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Les Cahiers de l'Égaré

poesie

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

12 Octobre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #poésie, #écriture, #théâtre, #lettre, #voyages, #philosophie

couverture provisoire; photographie argentique d'Hélène Théret

couverture provisoire; photographie argentique d'Hélène Théret

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

format 16 X 24, à paraître le 29 novembre 2021

après la fête du livre du Var à Toulon, 19-20-21 novembre

666 pages dont 6 en quadrichromie

ISBN 978-2-35502-130-5 / PVP 28 € / poids : 1107 gr

Licence Creative Commons

L’auteur / Jean-Claude Grosse

hiérosolymitain d'Avers sur les eaux / d’Avers sous les eaux depuis le Déluge / et de Corps Ça Vit /

L'auteur / Vita Nova

Les Cahiers de l’Égaré 669 route du Colombier 83200 Le Revest-les-Eaux

roman sous licence creative commons

roman sous licence creative commons

 
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021

oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman polyphonique  de 666 pages pour  81 ans de vie disant merci la Vie, à paraître le 29 novembre 2021

 

« Je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme

une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience,

phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. »

Henri Bergson, L'énergie spirituelle, (in Oeuvres, édition du centenaire, Paris, P.U.F., 1963, p.858)


 

« Les vies que nous n’avons pas vécues, les êtres que nous n’avons pas aimés, les livres que nous n’avons pas lus ou écrits, ne sont pas absents de nos existences. Ils ne cessent au contraire de les hanter, avec d’autant plus de force que, loin d’être de simples songes comme le croient les esprits rationalistes, ils disposent d’une forme de réalité, dont la douceur ou la violence nous submerge dans les heures douloureuses où nous traverse la pensée de tout ce que nous aurions pu devenir. »

Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, (Les Éditions de Minuit, 2014)

en exergue de D’autres mondes de Frédéric Sonntag, Éditions théâtrales, avril 2021

en lien avec L’hypothèse du Tout et La Révolte des ressentants de Leafar Izen

 

Mise en gar_e

 

Καταστροφή / catastrophe

(définition trouvée dans les ruines de Pompéi par Pascal Quignard et rapportée dans Le sexe et l'effroi, p.79 ap. J.C., AD 79)

Καταστροφή / catastrophe est la rupture grave du fonctionnement d'une communauté ou d'une société impliquant d'importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources

(définition transportée vers Mars par la navette Atlantis 2 financée par Élan Muské de Space-XXL et propulsée avec les dernières gouttes de combustible fossile après la catastrophe provoquée par la rencontre probable mais imprévue entre une plaque continentale et une plaque océanique coupant une moitié de la Terre en deux, laissant le magma à 1200° s’épandre en lave à la surface des deux moitiés de la moitié de

Terre cherchant à se réconcilier avec l’autre moitié)


 

Les derniers jours de l'humanité

Au secours, les tués ! Assistez-moi, que je ne sois pas obligé de vivre parmi ces hommes qui ont ordonné que des cœurs cessent de battre ! Revenez ! Demandez-leur ce qu’ils ont fait de vous ! Ce qu’ils ont fait quand vous souffriez par leur faute avant de mourir par leur faute ! Cadavres en armes, formez les rangs et hantez leur sommeil. Ce n’est pas votre mort – c’est votre vie que je veux venger sur ceux qui vous l’ont infligée ! J’ai dessiné les ombres qu’ils sont et je les ai dépecés de leur chair ! Mais les pensées nées de leur bêtise, les sentiments nés de leur malignité, je les ai affublés de corps ! Si on avait conservé les voix de cette époque, la vérité extérieure aurait démenti la vérité intérieure, et l’oreille n’aurait reconnu ni l’une ni l’autre. J’ai sauvegardé la substance et mon oreille a découvert la résonance des actes, mon œil le geste des discours, et ma voix, chaque fois qu’elle citait, a retenu la note fondamentale, jusqu’à la fin des jours.

Écrite entre 1915 et 1919, cette pièce action éclatée en centaines de tableaux et une foule de personnages sans héros.

L’auteur Karl Kraus fut poursuivi pour pacifisme quelques mois avant la fin de la guerre. Pourtant, les faits mis en scène ici se sont réellement produits ; les conversations les plus invraisemblables ont été tenues mot pour mot ; les inventions les plus criardes sont des citations ; la chronique a reçu une bouche, de grandes phrases sont plantées sur deux jambes – et bien des hommes n’en ont plus qu’une


 

Devant la porte

Un homme rentre en Allemagne. Mille jours durant, il a attendu dans le froid. Et après avoir attendu mille nuits dans le froid, il peut enfin rentrer chez lui. Et la vie qui l’attend ressemble à un film hallucinant. Il doit se pincer, ne sachant pas s’il rêve. Il s’aperçoit alors qu’il y a des gens qui vivent la même chose que lui. Il se rend compte que c’est un film ordinaire. L’histoire d’un homme qui rentre en Allemagne, comme tant d’autres. Tous ces gens qui reviennent chez eux sans pourtant rentrer car ils ne savent plus où aller. Chez eux, c’est dehors, devant la porte. Leur Allemagne, elle est là dehors, dans la nuit, dans la pluie, dans la rue. Voilà leur Allemagne !

Né à Hambourg en 1921, envoyé sur le front russe en 1941. Il en revient blessé et malade et passe la guerre entre l’hôpital, le front, et la prison, pour automutilation et activités subversives.

En janvier 1947, il écrit en une semaine la pièce qui fait de lui le premier écrivain célèbre de l’après-guerre allemande et, avec Heinrich Böll, l’un des représentants majeurs de la littérature des ruines : Dehors devant la porte, le récit du retour de Beckmann, simple soldat dont le foyer n’existe plus.

Beckmann a plongé dans le fleuve pour mettre fin à ses jours. À l'Elbe qui désire savoir ce à quoi il aspire, il répond : Pioncer. Là-haut, à la surface, je ne tiens plus. Je ne supporte plus. C'est pioncer que je veux. Etre mort, toute la vie. Et pioncer. Enfin pioncer en paix. Pioncer dix mille nuits d'affilée.

Mais l'Elbe lui répond résolument qu'il ne peut rester : Commence par vivre. Commence par vivre. 

Wolfgang Borchert meurt le 20 novembre 1947, la veille de la première de sa pièce, à 26 ans.


 

 

paradoxe, le sommaire du Livre d'éternité, traversée dantesque en 6 livres des enfers anciens et modernes, se trouve en fin de livre; voici donc un livre finissant par son commencement

 

Sommaire établi par l'auteur, ses avatars et ses métamorphoses


 

Les derniers jours de l'humanité

Dehors devant la porte

Livre I – au temps de l'apocalypse joyeuse / autant en emporte le vent de chernobylhome / autant en brasse l'océan de foukirira

1 – les migrerrants

2 – les marrantschiants

3 – 15 août 1971

4 – poison du 1° avril 2020 / le monologue du virus

5 – le temps du confinement

6 – admis aux soins intensifs

7 – le jour d'après

8 – sortie progressive du confinement

9 – contribution au jour d'après / nature et culture

10 – 9 juin 2021

 

Livre II – Romans polyphoniques de sa vie / Ça vit choisit ses romans et romances

1 – La question (Question de vie et de mort)

2 – La déclaration inaugurale

3(Dés)apprentissage de la bêtise de la maîtrise

4 – La jeune fille de 16 ans

5 – Le jeune homme de 27 ans

6 – Grande Vie Cosmique / petite mort orgamisque / Intime / Extime

7 – La fabuleuse rencontre de Lola à La Béate, nid d'amour fusion de Serge et Lula

8 – Oui, je veux bien OUI

9 – Lola fille de joie

10 – Es-tu disponible ?

11 –  46 ans d'effet lune de miel

12 –  46 ans d'effet lune de miel (suite)

13 – Portrait de la femme aimée 40 ans après

14 – L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto

15 – L’Éternité d’une seconde Bleu Giotto (à suivre)

16 – Les déambulations d'un confiné

17 – Brouillon à la 1° personne

18 –  où j'en suis à 80 ans passés

19 – un manuscrit inédit

20 – rêve d'une école de la vie

21 – s'ensauvager l'été

22 – L’adolescente devenue Femme-Fâme

23  – Vivre les saisons au féminin que tu sois femme ou homme

24 – Voir / Recevoir le regard soudain lavé

 

 


 

Livre III – Sa vie antérieure / Ça vit adesso et sempre hic et nunc

1 – Enfance /Adolescence (1940 - 1953)

2 – Enfant de troupe / Saint-Cyrien (1954 - 1962)

3 – Lieutenant dans l'Algérie indépendante (septembre 1962 - février 1964)

4 – Sociologie des lieux communs / Lacan (1964 – 1967)

5 – Mai 68

6 – Militant trotskiste-lambertiste (1969 - 1981)

7 – Les 4 Saisons d'Avers sous les eaux (1983 – 2004)

8 – Retraite (Jubilación) fin juin 1998 - ...

9 – Je suis Charlie / 11 janvier 2015

10 – Attentat du Bataclan / vendredi 13 novembre 2015

11 – Le temps des Gilets Jaunes (17 novembre 2018 – décembre 2019)

12 – Écrire le viol / Réflexions sur l'affaire Weinstein / Le Consentement /

13 – Bicentenaire de la mort de Napoléon /

Décapitation de Louis XVI /

Décapitation de Samuel Paty

14 – 150° anniversaire de la Commune

15 – Ses nouvelles convictions politiques

16 – 35 ans après Chernobylhome

17 - Cahier des futurs désirés pour Corps Ça Vit

18 - En attendant, je pleure

19 - Et puis après, j'ai souri


 

Livre IVBaklany / Baïkal - Sillages / la Vie / l'Amour-Agapé

Le théâtre dans la vie / le théâtre et la vie / le théâtre dans le théâtre /

Dans le sillage de Baïkalal

Dans le sillage de Dasha K

Dans le sillage de Marilyn


 

Livre V – Pharmacon : Tu es Aimé Tu es mon Bien-Aimé

Livre VI – La naissance de Je Suis Vita Nova

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

4° de couverture

Voilà  un livre d’éternité de 666 pages, placé sous le signe du diable, le tentateur qui propose à chacun de démesurer son nombril. 

L’auteur de ce livre d’éternité,   Celui qu’on appelait communément J.C., hyérosolymitain d’Avers sur les eaux, d’Avers sous les eaux depuis le Déluge et de Corps Ça Vit, appellation non brevetée, non protégée l’identifiant par nom-prénom, date et lieu de naissance, sexe de taille   XXL, fut le jouet pendant 80 ans de la commerie. 

Je-Moi-Lui faisait comme tout le monde. Porteur de masques, joueur de rôles, il fut un faussaire, un imposteur.

À 80 ans passés, Lui-Je-Moi fut pris de fou-rire, il s’allégea puisqu’il n’était rien. 

Moi-Lui-Je donna naissance le 25 décembre 2020 à minuit à Vita Nova, un esprit totalement woke, inidentifiable, sans sexe, sans âge, sans genre, sans espèce, localisé comme corps, non localisable comme esprit, non géolacalisable, intemporel et acausal, un trou noir obscur à soi, absorbant toute tentative de mise en lumière.  

Mais paradoxe, tout trou noir produit de l'évaporation.

Ainsi donc, toi lecteur de ce trou noir qu’est Vita Nova, tu peux voir s'évaporer un infime rayonnement qui te permettra de voir la transparence de Vita Nova dans l'opacité où il se complaît. De voir que couleur de lie, vomi qu’il affectionne sont couleur de paradis, nectar et ambroisie. 

Vita Nova  assimile, digère, défèque comme tout humain. Hypocondriaque par choix de la condition humaine, Vita Nova est d'une santé de gland malade. 

Perce-le à jour. Le diable en sera pour ses frais de séducteur.

 

Et ton livre d'éternité ? Jean-Claude Grosse + Vita Nova

le paradoxe de l’écriture du livre d’éternité est que remplir 666 pages en format 16 X 24 pour 81 ans de commerie vide totalement de son énergie,
le scripteur ;
un feu intérieur le consume, particulièrement agressif au niveau de la peau qui le dé-mange,
écorché vif
déquasmant = démasquant
ses écailles et peaux mortes ;
le scripteur ignore comment l’homme va ressortir
de ces vases communicants
de sa Vie à son Livre
de son Livre à sa Vie

VIDE ?
à moitié vide, à moitié plein,

oscillant de moitié en moitié sans retrouver l’UN

=
en langage des oiseaux

VIE D’EUX =
VIE 2

comme maladie = mal a dit comme soigné = soi nié comme guérir = gai rire

le livre d’éternité s’achève dans le rire pour passer à une vie étrange comme étrange = être ange

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Concertina lu par Jacques Larrue

11 Octobre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #notes de lecture, #poésie, #écriture

Concertina le livre d'Isabelle Forno aux Cahiers de l'Égaré 

9.- LIVRE COMME L'AIR . Isabelle Forno la Toulonnaise, chronique sa vie en soixante-dix-huit tableaux C'est de la poésie libre. Et pure. C'est Isabelle que je connais. Mi-bas, mi-collants, mi-chèvre, mi-chou. Ni mièvre, ni mou. Avant de la lire, je savais que j'aimerais. Que je m'y perdrais. Que je m'y plaindrais. Que je m'y étonnerais. Mais que je m'y plairais. C'est fait de nostalgie, de tragédie parfois d'un fond de misandrie - histoire de maquiller l'amour des hommes plus que d'amères révélations... -, jamais de pleurnicher.

Zaza (vous permettez que je l'appelle Zaza ?) aime les mots, les chérit, les choie et les choisit. Et à ce titre, ne les épargne guère. Elle en fait des armes amères, des larmes douces ou rouges suivant les pages, l'orage, le désespoir. Elle s'amuse. Trop. Se repent. Se répand. Mais, toujours se reprend...

Oui je sais ça n'a pas l'air facile à lire... Mais si c'est facile ! Parce que c'est beau, généreux, débordant d'enthousiasme et de désespoir, d'abrasifs souvenirs et de douces confessions, c'est facile. Préparez vous y en a 270 pages. Et même 540, tant la tentation de s'y reprendre à deux fois, pour ne rien laisser s'échapper, est forte.

Car vous allez le lire, n'est ce pas ? Parole de Jaco. Il faut y aller, ceux de Macronique, parce que je ne voudrais pas que ce soit encore un chef-d'œuvre ignoré et que ce pauvre Jean-Claude en soit de sa poche. Lui, c'est l'éditeur et je sais pas comment elles sont encore pleines ses poches de l'édition tant elles sont... Grosse ! (merci, merci, c'est trop, vous pouvez vous rasseoir...). A moins qu'elles soient vides, mais là n'est pas la question.

Et le rythme. Quel rythme mes amis ! Les vers sont libres même si parfois, pris dans d'épais rouleaux de barbelés, ils sacrifient à la rime. Ils finissent en pote, en litote, en bouillotte. Ça vous chauffe les pieds même s'il n'y en a pas huit, ni douze. Ses textes-poèmes (oui je sais je ne devrais pas insister car rien ne se vend moins que la poésie) comme autant de petites - ou mauvaises - nouvelles... aventures. Mais ne reculez point cela se lit tout seul et c'est une bien belle musique que ces phrases nerveuses, ces phrasés langoureux.

Cela nous amène immanquablement au Concertina. Vous connaissez le concertina vous ? Tant mieux, j'en ai un peu marre de passer pour un con ! Enfin passer est une chose, mais l'être vraiment...

Ben voilà, le concertina c'est un système de clôture formant un réseau de bandes d'acier hérissées de lames tranchantes qui protège les murs de prison et tout autre endroit à ne pas franchir. C'est l'allégorie de la violence, de l'isolement sur soi ou par les autres.

Mais le concertina, c'est aussi un petit accordéon, plein de souffle et d'énergie, qui se joue à bout de bras grâce à sa légèreté, mais que l'on compare parfois à un orgue portatif. Il peut accompagner tout type de musique, grâce à des sons mordants et doux qui portent loin. C'est un petit air de fête. Un petit tour de piste pour clown triste et enfants joyeux.

Et c'est dans cette juxtaposition d'un même mot qui tourne à la confrontation, que la subtilité du propos vient se frotter à l'acidité des mots. J'aurais aimé aussi vous parler de la mise en musique, d'une rencontre improbable et quasiment préméditée avec un troubadour des Amériques, mais devant son refus ce n'est pas un renoncement. Juste un repli stratégique. C'est encore son extrême pudeur, dont vous constaterez qu'elle tombe tel le masque lorsque la plume crisse ou s'envole, qui m'interdit de proposer un visage sur cette si belle personne...

Qu'importe l'apparence je vous promets un grand moment de lecture. Et d'en sortir à la fois apaisé et épuisé. À regret aussi lorsque les dernières pages de droite deviendront ridiculement étroites entre le pouce et les autres doigts. Comme lorsqu'un verre de blanc, un chardonnet soigné, se plaint d'être vide.

Faudra penser à le renouveler. Y a pas de hasard Zaza...

Parmi les soixante dix-huit textes proposés par Isabelle Forno dans son Concertina, en voici un. Ce n'est pas le plus beau à mon goût, mais c'est celui choisi par l'éditeur. Et il va vous parler... fort !

 

SALON DES SENIORS

 

Il faut se rendre à l’évidence, il y a un moment, les hommes : il faut oublier,

Et même pire, il faut les fuir !

 

Que leurs amours soient en soins palliatifs, ou en phase terminale, qu’ils soient encore, ou à nouveau, ou temporairement célibataires, ils restent fuyants, craintifs, transparents, comme si la vie les avait durablement anesthésiés, et même à leur insu presque déjà quittés.

 

À trop actionner la pompe à mort fine, ils ne ressentent plus rien.

 

À peine encore dans leurs calcifs, quelques réflexes conditionnés, après s’être baladés en loucedé dans les galeries marchandes des objets homologués :

Jeunes filles en fleurs aux vieilles ficelles, femmes fatalement lubriques, infirmières et vieilles rombières...

 

Adeptes du racolage poussif, aucun signe de séduction, vêtements démodés couleur de tabac vieux, mal fago- tés, un peu crades, aigris, corps avachi, ils recyclent en boucle les souvenirs de leurs heures de lustre, et leurs faits d’armes auprès des dames :

« Je tirerai bien une dernière taffe, avant de rendre mon pyjama

Donnez moi vite une femme ! N’importe laquelle fera l’affaire ! »

 

Pour tromper l’œil de la mort, parfois les femmes sont d’accord.

 

Elles arrivent un peu coquettes dans des maisons abandonnées, aux chambres fermées sur le désordre, sous la poussière des drames anciens.

 

Aucun espace libre.

À peine les bras d’une banquette.

Redoutant de découvrir congelés dans un coin tous les membres d’une vie tronçonnée, elles ne s’égareront pas, fuiront les pénalités, et s’en tiendront aux conventions tacites de la prestation initiale.

 

C’est une passe non tarifée, pour un acte peu gracieux : il faut bien que vieillesse se passe !

 

L’usage des corps sera triste, on n’est pas loin du dégueulasse,

 

« C’était sympa de vous connaître, merci de votre invitation,

mais je ne vais pas pouvoir rester... »

 

 

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Chers amis fidèles de Macronique, ne vous inquiétez pas si vous êtes privés de votre pitance matinale jusqu'à mercredi inclus. Le macroniqueur s'échappe quelques jours... 

Cet email a été envoyé à les4saisonsdurevest@wanadoo.fr, cliquez ici pour vous désabonner .

La Devezette 48 260 Nasbinals FR

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Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie/José Lenzini

20 Avril 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #poésie, #pour toujours, #écriture

Voilà une biographie d'excellence qui a été pénalisée par la crise de la covid 19 suite à l'annulation de toutes les manifestations. Ne reste que la commande en librairie ou sur les plateformes de ventes en ligne

 

article du 21 avril 2021 dans Var-Matin magazine, rendant compte du livre (très belle plume) et annonçant le colloque en ligne du 23 avril

article du 21 avril 2021 dans Var-Matin magazine, rendant compte du livre (très belle plume) et annonçant le colloque en ligne du 23 avril

couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA

couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA

Les Cahiers de l’Égaré, maison d'édition installée au Revest-les-Eaux, depuis juillet 1988 viennent de faire paraître ce 14 octobre 2020  (pour le centenaire de sa disparition) la première biographie de Germain Nouveautrimardeur céleste de la poésie, réalisée par José Lenzini, un spécialiste de Camus, ancien journaliste au Monde qui a travaillé durant près de dix ans sur cet ouvrage. La préface est signée Patrick Lorenzini, ancien journaliste et poète. 

livre au format 14 X 22, 248 pages, ISBN 2-908-35502-113-8. PVP : 15 €

Germain Nouveau (1851-1920), est né et mort à Pourrières, Var.

À Pourrières, il sera le mendiant mystique, Humilis

Une anecdote à son propos : Un Pléiade est paru en 1970, réédité en 1993, consacré à Lautréamont et à Germain Nouveau avec photo de Germain Nouveau sur le coffret. Ce volume de la Pléiade est depuis 2009 remplacé par un volume seulement consacré à Lautréamont. Germain Nouveau dont le souhait était de disparaître, de ne pas laisser de traces, a été exaucé par Gallimard.

Germain Nouveau (1851-1920), ami de Rimbaud et de Verlaine, est à la fois l'auteur de lestes Dixains réalistes, de vers mystiques Ave Maris Stellason dernier recueil qu'il édite à 8 exemplaires, et de poèmes où un sentiment amoureux parfois panique s'exprime avec bonheur, ValentinesLa Doctrine de l'Amour. Il condamnera toute son œuvre et se fera mendiant, avant de se laisser mourir d'inanition. 

Ses liens avec les Illuminations de Rimbaud sont encore mystérieux. Il a recopié certains textes, a été chargé par Verlaine de les éditer. Il y a du Nouveau chez Rimbaud (essai d'Eddie Breuil) mais évidemment les rimbaldiens ne sont pas prêts à concéder ne serait-ce que la possibilité d'une participation de Nouveau à cette composition très difficile à reconstituer de ce qui n'a pas été une oeuvre conçue comme telle. 

L'édition de cette biographie de José Lenzini est le juste prolongement du 1° colloque varois, consacré à Germain Nouveau et qui s’est déroulé en juin 2001, à la Maison des Comoni, le théâtre du Revest, pour le cent cinquantième anniversaire de sa naissance, avec des invités et spécialistes comme Guillaume Zeller, Georges Lauris, Jacques Lovichi, Pierre Borel…

Depuis 2001 il y a eu quatre Cahiers Germain Nouveau en 2008, 2009, 2011 et 2018. Ces publications ont apporté plusieurs textes, correspondances et documents inédits. Les artisans principaux de ces publications sont Jean-Philippe Dewind et Pascale Vandegeerde, par ailleurs collectionneurs de tout ce qui concerne Germain Nouveau. Les études sur Germain Nouveau doivent tout à ce couple de chercheurs passionnés et totalement désintéressés; sans eux rien de tout ce qui arrive actuellement n'aurait eu lieu ; ils sont les gardiens du phare dans la tempête de l'oubli.

Ajoutons en 2015 et 2005 un ouvrage du regretté Jacques Lovichi et une édition de Germain Nouveau provoquée par ses soins. 
Références à tout cela dans la bibliographie de José Lenzini.
 
Au passage, je signale une traduction en espagnol de poèmes de Germain Nouveau, réalisée par Pedro J. Vizoso, de Hastings College aux USA dont j’ai reçu un exemplaire (2015): Saber Amar
 
Manifestations prévues autour de cette parution
Conférence si elle est confirmée (covid19) de José Lenzini à la médiathèque Chalucet, le 20 novembre avec projection du film de Christian Philibert : Le poète illuminé, Germain Nouveau (1851-1920).
Si la fête du livre du Var a lieu, les 20-21-22 novembre, le livre sera présenté par la librairie Charlemagne, en présence de l'auteur.

Un colloque sera organisé les 5 et 6 février 2021 par le département Lettres de l’Université du Var sous la responsabilité de Michèle Monte. Il se déroulera en plusieurs lieux, La Garde, Toulon, Méjanes à Aix (le 6 février 2021 au matin). 

Toutes ces manifestations ont été annulées.

Une grande manifestation avec exposition sera organisée par la médiathèque Méjanes à Aix-en-Provence en février 2021.

Également annulée. Prévue le 23 avril 2021 en visio-conférence.

Un film a été réalisé par Christian Philibert (Les Films d'Espigoule) :

Le poète illuminé, Germain Nouveau (1851-1920) de Christian Philibert
Un documentaire historique - 84 minutes - réalisé en 2020 pour le centenaire de la disparition de Germain Nouveau.
 
Né et mort à Pourrières, dans le Var, Germain Nouveau (1851-1920) forme avec ses amis Rimbaud et Verlaine le plus célèbre trio de la poésie française. Révélé par les surréalistes (Breton, Aragon), il demeure méconnu du grand public, sa mémoire ayant longtemps été occultée par celle de Rimbaud. Plusieurs chercheurs affirment aujourd'hui qu'il est le véritable auteur des Illuminations.
A travers les interviews des principaux biographes et spécialistes de Germain Nouveau, ce long métrage documentaire, tourné sur une période de 25 ans et illustré par une abondante iconographie, dévoile l'histoire et l'oeuvre de ce poète hors du commun. 
 
Réalisation : Christian Philibert, Image et son : Patrick Barra.

Production : Les Films d'Espigoule en partenariat avec Les Amis d'Espigoule (2020)

Ce film sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté à Toulon et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, Toulon.

La ville de Pourrières sera organisatrice de diverses manifestations.

Pour illustrer ce livre, j'ai sollicité la participation de Ernest Pignon-Ernest qui nous a offert la vignette de couverture et une vignette pour l’intérieur. 

Jean-Claude Grosse, 15 octobre 2020, éditeur des Cahiers de l'Égaré

 

TABLE DES MATIÈRES

 

Page 4         Tu es notre frère                    Préface de Patrick Lorenzini

Page 9         À cheval sur un rossignol

Page 17       Vierges, morts et macaronis glutinés

Page 41       Dans le silence de Marseille assourdie

Page 67       Le temps des voyants

Page 105      Cythère sur Tamise

Page 133      Des Illuminations manquant de clarté

Page 153      La naissance d’Humilis

Page 175      La lettre muette

Page 201      L’aube du trimardeur céleste

Page 225      Mémoire de la fosse commune 

Page 241      Bibliographie

 

Colloque virtuel du 23 avril 2021 

23 avril matin :

9h : Michèle Monte (Babel, Toulon) : scène énonciative et argumentation dans La Doctrine de l’Amour : cohérence et originalité

9h30 : Stéphanie Thonnerieux (Passages XX-XXI, Lyon 2) : Énonciation, dialogisme et genre poétique dans les Valentines : le lyrisme parlé de Germain Nouveau

10h : Discussion et pause

 

11h : Richard Renault  (CRISCO, Caen) : le traitement automatique de la métrique de Germain Nouveau

11h30 : Alain Chevrier (Rouen) : les fantaisies métriques de Germain Nouveau

12h : Discussion

 

12h30-14h : pause-repas

23 avril après-midi :

14h : Daniel Bilous (Babel, Toulon) : « Au fond du reconnu pour trouver du Nouveau ». Parodies et détournements chez Nouveau 

14h30 : Amandine Cyprès (Babel, Toulon) : Des Valentines aux Fantaisistes : petit itinéraire vers un lyrisme ironique

15h : discussion

 

15h30 : Antoine Piantoni (docteur de Sorbonne Université) : « Le plafond s’effondre en fleurs idéales » : Germain Nouveau prosateur

16 h : Anthony Piana (Nice) : « Une place à trouver » 

16h30 : discussion

 

17h30 : clôture du colloque

 

 

 

vignette d'Ernest Pignon-Ernest

vignette d'Ernest Pignon-Ernest

l'affiche du film de Christian Philibert sur Germain Nouveau,; il sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, si les conditions sanitaires le permettent

l'affiche du film de Christian Philibert sur Germain Nouveau,; il sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, si les conditions sanitaires le permettent

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Les collections des Cahiers de l'Égaré

5 Septembre 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #collection privée du capitaine, #philosophie, #poésie, #théâtre, #écriture, #jean-claude grosse, #pour toujours

article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents

article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents

Pour mes 80 ans prochains, sachant que l'éternité est le lot des âmes et des esprits, pour le corps, je ne sais rien, il semble judicieux de se soucier de la pérennisation des Cahiers de l'Égaré, aventure initiée en juillet 1988, en lien avec le festival de théâtre du Revest et qui à ce jour a publié 214 titres. La meilleure façon de pérenniser semble être dans la création  de collections, indépendantes, sous la responsabilité de personnes beaucoup plus jeunes que moi. Existe déjà la collection privée du capitaine, ISSN 2430-4204, sous la responsabilité de Baptiste Moussette et de Lucie Doublet, collection basée à Saint-Denis dans le 93. 

La Collection privée du Capitaine est née en juin 2015.

Elle s’inscrit au sein des Cahiers de l’Égaré comme une collection autonome, qui s’appuie sur la structure de la maison d’édition, pour déployer son propre chemin, sa propre sensualité, s’inspirant de l’esprit poétique d’égarement déjà existant, et inventant son propre esprit.

La ligne éditoriale de La Collection privée du Capitaine désire défendre, et mettre en avant, des écrits contemporains d’une certaine qualité et tenue littéraires. Les écrits peuvent être de l’ordre du récit, du roman, du théâtre, ou encore, de la poésie. Il y a un déploiement, espérons-le, d’écritures singulières, exigeantes, mais accessibles à tous.

De par son format, la collection privilégie des écrits courts, ou mi-longs.

La Collection privée du Capitaine désire offrir un espace aux écritures profondes, mais qui savent aussi caresser les surfaces. Aux écritures habitées, et maniant le retrait. Aux belles écritures, touchantes, vives, évocatrices, prospectives. Des écritures qui donnent à entendre, humaines, et qui puissent être objet de lectures vivantes. Des écritures à traverser, à méditer, et dont les images émergent aisément.

Chaque écrit déploie une beauté, une justesse, qui lui est propre, et qui lui échappe aussi. Des écritures engagées par les auteurs, comme désengagées, laissant ainsi la place à l’écriture, aux lecteurs et aux lectrices.

La Collection privée du Capitaine vous souhaite de bonnes lectures, et elle remercie chaleureusement ses auteurs, sans qui, elle n’existerait pas. Elle remercie aussi, pour ses illustrations de couvertures exceptionnelles, Vincent Muir et Céline Piriac. Elle remercie enfin Jean-Claude Grosse, pour son bonheur égarant.

Baptiste Moussette & Lucie Doublet
La Collection privée du Capitaine

Une deuxième collection existe de facto mais n'a jamais été finalisée, la collection Théâtre de la Jeunesse. Elle est le fruit d'un partenariat suivi entre la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti (basée un temps à L'Abattoir à Cuers, puis installée à La Seyne sur Mer, place Martel Esprit, devenue aussi lieu de résidences d'écritures) et Les Cahiers de l'Égaré.

Depuis le 28 septembre 2019, la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti est passée sous la responsabilité du Pôle, scène conventionnée d'intérêt national art en territoire, basée au Revest. Les activités portent dorénavant le nom de Saison Gatti. Dans les semaines à venir, un N° de collection sera demandé, officialisant l'existence de cette collection.

La Bibliothèque Armand Gatti a coédité avec Les Cahiers de l’Égaré :
Le Corps qui parle (recueil de huit pièces courtes commandées à huit auteurs varois, 2001) Rêver le monde (recueil de quatre pièces pour la jeunesse couvrant le champ scolaire du primaire au lycée, 2002), Des Lendemains qui dansent (cinq pièces pour la jeunesse, 2004).

Dans la collection Théâtre jeunesse en partenariat avec la bibliothèque de théâtre Armand Gatti

Des lendemains qui dansent : Mina Chouya de Frédéric Senent - Mise au point, virgule de Françoise Pillet - Le Garçon aux sabots de Marie-Line Laplante - On fume une cigarette et en avant pour la nouvelle de vie! de Fabienne Rouby - « Au pays de mon Père on voit des bois sans nombre » de Françoise du Chaxel.

Rêver le monde : Les trois vies de Zéfurine de Sylvie Durbec, Catherine Krémer, Jean-Claude Leportier - Zindziwa et la légende du vieux monde de Lucette Salibur - Si on rêvait ? Si on parlait ? de Françoise du Chaxel - Les badauds de Catherine Zambon.

Théâtre de la jeunesse #1 : Récréations - Sans défense - La SEGPA, c’est pas du gâteau ! - Deux meurtres pour le prix d’un, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Fabien Arca, Sabine Tamisier, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse # 2 : Aux peurs etc. - Les Enfants de Jules-Verne - La Guerre des Planètes - À la recherche du grêlon, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Julie Aminthe, Fabien Arca, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse #3 : Le secret de Grésigrove - Le jour où j’ai bouché les toilettes - Un monde nouveau - Sauver X, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Catherine Verlaguet, Catherine Benhamou, Fabien Arca, Julie Aminthe.

Théâtre de la jeunesse # 4 : ZUP &Villa de Barbara Métais-Chastanier - Balance ton H ! de Mustapha Benfodil - La vilaine petite cane suivi de Double-je(ux) de Julie Aminthe.

 

Théâtre de la jeunesse #5, nouveau format 15 X 21, papier ivoire, 148 pages, 500 exemplaires, ISBN 2-978-35502-111-4, PVP 12 €, distribution Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris / 0145488462

À la fois cinquième édition d’un projet fondé par Orphéon et première réalisée dans la cadre de la Saison Gatti qui a rejoint le Pôle – scène conventionnée d’intérêt national Art en territoire – ce recueil regroupe quatre pièces de théâtre, écrites durant l’année scolaire 2019-2020. Elles sont nées de la rencontre des élèves de trois classes de CM2 de La Seyne-sur-Mer et d’une classe du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée, avec quatre dramaturges : Lucie Depauw, Hans Limon, Julie Aminthe, Anouch Paré.

une 3° collection est en gestation, la collection APORIE

coïncidence : l'initiateur de cette collection, José Lenzini, sait-il que la revue APORIE a existé de 1982 à 1990, a édité 13 N°, le 14°, le Vent, n'ayant été que du vent comme il se doit. La revue APORIE a été dirigée par Jean-Claude Grosse et François Carrassan.

APORIE

proposition de collection

Que serait-il advenu de tel auteur, philosophe, savant, stratège ou sportif si, à un moment donné de sa vie, le contexte, l’histoire, un événement anodin en avait modifié le parcours… Ce postulat posé, il convient alors d’envisager ce qui aurait pu se passer et parfois bouleverser notre quotidien, tout en collant au contexte historique, à l’environnement sociologique de tel ou tel autre personnage. Ce, de manière originale, inattendue, décalée, tout en gardant une forme de complicité avec la réalité antérieure et en mettant en exergue des passerelles clins d’œil entre ce qui est advenu réellement et ce que l’auteur en fera.

Pour ce faire, il me paraît nécessaire de proposer des livres courts n’excédant pas 100.000 signes, afin qu’ils puissent être dynamiques, rapides sans se perdre dans les arcanes du savoir ou/et de l’histoire. 

D’où la nécessité de faire appel à des spécialistes qui seront à même de se livrer à cet exercice de l’improbable… 

Quelques auteurs pressentis s’intéressent à ce projet auquel ils seraient prêts à collaborer parmi lesquels Boris Cyrulnik, Daniel Herrero, Razika Adnani, Wassyla Tamzali, José Lenzini et Boualem Sansal

José Lenzini qui propose cette collection a longtemps été journaliste (Var Matin, Le Monde, La Tribune, BFM). Il a écrit et publié une vingtaine d’ouvrages (notamment chez Actes Sud et Belfond) dont cinq consacrés à Albert Camus (l'un réédité chez Barzakh en Algérie), un à Barberousse, un à Jules Roy et deux autres à Aurélie Picard, princesse Tidjani. Il est l'auteur de la première biographie de l'écrivain Mouloud Feraoun parue chez Actes-Sud et récemment rééditée aux Éditions Casbah (Alger). 

Il est également co-auteur, pour le théâtre, de deux pièces : "Mai 68 : de Gaulle, la révérence" et « Les mots lestés »

 

 

 

Je conserverai la responsabilité de quelques titres et aventures, essais, poésie, théâtre, livres pluriels. Un essai de François Carrassan, titre provisoire Réalité en sursis, illustré par Bernard Plossu, Père Ubu et mère Blabla de Philip Segura, Your last video (porn theater) d'un auteur sud-africain, Futurs désirés pour Corsavy, Le Revest, le recueil des écritures des apprentis du CFA de l'Agricampus de Hyères, Les Antigones sous la responsabilité de Moni Grego, projet initié par Marilyne Brunet...

un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées
un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées

un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées

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Les enfants de moins de douze ans volent / Michel Gendarme

1 Juin 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #collection privée du capitaine, #cahiers de l'égaré, #théâtre, #poésie

vient de paraître; diffusion Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris

vient de paraître; diffusion Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris

Les enfants de moins de douze ans volent !! de Michel Gendarme
La Collection privée du Capitaine – 42 pages
Les Cahiers de l’Égaré
Un poème hommage aux arbres
aux tempêtes et aux hommes

Force neuf
Rentre chez toi misérable rentre où tu dois être
Ce n’est plus l’heure d’être
Tu deviens voyou brigand terroriste à cette heure
De ne plus être l’enfant que nous fomentions
Et nous nous tu nous oublies

Les enfants de moins de douze ans volent !!  tisse les mots à la force du vent, et nous emmène peu à peu dans la tempête. Sa poésie parle d’enfance, des arbres, de l’artisanat, mais aussi du jeu de l’être, de son voilement et son dévoilement.   

Né en 1957, Michel Gendarme est poète, auteur dramatique, et romancier. Les enfants de moins de douze ans volent !! est son premier titre au sein de la collection. Il a aussi publié Le voyage d’Amadou (les survivants) aux « Cahiers de l’Égaré », et d’autres textes chez « Gros Textes Éditions », ou encore les éditions du « Non Verbal ».

Les enfants de moins de douze ans volent / Michel Gendarme

Personnage : 

Amadou, 21 ans, porte un Sweat à capuche 

Résumé : 

Amadou, jeune Malien issu de la pauvreté, de la brousse puis de la rue, vit de petits boulots, de nourritures et d’hébergements précaires. Baladé d’un tuteur exploiteur à un coach sincère, il se raccroche à ce qui l’aide à vivre, le football, qu’il pratique depuis l’enfance pour meubler ses longs moments d’oisiveté sans école. Repéré par quelques professionnels, aguerri par quelques matchs victorieux, il se fixe pour seul objectif de devenir joueur professionnel et pour cela de rejoindre l’Europe par tous les moyens. Pour lui, ce sera par la Libye via le désert avant de s’embarquer pour l’Italie. Longue épopée de deux années, risquée et dangereuse, mortelle pour beaucoup. Ce rêve sombre à quelques encablures de Tripoli lorsque le bateau sur lequel se sont entassés des centaines de malheureux coule et qu’Amadou est repêché in extrémis par les gardes côtes libyens. Une autre aventure commence alors pour lui, celle d’une renaissance, celle du retour au pays avec un combat acharné pour la reconnaissance de ses droits et de sa dignité d’homme. 

Début de la pièce : 

Amadou et quelques-uns de ses camarades sont amenés de force auprès du Ministre, à Bamako. Ils ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient pour la xième fois afin d’obtenir le versement de l’indemnité promise il y a un an lors de leur rapatriement de la Libye au Mali. 

Amadou s’adresse au Ministre puis il commence le récit de son périple et des causes qui l’ont poussé à l’entreprendre. 

Chez le Ministre. 

Tu me donnes la parole, Monsieur le Ministre, je la prends. Mes camarades ici présents me donnent la parole, je la prends. Monsieur le Ministre, ce que tu vas recevoir dans tes oreilles est sacré, ce sont les mots que nous avons rapportés de notre dangereux périple. Chacun ici pourra témoigner de leur véracité. Tu nous as faits venir, manu militari, oh pardon ! je m’aperçois que je te tutoie, je devrais dire vous, Monsieur le Ministre. Tu vois, vous voyez, tu vois, ici chacun de nous est un minuscule grain dans l’immensité. Mais un grain qui se lève, poussé par la colère, plus un autre grain et encore un autre, ça fait une tempête, Monsieur le Ministre, une tempête qui pourrait grésiller à tes oreilles. Alors écoute-là, Monsieur le Ministre, écoute le sable. 

Amadou extrait de sa poche une poignée de sable qui s’écoule lentement. 

À mots découverts, Paris (dir. Michel Cochet )
"... ce récit-là m’a convaincu, il est fiévreux, passionné, touchant, prenant et tendu comme un arc. J’ai vraiment été pris par cette histoire... Un témoignage brut, une parole simple et vraie, directe. Une écriture sans fioriture, sans commentaires, remarquable de concision et de netteté, fourmillant par ailleurs d’une infinité de petits détails pris sur le vif qui nous rend l’histoire remarquablement proche et familière..." 

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L'éveil d'une génération : Jean-Yves Debreuille / Nouria Rabeh

31 Janvier 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #poésie, #écriture

Nouria Rabeh, poète lyonnaise d’origine marocaine vit au quotidien selon les deux approches de deux immenses poètes allemands se posant la question : pourquoi des poètes en temps de détresse ? Selon le premier, Hölderlin Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre, phrase qui a suscité un important commentaire de Heidegger.

Quant au second, Novalis, il affirme : La poésie est le réel véritablement absolu. Plus c’est poétique, plus c’est vrai.

Françoise Dastur a consacré un bel essai à ces deux figures majeures.

Dans la cosmologie de Novalis où « tout est symptôme de tout », où les corps « peuvent s’évaporer en gaz ou se condenser en or », où « un véritable amour pour une chose inanimée est parfaitement concevable », où toutes les inclinations du cœur « semblent n’être que religion appliquée » et le ciel lui-même rien d’autre que « le produit supérieur du cœur productif », il n’y a pas de chose absolument isolée, si ce n’est « la chose en soi », c’est-à-dire « la matière simple », non déterminable, ni connaissable. On comprend alors pourquoi il peut affirmer qu’« un amour fondé sur la foi est religion » , car seule une religion qui trouve Dieu partout, jusque dans la moindre chose, peut identifier Dieu et l’amour.

Pour Hölderlin aussi, dans la nuit moderne règne encore le sacré, car même si « Le Père ayant détourné des hommes son visage, la tristesse a établi son juste règne sur la terre », néanmoins « nous gardons souvenance aussi des Immortels, qui furent jadis nos hôtes, et qui reviendrons au temps propice », car « le dieu du vin » que « chantent les poètes » est « celui qui réconcilie le jour avec la nuit »

Françoise Dastur dans Retrait des dieux et modernité selon Novalis et Hölderlin (Les études philosophiques 2016)page8image3779632 page8image3779840 page8image3780048 page8image3780256

Nouria Rabeh retrouve intuitivement cette religion (de religare, relier), cette philosophie qui trouve Dieu partout (Dieu, les dieux, qui peuvent porter d’autres noms : la Présence, le Soi, l’Infini dans le fini, l’Éternité d’une seconde Bleu Giotto).

C’est avec l’école de Rochefort (fondée en 1941 par Jean Bouhier et qui fut active pendant une vingtaine d’années) que Nouria Rabeh s’est nourrie. École fort riche avec des poètes comme René-Guy Cadou, Michel Manoll, Marcel Béalu, Jean Rousselot, Luc Bérimont, Jean Follain, Eugène Guillevic, Alexandre Toursky, Georges-Emmanuel Clancier, Gaston Puel... Elle en a fait un essai, paru aux Cahiers de l’Égaré : L’éveil d’une génération.

Jean-Claude Grosse

86 pages, format 15 X 21, couverture et intérieur ivoire, 12 €

86 pages, format 15 X 21, couverture et intérieur ivoire, 12 €


Nouria Rabeh 

L'éveil d'une génération / Jean-Yves Debreuille

ISBN : 978-2-35502-108-4
86 pages en format 15 X 21, couverture et papier ivoire

Jean-Yves Debreuille, éminent passeur de poètes, en particulier l'école de Rochefort et Lorand Gaspar

Lorsque j’ai décidé d’écrire ce livre, le 8 février 2016 en découvrant l’École de Rochefort à travers le cheminement de Jean- Yves Debreuille, celui-ci m’a permis de comprendre qu’il n’était pas extérieur à ma propre vie. Dans le même temps, cette année 2016 est parue aux Éditions Poésis, une Anthologie manifeste ayant pour titre : Habiter poétiquement le Monde. Ce fut pour moi une découverte. Je me souviens, il y a quelques années déjà, en cours de poésie, c’était la conclusion que mon professeur nous avait transmise et cette phrase m’avait profondément marquée. Était-ce une concordance ? Une rencontre, sûrement. Une réalité qui jaillit des profondeurs de la Terre... Et un questionnement qui m’a permis d’élargir le sens de mon existence.

Table des matières

Un cheminement intuitif ..............................................................   7

L’École de Rochefort : une découverte et un moment fort .......   13

Un humanisme à « hauteur d’homme » ......................................26

Habiter poétiquement le monde.................................................. 38

Un parcours traversé par le sens de la responsabilité 

et de l’empathie..........................................................................  41

La Poésie, une interrogation sur la Vie........................................ 51

Une rencontre poétique inévitable .............................................. 57

Bibliographie ............................................................................... 83

La religion du Poète pour faire référence à Tagore, ne repose sur aucun dogme, elle est l’expression multiple du cœur humain en résonnance avec ce vaste cosmos à l’intérieur et à l’extérieur de soi. Elle est le tissage ininterrompu des liens insondables qui nous connecte au monde et à la nature. Elle réside avant tout dans l’expansion de la compassion et non dans le comportement froid et distant de la discrimination. Cette poésie n’est pas éloignée de nous, elle est, comme dirait Guillevic, un poète qui a fréquenté l’Ecole de Rochefort à ses débuts, « présence à soi et aux choses au cours des actes les plus quotidiens : préparer son café, seul le matin dans une cuisine, aller au travail, regarder un pigeon qui passe, une pierre qui roule... Trouver à la vie – sa vie – une certaine tonalité, un certain prolongement, une certaine exaltation ; vivre tout évènement quotidien dans les coordonnées de l’éternité, c’est pour moi la poésie. » Vivre en poésie, Le Temps des Cerises, p. 10-11.

Durant mon parcours, j’ai compris que je pouvais gagner le combat contre la souffrance en faisant émerger l’unique trésor que je possède, celui de la dignité de la vie comme tout un chacun, le seul rayonne- ment possible qui me fasse goûter aujourd’hui la plus grande des joies : d’être en vie et d’aimer la vie. La Poésie, c’est l’éloge de la Vie, telle que l’on est, sans changer d’apparence et c’est reconnaître humblement sa place parmi les autres dans ce vaste univers fondamentalement régi par l’amour et la bienveillance. C’est une action qui permet d’accorder sa vie avec le rythme poétique en la redirigeant positivement vers un état de bonheur qui n’est ni matériel ni abstrait mais plutôt relié à une expérience vitale s’exprimant avec « notre chair et notre sang, nos angoisses » comme dirait Luc Bérimont, poète de Rochefort. Le poème n’est que le fruit qui contribue modestement à faire grandir à sa façon page11image1603648le flux gigantesque de cette mécanique du monde. La part de chacun dans cette démarche humaniste repose essentiellement sur le courage d’exister et la détermination profonde qu’« habiter poétiquement le monde » n’est pas qu’une idée vague et théorique mais réellement une concrétisation des valeurs et des efforts humains qui une fois rassem- blés sont en mesure de faire basculer ce monde d’indifférences et de déni, empoisonné par la colère, l’ignorance et l’avidité vers un courant de paix, d’éternité et d’amitié. Comme un battement d’ailes, pris dans un grand élan, la Poésie est ce déploiement de la vie.

Lorsque j’ai décidé d’écrire ce livre, le 8 février 2016 en découvrant l’École de Rochefort à travers le cheminement de Jean-Yves Debreuille, celui-ci m’a permis de comprendre qu’il n’était pas extérieur à ma propre vie. Dans le même temps, cette année est parue aux éditions Poésis, une anthologie manifeste ayant pour titre Habiter poétiquement le Monde. Ce fut pour moi une découverte. Je me souviens, il y a quelques années déjà, en cours de poésie, c’était la conclusion que mon professeur nous avait transmise et cette phrase m’avait profondément marquée. Etait- ce une concordance ? Une rencontre, sûrement. Une réalité qui jaillit des profondeurs de la Terre... Et un questionnement qui m’a permis d’élargir le sens de mon existence.

La planète scintille de bleu

Tout autour du ciel noir

Au silence fracassant

Évidé de toute atmosphère

Elle apparaît dans cet univers hostile

Comme une reine de l’espace

Devant ta beauté vivante

Tes montagnes, tes volcans,

Tes océans, tes mers, tes glaciers

Qu’en est-il de l’homme ?

Pourquoi faut-il que cet habitant

Rongé par une vision limitée

Ne s’émerveille plus ?

Inutile de chercher sous d’autres cieux

Un paradis qui n’existe pas

C’est ici, non loin de mes yeux

Que chante la cascade en fête

Participant au gazouillis de l’enfant

Heureux de vivre simplement
Il peut encore rêver le vaste horizon

Nouria Rabeh,

extrait du Ballet du Temps,

Les Cahiers de l’Égaré

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Les Tourterelles sacrées / Nouria Rabeh

31 Janvier 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #poésie

Nouria Rabeh, poète lyonnaise d’origine marocaine vit au quotidien selon les deux approches de deux immenses poètes allemands se posant la question : pourquoi des poètes en temps de détresse ? Selon le premier, Hölderlin Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre, phrase qui a suscité un important commentaire de Heidegger.

Quant au second, Novalis, il affirme : La poésie est le réel véritablement absolu. Plus c’est poétique, plus c’est vrai.

Françoise Dastur a consacré un bel essai à ces deux figures majeures.

Dans la cosmologie de Novalis où « tout est symptôme de tout », où les corps « peuvent s’évaporer en gaz ou se condenser en or », où « un véritable amour pour une chose inanimée est parfaitement concevable », où toutes les inclinations du cœur « semblent n’être que religion appliquée » et le ciel lui-même rien d’autre que « le produit supérieur du cœur productif », il n’y a pas de chose absolument isolée, si ce n’est « la chose en soi », c’est-à-dire « la matière simple », non déterminable, ni connaissable. On comprend alors pourquoi il peut affirmer qu’« un amour fondé sur la foi est religion » , car seule une religion qui trouve Dieu partout, jusque dans la moindre chose, peut identifier Dieu et l’amour.

Pour Hölderlin aussi, dans la nuit moderne règne encore le sacré, car même si « Le Père ayant détourné des hommes son visage, la tristesse a établi son juste règne sur la terre », néanmoins « nous gardons souvenance aussi des Immortels, qui furent jadis nos hôtes, et qui reviendrons au temps propice », car « le dieu du vin » que « chantent les poètes » est « celui qui réconcilie le jour avec la nuit »

Françoise Dastur dans Retrait des dieux et modernité selon Novalis et Hölderlin (Les études philosophiques 2016)page8image3779632 page8image3779840 page8image3780048 page8image3780256

Nouria Rabeh retrouve intuitivement cette religion (de religare, relier), cette philosophie qui trouve Dieu partout (Dieu, les dieux, qui peuvent porter d’autres noms : la Présence, le Soi, l’Infini dans le fini, l’Éternité d’une seconde Bleu Giotto).

C’est avec l’école de Rochefort (fondée en 1941 par Jean Bouhier et qui fut active pendant une vingtaine d’années) que Nouria Rabeh s’est nourrie. École fort riche avec des poètes comme René-Guy Cadou, Michel Manoll, Marcel Béalu, Jean Rousselot, Luc Bérimont, Jean Follain, Eugène Guillevic, Alexandre Toursky, Georges-Emmanuel Clancier, Gaston Puel... Elle en a fait un essai, paru aux Cahiers de l’Égaré : L’éveil d’une génération.

Jean-Claude Grosse

Les Tourterelles sacrées / 100 poèmes / 100 femmes par Nouria Rabeh / Illustration de couverture Katheline Goossens / 112 pages / 12€

Les Tourterelles sacrées / 100 poèmes / 100 femmes par Nouria Rabeh / Illustration de couverture Katheline Goossens / 112 pages / 12€

PREFACE

Les tourterelles sacrées

Cent poèmes écrits par une femme à des femmes... Elles portent des prénoms très divers : Aïcha, Rachida, Myriam, Nadine, Anne, Béatrice, Suzy, Noriko, Jane... Elles sont dispersées aux quatre coins du monde, même si l’auteure a privilégié son pays, le Maroc, et la ville où elle demeure, Lyon : Casablanca, Oujda, Cannes, Sidney, Montréal, Paris, Evreux... Mais la grande originalité est celle du lien qui est créé. Ce ne sont pas des poèmes adressés, ce ne sont pas des portraits. À partir d’éléments de paysages, d’infimes événements biographiques, de variations de l’éclairage, ils rendent sensible une présence. Ce livre est un tableau vivant et mouvant de figures féminines qui font advenir une présence toujours recommencée qui nous touche, nous interpelle et nous fascine comme une force qui serait celle du féminin, dans sa multiplicité et dans son unité. René Guy Cadou a écrit Hélène ou le règne végétal. Ici, il s’agit du règne féminin, non au sens du pouvoir – même si ces femmes, dans leur fragilité, sont toutes des femmes puis- santes, mais au sens où la biologie nomme un ensemble d’êtres vivants – et vivantes, elles le sont intensément.

Règne qui est d’abord sourire. Le recueil s’ouvre sur un sourire, le sourire maternel, qui « irradie le chemin » et « trace la voie », et se termine de même, nous invitant à sauver la planète en retrouvant « le sens profond / d’un sourire authentique ». Ce sourire transparaît à travers les arbres, auxquels est adressée une prière comme à des dieux tutélaires. Grenadiers aux feuillages « bienveillants », horizon « des bambous noirs et des pommiers blancs », lumièredouce « comme du velours / à l’ombre des lauriers », fleurs de cactus – car le végétal sait se faire humble – au bord de l’autoroute, l’auteure l’affirme avec force, « les arbres me soutiennent ». « Règne végétal dont les nervures / Tracent l’histoire d’une épopée / Qui coule vers l’éternité ». Les arbres parlent « comme une prière douce / en attente de l’aube ». Car ils ont partie liée avec la lumière. Le soleil « crépite » sur les feuilles, en eux la lumière « traverse les parois du vent », ils constituent « un jardin de joie ». Dans « les matins du monde », « la forêt se met à chanter ». Le chant, comme les arbres, est énergie : « Je m’entendais chanter / traversée par une énergie ». Énergie faible, comme celle des « tourterelles sacrées » autour de la fontaine du jardin aux orangers, mais énergie qui est espérance « d’un lendemain d’éternité ». Ou énergie forte, quand il s’agit de « découvrir en soi / l’énergie d’un arbre ». Dans les jardins d’enfance, dans les paysages traversés, dans l’environnement même le plus lointain dans lequel Nouria Rabeh imagine ses correspondantes, telle Madame Ikeda à Tokyo, il y a, elle en est certaine, « l’ombrage frais / des feuillages bienveillants ». Le monde végétal unifie l’espace et l’accorde à l’humain, parce qu’il croît comme lui. « Le grenadier m’a offert / L’ombrage de ses feuilles / pour grandir en silence ».

Grenadiers, bambous, lauriers, cactus, ce sont majoritairement des essences méridionales. Elles ne sont jamais éloignées de la mer, car le regard s’est laissé porter par la houle maritime comme par la houle végétale. Au point d’imaginer, comme dans la fable, mythologique, une naissance au sein des eaux et portée par la vague. Horizons méditerranéens de l’enfance, envoyés aux correspondantes des quatre coins du monde. Car telle est « L’histoire passionnée / De mon être surgi / Au milieu des eaux / Et d’une végé- tation en fête / Captant l’équilibre de la mer. » Cette houle n’est pas seulement espace, elle est chargée de temps, les « souvenirs d’autrefois » « se répandent en vagues / sur la Méditerranée ». « L’arrière-pays de l’existence » est aussi vaste que la terre, que la mer et que le ciel, mais ce n’est pas un infini conceptuel, il a une géographie qui le désigne et qui l’ancre, et Faïza à Paris est invitée à rêver sur « l’infini bleu / qui voit s’éloigner / le ciel de mon Algérie ». Et s’agit-il vraiment d’un éloignement, ou au contraire de la découverte neuve d’un « accord profond / avec le souffle d’une respiration / comme d’une pluie de lumière » ? La lumière...Un des poètes qui comptent beaucoup pour Nouria, Lorand Gaspar, écrit que, qu’elle soit tranchante comme en Grèce ou dorée comme à Jérusalem, « les deux renvoient à la même clarté de ferment qu’on voit, aux deux crépuscules, monter dans les choses ». Chez elle non plus, la lumière n’est pas, malgré sa force et parfois sa violence, quand son flot « traverse les parois du vent » une agression, elle est plus souvent « comme l’aube qui attend de se défaire de la nuit / et de l’épaisseur du monde ». Elle danse « comme du velours / à l’ombre du laurier ». Elle prend la forme des « yeux bleus / d’un ciel amoureux ». Elle peut être « l’inspirante fusion / d’un ciel stellaire », mais tout aussi bien l’or modeste d’une fleur de pissenlit surgie au coin d’une rue bétonnée. Elle peut être « le regard bienveillant / de la lune blanche / qui agrandit mon espace / d’un jardin de joie ». Dans tous les cas, il s’agit d’exaltation et d’exultation, mais aussi, et sans contradiction, de sensualité douce : « Je suis traversée / par un rai de lumière / comme une chaude caresse ».

Car le mode d’habitation du monde qu’instaurent ces poèmes est définitivement la douceur. Il y a eu sourire au début, à la fin, il y a sourire au centre, toujours lié à la lumière bien sûr : « Au bord du rivage étonné / D’un sourire d’enfant / Naît l’espoir de l’aube ». Le mot émerveillement revient plusieurs fois : « Même l’infime (...) m’émerveille ». Il peut être dans le plus humble : dans « humilité », il y a « humus », la terre où l’on marche, mais sur laquelle on peut aussi danser « Humilité et confiance / Poussent à mes pieds / Qui dansent enfin ». De la danse naît un rapport transfiguré au corps et au monde. Cette fois, il ne s’agit plus d’émerveillement devant l’ infime, mais devant l’immense, plus d’isolement dans l’en-soi, fût-il heureux, mais de relation : « En toi en moi / L’émerveillement d’une joie pure / Qui boit le lait / De l’immensité ».

Toutefois, sérénité ne signifie pas béatitude, et encore moins apathie. Il s’agit de poèmes écrits par une femme pour des femmes, et ils ne sauraient faire abstraction de leur situation réelle. Il n’est pas question de militantisme politique, mais de conscience d’être un corps au milieu du monde. Qui ne nie pas sa sensualité : « Volupté du corps / Qui se déhanche / Au gré de mes pas ». Qui sait qu’il peut porter la vie, et qui en est fier, avec « le sentiment d’être un pont / Entre les eaux qui s’élancent ». Qui doit prendre sa part du « combat millénaire des femmes », tout en sachant pour son propre compte que « devenir une femme / est tout un art ». Qui s’efforce de faire péné- trer « l’énergie de la terre » « dans l’enclos merveilleux / du monde féminin ». La terre justement... À son égard, la responsabilité de la femme rejoint celle de l’humanité tout entière, et sur ce point, les propositions de bonheur ne sont pas loin d’être récusées. « Comment pourrais-je être heureuse / Sur une terre blessée » ? Le dernier poème est un rêve digne de Martin Luther King : « Si l’on se tenait la main / Pour sauver notre planète / retrouver le sens profond / D’un sourire authentique ». Le sourire encore, mais ce n’est pas le sourire figé des magazines – il ne l’a jamais été. Cette parole vraie d’une femme adressée à des femmes vise d’abord à l’authenticité. Elle s’inscrit dans des espaces clairement délimités, dans des moments nettement identifiés, elle incite au « creusement / D’une espace simple / Où fleurit l’instant / D’une vie sincère ».

Jean-Yves DEBREUILLE


Cette oeuvre sera présentée dans le cadre du Printemps des poètes, le 14 mars 2020 à partir de 18 H au Goethe Institut de Lyon, 18 Rue François Dauphin, 69002 Lyon. Je participerai à cette soirée de partage de poèmes en hommage à des femmes de toutes conditions. Nouria Rabeh a rencontré, échangé avec chacune d'elles pour que chaque poème soit au plus près de la vérité de chacune de ces femmes. Le titre suggère déjà la dimension poétique d'élévation voulue par l'auteur. Rendre hommage à des femmes souvent simples, dégager leur dimension sacrée. Une sacrée preuve de sororité en ces temps (et depuis si longtemps) de violences faites aux femmes (et aux enfants), violences encore trop tolérées.

Opération du 14 mars annulée, reportée sans doute au printemps 2021. Il me paraît évident que ces poèmes à la fois personnels et cosmiques travailleront consciemment ou inconsciemment chacune de ces femmes, que chacune sera envolée par son poème, que chacune sera en échange avec son poème, que chacune deviendra tourterelle sacrée. Chaque poème sera effet de vie au sens de Mathieu-Charles Münch.

JCG


Une des cent tourterelles sacrées de Nouria Rabeh
Ame-fleur
Inspiration du temps
Qui se souvient
De la douceur du vent
D’une voix secrète
Au regard lointain
Rêverie du moment
D’un instant épuré
Où la lumière danse
Comme du velours
A l’ombre du laurier
Dont les reflets roses
Viennent se poser
Sur son visage d’ange
Qui respire l’air
D’une éternelle jeunesse
Souvenance d’une musique
Qui vibre encore
De ses soupirs célestes

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Le Ballet du Temps / Nouria Rabeh

19 Décembre 2019 , Rédigé par grossel Publié dans #JCG, #cahiers de l'égaré, #poésie

illustration de couverture Kathleline Goossens

illustration de couverture Kathleline Goossens

Préface
Le Ballet du Temps

format 13,5 X 20,5

66 pages, PVP = 10 €

ISBN 978-2-35502-106-0

Comme disait Verlaine parlant de l’écriture poétique : de la musique avant toute chose.
Le Ballet du Temps de Nouria Rabeh me semble conforme à cet art poétique. Il s’agit d’un ballet de poèmes disposés en moments. Il y en a 6, le premier, sans titre, suivi de kaïkus Poèmes du matin, puis Promenade d’un jourMoments du jour, une deuxième série de haïkus : Au fil des heures, et le poème final : Le temps d’aller.

Ces poèmes sont souvent des instantanés, des saisies sur le vif avec l’œil qu’il faut savoir accommoder comme sont capables de le faire certains photographes dont on dit qu’ils ont l’œil, cadre et moment du clic, depuis une chambre d’hôpital, une façon d’échapper à l’angoisse du mal en cours de traitement, à la solitude de la chambre en jetant un œil de poète par la fenêtre pour dénicher dans le décor, moineau, corbeau, tourterelle, grand arbre nu, lune bien pleine, pour rebondir sur ce qui est vu et aimé et se porter vers l’à-venir, l’aube dorée, le crépuscule éclaboussé d’obscurité et de brume. Il y a du maintenant, du ici et il y a des désirs pour tout à l’heure, des désirs d’envol, de métamorphoses, de fusion avec des fragments de vie proposés par la nature, la ville : Lyon, présente à travers son Crayon, ses habitants de nuit, du matin, du jour, de fusion aussi avec le cosmos, l’univers. Ainsi naît la joie et l’envie de danser, l’envie d’entendre de la musique, Debussy. Ce pourrait être bien sûr l’Hymne à la Joie dont parle si bien Eric-Emmanuel Schmitt dans son livre Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent. Nouria Rabeh se reconnaîtrait dans cet humaniste qu’est Beethoven. Comme lui, elle veut élever. Sa poésie musicale, remplie d’images qui s’enfilent sur des fils ayant peu à voir avec le sens parce qu’elles se suivent comme le fait une arabesque sinuante, propre au langage fleuri de la poésie arabe, n’est absolument pas plaintive, c’est une poésie de vie, aimant la Vie sous toutes ses formes : minérale, animale, végétale, humaine, c’est une poésie de reliance, une poésie d’alliance, de fraternité, de réconciliation, une poésie d’apaisement, de pacification. C’est une poésie au regard soudain lavé comme dirait un de ses poètes de référence, Lorand Gaspar. Les deux séries de haïkus sont l’illustration de cette poésie du regard soudain lavé.

Le Ballet du Temps est la 2œuvre poétique publiée par Les Cahiers de l’Égaré, après Roses des sables et avant Les Tourterelles sacrées, 100 poèmes sur 100 femmes, œuvre qui fera l’objet d’une exposition et de lectures publiques.

Nouria Rabeh, poète lyonnaise d’origine marocaine vit au quotidien selon les deux approches de deux immenses poètes allemands se posant la question : pourquoi des poètes en temps de détresse ? Selon le premier, Hölderlin Plein de mérites, mais en poète l’homme habite sur cette terre, phrase qui a suscité un important commentaire de Heidegger.

Quant au second, Novalis, il affirme : La poésie est le réel véritablement absolu. Plus c’est poétique, plus c’est vrai.

Françoise Dastur a consacré un bel essai à ces deux figures majeures.

Dans la cosmologie de Novalis où « tout est symptôme de tout », où les corps « peuvent s’évaporer en gaz ou se condenser en or », où « un véritable amour pour une chose inanimée est parfaitement concevable », où toutes les inclinations du cœur « semblent n’être que religion appliquée » et le ciel lui-même rien d’autre que « le produit supérieur du cœur productif », il n’y a pas de chose absolument isolée, si ce n’est « la chose en soi », c’est-à-dire « la matière simple », non déterminable, ni connaissable. On comprend alors pourquoi il peut affirmer qu’« un amour fondé sur la foi est religion » , car seule une religion qui trouve Dieu partout, jusque dans la moindre chose, peut identifier Dieu et l’amour.

Pour Hölderlin aussi, dans la nuit moderne règne encore le sacré, car même si « Le Père ayant détourné des hommes son visage, la tristesse a établi son juste règne sur la terre », néanmoins « nous gardons souvenance aussi des Immortels, qui furent jadis nos hôtes, et qui reviendrons au temps propice », car « le dieu du vin » que « chantent les poètes » est « celui qui réconcilie le jour avec la nuit »

Françoise Dastur dans Retrait des dieux et modernité selon Novalis et Hölderlin (Les études philosophiques 2016)page8image3779632 page8image3779840 page8image3780048 page8image3780256

Nouria Rabeh retrouve intuitivement cette religion (de religare, relier), cette philosophie qui trouve Dieu partout (Dieu, les dieux, qui peuvent porter d’autres noms : la Présence, le Soi, l’Infini dans le fini, l’Éternité d’une seconde Bleu Giotto).

C’est avec l’école de Rochefort (fondée en 1941 par Jean Bouhier et qui fut active pendant une vingtaine d’années) que Nouria Rabeh s’est nourrie. École fort riche avec des poètes comme René-Guy Cadou, Michel Manoll, Marcel Béalu, Jean Rousselot, Luc Bérimont, Jean Follain, Eugène Guillevic, Alexandre Toursky, Georges-Emmanuel Clancier, Gaston Puel... Elle en a fait un essai, paru aux Cahiers de l’Égaré : L’éveil d’une génération.

Jean-Claude Grosse

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Slam au lycée du Parc Saint-Jean

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie, #bocals agités

SLAM au Lycée du Parc Saint-Jean à Toulon



Antoine MACIA

Fier d'etre ce que je suis, fier de mes reves de mes envies.
Et de partout ou la vie me mene je serais toujours le meme.
Je ne suis pas un delinquand moi je ne frappe pas les gens
Je ne suis pas Marc Dutroux je ne viol pas les petits bouts de choux.
Moi je sui moi, normal, banal qui ne joue pas au flingue mais plutot a la balle.
Mais pourtant la vie ne ma pas gatée j'ai pas mal d'exemple mais a quoi bon vous les citer.
Les gens qui me sont chers disparaissent pas a pas et ce sont tout simplement la cause de mes tourments.
Et c'est dans ces moment la que je tombe les bras et meme dieu ne peut rien pour moi il y a bien longtemps que j'ai perdu la foi.
Mais je n'abandonne pas, je sais que ma vie changera.
Et que si dans mon enfance les malheurs se sont enchainés, mon destin sera plein de bonheurs et de gaietés.



Attends mais... qu'est-ce que j'fous là ?
Cette question que tu te pose au moins une fois :
- lors d'une réunion de famille où t'as forcément droit à "dis donc t'as grandi ! je t'ai connu t'étais comme ça
- ou bien encore en classe, devant une feuille où l'on te demande d'analyser le positionnement des jambons Herta
Voilà c'est dans ces moments là que tu t'arrêtes tout d'un coup et que tu te dis putain mais qu'est-ce que j'fous ?.

T'en connais beaucoup des gamins qui ont pour ambition d'être vendeur ?
Petit, moi j'voulais être médecin, comme le Dr Baker dans la petite maison dans la prairie, le genre de mec qui te soigne une hémorragie interne avec de la boue et du citron vert et du beurre

Comment j'ai fait pour dévier autant ? Qu'est-ce qui a merdé ?
Avec ma chance j'vais sûrement finir dans une banque. Pour l'humour c'est pas trop l'endroit, à part si t'estime que tu te planque et que tu te tapes un fou rire en faisant un Plan d'Epargne Logement.
Mais je ne deviendrais pas un simple vendeur je serai un grand buisnessman plein d'ardeur et je vivrai un grand bohneur


KREBS
Jeoffrey
Slam Pour SheinB

Je vis dans mon univers, à moi seul,
Où personne ne me fait la gueule,
Et quand le soleil se lève,
Je comprends que ce n’était qu’un rêve,
J’affronte la vie comme elle vient,
Et je me prépare pour demain,
La vie peut changer en bonheur,
Comme elle peut changer en malheur,
Le soleil se couche alors comme tous les soirs,
Et à mon tour je m’endors dans mes histoires,
Je repars pour une journée,
Tourmentée…


Je suis une footballeuse heureuse.
J'ai des qualitées mais rien que pour les exploiter.
Je viens de là et de là bas, rien que pour toi.
Je vais là ou tout le monde m'acceuillera.
Je veux le bonheur et la joie, le mektoub tourne autour de moi.
Manelle Segaier
Daucé
Jérémy
Je ne regrette pas d’être toi, car moi c’est autre chose.
Et autre chose ce n’est pas toi.
Car toi et moi c’est différent.
Et pour moi la différence entre toi et moi, c’est qu’on n’a pas les mêmes choses en communs.
Alors donc rappelle toi, tu ne seras jamais moi.

Mon pays c’est l’Italie, mais je ne regrette en rien d’être ici.
Quand je suis là bas, je retrouve un peut de moi.
Ici la plupart du monde est pourri.
Les gens sont fous, on ne se respecte même plus entre nous.
Liberté, égalité, fraternité, à quoi bon ?
De nos jours plus rien n’est respecté,
Même plus l’amitié.
Anne-Sophie
Allione

Je suis perdu dans ce monde en folie
J’ai qu’une seule envi, c’est de toujours pouvoir sourire à la vie
Je viens d’un village assez perdu mais où même la bas les gens ne se respectent pas
Je vais tous les jours à l’école, pour pouvoir m’en sortir dans la vie, mais je ne sais même pas plus tard où aller
Je veux avoir beaucoup d’argent, de l’amour et une belle maison mais comment faire, de nos jours tout est bientôt fait qu’avec du piston.
Anne-Sophie
Allione


BELAHOUANE Chemsdin
Je ne regrette pas d’avoir tué George bush pour toute c’est conneri moi ça m’fait pas rire qu’il est tué au temps d’iraquien il est traite comme des chiens.
Je ne regrette pas d’avoir mis un také à la bouche à George bush si je le touche il se couche j’ai toujours des balle pour faire mouche
Si je ne vois pas le soleil briller je ne regrette pas
Et si j’ai foutu la merde en bas je ne regrette pas
Mais si j’ai menti a mère je regrette ça.
Dans la vie tu sais on est ce que l’on est
Mais l’essentiel c’est d’assumer ce que l’on fait
Si dans se texte tu te reconnaît
Tu sais on a pas le cœur au regret.

Liberté, égalité, fraternité j'ai appris cette devise mais malgré tout cela;
Mon pays la TUNISIE c'est la vie loin ou tous sont unis, sans mon esprit, la vie ne représente que le fruit de la nuit.
Fierté d’être là avec vous et tous ensemble le mektoub et avec vous et moi inchallha.
Pourquoi dans les tiékart sa roule et sa patrouille parce que sa sniff sous les porche, il y a foule.
Je ne regrette pas d'être là malgré tout cela, c'est le mektoub.
Manelle Segaier


Ninerol Mickael

1er Slam :
Je voudrais faire un slam pour cette ville qui m'a vu grandir
Celle qui m'a vu bruler mon ame et mon esprit
Ou du lundi au samedi je faisaient des conneries
Puis j'ai vu un ami partir un garde a vue
Alors je me suis retrouvé seul et un peu perdu

2eme Slam :
Je voudrais slamer pour mes origines
là ou je suis né mais ou j'ai pas grandi
j'ai toujours regrétté d'etre venu ici
d' avoir été obliger de quitter mon pays
mon pays c' est ole pays basques
là ou le surf et les vagues sont un mode de vie
je suis fier de mon pays et de ses valeurs
c 'est pour sa que je le conte en devenant slameur
de ce pays je n 'ai connu ni les rouages ni les galeres
et pourtant de ce pays jen suis fier
ce pays je le pote dans mon coeur
et pourtant tout le monde en a peur
car l' ETA fait sa lois
a coup de violence et d' attentats
le pays basques et plein d' espoir
les gens se battent pour qu ' il reste intacte
les basques se battent contre ces impacts
tout le monde signe des tracks contre ces attaques
l ' ETA manque de tact
pour faire passer leur message
ce moyen n' est pas tres sage
mais c' est radical
j' espere que je t'ai convaincu
si tu me traite de sale basques
je te met mon accent dans le cul

3eme slam :
je m' exclame comme je slam
pour enumeré cette verité
cette réalité qui me tracasse toute la journéé
je ne fais que révélé les dessous de la société
la société se défoule sur nos quartier
c'est a cause de sa que sa a fini par cramer
je comprend pas pourquoi les politiques s'en prennent a nous
nous les jeunes qui venont d'en dessous
alors je lance un cri d 'alerte contre ces fonbous
en leurs disant lachez nous
dans la france d'en bas c'est la guerre
cette jeunesse violente qui saigne
ne dit plus que va niquer ta mere
et quand tu voit sarko
qui t ' attrape au karcher



Força Corsa
Je suis en stress dans se monde en détresse.
J’ai mal au cœur de cette vie qui nous délaisse.
Je viens sourire à tous ces jeunes qui encaissent.
Je vais partir de ce pays qui est en paresse.
Je veux quitter se monde qui nous rabaisse.

Força Corsa
Fier d’être moi car moi c’est moi et toi tes toi.
La liberté est oublié, l’égalité est aveuglé, la fraternité est ignoré.
Mon pays c’est ne pas trouver sa destinée qui nous donne envi de tous niquer.
Je ne regrette pas d’ouvrir ma gueule dans cette société ou tout les gens sen veulent.
Pourquoi sa brûle dans les tierquars ? ces à cause de tous ces gros battard sont trop avare.


Santiago
Kevin
Je suis fier d’être ce que je suis et d’être bien aimes par mes amies
Je suis fier d’être à l’école au lieu de rester dans la rue et de faire le con.
Je suis fier d’être moi-même.
Je suis fier de respecter les personnes qui me respecte.
Je suis de jouer au ballon au lieu de casser des vitres.
Je suis fier de ne pas être un délinquant qui vend de la drogue.

Le passé:
Liberté, égalité, fraternité tel est la devise.
Je suis fière d'être ce que je suis et fière de ma famille.
Je sais maman, que je t'ai fais souffrir, donc pour toi maman et pour vous mes frères et ma soeur,
Un ptit slam pour notre nouveau bonheur.

Un père :
Tu a souffert et tu nous a sauver de se père dangereux et mal élevé.
Tu as su nous élever seul et nous montrer que la vie est dure et compliquée.
maintenant tes filles adorée ont grandi, ont découvert l'amour mais se méfient toujours,
car on ne sais jamais se qui peu arrivé.
Maman on sera toujours là pour toi comme tu l'à toujours été pour nous.
on t'aime et sa pour toujours!
Tu n'a pas voulue sa, des filles sans père mais c'est la vie.
Mes frères on compris q'un père qui boit se disant innocent n'est q'un homme violent.
Papa tu a fait des choses que moi, ma soeur et mes frères ne pouvons te le pardonné
alors stp oublie nos coordonnées.
Peres Anais


Ici ça va brûler une fois de + des soucis
Les jeunes ont envie mais le car cher veut nettoyer
On aimerait qui il nous comprennent
Ils auront le feu car ils ont semé la haine
NICO sans hiérarchie va se faire pulvériser par SEGO
Celle qui est royale est celle qui ne tire pas des balles
Comme on l entend tjrs a pont carral


Chérif ilhem
Mon pays c’est là bas « la Tunisie » de l’autre coté de la mare nostrum.
Quand je vais là bas je suis fière, je retrouve tout mes repères, mais quand j’suis ici c’est pas très joli.
Franchement, on ose nous dire pourquoi ça brûle dans nos cités ? Mais c’est normal mon gars quand on ne respecte pas la devise LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.
Alors comment veux tu que sa ne brûle pas hein ????!!!!!


Mon pays c’est un petit bout de terre dans un grand univers.
Rempli de calvaires et de misères.
Et moi je suis là je me demande ce que je fous là.
La vie et comme ça c’est une trajectoire avec des haut et des bas et toute la terre est comme ça.
Mais malgré cela mon pays c’est ma vie.

Donat
Samantha

Ilslam (Alias Yazid)
- Nos racines -

-Mon pays c’est l’Algérie,
Je suis fier d’être Maghrebi.
-Mais je sais que dans la vie tu ne peux pas te faire que des amis.

-Pour moi l’égalité,
C’est le meilleur des respects
-Que tu sois blanc, vert ou noir,
Tu seras toujours un frère même si tu dors sur le trottoir.

-Lundi j’étais avec Marco,
Il est drôle mais c’est vraiment un fardeau.
-Mardi j’étais avec Momo,
Islamique sur les bords, à la fin il t’endort.
-Mercredi j’étais avec Moïse,
Lui il divise alors que moi je vise la paix.
-Tout se suit jusqu’au Samedi.
-Et enfin le dimanche,
Soirée Playstation avec mes amis les Fashions.

-Et mon cœur porte tout de même les couleurs du bonheur.



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Slam au Lycée Beaussier

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie, #bocals agités

SLAM AU LYCÉE BEAUSSIER
Sélection de slams écrits dans 2 classes de Seconde du Lycée Beaussier, le mardi 7 novembre 2006 avec SHEINB
Les textes ne nous sont pas parvenus par mail: il a fallu les taper d'où la sélection et non la censure.
 
Fière d’être vivante
Fière d’être une femme
Ce que je regrette c’est
D’être vivante dans ce pays
D’être une femme dans ce pays
Ce pays qui n’est que mensonges
Qui nous promet la liberté
Alors que nos pensées sont enfermées
Qui nous promet l’égalité
Alors que nous sommes sous-estimées
Qui nous promet la fraternité
Alors que nous ne sommes même pas regardées
Après tu te demandes pourquoi ça brûle dans les quartiers
Mais parce que nous sommes révoltés
Car nous sommes exploitées
Fière d’être vivante
Fière d’être une femme
Mais pas de mon pays

Lola

J’ai 15 et non 20 ans
Je suis une fille dont les yeux brillent
Pourquoi ça ? je ne sais pas
Je viens de quelque part
D’où ? ne me demandez pas
Je vais vers un monde meilleur
Un monde plein de bonheur et sans malheur
Je veux de l’amour
Raconte-moi une histoire

Amélie

Je suis un être qui vient de naître
Je veux des jeux où jeux veux quand jeux veux
Je viens de loin des miens je suis loin
J’ai un mois beaucoup de gens autour de moi
Un mois c’est tout ça suffit pour faire un bon soldat
Je vais là où ça me plaît
Prisonnier des bombes
Je me sens aller dans un autre monde

Maurine

Moi je suis celle qu’à l’école
On montre du doigt car différente
J’ai versé des larmes de honte
D’avoir une couleur qui n’était pas la leur
Je viens d’une île
Que le soleil illumine
Je vais dans un pays
Où les différences ne sont pas
Dans les consciences
Je veux être moi
Sans changer de personnalité
Sans être le miroir des autres
Être libre d’être moi
Avec mes envies

Andréa

Je suis une ado de 15 ans
J’ai pas la pêche
Mon père est alcoolo
C’est grave mais je l’aime quand même
Les gens parlent sur lui
Les gens sont hypocrites
Les gens ne comprennent pas
Ce qu’il endure c’est terrible
Il est peut-être instable
Il est peut-être faible
Je viens de me rendre compte
Combien il compte pour moi
Je vais tenter de l’aider
Autant que je le pourrai
Je veux qu’il s’en sorte
Pour lui je serai forte

X

Fières d’être ce que l’on est
Autour de nous ceux qui ne savent que critiquer
Fières d’avoir une passion dans la vie
C’est ce qui nous fait avancer aujourd’hui
Fières de danser
C’est notre priorité
Fières de ne pas fuir
C’est ce qui nous fait grandir
Fières de ce rêve merveilleux
Dans un monde qui n’est pas comme on l’veut

Caroline et Coline

Corse à vie fière d’être Corse une Corse bien corsée
Pour moi c’est ma nationalité
Même si la France ne nous a pas libérés
Fière de mon sang celui qui coule dans mes veines depuis 15 ans
Même si je ne viens qu’au mois d’août
J’emmerdre les pinzullus
Qui pourrissent mon île de beauté
Qui polluent les plages ensoleillées
C’est le seul pays où je me sens bien
C’est le seul pays où je vois mon destin

Y

Toi qui ne me connais pas
Je suis la femme de ton malheur
Toi qui n’es plus rien pour moi
Je suis celle dont tu as peur
J’ai pas envie d’te faire pleurer
Mais juste te faire comprendre
Que t‘es pas celui qui m’fait rêver
Et moi l’objet que tu peux prendre
Je vais peut-être te choquer
Ou peut-être t’embrouiller
Me dire que tout va bien
Et que pour moi t’es plus rien
Je viens pas ici
Pour t’expliquer ma vie
Je viens pas ici
Juste pour qu’tu m’ souris
Je veux tellement de choses
Je veux trop dans la vie
Je veux tellement de choses
Mais t’es plus l’objet de mon envie

Hélène

Je ne regrette pas
D’être née dans ce monde
Qu’il soit pourri
Je n’en veux à personne
Ces femmes qui n’ont aucun respect pour elles-mêmes
Ces enfants battus qui restent dans le silence
Car s’ils l’ouvrent un peu trop
Ils peuvent y laisser leur peau
Mais je n’en veux à personne
Ces hommes qui frappent leur femme
Et qui leur disent qu’ils les aiment dès le lendemain
Ces sans-abri qui crèvent à tous les coins de rue
Mais de toute façon tout le monde s’en fout
Ils sont rejetés de la société
Malgré cela je n’en veux à personne
Cette fille qui lance un appel au secours
Mais personne ne l’entend
On l’a retrouvée pendue quand elle avait 16 ans
Ce gamin qui vit blotti dans la peur
Un homme abuse de lui depuis maintenant trop longtemps

Apparemment
Il faut de tout pour faire un monde

Naïs

Je suis une fille de la Révolution
La vie c’est ma passion
J’ai 15 ans
Et l’avenir devant
Je viens d’une petite ville tranquille
Même si c’est pas toujours la belle vie
Je vais vers l’avant
Jamais en arrière
Car je veux un pays sans barrières

Virginie

Dans mon pays c’est la guerre
Respectez-vous bordel de merde mes frères
Dans mon pays c’est la sère-mi
Vous les bourgeois aidez vos amis
Dans mon pays le slogan Liberté Égalité Fraternité
C’est juste une illusion pour nous aider
Mais en vain nos efforts n’ont jamais été remerciés
Par la société
Dans mon pays les gens des cités se croient tout permis
Les p’tits délinquants de 12 ans volent et conduisent des voitures
Comme s’ils avaient le permis
Dans mon pays les délinquants agressent les gens plus grands
Putain mes frères soyez plus grands
Oui plus grands dans vos têtes
Dans mon pays je veux la paix entre frères et soeurs
Car nous sommes tous pareils
Nous avons tous un cœur
Tous le même sang
Tous le même sens

Angélique

Je suis triste
Je n’arrive à rien pour le moment
J’ai déjà foutu en l’air 2 ans de ma vie
Je viens de comprendre que l’espoir fait vivre
Et que sans rien il n’y arien
Je vais enfin me reprendre en mains
Je veux réussir

Liberté Égalité Fraternité
La devise des Français
Sauf dans les quartiers populos
Où ça commence à devenir chaud
Pourquoi demandez aux politicos
Que ce soit Le Pen ou Sarko
Tous ces clampins ont les crocs
Et qui exploitent ceux qui galèrent
Pour pouvoir rester millionnaires
Je ne regrette pas certaines actions
Réalisées contre ces bouffons
Si ça peut faire bouger les chose
Pour que les gens cessent d’être morose

Lisa

Je ne veux pas choisir ce que je peux écrire
C’est un art pour libérer ses pensées
Arrêtez d’essayer de nous diriger
Et donnez-nous un peu de liberté
Un enfant donnant et devant prendre une décision à chaque instant
Devant une mère pleurant tout le temps
Laissez-le respirer pour qu’un sourire puisse enfin s’égarer
Ne vous sentez pas concernés
Je parle de ce monde qui nous guide sans arrêt
Juste un peu d’air frais
Pour éviter encore quelques larmes sans aucune utilité
Je sais que c’est pour notre bien et c’est pour cela que je ne dis rien
Désolé de ne pas avoir fait ce sujet qui m’était tant demandé
J’ai défié l’autorité
Mais c’est ce que je voulais

Léa

Je ne regrette rien
Tout ce que j’ai fait dans ce pays qui est le mien
Pourquoi regretter mon redoublement
Ils m’ont sous-estimé
Je suis passé
Je les ai bien…
J’dirai pas le mot c’est trop grossier
Toutes les conneries d’aujourd’hui à quand j’étais petit elles sont passées
Et d’autres vont venir
Je suis fier de ma famille de moi-même et de ma patrie
Même si on a perdu contre l’Italie
Cette France ce pays où il y a de la joie et de la vie
Mais c’est pas toujours cool
Car de temps en temps ce pays brûle
Pourquoi ne pas voter au lieu de tout faire cramer
Pourquoi ne pas débattre au lieu de se battre
Il faut attendre les prochaines élections
Pour avoir la réponse à nos questions

Clément

Je ne regrette pas d’être une personne dont le cœur est rempli de pleurs
J’ai vu les filles me donner de la douceur comme de la douleur
Je vais là où le cœur m’emmène même si je dois connaître la peur
Je sais qu’il y aura toujours quelqu’un quime sortira de la terreur
Même si je suis dans le malheur j’y verrai une lueur qui me mènera vers le bonheut
Malheureusement tout cela n’est qu’un leurre jusqu’à ce que je meure
À ce moment-là j’entendrai ma famille en chœur me demander pourquoi je les ai qittés
Et je dirai que c’était l’heure
Peut-être que j’aurai laissé tomber ma sœur
Mais je l’aurai déjà prévenue
Que dans ce monde tout est fait d’horreurs

Jonathan
 
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