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Les Cahiers de l'Égaré

pour toujours

Alors, ton livre d'éternité, tu le rends quand ?

25 Juillet 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #poésie, #écriture, #théâtre, #lettre, #voyages

oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021
oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021

oeuvres de Marie Morel et de l'artiste colombienne Lucy Pereyra accompagneront les 6 livres du Livre d'éternité, un roman de plus de 800 pages pour plus de 80 ans de vie disant merci la Vie, à paraître en octobre 2021

 

« Je crois bien que notre vie intérieure tout entière est quelque chose comme

une phrase unique entamée dès le premier éveil de la conscience,

phrase semée de virgules, mais nulle part coupée par des points. »

Henri Bergson, L'énergie spirituelle, (in Oeuvres, édition du centenaire, Paris, P.U.F., 1963, p.858)


 

« Les vies que nous n’avons pas vécues, les êtres que nous n’avons pas aimés, les livres que nous n’avons pas lus ou écrits, ne sont pas absents de nos existences. Ils ne cessent au contraire de les hanter, avec d’autant plus de force que, loin d’être de simples songes comme le croient les esprits rationalistes, ils disposent d’une forme de réalité, dont la douceur ou la violence nous submerge dans les heures douloureuses où nous traverse la pensée de tout ce que nous aurions pu devenir. »

Pierre Bayard, Il existe d’autres mondes, (Les Éditions de Minuit, 2014)

en exergue de D’autres mondes de Frédéric Sonntag, Éditions théâtrales, avril 2021

en lien avec L’hypothèse du Tout et La Révolte des ressentants de Leafar Izen

 

Mise en gare

 

Καταστροφή / catastrophe

(définition trouvée dans les ruines de Pompéi par Pascal Quignard et rapportée dans Le sexe et l'effroi, p.79 ap. J.C., AD 79)

Καταστροφή / catastrophe est la rupture grave du fonctionnement d'une communauté ou d'une société impliquant d'importants impacts et pertes humaines, matérielles, économiques ou environnementales que la communauté ou la société affectée ne peut surmonter avec ses seules ressources

(définition transportée vers Mars par la navette Atlantis 2 après la catastrophe provoquée par la rencontre probable mais imprévue entre une plaque continentale et une plaque océanique coupant la Terre en deux, laissant le magma à 1200° s'épandre en lave à la surface des deux moitiés de Terre)


 

Les derniers jours de l'humanité

Au secours, les tués ! Assistez-moi, que je ne sois pas obligé de vivre parmi ces hommes qui ont ordonné que des cœurs cessent de battre ! Revenez ! Demandez-leur ce qu’ils ont fait de vous ! Ce qu’ils ont fait quand vous souffriez par leur faute avant de mourir par leur faute ! Cadavres en armes, formez les rangs et hantez leur sommeil. Ce n’est pas votre mort – c’est votre vie que je veux venger sur ceux qui vous l’ont infligée ! J’ai dessiné les ombres qu’ils sont et je les ai dépecés de leur chair ! Mais les pensées nées de leur bêtise, les sentiments nés de leur malignité, je les ai affublés de corps ! Si on avait conservé les voix de cette époque, la vérité extérieure aurait démenti la vérité intérieure, et l’oreille n’aurait reconnu ni l’une ni l’autre. J’ai sauvegardé la substance et mon oreille a découvert la résonance des actes, mon œil le geste des discours, et ma voix, chaque fois qu’elle citait, a retenu la note fondamentale, jusqu’à la fin des jours.

Écrite entre 1915 et 1919, cette pièce action éclatée en centaines de tableaux et une foule de personnages sans héros.

L’auteur Karl Kraus fut poursuivi pour pacifisme quelques mois avant la fin de la guerre. Pourtant, les faits mis en scène ici se sont réellement produits ; les conversations les plus invraisemblables ont été tenues mot pour mot ; les inventions les plus criardes sont des citations ; la chronique a reçu une bouche, de grandes phrases sont plantées sur deux jambes – et bien des hommes n’en ont plus qu’une


 

Devant la porte

Un homme rentre en Allemagne. Mille jours durant, il a attendu dans le froid. Et après avoir attendu mille nuits dans le froid, il peut enfin rentrer chez lui. Et la vie qui l’attend ressemble à un film hallucinant. Il doit se pincer, ne sachant pas s’il rêve. Il s’aperçoit alors qu’il y a des gens qui vivent la même chose que lui. Il se rend compte que c’est un film ordinaire. L’histoire d’un homme qui rentre en Allemagne, comme tant d’autres. Tous ces gens qui reviennent chez eux sans pourtant rentrer car ils ne savent plus où aller. Chez eux, c’est dehors, devant la porte. Leur Allemagne, elle est là dehors, dans la nuit, dans la pluie, dans la rue. Voilà leur Allemagne !

Né à Hambourg en 1921, envoyé sur le front russe en 1941. Il en revient blessé et malade et passe la guerre entre l’hôpital, le front, et la prison, pour automutilation et activités subversives.

En janvier 1947, il écrit en une semaine la pièce qui fait de lui le premier écrivain célèbre de l’après-guerre allemande et, avec Heinrich Böll, l’un des représentants majeurs de la littérature des ruines : Dehors devant la porte, le récit du retour de Beckmann, simple soldat dont le foyer n’existe plus.

Beckmann a plongé dans le fleuve pour mettre fin à ses jours. À l'Elbe qui désire savoir ce à quoi il aspire, il répond : Pioncer. Là-haut, à la surface, je ne tiens plus. Je ne supporte plus. C'est pioncer que je veux. Etre mort, toute la vie. Et pioncer. Enfin pioncer en paix. Pioncer dix mille nuits d'affilée.

Mais l'Elbe lui répond résolument qu'il ne peut rester : Commence par vivre. Commence par vivre. 

Wolfgang Borchert meurt le 20 novembre 1947, la veille de la première de sa pièce, à 26 ans.


 

paradoxe, le sommaire du Livre d'éternité, traversée en 6 livres des enfers anciens et modernes, se trouve en fin de livre; voici donc un livre finissant par son commencement

paradoxe, le sommaire du Livre d'éternité, traversée en 6 livres des enfers anciens et modernes, se trouve en fin de livre; voici donc un livre finissant par son commencement

 

Sommaire établi par l'auteur, ses avatars et ses métamorphoses


 

Les derniers jours de l'humanité

Dehors devant la porte

Livre I – au temps de l'apocalypse joyeuse / autant en emporte le vent de chernobylhome / autant en brasse l'océan de foukirira

1 – les migrerrants

2 – les marrantschiants

3 – 15 août 1971

4 – poison du 1° avril 2020 / le monologue du virus

5 – le temps du confinement

6 – admis aux soins intensifs

7 – le jour d'après

8 – sortie progressive du confinement

9 – contribution au jour d'après / nature et culture

10 – 9 juin 2021

 

Livre II – Romans polyphoniques de sa vie / Ça vit choisit ses romans et romances

1 – La question (Question de vie et de mort)

2 – La déclaration inaugurale

3(Dés)apprentissage de la bêtise de la maîtrise

4 – La jeune fille de 16 ans

5 – Le jeune homme de 27 ans

6 – Grande Vie Cosmique / petite mort orgamisque / Intime / Extime

7 – La fabuleuse rencontre de Lola à La Béate, nid d'amour fusion de Serge et Lula

8 – Oui, je veux bien OUI

9 – Lola fille de joie

10 – Es-tu disponible ?

11 –  46 ans d'effet lune de miel

12 –  46 ans d'effet lune de miel (suite)

13 – Portrait de la femme aimée 40 ans après

14 – L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto

15 – L’Éternité d’une seconde Bleu Giotto (à suivre)

16 – Les déambulations d'un confiné

17 – Brouillon à la 1° personne

18 –  où j'en suis à 80 ans passés

19 – un manuscrit inédit

20 – rêve d'une école de la vie

21 – s'ensauvager l'été

22 – L’adolescente devenue Femme-Fâme

23  – Vivre les saisons au féminin que tu sois femme ou homme

24 – Voir / Recevoir le regard soudain lavé

 

 


 

Livre III – Sa vie antérieure / Ça vit adesso et sempre hic et nunc

1 – Enfance /Adolescence (1940 - 1953)

2 – Enfant de troupe / Saint-Cyrien (1954 - 1962)

3 – Lieutenant dans l'Algérie indépendante (septembre 1962 - février 1964)

4 – Sociologie des lieux communs / Lacan (1964 – 1967)

5 – Mai 68

6 – Militant trotskiste-lambertiste (1969 - 1981)

7 – Les 4 Saisons d'Avers sous les eaux (1983 – 2004)

8 – Retraite (Jubilación) fin juin 1998 - ...

9 – Je suis Charlie / 11 janvier 2015

10 – Attentat du Bataclan / vendredi 13 novembre 2015

11 – Le temps des Gilets Jaunes (17 novembre 2018 – décembre 2019)

12 – Écrire le viol / Réflexions sur l'affaire Weinstein / Le Consentement /

13 – Bicentenaire de la mort de Napoléon /

Décapitation de Louis XVI /

Décapitation de Samuel Paty

14 – 150° anniversaire de la Commune

15 – Ses nouvelles convictions politiques

16 – 35 ans après Chernobylhome


 

Livre IVBaklany / Baïkal - Sillages / la Vie / l'Amour-Agapé

Le théâtre dans la vie / le théâtre et la vie / le théâtre dans le théâtre /

Dans le sillage de Baïkalal

Dans le sillage de Dasha K

Dans le sillage de Marilyn


 

Livre V – Pharmacon : Tu es Aimé Tu es mon Bien-Aimé

Livre VI – La naissance de Je Suis Vita Nova

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Il faudrait plus qu'un édito / Gilles Cailleau

15 Juillet 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #spectacles, #théâtre, #voyages, #écriture

Il faudrait plus qu'un édito / Gilles Cailleau

Bonjour c'est Gilles, 

Ceux qui me connaissent le savent, j'écris des éditos politiques, artistiques, énervées, attendris, inquiets ou heureux depuis 2004 pour le site d'Attention Fragile. Et comme vous êtes un certain nombre à les lire (merci !), mon éditeur depuis 2005 m'a gentiment proposé d'en faire un livre. 85 éditos écrits entre 2004 et 2021 (j'en ai enlevé quelques uns qui ont mal vieilli ou que j'ai écrits trop vite)...

250 pages, 18 €.

Ça parait en août et, les maisons d'édition indépendante ne roulent pas sur l'or, et les Cahiers de l'Égaré ne fait pas exception, alors elle a lancé une souscription pour précommander mon 8ème ouvrage (quand même !). 

Pour souscrire, c'est là : Il faudrait plus qu'un édito 

vous pouvez aussi cliquer sur l'image dessous. 

Nous dès qu'il paraît (à la mi-août), on vous l'envoie chez vous !

Bel été pour celles et ceux qui sont dans l'hémisphère Nord, bel hiver pour celles et ceux qui sont dans l'hémisphère Sud. 

<3 , comme on dit. 

Gilles.

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Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie/José Lenzini

20 Avril 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #poésie, #pour toujours, #écriture

Voilà une biographie d'excellence qui a été pénalisée par la crise de la covid 19 suite à l'annulation de toutes les manifestations. Ne reste que la commande en librairie ou sur les plateformes de ventes en ligne

 

article du 21 avril 2021 dans Var-Matin magazine, rendant compte du livre (très belle plume) et annonçant le colloque en ligne du 23 avril

article du 21 avril 2021 dans Var-Matin magazine, rendant compte du livre (très belle plume) et annonçant le colloque en ligne du 23 avril

couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA
couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA

couverture, pages 4 et 8; Saber Amar par Pedro J. Vizoso Hastings College, Nebraska, USA

Les Cahiers de l’Égaré, maison d'édition installée au Revest-les-Eaux, depuis juillet 1988 viennent de faire paraître ce 14 octobre 2020  (pour le centenaire de sa disparition) la première biographie de Germain Nouveautrimardeur céleste de la poésie, réalisée par José Lenzini, un spécialiste de Camus, ancien journaliste au Monde qui a travaillé durant près de dix ans sur cet ouvrage. La préface est signée Patrick Lorenzini, ancien journaliste et poète. 

livre au format 14 X 22, 248 pages, ISBN 2-908-35502-113-8. PVP : 15 €

Germain Nouveau (1851-1920), est né et mort à Pourrières, Var.

À Pourrières, il sera le mendiant mystique, Humilis

Une anecdote à son propos : Un Pléiade est paru en 1970, réédité en 1993, consacré à Lautréamont et à Germain Nouveau avec photo de Germain Nouveau sur le coffret. Ce volume de la Pléiade est depuis 2009 remplacé par un volume seulement consacré à Lautréamont. Germain Nouveau dont le souhait était de disparaître, de ne pas laisser de traces, a été exaucé par Gallimard.

Germain Nouveau (1851-1920), ami de Rimbaud et de Verlaine, est à la fois l'auteur de lestes Dixains réalistes, de vers mystiques Ave Maris Stellason dernier recueil qu'il édite à 8 exemplaires, et de poèmes où un sentiment amoureux parfois panique s'exprime avec bonheur, ValentinesLa Doctrine de l'Amour. Il condamnera toute son œuvre et se fera mendiant, avant de se laisser mourir d'inanition. 

Ses liens avec les Illuminations de Rimbaud sont encore mystérieux. Il a recopié certains textes, a été chargé par Verlaine de les éditer. Il y a du Nouveau chez Rimbaud (essai d'Eddie Breuil) mais évidemment les rimbaldiens ne sont pas prêts à concéder ne serait-ce que la possibilité d'une participation de Nouveau à cette composition très difficile à reconstituer de ce qui n'a pas été une oeuvre conçue comme telle. 

L'édition de cette biographie de José Lenzini est le juste prolongement du 1° colloque varois, consacré à Germain Nouveau et qui s’est déroulé en juin 2001, à la Maison des Comoni, le théâtre du Revest, pour le cent cinquantième anniversaire de sa naissance, avec des invités et spécialistes comme Guillaume Zeller, Georges Lauris, Jacques Lovichi, Pierre Borel…

Depuis 2001 il y a eu quatre Cahiers Germain Nouveau en 2008, 2009, 2011 et 2018. Ces publications ont apporté plusieurs textes, correspondances et documents inédits. Les artisans principaux de ces publications sont Jean-Philippe Dewind et Pascale Vandegeerde, par ailleurs collectionneurs de tout ce qui concerne Germain Nouveau. Les études sur Germain Nouveau doivent tout à ce couple de chercheurs passionnés et totalement désintéressés; sans eux rien de tout ce qui arrive actuellement n'aurait eu lieu ; ils sont les gardiens du phare dans la tempête de l'oubli.

Ajoutons en 2015 et 2005 un ouvrage du regretté Jacques Lovichi et une édition de Germain Nouveau provoquée par ses soins. 
Références à tout cela dans la bibliographie de José Lenzini.
 
Au passage, je signale une traduction en espagnol de poèmes de Germain Nouveau, réalisée par Pedro J. Vizoso, de Hastings College aux USA dont j’ai reçu un exemplaire (2015): Saber Amar
 
Manifestations prévues autour de cette parution
Conférence si elle est confirmée (covid19) de José Lenzini à la médiathèque Chalucet, le 20 novembre avec projection du film de Christian Philibert : Le poète illuminé, Germain Nouveau (1851-1920).
Si la fête du livre du Var a lieu, les 20-21-22 novembre, le livre sera présenté par la librairie Charlemagne, en présence de l'auteur.

Un colloque sera organisé les 5 et 6 février 2021 par le département Lettres de l’Université du Var sous la responsabilité de Michèle Monte. Il se déroulera en plusieurs lieux, La Garde, Toulon, Méjanes à Aix (le 6 février 2021 au matin). 

Toutes ces manifestations ont été annulées.

Une grande manifestation avec exposition sera organisée par la médiathèque Méjanes à Aix-en-Provence en février 2021.

Également annulée. Prévue le 23 avril 2021 en visio-conférence.

Un film a été réalisé par Christian Philibert (Les Films d'Espigoule) :

Le poète illuminé, Germain Nouveau (1851-1920) de Christian Philibert
Un documentaire historique - 84 minutes - réalisé en 2020 pour le centenaire de la disparition de Germain Nouveau.
 
Né et mort à Pourrières, dans le Var, Germain Nouveau (1851-1920) forme avec ses amis Rimbaud et Verlaine le plus célèbre trio de la poésie française. Révélé par les surréalistes (Breton, Aragon), il demeure méconnu du grand public, sa mémoire ayant longtemps été occultée par celle de Rimbaud. Plusieurs chercheurs affirment aujourd'hui qu'il est le véritable auteur des Illuminations.
A travers les interviews des principaux biographes et spécialistes de Germain Nouveau, ce long métrage documentaire, tourné sur une période de 25 ans et illustré par une abondante iconographie, dévoile l'histoire et l'oeuvre de ce poète hors du commun. 
 
Réalisation : Christian Philibert, Image et son : Patrick Barra.

Production : Les Films d'Espigoule en partenariat avec Les Amis d'Espigoule (2020)

Ce film sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté à Toulon et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, Toulon.

La ville de Pourrières sera organisatrice de diverses manifestations.

Pour illustrer ce livre, j'ai sollicité la participation de Ernest Pignon-Ernest qui nous a offert la vignette de couverture et une vignette pour l’intérieur. 

Jean-Claude Grosse, 15 octobre 2020, éditeur des Cahiers de l'Égaré

 

TABLE DES MATIÈRES

 

Page 4         Tu es notre frère                    Préface de Patrick Lorenzini

Page 9         À cheval sur un rossignol

Page 17       Vierges, morts et macaronis glutinés

Page 41       Dans le silence de Marseille assourdie

Page 67       Le temps des voyants

Page 105      Cythère sur Tamise

Page 133      Des Illuminations manquant de clarté

Page 153      La naissance d’Humilis

Page 175      La lettre muette

Page 201      L’aube du trimardeur céleste

Page 225      Mémoire de la fosse commune 

Page 241      Bibliographie

 

Colloque virtuel du 23 avril 2021 

23 avril matin :

9h : Michèle Monte (Babel, Toulon) : scène énonciative et argumentation dans La Doctrine de l’Amour : cohérence et originalité

9h30 : Stéphanie Thonnerieux (Passages XX-XXI, Lyon 2) : Énonciation, dialogisme et genre poétique dans les Valentines : le lyrisme parlé de Germain Nouveau

10h : Discussion et pause

 

11h : Richard Renault  (CRISCO, Caen) : le traitement automatique de la métrique de Germain Nouveau

11h30 : Alain Chevrier (Rouen) : les fantaisies métriques de Germain Nouveau

12h : Discussion

 

12h30-14h : pause-repas

23 avril après-midi :

14h : Daniel Bilous (Babel, Toulon) : « Au fond du reconnu pour trouver du Nouveau ». Parodies et détournements chez Nouveau 

14h30 : Amandine Cyprès (Babel, Toulon) : Des Valentines aux Fantaisistes : petit itinéraire vers un lyrisme ironique

15h : discussion

 

15h30 : Antoine Piantoni (docteur de Sorbonne Université) : « Le plafond s’effondre en fleurs idéales » : Germain Nouveau prosateur

16 h : Anthony Piana (Nice) : « Une place à trouver » 

16h30 : discussion

 

17h30 : clôture du colloque

 

 

 

vignette d'Ernest Pignon-Ernest

vignette d'Ernest Pignon-Ernest

l'affiche du film de Christian Philibert sur Germain Nouveau,; il sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, si les conditions sanitaires le permettent

l'affiche du film de Christian Philibert sur Germain Nouveau,; il sera projeté le 19 novembre au Théâtre Liberté et le 20 novembre à la médiathèque Chalucet, si les conditions sanitaires le permettent

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Les collections des Cahiers de l'Égaré

5 Septembre 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #collection privée du capitaine, #philosophie, #poésie, #théâtre, #écriture, #jean-claude grosse, #pour toujours

article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents
article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents

article paru le 17 août 2020 annonçant la parution du Germain Nouveau par José Lenzini; titres récents

Pour mes 80 ans prochains, sachant que l'éternité est le lot des âmes et des esprits, pour le corps, je ne sais rien, il semble judicieux de se soucier de la pérennisation des Cahiers de l'Égaré, aventure initiée en juillet 1988, en lien avec le festival de théâtre du Revest et qui à ce jour a publié 214 titres. La meilleure façon de pérenniser semble être dans la création  de collections, indépendantes, sous la responsabilité de personnes beaucoup plus jeunes que moi. Existe déjà la collection privée du capitaine, ISSN 2430-4204, sous la responsabilité de Baptiste Moussette et de Lucie Doublet, collection basée à Saint-Denis dans le 93. 

La Collection privée du Capitaine est née en juin 2015.

Elle s’inscrit au sein des Cahiers de l’Égaré comme une collection autonome, qui s’appuie sur la structure de la maison d’édition, pour déployer son propre chemin, sa propre sensualité, s’inspirant de l’esprit poétique d’égarement déjà existant, et inventant son propre esprit.

La ligne éditoriale de La Collection privée du Capitaine désire défendre, et mettre en avant, des écrits contemporains d’une certaine qualité et tenue littéraires. Les écrits peuvent être de l’ordre du récit, du roman, du théâtre, ou encore, de la poésie. Il y a un déploiement, espérons-le, d’écritures singulières, exigeantes, mais accessibles à tous.

De par son format, la collection privilégie des écrits courts, ou mi-longs.

La Collection privée du Capitaine désire offrir un espace aux écritures profondes, mais qui savent aussi caresser les surfaces. Aux écritures habitées, et maniant le retrait. Aux belles écritures, touchantes, vives, évocatrices, prospectives. Des écritures qui donnent à entendre, humaines, et qui puissent être objet de lectures vivantes. Des écritures à traverser, à méditer, et dont les images émergent aisément.

Chaque écrit déploie une beauté, une justesse, qui lui est propre, et qui lui échappe aussi. Des écritures engagées par les auteurs, comme désengagées, laissant ainsi la place à l’écriture, aux lecteurs et aux lectrices.

La Collection privée du Capitaine vous souhaite de bonnes lectures, et elle remercie chaleureusement ses auteurs, sans qui, elle n’existerait pas. Elle remercie aussi, pour ses illustrations de couvertures exceptionnelles, Vincent Muir et Céline Piriac. Elle remercie enfin Jean-Claude Grosse, pour son bonheur égarant.

Baptiste Moussette & Lucie Doublet
La Collection privée du Capitaine

Une deuxième collection existe de facto mais n'a jamais été finalisée, la collection Théâtre de la Jeunesse. Elle est le fruit d'un partenariat suivi entre la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti (basée un temps à L'Abattoir à Cuers, puis installée à La Seyne sur Mer, place Martel Esprit, devenue aussi lieu de résidences d'écritures) et Les Cahiers de l'Égaré.

Depuis le 28 septembre 2019, la Bibliothèque de Théâtre Armand Gatti est passée sous la responsabilité du Pôle, scène conventionnée d'intérêt national art en territoire, basée au Revest. Les activités portent dorénavant le nom de Saison Gatti. Dans les semaines à venir, un N° de collection sera demandé, officialisant l'existence de cette collection.

La Bibliothèque Armand Gatti a coédité avec Les Cahiers de l’Égaré :
Le Corps qui parle (recueil de huit pièces courtes commandées à huit auteurs varois, 2001) Rêver le monde (recueil de quatre pièces pour la jeunesse couvrant le champ scolaire du primaire au lycée, 2002), Des Lendemains qui dansent (cinq pièces pour la jeunesse, 2004).

Dans la collection Théâtre jeunesse en partenariat avec la bibliothèque de théâtre Armand Gatti

Des lendemains qui dansent : Mina Chouya de Frédéric Senent - Mise au point, virgule de Françoise Pillet - Le Garçon aux sabots de Marie-Line Laplante - On fume une cigarette et en avant pour la nouvelle de vie! de Fabienne Rouby - « Au pays de mon Père on voit des bois sans nombre » de Françoise du Chaxel.

Rêver le monde : Les trois vies de Zéfurine de Sylvie Durbec, Catherine Krémer, Jean-Claude Leportier - Zindziwa et la légende du vieux monde de Lucette Salibur - Si on rêvait ? Si on parlait ? de Françoise du Chaxel - Les badauds de Catherine Zambon.

Théâtre de la jeunesse #1 : Récréations - Sans défense - La SEGPA, c’est pas du gâteau ! - Deux meurtres pour le prix d’un, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Fabien Arca, Sabine Tamisier, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse # 2 : Aux peurs etc. - Les Enfants de Jules-Verne - La Guerre des Planètes - À la recherche du grêlon, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Julie Aminthe, Fabien Arca, Catherine Verlaguet.

Théâtre de la jeunesse #3 : Le secret de Grésigrove - Le jour où j’ai bouché les toilettes - Un monde nouveau - Sauver X, quatre pièces écrites par des élèves de CM2/6avec Catherine Verlaguet, Catherine Benhamou, Fabien Arca, Julie Aminthe.

Théâtre de la jeunesse # 4 : ZUP &Villa de Barbara Métais-Chastanier - Balance ton H ! de Mustapha Benfodil - La vilaine petite cane suivi de Double-je(ux) de Julie Aminthe.

 

Théâtre de la jeunesse #5, nouveau format 15 X 21, papier ivoire, 148 pages, 500 exemplaires, ISBN 2-978-35502-111-4, PVP 12 €, distribution Soleils, 23 rue de Fleurus, 75006 Paris / 0145488462

À la fois cinquième édition d’un projet fondé par Orphéon et première réalisée dans la cadre de la Saison Gatti qui a rejoint le Pôle – scène conventionnée d’intérêt national Art en territoire – ce recueil regroupe quatre pièces de théâtre, écrites durant l’année scolaire 2019-2020. Elles sont nées de la rencontre des élèves de trois classes de CM2 de La Seyne-sur-Mer et d’une classe du Conservatoire Toulon Provence Méditerranée, avec quatre dramaturges : Lucie Depauw, Hans Limon, Julie Aminthe, Anouch Paré.

une 3° collection est en gestation, la collection APORIE

coïncidence : l'initiateur de cette collection, José Lenzini, sait-il que la revue APORIE a existé de 1982 à 1990, a édité 13 N°, le 14°, le Vent, n'ayant été que du vent comme il se doit. La revue APORIE a été dirigée par Jean-Claude Grosse et François Carrassan.

APORIE

proposition de collection

Que serait-il advenu de tel auteur, philosophe, savant, stratège ou sportif si, à un moment donné de sa vie, le contexte, l’histoire, un événement anodin en avait modifié le parcours… Ce postulat posé, il convient alors d’envisager ce qui aurait pu se passer et parfois bouleverser notre quotidien, tout en collant au contexte historique, à l’environnement sociologique de tel ou tel autre personnage. Ce, de manière originale, inattendue, décalée, tout en gardant une forme de complicité avec la réalité antérieure et en mettant en exergue des passerelles clins d’œil entre ce qui est advenu réellement et ce que l’auteur en fera.

Pour ce faire, il me paraît nécessaire de proposer des livres courts n’excédant pas 100.000 signes, afin qu’ils puissent être dynamiques, rapides sans se perdre dans les arcanes du savoir ou/et de l’histoire. 

D’où la nécessité de faire appel à des spécialistes qui seront à même de se livrer à cet exercice de l’improbable… 

Quelques auteurs pressentis s’intéressent à ce projet auquel ils seraient prêts à collaborer parmi lesquels Boris Cyrulnik, Daniel Herrero, Razika Adnani, Wassyla Tamzali, José Lenzini et Boualem Sansal

José Lenzini qui propose cette collection a longtemps été journaliste (Var Matin, Le Monde, La Tribune, BFM). Il a écrit et publié une vingtaine d’ouvrages (notamment chez Actes Sud et Belfond) dont cinq consacrés à Albert Camus (l'un réédité chez Barzakh en Algérie), un à Barberousse, un à Jules Roy et deux autres à Aurélie Picard, princesse Tidjani. Il est l'auteur de la première biographie de l'écrivain Mouloud Feraoun parue chez Actes-Sud et récemment rééditée aux Éditions Casbah (Alger). 

Il est également co-auteur, pour le théâtre, de deux pièces : "Mai 68 : de Gaulle, la révérence" et « Les mots lestés »

 

 

 

Je conserverai la responsabilité de quelques titres et aventures, essais, poésie, théâtre, livres pluriels. Un essai de François Carrassan, titre provisoire Réalité en sursis, illustré par Bernard Plossu, Père Ubu et mère Blabla de Philip Segura, Your last video (porn theater) d'un auteur sud-africain, Futurs désirés pour Corsavy, Le Revest, le recueil des écritures des apprentis du CFA de l'Agricampus de Hyères, Les Antigones sous la responsabilité de Moni Grego, projet initié par Marilyne Brunet...

un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées
un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées

un essai important sur vivre en poésie, illustré par le recueil Les tourterelles sacrées

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La Pente / François Carrassan

20 Juin 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #philosophie, #pour toujours, #écriture

le cycliste, Henri Cartier-Bresson, Hyères, 1932, avenue Edith Wharton

le cycliste, Henri Cartier-Bresson, Hyères, 1932, avenue Edith Wharton

La Pente

François Carrassan

ISBN 978-2-35502-105-3

112 pages, format 13,5 X 20,5, papier ivoire

4° de couverture

C’était en 1932 à Hyères. Un vélo sans intérêt descendait de la colline du château. Cartier-Bresson l’a vu venir du haut d’un escalier en surplomb de la rue. En un éclair le cycliste inconnu est devenu l’image de chacun de nous dévalant sa vie sur la pente du temps. Le plomb de la réalité avait donné l’or de la photo.

Le château, au sommet de la colline, a été rasé sur l’ordre d’un roi vengeur il y a quatre siècles et nulle image n’en est restée. Seuls des remparts font encore signe en son absence. On peut seulement lire qu’il était majestueux et s’imposait au paysage.

En 2014, une fouille archéologique de son site originel allait être entreprise pour la première fois. La photo s’installa dans mon esprit. Et, comme on allait descendre dans le temps, j’eus l’idée, m’inspirant du photographe, d’en sortir un instant et de le regarder passer.

François Carrassan

extrait

I

La rue des Porches, à Hyères, comme une brèche dans le passé de la ville, passe, large et sombre, sous de très anciennes maisons. Elle longe la dernière enceinte urbaine de la cité médiévale, quand celle-ci s’agrandissait sur les pentes de la colline au sommet de laquelle se dressait le château des seigneurs de Fos. Des meurtrières parsèment encore sa muraille.

Elle s’ouvre toujours au vent qui, sitôt levé, s’y engouffre comme dans une course folle. C’est le bon moment. Des paquets de poussière tourbillonnent sous les voûtes et, d’un pas de côté, vous vous mettez à l’abri dans le chambranle d’une porte qui se pourrait d’époque. Dans un rai de lumière qui tombe de la ruelle voisine, vous voyez la poussière jouer avec les pierres. On dirait le passage du temps.

 

Oui, comme si, sorti à cet instant du cours des choses et doté du pouvoir de le contempler, vous voyiez devant vous passer le temps.
Un peu, me suis-je parfois dit, à la façon d’Apollinaire marchant le long de la Seine, un livre ancien sous le bras, tandis que le fleuve s’écoule et ne tarit pas.

un retour de lecteur en date du 20 juin 2020

Cher François
Un grand, très grand merci pour ton livre sur " La pente....du 
temps"..et ta chaleureuse dédicace... Je l'ai lu d'une traite dès que je 
l'ai reçu et j'y ai pris un immense plaisir...D'abord d'y retrouver ma 
chère ville de Hyères dont je suis exilé depuis notre déménagement 
calamiteux et la perte de ma bibliothèque.....Je t'avoue que dans ta 
déclaration d'amour à Hyères j'en ai découvert non seulement l'histoire 
que tu racontes par petites touches, mais surtout un "je ne sais quoi" 
comme dirait Jankélévitch, qui n'est sans doute sensible qu'à quelqu'un 
comme toi qui le ressent avec ses racines, avec ses pores..Le " je ne 
sais quoi'" qui fait le charme d'un paysage à travers le passage du 
temps que tu perçois si bien dans le cycliste de Cartier Bresson...
J'en ai conçu aussi une certaine amertume envers ma propre impuissance à 
adhérer comme toi à ce génie du lieu... étant données les difficultés que 
j'ai connues dans mon passé familial, malgré tout ce que mes merveilleux 
parents, que tu as connus, ont fait pour moi... Ils étaient de vrais 
Hyérois, et avaient le même amour que toi pour leur ville dont ils ne 
seraient jamais séparés...
Mon sort a été différent et je me suis vraiment réalisé quand je suis 
venu à Paris pour mes études, à une époque où Paris était encore Paris 
et où la France était encore la France..
Mais ton livre n'est pas seulement attachant par cette magnifique 
évocation de Hyères, tu y exposes des réflexions à la fois légères et 
profondes sur la fuite du temps, sur l'éternité dans l'instant et sur le 
mystère de la mort que tu abordais déjà dans un livre précédent...Tu 
t'appuies sur une érudition qui apporte des fondements à ta promenade à 
travers le temps, mais qui ne se montre pas et à certains égards, j'ai 
retrouvé dans ton style, dans ta manière l'esprit du XVIII ème siècle 
dans ce qu'il a pour moi de mailleur...qui est celui de Diderot dans ses 
lettres à Sophie Volland, que j'ai malheureusement larguées avec ma 
bibliothèque du Portalet...un naufrage que j'aurais pu certainement 
éviter si je n'avais pas céder à l'urgence et à la panique.
Ce que tu écris sur le patrimoine est très juste et sort des lieux communs.
A propos des Noailles tu cites Igor Markevitch qui a raconté dans ses 
mémoires, "Etre et avoir", l'histoire mouvementée de sa romance avec 
Marie-Laure. Et parmi les amoureux de Hyères, il y a Stevenson qui a 
vécu dans le quartier du Continental et dont sa femme a dit qu'il avait 
passé à Hyères la plus belle année de sa vie.
Ces retrouvailles avec toi et avec Hyères à travers ton livre 
tombent bien parce que je doit faire en novembre une conférence à la 
médiathèque dans le cadre d'un projet dont ma fille a donné récemment le 
dossier au docteur Roux, un vieil ami de ma famille. Elle voulait aussi 
te voir mais a été débordée par son programme et n'avait pas pu te joindre.
Elle va te l'envoyer.
Je ne sais pas encore quel sujet je vais traiter, sans doute sur Tolstoï 
dont le frère est mort à Hyères, où il a passé lui-même plusieurs mois. 
Ce sera aussi l'occasion de faire mieux connaître la soeur de Tolstoï, 
qui aimait beaucoup Hyères. Personnellement je m'intéresse davantage aux 
livres et aux idées qu'à des aspects biographiques mais il est important 
d'ancrer une oeuvre dans une vie et un terroir.
Si le sujet t'intéresse tu pourrais y participer. Ce serait bien aussi 
d'inviter Jean-Claude Grosse qui a beaucoup aidé ma fille quand il 
dirigeait son théâtre au Revest.
A propos, je vais le féliciter pour le bel écrin qu'il a offert à ton 
texte, avec une typographie adaptée à ma vue ce qui m'a facilité la 
lecture. 
Gérard Conio
PS Il se trouve que j'ai écrit sur l'instant qui nous sauve du 
sarcophage du temps dans une étude sur " La dialectique du double chez 
Dostoïevski" que j'ai retrouvée à l'occasion d'un entretien sur le 
nihilisme dans une émission de Radio Courtoisie. Je te l'envoie en pièce 
jointe.

quelques titres de et avec François Carrassan
quelques titres de et avec François Carrassan
quelques titres de et avec François Carrassan
quelques titres de et avec François Carrassan
quelques titres de et avec François Carrassan

quelques titres de et avec François Carrassan

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Orphéon Légende / Georges Perpes

30 Mai 2020 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #théâtre, #écriture

Orphéon Légende, une légende parmi d'autres sur la légendaire association Orphéon et ses 40 ans et sur la mythique bibliothèque de théâtre Armand Gatti et ses 20 ans

Orphéon Légende, une légende parmi d'autres sur la légendaire association Orphéon et ses 40 ans et sur la mythique bibliothèque de théâtre Armand Gatti et ses 20 ans

À la lectrice, au lecteur d'Orphéon Légende

Vous tenez entre vos mains un livre d’un genre particulier, c’est un livre de théâtre.
Ça existe encore ?
Quelle idée de lire du théâtre ?

Aussi saugrenue que celle de lire un scénario de film !

Peut-être n’avez-vous plus lu de pièce de théâtre depuis l’école ? le collège ? le lycée ?
Peut-être est-ce la première fois que vous en lisez une ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.e, vous êtes des millions, la majorité.

Pour les autres, la minorité,
salut les frangines, salut les frangins,
vous pouvez sauter cette adresse et passer directement à la pièce.

Peut-être ne lisez-vous plus, fatigué d’avoir lu trop de livres ?
Peut-être ne lisez-vous jamais ?
Pas un roman, une BD, un poème, une nouvelle. Pas un journal. Même un gratuit ?

Vous ne souvenez pas de la dernière fois où vous êtes entré.e dans une librairie.

Une bibliothèque ?

Vous n’avez jamais franchi la porte d’un théâtre. Pas le temps, l’argent.
Pas même le jour où il pleuvait à verse, il faisait si froid, pour vous mettre à l’abri dans le hall d’accueil.

Vous préférez courir dans la colline, sauter d’un rocher dans la mer, faire du parapente, de la grimpe, du vélo, du Pilates, du yoga, l’amour, de la musique, de la peinture, cuisiner un bon petit plat, aller au cinéma, envoyer des textos, voyager, chatter, regarder la télé, boire un coup avec les copains, arroser vos plantes, danser le tango, fumer un pétard, caresser votre chat, voir un match de rugby, taguer un mur la nuit dans une friche...

Vous n’êtes jamais monté sur scène.
Peut-être en primaire lors de la fête de l’école, je ne me souviens pas.
Vous n’avez jamais croisé la route, d’un prof, d’une amie qui vous a dit : tu devrais faire du théâtre.
Peut-être l’avez-vous croisé.e et vous n’avez pas osé sauter le pas ?
Vous n’avez pas rencontré l’hermaphrodite qui ne dit qu’un seul mot : v.i.t.r.i.o.l.u.m.

Si vous vous reconnaissez dans au moins une de ces lignes, c’est à vous que ce préambule s’adresse.

Dans tous les cas, ouvrez le livre où vous voulez. Au début, à la fin, au milieu.
Au hasard.
Un texte se défend tout seul. Il résiste même parfois.

Lisez-le seul.e silencieusement. Ou mieux à haute voix.
Ou mieux encore, partagez-le avec d’autres.

Une pièce de théâtre est traversée de multiples voix, où dialoguent celles de tous les vivants et de tous les morts.
Une pièce de théâtre ne s’embarrasse pas de description, elle suggère.

Un livre de théâtre n’est pas un cahier de régie, il attend la lumière de son lecteur.
C’est un matériau pour la scène, tout d’abord pour votre scène intérieure.

Un germe en attente de s’incarner.
Sans vouloir vous commander : Rêvez ! Faites votre lecture, elle est unique.

Une pièce de théâtre n’est pas une BD : je fournis les phylactères, vous les images.
Une pièce de théâtre est comme une chanson : j’écris les paroles, vous la musique.

Une pièce de théâtre, comme une BD ou un disque, n’est généralement jamais très longue : la lire ne vous prendra pas plus d’une heure.

Une précision encore : contrairement à l’usage, vous ne trouverez pas de liste des personnages. De plus, petit jeu, parfois simple, parfois plus compliqué, aucun nom de locuteur n’apparaît en face des répliques : aucune réplique n’est attribuée, si bien qu’au premier abord, on peut en conclure hâtivement qu’on ne sait jamais vraiment qui parle. À vous de faire votre distribution.

Si vous décrochez, c’est que le moment n’est pas venu.
Attendre une autre heure, d’un autre jour, d’une autre nuit, plus favorable, plus tard lorsque vous serez disponible. Laisser reposer. Parfois ça demande du temps, un certain temps. Finalement, peut-être que la nourriture ne sera pas à votre goût, insipide ou trop pimentée, trop légère ou indigeste, que ce n’est pas ce dont vous avez besoin maintenant, que le livre vient trop tôt ou trop tard.

Si c’est le cas, que vous vous résolvez à abandonner le livre, prenez-en soin, mettez-le de côté, à l’abri, en attendant... On ne sait jamais.page13image5773200 page13image5773408 page13image5773616

Ou alors, offrez-le, refourguez-le aux Puces, à un bouquiniste. Libérez-le dans un espace public. Merci pour lui.

Merci aussi à tous les copistes, anonymes ou connus, qui, depuis la nuit des temps, ont transmis les pièces du puzzle qu’est cette histoire.
Merci à mon éditeur, le seul que je connaisse capable d’accueillir un livre, sans savoir de quoi il traite, sans en avoir lu une seule ligne. Merci à sa confiance, à son amitié qui me permettent de rejoindre la foule de tous les autres égaré.e.s. Ce livre est pour eux & elles.

Et maintenant, bonne lecture.

Georges Perpes

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L'éternité d'une seconde bleu Giotto / du papier créé aux mots déposés

22 Juillet 2014 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours

du papier créé aux mots déposés

bonjour,

voici un reportage photos sur un stage de papier de 5 jours du 16 au 20 juillet à Puisserguier, dans l'atelier d'Aïdée Bernard qui a participé au projet Marilyn après tout avec la subway dress que nous exposerons au Bateau-Lavoir à Paris en octobre 2015

nous étions 5 ça commence avec la cueillette (roseaux, lierre ce jour-là), en passant par la cuisson (une nuit pour séparer lignine et cellulose, avec soude caustique d'où le masque à gaz, les gants) et apprentissage de diverses techniques à partir des celluloses diverses disponibles en cuves ou dans des coupelles j'ai réalisé un carton d'artiste, L'éternité d'une seconde bleu Giotto, de la conception à la réalisation; j'ai même pilé la gomme à mêler au bleu que j'ai choisi, indigo ou bleu Giotto en fin de reportage, un très beau travail d'une stagiaire, inspiré de la jupe de correspondance d'A.B. qui a voyagé jusqu'en Chine, pièce achetée par la médiathèque d'Albi

après 2 jours en Avignon, du 13 au soir au 15 fin de journée, un tel stage fut un bonheur, accompagné de questionnaires, 4 par jour, matériau fabuleux d'écritures à venir les questionnaires d'A.B. sont très habilement conçus et nourrissent le travail photo aussi d'un travail de 5 mètres d'A.B. sur un de mes poèmes, Dans le sillage de Baïkala, pièce achetée par la bibliothèque Méjanes d'Aix-en-provence

le 19 juillet au soir, Aïdée et Stéphane lirent sans préparation Tourmente à Cuba, justesse de ton, belle lecture

après le stage, j'initiai le groupe aux toasts; celui à l'amour qui lie, relie fut apprécié comme celui sur le grain, le pain, le papier ou celui sur le ciel et la terre; exercez-vous, quel exercice comme les anagrammes renversants d'Étienne Klein que j'ai pu lire

en ce qui concerne Avignon la journée du 15 juillet avec Alexandra Badéa et Marina Damestoy fut riche pour ceux qui surent en profiter la soirée Diderot à l'espace Alya du 13 juillet fut réussie à Présence Pasteur, belle proposition de circulation dans et entre les textes sur Diderot par Gilles Desnots, le 11 juillet c'est cette forme qui sera reprise au Théâtre Denis à Hyères, le 11 décembre 2014 à 19 H il y aura aussi une soirée Marilyn toujours au Théâtre Denis, le 10 mars 2015 à 19 H

je vous souhaite une belle fin d'été JCG

L'éternité d'une seconde bleu Giotto

Pour Annie

Katia

et Rosalie

Une seconde

pour d'un mouvement continu

plonger verticalement tamis et couverte

dans la cuve aux celluloses de pailles d'orge

en suspension dispersion

remonter horizontalement pour saisie aléatoire

de ce qui va devenir ta feuille de papier

avec son filigrane

ROUGE BELLE

Une seconde de ton temps qui passe

never more

une seconde qui laisse traces

souvenir et matière s'effaçant

Une seconde éternelle

for ever

il sera toujours vrai que dans cette seconde

tu as réalisé ton hommage éphémère

à la BELLE ROUGE

Pour toi

l'éternité de cette seconde

est écrite en bleu Giotto

Jean-Claude Grosse

Puisserguier

atelier d'Aïdée Bernard

samedi 19 juillet 2014

11 H 00' 01''

les différentes étapes qui ont conduit à mon carton d'artiste, L'éternité d'une seconde bleu Giotto
les différentes étapes qui ont conduit à mon carton d'artiste, L'éternité d'une seconde bleu Giotto
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