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Les Cahiers de l'Égaré

Articles avec #cahiers de l'egare tag

sur la Révolution d'Octobre vue depuis aujourd'hui

19 Février 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #cahiers de l'égaré, #EAT (Écrivains Associés du Théâtre), #agora

Le Triomphe de l'artiste (la révolution d'octobre et les artistes, Russie, 1917-1941, le dernier livre de Tzvetan Todorov

Le Triomphe de l'artiste (la révolution d'octobre et les artistes, Russie, 1917-1941, le dernier livre de Tzvetan Todorov

L'appel à écritures sur octobre 17 vu depuis aujourd'hui, lancé le 3 février avec date-limite le 28 février a reçu 7 projets. Après une semaine de lecture et de réflexion, j'ai retenu, le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le projet de Gilles Cailleau: OCTOBRE.

Une page est ouverte sur ce blog pour accueillir les écritures de l'auteur, comédien, metteur en scène, directeur de la compagnie Attention Fragile.

Appel à écritures :

Je  vous présente « mon »  nouveau projet provoqué par une phrase de Georges Perpès de la Bibliothèque Armand Gatti à La Seyne-sur-mer dans un mail très récent:
Pour le moment, je n'ai pas encore vu passer de projet ou de pièce sur  octobre 1917;
je le jure, je n’ai pas vu 1917;
le questionnant sur pourquoi octobre, il me répond en majuscule OCTOBRE 1917;
je le jure, je vois 2017, pas 1917 (Freud à l’interprétation, STP) puis je réalise
et réaction immédiate de proposition d’écriture à des écrivains de théâtre
faire écrire un texte sur La Révolution d’Octobre 17 (qui eut lieu en novembre 1917),  vue depuis aujourd'hui
(une histoire de calendriers comme pour Cervantes et Shakespeare)
il me semble que ça ne bouge pas beaucoup autour de cet événement pas français

je souhaite une pièce d’un auteur, EAT éventuellement  (EAT = Écrivains associés du Théâtre), pas EAT aussi bien

avec les petits moyens des Cahiers de l‘Égaré, je mettrai une certaine somme pour l’écriture plus l’édition
l’objectif est aussi de favoriser la création du texte dans un ou plusieurs lieux (donc bien évaluer le nombre de personnages, trop, c’est foutu, monologue à exclure)
la Bibliothèque Armand Gatti à La Seyne participera en amont à la mise en valeur du travail
1 ou 2 lectures en cours d’écriture pour retours (est-ce du write in progress ?) par un petit nombre de lecteurs professionnels
pas de résidence prévue dans un endroit paradisiaque (la grotte d’Ouvéa)
mais l’auteur choisi sera libre de solliciter aides à l’écriture, résidence d'écriture
peut-être qu’un mécène comme Ladret de Lacharrière sera intéressé en production ou co-production pour une somme de 100000 € au moins (l’aumône attribuée à Pénélope pour sa "participation" à la Revue des Deux Mondes)
ou Kléber Rossillon, gestionnaire d’une vingtaine de sites patrimoniaux et qui con-gestionne La Caverne du Pont d’Arc, 320000 visiteurs en 4 mois en 2015
un des héritiers de la famille Schlumberger qui a perdu plusieurs millions d'euros dans l'affaire Madoff
l’auteur pourra aussi après l’édition demander des aides à la création

condition: me soumettre un projet, précis, pour le 28 février 2017, en word, open office ou PDF, avec nom, adresse, mail, téléphones
j’évalue les projets début mars, choisis l’impétrant
et nous nous mettrons d’accord alors sur les conditions financières et éditoriales ainsi que sur la date de livraison du texte pour avoir le temps de l'édition avant la date anniversaire du centenaire
mais si nécessaire, on débordera
j’aurai aussi une discussion avec l’auteur, non sur mes attentes
mais sur ce qu’il ne faut pas rater quand on veut traiter d’un événement aussi lourd de conséquences;
c’est un défi et c’est casse-gueule

je conseille la lecture du dernier livre de Tzvetan Todorov (décédé le 7 février 2017), livre sorti le 14 février 2017:

Le Triomphe de l'Artiste (La révolution et les artistes, Russie: 1917-1941) chez Flammarion

c’est comme avec la Révolution française et Robespierre, peut-être même en plus complexe

je compte demander à l’ami Marcel Conche, une préface
 
Jean-Claude Grosse
EAT
Les Cahiers de l’Égaré

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1907/Batailles dans le Midi/Philippe Chuyen/Les Cahiers de l'Égaré

31 Janvier 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

couverture de 1907

couverture de 1907

Vient de paraître, le dernier titre 2016 des Cahiers de l'Égaré: 1907, Batailles dans le Midi, la grande révolte des vignerons de Philippe Chuyen. La pièce a été créée en 2007 et a pas mal tourné. L'histoire théâtralisée de cette révolte des vignerons méritait un livre. Après des mois à la proposer à l'auteur voici une édition attendue qui sera bien accueillie par caves, cavistes, viticulteurs, chambres d'agriculture, syndicats de vignerons des Pyrénées Orientales au Var en passant par l'Hérault. Il est bon que la mémoire soit réactivée, actualisée (je me souviens par exemple d'avoir vu de vieilles photos de cette révolte, de cette grève à Cassagnes, village improbable des Pyrénées Orientales où on m'en parla comme si ça c'était passé hier) car les événements petits et grands cheminent souterrainement.

Si nous ne savons plus où nous allons, arrêtons-nous et regardons d'où nous venons, dit le cadran solaire du château de Tourris au Revest où 4 ha de vignes récentes produisent un vin qui n'a même pas besoin d'être commercialisé car il trouve immédiatement ses buveurs.

Le livre sera présenté publiquement à Brignoles, le 4 février 2017 à 17 H à la Librairie Le Bateau Blanc, en présence de l'auteur, de l'éditeur, de la fédération des caves viticoles du Var, du syndicat des vignerons du Var.

Présentation : En ce 9 juin 1907, Marcelin Albert exulte. Lui, le simple vigneron, contemple les 800 000 personnes qui à son appel se sont rassemblées dans les rues de Montpellier. Du Languedoc au Var, là où depuis l’An quité on cul ve la vigne, c’est tout le Midi vi cole qui clame sa misère. Mais Clemenceau n’en a cure et pour lui le nombre ne fait pas la loi. Alors, la plainte va se muer en colère et l’euphorie des grandes journées cèdera la place aux larmes.

Ce e pièce fait revivre les personnages et les moments clés de la révolte des vignerons en 1907. Ces paysans défendant le droit de vivre de leur terre, découvrant les vertus de l’union, rêvant même de l’indépendance du Midi, nous touchent et apparaissent comme les acteurs d’une prodigieuse épopée.

Philippe Chuyen, né en 1964 à Toulon, est auteur également de Les Pieds Tanqués et de 1851, le banquet des Insurgés. Comédien et directeur d’Artscénicum Théâtre, il est aussi adaptateur de La Mandragore de Machiavel, Carrière Célèbre Giono et Germain Nouveau, le mendiant magni que. Par un théâtre de textes, a en f aussi bien à l’histoire qu’à la li érature du Sud, il crée des spectacles épiques ou poé ques dans lesquels les blessures des hommes nourrissent leurs rêves et leur quête de liberté.

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Entretiens avec Marcel Conche/Les Cahiers de l'Égaré

20 Novembre 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Entretiens avec Marcel Conche/Les Cahiers de l'Égaré

début du livre : Marcel Conche y donne un aperçu de sa philosophie.

J’en viens à des concepts clés, dont je fais usage habituellement.

Nature. J’entends, par là, la φύσις grecque, omni-englobante, omni-génératrice, qui englobe absolument tout ce qu’il y a. Je n’utilise pas la nature comme n’étant que la moitié du réel, par opposition à ce qui est culture, histoire, esprit, liberté, etc.

Ensuite, monde. Pour moi monde, c’est-à-dire cosmos. Un monde est nécessairement fini, contre Kant qui parle, dans sa première des Antinomies de la Raison Pure, du monde infini dans l’espace et le temps. C’est impossible et contradictoire avec la notion de monde, parce qu’un monde est nécessairement structuré, donc fini, parce qu’il n’y a pas de structure de l’infini.

Ensuite, mal absolu. C’est-à-dire mal qui ne peut se justifier à quelque point de vue que l’on se place. Qui est sans relations, absolu, veut dire sans relation, donc il n’y a rien qui puisse le justifier.

Ensuite, apparence absolue. Absolue, c’est-à-dire sans relation ; sans relation à un sujet ou un objet. C’est la notion que nous retenons de notre lecture de Pyrrhon.

Ensuite, temps rétréci. Nous ne pouvons vivre dans le temps immense de la Nature. Nous vivons dans un temps finitisé, que j’appelle le temps rétréci. Et c’est ainsi que nous pouvons croire à l’être, alors que nous ne sommes pas vraiment.

Ensuite, le réel commun. Je distingue le réel commun et le réel des philosophes. C’est-à-dire pour nous, être en tant que nous sommes des êtres communs. Ce cahier est réel. Pour un savant, c’est la même chose ; pour les philosophes, il y a autant de réels que de grandes métaphysiques. Pour les philosophes, d’abord, le réel est ce qui est éternel, et ce qui est éternel varie d’un philosophe à l’autre, d’un métaphysicien à l’autre.

Ensuite, scepticisme à l’intention d’autrui. C’est une notion dont je fais usage habituellement. Le scepticisme à l’intention d’autrui, cela veut dire d’abord que je ne suis pas sceptique. Je suis tout à fait assuré de la vérité de ce que je dis. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde ; alors je suis sceptique pour laisser une porte de sortie à ceux qui ne voient pas les choses comme moi. Parce que, si vivre dans l’illusion les rend heureux, pourquoi pas ? Cela ne me gêne pas du tout.

Ensuite, sagesse tragique. C’est une notion que j’ai empruntée à Nietzsche il y a trente-huit ans, dans mon livre Orientation philosophique, dans le chapitre Sagesse tragique. Je laisse de côté ce que Nietzsche entend par ce mot ; pour moi cela veut dire qu’il faut toujours s’efforcer de réaliser ce que l’on peut réaliser de meilleur, quoique ce soit périssable et appelé à disparaître.

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Elle s'appelait Agnès

16 Novembre 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

couverture et table des mat!ères du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'aiteurs de théâtre par solidarité avec la famille d'Agnès
couverture et table des mat!ères du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'aiteurs de théâtre par solidarité avec la famille d'Agnès
couverture et table des mat!ères du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'aiteurs de théâtre par solidarité avec la famille d'Agnès

couverture et table des mat!ères du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'aiteurs de théâtre par solidarité avec la famille d'Agnès

Suite à la diffusion du documentaire Parents à perpétuité sur Public Sénat les 6 et 7 février 2016, que j'ai regardé deux fois, Les Cahiers de l'Égaré ont décidé de faire réimprimer 100 exemplaires du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'auteurs de théâtre, de professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse (éducateur en prison, directeur de prison pour jeunes, psychologue), livre écrit par solidarité avec la famille d'Agnès; ces auteurs ont participé pour un certain nombre d'entre eux à la marche blanche du 16 novembre 2012 à Paris, à la mémoire d'Agnès. Il y a plusieurs textes en lien avec le double violeur-tueur car dans une telle tragédie, on ne peut dissocier le bourreau et la victime. Cela fit problème lors d'une rencontre des auteurs à Paris, indépendamment de la présence à cette réunion des grands-parents d'Agnès

Le texte Essai d'abjection introspective fut violemment critiqué. Moi-même quand je l'avais reçu, j'avais dit: il est irrecevable. J'avais dit à l'auteur: Prolonge ton texte sur ce qu'il éprouve au moment de l'acte monstrueux par ce que dit le bourreau après dix ans de suivi et de prison. Dans le 2° texte, le bourreau n'a pas changé d'un pouce, quelques mots seulement ont changé. Nouvelle proposition à l'auteur: Écris alors du point de vue de la victime, sa prise de conscience après coup qu'elle a eu affaire non au prince charmant mais à la beauté et à la monstruosité du diable au corps.

Deux lettres recommandées me sommèrent en décembre 2012 de ne pas publier le livre dont on avait prévu la sortie après le procès de juin 2013.

J'ai respecté l'injonction qui m'a été faite alors que rien ne m'empêchait de sortir ce livre pluriel, sur le plan judiciaire et pénal. Aucun nom, aucun lieu, aucune date en lien avec les faits, que de la fiction.

Pour remercier les auteurs qui s'étaient investis dans ce travail d'empathie et de solidarité, j'ai édité seulement les exemplaires d'auteurs du livre Elle s'appelait Agnès, en mars 2015 après les 2 procès (2° procès en octobre 2014). Le livre était prêt depuis novembre 2012. Je l'ai édité hors commerce, exemplaires réservés exclusivement aux auteurs, soit 20 exemplaires.

Aujourd'hui, je réimprime 100 exemplaires en tirage avec PVP, partiellement diffusé en librairie mais aussi en vente directe. Et un exemplaire au dépôt légal, ce que je n'avais pas fait en 2015. Je transmettrai un exemplaire du livre à la famille de Matthieu pour leur montrer qu'ils ne sont pas seuls, même si on n'est pas nombreux. Si on avait vu le documentaire Parents à perpétuité, si on avait lu l'interview du 15 novembre 2014 dans le Monde magazine, cela aurait sans doute modifié les écritures des 20 qui ont écrit Elle s'appelait Agnès.

Le livre existe maintenant, sans bruit, nourri de la tragédie de deux familles.

Avons-nous eu raison de donner forme à un élan d'empathie qui a été unilatéral ?

Reçu ce message :

Merci Jean-Claude de nous avoir envoyé la video de ce document formidable. Le témoignage de ces parents, surtout celui du père est très touchant, il pose des questions essentielles. C'est enseignant pour nous tous. La justice est paradoxale en reconnaissant Mathieu malade et en le condamnant à perpétuité (un mineur), au lieu de l'orienter vers un service de psychiatrie. Cependant le père note que Mathieu est mieux enfermé dans sa cellule. Il existe en effet des êtres qui se sentent plus en sécurité enfermés car ils perçoivent qu'ils ne disposent pas de défenses psychiques pour contenir ce qui les submerge. Et d'autre part, payer en prison peut être pacifiant par rapport à la responsabilité de leur acte malgré l'absence de culpabilité. La psychose est évidente chez ce jeune, c'est ce que j'ai perçu depuis le début mais c'est étonnant, il n'y a que Rufo qui l'évoque. Bien amicalement M-P

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Les Cahiers de l'Égaré parus en 2016

28 Mai 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

le bandeau du site des Cahiers de l'Égaré; l'accroche du site: ayez peur du théâtre, il parle de vous et du monde; gravure attribuée à Rabelais pour illustrer son éloge du gai savoir
le bandeau du site des Cahiers de l'Égaré; l'accroche du site: ayez peur du théâtre, il parle de vous et du monde; gravure attribuée à Rabelais pour illustrer son éloge du gai savoir

le bandeau du site des Cahiers de l'Égaré; l'accroche du site: ayez peur du théâtre, il parle de vous et du monde; gravure attribuée à Rabelais pour illustrer son éloge du gai savoir

LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine

LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine

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Aux couleurs de la vie / Cherifa et J.P. Grosse

14 Avril 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.
Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.

Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.

Chagall et La Vie

Chagall et La Vie

Aux couleurs de la vie : un livre, un couple, deux vies, deux oeuvres. Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.
La citation de Chagall qui ouvre le livre : “Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir” est l'illustration de ce qu'ont réussi à colorier, séparément puis ensemble, Chérifa et Jean-Pierre, une vie de partage et une oeuvre plurielle.

Livre au format 24 cm X 32 cm, 2 kilos, 112 pages, reproductions en quadrichromie, 40 €, frais de port compris

Chèque à l'ordre: Les Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest

un couple, deux vies, deux oeuvres
un couple, deux vies, deux oeuvres

un couple, deux vies, deux oeuvres

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EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

24 Mars 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

couverture sobre  pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises
couverture sobre  pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

couverture sobre pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

EAT*

(manger, pisser, écrire)

au temps des queues de cerises

par É. Say Salé**

suivi de de Svetlana Alexievitch à l’art de travailler la vigne de Marwil Huguet

et de Ma langue de Moni Grego

Ce titre, sans prix, sans PVP, est paru aux Cahiers de l'Égaré, ISBN 978-2-35502-069-8, le 1° avril 2016, sous ©

© Les Cahiers de l’Égaré, 2016

669 route du Colombier - 83200 Le Revest-les-Eaux

© - É. Say Salé, pour EAT au temps des queues de cerises

- Marwil Huguet, pour de Svetlana Alexievitch à l’art de travailler la vigne

- Moni Grego, pour Ma langue

© en contradiction avec la libre circulation des œuvres prônée dans le texte par Con d'Orsay, adversaire de Beau Marché.

En contradiction avec la contradiction relevée ci-dessus (dialectique sans synthèse et dépassement nous ramenant à la position prônée ; on a donc tourné en rond), le livre est en libre circulation sous forme PDF puis livre électronique, les auteurs m'ayant donné leur accord.

L'éditeur Jean-Claude Grosse

*EAT est un verbe anglais dont la signification désigne l'action de manger. Nombreuses sont les mangeoires proposant de EAT : manger. Tout le monde veut EAT : manger. De plus en plus trouvent à manger dans les poubelles. On est au temps des queues de cerises. Donc des envies de pisser.

On y restera tant que n'aura pas été jetée dans les poubelles de l'Histoire la responsable de cette situation : la faim dévorante qui tenaille 7 410 079 728 humains à la seconde où s'écrit ce chiffre d'après worldometers, 7 410 079 728 balles de ping-pong qui s'agitent dans la boule du loto terrestre sortant les numéros chanceux, les 80 possédant 50% de la richesse mondiale et les 7 autres milliards qui veulent faire de bons numéros.

** É. Say Salé est un auteur farcesque issu du continent africain. De son vrai nom : Camille Mouyéké. Né en 1962 à Brazzaville. Après un DEUG d'art à l'université de Paris VIII et une maîtrise en cinéma, il se lance dans la réalisation et signe plusieurs courts métrages (dont les Mavericks en 1998). En 2000, il réalise son premier long métrage, Voyage à Ouaga, qui a été présenté dans d'innombrables festivals internationaux. Il a joué son propre rôle de réalisateur sans moyens dans le film Le temps perdu, fiction de 53' inachevée, tournée au Burkina Faso et au Niger par Cyril Grosse (1971-2001) en 1993 avec une aide du ministère de la culture du Burkina Faso. Comment à 22 ans et pour son unique séjour en Afrique, Cyril Grosse trouva-t-il le tout jeune cinéaste Camille Mouyéké (31 ans à ce moment-là) et comment obtint-il une aide du ministère de la culture du Burkina Faso ? Parmi les traits d'humour du film, les délires sur Ulysse de Joyce (dans Le temps perdu 1 à 2'15 et dans Le temps perdu 2 à 3'40) que Cyril Grosse cherchait à créer au théâtre. Il se heurta au refus du petit-fils de James Joyce. À noter aussi le sujet : la rencontre entre un homme noir du peuple et une comédienne blanche. Dans le film, Marie-Sophie part au désert à la fin. Dans la réalité, la comédienne a fini mystérieusement en Afrique, un ou deux ans après. Des rushes, j'ai pu tirer 5 séquences, en playlist sur You tube et sur dailymotion. Camille Mouyéké est devenu un ami après la disparition de Cyril. Il est venu séjourner chez moi en 2008, au moment des élections municipales. J'étais tête de liste d'une des 3 listes. Il a été amusé par cette compétition électorale. Il m'a à nouveau rendu visite en juillet 2015 et s'est amusé des débats au sein des EAT.
É. Say Salé utilise le sarcasme, la parodie, la farce pour mettre en relief les processus de conditionnement et d’abrutissement des gens, ainsi que les processus de soumission volontaire.
Moi, Avide 1°, l’Élu est sa première farce. L’action se passe à Gogoland au moment des élections municipales.
EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises est sa 2° farce.

On est dans un des bureaux EAT. Bureau confortable avec canapés et divans pour confidences saines et malsaines. Ce qu'ignorent les usagers des bureaux EAT, c'est que leurs conversations sont enregistrées et que, parfois, cela provoque des réactions des tenants de l'enseigne.

Personnages : un auteur de théâtre (une rareté : 330 auteurs de théâtre pour 100 000 écrivains), une femme de lettres issue du continent africain, spécialiste du continent noir inventé par Freud (une plume rare)

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Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré

21 Janvier 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

L'hippocampe et le rétroviseur

texte de François Carrassan ; photographies N et B de Bernard Plossu

ISBN: 978-2-35502-064-3 ; 88 pages; 13,5X20,5 ; 12 €

Une anecdote racontée par François Carrassan à notre retour d'Altillac en septembre 2015 :

C’est le 8 septembre 2015 et je reviens d’Altillac avec mon éditeur en train de somnoler. Nous y étions allés poursuivre un entretien sur l’incroyance avec Marcel Conche. Un virage l’a réveillé et il baille. Un virage sans visibilité, comme sur une photo de Plossu. J’attends un peu et lui rappelle un échange de la veille où on s’amusait des gens qui pour se donner de l’importance s’imaginent être à un tournant de l’histoire.
A l’approche de Decazeville, tout se fait plus sombre. L’époque passée des mines de houille reste mal cicatrisée. La vie ici dut être intense à l’âge d’or du charbon, juste avant celui du pétrole. Mais les réserves mondiales de houille sont loin d’être épuisées alors qu’à présent le pétrole semble sur sa fin. On voit ainsi des pays retourner au charbon. Et on réalise à quoi les choses tiennent.
– D’après toi, quand se trouve-t-on à un tour- nant de l’histoire ?
– A tout moment, répond-il les yeux fermés, puisqu’on ne maîtrise rien...
– Mais si l’histoire tourne tout le temps, tourne- t-elle en rond ?
– C’est aléatoire, stochastique. Mais parfois, ajoute-t-il en détachant ses mots, on croit voir de la cohérence dans les entrailles des morts.

Donc un texte de réflexion accompagnant une quarantaine de photos en noir et blanc de Bernard Plossu.

JCG, l'éditeur

Je ne suis pas sûr d'avoir tort

de Jean-Pierre Giran

ISBN : 978-2-35508-063-6 ; 104 pages ; 13?5X20,5 ; 12 €

Voilà un livre d'une centaine de pages, écrit par un homme politique, Jean-Pierre Giran, député-maire de Hyères. Composé de 2 parties : Dérapages, Repérages, c'est un livre de constats et de propositions, de convictions, celles d'un élu de la République, homme de terrain. Je ne suis pas capable de juger de l'action politique de Jean-Pierre Giran, ne la connaissant pas, n'étant pas de Hyères. Mais ce livre en courts essais est roboratif. il ne tourne pas autour du pot. Les mots ne sont pas dévoyés comme souvent par les hommes politiques. Ce n'est pas de la langue de bois.

Écrit avant les élections régionales, ce livre franchit avec succès ce que ces élections nous ont révélé, les fractures de la société française.
Citoyens et élus sauront-ils relever le défi ?

JCG, l'éditeur

Des étoiles et des ellipses, poèmes à incarner

de Lionel Parrini

ISBN 978-2-35502-054-4

112 pages, 13,5 X 20,5, 12 €

Est paru, le 19 mai, le jour anniversaire de son auteur, (eh oui, on a ce genre d'attentions aux Cahiers de l'Égaré, parce qu'on aime les auteurs et les personnes qui sont sous l'habit),

une écriture-rivière avec ses rythmes, ses débits, ses étiages, ses étirements, ses impétuosités, poèmes à incarner, écrits par un homme-rivière.

Là, la métaphore résiste un peu plus, on s'y attarde. Un homme-rivière, attends voir, ça évoque quoi, déjà le contraire de l'apparence, l'homme c'est du solide, enfin souvent fragile, se croit fort et c'est un faible, se croit amoureux, généreux et c'est un égoïste; je parle en général, pas de Lionel bien sûr. L'homme-rivière, homme liquide, sensible car la rivière tient compte pour s'écouler de tous les accidents de terrain rencontrés, parfois les balaie. Bon, continuez le travil, lecteurs.

Battements d'ailes

Clichés Féminins/Masculins aujourd’hui

Elsa Solal - Dominique Loiseau
Préface de Michelle Perr
ot

Les Cahiers de l'Égaré

ISBN : 978-2-35502-053-7 - 13,5 X 20,5, 144 pages, 13 €

Il est plus facile de désintégrer un atome que de briser un préjugé, écrivait Albert Einstein. Comment désintégrer un préjugé, une idée reçue sur le rôle d’un homme ou d’une femme ?

C’est justement la question que pose ce texte comme un voyage au pays des stéréotypes sexués ordinaires, une mine inépuisable... Comment la désamorcer? C’est ce que tentent les personnages du roman-théâtre d’Elsa Solal. Après le grand succès de son texte Olympe de Gouges, elle tresse, entre humour et blessure, intimité et désirs secrets, leur combat: Ils et elles s’entraînent, s’entraident pour résister à ce piège millénaire du sexisme.
Dominique Loiseau part des témoignages recueillis, en relève les expressions, les signes inaperçus, les marques qui forgent nos représentations. Elle en analyse les risques, en démonte les mécanismes. Elle nous propose des pistes, incluant les contradictions de l’humain, pour dépasser ce qui reste figé dans le quotidien. De la fiction à la réalité, les paroles entendues, les situations suscitent un véritable élan tonique pour sortir de ce labyrinthe!

sont parus en novembre 2014

Où étais-tu ?

de Natalie Rafal

ISBN : 978-2-35502-052-0 - 13,5X20,5 ; 96 pages - 12 €

Où étais-tu ? est finaliste de l’InédiThéâtre 2012, concours de lycéens.
Je parlerai d’avant. De 17 à 37 ans. De toutes ces années de quête. De tous ces hommes rencontrés, traversés, plus ou moins connus. De tous ces pays foulés, parcourus. De toutes ces terres, ces peaux arpentées. Espoirs avortés. Rêves, désirs, fantasmes, promesses, serments, rires, ruptures et larmes. Engrossée d’histoires, lavée, ballottée par les flots,
mue par l’espérance d’un renouveau. Quelle flamme me consumait de l’intérieur, quel feu me poussait toujours plus loin ? Qui étaient-ils ? Qui étais-je ? Où étais-je ? Natalie Rafal

L'éternité d'une seconde Bleu Giotto

de Jean-Claude Grosse

ISBN : 978-2-35502-050-6 - 13,5X20,5 ; 48 pages - 10 €

Personnages : 3 H, 2 F, de 16 à 88 ans, voix off

Thème : le deuil et le temps

Genre : drame et apaisement

1964, une jeune fille et un jeune homme se retrouvent dans une isba au Baïkal pour deux saisons de cavale en cabane. Promesse : s'épouser au jour le jour jusqu'à ce que ça fasse toujours.

37 ans après, en 2001, une mère et un père apprennent 8 jours après (le blanc du temps), la disparition brutale de leur fils dans un accident de la route à Cuba, au lieu-dit le Triangle de la mort. Le Répondeur n'a pas répondu à leurs questions. Il n'y a pas de nom pour désigner les parents perdant un enfant. Ce sont des sans-noms. Le père ne veut pas que ce soit des sans-voix. Il écrit un drame sans fin. La mère n'arrive pas à quitter le lieu de l'accident et à oublier l'instant-camion (l'abolition du temps) surgissant en plein instant-navire. Elle veut voir la réalité de l'accident en face, veut abolir le temps, remplir le blanc du temps. Le père fait ce qu'il peut pour accompagner la mère à exprimer son vécu

Avant sa disparition foudroyante, au retour d'un dernier voyage à Cuba, l'épousée prend conscience des évidences du temps.

En 2028, âgé de 88 ans, l'épousé préparant son dernier voyage au Baïkal, médite : sur l'écoulement du temps en écoutant le ta dak ta dak des roues du train sur les rails, sur l'éternité d'une seconde Bleu Giotto.

Là où ça prend fin

de Jean-Claude Grosse

ISBN : 978-2-35502-051-3 - 13,5X20,5 ; 84 pages - 12 €

Là où ça prend fin est un récit dramatique :
Personnages : 16, 9F/7H
des amoureux, des parents, des enfants, des passionnés de théâtre …
Thèmes : la vie, l'amour, F/H, la transmission, le partage, les incompréhensions,
les conflits intimes et relationnels, les différentiels culturels, l'art du théâtre, la mort …
Lieux : le Baïkal, la Méditerranée

Là où ça prend fin est un récit dramatique articulé autour de deux personnages, la mère (l’épousée), le père (l’épousé), confrontés à la disparition brutale du fils, metteur en scène, répétant La Forêt d’Ostrovski au Baïkal (9 personnages sont mis en situation pour ce module). Quelle mémoire gardent-ils du fils ? Quels effets dévastateurs sur eux et les autres personnages, l'épousée, la sœur, Baïkala 1, l’amoureuse du fils, Baïkala 2, l'aimée d'un jour du père ? … La nature dans sa puissance, l’eau, pure du Baïkal, salée de la Méditerranée, les bouleaux, la vodka, le banya, les mouettes à tête rouge, les rites chamaniques sont des éléments vivants de ce récit.

HEUREUSEMENT QU'ON MEURT

sur une parole de Marcel Conche

par François Carrassan

ISBN 978-2-35502-060-5

12X17 ; 92 pages ; 10€

Marcel Conche, professeur émérite de philosophie à la Sorbonne, membre de l’Académie d’Athènes, lauréat de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, vit retiré à Altillac dans la maison de son enfance où il mène une vie simple et rustique, proche de la terre. Se limitant à la satisfaction des désirs que les épicuriens disaient naturels, au sein d’une ruralité paisible, il a choisi de ne pas être à la remorque du progrès. Il fait revivre en cela l’esprit d’Epicure dont la philosophie avait pour seul but d’acquérir la santé de l’âme.
Les entretiens que nous avons avec lui, son éditeur et moi, portent sur les choses ordinaires de la vie qui font corps avec sa métaphysique, une métaphysique athée et naturaliste.
Récemment, tandis que nous marchions dans Beaulieu-sur- Dordogne, il nous disait, dans un même mouvement de pensée, je préfère la vie à la mort et, aussitôt après, heureusement qu’on meurt. Est-ce contradictoire ? C’est la question qui anime cet essai. Où, après s’être demandé ce qu’il adviendrait de l’amour de la vie dans l’hypothèse d’une vie immortelle, on en sera naturellement venu à l’idée qu’il ne peut y avoir d’autre amour de la vie que l’amour d’une vie mortelle.

François Carrassan

POÉSIE PENDUE AU PRÉCIPICE DU POÈTE

Texte de Marwil HUGUET

ISBN 978-2-35502-061-2

13,5X20,5 ; 54 pages ; 10 €

Poésie Pendue au Précipice du Poète c’est l’odyssée d’un poète qui pète les plombs Qui descend dans les bas fonds de la conscience comme on dévalerait trente étages à bord d’un ascenseur fou... Vertige ! Et quand il remonte (Parce qu’il parvient quand même à remonter) il nous raconte : « Ma poésie sent la sueur la pisse les pieds de mes amis Qui n’ont point de point d’eau pour se laver Mes amis qui logent le long de l’autoroute où personne ne voudrait loger... » PPPP c’est l’aventure d’un poète qui ne craint pas de déchirer la chemise des trop nantis pour leur montrer ce que ça fait d’aller tout nu PPPP ce n’est pas sombre c’est en colère souvent mais c’est revigorant PPPP c’est aussi une histoire d’amour avec un arbre « Il faut toujours avoir un arbre ami Un arbre à qui taire son silence »
Une histoire d’amour et un désir fou de fraternité Vous voilà prévenus !

CERVANTES-SHAKESPEARE, cadavres exquis

ISBN 978-2-35508-065-0 ; 408 pages ; 13,5 X20,5 ; 18 €

44 auteurs mortels (20 F, 24 H), français, espagnols, mexicains, cubains, canadiens, néo-zélandais, indépendantistes ont travaillé pendant 15 mois pour écrire 47 cadavres exquis immortels sur les deux figures quantiques que sont Cervantes et Shakespeare.

Et selon un principe posé dès le début des projets pluriels (Envies de Méditerranée, Marilyn après tout, Diderot pour tout savoir) tous les textes proposés par les auteurs volontaires sont retenus ; aucune censure; aucun rejet.

On ne pouvait mieux rendre hommage à ces deux écrivains qu'en les restituant dans leur insaisissable mystère.

Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
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L'hippocampe et le rétroviseur / Carrassan-Plossu

19 Décembre 2015 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

L'hippocampe et le rétroviseur / Carrassan-Plossu
L'hippocampe et le rétroviseur / Carrassan-Plossu

De cette photo longtemps oubliée, on n’aura donc trouvé, Plossu et moi, rien de mieux à faire que cet objet à présent sous vos yeux : L’Hippocampe et le Rétroviseur. Fallait-il en faire quelque chose ? Elle ouvre une série où on dirait qu’il n’y a rien à voir. Que l’image est sans sujet. Au sens où le sujet qui ne fait qu’y passer ne méritait pas cette attention. Un chien errant, un train de marchandises, un visage d’actrice. Mais à quoi faire attention ? Car, ici, les figures, les lieux et les objets qui traversent la photo n’ont d’autre réalité que celle d’y passer avant de disparaître. Et quoi de plus réel ? L’avenir n’existe pas. Le présent s’arrête à la photo. Tout est passé. Au bord des routes on s’interroge.

François Carrassan

Une anecdote racontée par François Carrassan à notre retour d'Altillac en septembre 2015 :

C’est le 8 septembre 2015 et je reviens d’Altillac avec mon éditeur en train de somnoler. Nous y étions allés poursuivre un entretien sur l’incroyance avec Marcel Conche. Un virage l’a réveillé et il baille. Un virage sans visibilité, comme sur une photo de Plossu. J’attends un peu et lui rappelle un échange de la veille où on s’amusait des gens qui pour se donner de l’importance s’imaginent être à un tournant de l’histoire.
A l’approche de Decazeville, tout se fait plus sombre. L’époque passée des mines de houille reste mal cicatrisée. La vie ici dut être intense à l’âge d’or du charbon, juste avant celui du pétrole. Mais les réserves mondiales de houille sont loin d’être épuisées alors qu’à présent le pétrole semble sur sa fin. On voit ainsi des pays retourner au charbon. Et on réalise à quoi les choses tiennent.
– D’après toi, quand se trouve-t-on à un tour- nant de l’histoire ?
– A tout moment, répond-il les yeux fermés, puisqu’on ne maîtrise rien...
– Mais si l’histoire tourne tout le temps, tourne- t-elle en rond ?
– C’est aléatoire, stochastique. Mais parfois, ajoute-t-il en détachant ses mots, on croit voir de la cohérence dans les entrailles des morts.

Donc un texte de réflexion accompagnant une quarantaine de photos en noir et blanc de Bernard Plossu.

Une signature est organisée le samedi 23 janvier 2016 à partir de 10 H à la Librairie Charlemagne à Hyères

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Heureusement qu'on meurt / François Carrassan

19 Décembre 2015 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Heureusement qu'on meurt / François Carrassan
Heureusement qu'on meurt / François Carrassan
Heureusement qu'on meurt / François Carrassan
Heureusement qu'on meurt / François Carrassan
Heureusement qu'on meurt / François Carrassan

Le Cahier de l'Égaré : Heureusement qu'on meurt, sur une parole de Marcel Conche a été livré mercredi 2 septembre.

François Carrassan, l'auteur et moi-même, l'éditeur, nous nous sommes donc rendus chez Marcel Conche du samedi 5 au mardi 8 septembre, lui apporter notre opus.

Ce petit livre de 92 pages en format 12 X 17 (couverture et intérieur ivoire) avec 5 photos en noir et blanc comprend 4 essais en lien avec des rencontres antérieures, ce que nous nommons entre nous Les Rencontres d'Altillac.

- Marcel Conche n'est pas un être nécessaire

- Le goût de la vie

- Le temps qui reste

- Comment mourir ?

J'ai rédigé l'avant-propos qui tente de rendre l'atmosphère Jardin d'Épicure des rencontres d'Altillac.
Rencontrer Marcel Conche, échanger avec lui pendant plusieurs heures (jamais plus de 2 H à la fois) est une balade intellectuelle et sensible qui traverse les siècles et les espaces. Marcel Conche se promène et nous promène, l'actualité éclairée par des épisodes "similaires" du passé, par exemple la destruction des temples païens, vivants, par les chrétiens quand ils s'imposèrent sous Constantin, comparée à celle des temples en ruines par Daech.

Quelle chance nous avons de profiter de ces heures de discussions avec partages de part et d'autre (échanges de livres, de CD, de bouteilles de vin, de fromages et de miel, dégustation de "ses" figues)
La mémoire de Marcel est prodigieuse; il évoque comme personne des quantités de personnes, connues en leur temps, oubliées depuis,
Emile Faguet, Martial Gueroult, Eric Weil, Henri Gouhier, Étienne Souriau, Mizrahi, Deleuze, Pradines et son traité de psychologie sur les seuils de sensation;
Konstantinova Irina, La Jeune Fille de Kachine,
la dernière édition aux PUF de son Montaigne,
son livre en cours d'écriture (à presque 94 ans): Penser encore (sur Spinoza et autres sujets)
Nous le reverrons en mars pour son anniversaire.

JCG

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