Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Cahiers de l'Égaré

Parutions 2019 / Les Cahiers de l'Égaré

6 Octobre 2019 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre, #cahiers de l'égaré

Fragments de l'amour d'Yvon Quiniou; Noli me tangere de Raphaël Rubio
Fragments de l'amour d'Yvon Quiniou; Noli me tangere de Raphaël Rubio

Fragments de l'amour d'Yvon Quiniou; Noli me tangere de Raphaël Rubio

nouvelle édition avec nouvelle couverture de La Révérence; Je suis là de Jacques Maury; Théâtre de la Jeunesse 4 avec la bibliothèque Armand Gatti de La Seyne-sur-mer; Orphéon Légende de Georges Perpes
nouvelle édition avec nouvelle couverture de La Révérence; Je suis là de Jacques Maury; Théâtre de la Jeunesse 4 avec la bibliothèque Armand Gatti de La Seyne-sur-mer; Orphéon Légende de Georges Perpes
nouvelle édition avec nouvelle couverture de La Révérence; Je suis là de Jacques Maury; Théâtre de la Jeunesse 4 avec la bibliothèque Armand Gatti de La Seyne-sur-mer; Orphéon Légende de Georges Perpes
nouvelle édition avec nouvelle couverture de La Révérence; Je suis là de Jacques Maury; Théâtre de la Jeunesse 4 avec la bibliothèque Armand Gatti de La Seyne-sur-mer; Orphéon Légende de Georges Perpes

nouvelle édition avec nouvelle couverture de La Révérence; Je suis là de Jacques Maury; Théâtre de la Jeunesse 4 avec la bibliothèque Armand Gatti de La Seyne-sur-mer; Orphéon Légende de Georges Perpes

À la lectrice, au lecteur d'Orphéon Légende

Vous tenez entre vos mains un livre d’un genre particulier, c’est un livre de théâtre.
Ça existe encore ?
Quelle idée de lire du théâtre ?

Aussi saugrenue que celle de lire un scénario de film !

Peut-être n’avez-vous plus lu de pièce de théâtre depuis l’école ? le collège ? le lycée ?
Peut-être est-ce la première fois que vous en lisez une ?

Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.e, vous êtes des millions, la majorité.

Pour les autres, la minorité,
salut les frangines, salut les frangins,
vous pouvez sauter cette adresse et passer directement à la pièce.

Peut-être ne lisez-vous plus, fatigué d’avoir lu trop de livres ?
Peut-être ne lisez-vous jamais ?
Pas un roman, une BD, un poème, une nouvelle. Pas un journal. Même un gratuit ?

Vous ne souvenez pas de la dernière fois où vous êtes entré.e dans une librairie.

Une bibliothèque ?

Vous n’avez jamais franchi la porte d’un théâtre. Pas le temps, l’argent.
Pas même le jour où il pleuvait à verse, il faisait si froid, pour vous mettre à l’abri dans le hall d’accueil.

Vous préférez courir dans la colline, sauter d’un rocher dans la mer, faire du parapente, de la grimpe, du vélo, du Pilates, du yoga, l’amour, de la musique, de la peinture, cuisiner un bon petit plat, aller au cinéma, envoyer des textos, voyager, chatter, regarder la télé, boire un coup avec les copains, arroser vos plantes, danser le tango, fumer un pétard, caresser votre chat, voir un match de rugby, taguer un mur la nuit dans une friche...

Vous n’êtes jamais monté sur scène.
Peut-être en primaire lors de la fête de l’école, je ne me souviens pas.
Vous n’avez jamais croisé la route, d’un prof, d’une amie qui vous a dit : tu devrais faire du théâtre.
Peut-être l’avez-vous croisé.e et vous n’avez pas osé sauter le pas ?
Vous n’avez pas rencontré l’hermaphrodite qui ne dit qu’un seul mot : v.i.t.r.i.o.l.u.m.

Si vous vous reconnaissez dans au moins une de ces lignes, c’est à vous que ce préambule s’adresse.

Dans tous les cas, ouvrez le livre où vous voulez. Au début, à la fin, au milieu.
Au hasard.
Un texte se défend tout seul. Il résiste même parfois.

Lisez-le seul.e silencieusement. Ou mieux à haute voix.
Ou mieux encore, partagez-le avec d’autres.

Une pièce de théâtre est traversée de multiples voix, où dialoguent celles de tous les vivants et de tous les morts.
Une pièce de théâtre ne s’embarrasse pas de description, elle suggère.

Un livre de théâtre n’est pas un cahier de régie, il attend la lumière de son lecteur.
C’est un matériau pour la scène, tout d’abord pour votre scène intérieure.

Un germe en attente de s’incarner.
Sans vouloir vous commander : Rêvez ! Faites votre lecture, elle est unique.

Une pièce de théâtre n’est pas une BD : je fournis les phylactères, vous les images.
Une pièce de théâtre est comme une chanson : j’écris les paroles, vous la musique.

Une pièce de théâtre, comme une BD ou un disque, n’est généralement jamais très longue : la lire ne vous prendra pas plus d’une heure.

Une précision encore : contrairement à l’usage, vous ne trouverez pas de liste des personnages. De plus, petit jeu, parfois simple, parfois plus compliqué, aucun nom de locuteur n’apparaît en face des répliques : aucune réplique n’est attribuée, si bien qu’au premier abord, on peut en conclure hâtivement qu’on ne sait jamais vraiment qui parle. À vous de faire votre distribution.

Si vous décrochez, c’est que le moment n’est pas venu.
Attendre une autre heure, d’un autre jour, d’une autre nuit, plus favorable, plus tard lorsque vous serez disponible. Laisser reposer. Parfois ça demande du temps, un certain temps. Finalement, peut-être que la nourriture ne sera pas à votre goût, insipide ou trop pimentée, trop légère ou indigeste, que ce n’est pas ce dont vous avez besoin maintenant, que le livre vient trop tôt ou trop tard.

Si c’est le cas, que vous vous résolvez à abandonner le livre, prenez-en soin, mettez-le de côté, à l’abri, en attendant... On ne sait jamais.page13image5773200 page13image5773408 page13image5773616

Ou alors, offrez-le, refourguez-le aux Puces, à un bouquiniste. Libérez-le dans un espace public. Merci pour lui.

Merci aussi à tous les copistes, anonymes ou connus, qui, depuis la nuit des temps, ont transmis les pièces du puzzle qu’est cette histoire.
Merci à mon éditeur, le seul que je connaisse capable d’accueillir un livre, sans savoir de quoi il traite, sans en avoir lu une seule ligne. Merci à sa confiance, à son amitié qui me permettent de rejoindre la foule de tous les autres égaré.e.s. Ce livre est pour eux & elles.

Et maintenant, bonne lecture.

Georges Perpes

Théâtre de la Jeunesse#4

Préface

Ce quatrième recueil « Théâtre de la Jeunesse », comme les précédents, propose quatre pièces de théâtre fort différentes, pouvant être jouées par des groupes de neuf à vingt-cinq enfants ou adolescent.e.s.

Zup & Villa et La vilaine petite cane revisitent deux contes traditionnels, l’une sous la forme du théâtre documentaire, l’autre sous celle de la fiction poétique. Balance ton h ! nous conduit d’un collège au cachot (Centre d’Apprentissage Civique pour Harceleurs Obsessionnels Terrifiantsquand les personnages de Double-je(ux) expérimentent le théâtre dans le théâtre.

Ces quatre pièces sont nées durant l’année scolaire 2018-2019, de la rencontre de trois dramaturges – Barbara Métais-Chastanier, Mustapha Benfodil, Julie Aminthe – avec les élèves de trois classes de cm1-cm2 de La Seyne-sur-Mer et avec ceux d’une classe d’initia- tion théâtre du Conservatoire national à rayonnement régional Toulon Provence Méditerranée.

Le travail d’écriture des élèves avec les dramaturges – dont on peut reconnaître en filigrane le style et les goûts – avait été précédé par une phase de lecture des quinze pièces lauréates du Prix de la pièce de théâtre contemporain pour le jeune public (sélection cm2-6e)*.

Il s’est conclu par un passage au plateau : temps de restitution, de partage lors duquel chaque classe a présenté devant les trois autres une mise en espace du texte qu’elle avait co-écrit.

Cette expérience, soutenue pour la quatrième année par la Drac Sud, fait partie du projet Un(e) auteur(e) dans ma classe proposé par Orphéon / Bibliothèque de théâtre Armand-Gatti : il vise à faire lire, écrire, jouer du théâtre dans les établissements scolaires.page5image1672288

Georges Perpes

Je suis là de Jacques Maury

Note de l’éditeur

Les Cahiers de l’Égaré ont décidé d’éditer Je suis là, de Jacques Maury après une lecture au Comédia à Toulon, le 18 décembre 2018 et une rencontre avec l’auteur, le 19 février 2019. La qualité de l’écriture sur un sujet sensible, la perte d’un fils de 20 ans, vécue chaotiquement par sa mère, 38 ans, aux prises avec les tourments du deuil, souffrance, questionnements, révolte, doutes, prise de conscience de ce qu’il est convenu d’appeler l’héritage des valises, cela justifie cette décision pour que le texte puisse prolonger le spectacle créé en juillet 2019 au Festival d’Avi- gnon. Maud est une mère, une fille, une femme sur un chemin de transformation, c’est un chemin d’éveil spirituel qui se révèlera à elle, avec le temps, avec un constant travail sur elle-même, après cette traversée de l’enfer psychologique où tout est bon (mauvais) pour user du déni comme défense illusoire contre la vérité des faits et pour refuser magiquement l’acceptation de ce qui s’est passé tant dans son passé (comment « hériter » d’une mère toxique ?) que dans son présent (vivre, survivre, revivre, vivre enfin en conscience, après la mort par substances toxiques de son fils).

Une autre raison de ce choix est le partenariat entre Les Cahiers de l’Égaré installés au Revest et la Compagnie Un mot... une voix d’Ollioules. Je suis là est le 3texte publié après T’es qui toi ? T’es d’où ? de Gilles Desnots créé en juillet 2013 et après Histoire de places de Jean-Claude Grosse créé en juillet 2016 au Festival d’Avignon.

Que cette édition porte chance à ce spectacle et à ce texte.

La Révérence, 

mai 68, de Gaulle et moi

de Philippe Chuyen et José Lenzini

Les 3 derniers jours du mois de Mai 1968 furent le théâtre d’un bouleversement historique et politique qui reste encore méconnu. C’est un moment de trouble profond et d’incertitude, un point de bascule où gouvernement et chef de l’Etat, harassés par plusieurs semaines de crise intense et de nuits blanches, sont à bout prêts à craquer.

L’Amiral François Flohic, aide de camp et seul militaire à avoir accompagné le Général, le 29 mai 1968, dans sa fuite secrète à Baden-Baden, a témoigné spécialement pour ce récit théâtral.

En sa compagnie nous allons suivre de Gaulle et découvrir comment le vieux chef, refusant la défaite, accomplira son dernier coup d’éclat ; conséquence ultime pour lui de l’affrontement de deux visions du monde appelées à s’éloigner inexorablement.

Tel le parcours tragique du « dernier Roi des Francs », cette pièce tente ainsi de poser les enjeux et les contradictions de la dernière convulsion révolutionnaire que la France ait connue.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article