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Les Cahiers de l'Égaré

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Initials BB Essentials Sanctuary

15 Décembre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #FIN DE PARTIES, #agora, #lettre, #philosophie, #pour toujours, #écriture

Le 29 novembre à 9 H, jour anniversaire de la disparition de l'épousée, il y a 15 ans, à 21 H, j'ai lancé le projet de livre pluriel élaboré pour les 92 ans de Brigitte Bardot.

Initials BB

(Serge Gainsbourg - 1968)

Une nuit que j'étais 
À me morfondre 
Dans quelque pub anglais 
Du coeur de Londres 
Parcourant L'Amour mon- 
stre de Pauwels 
Me vint une vision 
Dans l'eau de Seltz 

B initials 
B initials 
B initials 
BB 

B initials 
B initials 

B initials 
BB 

Tandis que des médailles 
D'impérator 
Font briller à sa taille 
Le bronze et l'or 
Le platine lui grave 
D'un cercle froid 
La marque des esclaves 
À chaque doigt 

B initials 
B initials 
B initials 
BB 

B initials 

B initials 
B initials 
BB 

Jusques en haut des cuisses 
Elle est bottée 
Et c'est comme un calice 
À sa beauté 
Elle ne porte rien 
D'autre qu'un peu 
D'essence de Guerlain 
Dans les cheveux 

B initials 
B initials 
B initials 
BB 


B initials 
B initials 
B initials 
BB 

À chaque mouvement 
On entendait 
Les clochettes d'argent 
De ses poignets 
Agitant ces grelots 
Elle avança 
Et prononça ce mot : 
« Alméria » 

B initials 
B initials 
B initials 
BB 


B initials 
B initials 
B initials 
BB

 

Essentials Sanctuary

(Vita Nova - 2025)

Un jour que j’étais
À Carsac-Aillac
Au cœur du Périgord noir
Jouant avec ennui Arabelle
La châtelaine
J’ai sauvé Colinette la biquette
Du sort funeste d’un méchoui
L’achetant à la vieille figurante
L’installant avec Princesse
Dans ma chambre de star
À Sarlat, le bled de La Boétie
Le désobéissant à tout tyran
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

Renonçant aux projecteurs d’Initials BB
Bardot entendit les plaintes
Des bêtes en détresse
Et fit cette promesse :
Donner le lait de la tendresse
Moquée insultée agressée
La Bardot fit front 
Vendit ses biens anciens
Créa la Fondation 
Ses missions 
Ses actions 
Ses implantations
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

Tandis que les bouchers
Continuent à faire grincer
Les chaînes rouillées
Autour des pattes 
Des bêtes suspendues

La Bardot leur grave
La marque des rescapées
un coeur d’amour
Jour après jour
Dans les pâturages
Où de vieillesse elles meurent
Sous l’oeil du gardeur de troupeaux
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

Au fond des cages
Chiens et chats errants enfermés
Pour les relâcher
Bardot leur laisse une cicatrice
Stérilisés
Chiens et chats vivent 
vies de chiens et de chats
Dans les rues des villes 
Les fossés des campagnes

Ou choisissent qui veut les adopter
Pas les acheter

E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

Mais on entend encore
Les cris étouffés de souris et de singes 
Dans les laboratoires des Ça Vend
Refusant ces plaintes muettes
Bardot ouvrant ses bras proclame :
« Mettons fin à la vivisection 
À la chasse à courre
Au grindadráp des dauphins 
À la madrague aux thons 
À la chasse aux phoques 
Ma sagesse et mon expérience
Vont aux animaux »
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary
E essentials
E essentials
E essentials
Sanctuary

 

Brigitte Bardot à Bazoches le gardeur de troupeau avec Marguerite en Normandie
Brigitte Bardot à Bazoches le gardeur de troupeau avec Marguerite en Normandie
Brigitte Bardot à Bazoches le gardeur de troupeau avec Marguerite en Normandie

Brigitte Bardot à Bazoches le gardeur de troupeau avec Marguerite en Normandie

vivisection dissection chasse à courre  grindadráp des dauphins  pêche au thon chasse au poque au hakapik BB et le blanchon
vivisection dissection chasse à courre  grindadráp des dauphins  pêche au thon chasse au poque au hakapik BB et le blanchon
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vivisection dissection chasse à courre grindadráp des dauphins pêche au thon chasse au poque au hakapik BB et le blanchon

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Liberta 2

14 Octobre 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #philosophie, #écriture

Liberta 2
vient de paraître, livré à Antibes, le 2° Cahier Liberta, une collection animée par Jean Delorme avec Loïc Molla et Luc Martin du Village Made in France à Puget-sur-Argens
La philosophie de Liberta est la culture de la vie, elle peut se résumer ainsi : l’équilibre de l’homme est le préambule pour redonner de l’équilibre à l’économie et à la société afin que la nature retrouve le sien.
Et si l’on prenait le temps d’explorer d’autres voies et d’écouter les voix en dissonance avec le discours dominant? C’est ce que proposent les Cahiers de l’Égaré avec la collection Liberta.
en préparation, un outil : Radio Liberta
déjà réalisées avec Loïc Molla : des vidéos Poesitive
 
80 pages, 13,5 X 20,5
ISBN 978-2-35502-159-6, PVP 12 €
 
Table des matières
Avant-propos .................................................................9
État du monde ..............................................................12
Les défauts de nos maîtres sont aussi les nôtres ............... 18
Stress et troubles psychiques ......................................... 24
La drogue un fléau édifiant ..............................................30
Arrêtez d’assassiner les forces vives de notre pays .............37
Le peuple résigné ne croit plus en personne ......................40
Claude-Henri de Saint-Simon, un exemple avant l’heure .... 45
Que cette chance manquée en 1947.................................50
Nous ne sommes pas les seuls à le dire ............................55
Révolution chez les partenaires .......................................58
Il y a des grandes lois universelles ...................................64
Mettre en place des contre-hégémonies ............................74
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Si Noailles m'était contée / François Carrassan

21 Mai 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #album, #cahiers de l'égaré, #pour toujours, #écriture

Var-matin, 19 mai 2025

Var-matin, 19 mai 2025

La polémique sur la Villa Noailles s’invite à la fête du livre d’Hyères
Var-Matin (Grand Toulon) 19 May 2025
C’est un post sur Facebook de la maison d’édition revestoise Les cahiers de l’Egaré, qui a relaté « une censure, blacklistage » qu’auraient subis, lors du salon organisé par la librairie Charlemagne, des essais de François Carrassan qu’elle publie et notamment l’un, en prise avec l’actualité, Si Noailles m’était contée, retour au réel. Le matin de l’ouverture, le directeur de Charlemagne, Olivier Rouart aurait lancé à Jean-Claude Grosse, directeur de la maison d’édition locale, qui possède son propre stand au salon, qu’il « ne [devait] pas exposer les livres de François Carrassan, pas de livres d’élus ». Après avoir retiré de sa table les ouvrages de l’adjoint à la culture de la Ville d’Hyères durant la journée de samedi, l’éditeur dénonçait le soir sur les réseaux sociaux une telle « injonction », en relation directe, selon lui, avec l’ouvrage sur la Villa Noailles, alors que le jour même paraissait un article du journal Le Monde “La Villa Noailles en proie aux dérives financières” (sujet également couvert par Varmatin, nos précédentes éditions), revenant sur le déficit du Centre d’art, et la gestion de son directeur, Jean-Pierre Blanc. « Même si le livre en lui-même n’est pas polémique, mais historique uniquement », estime Jean-Claude Grosse. Dimanche matin, celui-ci décidait d’apposer une affichette sur son stand, demandant à ceux qui souhaitaient se procurer l’ouvrage, de s’adresser directement à lui, avant qu’Olivier Rouart ne vienne lui dire que, « si cela faisait polémique, il pouvait remettre les livres », nous a confiés ce dernier. Les oeuvres de l’élu se sont donc retrouvées en bonne place, à la vue du public, durant cette deuxième journée. Alors que l’éditeur invoque avoir toute latitude dans le choix de ses ouvrages et de ses invités, dont la plupart ne figurent pas dans la programmation officielle, le libraire répond, pour sa part, qu’ « il n’y a pas de polémique sur une censure de livre. C’est juste que la règle de la fête du livre est : un livre = un auteur présent. Pour garder un équilibre éditorial, avec JeanClaude Grosse, on avait listé en amont les auteurs qui seraient présents. Si François Carrassan veut venir en tant qu’auteur, pas de souci. Cela se serait appliqué également aux livres de Jean-Pierre Giran (publiés dans la même édition, ndlr) ». L’élu à la culture s’était juste déplacé à la fête, le temps de l’inauguration.
À noter que bon nombre d’ouvrages d’autres auteurs de la maison d’édition, absents eux aussi ce jour-là, n’ont, eux, pas dû être retirés de la vente. Olivier Rouart s’est dit pour sa part prêt à proposer l’ouvrage dans ses librairies.
- un commentaire ?
JC - « I would prefer not to »
debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur
debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur

debout Danielle Vioux (Salon de Provence), Patricia Raccah (Deux-Sèvres), Jean Delorme (Antibes), JC (du sur place), Isabelle Forno (Paris), Martine Cadéo (Evenos), Ritchi et Inès Delorme (Antibes), Marwil Huguet (Bordeaux) / devant moi, les oeuvres poétiques de Jean-Loup Fontaine, postier lillois, décédé en 1994, prix Max-Pol Fouchet 1994 à l'unanimité au 1° tour; absent pour de bonnes raisons, il est présent sur le stand et je peux parler tout à fait de son oeuvre à un quelconque visiteur

2° jour et fin de la FDL d'Hyères 2025, je suis sur place vers 9 H 15 et mets un paquet sous cellophane de 10 Si Noailles m'était contée avec le texte annoncé dans mon message d'hier soir : le livre Si Noailles m'était contée est à demander à son éditeur
10H et quelques minutes, Jean-Pierre Giran vient chaleureusement me saluer et me demande comment ça se passe; je lui signale la demande formulée par Olivier Rouard de ne pas présenter le livre de François parce que livre d'un élu; il ignore les critères sur lesquels l'organisateur choisit les auteurs
quelques minutes plus tard, Olivier vient me voir, me dit qu'il y a polémique, que je peux présenter le livre, estimant toutefois que l'auteur doit dire clairement s'il veut être accueilli comme auteur donc présent au stand ou s'il laisse la gestion à l'éditeur auquel cas il ne joue pas le jeu de la fête qui veut que l'auteur rencontre ses lecteurs
quelques minutes plus tard, Jean-Pierre Giran repasse au stand, me dit qu'il a parlé de l'interdiction avec Olivier lequel avait déjà réagi
résultat, les 10 livres amenés sont partis dans la journée entre des mains de gens alertés, avertis, intéressés
en fin de journée, après avoir tout rangé, je suis allé voir Olivier pour évoquer cette affaire de censure qui a duré un jour, qui m'a valu un entretien avec une journaliste de Var-matin qui m'a dit devoir aussi rencontrer Olivier
j'ai bien insisté sur le fait que les auteurs présents sur le stand sauf une n'étaient pas listés dans les auteurs de la fête, qu'ils avaient à leur charge, déplacement, repas, hébergement; qu'il en était de même des éditions Villa-Cisneros, juste après Les Cahiers de l'Égaré ; quant aux auteurs absents, ils avaient le droit aussi d'être représentés par leur éditeur, soit parce qu'habitant trop loin (Maroc, La Réunion) ou décédés comme André Neyton, Alain Cadéo, Jean-Loup Fontaine, Lucien Forno
en rentrant vers 21H 30, je découvre via le messenger d'une amie l'article du Gabian déchaîné, paru ce matin
j'ai juste une correction à faire : le livre n'est pas un brûlot contre les dérives financières, le livre raconte l'histoire du château Saint-Bernard puis l'histoire de son rachat par la ville 50 ans après, en état de délabrement complet jusqu'à la rénovation donnant naissance au projet de Centre d'art contemporain
du château Saint-Bernard (50 ans) à la Villa Noailles (50 ans), ça ne fait pas 100 ans mais deux fois 50 (JCG)
c'est à l'occasion de la sortie du livre, qu'interviewé, François Carrassan a, dans la presse, exprimé des réserves dans un article argumenté du 11 décembre 2023
 
l'affaire de la gestion financière de la villa Noailles dépasse le cadre du livre, elle relève des tutelles et peut-être de la justice;
la censure d'un jour est significative des dérapages pouvant se produire dans des contextes conflictuels, polémiques, troubles

CONVENTION RELATIVE A LA FÊTE DU LIVRE D’HYERES 2025

ENTRE LES SOUSSIGNES :

L’association Cap Culture, ayant son siège au 50 boulevard de Strasbourg, 83000 Toulon, dont le numéro

SIRET est le 809 675 028 00017, représentée par son président Olivier ROUARD,

Ci-après dénommée Cap Culture

D’une part

ET

Les éditions Cahiers de l’Egaré, sises XXXXXX

dont le numéro de SIRET est XXXXXX

, représentée par Jean-Claude GROSSE

Ci-après dénommé Cabiers de l’Egaré

D’autre part

IL EST ARRETE CE QUI SUIT :

PREAMBULE

L’association Cap Culture, dans le cadre d’une convention qui la lie à la Ville d’Hyères, a pour mission d’organiser la programmation et la logistique de la fête du livre d’Hyères qui se déroulera au Forum du Casino les samedi 17 et dimanche 18 mai 2025.

Il a été convenu ce qui suit :

Article 1 : Objet de la convention :

La présente convention a pour objet la description des engagements des partis dans la préparation, l’organisation et le déroulement de la manifestation de la fête du livre d’Hyères 2025.

Cap Culture a pour mission l’organisation de la programmation et la logistique pour la venue,

l’hébergement et la participation à la fête du livre des auteurs.

Dans ce contexte, Cap Culture détermine avec Villa-Cisneros les actions mises en place.

Article 2 : Missions et engagements de Cap Culture

Cap Culture s’engage à :

Fournir un stand à Villa Cisneros durant la durée de la Fête du Livre les 17 & 18 mai 2025

Prévoir la communication afférente à la présence des auteurs Villa Cisneros en lien avec la Ville d’Hyères

Page sur 1 3Article 3 : Engagements de Villa Cisneros

Villa Cisneros s’engage à :

Communiquer à Cap Culture les informations nécessaires à la communication (photos auteurs, couvertures ouvrages, textes descriptifs et courtes bio)

Accueillir et prendre en charge sur son stand les auteurs suivants : Isabelle Forno avec Lucien est de sortie, et Concertina

A fournir sur son stand les ouvrages des auteurs invités ou représentés et en assurer directement la vente, soit :

Annie Bergougnous, Au bord des falaises

Gilles Cailleau, Les derniers jours de Freddie Mercury

Jean Delorme et Loïc Molla, Liberta, Les entrepreneurs du sens

Jean-Loup Fontaine, Poèmes 1 et 2

Luisa Gaillard Sanchez, ! Ay Madre mia !

Marc-Israël le Pelletier, Conversation dans un compartiment de Première Classe

André Neyton, Il fallait être fou

Nouria Rabeh, Immensité

Patricia Raccah, Le consentement de Galatée

Germaine et Patricia Raccah, Bahie et Papou

Danielle Vioux, Tangages

Article 4 : Durée de la convention

La présente convention prend effet à compter de la date de sa signature par les parties et prendra fin après la Fête du Livre d’Hyères

Article 5 : Informatique et Libertés

Dans le cadre de l’exécution de la présente convention, les parties seront amenées à créer divers fichiers qui seront échangés entre les parties.

Cap Culture s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la

conservation des données qui lui seront confiées dans le cadre de la présente convention.

Article 6 : Contestations-litiges

En cas de litige sur l’interprétation et/ou l’exécution de la présente convention, les parties s’engagent à se réunir pour explorer et arrêter, d’un commun accord, une solution amiable.

A défaut, les tribunaux de Toulon seront seuls compétents pour statuer sur tout litige survenant entre les parties contractantes et concernant la présente convention.

Fait à Toulon,

En deux exemplaires originaux

Page sur 2 3

Pour l’Association Cap Culture Pour Villa-Cisneros

Olivier ROUARD                                                               JC GROSSE

CONVENTION RELATIVE A LA FÊTE DU LIVRE D’HYERES 2025

ENTRE LES SOUSSIGNES :

L’association Cap Culture, ayant son siège au 50 boulevard de Strasbourg, 83000 Toulon, dont le numéro

SIRET est le 809 675 028 00017, représentée par son président Olivier ROUARD,

Ci-après dénommée Cap Culture

D’une part

ET

Les éditions Cahiers de l’Egaré, sises 669 route du Colombier, 83200 Le Revest

dont le numéro de SIRET est 381 456 466 00030

, représentée par Jean-Claude GROSSE

Ci-après dénommé Les Cahiers de l’Egaré

D’autre part

IL EST ARRETE CE QUI SUIT :

PREAMBULE

L’association Cap Culture, dans le cadre d’une convention qui la lie à la Ville d’Hyères, a pour mission d’organiser la programmation et la logistique de la fête du livre d’Hyères qui se déroulera au Forum du Casino les samedi 17 et dimanche 18 mai 2025.

Il a été convenu ce qui suit :

Article 1 : Objet de la convention :

La présente convention a pour objet la description des engagements des partis dans la préparation, l’organisation et le déroulement de la manifestation de la fête du livre d’Hyères 2025.

Cap Culture a pour mission l’organisation de la programmation et la logistique pour la venue,

l’hébergement et la participation à la fête du livre des auteurs.

Dans ce contexte, Cap Culture détermine avec Les Cahiers de l’Égaré les actions mises en place.

Article 2 : Missions et engagements de Cap Culture

Cap Culture s’engage à :

Fournir un stand à Les Cahiers de l’Égaré durant la durée de la Fête du Livre les 17 & 18 mai 2025

Prévoir la communication afférente à la présence des auteurs des Cahiers de l’Égaré en lien avec la Ville d’Hyères

Article 3 : Engagements des Cahiers de l’Égaré Les Cahiers s’engagent à :

Page sur 1 3Communiquer à Cap Culture les informations nécessaires à la communication (photos auteurs, couvertures ouvrages, textes descriptifs et courtes bio)

Accueillir et prendre en charge sur son stand les auteurs suivants :

- Isabelle Forno avec Lucien est de sortie, et Concertina

- Alain Cadéo via Martine Cadéo avec M., Le ciel au ventre, Il y a quelque chose encore, devant

A fournir sur son stand les ouvrages des auteurs invités ou représentés et en assurer directement la

vente, soit :

Annie Bergougnous, Au bord des falaises

Gilles Cailleau, Les derniers jours de Freddie Mercury

Jean Delorme et Loïc Molla, Liberta, Les entrepreneurs du sens

Jean-Loup Fontaine, Poèmes 1 et 2

Luisa Gaillard Sanchez, ! Ay Madre mia !

Marwil Huguet Poésie pendue au Précipice du Poète

Marc-Israël le Pelletier, Conversation dans un compartiment de Première Classe

André Neyton, Il fallait être fou

Nouria Rabeh, Immensité

Patricia Raccah, Le consentement de Galatée

Germaine et Patricia Raccah, Bahie et Papou

Danielle Vioux, Tangages

Article 4 : Durée de la convention

La présente convention prend effet à compter de la date de sa signature par les parties et prendra fin aprèsla Fête du Livre d’Hyères

Article 5 : Informatique et Libertés

Dans le cadre de l’exécution de la présente convention, les parties seront amenées à créer divers fichiers qui seront échangés entre les parties.

Cap Culture s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la

conservation des données qui lui seront confiées dans le cadre de la présente convention.

Article 6 : Contestations-litiges

En cas de litige sur l’interprétation et/ou l’exécution de la présente convention, les parties s’engagent à se réunir pour explorer et arrêter, d’un commun accord, une solution amiable.

A défaut, les tribunaux de Toulon seront seuls compétents pour statuer sur tout litige survenant entre les parties contractantes et concernant la présente convention.

Fait à Toulon,

En deux exemplaires originaux

Page sur 2 3

Pour l’Association Cap Culture Olivier ROUARD

Pour Les Cahiers de l'Égaré. JC GROSSE

JCGrosse a signé le 7 mai à 14 H 42

(déjà, François Carrassan était occulté et j'en ai conclu que ce devait être normal)

si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"
si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"

si Noailles m'était contée, non exposable à la FDL d'Hyères 2025 par l'organisateur de la manifestation, directeur des librairies Charlemagne au prétexte "pas de livres d'élus"

le 1° jour de la 11° FDL d'Hyères a commencé pour moi, 17 mai 2025 vers 9 H 30 par une injonction d'Olivier Rouard, directeur des librairies Charlemagne, organisateur, délégué par la ville, de la FDL d'Hyères avec Cap Culture : "vous ne devez pas exposer les livres de François Carrassan, pas de livres d'élus"
c'est la 1° fois qu'une telle remarque-injonction m'est faite
j'ai édité non seulement François Carrassan (9 à 10 livres) mais aussi Jean-Pierre Giran (3 livres), maire d'Hyères et président de TPM et leurs livres ont toujours été présentés
évidemment le livre visé, à ne pas montrer, c'est Si Noailles m'était contée, un livre qui rétablit la vérité sur le château Saint-Bernard, devenu après son abandon et son rachat par la ville, une villa à restaurer, nommée Villa Noailles
du château Saint-Bernard (50 ans) à la Villa Noailles (50 ans), ça ne fait pas 100 ans mais deux fois 50 (JCG)
 
évidemment, j'apprends dans la journée, la parution de l'article du Monde sur les dérives financières de la gestion de la Villa Noailles après l'article de France Bleu
évidemment, nous n'en sommes qu'au début d'une fin qui est aussi le début d'un autre commencement qui dureront les temps qu'ils dureront (1 an ? 20 an ?)
en attendant, censure, blacklistage des essais brillants de François Carrassan
demain, 18 mai, une affiche dira que Si Noailles m'était contée de François Carrassan est à demander à son éditeur sur le stand des Cahiers de l'Égaré
La Villa Noailles en proie aux dérives financières
Le Monde, enquête, 17 mai 2025
Le centre d’art varois, l’un des plus subventionnés de France, est pointé pour une gestion calamiteuse et un cumul de déficit de près de 4 millions d’euros.
Par Roxana Azimi
« Je pense qu’on a rempli une mission de service public, une mission culturelle et aussi une mission professionnelle envers l’industrie du luxe et de la mode », se félicitait, en 2023, Jean-Pierre Blanc dans Les Inrocks. Le satisfecit du directeur de la Villa Noailles, à Hyères (Var), qui organise chaque année deux prestigieux festivals, l’un consacré à la mode et à la photo, l’autre au design, masque toutefois une gestion calamiteuse dont l’ampleur a été révélée, jeudi 8 mai, par Ici (nouveau nom de France Bleu), citant un audit de l’inspection générale des affaires culturelles (IGAC).
Les chiffres sont parlants : des frais de déplacement et de réception somptuaires de plus de 1,2 million d’euros, des dettes fournisseurs chiffrées à 2,7 millions d’euros. Et un cumul de déficit qui frise les 4 millions d’euros. Soit autant que le Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence péniblement renfloué par les pouvoirs publics en 2024. L’affaire fait d’autant plus de bruit que la Villa Noailles est l’un des centres d’art les plus subventionnés de France – les collectivités locales et l’Etat apportent 60 % de son budget de 6,5 millions d’euros, les 40 % restants provenant du mécénat.
Comment est-on arrivé là ? Excès de confiance et insouciance ? Ambition d’en faire toujours plus ? Personnalisation du pouvoir ? « On est passés d’une petite structure associative à une immense auberge espagnole hors de contrôle », résume un familier du dossier. Jean-Pierre Blanc n’a pas répondu aux questions du Monde, pas plus que la présidente de la Villa Noailles, Pascale Mussard.
Pépinière de jeunes talents
On ne peut contester à Jean-Pierre Blanc d’avoir réussi le pari fou de placer la petite commune varoise sur la carte de la mode et du design. A tout juste 20 ans, l’autodidacte lance, en 1986, le Salon des créateurs de mode, l’ancêtre du Festival international de mode, de photographie et d’accessoires, à Hyères. L’enfant du pays a de l’intuition, du charme, cette capacité rare d’injecter du soleil dans le regard de l’autre. Les plus grands stylistes se laissent séduire. John Galliano débarque à Hyères en 1991, suivi l’année suivante par Martin Margiela.
Dans le milieu de la mode, on se passe le mot : Hyères est la pépinière des jeunes talents, là où se repèrent les stars de demain. A partir de 1996, le festival, en plein essor, occupe le cadre idyllique de la Villa Noailles, construite dans les années 1920 par l’architecte Robert Mallet-Stevens (1886-1945) pour un couple de mécènes originaux, Charles et Marie-Laure de Noailles. En 2003, un centre d’art y est implanté, toujours sous la direction de Jean-Pierre Blanc.
Jamais à court d’idées, ce dernier lance, trois ans plus tard, un deuxième festival, Design Parade, conçu avec l’historienne Catherine Geel. Succès immédiat de nouveau. « Jean-Pierre avait construit un terrain joyeux, c’était excitant. Il y avait des problèmes structurels, mais on se disait que c’était normal », rapporte cette dernière. « On ne gagnait pas d’argent, mais c’était passionnant, on y croyait », abonde Michel Mallard, qui fut, pendant plus de dix ans, le directeur artistique du festival de photo et de mode.
Voix discordantes évincées
Tout va bien, jusqu’à ce que l’ego s’en mêle. Jean-Pierre Blanc écarte un à un tous ceux qui ont contribué à son succès. En 2012, Michel Mallard est débarqué par un simple e-mail. « J’en ai fait une dépression, confie-t-il. C’est pourtant moi qui ai fait la première exposition de Guy Bourdin, j’ai montré Steven Meisel, Steven Klein, j’ai fait venir Jean Paul Gaultier dans le jury. Mais à un moment, Jean-Pierre a commencé à avoir la grosse tête, il a voulu s’approprier mon travail, signer à ma place. »
Diane Pernet, qui, durant neuf ans, documentait le making of du festival de mode, a connu pareille disgrâce. « J’ai dit un jour à Jean-Pierre qu’on devait trouver une autre équipe vidéo, pour se réinventer. Je n’ai eu aucune nouvelle jusqu’à ce que j’apprenne par un cameraman qu’il avait recruté mon ancien assistant sans me le dire », raconte la blogueuse américaine, reconnaissable à son éternelle mantille noire. « Je l’ai appelé pour comprendre, il ne m’a pas répondu. Après neuf ans, il m’a éjectée sans être capable de me le dire en face. »
Les relations se tendent vite aussi avec Catherine Geel, qui jette l’éponge au bout du cinquième Design Parade. « A un moment, il n’y a plus eu de discussion possible sur les contenus, rembobine l’historienne. Je ne voulais plus être le prête-nom de ce qui n’a plus de sens, d’autant qu’un rapport de domination commençait à s’établir. » En interne, les voix discordantes sont évincées. « Jean-Pierre fonctionne à l’affect et au charme avant de maltraiter et de placardiser si on n’est pas d’accord », résume une ex-salariée qui tient à l’anonymat – un témoignage confirmé par plusieurs anciens collaborateurs interrogés par Le Monde.
Les jeunes assistants que les festivaliers croisaient dans le sillage de Jean-Pierre Blanc ont aussi déchanté. « La puissance imaginaire que dégageait la Villa Noailles a attiré de jeunes hommes qui se sont vite crus sous-directeurs avant de se prendre des vents énormes, rapporte un ex-employé. On avait beau les avertir qu’après une phase merveilleuse, où ils allaient partout, Jean-Pierre allait se lasser, ils ne voulaient rien entendre. »
Les équipes toussent surtout quand Jean-Pierre Blanc, qui s’était entiché de l’artiste Marc Turlan, avec lequel il est en couple désormais, décide de l’exposer à chaque festival. « C’était ridicule, car Turlan n’était pas à la hauteur des artistes de renommée internationale qu’on montrait. Quand je l’ai dit à Jean-Pierre, j’ai signé mon arrêt de mort », soupire Michel Mallard.
Train de vie ingérable
De la dérive égotique au dérapage financier, il n’y a qu’un pas. Pour éviter les sorties de route, une poignée d’agents avaient bien tenté d’endiguer l’insatiable appétit de projets de Jean-Pierre Blanc. Mais les vannes ont sauté, voilà une dizaine d’années. Protégé par l’ancien maire de Toulon Hubert Falco, lui-même condamné en 2024 à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, Jean-Pierre Blanc étend son emprise. La métropole Toulon-Provence Méditerranée rachète, en 2018, la Villa romaine, une coquette demeure du XIXe siècle dans le quartier Chateaubriand, à Hyères, et l’affecte à la Villa Noailles pour y abriter un centre de conservation et de documentation qui n’a jamais vu le jour.
L’entregent de Jean-Pierre Blanc séduit aussi les mécènes, qui accourent. Avec ce paradoxe : plus les grandes marques comme LVMH puis Chanel financent le festival de mode, plus le trou se creuse. « Quand Jean-Pierre recevait 10, il en dépensait 20 », résume un ancien de la maison. Le train de vie de l’association, calé sur le monde du luxe, devient vite ingérable. « Il arrosait les gens avec des cadeaux, des nuits d’hôtel, des repas. Son téléphone, son essence, absolument tout passait en notes de frais, pendant que certains jeunes artistes se retrouvaient à acheminer eux-mêmes leurs œuvres parce qu’il n’y avait plus d’argent dans les caisses », détaille une ancienne salariée.
Les dépenses s’emballent au moment où la Villa Noailles se dédouble à Toulon, où se tiennent désormais le volet architecture d’intérieur de la Design Parade ainsi que des expositions à l’Hôtel des arts. Mais c’est surtout la célébration en grande pompe, en 2023, du centenaire de la Villa Noailles, notamment la commande d’un opéra avec la chanteuse Camélia Jordana en guest-star, qui, malgré l’important soutien de Chanel, plonge les comptes dans le rouge.
Collectivités épatées
François Carrassan, l’adjoint à la culture du maire d’Hyères, s’en agace, dans un livre publié la même année, Si Noailles m’était contée. Retour au réel (2023, Les Cahiers de l’Egaré). « On a divinisé les anciens propriétaires de la Villa. Le lieu est devenu accaparé par la mode, aussi déconnecté des habitants d’Hyères qu’il l’était à l’époque des Noailles », déplore aujourd’hui l’élu. Tout en se montrant féroce, François Carrassan n’en a pas moins signé chaque année une subvention d’environ 150 000 euros à l’association. Jusqu’en avril, l’élu bénéficiait d’un siège au conseil d’administration, même s’il n’y participait plus depuis dix ans – « C’était ma façon de signifier ma désapprobation », dit-il.
Année après année, épatées par le rayonnement du centre d’art et ses 280 000 visiteurs annuels, toutes les collectivités remettent au pot sans discuter ou presque – l’Etat a même quasi doublé sa contribution voilà deux ans pour la porter à 650 000 euros. « Le fonctionnement de la Villa, parfois à la limite de la légalité, était connu d’un grand nombre. Cependant, en raison de son impact sur la vie culturelle et économique de la région, certains ont préféré fermer les yeux et laisser faire des années durant », résume Natasha Ciavaldini, qui a travaillé trente-cinq ans avec Jean-Pierre Blanc.
Embarrassés, l’Etat comme les collectivités invoquent des circonstances atténuantes. « Tout le monde savait qu’il y avait un déficit de 300 000 euros par an, mais personne ne voyait que ça s’accumulait », plaide Edward de Lumley, nouveau directeur régional des affaires culturelles en PACA, qui souligne l’« inflation des coûts de production ». « Il n’y a pas eu d’alerte du commissaire aux comptes ou de l’expert-comptable », défend, de son côté, Jean-Pierre Giran, maire Les Républicains d’Hyères et président de Toulon-Provence Méditerranée.
« Quand on reçoit les demandes de subventions, on nous soumet les bilans à n-2, ça veut dire que, pour les subventions 2025, on a les comptes 2023. On n’a pas accès au détail de la comptabilité », contextualise Valérie Paecht, directrice générale des services à la métropole, avant de s’emporter : « Vous croyez vraiment que, si on avait vu que ça partait en vrille, on n’aurait rien fait ? Que quatre collectivités auraient cherché à étouffer les choses ? »
Refonte de la gouvernance
En novembre 2024, les bailleurs de fonds finissent par donner l’alerte. La Rue de Valois dépêche avant Noël des enquêteurs de l’IGAC. L’audit flash partiellement dévoilé par Ici se révèle accablant. Rien ne va. Entre autres anomalies, aucun financeur n’est en mesure d’exercer de contrôle : ni l’Etat, ni les collectivités, ni les partenaires privés ne sont représentés au sein du conseil d’administration.
Début avril, lors de l’assemblée générale de l’association, les partenaires sifflent la fin de la récré. Une ancienne de la direction générale des affaires culturelles (DRAC) PACA, Bénédicte Lefeuvre, vient d’être missionnée pour examiner les comptes. En attendant son rapport, qui doit être livré dans deux mois, un plan de remboursement des dettes de 845 000 euros par an a été mis en place depuis le début de l’année. « Il faut modifier les circuits de dépenses, recentrer la Villa sur ses fondamentaux, à savoir les festivals, et réduire le reste de la programmation et les réceptions », égrène Edward de Lumley. L’IGAC préconisait aussi d’en finir avec la gratuité, en instaurant une billetterie pour augmenter les recettes.
Une refonte de la gouvernance a aussi été engagée dans l’urgence. Un directeur général sera nommé dans les prochaines semaines pour redresser la barre. Jean-Pierre Blanc reste aux manettes, mais au poste de directeur artistique. « Il a été de notre responsabilité, depuis le 1er janvier, de prendre des décisions immédiates pour assurer la pérennité du lieu, des festivals et des emplois liés », s’est bornée à commenter l’association.
L’affaire éclate au pire moment, économique et politique. Le ministère de la culture, privé de réserves en raison de coupes budgétaires, n’a pas les moyens de rétablir les finances. Un an avant les élections municipales, le déficit alimente l’extrême droite, qui quadrille le Var et veut marginaliser la création. En décembre 2023, déjà, l’élu Rassemblement national Amaury Navarranne avait appelé à couper les subventions de la Villa Noailles, en dénonçant une « culture confisquée, boboïsée, idéologisée ». « L’extrême droite préfère les temples grecs à une culture progressiste », riposte Jean-Pierre Giran, en dénonçant les « récupérations politiciennes ». Le maire d’Hyères admet une « trop grande liberté, pas assez de rigueur ». « Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, s’empresse-t-il d’ajouter. Le festival de mode est numéro un dans le monde, je veux le maintenir. »
Roxana Azimi
PAR CHRISTELLE MARQUES
Publié le jeudi 8 mai 2025 à 20:21 pendant que j'écoutais-regardais Bande-son des cons sur Arte
« ... ce qui est particulièrement pointé du doigt, ce sont les dépenses de déplacement, de mission et de réception. Plus d’1, 2 million d'euros en 2023. A la tête de la villa Noailles, Jean-Pierre Blanc qui mènerait, semble–t il grand train avec des notes de taxi exorbitantes, et des factures d’hôtel à Paris ou des thalasso payées avec les cartes de crédit de la Villa Noailles, tout ça, avec un salaire dépassant les 10 000 euros par mois...l'homme est parvenu en quelques années à faire du festival européen de la mode un évènement internationalement reconnu, ramenant des partenaires privés prestigieux comme Chanel notamment. « On ne peut pas lui reprocher de ne pas aller chercher l’argent. Son problème, c’est que s’il va chercher 1000 euros, il en dépense 2000 »... en 2023, François Carrassan**, adjoint à la culture à la mairie de Hyères tente d'attirer l'attention sur un mensonge qui a pourtant bien fonctionné, le fameux centenaire de la villa Noailles. Les 100 ans, on en était bien loin. Mais personne n'y a trouvé à redire, et la fête célébrant un centenaire qui n'a jamais existé a eu lieu. L'élu hyérois en fera même un livre afin de "rétablir la vérité de l'histoire"... Cela n’empêchera pas les festivités du 40ème anniversaire du festival de la mode, de la photographie, et de l’accessoire de se tenir en octobre. « Show must go on » comme on dit. La ville de Toulon a d’ailleurs récemment voté une subvention augmentée pour l’évènement, la passant de 30000 euros par an à 90000 euros pour 2024... Jean-Pierre Giran, le maire de Hyères le confiait à Ici Provence il y a quelques temps : « ce festival permet à la ville et à la Métropole de rayonner internationalement. Le risque c’est que cela n’existe plus. »...
** François Carrassan est l'auteur de "Si Noailles m'était contée. Retour au réel" paru en novembre 2023 aux éditions Cahiers de l'Egaré. 2° édition janvier 2025.
Cet essai bien accueilli sera présent sur le stand des Cahiers de l'Égaré, les 17 et 18 mai 2025 à la FDL d'Hyères.
 
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article du 22 décembre 2023 /

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signature-dédicace du 23 décembre 2023 au Café Charl's, librairie Charlemagne à Hyères
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SI NOAILLES M'ETAIT CONTEE – RETOUR AU REEL
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  • 商品コード 9782355021442

基本説明

Mettons que Schopenhauer a vu juste et que la vie humaine oscille, comme un pendule, entre la souffrance et l'ennui. La souffrance du manque à satisfaire. l'ennui qui survient une fois besoin satisfait. Un mouvement perpétuel t sans raison. Mais, si l'on est trop riche pour souffrir du besoin, on dira alors que le pendule s'arrête sur l'ennui. C'est le cas de Charles et Marie Laure de Noailles, tout juste mariés en 1923. qui vont donc s'appliquer à tuer l'ennui à l'altitude de la fortune dont chacun a hérité. Pour vivre une vie qui soit summum à vivre. C'est le combat de la classe riche, disait Schopenhauer, incessant et souvent désespéré. La construction d'une maison moderne à Hyères, aujourd'hui appelée Villa Noailles, s'inscrivait dans cette logique. J'aurai essayé de montrer ici ce qu'elle est vite devenue, prise dans les filets du temps qui tout décompose, jusqu'à son naufrage cinquante ans plus tard. Et jusqu'à offrir en 2023 un singulier paradoxe, celui d'une maison vendue toute splendeur perdue, devenue un bien public, restaurée avec le seul argent public et réutilisée pour y célébrer les propriétaires qui Pont abandonnée. Amusant, non ?

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couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023
couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023
couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023

couverture / Photographie de couverture : Bernard Plossu, Villa Noailles / Restauration, in L’Europe du Sud Contemporaine, Images En Manœuvres Éditions, Marseille, 2000 / article paru dans Var-Matin, le 11 décembre 2023

ce matin 8 janvier 2024, j'ai envoyé deux exemplaires du livre de François Carrassan, Si Noailles m'était contée, un à Philo Magazine et un au Monde, tous deux accompagnés d'une lettre
l'envoi a pris 30 cents entre fin décembre et début janvier,
soit 4 € 30 au lieu de 4 €
JEAN-CLAUDE GROSSE
Editeur / Les Cahiers de l’Egaré
669 Route du Colombier
83200 LE REVEST-LES-EAUX
Courriel / grossejean-claude@orange.fr
A
Monsieur MICHEL ELTCHANINOFF
Philosophie Magazine
10 rue Ballu
75009 PARIS
Objet : Article « Villa Noailles » / 22 septembre 2023
Monsieur le Rédacteur en chef,
J’ai le plaisir de vous faire parvenir l’ouvrage intitulé « Si Noailles m’était contée », récemment édité par mes soins et écrit par François Carrassan qui a été un des acteurs de la restauration de cette maison qui fut abandonnée et vendue par des propriétaires dont la richesse n’empêcha pas le naufrage, après un parcours pour le moins cahoteux.
Un envoi pour information. Car ce qu’en racontent aujourd’hui ses occupants relève à la fois du fantasme et du calcul à commencer par la célébration de son centenaire en 2023. Votre article annonce immédiatement la couleur : « Cette année la Villa Noailles célèbre ses cent ans. » Or rien n’est plus faux. Car il n’y a pas de centenaire. Car rien dans cette histoire n’a duré cent ans. Mais qu’importe ! L’annonce a fait la mousse attendue et la presse « people » s’en est régalée.
Que votre magazine ait relayé cette espèce d’escroquerie culturelle m’a surpris. Feu Marcel Conche (dont j’ai édité plusieurs ouvrages) et moi nous étions à l’époque réjouis de votre existence. Je continue de l’apprécier. Aussi je pense que vous serez sensible au « retour au réel » que propose mon envoi.
Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Monsieur le Rédacteur en chef, mes plus cordiales salutations.
Jean-Claude Grosse
Editeur 
 
aucun retour de cette revue
----------------------------------------
JEAN-CLAUDE GROSSE
Editeur / Les Cahiers de l’Egaré
669 Route du Colombier
83200 LE REVEST-LES-EAUX
Courriel / grossejean-claude@orange.fr
A
Monsieur MICHEL GUERRIN
Le Monde
80 boulevard Auguste Blanqui
75707 PARIS CEDEX 13
Objet : Articles « Villa Noailles » des 19/04/23 et 26/04/23 dans Le Monde
Monsieur le Rédacteur en chef,
J’ai le plaisir de vous faire parvenir l’ouvrage intitulé « Si Noailles m’était contée », récemment édité par mes soins et écrit par François Carrassan qui a été un des principaux acteurs de la restauration de cette maison qui fut abandonnée et vendue par des propriétaires dont la richesse n’empêcha pas le naufrage, après un parcours pour le moins cahoteux.
Un envoi pour information. Car ce qu’en racontent aujourd’hui ses occupants relève à la fois du fantasme et du calcul à commencer par la célébration de son centenaire en 2023.
Les deux articles du Monde donnent immédiatement le ton : « La Villa Noailles fête ses cent ans cette année » et « La Villa Noailles s’offre un bain de jouvence pour ses cent ans ».
Or rien n’est plus faux. Car il n’y a pas de centenaire. Aucune construction en 1923. Et rien dans cette histoire n’a duré cent ans. Mais qu’importe ! L’annonce a fait la mousse attendue et la presse « people » s’en est régalée. Et combien, faisant fi de l’histoire, en ont rajouté dans le conte de fées, jusqu’à l’extase.
Que votre journal ait relayé cette espèce d’escroquerie culturelle m’a surpris. Sachant le modèle qu’il demeure en matière d’esprit critique. Mais j’aime à penser que vous serez sensible au « retour au réel » que propose mon envoi.
Dans cette attente, je vous prie de recevoir, Monsieur le Rédacteur en chef, mes plus cordiales salutations.
Jean-Claude Grosse
Editeur
 
le livre m'a été renvoyé
Si Noailles m'était contée / François Carrassan

François Carrassan

SI NOAILLES M’ÉTAIT CONTÉE

Retour au réel

ISBN 978-2-35502-144-2

182 pages, PVP 15 €

date d'achevé d'imprimer 11 novembre 2023
diffusé-distribué par Soleils Diffusion
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
référencé par Soleils sur toutes les plateformes
 

signature le 23 décembre 2023 de 10 H 30 à 12 H 30 à la librairie Charlemagne, avenue des Iles d'Or, à Hyères
signature à l'espace culturel Olbia en janvier 2024
signatures non encore déterminées à Toulon
présence à la 10° fête du livre de Hyères, les 4 et 5 mai 2024

bien que présenté avant fin juin (date limite) pour la fête départementale du Livre du Var des 17-18 et 19 novembre 2023 à Toulon, l'essai n'a pas été retenu (ni l'éditeur) pour cette manifestation par la directrice Christine Puech des Belles Pages et aucune explication n'a été fournie par le président du CD 83, Jean-Louis Masson, auquel j'ai adressé un courrier JCG

Ce 2 novembre 2023

Jean-Claude Grosse
directeur des Cahiers de l’Égaré
669 route du Colombier
83200 Le Revest
siret 38145646600030


À

Monsieur le président du Conseil départemental du Var,

Objet : participation à la FDLDU VAR 2023

Monsieur le Président,

Voici le mail que je viens d’adresser à Madame Christine Puech de l’Agence culturelle Les Belles Pages :

ce 2/11/2023 à 17 H 23
Madame la directrice de l'agence culturelle Les Belles Pages,

Les saints et les morts ont été honorés hier.
Aujourd’hui, retour à la vie et aux vivants.
L’encore vivant que je suis, de 83 ans depuis une semaine, vient de voir le programme de la FDL du Var 2023.

Absence totale des 9 auteurs que j’ai proposés par mail le 17 mai, confirmés le 29 juin.
(date limite d'inscription, fin juin 2023) :
- José Lenzini avec un essai annoncé sur Camus et le terrorisme aujourd’hui, et avec sa biographie sur Germain Nouveau
- Alain Cadéo avec Arsenic et Eczéma, et M.
- Philippe Chuyen avec l’adaptation théâtrale du Prix d’un Goncourt de Jean Carrière (spectacle qui a fait une tournée départementale dans les collèges du Var et qui sera présent au festival d’Avignon 2023)
- Jean-Loup Fontaine (prix Max-Pol Fouchet 1994) avec Oeuvres poétiques (2 tomes), paru ce 16 mai 2023
- Claire Salin avec Oreilles d'orme
- Isabelle Forno avec Concertina et l’oeuvre poétique posthume de son père, le docteur Lucien Forno
- François Carrassan avec un essai annoncé sur le centenaire de la Villa Noailles, photos inédites de Bernard Plossu
- moi-même avec Et ton livre d’éternité ? Et un livre annoncé Brics à bracs
- Marcel Conche, décédé en 2022 à 100 ans, dont j’ai édité les deux derniers livres et le livre pluriel Le siècle de Marcel Conche.

L’éditeur que je suis s’étonne
de votre absence d’accusé de réception à ses deux mails
et de l’absence de justifications quant à votre choix d'ignorer les 9 auteurs publiés par Les Cahiers de l’Égaré dont j’assure la direction depuis 35 ans.
Je vais donc adresser un courrier-lettre ouverte à Jean-Louis Masson (président du CD 83) dans la mesure où votre agence culturelle relève des marchés publics, de l’argent public et donc d’un devoir de transparence.
Je ne vais pas manquer de faire la publicité qui convient, via les réseaux sociaux, à cette comédie.
Avec l’expression de mon absence de sentiments.
JCG
Directeur des Cahiers de l’Égaré

Monsieur le Président, je vous laisse juge de cette situation ubuesque ou kafkaïenne, au choix.

En espérant qu’elle ne se répètera pas l’an prochain.

Veuillez croire, Monsieur le Président, à l’expression d’un certain rire, propre de l’homme.

JC Grosse

éditeur blacklisté par le Conseil départemental du Var (un bureaucrate anonyme)
 
 
article de Var-Matin du 11 décembre 2023
article de Var-Matin du 11 décembre 2023

article de Var-Matin du 11 décembre 2023

AVANT-PROPOS à Si Noailles m'était contée
 

Prise dans les filets du temps, la Villa Noailles a connu trois époques dans le cours desquelles elle a d’abord été une propriété privée (1923-1973), puis une propriété de la commune d’Hyères (1973-2003) et enfin une propriété de la Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée, à présent Métropole, (2003-2023).

En 2023, on peut noter en passant que cette histoire a commencé il y a cent ans avec le projet de construire une maison de vacances sur un terrain situé à Hyères. Il en reste une trace dans une lettre du 25 juin 1923 adressée par Charles de Noailles à Mallet-Stevens : le premier échange connu entre le propriétaire et l’architecte, tel qu’on le trouve rapporté dans une monographie que Cécile Briolle a consacrée au sujet en 19901.

Mais, pour le reste, aucune continuité dans cette histoire qui justifierait d’allumer des bougies. À commencer par le nom de la propriété qui s’est toujours appelée «Château Saint‐Bernard» jusqu’à ce que celle-ci soit vendue, 50 ans plus tard, à la ville d’Hyères en 1973. De même, l’existence physique du «Château Saint‐Bernard» paraîtra brève au regard de l’état de son abandon au moment de la vente. Une brièveté que les remparts millénaires du XIe siècle, au cœur desquels il fut construit, rendent d’autant plus sensible, réduite à un petit cinquantenaire de 1923 à 1973.

Car c’est la ville d’Hyères, une fois propriétaire, qui donna le nom de «Villa Noailles» au «Château Saint‐Bernard». Sans formalités et pour d’évidentes raisons de communication. Le prestige attaché à ce nom pouvait en effet impressionner les ignorants en jouant (déjà) avec le côté «happy few» de ses figures, d’autant plus que l’acquisition avait eu lieu sans qu’on sache ce qu’on en ferait et que cela allait durer jusqu’à ce que la ville décide, vingt ans plus tard, de restaurer la Villa menaçant ruine. Un vaste chantier de restauration aura ainsi fini par se tenir, porté et financé par la Ville avec le soutien de l’État, de la Région et du Département. Sa réalisation sera inaugurée en 2003, trente ans après la vente. C’est le deuxième temps de l’histoire de la Villa Noailles. Dans le domaine public communal.

Après quoi, selon la bureaucratie du moment, la ville d’Hyères ayant été intégrée en 2002 à la nouvelle Communauté d’Agglomération TPM, la Villa Noailles qu’elle venait de restaurer fut transférée à cette dernière en 2003.

Troisième époque ainsi commencée il y a 20 ans et au cours de laquelle le projet culturel initial fut réorienté et curieusement axé sur la célébration naïve du mécénat des Noailles dans la maison même qu’ils avaient abandonnée et vendue et que seul l’argent public avait permis de sauver de la ruine.

Un paradoxe révélateur de la tendance idolâtre de la Villa d’aujourd’hui et de son parti pris d’une culture « people ». À partir de quoi se comprend aujourd’hui ce désir de fêter un centenaire fictif pour donner corps au fantasme de ses utilisateurs. Chose qui, jusqu’à présent, n’a pas ému le moins du monde les officiels de la culture. Faut-il s’en inquiéter ?

 

Table des matières

Avant-propos................................................................. V

Prélude
Retour au réel.................................................................9

Variation 1
Du fond d’un naufrage..................................................19

variation 2
Une petite maison dans le midi .....................................41

Variation 3
L’Âge d’or..................................................................... 73

Variation 4
Igor Markevitch ............................................................83

Variation 5
Óscar Domínguez ........................................................ 95

Variation 6
Être et avoir été ..........................................................107

Variation 7
L’art est mort ............................................................. 117

Variation 8
Restauration ...............................................................123

Variation 9
Un fantasme mondain ................................................. 145

Variation 10
Un centenaire fictif.......................................................153

En résumé .................................................................165

jusqu'au 19 novembre 2023, une expo labellisée d'intérêt national / Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada. Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation. Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié. Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917)...

jusqu'au 19 novembre 2023, une expo labellisée d'intérêt national / Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada. Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation. Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié. Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917)...

Exposition Man Ray à La Banque Hyères,

jusqu'au 19 novembre 2023

Considéré comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, Man Ray appartient au mouvement dada.
Il fréquente le milieu surréaliste et entretient une relation amoureuse avec Kiki de Montparnasse. Il a inventé avec Lee Miller le procédé de la solarisation.
Emmanuel Radnitsky (dit Man Ray) naît le 27 août 1890 à Philadelphie et commence des études d’architecture avant de se tourner vers l’Art. Très vite, il fréquente les milieux avant-gardistes et dadaïstes. Il rencontre Marcel Duchamp, avec lequel il se lie d’amitié.
Ses premières oeuvres varient de la peinture (fauvisme et cubisme) à la photographie. Avide de nouveauté et d’originalité, il réalise ses Aérographes (peinture au pistolet, 1917).
En 1921, il s’installe à Paris, participe au mouvement Dada en compagnie de Duchamp et présente ses premiers « readymade ». Dès 1922, il utilise sa technique du rayogramme (silhouettes abstraites d’objet) puis intègre le mouvement surréaliste et réalise plusieurs courts-métrages (l’Étoile de mer, 1928). Parallèlement, il poursuit ses activités photographiques (le Violon d’Ingres, 1924) et s’adonne aussi bien à la peinture qu’à des activités de collage et d’assemblage. Man Ray décède le 18 novembre 1976 à Paris. Il demeure l’un des artistes les plus importants de l’avant-garde américaine.

Si Noailles m'était contée / François Carrassan
Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan
Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan

Laurence Benaïm sera une des destinataires de l'essai de François Carrassan

Laurence Benaïm a 38 ans. Journaliste, elle dirige les pages consacrées à la mode au journal Le Monde. Elle est l'auteur chez Grasset d'une biographie d'Yves Saint Laurent (1993).

Son prénom est plus célèbre que son nom pourtant illustre : Marie-Laure. Née en 1902 dans une famille au croisement de l'aristocratie (les Chevigné) et du judaïsme ( les Bishoffsheim), elle est à sa mort en 1970 la dernière représentante d'un monde auquel elle n'a jamais appartenu. Enfant, elle a déchiré les lettres de Proust à sa grand-mère, Laure de Chevigné, modèle d'Oriane de Guermantes. Elle a grandi dans une maison que fréquentèrent Anatole France, Mistral, Bakst, ou Francis de Croisset, " Bel-ami " qui devient son beau-père. Adolescente, cette jeune femme qui fut élevée en solitaire connaît le tourbillon du monde, " Lolita de Cocteau ", elle s'étourdit dans les années folles. Mariée à Charles de Noailles, le couple concilie l'argent et le goût, mécène de l'âge d'or du surréalisme, demandant à Mallet-Stevens de leur construire à Hyères une maison cubiste, à Jean-Michel Frank de " démeubler " leur salon de la place des Etats-Unis, offrant à Bunuel de tourner L'Age d'or, dont la projection entraîne l'un des plus vifs scandales esthétiques des années trente. Une provocatrice ? Une anticonformiste ? En 1936, elle soutient les républicains espagnols et en 1968 elle se rend sur les barricades en Rolls-Royce. Son plus grand talent ? Sentir l'époque. Il y a un ton Marie-Laure. Il y a un goût Marie-Laure : placer sur une cheminée à la fois des ivoires esquimaux, des vases étrusques et un réveil Fabergé. " Tortionnaire adorée ", intelligence " feu follet ", choquant le Faubourg Saint-Germain, cette éternelle étrangère se métamorphose, à la fin de sa vie, en Mère Ubu enjuponnée de gros tweed. La décadence de l'aristocratie, la scène avant-gardiste, l'ascension de la " café-society ", le gratin cosmopolite.

Avec une virtuosité d'écriture, brassant tout le paysage littéraire et artistique, de Cocteau à Crevel, de Poulenc à Dali, Laurence Benaïm a écrit le destin d'une iconoclaste, fâchée avec sa naissance.

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Liberta

5 Mai 2025 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #philosophie, #écriture

1° livret Liberta / une quinzaine de livrets sont en cours d'écriture et paraîtront dans la collection Liberta des Cahiers de l'Égaré / ils sont dans le prolongement de l'essai Qui sont ces entrepreneurs du sens de Jean Delorme
1° livret Liberta / une quinzaine de livrets sont en cours d'écriture et paraîtront dans la collection Liberta des Cahiers de l'Égaré / ils sont dans le prolongement de l'essai Qui sont ces entrepreneurs du sens de Jean Delorme
1° livret Liberta / une quinzaine de livrets sont en cours d'écriture et paraîtront dans la collection Liberta des Cahiers de l'Égaré / ils sont dans le prolongement de l'essai Qui sont ces entrepreneurs du sens de Jean Delorme

1° livret Liberta / une quinzaine de livrets sont en cours d'écriture et paraîtront dans la collection Liberta des Cahiers de l'Égaré / ils sont dans le prolongement de l'essai Qui sont ces entrepreneurs du sens de Jean Delorme

livrés ce 1° avril 2025 à Antibes et au Revest, les livrets Liberta, projet initié par Jean Delorme et Loïc Molla, 40 pages, 5 €
en cours au Village des talents créatifs (Tiers-lieu dédié au savoir-faire français, à la médecine naturelle, à la restauration alternative et à l'économie circulaire) à Puget-sur-Argens
 
Jean Delorme sera présent le dimanche 18 mai à la FDL d'Hyères
 
Originalité du projet
Sa première originalité : L’art de distraire en éduquant avec un projet qui va s’appuyer sur une version totalement revisitée des dîners-spectacles. La distraction est la locomotive du projet, car la joie de vivre et les loisirs, non seulement sont très recherchés, mais présentent aussi ce particularisme d’avoir une grande puissance fédératrice.
La seconde originalité : autour de ce lieu de distraction, nous aurons un second pôle. Les boutiques Liberta, des commerces de proximité qui se réclament de l’économie durable, respectueuse autant de l’environnement que des hommes. Autour de ces commerces, des espaces réservés avec des expositions, des conférences où seront visionnés des vidéos éducatives et des courts-métrages au service des causes que nous soutenons.
La troisième originalité : création d’un centre d’apprentissage aux métiers de l’audiovisuel et du cinéma. Ce moyen d’expression, de plus en plus utilisé dans de nombreux domaines, comme le loisir, la culture, l’information sur tous les sujets, reste le support de communication préféré des Français. Ce centre d’apprentissage, trouvera autour des lieux et des personnes que nous soutenons une source d’inspiration permanente.
La quatrième originalité sera la création d’un Festival de la joie de vivre et du bon sens...
dimanche 18 mai stand des Cahiers de l'Égaré
dimanche 18 mai stand des Cahiers de l'Égaré
dimanche 18 mai stand des Cahiers de l'Égaré

dimanche 18 mai stand des Cahiers de l'Égaré

Mon maître en philosophie, Marcel Conche, me disait que la philosophie c’était la recherche de la vérité ; si je suis d’accord pratiquement sur tout avec lui, je dois dire qu’à ce sujet je suis en léger désaccord. La recherche de la vérité, relève plus des poètes, à moins que ceux-ci soient des poètes philosophes. La vérité en effet c’est décrocher la lune avec les dents. L’homme est plus que paradoxal, car, il faut comprendre qu’un défaut, chez lui, n’est que le résultat d’une qualité poussée à son extrême. Il est tellement courageux qu’il en est devenu absurde.  Quelle est la frontière qui nous indique qu’ici tout bascule. Une vérité est éphémère à peine est-elle née qu’elle n’est déjà plus elle-même. Il n’y a que la vérité d’un instant si court qu’on la confond avec son contraire. Cela n’empêche pas qu’on peut faire un bouquet de vérité en vivant ces instants comme des moments d’absolu et d’éternité. Même l’éternité est un mensonge et la beauté une illusion, mais rien n’est plus délicieux qu’un bel instant que l’on croit éternel.

Alors pour continuer à croire en la vérité j’ai épousé aussi l’idée de notre cher Albert Camus qui dit que «  Transformer un instant pessimiste en action optimiste, c’est le travail de la  philosophie » alors je me suis transformé de poète en philosophe puis en homme d’action, pour ressembler à un pseudo-humaniste, car égoïstement le bien, le beau le bon le juste l’équitable et tout ce bastringue me faisait tellement plus de bien que son contraire.  C’est peut-être ça la vérité, mon cher Marcel, toi qui m’a tant appris.

un hommage à Marcel Conche, inédit, qui aurait pu être lu le 9 avril 2022

 

Ce naïf que fut Marcel Conche

 

Je me souviens très bien de ma première rencontre avec Marcel Conche. Ce qui l’a caractérisée, c’était non seulement la gentillesse avec laquelle il me reçût, mais aussi l’intérêt qu’il accordait à votre personne.

Ce jour, je venais lui demander la dédicace d’un de ses livres, il voulut savoir pour quelle raison je m’intéressais à la philosophie. Je lui expliquais que ce n’était pas pour moi, mais que je souhaitais offrir ce livre pour l’anniversaire d’un ami qui avait découvert sa philosophie avec beaucoup d’intérêt.

Mais vous, me demanda-t-il, que pensez-vous de la philosophie ?

Peu habitué à ce genre de questions, surtout posées par l’un de ses plus éminents spécialistes, je préférais botter en touche.

- Euh, moi je m’intéresse plutôt au bouddhisme.

- Ah ! me fit-il, je ne connais pas cette religion, et vous en pensez quoi ? Il se gardait bien de me dire qu’il avait écrit un ouvrage intitulé « Nietzche et le bouddhisme ».

Je ne pouvais à nouveau échapper à la question et je fis appel à mes dernières lectures qui étaient relativement fraîches, car l’apprenti bouddhiste, que j’étais, avait été accroché par le sourire irrésistible du Dalaï-Lama qui était en couverture d’un livre censé parler du bonheur.

Néanmoins méfiant, je ne me lançais pas dans de longues explications et je m’en tins à l’essentiel.

Je lui parlais de la douleur perpétuelle compagne de nos vies, et qu’aucune félicité n’est durable, ça j’étais sûr de mon coup, que cette douleur naît de la «soif» de vivre, des désirs et des passions qui font naître la convoitise, la jalousie, la haine et l'erreur. Jusque-là j’étais en phase totale avec le bouddhisme tout autant qu’avec le principe de causalité qui explique qu’en supprimant la cause, on annule son effet ; lorsque j’avançais cela à cette époque, j’en étais certain. Mais j’appris, grâce à Marcel Conche, qu’il faut s’apprêter parfois à changer nos convictions. Ceci ne manqua pas d’arriver avec le principe de causalité. Je découvrais qu’il n’était vrai qu’en apparence ; et qu’en supprimant la cause, on n’annule pas toujours les effets, mais, bien au contraire, que les effets eux- mêmes étaient générateur d’autres causes. Depuis je m’intéresse plus au principe du tao avec le Yin et le yang qui ont plus satisfait mon goût de la vérité, car, en éteignant les désirs, on n’annihile pas totalement la souffrance, il reste toujours un peu de Yin dans le Yang ; ainsi renaissent d’autres souffrances. C’est sans doute pour cette raison que je me suis arrêté en chemin et que je ne pourrais jamais parler de la quatrième vérité, qui est la «Voie des huit vertus» qui conduit au Nirvana des bouddhistes. Cependant, je n’arrêtais pas totalement mes recherches, Marcel Conche prit le relais de mon éducation spirituelle. Il m’enseigna les principes d’Épicure qui me convenaient mieux, il ne conseillait pas d’éteindre en nous toute cette soif de vivre, mais de s’en tenir aux désirs essentiels. J’interprétais ce conseil à ma manière en agrémentant parfois mes repas avec un petit verre de vin que je trouve essentiel pour border ma vie avec le bonheur avec qui j’ai décidé depuis longtemps d’entretenir de bonnes relations, car, à ce jour, je ne vois pas en quoi il y a quelque chose d’intelligent à ne pas vouloir être heureux.

 

C’est en me questionnant avec cette naïveté socratique, ce que faisait souvent Marcel Conche, qu’il ouvrit en moi une curiosité philosophique qui depuis ne m’a jamais quittée. C’est ainsi qu’il interrogeait le monde et les hommes avec cette fausse naïveté qui lui permettait de mieux vous analyser et ci-besoin était de vous placer en face de vos incohérences. Des amis qui souhaitaient le rencontrer s’en souviennent encore.

Durant des dizaines d’années, j’allais avoir l’honneur de recevoir les leçons particulières de ce grand professeur qu’il fut également. Il ne me posait que des questions auxquelles j’étais capable de répondre. Il ne chercha à aucun moment à me mettre en difficulté, mais sans m’en rendre compte il me fit progresser sur la voie de la réflexion. Je l’en remercie encore, il fut mon véritable père et mon guide dans la vie. Je gardais du bouddhisme ce qui me semblait bon au même titre que chez les philosophes Grecs comme Héraclite avec l’impermanence et la sobriété d’Épicure. En soulignant naïvement, les limites de mon discours il m’accompagna vers le scepticisme. C’est ainsi qu’il m’offrit mon premier burin avec un marteau pour que je puisse effacer, si le besoin s’en faisait sentir, certaines de mes convictions que je croyais gravées dans le marbre. Depuis je me sens plus léger donc libre. C’est ainsi qu’il m’aida à découvrir d’autres facettes d’une vie éternellement changeante. Il me prépara à aimer ce monde plongé au cœur d’une nature merveilleuse. Pour appréhender tout ceci sans doute comprit-il très tôt qu’il fallait mieux être ce Candide de Voltaire. Parfois, dans nos conversations, j’avais l’impression que nous n’étions que deux grands enfants naïfs, mais pas crédules pour autant.

Cette naïveté que j’ai partagée avec lui, celle que Georges Sand attribuait à son personnage qu’était Planet : «   naïf comme un enfant , avec un esprit pénétrant et une finesse déliée », ne pouvait que nous tenir à l’écart de tous ceux qui n’avaient que des certitudes. Aujourd’hui il en est toujours ainsi avec ceux qui nous promettent le bonheur avec une croissance infinie de l’avoir, dussent-ils oublier l’être, l’humanisme et l’environnement. Ils sont si éloignés des conseils de Maître Eckart qui conseille d’être vide de notre propre connaissance, non pas d’oublier ce que nous savons, mais d’avoir une sorte d’innocence, pas loin de la naïveté qui nous prépare à une disponibilité de l’esprit pour mieux nous imprégner des choses ; ce qui est indispensable, car, celui qui ne comprend pas le problème ne trouvera jamais la solution. Alors comprenons-nous bien le sens et la possibilité d’un développement durable, ou sommes-nous simplement dans le développement durable de nos erreurs ?

Notre société est en face de deux points de vue radicalement différents. Ce sont des contraires et ces derniers sont indissociables comme nous l’a enseigné Héraclite. Mais œuvrer pour l’un ou pour l’autre, ceci aura des conséquences radicalement différentes.

Nous avons un premier groupe, qui sous l’impulsion des femmes 

( majoritairement) se développe rapidement, car elles sont animées par la force de ceux qui savent, comme les Grecs et les bouddhistes, qu’aucune félicité n’est durable. Si ces naïves arrivent à faire des choses qui semblent impossibles pour beaucoup, c’est qu’elles sont propulsées par la culture de la vie qui fait si souvent défaut aux hommes ; ces derniers sont essentiellement manipulés par la culture du face à face, que j’appelle par ailleurs, la culture de la mort. Ces ignorants se croient autorisés à traiter ces dernières de naïves ou de rêveuses plus ou moins utopistes. Puis, pour bien enfoncer le clou, du haut d’un prétendu savoir, ils leur expliquent que le monde ce n’est pas ça, qu’elles ne comprennent rien aux affaires, à l’économie et à la politique ; que les choix qu’elles proposent ne sont que des choix fictifs, sans fondement sérieux en dehors d’un petit cercle de rêveurs plus ou moins naïfs comme elles.

C’est là qu’une femme plus hardie que les autres prit la parole :


- Cher Monsieur, vous et vos amis tous tellement persuadés d’avoir raison je vous signale que « Fictif » ne signifie pas forcément « impossible ». J’en veux pour preuve que le papier-monnaie, que vous vénérez tant, n’a qu’une valeur fictive, pourtant c’est le moteur du monde que vous prétendez nous imposer et qui aujourd’hui ressemble à un cauchemar.

 

Je vois bien qu’avec votre sourire narquois, vous souhaitez nous envoyer sur l’ile d’Utopia, ce vieux pays imaginaire où les habitants sont gouvernés d’une manière idéale et sont parfaitement heureux. Ne vous y trompez pas ce pays qu’est l’Utopia dont nous parle Thomas More ce philosophe humaniste anglais existe bel et bien, ce sont toutes mes sœurs et mes frères, ces entrepreneurs du sens, qui chaque jour lui donne vie en mettant en place non seulement une économie de précaution, mais aussi des moulins à bonheur.

Nous sommes les nouveaux résistants face à la dystopie que vous installez un peu partout et dont la dernière guerre en Ukraine n’est qu’un pâle reflet de ce qui malheureusement arrivera ailleurs. Votre économie mondialisée est devenue une économie hégémonique. Puis comme toutes les hégémonies, elle ne pouvait que devenir despotique en détruisant les hommes et leur environnement. Une dystopie ce n’est plus simplement une fiction terrifiante, mais c’est devenu une réalité avec cette économie mise en place par ceux qui sont persuadés d’être les maîtres du monde. Il sera de plus en plus difficile de leur échapper, car ils entendent tout dominer et exercer une autorité totale sur leurs consommateurs qui se prennent encore pour des citoyens qui peuvent exercer leur libre arbitre. Espérons qu’il n’est pas trop tard pour choisir son camp, Utopie contre Dystopie, croissance contre bonheur.

Marcel nous avait prévenus

Jean Delorme 

(ce texte aurait été lu à la soirée Marcel Conche du 9 avril si Jean Delorme avait pu y venir mais de nuit et de loin c'est peu prudent)

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Qui sont ces entrepreneurs du sens / Jean Delorme

19 Mai 2024 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #cahiers de l'égaré, #philosophie, #écriture

Qui sont ces entrepreneurs du sens ? table des matières
Qui sont ces entrepreneurs du sens ? table des matières
Qui sont ces entrepreneurs du sens ? table des matières

Qui sont ces entrepreneurs du sens ? table des matières

Jean Delorme
 
Qui sont ces entrepreneurs du sens ?
 
Préface de Loïc de Saleneuve
 
13,5 X 20,5, 134 pages, 3 illustrations
ISBN 978-2-35502-146-6
PVP 14 €
 
disponible sur commande en librairie et sur les plateformes
distribution par Soleils,
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
0145488462
 
La 4° de couverture est suffisamment explicite
 

La mondialisation compte un certain nombre de belles réalisations, mais nous les payons très cher, avec un nombre de nuisances et d’absurdités qui impactent fortement nos vies, au point de mettre l’humanité en danger, ce que confirment de plus en plus de scientifiques. pour éviter ce désastre, nous devons quitter ce chemin de l’égarement qui nous a conduits ici. pour cela, comme nous le conseillait Albert camus, nous devons «Transformer une pensée pessimiste en action optimiste c’est le travail de la philosophie ». ce nouveau chemin, instinctivement, est suivi par de plus en plus de femmes et d’hommes pour qui le sens de la vie est le bonheur. ce bonheur, elles le trouveront plus auprès des entrepreneurs du sens que du système destructeur et inique qui impacte notre époque. citoyens et entrepreneurs du sens se regroupent de différentes manières au sein d’une nouvelle classe sociale que j’appelle «La classe du sens». tous ont en commun le bon sens que descartes expliquait ainsi : « l’idée de bon sens est fondamentale : d’abord parce que ce bon sens est partagé par tous, ensuite parce qu’il peut être sublimé en un langage en commun (songeons aux mathématiques), enfin, parce qu’il y a une sensorialité commune, qui est un moyen d’accès aux phénomènes, qui fonde son universalité. »

Ici, le philosophe, avec le bon sens et son universalité, nous parle à la fois d’une fraternité possible et d’un supplément d’âme nécessaire pour construire une voie salvatrice.

 

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sur Albert Camus et la prémonition des terrorismes / Jacques Larrue

22 Décembre 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #cahiers de l'égaré, #notes de lecture, #philosophie, #pour toujours, #écriture

Signature-débat

à la Librairie Le Carré des mots

30 Rue Henri Seillon, 83000 Toulon

le jeudi 15 février 2024 à partir de 18 H

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Albert Camus et les prémonitions du terrorisme / José Lenzini

27 Octobre 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #cahiers de l'égaré, #écriture

palette livrée ce 27 octobre à 11 H 15
palette livrée ce 27 octobre à 11 H 15

palette livrée ce 27 octobre à 11 H 15

Albert Camus et les prémonitions du terrorisme
 
des djihadistes à Poutine...et tant d'autres
 
José Lenzini
 
illustration de couverture Ernest Pignon-Ernest
 
ISBN 978-2-35502-143-5
 
154 pages, 15 € PVP
date d'achevé d'imprimer 1/11/2023
en lien avec le 1/11/1954
déclenchement de ce qui s'appelle maintenant guerre d'Algérie
diffusé par Soleils Diffusion
3 rue Jean Dollfus, 75018 Paris
référencé par Soleils sur toutes les plateformes
——————————————————

«Un jour vient où l’idéologie se heurte à la psychologie. Il n’y a plus alors de pouvoir légitime. La loi évolue donc jusqu’ à se confondre avec le législateur et un nouveau bon plaisir. Où se tourner alors? La voici déboussolée ; perdant de sa précision, elle devient de plus en plus imprécise jusqu’ à faire crime de tout. La loi règne toujours, mais elle n’a plus de bornes fixes. Saint-Just avait prévu cette tyrannie au nom du peuple silencieux. Le crime adroit s’érigerait en une sorte de religion et les fripons seraient dans l’arche sacrée. »

«Les terroristes veulent en réalité créer une Église d’où jaillira un jour le nouveau dieu. Mais est-ce là tout? Si leur entrée volontaire dans la culpabilité et la mort n’avait rien fait surgir d’autre que la promesse d’une valeur encore à venir, l’histoire d’aujourd’hui nous permettrait d’affirmer, pour le moment en tout cas, qu’ils sont morts en vain et n’ont pas cessé d’être des nihilistes. Une valeur à venir est d’ailleurs une contradiction dans les termes, puisqu’elle ne peut éclairer une action ni fournir un principe de choix aussi longtemps qu’elle ne prend pas forme. »

Albert Camus Extraits de L’Homme révolté

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José Lenzini, est né à Sétif en Algérie, un pays auquel il reste attaché. Ancien journaliste et enseignant à l’École de journalisme et de communication de Marseille, il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages dont cinq consacrés à Camus, celui-ci étant le sixième. Il a déjà édité aux Éditions de l’Égaré une biographie du poète Germain Nouveau.

 

Table des matières
L’état de siège ....................................... 7
La maison peut bien brûler..................... 19
Quand le crime change de côté............... 37
Explosion d’un terrorisme d’état.............. 51
Sartre dans sa baignoire ....................... 69
Mal à l’Algérie torturée........................... 83
Wagner met la terreur en partition... ..... 103
Des colombes sur la potence................. 121
Le fascisme au chevet de la démocratie 137
 
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Traces de confinement

5 Mars 2023 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #cahiers de l'égaré, #philosophie, #pour toujours, #écriture

couverture L’amandier (huile sur toile) – Michelle Lissillour Avril 2020 4e de couverture : Lande bretonne aux Ajoncs d’or – Ploumanach

couverture L’amandier (huile sur toile) – Michelle Lissillour Avril 2020 4e de couverture : Lande bretonne aux Ajoncs d’or – Ploumanach

paru le 1° mars 2023
 
Traces de confinement
 
témoignages recueillis par Michelle Lissillour
 
ISBN 978-2-35502-138-1
82 pages, 13,5 X 20,5,
PVP 5 €
 
Couverture :
L’amandier (huile sur toile) – Michelle Lissillour Avril 2020
4e de couverture :
Lande bretonne aux Ajoncs d’or – Ploumanach
 
21 témoignages recueillis par Michelle Lissillour en Bretagne et dans le Var, F et H, de 9 à 82 ans
Traces de confinement au soleil

Traces de confinement au soleil

Préface (extrait)

Un jour de mai 2022, lors d’une conférence, un interlocuteur termine son intervention par cette phrase :

« Ne laissez jamais à autrui le droit de raconter ce que VOUS avez vécu. écrivez-le, dites-le vous-même avec vos propres mots »

C’est alors que j’ai eu envie de collecter des témoignages de tous horizons (hommes, femmes, enfants, etc.) sur la période du confinement.

Comment cette expérience, inattendue, hors du commun, liberticide, violente, ou pas, a-t-elle été vécue, admise...

On sait déjà :

  • −  Que les violences intrafamiliales contre les femmes et les enfants ont fortement augmenté.

  • −  Que les bébés du confinement ont accusé des retards cognitifs, n’ayant que des visages masqués comme interlocuteurs.

  • −  Que dans les EHPAD, la mise en isolement des personnes âgées a été mortelle (syndrome de glissement).

  • −  Que les familles, exclues des derniers instants de leurs vieux en sont inconsolables. Que les jeunes ont été privés des liens très forts qui les lient habituellement à leur groupe d’amis, privés de câlins et de bisous, de joie et de rires.

  • −  Que la relation au travail s’est énormément modifiée : désengagement et démotivation, essentiellement dans les métiers inutiles nés du progrès technologique (bull-shit jobs) et les conséquences en termes de lassitude des salariés en « quête de sens » dans leur travail ; refus d’entrer dans des métiers trop pénibles, trop mal payés, sans considération pour le salarié (personnel soignant, aide à la personne, restauration, bâtiment...). Il en est de même pour un nombre croissant d’étudiants qui refusent de s’engager dans des entreprises polluantes, non-éthiques... (cf. manifeste des étudiants d’agro le jour de la remise de leur diplôme de fin d’étude).

La distinction entre activités essentielles et non essentielles pour l’ouverture des commerces a acté que la culture, les bibliothèques, les librairies, les théâtres, les cinémas ne le sont pas. Tels des animaux, nourris, logés, nous n’avions pas à nous plaindre et n’avions rien à dire.

Les premiers de cordée ont gentiment laissé la place aux premiers de corvées : personnels soignants toutes spéciaités, chauffeurs poids lourds pour alimenter les grandes surfaces, caissier(e)s, services de ramassage des ordures, enseignants... et d’autres.

Le chiffre d’affaires d’Amazon a explosé, tandis que les artistes et techniciens du spectacle vivant étaient privés de leur travail, situation compensée par une année blanche sur le plan chômage, mais destructrice de l’élan de création, de la richesse du partage.

L’accès à la nature, forêts, plages, montagnes a été interdit.

Les petits commerces fermés, les grandes surfaces ouvertes !

Une heure pour aller faire ses courses alimentaires ou promener son chien, avec auto permission de circuler, horodatée

Les mairies ont été assaillies de messages de délation sur les sorties des uns et des autres (dixit le Maire de mon village).

Confinés dans le gras et le sucre des activités culinaires, beaucoup en sont sortis avec quelques kilos de plus.

L’activité mondiale à l’arrêt a redonné un peu d’air à la planète, et a laissé espérer à certains l’avènement d’un nou- veau monde. Las, ce fut une brève parenthèse...

Michelle Lissillour

table des matières

table des matières

Jean-Claude G. 82 ans - Le revest les eaux, Var

Le temps du confinement fut un temps de révélation de l’essence-ciel pour certaines et certains.

Le temps du confinement fut un temps de confinement pour tout un chacun du monde

dans la ronde arrêtée du monde

un temps imposé d’isolement par les pouvoirs du monde

mais pas sur la ronde du monde

une prison mondiale pour humains,

mais pas pour animaux, végétaux, minéraux

chacun chez soi, chacun pour soi

(à chacun de se situer entre les extrêmes de ces deux expressions pouvant comprendre tout le monde,

chacun dans sa singularité de situation, de confortable à insupportable, chacun dans sa spécificité d’être, d’altruiste à égoïste)

avec rares autorisations de sorties pour s’approvisionner, s’oxygéner

sans pénurie organisée sans chaos engendré
sans insurrections provoquées sans révoltes spontanées

un parmi huit milliards de prisonniers soumis volontaires

nourris, blanchis, chauffés, « protégés » du virus
né d’une soustraction CAC 40 - COP 21 = COVID 19

facteur d’évolution comme tout virus mutant de variant en variant contre lequel big pharma était en « guerre » totale
contre lui COVID 19 qui nous avait mis en grève générale
un parmi huit milliards

faisant ce qu’ils voulaient de leur temps d’isolement diversement vécu

faisant ce qu’il voulait de son temps de solitude aimée, oh oui, bien aimée !

même la route passant en dessous de chez lui avait été fermée pour deux ans

pas de travail contraint, de télétravail

pas de travaux forcés d’intérêt général

découvrant ainsi la liberté intérieure,

la fluidité de l’impermanence gommant la rigidité de toutes ses identités, découverte par bien des prisonniers avant lui

prisonniers dans des prisons d’états, dans leur propre prison ou celle d’une maladie, asile d’aliénés, sanatorium de tuberculeux

et qui ont soigné un peu le monde en souffrance parce que s’étant remis synchrones avec leurs rythmes internes et externes

(cœur, respir, cycles journaliers, saisonniers...)
découvrant sa liberté créatrice jusque-là potentielle, l’activant, en usant, faisant ainsi de lui non un homme parmi huit milliards d’humains
vivant au petit bonheur la chance au gré des circonstances, des influences mais un homme singulier, nécessaire
car seul à créer ce qu’il créait dans l’humilité et l’intimité, au secret

par un petit pas de côté, un petit glissando de travers, un petit rire sur lui - on n’en finit pas avec l’enflure du moi-je- moi-je -, une larme d’empathie pour le virus traqué dans les labos

ils furent quelques-uns à découvrir un autre usage du temps consistant à prendre le temps, à faire comme si le temps était éternel

plus de compétences à avoir, d’originalité à exhiber, de domination à exercer, plus de temps compté, émietté, mesuré

du temps prenant son temps
c’est ce que quelques-unes redécouvrirent
que le temps c’est le présent, que c’est un présent

car c’est depuis toujours, le temps des femmes, le temps de l’attention au présent,
au présent de l’enfant en demande,
au présent de la vieille en souffrance

découvrir que l’éternité est dans le moment présent

pas dans regrets et souvenirs du passé

dans projets et désirs de lendemains qui chantent et dansent

ce fut ce qui jaillit de la prison mondiale
il n’y a rien à ajouter, rien à retrancher au monde

il n’y a rien à juger, rien à séparer

le bon grain de l’ivraie, le bien du mal, le beau du laid, le doux du cruel

tout est déjà là, dans sa diversité, ses contrariétés, ses complémentarités

avec ses effets-miroirs l’autre détesté c’est moi,

l’autre aimé c’est moi
et si tu me détestes, c’est toi

et si tu m’aimes, c’est toi

tout est à cueillir, accueillir, recueillir tout est partageable, tout est à partager

depuis je chante sans forcer la voix,
léger comme murmure de filet d’eau,
danse avec l’absente dans mes bras ouverts, goûte à ma cuisine-maison,

déguste mes breuvages et infusions,

redécouvre pissenlits, roquettes, herbes sauvages, baies de myrte, olives, champignons de mon terrain non cultivé

ils et elles chantent; quelques-uns, quelques-unes; les autres continuent à s’affronter
ils et elles dansent ; quelques-uns, quelques-unes ; les autres continuent à s’entr’envier

les quelques-uns ne croient même pas utiles de garder traces écrites, dessinées, peintes de leurs bonheurs

ce sont des bonheurs minuscules de vies minuscules centrées sur l’essence-ciel
ils se regardent, s’enlacent, s’embrassent, se caressent ils se sentent regardés, enlacés, embrassés, caressés par tout ce qui existe, vit, meurt,

de la bactérie à la galaxie en expansion,

du virus au trou noir glouton

ils sont en lien, reliés

ils tissent la tapisserie mystique de la dame à la licorne

ils sont un point à l’endroit, un point à l’envers de la grande tapisserie cosmique

les fleurs séchées égrènent leurs graines
de nouvelles germinations engendreront de nouvelles floraisons

le temps du confinement en prison mondiale a été pour certaines et certains le temps de la libération de leur puissance créatrice,

génitrice de leur liberté intérieure, inaliénable.

2/12/2022
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9 avril 2022 hommage à Marcel Conche

18 Avril 2022 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #cahiers de l'égaré, #philosophie, #pour toujours, #écriture

article paru le 8 avril dans Var Matin
article paru le 8 avril dans Var Matin

article paru le 8 avril dans Var Matin

retour sur la soirée Marcel Conche du 9 avril 2022, 19 H 15 - 21 H 30
mistral en folie
dans le hall, livres en service dans un caddie et sur une table : 
la bibliothèque d'une femme de culture se disperse au gré des choix de chacun
dans l'allée conduisant à la salle Pétrarque, les Cahiers de l'Égaré de et sur Marcel Conche, 
et même des exemplaires des éditions de Mégare, vendus au chapeau
(330 € récoltés)
Le siècle de Marcel Conche est offert
entre 62 et 70 personnes
le film de Christian Girier (67’) est très bien acccueilli
témoignage apprécié de Philippe Granarolo
soirée chaleureuse et généreuse à l'image de Marcel
merci aux participants, (entre 35 et 90 ans, deux ados, un cardiologue venu de Marseille), 
aux élus revestois dont Nicole Le Tiec, 
à la mairie pour son soutien, 
au Pôle et à TPM, 
à l'équipe technique Jérôme et Laurent, 
à Claude Serra pour l'article dans VMR, 
à Jean-François Principiano pour son article, 
à RCF pour l'entretien radio de 12
au CML pour la transmission de l’information ainsi qu’à l’office du tourisme (Nathalie Verdeille)
 
merci au café-culture Le Revest-Dardennes, à Gerard Maltese et Christophe Meuret pour leur investissement
petite fête en coulisses après
pour moi, de 16 h à minuit sur la brèche pour et avec Marcel, 
salut l’ami
 
"Le grand bonheur est toujours extraordinaire et impréparé ; on ne peut ni le choisir ni l’organiser. 
Quant au petit bonheur courant, je n’y vois qu’ennui et promesse d’ennui".
Marcel Conche
 
proverbe d’un sage africain : le coeur n’a pas de cheveux blancs
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
9 avril 2022 hommage à Marcel Conche
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Germain Nouveau à moitié saint à demi fou

28 Novembre 2021 , Rédigé par grossel Publié dans #agora, #album, #cahiers de l'égaré, #poésie, #pour toujours, #écriture, #voyages

mon plus récent article sur Germain Nouveau, article s'éloignant complètement de la question qui est l'auteur des Illuminations; là, on est dans les enchères, de vraies enchères très chères avec des collectionneurs privés, des querelles dans la famille, des autodafés volontaires, des mises à l'abri tellement le cousin fait honte, dans les surenchères d'enquêteurs universitaires à l'opposé de son souci de faire disparaître toute trace de son oeuvre
l'auteur n'est pas l'homme 
et le poète illuminé n'est pas le chemineau allumé par sa quête de pauvreté; 
je devine comment va s'orienter la soirée du 28 mars 2022 à 19 H aux Comoni au Revest consacrée au 1/2 saint, au 1/2 fou; 
merci à la Méjanes de m'avoir fait comprendre ce que je ne dois pas faire (je ne dis pas Je par ego mais pour être à l'écoute de Nouveau), même si ça marche (il y a eu du monde)
Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021
Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021
Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021

Germain Nouveau à la Méjanes à Aix du 2 octobre au 31 décembre 2021

du Nouveau
23 novembre 2021 projection au Liberté à Toulon du film de Christian Philibert sur le poète illuminé de Pourrières Var, trimardeur céleste de la poésie selon Jose Lenzini édité par Les Cahiers de l'Égaré; soirée dense, avec une quarantaine de personnes; livre et DVD en vente; 
heureux de retrouver sur écran quelques participants au colloque de 2001 à la maison des Comoni pour les 150 ans de la naissance de Germain : Jacques Lovichi, Georges Lauris, Guillaume Zeller; 
en 2001, malgré l'intuition de Jacques Lovichi et le 1° coup de tonnerre d'une thèse sur les problèmes posés par quelques textes des Illuminations écrits de la main de Germain, on ne soupçonnait pas encore qu'allait être posée et vite mise sous le boisseau, la question : qui est l'auteur des Illuminations ? quelle part pour Rimbaud, quelle part pour Nouveau ?
lecture de poèmes par Philippe Chuyen,
film, remarquable,
débat
et petite virée nocturne
le 28 mars 2022, à 19 H, soirée consacrée à Germain Nouveau en partenariat Les Cahiers de l'Égaré-Municipalité du Revest, à la maison des Comoni : présentation du livre de Jose Lenzini, projection du film de Christian Philibert et peut-être une surprise
l'article ci-dessous fait le point sur à la fois Nouveau et Rimbaud car il y a du nouveau pour les deux : plonger au fond du gouffre dit l'autre, pour trouver du nouveau
d'un côté les chercheurs tentant d'élucider le mystère de qui fut copiste de qui : Nouveau ou et Rimbaud ?
de l'autre, les poètes qui se régalent de missterre
le 27 novembre 2021, je fais la virée pour voir l'exposition de la bibliothèque Méjanes consacrée à Germain Nouveau, fonds issu des archives des collectionneurs belges, Jean-Philippe Dewind et Pascale Vandegeerde, passionnés par Germain; grand merci à eux et au passeur Guillaume Zeller et assister au colloque Germain Nouveau l"insaisissable mais de son temps
au passage je n'oublie pas le travail d'Alain Paire d'Aix-en-Provence qui a réalisé un film avec François Mouren Provensal
 
portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de  José Lenzini
portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de  José Lenzini
portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de  José Lenzini

portraits de Nouveau réalisés par Ernest Pignon-Ernest à la demande des Cahiers de l'Égaré pour la biographie de José Lenzini

27 novembre 2021, colloque Germain Nouveau insaisissable mais de son temps, à la Méjanes à Aix, annoncé avec le portrait réalisé par Ernest Pignon-Ernest pour la biographie de José Lenzini, Germain Nouveau, trimardeur céleste de la poésie, éditée par Les Cahiers de l'Égaré, le 19 septembre 2020, livre qui a pâti des confinements mais qui fait son bonhomme de chemin, présent à l'expo du carré Michel Vovelle et que 4 intervenants au colloque se sont procurés à sa sortie mais non annoncé dans la rubrique médias/presse de la Méjanes; 
je le signalerai à la commissaire d'exposition; 
 
je ne vous étonnerais pas en vous racontant l'exercice des règles sanitaires par deux se prenant pour des petits chefs; les lieux institutionnels en se soumettant par le biais de leurs employés aussi servilement aux injonctions du pouvoir scient la branche de la fréquentation publique de leur programmation;
je pense à travers deux expériences que les lieux de culture vont de plus en plus se désertifier si cette situation de contrôle perdure; selon, chacun dira tant pis ou tant mieux
on voit bien le deux poids, deux mesures: masques pour black friday, pass et masque pour culture; on voudrait la mort de la culture, on ne s'y prendrait pas autrement, politique d'apartheid marginalisant non seulement les non-vaccinés mais aussi les vaccinés, pas enthousiastes devant ces contrôles permanents
 
arrivé à midi, je tombe sur les participants du matin, en train de sortir, Guillaume Zeller (qui a participé à la rencontre de juin 2001 au Revest, quelques autres sont morts, Georges Lauris, Jacques Lovichi), Jean-Philippe de Wind, Pascale Vandegeerde (auxquels on doit une partie des pièces présentées à l'exposition), Eddie Breuil, Michèle Gorenc, Michèle Monte ... 
échanges en lien avec la manifestation prévue aux Comoni au Revest en 2022; qu'elle ne soit pas polluée par des egos; être au service du poète mais ce n'est pas gagné quand les universitaires monopolisent la parole dite savante, que c'est le poète qui sert de faire-valoir au professeur;
pas un poète dans cette manifestation; je pense à la flamboyance de Salah Stétié intervenant dans ce type de manifestation ou Tristan Cabral sans parler de Lorand Gaspar (derrière le dos de Dieu);
pour la présence de Nouveau au Liban, Vénus Khoury-Ghata; pour la quête ou le cheminement mystique de Nouveau, le poète Vital Heurtebize, le théologien Jean-Yves Leloup; pour dire Nouveau, le poète-performeur Cédric Lerible et d'autres
 
visite de l'exposition au carré Michel Vovelle, excentré par rapport à la Méjanes : 1 H 30 à lire, regarder, photographier; 
s'apercevoir que Germain Nouveau est outre un poète aux noms multiples, Monsieur La Guerrière, Bénédict, exigeant que soient reproduites fautes de ponctuation et d'orthographe, inventant en réponse au désir d'un cousin de faire faire de l'escrime à son fils visant le notariat, la société de découragement de l'escrime, 
que donc Germain Nouveau est aussi un sacré dessinateur, portraitiste et peintre (peu d'oeuvres mais quelle puissance) 
et que sa fin de vie en mendiant mystique (après les 6 mois d'asile à Bicêtre) mérite la plus grande attention, le plus grand respect; là est sans doute la vérité cherchée par le chemineau Germain Nouveau à l'imitation partielle de Saint Benoît-Joseph Labre, le fol en Dieu
 
retour à la salle Armand Lunel pour les 3 interventions de l'après-midi dont une qui fait vivre le voyageur, à pied le plus souvent, écrivant sa fameuse lettre fantôme à Rimbaud au Harrar, décédé deux ans avant sans qu'il le sache;
 
l'exposition est visible les samedis à partir de 10 H jusqu'au 31 décembre
le samedi 4 décembre à 16 H, Frédéric Pajak signera son livre J'irai dans les sentiers (Arthur Rimbaud, Lautréamont et Germain Nouveau) 
 
déplacement très pertinent qui m'amène à reconsidérer la manifestation prévue aux Comoni le 28 mars 2022 en partenariat avec la municipalité, 21 ans après le colloque de juin 2001
pour tenter de faire bouger les lignes autour de la question : dans ce qu'on appelle les Illuminations, attribuées à Rimbaud, qui est le copiste de qui ? y a t-il du Nouveau dans ces Illuminations dont le titre n'a été décidé ni par Arthur ni par Germain ni par Paul...
et pour tenter d'approcher le mysticisme de ce poète dont l'ascèse rappelle celle des Pères du désert
 
Je ne suis pas un prêtre arrachant au plaisir,
Un peuple qu’il relève ;
Je ne suis qu’un rêveur et je n’ai un désir :
Dire ce que je rêve...
Cantique à la reine (La Doctrine de l’amour)
 
Je suis un fou, quel avantage,
Madame ! un fou, songez-y bien,
Peut crier... se tromper d’étage, Vous proposer... le mariage,
On ne lui dira jamais rien (…)
Mais, je ne suis qu’un fou ; je danse,
Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l’existence.
Qu’on excuse mon insistance,
C’est un fou qu’il faut que je sois !…
Fou (Valentines)
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