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Les Cahiers de l'Égaré

Articles avec #pour toujours tag

L'été du Léthé à La Coquette

6 Juillet 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #théâtre, #poésie, #pour toujours

photos de Fabienne Ashraf et Raphaël Rubio
photos de Fabienne Ashraf et Raphaël Rubio
photos de Fabienne Ashraf et Raphaël Rubio
photos de Fabienne Ashraf et Raphaël Rubio
photos de Fabienne Ashraf et Raphaël Rubio

photos de Fabienne Ashraf et Raphaël Rubio

Le 2° été du Léthé s'est déroulé le 1° juillet 2017 à La Coquette à Toulon, de 10 H à 20 H 30 avec comme participants Marilyne Payen, notre hôtesse, Michelle Lissillour, Isabelle Barthélémy, Fabienne Ashraf, Pauline Tanon, Moni Grego, Lionel Parrini, Raphaël Rubio, Wianney Qolttan', Eric Meridiano, Yves Ferry, Chris Darvey et Jean-Claude Grosse. Excusée Sylvie Combe. Ils sont venus de Sète, Nîmes, Arles, Avignon, Gardanne, Toulon. Ce 2° été a coïncidé avec le 50° anniversaire de mon mariage avec la Mouette à tête rouge.

 
Temps prévus 
1- 10 à 11 H, chacun vient avec un court texte d’un autre ou de lui (10 lignes) qui l’a structuré, lui a servi de repère, un texte fondateur
lecture par chacun ou un autre (par affinité ou hasard) de ces textes avec retour des autres participants
2- temps d’écriture, à partir de 11 H et après l'auberge provençale vers 12 H 30, durée 1 à 2 H, sur consignes; écriture en solo ou à deux (affinité ou hasard)
ça tournera autour de la figure de Madeleine (une image flottant dans nos inconscients);
faites vos propres recherches et lectures (mais ce n’est pas une nécessité ni une obligation)
3 pistes seront sollicitées pour 3 courts textes
- traverser sans voile, sans rame, sans gouvernail la Méditerranée
- 30 ans de vie érémitique dans une grotte particulièrement humide 
- l’amour comme origine, chemin et but (Deepak Chopra avec Le chemin vers l’amour me semble intéressant à lire); 
les titres de deux livres photographiés à la Sainte-Baume serviront d'amorce
Épouse-là et meurs pour elle (des hommes vrais pour des femmes sans peur)
Marie-toi et sois soumise (pratique extrême pour femmes ardentes)
3- temps de partage, notre auberge provençale avec ce que nous apporterons, à partir de 12 H 30; n'oubliez pas d'apporter vos livres pour échanger, donner, qu'il s'agisse de vos oeuvres ou de livres que vous voudriez offrir au hasard de la rencontre
4- temps de lecture des textes avec échanges sur chaque texte, lecture soit par soi-même, soit par un autre à partir de 16 H; on a commencé à 17 H
au préalable, Moni Grego nous donnera quelques conseils utiles sur comment lire à voix haute
5- lecture de L’Ultime scène de Moni Grego, texte édité aux Cahiers de l’Égaré pour ce moment, ode à la disparition de la scène de théâtre dans un lieu « magique »  appelé à disparaître, vers 17 H 30; on a commencé à 19 H après l'intermède musical d'Isaac
ces deux temps de lecture seront ouverts au public et aux amis; sont venus Jeanne Mathis et son mari Isaac qui a interprété un morceau de sa composition (de la veille) à la guitare et ampli (instrument padipulé, au pied) en harmonie avec l'ambiance studieuse et joyeuse, pas festive, de la journée
6- agapes du soir, tangos dans le salon de La Coquette, vers 19 H; en fait fin des lectures à 20 H, pas d'agapes
7- Christian Darvey réalisera un film, pour sauver les meubles, appelés à disparaître
8- les textes seront mis sur le site des écritures nomades, les écrivents (comme du vent)  peaufinent leur texte jusqu'au 10 juillet. Chacun est libre de faire tous usages de son texte, FB en particulier.

Consignes

Les bienheureux qui séjournaient aux Champs Élysées dans le sous-sol grec pouvaient revivre une nouvelle vie sur terre. Passant dans le Léthé, ils oubliaient tout de leur vie antérieure de héros ou de sage mais pouvaient conserver, réactiver un souvenir pour leur nouvelle vie.
Vous êtes des bienheureux. Quel souvenir voulez-vous réactualiser pour votre nouvelle vie sur terre ?

Cela veut dire que vous êtes l'homme ou la femme qui était mort(e) et que vous allez vous réincarner en un autre, l'homme ou la femme qui revit d'une autre vie, résurrection ? réincarnation ?

Vous aurez à votre disposition pour vos textes, ces deux personnages, l'homme qui était mort, l'homme qui revit d'une autre vie.

 

Vous avez choisi un texte fondateur. Vous devrez vous en servir pour vos 2 écritures. Thème, citation …

Nous sommes à La Coquette, vous intègrerez ce lieu et ce moment, 1° juillet 2017, dans vos textes.

 

3 thèmes à traiter en 3 textes courts :

 

  • Madeleine dans une barque sans gouvernail, sans rame, sans voile, livrée aux vents, houles, courants, encalminages de la Méditerranée, seule ou accompagnée, pour seul vêtement sa chevelure abondante, et pour luxe, ses parfums ; elle souffre, elle prie, elle est en colère, elle a la diarrhée, elle vomit, elle n'a rien à manger, à boire ; y a-t-il un miracle ? un événement merveilleux surgit-il au pire des moments ? Votre Madeleine décidez si c'est la vraie, si elle est d'aujourd'hui, venue d'où, pourquoi, pour où ? Ce qui lui arrive dans la barque jusqu'à Massilia est-il réel ? Optez-vous pour un récit, un conte, un dialogue ?

  • Madeleine dans la grotte de la Sainte-Baume vit 30 ans d'une vie érémitique, grotte humide, elle ne se nourrit que de ses larmes. Quelles larmes pleure-t-elle ? De quelles larmes nourricières s'agit-il ? Elle monte au ciel, entre terre et paradis, ascension pouvant durer 7 H. Que se passe-t-il ? Contemple-t-elle quelqu'un, quelque chose ? Pense-t-elle pendant son ascension et son extase ? A-t-elle des visions ? Donnez-nous envie de nous élever. Donnez-nous envie de revenir ici-bas ! La grotte est-elle rassurante, inquiétante ? Quelles résonances entre la grotte et le ventre-mer, entre la grotte et le ventre-mère ? A-t-elle été engrossée ? A-t-elle un désir d'enfant ? Porte-elle un tel désir ? Ou y a-t-elle renoncé, femme à moitié ou femme accomplie malgré tout ? Votre Madeleine grotesque est-elle la vraie, est-elle un fantasme ? A-t-elle un interlocuteur, un intercesseur ? Demande-t-elle ? Quoi ?

  • Madeleine et l'amour sublime. Imaginez sa relation de prostituée repentie, de pècheresse, d'épousée, d'épouse à l'Époux. Quel statut souhaitez-vous lui donner ? Un, plusieurs ? Cet Époux, l'acceptez-vous fils de Dieu, se refusant à Madeleine, Ne me touche pas ! Ressuscitant, donc se montrant à elle pour ensuite disparaître, s'élever avec la promesse de revenir à la fin des temps pour le grand rassemblement des ressuscités ? Croyez-vous à sa mission de Sauveur ? Le préfèreriez-vous plus soucieux de Madeleine, la comblant, comment ? Cet amour sans consommation est-il source d'élévation, d'extase ? À quoi peut-il faire accéder ? L'extase mystique, est-ce que ça, ÇA, vous parle ? Le sexe peut-il être source de comblement ? La jouissance, la petite mort, n'est-elle pas chacun son moment de plaisir, dans son moment de plaisir ? L'autre Jouissance dont parle Lacan, indicible, réservée à certaines femmes, sur laquelle rien ne peut être dit car cette Jouissance est accès au Réel le Grand Réel de René Char, croyez-vous possible de la décrire ? En poète, en dramaturge, en psychanalyste ?

  • Si possible des textes d'une quinzaine de lignes. Bonne écriture.

  • mon texte

  •                                           

    Oui je veux bien OUI


    Le narrateur – Bienheureux je suis. Pour vie nouvelle. Droit à un vieux souvenir. De l'ancienne vie. Vie de héros, de sage, d'ouvreur de voies ? En tout cas, j'ai eu droit aux Champs-Élysées. Je me souviens, je veux me souvenir de toi, Marie Madeleine. Il m'avait convaincu que j'étais son fils, le Fils de l'Homme. J'avais cru à ma mission de Sauveur des Hommes. Je me suis sacrifié. Ils m'ont crucifié. Père, pourquoi m'abandonnes-tu ? Phrase terrible. Désespéré, j'étais. Ces clous ! Cette éponge de vinaigre ! Saloperie de bourreaux ! Froids fonctionnaires de la mort en série. Mis au tombeau, j'en ressors comme Lazare, à qui j'ai dit : Lève-toi et marche ! M'a toujours fasciné ce retour de l'homme qui était mort. Tu sais qu'ils y travaillent les prophètes du futur de la Silicon Valley ? Ray Kurzweil, directeur de projet chez Google, annonce le retour de la mort pour 2037. Je ressors du tombeau. Et toi, Marie Madeleine, Marie de Béthanie, ils savent plus très bien les chrétiens, première à me voir, à y croire. Pourquoi l'homme mort que j'étais a accepté cette ascension ? Pourquoi te répondre Noli me tangere, à mon surgissement nouveau. Pourquoi te faire cette Promesse de retour à la fin des Temps pour le grand rassemblement des ressuscités ? Sais-je qui je suis ? Un Sauveur ? Un Salaud ? Marie Madeleine, entends-tu mes tourments ?


    Marie Madeleine dans la barque – Le fuir, fuir ce salaud. Toujours s'est refusé à rendre ce que je lui donnais, ce que je lui offrais. Mes palpitations du tréfonds, là où sont tapies les stupeurs pétrifiées de trop d'audaces. Pas assez gratuit mon don ? Donc prends ça dans les dents ! donc pas rendre ? Veut vrai don, don sans retour, don donc sans attente de retour ? C'est ça que je devais comprendre ? Oh Marie, ce mal de ventre, cette diarrhée diarrhée diarrhée é é é ! (3 jours plus tard, de plus en plus faible) vidée é é é ! (petite voix ). Oh Jésus ! Que se passe-t-il ? … Où suis-je ? … Toulon, Saint Jean du Var, La Coquette, Le Barbecue, La Plancha, 3 en 1, la Sainte-Trinité. Hahaha ! Je suis donc une Bienheureuse, autorisée à une vie nouvelle avec un vieux souvenir. L'Amour de Madeleine, traduit par Rainer Maria Rilke, sera mon texte fondateur, le fondement de ma vie nouvelle pour amour à l'ancienne. Marie-toi et sois soumise, dit le livre de la pratique extrême pour femmes ardentes. Oui je veux bien oui. Oh, ce coin de tonnelle pour tête à tête, à la Roméo et Juliette, au bord de l'étang, oui je veux bien oui ! Où ai-je entendu ça ? Ah oui, Cécile Morel disant dans le noir, de sa voix sensuelle, le monologue de Molly Bloom. Incroyable l'effet d'un texte chuchoté dans le noir ! Oui je veux bien oui. Place réservée au Revenant, au Bienheureux Jean-Claude, communément appelé J.-C. Oui je veux bien oui. Place réservée à l'Épousée, jour après jour jusqu'à ce que ça fasse toujours, à Annie, la Revenante, la Bienheureuse, pour leurs 50 ans de mariage, ce 1° juillet 2017. Quelle réception ! comme il m'a embrassée sous la tonnelle je me suis dit après tout aussi bien lui qu'un autre et alors je lui ai demandé avec les yeux de demander encore oui et alors il m'a demandé si je voulais oui dire oui ma fleur de la montagne ma rose rouge oui ma rose blanche oui et d'abord j'ai mis mes bras autour de lui oui et je l'ai attiré sur moi pour qu'il sente mes seins tout parfumés oui et son cœur battait comme fou et oui j'ai dit oui je veux bien Oui


    Sous la tonnelle du tête à tête, le Bienheureux Jean-Claude – Quelle connerie ma première vie ! Croire que j'avais à les Sauver tous ! Quel orgueil d'Insoumis !


    Sous la tonnelle du tête à tête, la Bienheureuse Annie – Oui, quelle connerie de t'envoyer en l'air ! Ton ascension ! Alors que t'as pas été capable de rester en moi, le 14 juillet 1970, quand tu m'as éjecté par ton retrait du grand Orgasme Cosmique pour me ramener à la petite mort orgasmique. C'est pour me rappeler cette blessure de ma sexualité que tu fais ce miracle, d'une barque à la dérive à une table gastronomique ? Je vais te dire, fils de Pute. Tu as eu raison de revenir à la maison qui n'est pas celle du Père. Tu le sais que t'es né de Père Inconnu ? Que t'es né sous X ? Né du Saint-Esprit, 3 en 1 !


    Le Bienheureux Jean-Claude – D'où tiens-tu ce savoir qui me démolit ?


    La Bienheureuse Annie – 30 ans de vie grotesque dans la grotte, à te nourrir de tes larmes, ça te ramollit le bulbe et la vulve tu sais. Je n'avais pour me distraire que mes envols, sept heures durant, entre terre et paradis, au septième ciel, vol stationnaire, lévitation quantique. Ça y est, ils commencent à admettre que c'est possible, les cartésiens ! J'ai vécu dans ma chair décharnée que la Vraie Vie est ici-bas, que le Très-Haut n'est pas là-bas, là-haut mais ici, sous cette tonnelle, oui, je veux bien oui que tu ne me fasses pas l'Amour, ni le sublime ni le sublimé, oui je veux bien oui que tu me baises comme je le criais avec mes yeux, le 14 juillet 1970; oh mon Bien-Aimé, BAISE-MOI !


    Le Bienheureux Jean-Claude – Oh ce n'est ni miracle, ni magie. Sous cette tonnelle pour nos 50 ans de mariage, tu n'es pas un mirage, une image. Te voilà de retour, en chair et en os, ma disparue depuis sept ans. Tu as dormi du sommeil des sept dormants d'Éphèse. Tu t'es endormie, tu avais mal entendu Hamlet : dormir, rêver ... mourir peut-être. Lui, dit : mourir, dormir rien de plus, rêver peut-être. Tu t'es endormie après 14 apnées comme le jour de ta naissance, ma Bien-Aimée Valentine. Quel retour ! Vois comme le monde n'a pas changé. La modernité qu'ils disent ! Allez, on s'en tape de leur monde. Levons la coupe de champagne, de notre préféré, la Veuve Clicquot ! À notre amour au jour le jour ! Le livre ne le dit-il pas : Épouse-là et meurs pour elle, des hommes vrais pour femmes sans peur ? Oui je veux bien OUI. Cette nuit, Je Te Baise ! Épectase !


    La Bienheureuse Annie – Pas de Promesse ! La Preuve ! L'extase ! Oui je veux bien OUI.


     

     


    Jean-Claude Grosse,
    à La Coquette, Toulon, 1° - 4 juillet 2017

roses rouges et blanches du mariage, la mouette à tête rouge, l'ivresse
roses rouges et blanches du mariage, la mouette à tête rouge, l'ivresse
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roses rouges et blanches du mariage, la mouette à tête rouge, l'ivresse

roses rouges et blanches du mariage, la mouette à tête rouge, l'ivresse

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(C'est possible) ça va de Cyril Grosse

19 Juin 2017 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #spectacles, #pour toujours

Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
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Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala
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Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala

Cyril avec Anatoli en 1998 au Revest, Cyril à sa descente du transsibérien le 19 juin 2000, Anatoli, Dasha and Co en 2009 à Corsavy, pour préparer le bocal de 2010, JCG volontaire pour nettoyer les rives, écritures, lectures à Sukhaya et Baklany, la datcha dortoir de l'oligarque qui nous a accueillis la nuit du 13 au 14 août 2010, lectures au Molodiojni Theatr' à Oulan-Oudé, la sirène du Baïkal qui a inspiré mon poème Dans le sillage de Baïkala

Histoire du dernier spectacle de Cyril Grosse.
D'abord le titre: (C'est possible) ça va ou l'un de nous est en trop. Cyril n'a jamais voulu m'expliquer ce titre. Mais j'ai fini par comprendre ceci : Tout ce qui arrive est possible, on ne peut rien y changer donc mise entre parenthèses = le signe de notre impuissance et dire ça va, accepter ce qui arrive. C'est une des caractéristiques des philosophies d'extrême-orient, tout au moins c'est comme ça que nous les recevons. Ou l'un de nous est en trop, là on a affaire à l'Occident qui a toujours besoin d'un ennemi, d'un bouc émissaire pour exister par opposition. Évidemment, ce titre n'avait rien de prémonitoire, il n'annonçait pas la disparition de Cyrll, par contre il indique comment se comporter quand la nouvelle tombe le 28 septembre 2001 à 16 H (9 jours plus tard, invraisemblable): ce qui est arrivé le 19 septembre était possible et dire ça va. Bien sûr, cela demande du temps et cela n'est pas possible pour une mère par exemple.
Les circonstances du spectacle.
Qui va en Sibérie pour se former auprès d'Igor Grigurko à Oulan-Oudé ? La soeur, Katia, 6 mois durant, hiver, printemps. Elle ramènera dans ses bagages, un futur mari, comédien, Vitya Ponomarev. On doit être en 1994.
La Russie tente Cyril à son tour. Il découvre au Festival Passages à Nancy en 1998, le travail d'Anatoli Baskakov, encensé par Jean-Pierre Thibaudat et la fille d'Anatoli, Dasha Baskakova, parolière, compositrice et interprète, chanteuse qui mériterait que le kairos passe à sa portée. Anatoli et Cyril se retrouvent au Revest et décident avec le soutien des 4 Saisons du Revest d'élaborer un double projet franco-russe.
En 1999 à l'été, séjour d'1 mois et demi à Oulan-Oudé, au Molodiojny Theatr' d'Anatoli Baskakov. Rencontres diverses. Anatoli créera Le mariage de Gogol avec une équipe franco-russe, les comédiens français apprenant pour la circonstance, le russe. Cyril créera (C'est possible) ça va où l'on entendra les deux langues, français et russe.
C'est à l'été 2000 pendant 3 mois et demi dont plusieurs semaines en campement à Baklany que les deux spectacles sont répétés. La compagnie vient d'être conventionnée pour 3 ans (2000-2002), 1° et seule compagnie varoise à obtenir ce conventionnement qui permit après (c'est possible) de créer Père de Strindberg. La compagnie a été dissoute en 2003. Katia Ponomareva, la soeur de Cyril, a créé sa compagnie L'Ensemble À Nouveau. Il faut attendre 2017  pour qu'une nouvelle compagnie installée dans le Var soit conventionnée: Attention fragile de Gilles Cailleau.
L'accueil de L'Insolite Traversée fut très officiel, médiatisé, filmé. Il en reste quelques traces. La jeunesse de Cyril, son charisme lui attiraient la sympathie. L'ambassade de France via la chargée culturelle a soutenu le projet. Les Français arrivèrent par le transsibérien le 19 juin 2000. Cyril est rayonnant.
J'ai des VHS de ce séjour. Encore faut-il que je les numérise et que j'en fasse un montage. Le travail de mémoire est long et lent. Ce que je sais, c'est que la rencontre entre deux conceptions du théâtre, le théâtre d'art russe et le théâtre d'improvisation, n'a pas été facile. Il y a eu des tensions, des incompréhensions. Mais la mayonnaise a fini par prendre. On trouve des traces de ces âpres discussions dans L'Île aux mouettes et Là où ça prend fin.
Il y eut bien sûr, aventures humaines, liaisons, désunions, circulation de désirs, il y eut des soirées arrosées, des nuits risquées. Ce fut possible, ça va. Ainsi l'histoire entre Cyril et Dasha. À la Noël 2000, à la Mahakali, à Châteauvallon chez Simone Komatis, au milieu d'une danse, il me demande à quoi on reconnaît l'amour. Et un peu plus tard dans la soirée, en quoi ça consiste être père. Il a 29 ans passés, va sur 30.
Je ne livrerai pas mes réponses.
À chacun de se demander ce qu'il répondrait s'il répond à son fils.
Traces tout de même dans L'Île aux mouettes. Et bien sûr dans le dernier projet de Cyril, Père de Strindberg qui tourna 2 ans sans lui avec François Marthouret, Anne Alvaro.
Les deux semaines de représentations au Revest en octobre 2000 restent mémorables:
un jour, Le mariage de Gogol en traduction par casques venus de Nancy,
le lendemain (C'est possible) ça va toujours avec les casques et la voix magnifique de Cyril, traducteur, légèrement décalée pour qu'on puisse recevoir le jeu du comédien.
Et les deux samedi, les deux spectacles avec un repas russe entre, de 19 H à minuit.
Pour mes 60 ans, le 25 octobre 2000, j'eus droit sur la scène à des impromptus et des sauts en l'air.
Pour la dernière, sans doute la fatigue, trop de vodka, une violente crise de jalousie à cause d'une belle actrice et la profonde mélancolie, la tristesse immense qui précèdent la séparation, une bagarre a eu lieu entre les comédiens et il m'a fallu toute mon autorité pour empêcher que ça dégénère. Ce fut un sale épisode. Cyril me traita de fasciste, je partis 3 jours sans donner de nouvelles.
Dois-je dire que ces deux semaines nous valurent la présence du consul russe de Marseille, que le prince Georges Angouladzé fut, comme président des Russes de Marseille, d'une formidable complicité ainsi que sa femme, Tamara, préparatrice experte des repas et de la dernière, très arrosée (j'ai cru que les artistes sauraient se tenir, ce ne fut pas tout à fait le cas). Je fis même la connaissance du fils de l'ophtalmologue Koutzeff qui m'opéra de l'oeil gauche à la fin de la guerre, après un bombardement qui m'avait fait tourner l'oeil.
Extrait du spectacle:
"un sentiment de sécurité, de bien-être, de chaleur estivale se répand dans ma mémoire, vigoureuse réalité qui fait du passé un fantôme, le miroir déborde de lumière, un bourdon est entré dans la pièce et cogne contre le plafond ... tout est bien, rien ne changera jamais, personne jamais ne mourra... ici chanson de et par Dasha Baskakova... puis texte : c'est une histoire que je voulais raconter et mon amour comme tous les fils, toutes les mères, les vieux, les enfants, les fous ... comment penser que tu n'es plus là, que plus jamais, plus jamais, comment se dire un jour tu vas disparaître et qu'aujourd'hui, tu as disparu..."
le 2 avril 1998, la grand-mère maternelle, Guiguite, disparaît; pour les enfants c'est la découverte de la mort, subitement réelle, impensée jusque-là (personne jamais ne mourra); Guiguite trouvera une nouvelle place dans ce spectacle où plein de rituels sont pratiqués dont le rituel accompagnant la séparation, l'exil, le départ pour ailleurs
simples paroles, paroles inoubliables du spectacle (c'est possible) ça va ou l'un de nous est en trop de Cyril Grosse, créé en 2000, patience: 15' à écouter
 
Après la disparition de Cyril, le 19 septembre 2001 à Jaguey-Grande à Cuba, avec son oncle, l'artiste-peintre Michel Bories et deux Cubaines, la mère et la fille, ses amis russes édifièrent en juillet 2002, le mémorial de Baklany.
En août 2004, Annie et moi nous fîmes le voyage de Russie (Moscou, Saint-Pétersbourg) avec le transsibérien AR (2 fois 5 jours et nuits) Moscou-Oulan-Oudé; nous eûmes la possibilité de séjourner à Oulan-Oudé et de passer deux nuits et trois jours sous tente à Baklany. Campement plus que rudimentaire. Pas de matelas. Plastique, manteaux. On ne s'est jamais serré aussi forts, Annie et moi. 70 bouteilles de vodka furent sacrifiées, chansons et anniversaire de la mort de  Vissotski, chanté par Anatoli Baskakov.
En 2005, en Avignon, j'organisai des rencontres pour des enseignants et étudiants russes pendant 5 jours. Je racontai l'histoire de Cyril, distribuai des livres de Cyril et autres Cahiers de l'Égaré. J'ignorais que 2 ans après, cela se traduirait par une surprise à l'Université de Novossibirsk où Cyril n'est jamais allé, où je suis allé 4 fois.
De 2007 à 2011, des étudiants de l'université de Novossibirsk organisèrent les rencontres théâtrales Cyril Grosse, sous l'impulsion d'une enseignante Anna Leontieva.
En août 2010, j'ai organisé un bocal agité sur le thème de l'eau au Baïkal, une autre façon de tenter de se rencontrer, Russes et Français. Les textes produits sont d'inspirations très différentes. Ils ont été publiés en bilingue dans Baïkal's Bocal.
Sur ce bocal agité de 3 semaines, quelques moments.
Pour nous aussi, accueil très officiel en mairie, à Oulan-Oudé, TV bouriate, réception par le ministre de la culture bouriate, la plus petite république de la Fédération de Russie.
Je suis filmé avec un tee-shirt sur lequel j'ai fait imprimer l'homme aux semelles de vent, Arthur Rimbaud,  participant au nettoyage des rives du Baïkal pour inciter les Russes à faire de même. Ils sont très sales en camping sauvage.
Au retour, le ministre est venu nous saluer à l'aéroport. Ce projet avait bénéficié du label de l'année franco-russe et a été partiellement financé par la ville de Hyères, restitution publique au Théâtre Denis le 19 ou 20 octobre 2010.
D'abord, on a permis l'achat de tentes et de matériel pour tout le campement, une trentaine de personnes, grâce à l'argent qu'on mit à leur disposition. Les Russes sont débrouillards mais pauvres.
Ensuite, je fis appel à deux étudiantes de Novossibirsk comme traductrices. C'étaient les plus assidues pour les Rencontres Cyril Grosse, manière de les récompenser et remercier. Elles firent un travail exceptionnel, disponibles sans rechigner.
Évidemment, je flashe sur l'une des deux. Quand je parlerai de ce moment violent à l'épousée, vers le 20 août 2010, elle me dira: mais c'est de Cyril que tu parles.
Je tombe amoureux d'une fille, même prénom, même âge que la dernière compagne de Cyril, même goût que Cyril pour les excès, l'alcool, même goût et culture que Cyril pour la littérature. Un coup de jeune, moi, me prenant inconsciemment pour Cyril. En tout cas j'assume, j'essaie d'assumer du mieux que je peux l'héritage artistique et humain, affectif, de Cyril comme celui de son oncle, Michel, inventeur du Pof Art.
Amour sauce Platon, pas sauce Cupidon. Traces dans L'Île aux Mouettes. L'épousée me dira une parole forte à ce sujet avant de partir.
Dans la nuit du 13 au 14 août 2010 à Baklany où nous sommes reçus dans les datchas et banyas (saunas) d'un oligarque qui s'est approprié la plage (il n'y avait rien en 2004), je bois trop de vodka, l'ambiance chaleureuse et électrique s'y prête, impossible de dormir.
Au petit matin, me promenant sur la plage, illumination, la fin d'un texte commencé à Johannesburg en 2002, Deuils ou L'Invitation à la Vie (titre ambigu à souhait) et inachevé depuis 8 ans s'offre à moi.
Ça donnera L'Île aux mouettes en 2012, L'Éternité d'une seconde Bleu  Giotto en 2014, Là où ça prend fin en 2014.
Depuis, je suis à nouveau en panne pour Ma dernière bande (ou Mon dernier branle).
Baïkala, la sirène du Baïkal m'a inspiré un testament amoureux: Dans le sillage de Baïkala, transformé en livre sillage par Aïdée Bernard (autre amour sauce Platon), pièce d'artiste qui circule beaucoup.
Lue et exposée le 19 mai 2017 à la Bibliothèque Li Campanetto aux Milles, Aix-en-Provence.
Baïkala a passé 1 mois en France du 20 août au 20 septembre 2011. Elle lut avec moi, Tourmente à Cuba pour 30 invités le 19 septembre 2011, pour les 10 ans du départ de Cyril. Elle a fait forte impression sur les convives. Moi, j'ai eu les plus grandes difficultés à la coucher tellement elle avait arrosé le rosé. Le départ en avion, de Nice, le 20, fut pénible.
Je l'ai revue 3 jours à Paris en août 2015, 3 jours de promenades insolites, du tourisme inventif, loin des circuits.
C'est comme ça avec les Russes, pas de nouvelles ou des nouvelles par mail, 3 à 4 fois l'an puis élan, avion, rendez-vous, retrouvailles comme si le temps n'était pas passé.
Je pense bien revenir une fois encore au Baïkal. En 2028.
Ce sera un voyage familial et sentimental.
2028 = 80 ans de l'épousée, 60 ans de Katia, 20 ans de Rosalie-Lili-Lison, 60 + 20 = 80. Ça n'arrive qu'une fois. Donc en être, une pierre plate et 5 à 7 rebonds sur l'eau du lac.
À Baklany.
La vidéo Baïkal's Bocal donne une idée du mémorial et de l'ambiance le soir auprès du feu de camp.
Jean-Claude Grosse, le 19 juin 2017
 
 
(C'est possible) ça va
ou l'un de nous est en trop

est le dernier spectacle abouti de Cyril Grosse (1971-2001)
présenté ici non par nostalgie mais pour la qualité du spectacle
et du film qui l'a saisi
CYRIL.JPG
créé en octobre 2000
au Molodiojny Theatr'
à Oulan-Oudé en Sibérie,
après répétitions au lac Baïkal, à Baklany,
(cliquer sur la photo = vidéo Traces)
MEMORIAL.JPG
puis présenté au Centre Vissotski à Moscou,
au Théâtre de La Passerelle à Gap,
à La Maison des Comoni au Revest, pendant 2 semaines
à Gare au Théâtre à Vitry.
Réalisation franco-russe avec 12 comédiens,
2 compagnies:
L'Insolite Traversée
Le Molodiojny Theatr',
2 langues: russe et français,
ce spectacle a été filmé par un vidéaste russe, Vladislav Kostine.
Ce n'est que 6 ans après que Les 4 Saisons du Revest,
co-producteurs du spectacle,
ont pu retrouver le film,
tourné à La Maison des Comoni,
le 25 octobre 2000,
pour mes 60 ans.
Merci à Ivan.

Deux versions sont mises en ligne, l'une sur ce blog,
l'autre sur le blog des agoras d'ailleurs
Ces deux versions filmées sous deux angles différents permettent d'apprécier ce spectacle dans toute sa légèreté, sa densité, sa nostalgie.
À voir dans l'ordre ou le désordre des vidéos.

 


A va cyril 1
envoyé par grossel

 


A va cyril 2
envoyé par grossel

 


A va cyril 3
envoyé par grossel

 
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Essentia, un film de Christian Darvey

5 Juillet 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours, #poésie

les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle
les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle
les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle

les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle

bonjour,

que voilà un splendide travail accompagnant les écritures et écrivains du 19 juin à La Ripelle au Revest, là où furent créées Les Tragédiennes sont venues de Saint-John Perse mis en scène par Dominique Lardenois
c’était en 1986 et bien sûr je ne pouvais pas ne pas penser au magnifique décor, la ville blanche d’un rivage de Méditerranée, réalisé par Jean-Michel Bruyère

merci à Christian Darvey pour nous avoir saisis et immortalisés; il y a du Vent Gogh dans l'air
30 ans après Les tragédiennes, ce 1° juillet 2016, au Théâtre de Privas, Dominique Lardenois recevait la médaille de chevalier des arts et des lettres des mains de Denis Guénoun, auquel on doit un événement énorme à Châteauvallon à l'été 1985, Le Printemps, dont personne n'a célébré le 30° anniversaire sur Toulon;
alors qu’on a réussi à fêter les 25 ans des Comoni au Revest en juin 2015
un très beau moment en présence des autorités et du public, des amis aussi;
Dominique, directeur du théâtre de Privas depuis 13 ans, 2000 abonnés dans une ville de 7000 habitants, (promenez-vous avec lui dans la ville et vous allez voir comme les gens se précipitent sur lui) avait tenu à m'associer pour lui avoir demandé de mettre en scène Les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, sa 1° mise en scène en 1986, au château de La Ripelle au Revest, il y a donc 30 ans;
émotion pour moi que ce moment où j'ai lu avec Nadine Demange-Lardenois, 3 poèmes dédiés, écrits à l'époque, tirés de La Parole éprouvée (Écrits de craie, pour Dominique, Horizons 1, pour Denis, Horizons 2, pour Elizabeth Macocco),
1° juillet qui était aussi le 49° anniversaire de mon mariage avec la mouette à tête rouge
1° juillet hélas de la disparition de Yves Bonnefoy, poète de la présence, pensée pour lui;
voir le conflit entre l'auteur XXX et l’éditeur sur la poésie dans cette page
beaux souvenirs avec en plus le plaisir d'une dizaine de rocks endiablés comme je les aime avec Sylviane, Céline, Elsa, Stéphanie et des sans prénoms;

la prochaine saison du Théâtre de Privas commence par le fabuleux François d'Assise de Joseph Delteil joué par Robert Bouvier, que j'ai accueilli aux Comoni, en mai 1994,
suivi de Qu'est-ce que le temps, d'après le livre XI des Confessions d'Augustin, mis en scène par Denis Guenoun avec Stanislas Roquette,
spectacle qui sera donné à l'automne 2017 dans la cour de l'hôtel de Sully

dernières anecdotes que je veux rapporter donc garder
à la librairie La Fontaine à Privas, je parle de L’Homme qui aimait les chiens de Leonardo Padura à Denis; le libraire qui était prof alors à Reims, au temps où Denis dirigeait la Comédie de Reims évoque son enthousiasme pour La Levée, de Denis, sur La Révolution et de lui offrir le chef d’oeuvre sur Trotsky et son assassin, Ramon Mercader
et bien sûr on a évoqué avec Denis, La Esmeralda, créée sur la terrasse de La Ripelle avec le TUT (théâtre universitaire toulonnais),
jouait Phoebus de Châteaupers, l’ami Thierry Macia qui a un bien beau projet pour les 50 ans d’un théâtre, là-bas vers l'est
j’essaierai d’y aller pour entendre de belles paroles sur l’art et la culture

voici les poèmes, tirés de La parole éprouvée

1 - à Denis Guénoun pour Le Printemps
Horizons 1

faut-il donc que les fils
trouvent les repères nécessaires à leurs itinéraires de marchands

que leurs pères n’ont indiqués sur nulle carte

faut-il donc que les fils
construisent les repaires que n’ont pas édifiés leurs pères

repaires nécessaires sur leurs itinéraires d’aventuriers

nous avons souffert
des guerres de nos pères
de leurs étendards sanglants

nous avons à inventer
en mettant à bas les banques de la possession

n’est-ce pas les Bardi les Peruzzi

en mettant à bas les églises de la perversion

n’est-ce pas Sepulveda Torquemada

sur le ventre dur de leurs certitudes
avec nos mains d’Héraclès
notre ingéniosité de Dédale
nos désirs d’Icare
nous avons à inventer
la seule terre permise
la seule terre possible

la terre non promise

la terre paisible

2 - à Elizabeth Macocco pour Médéa

Horizons 2

faut-il donc que les filles
trouvent les pelotes nécessaires à leurs itinéraires de labyrinthes

que leurs mères n’ont pas laissées en héritage

faut-il donc que les filles
construisent les amers que n’ont pas édifiés leurs mères

amers nécessaires sur leurs itinéraires de messagères

nous nous sommes nourries des sourires de nos mères
de leurs rêves d’amours flous

nous avons à inventer
très près du quotidien conforme
n’est-ce pas Aïdée, Pasiphaé pleine de moi, ton Minotaure

loin de l’ordinaire répétition
n’est-ce pas Annie, Pénélope rêveuse de moi, ton Ulysse

sur le ventre tiède de leurs mystères
avec nos doigts de perce-neige
nos bras de carrousel
nous avons à inventer
le seul amour aimant
le seul amour vivant

l’amour du dernier jour

comme au premier jour


3 - à Dominique Lardenois pour Les tragédiennes sont venues

(et là un autre souvenir: lors de ma dernière visite à Privas, pour un Dario Fo, sur les pavés de plusieurs rues, un texte écrit à la craie, une lettre par pavé, Ulysse de Joyce, l’artiste ayant entamé un tour de villes pour y écrire à la craie tout Ulysse; comment ne pas penser au projet de Cyril Grosse, Ulysse in nighttown, interdit par l’affreux petit-fils de James Joyce, Stephen James Joyce; maintenant c’est dans le domaine public mais le projet ne verra sans doute jamais le jour; le texte de Cyril Grosse a été préservé dans Le gras théâtre est mort, maman)
Écrit de craie

Pour toi j’écris comme peu le font

à la craie

J’aime la craie qui s’efface
Je déteste les décrets


Mes textes ne laisseront traces

À moins que ta voix ne les livre

à l’écho du labyrinthe

bon voyage dans l’univers de Christian Darvey, dans essentia

Jean-Claude Grosse

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