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Les Cahiers de l'Égaré

Le voyage d'Amadou / Michel Gendarme

11 Décembre 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Le voyage d'Amadou / Michel Gendarme

Vient de paraître Le Voyage d'Amadou de Michel Gendarme

13,5 X 20,5 cm

64 pages

ISBN 978-2-35502-085-8

PVP 12 € + frais de port 3 € = 15 € par chèque à l'ordre

Les Cahiers de l'Égaré

669 route du Colombier

83200 Le Revest

Personnage :

Amadou, 21 ans, porte un Sweat à capuche

Résumé :

Amadou, jeune Malien issu de la pauvreté, de la brousse puis de la rue, vit de petits boulots, de nourritures et d’hébergements précaires. Baladé d’un tuteur exploiteur à un coach sincère, il se raccroche à ce qui l’aide à vivre, le football, qu’il pratique depuis l’enfance pour meubler ses longs moments d’oisiveté sans école. Repéré par quelques professionnels, aguerri par quelques matchs victorieux, il se fixe pour seul objectif de devenir joueur professionnel et pour cela de rejoindre l’Europe par tous les moyens. Pour lui, ce sera par la Libye via le désert avant de s’embarquer pour l’Italie. Longue épopée de deux années, risquée et dangereuse, mortelle pour beaucoup. Ce rêve sombre à quelques encablures de Tripoli lorsque le bateau sur lequel se sont entassés des centaines de malheureux coule et qu’Amadou est repêché in extrémis par les gardes côtes libyens. Une autre aventure commence alors pour lui, celle d’une renaissance, celle du retour au pays avec un combat acharné pour la reconnaissance de ses droits et de sa dignité d’homme.

Début de la pièce :

Amadou et quelques-uns de ses camarades sont amenés de force auprès du Ministre, à Bamako. Ils ont été arrêtés alors qu’ils manifestaient pour la xième fois afin d’obtenir le versement de l’indemnité promise il y a un an lors de leur rapatriement de la Libye au Mali.

Amadou s’adresse au Ministre puis il commence le récit de son périple et des causes qui l’ont poussé à l’entreprendre.

Chez le Ministre.

Tu me donnes la parole, Monsieur le Ministre, je la prends. Mes camarades ici présents me donnent la parole, je la prends. Monsieur le Ministre, ce que tu vas recevoir dans tes oreilles est sacré, ce sont les mots que nous avons rapportés de notre dangereux périple. Chacun ici pourra témoigner de leur véracité. Tu nous as faits venir, manu militari, oh pardon ! je m’aperçois que je te tutoie, je devrais dire vous, Monsieur le Ministre. Tu vois, vous voyez, tu vois, ici chacun de nous est un minuscule grain dans l’immensité. Mais un grain qui se lève, poussé par la colère, plus un autre grain et encore un autre, ça fait une tempête, Monsieur le Ministre, une tempête qui pourrait grésiller à tes oreilles. Alors écoute-là, Monsieur le Ministre, écoute le sable.

Amadou extrait de sa poche une poignée de sable qui s’écoule lentement.

À mots découverts, Paris (dir. Michel Cochet )
"... ce récit-là m’a convaincu, il est fiévreux, passionné, touchant, prenant et tendu comme un arc. J’ai vraiment été pris par cette histoire... Un témoignage brut, une parole simple et vraie, directe. Une écriture sans fioriture, sans commentaires, remarquable de concision et de netteté, fourmillant par ailleurs d’une infinité de petits détails pris sur le vif qui nous rend l’histoire remarquablement proche et familière..."

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La nature prisonnière/Bernard Plossu/François Carrassan/Rudy Ricciotti

11 Décembre 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

signature du livre le 16 décembre de 10 à 12 H 30 librairie Charlemagne, avenue des Îles d'Or à Hyères
signature du livre le 16 décembre de 10 à 12 H 30 librairie Charlemagne, avenue des Îles d'Or à Hyères

signature du livre le 16 décembre de 10 à 12 H 30 librairie Charlemagne, avenue des Îles d'Or à Hyères

Le livre de quelques photos de Bernard Plossu sur l'espace urbain des années 70, années où furent "inventés" (hihi) les espaces verts, photos précédées de deux essais, l'un de François Carrassan (La vie en vert), l'autre de Rudy Ricciotti (Tenir éveillé le paysage) et accompagnées de répliques entre les duettistes, est paru le 25 octobre 2017 aux Cahiers de l'Égaré, pour mes 77 ans. Il a pour titre La nature prisonnière, titre parodique quand on voit avec quelle ingéniosité la nature vivace se moque des bétons les plus durs. Les villes seront mortes, les zones commerciales seront désertes et les petites herbes, les mauvaises herbes, les jolies petites fleurs se régaleront de pousser dans ces lieux où il n'y aura plus d'humains. Livre optimiste donc, qu'on peut commander  en librairie et sur les sites de vente en ligne.
Une signature aura lieu le samedi 16 décembre de 10 à 12 h 30 à la Librairie Charlemagne, avenue des Iles d'Or à Hyères en présence du trio caustique.

Extraits :

Tragiques et prophètes n’imaginaient pas tout le tragique humain et cosmique qui aurait pu être signifié un jour par un tronc d’arbre abattu à la scie électrique sur ordre d’un adjoint au maire d’une commune, pour faire place à des automobiles.
Guido Ceronetti, Ce n’est pas l’homme qui boit le thé mais le thé qui boit l’homme, 1991.
 

Certain jeune homme, que j’ai connu, avait un jour décidé de vivre dans un monde vert : c’est qu’il avait appris, au Centre d’Information de la Couleur, que la couleur verte donne la paix et l’espoir.
Jean Paulhan, Lettre à un jeune partisan, 1956.

 

Au début de ma carrière, sudiste convaincu, je frappais d’anathème le régionalisme immobilier. J’imaginais des opérations coup de poing contre la prolifération des tuiles typiques, devenue en Méditerranée une allégorie de la colonisation des esprits. Vous habitez en Provence, vous habiterez avec des tuiles provençales et en supporterez toute votre vie !
Je suis même passé à l’acte, contre le permis de construire qu’un architecte des bâtiments de France (ABF) avait validé, pour la rénovation de la station-service de l’architecte Fernand Pouillon, à La Seyne-sur-Mer : le remplacement des voûtes en brique de la structure originelle par des tuiles ! 

Rudy Ricciotti.

Caractéristiques du livre:

format 15 X 17,5 fermé à la française,

88 pages, 24 photos légendées (date et lieu) de Bernard Plossu;

papier intérieur Gardapat 13 Kiara 135 g pour un bon rendu des photos

couverture en deux couleurs sur Rives sensation tradition blanc naturel 270 g

bref, un bel objet, sobre

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