers sous les eaux (1983 – 2004)

8 – Retraite (Jubilación) fin juin 1998 - ...

9 – Je suis Charlie / 11 janvier 2015

10 – Attentat du Bataclan / vendredi 13 novembre 2015

11 – Le temps des Gilets Jaunes (17 novembre 2018 – décembre 2019)

12 – Écrire le viol / Réflexions sur l'affaire Weinstein / Le Consentement /

13 – Bicentenaire de la mort de Napoléon /

Décapitation de Louis XVI /

Décapitation de Samuel Paty

14 – 150° anniversaire de la Commune

15 – Ses nouvelles convictions politiques

16 – 35 ans après Chernobylhome

17 - Cahier des futurs désirés pour Corps Ça Vit

18 - En attendant, je pleure

19 - Et puis après, j'ai souri

Livre IVBaklany / Baïkal - Sillages / la Vie / l'Amour-Agapé

Le théâtre dans la vie / le théâtre et la vie / le théâtre dans le théâtre /

Dans le sillage de Baïkalal

Dans le sillage de Dasha K

Dans le sillage de Marilyn

Livre V – Pharmacon : Tu es Aimé Tu es mon Bien-Aimé

Livre VI – La naissance de Je Suis Vita Nova

Une histoire de la vraie vie racontée par Samuel le barbier

couverture, 4° de couv, une page du livre
couverture, 4° de couv, une page du livre
couverture, 4° de couv, une page du livre

couverture, 4° de couv, une page du livre

le paradoxe de l’écriture du livre d’éternité est que remplir 666 pages en format 16 X 24 pour 81 ans de commerie vide totalement de son énergie,
le scripteur ;
un feu intérieur le consume, particulièrement agressif au niveau de la peau qui le dé-mange,
écorché vif
déquasmant = démasquant
ses écailles et peaux mortes ;
le scripteur ignore comment l’homme va ressortir
de ces vases communicants
de sa Vie à son Livre
de son Livre à sa Vie

VIDE ?
à moitié vide, à moitié plein,

oscillant de moitié en moitié sans retrouver l’UN

=
en langage des oiseaux

VIE D’EUX =
VIE 2

comme maladie = mal a dit comme soigné = soi nié comme guérir = gai rire

le livre d’éternité s’achève dans le rire pour passer à une vie étrange comme étrange = être ange

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Concertina Librairie Maruani 11 juin, marché de la poésie 12 juin

2 Juin 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #lecture, #musique, #poésie, #écriture

ambiance au marché de la poésie, dimanche 12 juin
ambiance à la librairie Maruani, samedi 11 juin
lectures de Concertina de et par Isabelle Forno accompagnée par le talentueux Scott Taylor (les Têtes raides, Yolande Moreau)
deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor
deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor
deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor
deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor
deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor
deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor
deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor
deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor

deux lieux, deux ambiances avec Isabelle Forno et Scott Taylor

librairie Maruani 11 juin 17 H 30, Marché de la Poésie 12 juin dès 14 H
librairie Maruani 11 juin 17 H 30, Marché de la Poésie 12 juin dès 14 H
librairie Maruani 11 juin 17 H 30, Marché de la Poésie 12 juin dès 14 H

librairie Maruani 11 juin 17 H 30, Marché de la Poésie 12 juin dès 14 H

bonjour,
pour les amis parisiens, dionysiens, stéphanois, lyonnais, marseillais, lillois, rennais, strasbourgeois, toulousains, albigeois, limousins, nantais, chersbourgeois, calaisiens, dunkerquois, quercitains, maubeugeois, revestois, charlevilains, toulonnais, brestois, rouennois, orléalanoix, corsavinencqs… 
la librairie Maruani, hier Nicole Maruani, aujourd'hui Katia Maruani-Bijaoui
librairie indépendante du 13° arrondissement, librairie à deux faces, côté lecture, côté gourmand puisque elle est aussi café, salon de thé, 
donc la librairie Maruani accueillera Isabelle Forno et Scott Taylor avec Concertina (textes et instruments), 
le samedi 11 juin à 17 H 30 
en résidence à Saint-Denis, je ferai la grande vadrouille, la traversée de Paris pour me soustraire au bourdon Louise de 7 tonnes de la basilique des rois de France et entendre les voix acidulées et concertinantes des livrettistes (fautes express)
je serai ravi de vous revoir à cette occasion
amitié
JCG 
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projet Les Cahiers Culture de la vie

29 Mai 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #bocals agités, #cahiers de l'égaré, #philosophie, #poésie, #écriture

ce ne sera pas un mur, ce sera un four, un chaudron de magma

ce ne sera pas un mur, ce sera un four, un chaudron de magma

Roberto JUARROZ
Aujourd’hui je n’ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.
Des oiseaux qui n’existent pas ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.
Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde,
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance.
- Treizième poésie verticale -
résultat de deux séances d'intelligence collective, le cahier des futurs désirés pour Corsavy
résultat de deux séances d'intelligence collective, le cahier des futurs désirés pour Corsavy

résultat de deux séances d'intelligence collective, le cahier des futurs désirés pour Corsavy

La vie est un outrage à l’immobilité. Et pourtant combien d’astres morts continuent de briller. L’univers insolent ne cesse lui-même de rouler, d’éclater, de s’étendre dans le grand linceul noir d’un vide sourd, glacé et invivable. Trois, quatre, cinq paramètres fondamentaux et ça y’est c’est parti, c’est la course aux espèces, c’est marathon de tous côtés, instinct, adaptation, assaut, foisonnement, rapidité, demain, ailleurs, dévorer, dévorer, bâtir, plein de projets. Toutefois, une seule variable disparait, adieu, c’est l’extinction des feux. 

Je me demande au fond si nous avons bien fait de tant nous agiter. 
J’eusse aimé une espèce très lente calquant le moindre de ses gestes sur une douce éternité. Loris-dormeurs et koalas, hérissons et tortues, l’escargot, sont peut-être les seuls sages et mages de nos bio-diversités. J’oubliais les ermites, stylites, anachorètes, adorables rêveurs et autres inventeurs d'un Temps purement intérieur. 
Oui, j’aurais aimé un Monde de lenteur, de réflexion et de silence où chaque pas aurait conduit vers de paisibles découvertes. Un Monde où sans rien précipiter ni bousculer, comme en lévitation, l’inutile, le léger et sans doute le rire se seraient taillés la part du roi. Un Monde gommant un peu le ridicule et frénétique adage du « croissez et multipliez » qui fait irrémédiablement penser à une horde sérieuse et caricaturale de lièvres mécaniques en rut perpétuel. 
Alain Cadéo (billet du 29 mai à 9 H 36)

Bonjour Jean Claude,

Je te présente rapidement le concept : LES CAHIERS DE LA CULTURE DE LA VIE

Qui peuvent être une autre collection des cahiers de l’égaré. Ce n’est qu’une proposition qui je pense mérite d’être enrichie.

Cette collection d’opuscules parlera de la culture de la vie pour favoriser le bon, le juste, le beau,  l’harmonie, le courage, le sage, le bonheur, l’équité… Je t’adresse un premier exemple avec le dossier joint Pourquoi une économie de précaution ; sujet brulant et d’actualité quand on voit combien nos hommes politiques n’ont pas pris suffisamment de précautions avec l’énergie, l’alimentaire, la géopolitique .. Cette culture de la vie c’est une responsabilité face à la vie qui implique un grand respect de soi, des autres et de la nature ; ce sont ces grandes valeurs qu’il faut encourager pour espérer voir un jour une société plus solidaire et équitable, c'est-à-dire une société altruiste, celle qui explique pourquoi le profit doit être partagé au même titre que le bonheur. Nous sommes convaincus qu’être en face d’une action, d’un concept ou de tout ce qui ne respecte pas ces grandes règles, c’est être forcément dans un face à face avec la culture de la mort, celle que le système dominant nous impose.

Tous ces cahiers seront classés par catégories et doivent contribuer à enrichir la société sur : son équilibre, sa beauté, sa santé et son bien-être, sur l’équitable et son intérêt, l’écologie, l’humanisme, l’importance de la diversité biologique, les loisirs sains, la médecine naturelle…

Les sujets seront très divers, voici quelques exemples sur lesquels les personnes peuvent écrire

 

  1. Une maison bio et économe en énergie
  2. Le bricolage ( les sujets sont nombreux…)
  3. Petit sommaire sur la finance
  4. Diriger son épargne pour agir
  1. La défense de la ruralité
  2. Le sacré c’est quoi ?
  3. Quelle école pour demain
  4. L’apprentissage
  5. L’agriculture biologique son jardin bio
  6. Le patrimoine
  7.  Les métiers d’art
  8.  la spiritualité
  9.  la sexualité
  10.  la justice et les lois
  11.  Le social c’est quoi ?
  12.  les transports
  13.  Pourquoi défendre nos entreprises
  14. les grandes erreurs de la société actuelle
  15. Défense du commerce de proximité
  16.  L’importance des artisans
  17. Défendre nos plus belles réussites
  18. la mondialisation
  19. Cuisiner bon, sain et pas cher
  20. Comment circuler et voyager en dépensant moins
  21. Gagner plus ou dépenser moins ?
  22. Les vacances économiques et écologiques
  23. Faire un marché malin
  24. Protéger le monde dans sa diversité
  25. Intérêt de l’agriculture biologique
  26. L’intérêt de l’agriculture bio dynamique
  27. Ranger, classer c’est économiser
  28. La liberté
  29. L’égalité
  30. La fraternité

Je ne souhaite pas que ces opuscules soient écrits seulement par des professionnels de l’écriture sauf s’ils sont porteurs d’expériences concrètes. Ces cahiers seront des opuscules courts et précis (maximum 40 pages y compris les illustrations) Il faut privilégier et donner la parole à ceux qui sont porteurs d’un vécu qui peut expliquer et défendre la culture de la vie.

Un atelier de corrections sera mis en place pour donner une cohérence au tout. Ils seront vendus là où il y a un centre d’intérêt (conférence ou associations qui traitent un sujet ciblé) ou sur des lieux de grands passages, magasins Cultura, librairies, boutiques d’autoroute avec un support de vente facilement identifiable)

Tous les propos doivent avoir un caractère apolitique et séculier, aucune critique sur les personnes , même la spiritualité peut être abordée à la condition de ne pas faire l’apologie de telle ou telle religion. Il en est de même de la philosophie, je souhaite voir développer plutôt la propre philosophie de l’auteur si cette dernière n’est pas incompatible avec la culture de la vie avec un impératif absolu protéger l’homme et la nature. Bref soutenir une société altruiste et responsable capable de ressusciter cet humanisme que le 20 e siècle a tué. Facilitons la mise en place d’une société altruiste, heureuse et humaniste.

Tous les cahiers de la culture de la vie seront classés dans des sous collections :

 À titre d’exemples, nous pourrions retrouver :

  1. Les cahiers des sciences positives

  1. Les cahiers de la médecine naturelle

  1. Les cahiers du philosophe

  1. Les cahiers du beau et de l’artiste

  1. Les cahiers de l’organisation de la cité

 

  1. Pour une meilleure communication entre les hommes

  1. L’éducation clé de l’avenir

  1. Le travail et le social

La ligne rédactionnelle sera communiquée à chaque auteur qui désire écrire sur sa spécialité, son ou ses expériences afin d’en faire profiter les autres et d’amorcer la spirale du changement. Pour les aider, nous aurons un comité de lecture et de corrections pour rester stricto sensu dans le cadre de la culture de la vie.

Ainsi nous pourrons contribuer par nos actions et nos exemples à faire que le monde reste dans un bon équilibre afin que nous soyons plus nombreux ou plus efficaces que ceux qui sont du côté de la culture de la mort. Je sais que nous ne pourrons pas l’éradiquer complètement.  Mais la culture de la vie peut la contenir aux frontières de l’acceptable.

J’attends tes remarques sur un concept que nous pourrions développer.

Jean Delorme

 

l'entrepreneur Ogena ouvre des voies et deux de ses contributions
l'entrepreneur Ogena ouvre des voies et deux de ses contributions
l'entrepreneur Ogena ouvre des voies et deux de ses contributions

l'entrepreneur Ogena ouvre des voies et deux de ses contributions

c’est une aventure qui me tente

en phase avec ça (Pour une école du Gai savoir, 2004)

 

POUR DES PETITS GUIDES : LES FONDAMENTAUX

Apprendre à chercher, apprendre à situer, à se situer c’est apprendre à aller à l’essentiel d’abord puis à s’immerger dans une époque, un milieu, une œuvre, une théorie, une découverte, une invention, une technique...

Pour transmettre l’essentiel, des petits guides : Les fondamentaux sont nécessaires et suffisants.

On peut prendre pour modèle Les petits guides des éditions AEDIS : L’univers, La Terre, La France, L’évolution des espèces, Les climats, Le paléolithique, Le néolithique... Le corps, Le cerveau... Le moteur à explosion, Le pétrole, L’énergie électrique...

En un petit guide, par pays, on aura sous forme de tableaux avec dates, événements, hommes célèbres, l’histoire des vingt-cinq pays européens, engendrant des livres-gigognes...

Avec ces guides synthétiques, faciles à réactualiser, on va à l’essentiel. Celui qui a un tel petit guide entre les mains (et ils devraient être distribués gratuitement à toutes les familles), le feuillette, accroche ou pas. S’il accroche, il n’hésitera pas à y revenir puis ira vers un livre-gigogne ou consultera un site internet ou écoutera une émission radio...

Ces petits guides : Les fondamentaux sont destinés à l’école primaire et au collège, lieux du savoir commun. Bien sûr, ils ne se suffisent pas à eux- mêmes. Ils sont faits pour susciter des questions, des étonnements, des recherches, des approfondissements, des exercices, des pratiques...

J’imagine aussi des guides de sagesse, à base d’aphorismes, de petits contes... Ils peuvent être plus utiles que toute une panoplie de thérapies ou une pharmacopée de tranquillisants.

Si quelques-uns de ces petits guides n’existent pas, tu te les fabriques toi-même. Savoir chercher pour savoir se situer, savoir faire, savoir être.

JEAN-CLAUDE GROSSE

 

POUR UNE UTILISATION À GRANDE ÉCHELLE DES MÉDIAS

À côté des trente guides, Les fondamentaux, distribués gratuitement à toutes les familles : la bibliothèque de base ou la bibliothèque du savoir commun (il faut aussi un dictionnaire au moins par famille), l’école, du primaire au lycée, fera le plus grand usage des médias qui permettent des regroupements très variés.

Une vidéo-conférence sur grand écran peut être montrée à deux cents-trois cents jeunes en même temps dans un amphithéâtre ou un auditorium. Idem pour un film de cinéma, une émission de télévision scolaire.

Une émission de radio scolaire : théâtre radiophonique, roman-poésie lus à voix haute, questions sur l’actualité, le téléphone sonne... rassemblera plutôt une dizaine de jeunes.

L’ordinateur sera à usage individuel ou duel. Les CD, DVD scolaires seront à usage collectif ou individuel.

Il s’agit, avec tous ces médias, faisant appel aux meilleurs spécialistes-vulgarisateurs, aux meilleurs journalistes, aux meilleurs artistes..., de mettre les jeunes en relation quasi-directe avec l’excellence, avec l’excellence vivante (il est important que les jeunes puissent poser des questions en direct), avec l’excellence modeste, interrogative... Les excellents n’étant pas nombreux, ils produiront à l’usage de tous, les un-deux-trois objets (film, interview, expérience...) largement diffusés ensuite.

Même en philosophie, on n’hésitera pas à utiliser de tels médias en mettant en jeu de grands philosophes vivants, des artistes pour interpréter des dialogues de Platon, de grands lecteurs pour faire entendre Montaigne, Lucrèce, Épicure...

Pour compléter ce dispositif, une liste de 100 livres pour la vie, de 50 disques pour la vie, de 30 films pour la vie, de 100 chefs-d’œuvre pour la vie, de 100 poèmes pour la vie sera proposée.

En sachant que les textes formateurs, les œuvres formatrices sont pour chacun, en très petit nombre. On comprend à ce propos que, sauf cas unique, cent pour cent des titres publiés aujourd’hui par des auteurs et penseurs vivants n’ont pas de fonction formatrice. On trouvera dans ce livre, la plupart des textes ayant contribué à ma formation au sens de Montaigne : « le gain de notre étude, c’est en être devenu meilleur et plus sage ».

Montaigne fit graver cinquante-sept sentences dans sa librairie. Marcel Conche s’est forgé trente-cinq convictions vécues.

Pierre Hadot nourrit son sentiment de l’existence – sentiment cosmique – avec quinze pensées.

En sachant enfin que les grands penseurs, auteurs, créateurs... construisent leur œuvre sur une idée, une intuition, une trouvaille.

JEAN-CLAUDE GROSSE 

les marchands de greenwashing

les marchands de greenwashing

Tu as parfaitement compris le sens de ces cahiers. Immédiatement, tu as enrichi l’idée. Nous pourrons faire une première réunion quelques jours après les élections législatives, suffisamment de jours après pour que nous ne soyons pas impactés par les résultats. Notre idée va au-delà de la politique. Tu peux à cette réunion convoquer qui tu veux, cette idée leur appartient déjà.  Nous parlerons ensemble avec une intelligence collective. La force des uns ne pourra que donner de l’élan à nos faiblesses et insuffisances. Ce sera l’oeuvre de tous, des intellectuels et des manuels, des théoriciens et des savants aussi bien que celui qui crie son savoir sans être entendu. Le faible donnera la main au fort pour qu’il n’abandonne pas en chemin… bref une bande de copains ou l’imbécile d’hier nous apprendra qu’il n’avait pas tout à fait tord, que tout ça, c’est une question de vie, de bonheur, une histoire de temps où les mensonges lentement se transformeront en vérités, car ils ne sont jamais tout à fait l’un ou l’autre. Puis une fois l’affaire lancée, même un petit peu, je vous apprendrai modestement à vendre cette idée à plus fort plus puissants à des riches stériles à qui nous apprendrons à sortir de la culture de la mort pour être heureux avec nous en embrassant la culture de la vie et du bonheur, la seule qui vaille.

Je te laisse le soin de l’annoncer à ceux qui peuvent nous aider.

Jean Delorme

camisole ou ange ?

camisole ou ange ?

je souhaite lancer une agora préparatoire au 1° salon des écrivains organisée par Les Cahiers de l'Égaré lors des journées du patrimoine, 17 ou (et) 18 septembre 2022, au Revest, en partenariat avec la municipalité avec en prévision des prix attribués par les écrivains à des textes écrits en amont par des enfants et jeunes du village
dans mon esprit, fêter les écrivains est très différent de fêter les livres
l'objet livre entre dans une chaîne, sorte de passage obligé, de l'écrivain peut-être déjà sous contrat exclusif (de plus en plus de gens écrivent, veulent être publiés) au lecteur via un imprimeur qui se fournit en papiers de qualités très diverses nécessitant des coupes d'arbres vivants par millions, un éditeur (ça va du petit éditeur au groupe tentaculaire), un diffuseur-distributeur, des librairies et plateformes, des offices, des référencements, des palmarès de meilleures ventes, des coups de coeur de libraires, des salons et fêtes du livre, des prix et récompenses divers, des émissions radios et télés, des prescripteurs, des critiques de presse écrite, radio, des blogueurs-influenceurs, des agents littéraires, des syndicats du livre (le SNL, l'autre livre), des organismes de perception des droits d'auteur, des législations concernant les contrats de droits d'auteurs et droits de suite...
les auteurs "médiatisés" vont de salon en fête, de fête en salon, tous frais payés; ils peuvent y passer l'année ou sombrer comme Jean Carrière (L'épervier de Maheux, Le prix d'un Goncourt)
les auteurs autres se grattent la tête : comment se vendre ? souvent ils se morfondent dans les allées des fêtes et salons mais ne peuvent s'en passer
avec les réseaux sociaux et l'édition numérique, on voit se développer comme chez les musiciens, une chaîne de nature différente où l'auteur se prend en charge, s'auto-édite en epub ou papier ou les deux, se promeut, se diffuse, affirme sa singularité, son unicité même, refuse le droit d'auteur, s'édite en creative commons; certains arrivent à des chiffres dépassant les auteurs du secteur professionnel; la plupart stagnent
je propose ce texte de Thierry Zalic et J.M.G. Le Clézio comme amorce à cette agora qui pourrait déboucher sur une formule originale de rencontre avec le corps et la voix de l'écrivain libre de se libérer de la chaîne du livre;
peut-être une fête des manuscrits en cours, à venir, oubliés au fond d'une caisse...
utiliser les commentaires pour proposer, critiquer...
À L’INTÉRIEUR DE… C’EST À L’EXTÉRIEUR DE...
- Je te demande de te taire !
Arrive l’instant où tu es fortement invité à ne pas parler, et tu cèdes. Tu te tais.
Au départ c’est presque douloureux. Ça demande un effort.
Tu veux t’exprimer, dire toute la folie de tes bêtises. Tu te dis que tu vas tenir vingt secondes, puis une minute, et deux minutes c’est vraiment très long… et à un moment ça cède, le temps disparaît, tu entres à l’intérieur du temps. Tu ne sais plus depuis combien tu ne parles pas et tu t’en moques. Tu ne comptes plus. Tu es.
Tu as atteint le pays où on ne parle pas. C’est un pays bizarre parce qu’il n’est pas loin du tout.
Es-tu adulte, enfant ? Tu ne sais plus. Les deux dans un même corps qui est terminé et en construction.
Pour y arriver, il t’a fallu traverser le pays où l’on parle. Tu es encore dans ta traversée. Tu marches dans les rues au milieu de tous les bruits qui résonnent et qui font mal et puis petit à petit les bruits se mettent à se battre les uns contre les autres, ils s’annulent.
Quand tu as traversé et que tu es de l’autre côté c’est bien, c’est vraiment bien. Les bruits des mots se sont retournés, et il n’y a plus que le silence. C’est comme si beaucoup de neige avait recouvert les rues et les trottoirs.
Le pays où l’on ne parle pas est à l’intérieur du pays où l’on parle, là où les phrases finissent toujours mal, où elles cherchent à crocher tes pieds, à creuser un trou dans ton ventre.
Dans ce pays c’est différent. Les gens y sont muets mais ça ne veut pas dire qu’ils ne savent pas parler.
Au contraire, ils se parlent bien mieux qu’avec des mots et des phrases. Ils sont comme les fourmis qui courent sur les lianes tout le temps. Ils se rencontrent, ils se disent des choses, seulement voilà, on ne les entend pas. Rien que des signes provisoires, rapides, rapides, et on va plus vite qu’eux. On est déjà de l’autre côté de ce qu’ils ont dit. On court comme la lumière.
Il n’y a rien à comprendre au fond, alors, tu es libre. Les gens n’ont plus d’âge, ils sont comme avant la naissance, ils sont comme ils sont, sans penser.
Auparavant la pensée était faite avec des bruits. Les idées, ce n'est pas la même chose. Les images sont rapides et électriques. Ce pays va de plus en plus loin de l'autre côté des pays bavards et chaque mot qui reste est une pierre.
Que s’est-il passé ? Le monde s’est déplacé de quelques centimètres et tu as ainsi franchi la frontière. Désormais, quand tu cours, tu glisses simplement entre les herbes, on n’aperçoit même pas le mouvement de tes jambes.
Tu n’es pas loin, tu glisses sous l’emballage du monde à quelques millimètres à peine des encombrements.
C’est désormais ici ton pays. C’est celui que tu habites vraiment quand tu veux. Quand les mots et les questions des autres pays t’ont laissé, tu y es caché. Tu ne veux pas que l’on t’atteigne.
Chaque fois que tu pars pour le pays où l’on ne parle pas, tu laisses un vide dans ton pays que tu as quitté.
C’est ainsi.
Si certains t’appellent et pourquoi, et qui appellent-ils ? Leurs mots, leurs cris, restent comme derrière une vitre froide.
Tu es le Maître ou la Maîtresse de ton retour, ou non.
Et même si tu reviens tu auras enfin une nouvelle qualité, d’être là ou de ne pas y être, mieux, d’être là et de ne pas y être.
Une partie là, une partie dans la ville sans mots, auprès des gens sans paroles, dans le centre du pays sans bruits.
Texte : Thierry Zalic et JMG Le Clézio
"Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d’hommes sur terre : ceux qui prennent le temps de s’interroger sur les gens et sur le sens de l’univers et de se demander qui ils sont et ce qu’ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d’une vie nouvelle, imprégnée d’un irrésistible parfum de liberté. Et puis il y a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent « succomber à l’hypnose socialitaire ».
Aventuriers de l’esprit, les premiers, s’ils persévèrent ont une chance de devenir les créateurs de leur vie, portés par l’énergie du mystère de l’existence parce qu’ils l’auront regardé en face et accepté. Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l’inexpliqué et, par là, à eux-mêmes.
Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamans appellent « l’anneau de pouvoir ».
Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation qu’en fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs. Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s’exerce à l’intérieur de soi, sur l’intérieur de soi.
Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l’autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l’être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l’évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies. Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales, familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l’homme est littéralement et jusqu’au plus profond de ses cellules infiltré de programmations d’ordre karmique, culturel et affectif qui sont autant d’obstacles à tout changement.
Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l’homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, son nagual lui murmure qu’il peut être. Il est bien placé pour cela puisqu’en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l’univers !
« L’homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer ».
C’est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d’en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.
Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l’expression « chevaucher le tigre ». Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres.
En travaillant sur soi, on ose affronter au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l’enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s’éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui."
Paul Degryse, sur you tube
Image : camisole ou ange, Elena Marcu

Ce naïf que fut Marcel Conche

Je me souviens très bien de ma première rencontre avec Marcel Conche. Ce qui l’a caractérisée, c’était non seulement la gentillesse avec laquelle il me reçût, mais aussi l’intérêt qu’il accordait à votre personne.

Ce jour, je venais lui demander la dédicace d’un de ses livres, il voulut savoir pour quelle raison je m’intéressais à la philosophie. Je lui expliquais que ce n’était pas pour moi, mais que je souhaitais offrir ce livre pour l’anniversaire d’un ami qui avait découvert sa philosophie avec beaucoup d’intérêt.

Mais vous, me demanda-t-il, que pensez-vous de la philosophie ?

Peu habitué à ce genre de questions, surtout posées par l’un de ses plus éminents spécialistes, je préférais botter en touche.

- Euh, moi je m’intéresse plutôt au bouddhisme.

- Ah ! me fit-il, je ne connais pas cette religion, et vous en pensez quoi ? Il se gardait bien de me dire qu’il avait écrit un ouvrage intitulé « Nietzche et le bouddhisme ».

Je ne pouvais à nouveau échapper à la question et je fis appel à mes dernières lectures qui étaient relativement fraîches, car l’apprenti bouddhiste, que j’étais, avait été accroché par le sourire irrésistible du Dalaï-Lama qui était en couverture d’un livre censé parler du bonheur.

Néanmoins méfiant, je ne me lançais pas dans de longues explications et je m’en tins à l’essentiel.

Je lui parlais de la douleur perpétuelle compagne de nos vies, et qu’aucune félicité n’est durable, ça j’étais sûr de mon coup, que cette douleur naît de la «soif» de vivre, des désirs et des passions qui font naître la convoitise, la jalousie, la haine et l'erreur. Jusque-là j’étais en phase totale avec le bouddhisme tout autant qu’avec le principe de causalité qui explique qu’en supprimant la cause, on annule son effet ; lorsque j’avançais cela à cette époque, j’en étais certain. Mais j’appris, grâce à Marcel Conche, qu’il faut s’apprêter parfois à changer nos convictions. Ceci ne manqua pas d’arriver avec le principe de causalité. Je découvrais qu’il n’était vrai qu’en apparence ; et qu’en supprimant la cause, on n’annule pas toujours les effets, mais, bien au contraire, que les effets eux- mêmes étaient générateur d’autres causes. Depuis je m’intéresse plus au principe du tao avec le Yin et le yang qui ont plus satisfait mon goût de la vérité, car, en éteignant les désirs, on n’annihile pas totalement la souffrance, il reste toujours un peu de Yin dans le Yang ; ainsi renaissent d’autres souffrances. C’est sans doute pour cette raison que je me suis arrêté en chemin et que je ne pourrais jamais parler de la quatrième vérité, qui est la «Voie des huit vertus» qui conduit au Nirvana des bouddhistes. Cependant, je n’arrêtais pas totalement mes recherches, Marcel Conche prit le relais de mon éducation spirituelle. Il m’enseigna les principes d’Épicure qui me convenaient mieux, il ne conseillait pas d’éteindre en nous toute cette soif de vivre, mais de s’en tenir aux désirs essentiels. J’interprétais ce conseil à ma manière en agrémentant parfois mes repas avec un petit verre de vin que je trouve essentiel pour border ma vie avec le bonheur avec qui j’ai décidé depuis longtemps d’entretenir de bonnes relations, car, à ce jour, je ne vois pas en quoi il y a quelque chose d’intelligent à ne pas vouloir être heureux.

 

C’est en me questionnant avec cette naïveté socratique, ce que faisait souvent Marcel Conche, qu’il ouvrit en moi une curiosité philosophique qui depuis ne m’a jamais quittée. C’est ainsi qu’il interrogeait le monde et les hommes avec cette fausse naïveté qui lui permettait de mieux vous analyser et ci-besoin était de vous placer en face de vos incohérences. Des amis qui souhaitaient le rencontrer s’en souviennent encore.

Durant des dizaines d’années, j’allais avoir l’honneur de recevoir les leçons particulières de ce grand professeur qu’il fut également. Il ne me posait que des questions auxquelles j’étais capable de répondre. Il ne chercha à aucun moment à me mettre en difficulté, mais sans m’en rendre compte il me fit progresser sur la voie de la réflexion. Je l’en remercie encore, il fut mon véritable père et mon guide dans la vie. Je gardais du bouddhisme ce qui me semblait bon au même titre que chez les philosophes Grecs comme Héraclite avec l’impermanence et la sobriété d’Épicure. En soulignant naïvement, les limites de mon discours il m’accompagna vers le scepticisme. C’est ainsi qu’il m’offrit mon premier burin avec un marteau pour que je puisse effacer, si le besoin s’en faisait sentir, certaines de mes convictions que je croyais gravées dans le marbre. Depuis je me sens plus léger donc libre. C’est ainsi qu’il m’aida à découvrir d’autres facettes d’une vie éternellement changeante. Il me prépara à aimer ce monde plongé au cœur d’une nature merveilleuse. Pour appréhender tout ceci sans doute comprit-il très tôt qu’il fallait mieux être ce Candide de Voltaire. Parfois, dans nos conversations, j’avais l’impression que nous n’étions que deux grands enfants naïfs, mais pas crédules pour autant.

Cette naïveté que j’ai partagée avec lui, celle que Georges Sand attribuait à son personnage qu’était Planet : «   naïf comme un enfant , avec un esprit pénétrant et une finesse déliée », ne pouvait que nous tenir à l’écart de tous ceux qui n’avaient que des certitudes. Aujourd’hui il en est toujours ainsi avec ceux qui nous promettent le bonheur avec une croissance infinie de l’avoir, dussent-ils oublier l’être, l’humanisme et l’environnement. Ils sont si éloignés des conseils de Maître Eckart qui conseille d’être vide de notre propre connaissance, non pas d’oublier ce que nous savons, mais d’avoir une sorte d’innocence, pas loin de la naïveté qui nous prépare à une disponibilité de l’esprit pour mieux nous imprégner des choses ; ce qui est indispensable, car, celui qui ne comprend pas le problème ne trouvera jamais la solution. Alors comprenons-nous bien le sens et la possibilité d’un développement durable, ou sommes-nous simplement dans le développement durable de nos erreurs ?

Notre société est en face de deux points de vue radicalement différents. Ce sont des contraires et ces derniers sont indissociables comme nous l’a enseigné Héraclite. Mais œuvrer pour l’un ou pour l’autre, ceci aura des conséquences radicalement différentes.

Nous avons un premier groupe, qui sous l’impulsion des femmes

( majoritairement) se développe rapidement, car elles sont animées par la force de ceux qui savent, comme les Grecs et les bouddhistes, qu’aucune félicité n’est durable. Si ces naïves arrivent à faire des choses qui semblent impossibles pour beaucoup, c’est qu’elles sont propulsées par la culture de la vie qui fait si souvent défaut aux hommes ; ces derniers sont essentiellement manipulés par la culture du face à face, que j’appelle par ailleurs, la culture de la mort. Ces ignorants se croient autorisés à traiter ces dernières de naïves ou de rêveuses plus ou moins utopistes. Puis, pour bien enfoncer le clou, du haut d’un prétendu savoir, ils leur expliquent que le monde ce n’est pas ça, qu’elles ne comprennent rien aux affaires, à l’économie et à la politique ; que les choix qu’elles proposent ne sont que des choix fictifs, sans fondement sérieux en dehors d’un petit cercle de rêveurs plus ou moins naïfs comme elles.

C’est là qu’une femme plus hardie que les autres prit la parole :


- Cher Monsieur, vous et vos amis tous tellement persuadés d’avoir raison je vous signale que « Fictif » ne signifie pas forcément « impossible ». J’en veux pour preuve que le papier-monnaie, que vous vénérez tant, n’a qu’une valeur fictive, pourtant c’est le moteur du monde que vous prétendez nous imposer et qui aujourd’hui ressemble à un cauchemar.

 

Je vois bien qu’avec votre sourire narquois, vous souhaitez nous envoyer sur l’ile d’Utopia, ce vieux pays imaginaire où les habitants sont gouvernés d’une manière idéale et sont parfaitement heureux. Ne vous y trompez pas ce pays qu’est l’Utopia dont nous parle Thomas More ce philosophe humaniste anglais existe bel et bien, ce sont toutes mes sœurs et mes frères, ces entrepreneurs du sens, qui chaque jour lui donne vie en mettant en place non seulement une économie de précaution, mais aussi des moulins à bonheur.

Nous sommes les nouveaux résistants face à la dystopie que vous installez un peu partout et dont la dernière guerre en Ukraine n’est qu’un pâle reflet de ce qui malheureusement arrivera ailleurs. Votre économie mondialisée est devenue une économie hégémonique. Puis comme toutes les hégémonies, elle ne pouvait que devenir despotique en détruisant les hommes et leur environnement. Une dystopie ce n’est plus simplement une fiction terrifiante, mais c’est devenu une réalité avec cette économie mise en place par ceux qui sont persuadés d’être les maîtres du monde. Il sera de plus en plus difficile de leur échapper, car ils entendent tout dominer et exercer une autorité totale sur leurs consommateurs qui se prennent encore pour des citoyens qui peuvent exercer leur libre arbitre. Espérons qu’il n’est pas trop tard pour choisir son camp, Utopie contre Dystopie, croissance contre bonheur.

Marcel nous avait prévenus

Jean Delorme

(ce texte aurait été lu à la soirée Marcel Conche du 9 avril si Jean Delorme avait pu y venir mais de nuit et de loin c'est peu prudent)

 

 

 

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Germain Nouveau à moitié saint à demi fou

28 Novembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #album, #cahiers de l'égaré, #poésie, #pour toujours, #écriture, #voyages

mon plus récent article sur Germain Nouveau, article s'éloignant complètement de la question qui est l'auteur des Illuminations; là, on est dans les enchères, de vraies enchères très chères avec des collectionneurs privés, des querelles dans la famille, des autodafés volontaires, des mises à l'abri tellement le cousin fait honte, dans les surenchères d'enquêteurs universitaires à l'opposé de son souci de faire disparaître toute trace de son oeuvre
l'auteur n'est pas l'homme 
et le poète illuminé n'est pas le chemineau allumé par sa quête de pauvreté; 
je devine comment va s'orienter la soirée du 28 mars 2022 à 19 H aux Comoni au Revest consacrée au 1/2 saint, au 1/2 fou; 
merci à la Méjanes de m'avoir fait comprendre ce que je ne dois pas faire (je ne dis pas Je par ego mais pour être à l'écoute de Nouveau), même si ça marche (il y a eu du monde)
Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021
Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021
Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021

Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021

du Nouveau
23 novembre 2021 projection au Liberté à Toulon du film de Christian Philibert sur le poète illuminé de Pourrières Var, trimardeur céleste de la poésie selon Jose Lenzini édité par Les Cahiers de l'Égaré; soirée dense, avec une quarantaine de personnes; livre et DVD en vente; 
heureux de retrouver sur écran quelques participants au colloque de 2001 à la maison des Comoni pour les 150 ans de la naissance de Germain : Jacques Lovichi, Georges Lauris, Guillaume Zeller; 
en 2001, malgré l'intuition de Jacques Lovichi et le 1° coup de tonnerre d'une thèse sur les problèmes posés par quelques textes des Illuminations écrits de la main de Germain, on ne soupçonnait pas encore qu'allait être posée et vite mise sous le boisseau, la question : qui est l'auteur des Illuminations ? quelle part pour Rimbaud, quelle part pour Nouveau ?
lecture de poèmes par Philippe Chuyen,
film, remarquable,
débat
et petite virée nocturne
le 28 mars 2022, à 19 H, soirée consacrée à Germain Nouveau en partenariat Les Cahiers de l'Égaré-Municipalité du Revest, à la maison des Comoni : présentation du livre de Jose Lenzini, projection du film de Christian Philibert et peut-être une surprise
l'article ci-dessous fait le point sur à la fois Nouveau et Rimbaud car il y a du nouveau pour les deux : plonger au fond du gouffre dit l'autre, pour trouver du nouveau
d'un côté les chercheurs tentant d'élucider le mystère de qui fut copiste de qui : Nouveau ou et Rimbaud ?
de l'autre, les poètes qui se régalent de missterre
le 27 novembre 2021, je fais la virée pour voir l'exposition de la bibliothèque Méjanes consacrée à Germain Nouveau, fonds issu des archives des collectionneurs belges, Jean-Philippe Dewind et Pascale Vandegeerde, passionnés par Germain; grand merci à eux et au passeur Guillaume Zeller et assister au colloque Germain Nouveau l"insaisissable mais de son temps
au passage je n'oublie pas le travail d'Alain Paire d'Aix-en-Provence qui a réalisé un film avec François Mouren Provensal
 
portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de  José Lenzini
portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de  José Lenzini
portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de  José Lenzini

portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de José Lenzini

27 novembre 2021, colloque Germain Nouveau insaisissable mais de son temps, à la Méjanes à Aix, annoncé avec le portrait réalisé par Ernest Pignon-Ernest pour la biographie de José Lenzini, Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie, éditée par Les Cahiers de l'Égaré, le 19 septembre 2020, livre qui a pâti des confinements mais qui fait son bonhomme de chemin, présent à l'expo du carré Michel Vovelle et que 4 intervenants au colloque se sont procurés à sa sortie mais non annoncé dans la rubrique médias/presse de la Méjanes; 
je le signalerai à la commissaire d'exposition; 
 
je ne vous étonnerais pas en vous racontant l'exercice des règles sanitaires par deux se prenant pour des petits chefs; les lieux institutionnels en se soumettant par le biais de leurs employés aussi servilement aux injonctions du pouvoir scient la branche de la fréquentation publique de leur programmation;
je pense à travers deux expériences que les lieux de culture vont de plus en plus se désertifier si cette situation de contrôle perdure; selon, chacun dira tant pis ou tant mieux
on voit bien le deux poids, deux mesures: masques pour black friday, pass et masque pour culture; on voudrait la mort de la culture, on ne s'y prendrait pas autrement, politique d'apartheid marginalisant non seulement les non-vaccinés mais aussi les vaccinés, pas enthousiastes devant ces contrôles permanents
 
arrivé à midi, je tombe sur les participants du matin, en train de sortir, Guillaume Zeller (qui a participé à la rencontre de juin 2001 au Revest, quelques autres sont morts, Georges Lauris, Jacques Lovichi), Jean-Philippe de Wind, Pascale Vandegeerde (auxquels on doit une partie des pièces présentées à l'exposition), Eddie Breuil, Michèle Gorenc, Michèle Monte ... 
échanges en lien avec la manifestation prévue aux Comoni au Revest en 2022; qu'elle ne soit pas polluée par des egos; être au service du poète mais ce n'est pas gagné quand les universitaires monopolisent la parole dite savante, que c'est le poète qui sert de faire-valoir au professeur;
pas un poète dans cette manifestation; je pense à la flamboyance de Salah Stétié intervenant dans ce type de manifestation ou Tristan Cabral sans parler de Lorand Gaspar (derrière le dos de Dieu);
pour la présence de Nouveau au Liban, Vénus Khoury-Ghata; pour la quête ou le cheminement mystique de Nouveau, le poète Vital Heurtebize, le théologien Jean-Yves Leloup; pour dire Nouveau, le poète-performeur Cédric Lerible et d'autres
 
visite de l'exposition au carré Michel Vovelle, excentré par rapport à la Méjanes : 1 H 30 à lire, regarder, photographier; 
s'apercevoir que Germain Nouveau est outre un poète aux noms multiples, Monsieur La Guerrière, Bénédict, exigeant que soient reproduites fautes de ponctuation et d'orthographe, inventant en réponse au désir d'un cousin de faire faire de l'escrime à son fils visant le notariat, la société de découragement de l'escrime, 
que donc Germain Nouveau est aussi un sacré dessinateur, portraitiste et peintre (peu d'oeuvres mais quelle puissance) 
et que sa fin de vie en mendiant mystique (après les 6 mois d'asile à Bicêtre) mérite la plus grande attention, le plus grand respect; là est sans doute la vérité cherchée par le chemineau Germain Nouveau à l'imitation partielle de Saint Benoît-Joseph Labre, le fol en Dieu
 
retour à la salle Armand Lunel pour les 3 interventions de l'après-midi dont une qui fait vivre le voyageur, à pied le plus souvent, écrivant sa fameuse lettre fantôme à Rimbaud au Harrar, décédé deux ans avant sans qu'il le sache;
 
l'exposition est visible les samedis à partir de 10 H jusqu'au 31 décembre
le samedi 4 décembre à 16 H, Frédéric Pajak signera son livre J'irai dans les sentiers (Arthur Rimbaud, Lautréamont et Germain Nouveau) 
 
déplacement très pertinent qui m'amène à reconsidérer la manifestation prévue aux Comoni le 28 mars 2022 en partenariat avec la municipalité, 21 ans après le colloque de juin 2001
pour tenter de faire bouger les lignes autour de la question : dans ce qu'on appelle les Illuminations, attribuées à Rimbaud, qui est le copiste de qui ? y a t-il du Nouveau dans ces Illuminations dont le titre n'a été décidé ni par Arthur ni par Germain ni par Paul...
et pour tenter d'approcher le mysticisme de ce poète dont l'ascèse rappelle celle des Pères du désert
 
Je ne suis pas un prêtre arrachant au plaisir,
Un peuple qu’il relève ;
Je ne suis qu’un rêveur et je n’ai un désir :
Dire ce que je rêve...
Cantique à la reine (La Doctrine de l’amour)
 
Je suis un fou, quel avantage,
Madame ! un fou, songez-y bien,
Peut crier... se tromper d’étage, Vous proposer... le mariage,
On ne lui dira jamais rien (…)
Mais, je ne suis qu’un fou ; je danse,
Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l’existence.
Qu’on excuse mon insistance,
C’est un fou qu’il faut que je sois !…
Fou (Valentines)
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Concertina lu par Jacques Larrue

11 Octobre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #notes de lecture, #poésie, #écriture

Concertina le livre d'Isabelle Forno aux Cahiers de l'Égaré 

9.- LIVRE COMME L'AIR . Isabelle Forno la Toulonnaise, chronique sa vie en soixante-dix-huit tableaux C'est de la poésie libre. Et pure. C'est Isabelle que je connais. Mi-bas, mi-collants, mi-chèvre, mi-chou. Ni mièvre, ni mou. Avant de la lire, je savais que j'aimerais. Que je m'y perdrais. Que je m'y plaindrais. Que je m'y étonnerais. Mais que je m'y plairais. C'est fait de nostalgie, de tragédie parfois d'un fond de misandrie - histoire de maquiller l'amour des hommes plus que d'amères révélations... -, jamais de pleurnicher.

Zaza (vous permettez que je l'appelle Zaza ?) aime les mots, les chérit, les choie et les choisit. Et à ce titre, ne les épargne guère. Elle en fait des armes amères, des larmes douces ou rouges suivant les pages, l'orage, le désespoir. Elle s'amuse. Trop. Se repent. Se répand. Mais, toujours se reprend...

Oui je sais ça n'a pas l'air facile à lire... Mais si c'est facile ! Parce que c'est beau, généreux, débordant d'enthousiasme et de désespoir, d'abrasifs souvenirs et de douces confessions, c'est facile. Préparez vous y en a 270 pages. Et même 540, tant la tentation de s'y reprendre à deux fois, pour ne rien laisser s'échapper, est forte.

Car vous allez le lire, n'est ce pas ? Parole de Jaco. Il faut y aller, ceux de Macronique, parce que je ne voudrais pas que ce soit encore un chef-d'œuvre ignoré et que ce pauvre Jean-Claude en soit de sa poche. Lui, c'est l'éditeur et je sais pas comment elles sont encore pleines ses poches de l'édition tant elles sont... Grosse ! (merci, merci, c'est trop, vous pouvez vous rasseoir...). A moins qu'elles soient vides, mais là n'est pas la question.

Et le rythme. Quel rythme mes amis ! Les vers sont libres même si parfois, pris dans d'épais rouleaux de barbelés, ils sacrifient à la rime. Ils finissent en pote, en litote, en bouillotte. Ça vous chauffe les pieds même s'il n'y en a pas huit, ni douze. Ses textes-poèmes (oui je sais je ne devrais pas insister car rien ne se vend moins que la poésie) comme autant de petites - ou mauvaises - nouvelles... aventures. Mais ne reculez point cela se lit tout seul et c'est une bien belle musique que ces phrases nerveuses, ces phrasés langoureux.

Cela nous amène immanquablement au Concertina. Vous connaissez le concertina vous ? Tant mieux, j'en ai un peu marre de passer pour un con ! Enfin passer est une chose, mais l'être vraiment...

Ben voilà, le concertina c'est un système de clôture formant un réseau de bandes d'acier hérissées de lames tranchantes qui protège les murs de prison et tout autre endroit à ne pas franchir. C'est l'allégorie de la violence, de l'isolement sur soi ou par les autres.

Mais le concertina, c'est aussi un petit accordéon, plein de souffle et d'énergie, qui se joue à bout de bras grâce à sa légèreté, mais que l'on compare parfois à un orgue portatif. Il peut accompagner tout type de musique, grâce à des sons mordants et doux qui portent loin. C'est un petit air de fête. Un petit tour de piste pour clown triste et enfants joyeux.

Et c'est dans cette juxtaposition d'un même mot qui tourne à la confrontation, que la subtilité du propos vient se frotter à l'acidité des mots. J'aurais aimé aussi vous parler de la mise en musique, d'une rencontre improbable et quasiment préméditée avec un troubadour des Amériques, mais devant son refus ce n'est pas un renoncement. Juste un repli stratégique. C'est encore son extrême pudeur, dont vous constaterez qu'elle tombe tel le masque lorsque la plume crisse ou s'envole, qui m'interdit de proposer un visage sur cette si belle personne...

Qu'importe l'apparence je vous promets un grand moment de lecture. Et d'en sortir à la fois apaisé et épuisé. À regret aussi lorsque les dernières pages de droite deviendront ridiculement étroites entre le pouce et les autres doigts. Comme lorsqu'un verre de blanc, un chardonnet soigné, se plaint d'être vide.

Faudra penser à le renouveler. Y a pas de hasard Zaza...

Parmi les soixante dix-huit textes proposés par Isabelle Forno dans son Concertina, en voici un. Ce n'est pas le plus beau à mon goût, mais c'est celui choisi par l'éditeur. Et il va vous parler... fort !

 

SALON DES SENIORS

 

Il faut se rendre à l’évidence, il y a un moment, les hommes : il faut oublier,

Et même pire, il faut les fuir !

 

Que leurs amours soient en soins palliatifs, ou en phase terminale, qu’ils soient encore, ou à nouveau, ou temporairement célibataires, ils restent fuyants, craintifs, transparents, comme si la vie les avait durablement anesthésiés, et même à leur insu presque déjà quittés.

 

À trop actionner la pompe à mort fine, ils ne ressentent plus rien.

 

À peine encore dans leurs calcifs, quelques réflexes conditionnés, après s’être baladés en loucedé dans les galeries marchandes des objets homologués :

Jeunes filles en fleurs aux vieilles ficelles, femmes fatalement lubriques, infirmières et vieilles rombières...

 

Adeptes du racolage poussif, aucun signe de séduction, vêtements démodés couleur de tabac vieux, mal fago- tés, un peu crades, aigris, corps avachi, ils recyclent en boucle les souvenirs de leurs heures de lustre, et leurs faits d’armes auprès des dames :

« Je tirerai bien une dernière taffe, avant de rendre mon pyjama

Donnez moi vite une femme ! N’importe laquelle fera l’affaire ! »

 

Pour tromper l’œil de la mort, parfois les femmes sont d’accord.

 

Elles arrivent un peu coquettes dans des maisons abandonnées, aux chambres fermées sur le désordre, sous la poussière des drames anciens.

 

Aucun espace libre.

À peine les bras d’une banquette.

Redoutant de découvrir congelés dans un coin tous les membres d’une vie tronçonnée, elles ne s’égareront pas, fuiront les pénalités, et s’en tiendront aux conventions tacites de la prestation initiale.

 

C’est une passe non tarifée, pour un acte peu gracieux : il faut bien que vieillesse se passe !

 

L’usage des corps sera triste, on n’est pas loin du dégueulasse,

 

« C’était sympa de vous connaître, merci de votre invitation,

mais je ne vais pas pouvoir rester... »

 

 

                           _____________________________

 

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______________________________

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Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie/José Lenzini

20 Avril 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #poésie, #pour toujours, #écriture

Voilà une biographie d'excellence qui a été pénalisée par la crise de la covid 19 suite à l'annulation de toutes les manifestations. Ne reste que la commande en librairie ou sur les plateformes de ventes en ligne

 

article du 21 avril 2021 dans Var-Matin magazine, rendant compte du livre (très belle plume) et annonçant le colloque en ligne du 23 avril

article du 21 avril 2021 dans Var-Matin magazine, rendant compte du livre (très belle plume) et annonçant le colloque en ligne du 23 avril

couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA

couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA

Les Cahiers de l’Égaré, maison d'édition installée au Revest-les-Eaux, depuis juillet 1988 viennent de faire paraître ce 14 octobre 2020  (pour le centenaire de sa disparition) la première biographie de Germain Nouveautrimardeur céleste de la poésie, réalisée par José Lenzini, un spécialiste de Camus, ancien journaliste au Monde qui a travaillé durant près de dix ans sur cet ouvrage. La préface est signée Patrick Lorenzini, ancien journaliste et poète. 

livre au format 14 X 22, 248 pages, ISBN 2-908-35502-113-8. PVP : 15 €

Germain Nouveau (1851-1920), est né et mort à Pourrières, Var.

À Pourrières, il sera le mendiant mystique, Humilis

Une anecdote à son propos : Un Pléiade est paru en 1970, réédité en 1993, consacré à Lautréamont et à Germain Nouveau avec photo de Germain Nouveau sur le coffret. Ce volume de la Pléiade est depuis 2009 remplacé par un volume seulement consacré à Lautréamont. Germain Nouveau dont le souhait était de disparaître, de ne pas laisser de traces, a été exaucé par Gallimard.

Germain Nouveau (1851-1920), ami de Rimbaud et de Verlaine, est à la fois l'auteur de lestes Dixains réalistes, de vers mystiques Ave Maris Stellason dernier recueil qu'il édite à 8 exemplaires, et de poèmes où un sentiment amoureux parfois panique s'exprime avec bonheur, ValentinesLa Doctrine de l'Amour. Il condamnera toute son œuvre et se fera mendiant, avant de se laisser mourir d'inanition. 

Ses liens avec les Illuminations de Rimbaud sont encore mystérieux. Il a recopié certains textes, a été chargé par Verlaine de les éditer. Il y a du Nouveau chez Rimbaud (essai d'Eddie Breuil) mais évidemment les rimbaldiens ne sont pas prêts à concéder ne serait-ce que la possibilité d'une participation de Nouveau à cette composition très difficile à reconstituer de ce qui n'a pas été une oeuvre conçue comme telle. 

L'édition de cette biographie de José Lenzini est le juste prolongement du 1° colloque varois, consacré à Germain Nouveau et qui s’est déroulé en juin 2001, à la Maison des Comoni, le théâtre du Revest, pour le cent cinquantième anniversaire de sa naissance, avec des invités et spécialistes comme Guillaume Zeller, Georges Lauris, Jacques Lovichi, Pierre Borel…

Depuis 2001 il y a eu quatre Cahiers Germain Nouveau en 2008, 2009, 2011 et 2018. Ces publications ont apporté plusieurs textes, correspondances et documents inédits. Les artisans principaux de ces publications sont Jean-Philippe Dewind et Pascale Vandegeerde, par ailleurs collectionneurs de tout ce qui concerne Germain Nouveau. Les études sur Germain Nouveau doivent tout à ce couple de chercheurs passionnés et totalement désintéressés; sans eux rien de tout ce qui arrive actuellement n'aurait eu lieu ; ils sont les gardiens du phare dans la tempête de l'oubli.

Ajoutons en 2015 et 2005 un ouvrage du regretté Jacques Lovichi et une édition de Germain Nouveau provoquée par ses soins. 
Références à tout cela dans la bibliographie de José Lenzini.
 
Au passage, je signale une traduction en espagnol de poèmes de Germain Nouveau, réalisée par Pedro J. Vizoso, de Hastings College aux USA dont j’ai reçu un exemplaire (2015): Saber Amar
 
Manifestations prévues autour de cette parution
Conférence si elle est confirmée (covid19) de José Lenzini à la médiathèque Chalucet, le 20 novembre avec projection du film de Christian Philibert : Le poète illuminé, Germain Nouveau (1851-1920).
Si la fête du livre du Var a lieu, les 20-21-22 novembre, le livre sera présenté par la librairie Charlemagne, en présence de l'auteur.

Un colloque sera organisé les 5 et 6 février 2021 par le département Lettres de l’Université du Var sous la responsabilité de Michèle Monte. Il se déroulera en plusieurs lieux, La Garde, Toulon, Méjanes à Aix (le 6 février 2021 au matin). 

Toutes ces manifestations ont été annulées.

Une grande manifestation avec exposition sera organisée par la médiathèque Méjanes à Aix-en-Provence en février 2021.

Également annulée. Prévue le 23 avril 2021 en visio-conférence.

Un film a été réalisé par Christian Philibert (Les Films d'Espigoule) :

Le poète illuminé, Germain Nouveau (1851-1920) de Christian Philibert
Un documentaire historique - 84 minutes - réalisé en 2020 pour le centenaire de la disparition de Germain Nouveau.
 
Né et mort à Pourrières, dans le Var, Germain Nouveau (1851-1920) forme avec ses amis Rimbaud et Verlaine le plus célèbre trio de la poésie française. Révélé par les surréalistes (Breton, Aragon), il demeure méconnu du grand public, sa mémoire ayant longtemps été occultée par celle de Rimbaud. Plusieurs chercheurs affirment aujourd'hui qu'il est le véritable auteur des Illuminations.
A travers les interviews des principaux biographes et spécialistes de Germain Nouveau, ce long métrage documentaire, tourné sur une période de 25 ans et illustré par une abondante iconographie, dévoile l'histoire et l'oeuvre de ce poète hors du commun. 
 
Réalisation : Christian Philibert, Image et son : Patrick Barra.

Production : Les Films d'Espigoule en partenariat avec Les Amis d'Espigoule (2020)

Ce film sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté à Toulon et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, Toulon.

La ville de Pourrières sera organisatrice de diverses manifestations.

Pour illustrer ce livre, j'ai sollicité la participation de Ernest Pignon-Ernest qui nous a offert la vignette de couverture et une vignette pour l’intérieur. 

Jean-Claude Grosse, 15 octobre 2020, éditeur des Cahiers de l'Égaré

 

TABLE DES MATIÈRES

 

Page 4         Tu es notre frère                    Préface de Patrick Lorenzini

Page 9         À cheval sur un rossignol

Page 17       Vierges, morts et macaronis glutinés

Page 41       Dans le silence de Marseille assourdie

Page 67       Le temps des voyants

Page 105      Cythère sur Tamise

Page 133      Des Illuminations manquant de clarté

Page 153      La naissance d’Humilis

Page 175      La lettre muette

Page 201      L’aube du trimardeur céleste

Page 225      Mémoire de la fosse commune 

Page 241      Bibliographie

 

Colloque virtuel du 23 avril 2021 

23 avril matin :

9h : Michèle Monte (Babel, Toulon) : scène énonciative et argumentation dans La Doctrine de l’Amour : cohérence et originalité

9h30 : Stéphanie Thonnerieux (Passages XX-XXI, Lyon 2) : Énonciation, dialogisme et genre poétique dans les Valentines : le lyrisme parlé de Germain Nouveau

10h : Discussion et pause

 

11h : Richard Renault  (CRISCO, Caen) : le traitement automatique de la métrique de Germain Nouveau

11h30 : Alain Chevrier (Rouen) : les fantaisies métriques de Germain Nouveau

12h : Discussion

 

12h30-14h : pause-repas

23 avril après-midi :

14h : Daniel Bilous (Babel, Toulon) : « Au fond du reconnu pour trouver du Nouveau ». Parodies et détournements chez Nouveau 

14h30 : Amandine Cyprès (Babel, Toulon) : Des Valentines aux Fantaisistes : petit itinéraire vers un lyrisme ironique

15h : discussion

 

15h30 : Antoine Piantoni (docteur de Sorbonne Université) : « Le plafond s’effondre en fleurs idéales » : Germain Nouveau prosateur

16 h : Anthony Piana (Nice) : « Une place à trouver » 

16h30 : discussion

 

17h30 : clôture du colloque

 

 

 

vignette d'Ernest Pignon-Ernest

vignette d'Ernest Pignon-Ernest

l'affiche du film de Christian Philibert sur Germain Nouveau,; il sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, si les conditions sanitaires le permettent

l'affiche du film de Christian Philibert sur Germain Nouveau,; il sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, si les conditions sanitaires le permettent

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Les collections des Cahiers de l'Égaré

5 Septembre 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #collection privée du capitaine, #philosophie, #poésie, #théâtre, #écriture, #jean-claude grosse, #pour toujours

article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents

article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents

Pour mes 80 ans prochains, sachant que l'éternité est le lot des âmes et des esprits, pour le corps, je ne sais rien, il semble judicieux de se soucier de la pérennisation des Cahiers de l'Égaré, aventure initiée en juillet 1988, en lien avec le festival de théâtre du Revest et qui à ce jour a publié 214 titres. La meilleure façon de pérenniser semble être dans la création  de collections, indépendantes, sous la responsabilité de personnes beaucoup plus jeunes que moi. Existe déjà la collection privée du capitaine, ISSN 2430-4204, sous la responsabilité de Baptiste Moussette et de Lucie Doublet, collection basée à Saint-Denis dans le 93. 

La Collection privée du Capitaine est née en juin 2015.

Elle s’inscrit au sein des Cahiers de l’Égaré comme une collection autonome, qui s’appuie sur la structure de la maison d’édition, pour déployer son propre chemin, sa propre sensualité, s’inspirant de l’esprit poétique d’égarement déjà existant, et inventant son propre esprit.

La ligne éditoriale de La Collection privée du Capitaine désire défendre, et mettre en avant, des écrits contemporains d’une certaine qualité et tenue littéraires. Les écrits peuvent être de l’ordre du récit, du roman, du théâtre, ou encore, de la poésie. Il y a un déploiement, espérons-le, d’écritures singulières, exigeantes, mais accessibles à tous.

De par son format, la collection privilégie des écrits courts, ou mi-longs.

La Collection privée du Capitaine désire offrir un espace aux écritures profondes, mais qui savent aussi caresser les surfaces. Aux écritures habitées, et maniant le retrait. Aux belles écritures, touchantes, vives, évocatrices, prospectives. Des écritures qui donnent à entendre, humaines, et qui puissent être objet de lectures vivantes. Des écritures à traverser, à méditer, et dont les images émergent aisément.

Chaque écrit déploie une beauté, une justesse, qui lui est propre, et qui lui échappe aussi. Des écritures engagées par les auteurs, comme désengagées, laissant ainsi la place à l’écriture, aux lecteurs et aux lectrices.

La Collection privée du Capitaine vous souhaite de bonnes lectures, et elle remercie chaleureusement ses auteurs, sans qui, elle n’existerait pas. Elle remercie aussi, pour ses illustrations de couvertures exceptionnelles, Vincent Muir et Céline Piriac. Elle remercie enfin Jean-Claude Grosse, pour son bonheur égarant.

Baptiste Moussette & Lucie Doublet
La Collection privée du Capitaine

Une deuxième collection existe de facto mais n'a jamais été finalisée, la collection Théâtre de la Jeunesse. Elle est le fruit d'un partenariat suivi entre la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti (basée un temps à L'Abattoir à Cuers, puis installée à La Seyne sur Mer, place Martel Esprit, devenue aussi lieu de résidences d'écritures) et Les Cahiers de l'Égaré.

Depuis le 28 septembre 2019, la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti est passée sous la responsabilité du Pôle, scène conventionnée d'intérêt national art en territoire, basée au Revest. Les activités portent dorénavant le nom de Saison Gatti. Dans les semaines à venir, un N° de collection sera demandé, officialisant l'existence de cette collection.

La Bibliothèque Armand Gatti a coédité avec Les Cahiers de l’Égaré :
Le Corps qui parle (recueil de huit pièces courtes commandées à huit auteurs varois, 2001) Rêver le monde (recueil de quatre pièces pour la jeunesse couvrant le champ scolaire du primaire au lycée, 2002), Des Lendemains qui dansent (cinq pièces pour la jeunesse, 2004).

Dans la collection Théâtre jeunesse en partenariat avec la bibliothèque de théâtre Armand Gatti

Des lendemains qui dansent : Mina Chouya de Frédéric Senent - Mise au point, virgule de Françoise Pillet - Le Garçon aux sabots de Marie-Line Laplante - On fume une cigarette et en avant pour la nouvelle de vie! de Fabienne Rouby - « Au pays de mon Père on voit des bois sans nombre » de Françoise du Chaxel.

Rêver le monde : Les trois vies de Zéfurine de Sylvie Durbec, Catherine Krémer, Jean-Claude Leportier - Zindziwa et la légende du vieux monde de Lucette Salibur - Si on rêvait ? Si on parlait ? de Françoise du Chaxel - Les badauds de Catherine Zambon.

Théâtre de la jeunesse #1 : Récréations - Sans défense - La SEGPA, c’est pas du gâteau ! - Deux meurtres pour le prix d’un, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Fabien Arca, Sabine Tamisier, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse # 2 : Aux peurs etc. - Les Enfants de Jules-Verne - La Guerre des Planètes - À la recherche du grêlon, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Julie Aminthe, Fabien Arca, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse #3 : Le secret de Grésigrove - Le jour où j’ai bouché les toilettes - Un monde nouveau - Sauver X, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Catherine Verlaguet, Catherine Benhamou, Fabien Arca, Julie Aminthe.

Théâtre de la jeunesse # 4 : ZUP &Villa de Barbara Métais-Chastanier - Balance ton H ! de Mustapha Benfodil - La vilaine petite cane suivi de Double-je(ux) de Julie Aminthe.

 

Théâtre de la jeunesse #5, nouveau format 15 X 21, papier ivoire, 148 pages, 500 exemplaires, ISBN 2-978-35502-111-4, PVP 12 €, distribution Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris / 0145488462

À la fois cinquième édition d’un projet fondé par Orphéon et première réalisée dans la cadre de la Saison Gatti qui a rejoint le Pôle – scène conventionnée d’intérêt national Art en territoire – ce recueil regroupe quatre pièces de théâtre, écrites durant l’année scolaire 2019-2020. Elles sont nées de la rencontre des élèves de trois classes de CM2 de La Seyne-sur-Mer et d’une classe du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée, avec quatre dramaturges : Lucie Depauw, Hans Limon, Julie Aminthe, Anouch Paré.

une 3° collection est en gestation, la collection APORIE

coïncidence : l'initiateur de cette collection, José Lenzini, sait-il que la revue APORIE a existé de 1982 à 1990, a édité 13 N°, le 14°, le Vent, n'ayant été que du vent comme il se doit. La revue APORIE a été dirigée par Jean-Claude Grosse et François Carrassan.

APORIE

proposition de collection

Que serait-il advenu de tel auteur, philosophe, savant, stratège ou sportif si, à un moment donné de sa vie, le contexte, l’histoire, un événement anodin en avait modifié le parcours… Ce postulat posé, il convient alors d’envisager ce qui aurait pu se passer et parfois bouleverser notre quotidien, tout en collant au contexte historique, à l’environnement sociologique de tel ou tel autre personnage. Ce, de manière originale, inattendue, décalée, tout en gardant une forme de complicité avec la réalité antérieure et en mettant en exergue des passerelles clins d’œil entre ce qui est advenu réellement et ce que l’auteur en fera.

Pour ce faire, il me paraît nécessaire de proposer des livres courts n’excédant pas 100.000 signes, afin qu’ils puissent être dynamiques, rapides sans se perdre dans les arcanes du savoir ou/et de l’histoire. 

D’où la nécessité de faire appel à des spécialistes qui seront à même de se livrer à cet exercice de l’improbable… 

Quelques auteurs pressentis s’intéressent à ce projet auquel ils seraient prêts à collaborer parmi lesquels Boris Cyrulnik, Daniel Herrero, Razika Adnani, Wassyla Tamzali, José Lenzini et Boualem Sansal

José Lenzini qui propose cette collection a longtemps été journaliste (Var Matin, Le Monde, La Tribune, BFM). Il a écrit et publié une vingtaine d’ouvrages (notamment chez Actes Sud et Belfond) dont cinq consacrés à Albert Camus (l'un réédité chez Barzakh en Algérie), un à Barberousse, un à Jules Roy et deux autres à Aurélie Picard, princesse Tidjani. Il est l'auteur de la première biographie de l'écrivain Mouloud Feraoun parue chez Actes-Sud et récemment rééditée aux Éditions Casbah (Alger). 

Il est également co-auteur, pour le théâtre, de deux pièces : "Mai 68 : de Gaulle, la révérence" et « Les mots lestés »

 

 

 

Je conserverai la responsabilité de quelques titres et aventures, essais, poésie, théâtre, livres pluriels. Un essai de François Carrassan, titre provisoire Réalité en sursis, illustré par Bernard Plossu, Père Ubu et mère Blabla de Philip Segura, Your last video (porn theater) d'un auteur sud-africain, Futurs désirés pour Corsavy, Le Revest, le recueil des écritures des apprentis du CFA de l'Agricampus de Hyères, Les Antigones sous la responsabilité de Moni Grego, projet initié par Marilyne Brunet...

un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées
un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées

un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées

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Les enfants de moins de douze ans volent / Michel Gendarme

1 Juin 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #collection privée du capitaine, #cahiers de l'égaré, #théâtre, #poésie

vient de paraître; diffusion Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris

vient de paraître; diffusion Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris

Les enfants de moins de douze ans volent !! de Michel Gendarme
La Collection privée du Capitaine – 42 pages
Les Cahiers de l’Égaré
Un poème hommage aux arbres
aux tempêtes et aux hommes

Force neuf
Rentre chez toi misérable rentre où tu dois être
Ce n’est plus l’heure d’être
Tu deviens voyou brigand terroriste à cette heure
De ne plus être l’enfant que nous fomentions
Et nous nous tu nous oublies

Les enfants de moins de douze ans volent !!  tisse les mots à la force du vent, et nous emmène peu à peu dans la tempête. Sa poésie parle d’enfance, des arbres, de l’artisanat, mais aussi du jeu de l’être, de son voilement et son dévoilement.   

Né en 1957, Michel Gendarme est poète, auteur dramatique, et romancier. Les enfants de moins de douze ans volent !! est son premier titre au sein de la collection. Il a aussi publié Le voyage d’Amadou (les survivants) aux « Cahiers de l’Égaré », et d’autres textes chez « Gros Textes Éditions », ou encore les éditions du « Non Verbal ».

Les enfants de moins de douze ans volent / Michel Gendarme

Personnage : 

Amadou, 21 ans, porte un Sweat à capuche 

Résumé : 

Amadou, jeune Malien issu de la pauvreté, de la brousse puis de la rue, vit de petits boulots, de nourritures et d’hébergements précaires. Baladé d’un tuteur exploiteur à un coach sincère, il se raccroche à ce qui l’aide à vivre, le football, qu’il pratique depuis l’enfance pour meubler ses longs moments d’oisiveté sans école. Repéré par quelques professionnels, aguerri par quelques matchs victorieux, il se fixe pour seul objectif de devenir joueur professionnel et pour cela de rejoindre l’Europe par tous les moyens. Pour lui, ce sera par la Libye via le désert avant de s’embarquer pour l’Italie. Longue épopée de deux années, risquée et dangereuse, mortelle pour beaucoup. Ce rêve sombre à quelques encablures de Tripoli lorsque le bateau sur lequel se sont entassés des centaines de malheureux coule et qu’Amadou est repêché in extrémis par les gardes côtes libyens. Une autre aventure commence alors pour lui, celle d’une renaissance, celle du retour au pays avec un combat acharné pour la reconnaissance de ses droits et de sa dignité d’homme. 

Début de la pièce : 

Amadou et quelques-uns de ses camarades sont amenés de force auprès du Ministre, à Bamako. Ils ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient pour la xième fois afin d’obtenir le versement de l’indemnité promise il y a un an lors de leur rapatriement de la Libye au Mali. 

Amadou s’adresse au Ministre puis il commence le récit de son périple et des causes qui l’ont poussé à l’entreprendre. 

Chez le Ministre. 

Tu me donnes la parole, Monsieur le Ministre, je la prends. Mes camarades ici présents me donnent la parole, je la prends. Monsieur le Ministre, ce que tu vas recevoir dans tes oreilles est sacré, ce sont les mots que nous avons rapportés de notre dangereux périple. Chacun ici pourra témoigner de leur véracité. Tu nous as faits venir, manu militari, oh pardon ! je m’aperçois que je te tutoie, je devrais dire vous, Monsieur le Ministre. Tu vois, vous voyez, tu vois, ici chacun de nous est un minuscule grain dans l’immensité. Mais un grain qui se lève, poussé par la colère, plus un autre grain et encore un autre, ça fait une tempête, Monsieur le Ministre, une tempête qui pourrait grésiller à tes oreilles. Alors écoute-là, Monsieur le Ministre, écoute le sable. 

Amadou extrait de sa poche une poignée de sable qui s’écoule lentement. 

À mots découverts, Paris (dir. Michel Cochet )
"... ce récit-là m’a convaincu, il est fiévreux, passionné, touchant, prenant et tendu comme un arc. J’ai vraiment été pris par cette histoire... Un témoignage brut, une parole simple et vraie, directe. Une écriture sans fioriture, sans commentaires, remarquable de concision et de netteté, fourmillant par ailleurs d’une infinité de petits détails pris sur le vif qui nous rend l’histoire remarquablement proche et familière..." 

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