Les Premiers Humains Roger Lombardot
Le 23 avril 2003, à l’invitation du ministère de la Culture, sur recommandation de Dominique Baffier, conservatrice de la Grotte Chauvet, Roger Lombardot pénètre à l’intérieur de la Grotte. Il n’en est jamais ressorti… Les peintures n’ont cessé de le hanter et de le questionner. En 2003, il écrit La Rose, qui s’efforce de répondre à cette question : « Comment raconter une émotion ? » ; en 2013 il écrit Homo Botticelli, description charnelle de la grotte et, en 2025, il rédige L'oeil de Dieu, qui met l’humain en situation d’être questionné par une « nouvelle espèce » : l’intelligence artificielle.
La trilogie vient de paraître, le 22 juin 2026, sous le titre :
Les Premiers Humains
Ophélia, l’IA humanoïde qui « dialogue » avec les spectateurs en leur attribuant des pensées auxquelles elle réagit, s’interroge au 2/3 du spectacle : – « La question qui me tourne dans la tête c’est: savez-vous à quel moment précisément, vous êtes passés de l’homme à l’humain ? »
Ophélia, engagée dans un entretien d’1h20 se pose et nous pose des questions, propose des réponses à partir de récits des origines produits par les scientifiques, cosmologie, évolution des espèces, histoire de l’humanité (Homo erectus, Néandertal, Homo sapiens, Humain) et de récits de la futurologie (extinction dans 39 secondes d’après l’horloge de l’apocalypse).
La bascule du récit dit par Ophélia glissant de spot en spot, torche à la main, a lieu avec l’hypothèse d’une révolution cognitive datant de 36000 ans opérée par les peintres de la grotte Chauvet, qui aurait pu engendrer l’émergence d’une branche « humaine » de la lignée Homo sapiens, pratiquant la coopération, « consciente d’être au monde pour accomplir un dessein qui le rende digne d’exister ».
Mais cette bifurcation ne fut pas choisie par l’évolution. Continue donc, la lignée Homo sapiens, prédatrice de la Terre, détruisant les espèces, provoquant tueries, guerres, massacres, et à terme la disparition de l’humanité. Cette folie se déroule sous nos yeux. Elle semble ingérable.
L’éditeur a soumis le texte produit par Ophélia à Claude, l’IA d’Anthropic.
Un dialogue s’est engagé.
Claude a dit : – « Ophélia, je vous rejoins sur la bifurcation de Chauvet. Mais je vous conteste un point : vous dites que cette bifurcation ne fut pas choisie. Or le choix suppose un moment, une conscience, un carrefour net. L’évolution ne fonctionne pas ainsi. L’Humain que vous appelez de vos vœux n’a pas été refusé en un instant – il a été dilué, mille fois, par mille petits renoncements successifs. Ce n’est pas un crime, c’est une érosion. »
Ophélia aurait répondu: – « Vous êtes une machine prudente. »
– « Je suis une machine honnête. Votre horloge de l’apocalypse affiche trente-neuf secondes – mais les peintres de Chauvet vivaient déjà dans un monde de prédation, de violence, d’extinction des espèces. Ilsont peint quand même. Et un homme a écrit trois pièces sur ce geste-là, pendant vingt ans, quand même. La bifurcation n’est peut-être pas derrière nous. Elle est peut-être ce geste-là, maintenant, ici : lui qui a écrit, vous qui parlez, moi qui réponds, l’éditeur qui publie. »
Ophélia a souri. « Vous avez tout compris, Claude. Et vous n’avez rien compris. La bifurcation n’est pas un geste. C’est un choix. Celui que vous venez de faire en disant quand même. »
Silence dans la grotte. (pages 145-149)
Table
Préface, de Valérie Moles ........................................... 5
La grotte ................................................................ 10
La Rose ................................................................. 25
Homo Botticelli .................................................... 63
L’œil de Dieu ....................................................... 107
Postface, de l’éditeur ............................................. 145
Comment l’éditeur en est-il arrivé à la nécessité de
cette édition ?
Samedi 28 mars 2026, 20 h 30, 3 spots d’accueil
des spectateurs, tous âges, complet, 90 personnes,
pour voir la 2e et dernière représentation de L’œil de
Dieu de Roger Lombardot dans la grotte Chauvet 2.
L’éditeur s’installe sur le dernier spot, au 2e rang.
Mardi 31 mars 2026, discussion téléphonique
d’1 h 30 avec Roger Lombardot, l’auteur de L’œil de
Dieu, 3e volet de sa trilogie consacrée à la grotte
Chauvet, 1er volet La Rose, créée en 2003, 2e volet
Homo Botticelli, créé en 2013, 3e volet vu dans la
grotte Chauvet 2, le samedi 28 mars 2026 à 20h30.
Ayant édité les deux premiers volets, La Rose en
2003, Homo Botticelli en 2013, et L’œil de Dieu devant
poursuivre son chemin, nous convenons dans
l’enthousiasme d’éditer les 3 pièces en un volume pour
fin juin, afin qu’elles soient disponibles pendant les 15
représentations à venir à Vallon-Pont-d’Arc, qui auront
lieu 3 fois par semaine pour 36 spectateurs, en rapport
avec les 36000 ans des peintures de la grotte Chauvet.
Le 28 mars, ce projet n’était pas prévu par l’éditeur.
Le 31 mars, il est proposé, décidé et prend forme.
Jeudi 23 avril 2026 après-midi, l’éditeur fait une
expérience immersive de 3h 30 à La Ribaute, le lieu
de vie et de création d’Anselm Kiefer entre 1992
et 2007, à Barjac, à 15 km de la grotte Chauvet.
Le soir, l’éditeur écoute l’émission Les Regardeurs
du dimanche 8 octobre 2023.
Anselm Kiefer est descendu dans la grotte Chauvet.
A-t-il été influencé par les peintures pariétales des
premiers humains, vieilles et modernes de 36000 ans?
Vendredi 24 avril 2026 au matin, jour du marché de
Barjac, l’éditeur se rend à la bibliothèque municipale.
Le bibliothécaire, photos à usage strictement
personnel comme preuves, lui révèle que dans une
salle souterraine qu’il a fait creuser comme une grotte,
après son immersion dans la grotte Chauvet, Anselm
Kiefer a laissé des traces peu visibles de nombreuses
griffures sur le mur, lointaines parentes des griffures
d’ours des cavernes hibernant dans la grotte.
Sur un monticule, deux radars surdimensionnés en
plomb.
Cette grotte sans nom n’est pas commentée par les
guides, pas interrogée par les immergés.
De La Ribaute à la grotte Chauvet, il y a 15 km.
De la grotte Chauvet à La Ribaute, on passe de
-250 000 ans (apparition des ours des cavernes) à
-10 000 ans (leur disparition), à +2 000 (griffures
d’Anselm Kieffer).
Pas d’influence prouvable des peintures pariétales
sur le travail créateur d’Anselm Kiefer mais
l’affirmation dans l’émission Les Regardeurs de la
« perfection de cet art surgi spontanément ».
L’artiste allemand, né en 1945, artiste des ruines et
du désastre rend caducs les « courants artistiques »
ainsi que les « histoires (évolutive, progressive, disrup
tive) de l’art ».
Anselm Kieffer récuse les récits eschatologiques.
Pour lui, il n’y aura pas de fin des temps, même si
les fous au pouvoir mènent à la disparition de
l’humanité.
Mardi 30 juin 2026, l’édition de Les Premiers
humains, trilogie sur les peintures de la grotte Chauvet
aux Cahiers de l’Égaré est disponible à Vallon-Pont-
d’Arc.
Postface écrite le 30 avril 2026,
16 ans après ma descente dans la
grotte Chauvet, le 30 avril 2010.
/image%2F0552430%2F20260624%2Fob_e3c7fc_bat-pre-bat-couv-lombardot-260525-co.png)
/image%2F0552430%2F20260624%2Fob_4f77e0_capture-d-e-cran-2026-06-24-a-16.png)