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Les Cahiers de l'Égaré

Articles récents

Les derniers jours de la classe ouvrière/Aurélie Filippetti

1 Mai 2007 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #notes de lecture

Pour ce 1° mai 2007, qui va être enthousiaste cet après-midi à Charlety (il y eut un précédent en 1968 dans ce stade qui ne m’a pas laissé un bon souvenir : tentative de récupération politique par Mitterrand d’un vaste mouvement de libération; il ne fut pas le seul: parti communiste et CGT dévoyant le mouvement sur la voie électorale avec les résultats qu'on connaît; mouvement aujourd’hui stigmatisé par Sarkozy qui a trouvé dans les livres de Luc Ferry et dans sa propre haine de la liberté, de quoi mener depuis plusieurs mois une diatribe contre mai et les idées de 68 pour ne pas avoir à parler de son bilan),
à 5 jours du 2° tour d’une Présidentielle où les Français vont décider de « changements » dans la continuité en pire si c’est Sarkozy (il suffit de voir la vidéo de son meeting à Bercy pour constater que ceux qui l’entourent sont ceux qui ont gouverné et gouvernent à droite depuis 5 ans mais aussi avant),
ou décider de changements réels et profonds si c’est Ségolène Royal qui est élue, ce que je souhaite et à quoi je contribue avec mes moyens,
il me semble symboliquement juste de mettre en ligne cette note de lecture sur le 1° roman d’Aurélie Filippetti, lu à l’occasion d’un aller-retour en TGV, à Bruxelles, pour voir un spectacle : Voyage par La Fabrique Imaginaire.

Les derniers jours de la classe ouvrière
d’Aurélie Filippetti



Voilà un titre définitif, racoleur donc, faux évidemment, du point de vue de l’Histoire (comme les thèses des idéologues de la fin de l’Histoire), du point de vue de la réalité actuelle (doivent en savoir quelque chose petites mains et gros bras d’ailleurs et d’ici), du point de vue du récit même (puisque raconter 25 ans après, la liquidation de la sidérurgie lorraine c’est montrer la vie possible après la mort par la mémoire, par l’écriture : les oubliés deviennent des acteurs de leur histoire, de l’Histoire, de leur vie).
Ce titre de dramatisation (moins fort que celui de Karl Kraus avec Les derniers jours de l’humanité, publié en 2 versions par les essentielles éditions Agone de Marseille) a rempli son effet puisque me racolant, il m’a donné envie de lire ce roman. Le plus souvent, je résiste au racolage mais là je me suis laissé attirer. Une autre raison m’a poussé : j’ai des origines lorraines et j’ai un cousin sidérurgiste qui a dû quitter la Lorraine de Longwy où il pensait mener longue vie pour Fos-sur-Mer où ça coule (voir ma pièce : La lutte des places).
Ce court roman de 180 pages tourne autour de la figure du père, Angel, Angelo, fils d’immigrés italiens, ouvrier mineur pendant 30 ans, maire communiste d’Audun-le-Tiche.
Ce roman est construit par tableaux, comme des vignettes. C’est qu’il doit être difficile pour la mémoire de reconstruire, de construire même, la linéarité, la genèse, la chronologie d’une histoire singulière étroitement liée à la grande Histoire que l’on ne vit pas comme telle sur le moment. Il s’ensuit des tableaux, des vignettes dont je n’ai pas cherché à repérer l’agencement dans l’espace et le temps. La complexité de la tâche m’a découragé et j’ai donc pris le roman comme il se présente : flashes. On s’en prend plein les yeux : on visualise très bien les situations, les événements, les gens, les rassemblements, les fêtes, les drames.
L’écriture de ces tableaux est elle-même d’aujourd’hui, à l’économie d’un nombre important de mots présumés importuns, bavards, inutiles. Ce n’est pas une écriture à la Céline de reproduction écrite de l’oralité, c’est une écriture issue de ces tentatives d’éliminer le superflu « idéologique » de la langue comme adjectifs, adverbes, mots de liaison…
Parfois, cela m’a agacé, parfois j’ai adhéré. Car cette écriture n’est pas homogène : elle peut varier de vignette en vignette.
Au milieu des vignettes, des documents officiels, du Parti communiste, le parti de la classe ouvrière comme il le prétendait et comme le croyaient trop d’ouvriers jusqu’à ce que leurs yeux s’ouvrent, trop tard. Le parti de la lutte des classes dans les mots et discours se révélant le parti de la collaboration de classes dans les mots d’ordre et les actions. Le roman montre le dur réveil, les désillusions, le désenchantement, la désespérance, le virage à l’extrême droite, le racisme quotidien…Mon choix du « trotskisme » dès 1969 m’a épargné ces compromissions même si aujourd’hui, je suis en recherche d’autres voies parce que les mentalités ont changé. Avec aussi les compromissions de la gauche, parti socialiste en tête.
Bien sûr, on a droit à des pages sur les maîtres, les de Wendel, leur paternalisme, leurs efforts pour récupérer chez leurs ouvriers, les éléments qu’ils vont mettre à leur service, leur acharnement à isoler les récalcitrants, leur imprévoyance d’entrepreneur, soucieux seulement de profit et donc ne diversifiant pas la production d’acier en produits dérivés issus de la sidérurgie, leur indifférence au sort de ceux qu’ils livrent au chômage, leur capacité à récupérer les aides publiques et à partir avec un gros magot. Ces pages révoltent, même quand on est habitué comme moi à ne pas avoir d’illusions sur le capitalisme, devenu encore plus prédateur depuis 30 ans.


Autre intérêt de ce roman : les plongées dans les pensées, les monologues intérieurs de quelques protagonistes, fidèles jusqu’au-boutistes du PCF, transfuges de classe, rêveurs de promotion par l’école, rêveuses de stabilité par mariage…Des recettes italiennes viennent agrémenter le récit : les allées et retours entre la France d’une ville lorraine et l’Italie d’un village d'Ombrie montrent bien que l’on reste, dans l’immigration et dans l'intégration, hommes et femmes de 2 cultures avec clivages, disharmonies, tensions…
Bref, un roman qui fait chaud au cœur parce qu’une jeune femme de 30 ans, études supérieures, fait retour sur « son » histoire, c’est-à-dire la crée, la construit par documentation, par assimilation amoureuse, filiale. Un roman à lire. Même si comme toujours, on ne tire jamais les leçons du passé, de nos histoires, de l’Histoire.


Entretien avec Aurélie Filippetti

Comment avez-vous intégré le cercle restreint (15 personnes) de l'équipe de campagne de Ségolène Royal ?
Après avoir passé sept ans chez les Verts, j'ai été déçue par le fonctionnement du parti alors que l'écologie a le vent en poupe. Je connaissais un peu Ségolène Royal. Elle était venue à Longwy en avril dernier, je lui avais fait une note sur la situation là-bas. J'ai toujours considéré que c'était la plus écolo des candidats socialistes. Elle a dû me choisir pour montrer sa volonté d'une équipe féminisée er rajeunie.

Est-ce que vous croyez que Ségolène Royal va convaincre, en Lorraine, où vous êtes née ?
Son discours passe bien, dans les milieux populaires. Je l'ai vu dans ma famille. Tout de suite, elle a convaincu des gens qui jusque là votaient communiste de voter pour elle. La notion d'ordre juste, la démocratie participative, le côté femme, ce sont des thèmes porteurs dans les milieux ouvriers.

Vous venez de Longwy. Fille de mineurs, vous êtes normalienne et agrégée de lettres classiques. Un parcours peu commun. Vous pouvez le retracer ?
Enfant, j'habitais Audun-Le-Tiche, en Lorraine, près du Luxembourg, dans le bassin sidérurgique. Mon père était mineur de fond. Il a contracté un cancer du poumon, qui n'a jamais été reconnu comme maladie professionnelle. Il est mort quand j'avais 19 ans. Après une prépa littéraire à Metz, j'ai intégré Normale Sup en 1993. Un vrai choc : j'ai été saisie de l'homogénéité sociale qui y régnait. Quasiment tous des fils ou filles d'universitaires, très majoritairement parisiens... Il m'a fallu apprendre tous les codes. J'ai obtenu l'agrégation de lettres classiques en 95, mais je n'ai pas voulu continuer la recherche universitaire, je voulais quelque chose de plus concret. Je suis alors partie aux Etats-Unis faire un stage à l'ambassade de France à Washington sur les questions de boéthique -c'était au moment du clonage de Dolly.

Et l'engagement politique ?
De retour en France, après avoir eu un enfant (une fille, Clara), j'ai pris ma carte des Verts en 1999, pendant les européennes. Je me reconnaissais dans leurs grandes options : l'écologie, la démocratie participative, l'Europe, le féminisme. Et je savais le parti clairement ancré à gauche, grâce à Dominique Voynet. J'ai été tête de liste Verts aux municipales dans le 5ème arrondissement en 2001 grâce à la loi sur la parité . Avec 13,75% des voix, je suis devenue conseillère d'arrondissement.

En 2001, Yves Cochet m'a proposé de travailler à son cabinet comme ministre de l'Environnement. Je me suis occupée de développement durable, jusqu'au séisme du 21 avril 2002. Retour à la vie civile. J'avais commencé « Les derniers jours de la classe ouvrière » depuis longtemps. Je l'ai repris, publié chez Stock au printemps 2003. C'est un livre que j'avais en moi depuis longtemps. Il a été très bien accueilli. Et il m'a permis, en rencontrant des lecteurs, de prendre conscience de cet immense désir des gens que l'on rende justice à la mémoire ouvrière, à cette histoire là, la sidérurgie dans le bassin lorrain, la dignité du monde ouvrier.

A propos de vote ouvrier, vous n'avez jamais voulu suivre votre père, qui fut communiste toute sa vie ?
Je l'ai vu trop malheureux, d'avoir dû constamment suivre la ligne du Parti, malgré Prague, Budapest ou le rapport Khroutchev. Trop malheureux aussi, quand le mur est tombé, en 1989. Tout ce en quoi il avait cru s'effondrait.

Pourquoi avez-vous quitté les Verts ?
Ils ne m'ont même pas permis d'être candidate à la candidature pour les législatives de 2007, à Longwy. Mais je n'ai pas pris ma carte au PS. Pour l'instant, je suis libre.

L'avenir ?
D'abord, la victoire de la gauche.


Le regard d'Aurélie Filippetti
sur Ségolène Royal




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Slam au lycée du Parc Saint-Jean

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie

SLAM au Lycée du Parc Saint-Jean à Toulon



Antoine MACIA

Fier d'etre ce que je suis, fier de mes reves de mes envies.
Et de partout ou la vie me mene je serais toujours le meme.
Je ne suis pas un delinquand moi je ne frappe pas les gens
Je ne suis pas Marc Dutroux je ne viol pas les petits bouts de choux.
Moi je sui moi, normal, banal qui ne joue pas au flingue mais plutot a la balle.
Mais pourtant la vie ne ma pas gatée j'ai pas mal d'exemple mais a quoi bon vous les citer.
Les gens qui me sont chers disparaissent pas a pas et ce sont tout simplement la cause de mes tourments.
Et c'est dans ces moment la que je tombe les bras et meme dieu ne peut rien pour moi il y a bien longtemps que j'ai perdu la foi.
Mais je n'abandonne pas, je sais que ma vie changera.
Et que si dans mon enfance les malheurs se sont enchainés, mon destin sera plein de bonheurs et de gaietés.



Attends mais... qu'est-ce que j'fous là ?
Cette question que tu te pose au moins une fois :
- lors d'une réunion de famille où t'as forcément droit à "dis donc t'as grandi ! je t'ai connu t'étais comme ça
- ou bien encore en classe, devant une feuille où l'on te demande d'analyser le positionnement des jambons Herta
Voilà c'est dans ces moments là que tu t'arrêtes tout d'un coup et que tu te dis putain mais qu'est-ce que j'fous ?.

T'en connais beaucoup des gamins qui ont pour ambition d'être vendeur ?
Petit, moi j'voulais être médecin, comme le Dr Baker dans la petite maison dans la prairie, le genre de mec qui te soigne une hémorragie interne avec de la boue et du citron vert et du beurre

Comment j'ai fait pour dévier autant ? Qu'est-ce qui a merdé ?
Avec ma chance j'vais sûrement finir dans une banque. Pour l'humour c'est pas trop l'endroit, à part si t'estime que tu te planque et que tu te tapes un fou rire en faisant un Plan d'Epargne Logement.
Mais je ne deviendrais pas un simple vendeur je serai un grand buisnessman plein d'ardeur et je vivrai un grand bohneur


KREBS
Jeoffrey
Slam Pour SheinB

Je vis dans mon univers, à moi seul,
Où personne ne me fait la gueule,
Et quand le soleil se lève,
Je comprends que ce n’était qu’un rêve,
J’affronte la vie comme elle vient,
Et je me prépare pour demain,
La vie peut changer en bonheur,
Comme elle peut changer en malheur,
Le soleil se couche alors comme tous les soirs,
Et à mon tour je m’endors dans mes histoires,
Je repars pour une journée,
Tourmentée…


Je suis une footballeuse heureuse.
J'ai des qualitées mais rien que pour les exploiter.
Je viens de là et de là bas, rien que pour toi.
Je vais là ou tout le monde m'acceuillera.
Je veux le bonheur et la joie, le mektoub tourne autour de moi.
Manelle Segaier
Daucé
Jérémy
Je ne regrette pas d’être toi, car moi c’est autre chose.
Et autre chose ce n’est pas toi.
Car toi et moi c’est différent.
Et pour moi la différence entre toi et moi, c’est qu’on n’a pas les mêmes choses en communs.
Alors donc rappelle toi, tu ne seras jamais moi.

Mon pays c’est l’Italie, mais je ne regrette en rien d’être ici.
Quand je suis là bas, je retrouve un peut de moi.
Ici la plupart du monde est pourri.
Les gens sont fous, on ne se respecte même plus entre nous.
Liberté, égalité, fraternité, à quoi bon ?
De nos jours plus rien n’est respecté,
Même plus l’amitié.
Anne-Sophie
Allione

Je suis perdu dans ce monde en folie
J’ai qu’une seule envi, c’est de toujours pouvoir sourire à la vie
Je viens d’un village assez perdu mais où même la bas les gens ne se respectent pas
Je vais tous les jours à l’école, pour pouvoir m’en sortir dans la vie, mais je ne sais même pas plus tard où aller
Je veux avoir beaucoup d’argent, de l’amour et une belle maison mais comment faire, de nos jours tout est bientôt fait qu’avec du piston.
Anne-Sophie
Allione


BELAHOUANE Chemsdin
Je ne regrette pas d’avoir tué George bush pour toute c’est conneri moi ça m’fait pas rire qu’il est tué au temps d’iraquien il est traite comme des chiens.
Je ne regrette pas d’avoir mis un také à la bouche à George bush si je le touche il se couche j’ai toujours des balle pour faire mouche
Si je ne vois pas le soleil briller je ne regrette pas
Et si j’ai foutu la merde en bas je ne regrette pas
Mais si j’ai menti a mère je regrette ça.
Dans la vie tu sais on est ce que l’on est
Mais l’essentiel c’est d’assumer ce que l’on fait
Si dans se texte tu te reconnaît
Tu sais on a pas le cœur au regret.

Liberté, égalité, fraternité j'ai appris cette devise mais malgré tout cela;
Mon pays la TUNISIE c'est la vie loin ou tous sont unis, sans mon esprit, la vie ne représente que le fruit de la nuit.
Fierté d’être là avec vous et tous ensemble le mektoub et avec vous et moi inchallha.
Pourquoi dans les tiékart sa roule et sa patrouille parce que sa sniff sous les porche, il y a foule.
Je ne regrette pas d'être là malgré tout cela, c'est le mektoub.
Manelle Segaier


Ninerol Mickael

1er Slam :
Je voudrais faire un slam pour cette ville qui m'a vu grandir
Celle qui m'a vu bruler mon ame et mon esprit
Ou du lundi au samedi je faisaient des conneries
Puis j'ai vu un ami partir un garde a vue
Alors je me suis retrouvé seul et un peu perdu

2eme Slam :
Je voudrais slamer pour mes origines
là ou je suis né mais ou j'ai pas grandi
j'ai toujours regrétté d'etre venu ici
d' avoir été obliger de quitter mon pays
mon pays c' est ole pays basques
là ou le surf et les vagues sont un mode de vie
je suis fier de mon pays et de ses valeurs
c 'est pour sa que je le conte en devenant slameur
de ce pays je n 'ai connu ni les rouages ni les galeres
et pourtant de ce pays jen suis fier
ce pays je le pote dans mon coeur
et pourtant tout le monde en a peur
car l' ETA fait sa lois
a coup de violence et d' attentats
le pays basques et plein d' espoir
les gens se battent pour qu ' il reste intacte
les basques se battent contre ces impacts
tout le monde signe des tracks contre ces attaques
l ' ETA manque de tact
pour faire passer leur message
ce moyen n' est pas tres sage
mais c' est radical
j' espere que je t'ai convaincu
si tu me traite de sale basques
je te met mon accent dans le cul

3eme slam :
je m' exclame comme je slam
pour enumeré cette verité
cette réalité qui me tracasse toute la journéé
je ne fais que révélé les dessous de la société
la société se défoule sur nos quartier
c'est a cause de sa que sa a fini par cramer
je comprend pas pourquoi les politiques s'en prennent a nous
nous les jeunes qui venont d'en dessous
alors je lance un cri d 'alerte contre ces fonbous
en leurs disant lachez nous
dans la france d'en bas c'est la guerre
cette jeunesse violente qui saigne
ne dit plus que va niquer ta mere
et quand tu voit sarko
qui t ' attrape au karcher



Força Corsa
Je suis en stress dans se monde en détresse.
J’ai mal au cœur de cette vie qui nous délaisse.
Je viens sourire à tous ces jeunes qui encaissent.
Je vais partir de ce pays qui est en paresse.
Je veux quitter se monde qui nous rabaisse.

Força Corsa
Fier d’être moi car moi c’est moi et toi tes toi.
La liberté est oublié, l’égalité est aveuglé, la fraternité est ignoré.
Mon pays c’est ne pas trouver sa destinée qui nous donne envi de tous niquer.
Je ne regrette pas d’ouvrir ma gueule dans cette société ou tout les gens sen veulent.
Pourquoi sa brûle dans les tierquars ? ces à cause de tous ces gros battard sont trop avare.


Santiago
Kevin
Je suis fier d’être ce que je suis et d’être bien aimes par mes amies
Je suis fier d’être à l’école au lieu de rester dans la rue et de faire le con.
Je suis fier d’être moi-même.
Je suis fier de respecter les personnes qui me respecte.
Je suis de jouer au ballon au lieu de casser des vitres.
Je suis fier de ne pas être un délinquant qui vend de la drogue.

Le passé:
Liberté, égalité, fraternité tel est la devise.
Je suis fière d'être ce que je suis et fière de ma famille.
Je sais maman, que je t'ai fais souffrir, donc pour toi maman et pour vous mes frères et ma soeur,
Un ptit slam pour notre nouveau bonheur.

Un père :
Tu a souffert et tu nous a sauver de se père dangereux et mal élevé.
Tu as su nous élever seul et nous montrer que la vie est dure et compliquée.
maintenant tes filles adorée ont grandi, ont découvert l'amour mais se méfient toujours,
car on ne sais jamais se qui peu arrivé.
Maman on sera toujours là pour toi comme tu l'à toujours été pour nous.
on t'aime et sa pour toujours!
Tu n'a pas voulue sa, des filles sans père mais c'est la vie.
Mes frères on compris q'un père qui boit se disant innocent n'est q'un homme violent.
Papa tu a fait des choses que moi, ma soeur et mes frères ne pouvons te le pardonné
alors stp oublie nos coordonnées.
Peres Anais


Ici ça va brûler une fois de + des soucis
Les jeunes ont envie mais le car cher veut nettoyer
On aimerait qui il nous comprennent
Ils auront le feu car ils ont semé la haine
NICO sans hiérarchie va se faire pulvériser par SEGO
Celle qui est royale est celle qui ne tire pas des balles
Comme on l entend tjrs a pont carral


Chérif ilhem
Mon pays c’est là bas « la Tunisie » de l’autre coté de la mare nostrum.
Quand je vais là bas je suis fière, je retrouve tout mes repères, mais quand j’suis ici c’est pas très joli.
Franchement, on ose nous dire pourquoi ça brûle dans nos cités ? Mais c’est normal mon gars quand on ne respecte pas la devise LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE.
Alors comment veux tu que sa ne brûle pas hein ????!!!!!


Mon pays c’est un petit bout de terre dans un grand univers.
Rempli de calvaires et de misères.
Et moi je suis là je me demande ce que je fous là.
La vie et comme ça c’est une trajectoire avec des haut et des bas et toute la terre est comme ça.
Mais malgré cela mon pays c’est ma vie.

Donat
Samantha

Ilslam (Alias Yazid)
- Nos racines -

-Mon pays c’est l’Algérie,
Je suis fier d’être Maghrebi.
-Mais je sais que dans la vie tu ne peux pas te faire que des amis.

-Pour moi l’égalité,
C’est le meilleur des respects
-Que tu sois blanc, vert ou noir,
Tu seras toujours un frère même si tu dors sur le trottoir.

-Lundi j’étais avec Marco,
Il est drôle mais c’est vraiment un fardeau.
-Mardi j’étais avec Momo,
Islamique sur les bords, à la fin il t’endort.
-Mercredi j’étais avec Moïse,
Lui il divise alors que moi je vise la paix.
-Tout se suit jusqu’au Samedi.
-Et enfin le dimanche,
Soirée Playstation avec mes amis les Fashions.

-Et mon cœur porte tout de même les couleurs du bonheur.



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Slam au Lycée Beaussier

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie

SLAM AU LYCÉE BEAUSSIER
Sélection de slams écrits dans 2 classes de Seconde du Lycée Beaussier, le mardi 7 novembre 2006 avec SHEINB
Les textes ne nous sont pas parvenus par mail: il a fallu les taper d'où la sélection et non la censure.
 
Fière d’être vivante
Fière d’être une femme
Ce que je regrette c’est
D’être vivante dans ce pays
D’être une femme dans ce pays
Ce pays qui n’est que mensonges
Qui nous promet la liberté
Alors que nos pensées sont enfermées
Qui nous promet l’égalité
Alors que nous sommes sous-estimées
Qui nous promet la fraternité
Alors que nous ne sommes même pas regardées
Après tu te demandes pourquoi ça brûle dans les quartiers
Mais parce que nous sommes révoltés
Car nous sommes exploitées
Fière d’être vivante
Fière d’être une femme
Mais pas de mon pays

Lola

J’ai 15 et non 20 ans
Je suis une fille dont les yeux brillent
Pourquoi ça ? je ne sais pas
Je viens de quelque part
D’où ? ne me demandez pas
Je vais vers un monde meilleur
Un monde plein de bonheur et sans malheur
Je veux de l’amour
Raconte-moi une histoire

Amélie

Je suis un être qui vient de naître
Je veux des jeux où jeux veux quand jeux veux
Je viens de loin des miens je suis loin
J’ai un mois beaucoup de gens autour de moi
Un mois c’est tout ça suffit pour faire un bon soldat
Je vais là où ça me plaît
Prisonnier des bombes
Je me sens aller dans un autre monde

Maurine

Moi je suis celle qu’à l’école
On montre du doigt car différente
J’ai versé des larmes de honte
D’avoir une couleur qui n’était pas la leur
Je viens d’une île
Que le soleil illumine
Je vais dans un pays
Où les différences ne sont pas
Dans les consciences
Je veux être moi
Sans changer de personnalité
Sans être le miroir des autres
Être libre d’être moi
Avec mes envies

Andréa

Je suis une ado de 15 ans
J’ai pas la pêche
Mon père est alcoolo
C’est grave mais je l’aime quand même
Les gens parlent sur lui
Les gens sont hypocrites
Les gens ne comprennent pas
Ce qu’il endure c’est terrible
Il est peut-être instable
Il est peut-être faible
Je viens de me rendre compte
Combien il compte pour moi
Je vais tenter de l’aider
Autant que je le pourrai
Je veux qu’il s’en sorte
Pour lui je serai forte

X

Fières d’être ce que l’on est
Autour de nous ceux qui ne savent que critiquer
Fières d’avoir une passion dans la vie
C’est ce qui nous fait avancer aujourd’hui
Fières de danser
C’est notre priorité
Fières de ne pas fuir
C’est ce qui nous fait grandir
Fières de ce rêve merveilleux
Dans un monde qui n’est pas comme on l’veut

Caroline et Coline

Corse à vie fière d’être Corse une Corse bien corsée
Pour moi c’est ma nationalité
Même si la France ne nous a pas libérés
Fière de mon sang celui qui coule dans mes veines depuis 15 ans
Même si je ne viens qu’au mois d’août
J’emmerdre les pinzullus
Qui pourrissent mon île de beauté
Qui polluent les plages ensoleillées
C’est le seul pays où je me sens bien
C’est le seul pays où je vois mon destin

Y

Toi qui ne me connais pas
Je suis la femme de ton malheur
Toi qui n’es plus rien pour moi
Je suis celle dont tu as peur
J’ai pas envie d’te faire pleurer
Mais juste te faire comprendre
Que t‘es pas celui qui m’fait rêver
Et moi l’objet que tu peux prendre
Je vais peut-être te choquer
Ou peut-être t’embrouiller
Me dire que tout va bien
Et que pour moi t’es plus rien
Je viens pas ici
Pour t’expliquer ma vie
Je viens pas ici
Juste pour qu’tu m’ souris
Je veux tellement de choses
Je veux trop dans la vie
Je veux tellement de choses
Mais t’es plus l’objet de mon envie

Hélène

Je ne regrette pas
D’être née dans ce monde
Qu’il soit pourri
Je n’en veux à personne
Ces femmes qui n’ont aucun respect pour elles-mêmes
Ces enfants battus qui restent dans le silence
Car s’ils l’ouvrent un peu trop
Ils peuvent y laisser leur peau
Mais je n’en veux à personne
Ces hommes qui frappent leur femme
Et qui leur disent qu’ils les aiment dès le lendemain
Ces sans-abri qui crèvent à tous les coins de rue
Mais de toute façon tout le monde s’en fout
Ils sont rejetés de la société
Malgré cela je n’en veux à personne
Cette fille qui lance un appel au secours
Mais personne ne l’entend
On l’a retrouvée pendue quand elle avait 16 ans
Ce gamin qui vit blotti dans la peur
Un homme abuse de lui depuis maintenant trop longtemps

Apparemment
Il faut de tout pour faire un monde

Naïs

Je suis une fille de la Révolution
La vie c’est ma passion
J’ai 15 ans
Et l’avenir devant
Je viens d’une petite ville tranquille
Même si c’est pas toujours la belle vie
Je vais vers l’avant
Jamais en arrière
Car je veux un pays sans barrières

Virginie

Dans mon pays c’est la guerre
Respectez-vous bordel de merde mes frères
Dans mon pays c’est la sère-mi
Vous les bourgeois aidez vos amis
Dans mon pays le slogan Liberté Égalité Fraternité
C’est juste une illusion pour nous aider
Mais en vain nos efforts n’ont jamais été remerciés
Par la société
Dans mon pays les gens des cités se croient tout permis
Les p’tits délinquants de 12 ans volent et conduisent des voitures
Comme s’ils avaient le permis
Dans mon pays les délinquants agressent les gens plus grands
Putain mes frères soyez plus grands
Oui plus grands dans vos têtes
Dans mon pays je veux la paix entre frères et soeurs
Car nous sommes tous pareils
Nous avons tous un cœur
Tous le même sang
Tous le même sens

Angélique

Je suis triste
Je n’arrive à rien pour le moment
J’ai déjà foutu en l’air 2 ans de ma vie
Je viens de comprendre que l’espoir fait vivre
Et que sans rien il n’y arien
Je vais enfin me reprendre en mains
Je veux réussir

Liberté Égalité Fraternité
La devise des Français
Sauf dans les quartiers populos
Où ça commence à devenir chaud
Pourquoi demandez aux politicos
Que ce soit Le Pen ou Sarko
Tous ces clampins ont les crocs
Et qui exploitent ceux qui galèrent
Pour pouvoir rester millionnaires
Je ne regrette pas certaines actions
Réalisées contre ces bouffons
Si ça peut faire bouger les chose
Pour que les gens cessent d’être morose

Lisa

Je ne veux pas choisir ce que je peux écrire
C’est un art pour libérer ses pensées
Arrêtez d’essayer de nous diriger
Et donnez-nous un peu de liberté
Un enfant donnant et devant prendre une décision à chaque instant
Devant une mère pleurant tout le temps
Laissez-le respirer pour qu’un sourire puisse enfin s’égarer
Ne vous sentez pas concernés
Je parle de ce monde qui nous guide sans arrêt
Juste un peu d’air frais
Pour éviter encore quelques larmes sans aucune utilité
Je sais que c’est pour notre bien et c’est pour cela que je ne dis rien
Désolé de ne pas avoir fait ce sujet qui m’était tant demandé
J’ai défié l’autorité
Mais c’est ce que je voulais

Léa

Je ne regrette rien
Tout ce que j’ai fait dans ce pays qui est le mien
Pourquoi regretter mon redoublement
Ils m’ont sous-estimé
Je suis passé
Je les ai bien…
J’dirai pas le mot c’est trop grossier
Toutes les conneries d’aujourd’hui à quand j’étais petit elles sont passées
Et d’autres vont venir
Je suis fier de ma famille de moi-même et de ma patrie
Même si on a perdu contre l’Italie
Cette France ce pays où il y a de la joie et de la vie
Mais c’est pas toujours cool
Car de temps en temps ce pays brûle
Pourquoi ne pas voter au lieu de tout faire cramer
Pourquoi ne pas débattre au lieu de se battre
Il faut attendre les prochaines élections
Pour avoir la réponse à nos questions

Clément

Je ne regrette pas d’être une personne dont le cœur est rempli de pleurs
J’ai vu les filles me donner de la douceur comme de la douleur
Je vais là où le cœur m’emmène même si je dois connaître la peur
Je sais qu’il y aura toujours quelqu’un quime sortira de la terreur
Même si je suis dans le malheur j’y verrai une lueur qui me mènera vers le bonheut
Malheureusement tout cela n’est qu’un leurre jusqu’à ce que je meure
À ce moment-là j’entendrai ma famille en chœur me demander pourquoi je les ai qittés
Et je dirai que c’était l’heure
Peut-être que j’aurai laissé tomber ma sœur
Mais je l’aurai déjà prévenue
Que dans ce monde tout est fait d’horreurs

Jonathan
 
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Slam aux Lycées Rouvière, Jean Aicard et Parc Saint-Jean

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie

Slams du Lycée Rouvière à Toulon
 
Certains slams écrits par les élèves du Lycée Rouvière le lundi 6 novembre dans le cadre de la semaine du slam avec SheinB et Les 4 Saisons du Revest nous ont été communiqués. Nous les mettons donc en ligne. Après un slam de SheinB et une définition du slam, les élèves ont écrit
2 textes,
le 1° sur les amorces suivantes: Je suis,    J'ai,    Je viens,    Je vais,    Je veux; 
le 2° sur les thèmes suivants: Liberté, Égalité, Fraternité;    Mon pays c'est;    Fier d'être;    Pourquoi ça brûle dans les tiersquart;    Je ne regrette pas.

Une scène slam a eu lieu le lundi 6/11 vers 18h à Rouvière qui a rassemblé une quinzaine de personnes. Le mercredi 8, ce fut à la Maison des Comoni: une quinzaine de personnes. Le jeudi 9/11, au lycée du Parc Saint-Jean: plus de 100 élèves et adultes. Les vidéos reprennent des extraits des 3 scènes.


Les quartiers brûlent car la politique fait des bulles
L’hypocrisie a envahi Sarko
De ce fait les bus brûlent
Les cités hurlent c’est un vrai fardeau
Pourquoi une telle injustice ?
Où est passée notre devise ?
Les flammes ont brisé le silence de l’injustice
Et de leurs actes les jeunes pâtissent.
MOUROU

Mon pays était celui de la liberté
Une liberté trop souvent bafouée
Bientôt interdit de fumer
Mais jusqu’où vont-ils aller ?

Peux-tu croire à l’égalité
Quand tu es noir et que tu es dénigré
Peut-on avoir l’espoir de tout changer
Quand on sait que le FN va peut-être passer

Comment faire pour tout changer
Des voitures brûlées
Des quartiers remontés et des mamies rackettées
Mais comment éviter cette fatalité ?
JULIEN

Je suis un jeune alcoolo
Je sais c’est vraiment trop tôt
Je viens d’être convié, à des beuveries insensées
Je vais encore être empégué
Je veux seulement tout oublier
JULIEN
Mon pays c’est mon quartier
Tous les jours des sans papiers se font brûler sur mon palier
Fier d’être français ça c’est pas vrai
Quand vous voyez tous ces immigrés qui se font insulter
Tout ça il faut le changer ou bientôt
C’est le drapeau français qu’on va calciner
Tout ça pour vous dire que d’être français n’est pas de toute paix.
ANTHONY

Pourquoi ça brûle dans les quartiers
Parce que les jeunes sont révoltés
Abusés, trop souvent trompés
Les quartiers ont des raisons de se manifester
Parce que mon pays c’est un manipulateur
Imposant la peur à ceux qui sont dans les quartiers
Ceux pour qui liberté, égalité, fraternité
N’est qu’un principe non respecté
Les quartiers sont considérés comme des lépreux
Alors qu’ils sont victimes d’injustice malgré eux
Je ne regrette pas mes paroles amères
Car si des yeux sont ouverts
Je serais fier d’être celui à qui on le doit
Si les quartiers ne brûlent plus grâce à ça
JULIEN

Fier de ne pas être un fils à papa
Elevé dans les cités
Bercé par le gangsta
Je ne regrette pas
D’avoir dealé pour un simple beretta
Je ne regrette pas
D’avoir passé toutes ces nuits dans un commissariat
Je ne regrette pas d’être un futur taulard
J’assume ce que je suis
Et c’est mon instinct que je suis
On me dit de penser à l’amour
Avec tous ces faux culs dans les alentours
Je serais mieux seul au milieu de mes tours
Comme je vous l’ai dit
Je vivais grâce au deal
Rejeté par la société
Je pense souvent à changer
Mais pour moi c’est une impossibilité
Pris pour cible par la justice
Mon identité n’est plus qu’une seule série de chiffres
Liberté, Egalité, Fraternité
Tellement d’air brassé
Pour peu de vérité
Comment faire changer ces mentalités
Qui nous parlent que pour nous condamner
Mesdames et messieurs, nous sommes dans le troisième millénaire
Alors pourquoi devons-nous nous mettre face contre terre
Mesdames et messieurs,
Je ne demande qu’une seule chose
C’est de cesser le feu.
ALEXANDRE

Je ne regrette pas la vie que j’ai
Je ne regrette pas d’être français
Car dans d’autres pays où naît la misère
Des jeunes de mon âge connaissent déjà l’enfer

Je ne regrette pas d’être amoureux
Car je sais ce que je veux
Ce que je regrette dans ma vie
C’est de ne pas savoir qui je suis

Je regrette toutes ces conneries
Qui n’ont fait que gâcher ma vie
Hier j’ai dû assumer
Et dans le malheur et le doute je sui tombé.
MAËL

Je suis un homme qui ne supporte pas d’écrire
J’ai pourtant écrit ce slam
Plus bidon que ça, ça n’existe pas
Et pourtant je ne regrette pas
De vous avoir fait partager ce texte
Voilà c’est fini, j’ai plus rien à dire
Alors j’peux enfin partir.
GUILLAUME

Je ne regrette pas de t’avoir embrassée
Car au premier regard mes yeux ont brillé
Quand j’ai compris que je t’aimais
J’ai appris que tu me quittais
Alors j’ai commencé à déprimer
Car je ne pourrais plus jamais être à tes côtés
Mais vivre je devais continuer
Pour essayer de t’oublier
Et tout recommencer
Quand les blessures seront refermées.
JÉRÔME

Mon pays c’est l’accueil et la tolérance
Mais c’est aussi la bêtise qui sent le rance.
Sarko a acquis un karscher mais à quoi y sert ?
C’est un blaireau de première qui pense qu’à sa tête.
Monsieur de Villepin sort la tête que pour acheter du vin
Mais il ne voit pas la misère sans pain.
Heureusement la royalité arrive sur le terrain et l’espoir revient
Elle est un peu centriste mais ça va pas être triste.
ANTOINE

Je suis Kévin, le roi du ring
J’ai une telle envie de rentrer dans l’arène
Je viens dans cette vie pour enlever toute la haine
Je vais rétablir la paix
Je veux que ce pays ne sente pas mauvais.

Mon pays c’est la France
Où nous sommes souvent solidaires
Pour négocier les affaires
Nous les gaulois,
Ne respectons pas les lois
Rien ne va plus
Mais nous n’avons pas tout vu
Je pense
Que nous avons de la chance
D’être dans un pays
Comme celui-ci
Nous vivons dans la souffrance
Nous sommes toujours sur la défense
C’est ainsi que nous vivons
C’est ainsi que nous vivrons
C’est comme ci ou comme ça en France
KÉVIN

Mon pays c’est de la merdre
Je regrette vraiment de la perdre
Pourquoi ça brûle dans les quartiers
Dans mon pays comme dans ma vie il y a du laisser aller
Le gouvernement perd la tête, dur d’être français
Le respect disparaît de façon insensée
Ça fait mal de voir les méfaits
Qui se passent dans les quartiers
De voir toutes ces voitures qui se font chambouler
Mais la vie c’est comme aujourd’hui
Dur d’être français.
GUILLAUME

Liberté, Egalité, Fraternité
Sont les trois mots clés qui me font marrer dans ce pays où je suis né
Mon pays est la France et ma couleur beur vient de mon origine maghrébine
Cette origine qui est pointée du doigt
Dans cette société qui pourrit au fur et à mesure que les jours passent
Fier d’être né dans ce tierquart du 83,
A Sainte Musse, chaleureux, où il fait bon vivre,
Et oui, dans les quartiers, ça fait pas que brûler
Brûler par ces jeunes pour lâcher la haine qui est au fond de leur cœur
Ces jeunes qui font des sacs à l’arrache pour se faire des sous
Eux qui préfèrent tenir les murs des halls
que d’aller travailler ou à l’école
Volent grosse moto, voiture, cross pour se la raconter
Ou tout simplement s’amuser
Se battent pour défendre un de leur quartier ou leur fierté
T’étonne pas si tu les vois courir à la vue des flics
Ou détaler de peur de se faire tirer par flashball
Ou aveugler par lacrymogène ou se faire frapper en se faisant attraper.
AÏMEN

Tu te souviens de cette soirée,
On était calés dans ton hall en train de papoter
Toi et moi on se regardait les yeux dans les yeux
Et tu m’as dit viens, on va chez moi regarder la télé.
On est montés, on s’est calés dans ton canapé
Et on a maté quelques séries télés
Et puis tu m’as embrassé
Tendrement
Puis tu m’as caressée
Soudainement, le temps s’est arrêté
Quelques instants se sont écoulés
Et t’as commencé à me forcer
Tu te souviens de cette soirée
Si particulière à mes yeux
Ce soir d’hiver tu m’as violée
Tous mes espoirs se sont envolés en fumée
Et mes cauchemars ont commencé à arriver
A cause de toi on m’a surnommée
La jeune fille violée.
Quand j’allume la télé, c’est l’actualité
J’ai envie de zapper mais je reste bloquée
Sur les enfants violés, tués
C’est quoi ce monde de merde dans lequel on vit,
Où on prend des enfants pour des objets
Qu’on casse, qu’on déplace, qu’on brise.
Dire que l’euthanasie, c’est que pour les chiens,
Mais nous, les humains,
On fait qu’aboyer,
Nous on tue, on viole, on se drogue.
J’aimerais savoir où sont le président et le ministre
Quand je vois les parents qui sont tristes
D’entendre dire j’ai perdu un copain.
Et j’aimerais savoir pourquoi on libère un meurtrier sous prétexte qu’il est fou
En bref, l’actualité ça ne fait pas que t’informer, ça te fait déprimer.

Je ne regrette pas ma vie,
Je ne regrette pas mes erreurs
Je ne regrette pas ce monde dans lequel je vis
Mais seulement mon quartier qui brûle chaque année
Pourquoi tant de haine et de fumée dans ces quartiers
Peut-être, parce que tout simplement, les droits de l’homme :
Egalité, liberté, fraternité ne sont pas respectés
Ou peut-être parce que notre gouvernement nous a délaissés
Tout simplement
RUTTEN

Je suis fier d’être ce que je suis
Un jeune sympa et bien compris
De mes amis, de ma batterie
C’est de ces passions que je vis
On me demande souvent pourquoi je suis comme ça
Un fan de métal et de David Silvéria
Tous les jours j’ai le moral car je me défoule sur ma TAMA
Je ne regrette pas d’être comme ça car c’est ma vie qui me va
THOMAS

Je suis en génie mécanique
J’ai en moi un sentiment mélancolique
Je viens de Rouvière
Je vais en cours pour faire plaisir à mon père
Je veux devenir vendeur de glacières


Liberté, égalité, fraternité,
Des paroles qui ne sont pas toujours respectées
Et après on se demande pourquoi ça brûle dans les quartiers
Je voyais ce rançonné qui pleurait car on lui avait brûlé sa petite Audrey
Audrey c’est sa 306 car il en a une qu’il a troquée contre du cannabis
Je le sais car, rançonné, je lis dans ses pensées
GEED

Liberté, égalité, fraternité
Depuis quand cette devise est respectée ?
Ça, personne ne le sait
C’est pour cela que ça brûle dans nos quartiers
Des petits cons ont mis le feu à un car
Mais personnellement j’en ai marre
De vois des gens bizarres
Et là, je vous parle de ce pays
Qui est la France
Et des gens vivant dans la souffrance
Liberté, égalité, fraternité
Quand cette devise sera-t-elle respectée ?
ALEXIA
4 slams du Lycée Jean Aicard à Hyères

Mon pays c'est la France
Les gens ici restent dans le silence
Soit disant le pays de la tolérance
Moi je vois que des guerres
Que ce soit des quartiers ou entre nos pères
Mais l'hexagone a mélangé les cultures
Oh moins ils on compris la connerie de la race pure
Seulement il n'y a pas tout le peuple qui a compri
Il y a encore qui ne crie que par l'abîme
Liberté, égalité, fraternité
Ca serait synonyme de paix
Moi je crois surtout que c'est bien laid
Faire passés ce qui n'est pas
On est surtout bien baisés par l'état

Brice

Je suis une fille qui devient femme
J'ai appris à vivre, à comprendre le slam
Je viens de loin mais je suis près de vos coeurs
Je vais là où ne reigne plus la peur
Je veux seulement un monde meilleur.

Je ne suis pas fière d'être sur terre
Quand on voit c'que l'on fait de la mer
La polution, le pétrôle envahissent les eaux
Et oui messieurs, il fallait y penser plus tôt.

Je ne suis pas fière d'être sur terre
Quand on voit c'que l'on fait de l'air
Les enfants attrapent des maladies de poumons
Et oui messieurs, faut pas nous prendre pour des cons.

Je ne suis pas fière d'être sur terre
Quand on sait qu'on peut éviter cette guerre
Si on s'y met tous main dans la main
Et oui messieurs, nous changerons la vie de demain.

Marie
Je ne regrette pas
Vivre cette vie là
Pourri par une ordure
Qui m'a fait subir la torture
Enfermé derrière ces barreaux
Il ne recommencera plus ce Salaud
Connaitre la maltraitance
Ma permis de prendre conscience
De ne plus vivre dans le silence

Vanessa


Mon pays, c’est le japon
La ou se trouve les traditions
Avec un « J » pour japonais
Avec un « A » pour animés
Avec un « P » pour population
Avec un « O » pour otaku
Avec un « N » pour nouveautés

Mon pays, c’est le japon
Pays de la délectation
Pays rêvé
Seulement faut bosser pour y aller




Slam au Lycée du Parc Saint-Jean à Toulon

Mon pays, c’est la France
Qui a beaucoup d’élégance.
Avec ses milliers d’habitants
Elle pourrait gouverner
La mer qui vagabonde le littoral
Pour ainsi vaincre son rival.
Ici nous sommes en démocratie.
Le Droit et la Liberté se sont unis
Livrés aux concitoyens
Afin de les perfectionner avec nos meilleurs moyens.
Aurélie

Mon slam
Fière d’être espagnole
Même si certaines personnes pensent qu’on vole
En tout cas pour moi ce n’est pas le cas
Même si cela arrive quelquefois
J’ai envie de m’en sortir, construire mon avenir
Sortir de cette cité qui ne fait que m’empirer
Il y a des fois, je me dis : « Mais qu’est-ce que je fais ici ? »
Heureusement ma famille et mes amis me soutiennent
Dans ma vie, j’ai eu des hauts et des bas
Mais je décide de ne pas baisser les bras.
A. C.

Moi je slame toute mon âme
Moi j’écris toute ma vie
Moi j’exprime ma déprime
Moi je vis ainsi
By Marlène

Je suis une fille, une jeune femme
J’ai quinze ans
J’me jette sur le papier sans
Savoir où je vais
Un peu bavarde mais j’arrive
A me faire supporter
Je viens du coucher du soleil
Sans y être née, mais je suis
Des quartiers
Je vais où Dieu me mène
Seul lui me protège.
A. B.

Je suis une femme de Toulon
Je traîne dans le quartier du Mourillon
Avec tous mes « potos » et mon Tonton
Je vais regarder les étoiles sur le Mont Faron
Mais quand j’y vais, c’est avec ma boîte de bonbons.

Mon slam
Je l’ai aimé,
Il m’a aimée,
On s’est quitté,
J’en ai pleuré,
On a repris,
J’ai pas compris,
On s’est quitté,
J’ai préféré !

Je suis Marlène et j’ai la haine
J’ai des blèmes mais où ça me mène ?
Je vais bouger, j’en ai assez
Je veux sourire, pas mourir
Je veux rêver, pas pleurer.
By Marlène

Je ne regrette pas de t’avoir aimé
Malgré le mal que tu m’as causé
Quand tu m’as trompée.
Je me suis mise à pleurer.
Maintenant je t’ai quitté
Toi tu t’es planté
Aujourd’hui je t’ai oublié
Ma page est tournée
Ne reviens plus jamais.
M.

L’amour d’une sœur
Je suis fière d’avoir eu des barrières par ma mère
D’être une fille avec de la cervelle et des repères
Alors je voudrais dire merci
Merci à qui à toi maman
Papa toi tu m’as abandonnée
Jamais je ne pourrai te pardonner
Mais je reviendrai
Car tu as créé ma seconde vie
Laurie
Emilie

Je ne regrette pas ce lundi
Où tu m’as souri
C’est à ce moment-là que je te rencontre
Toi ma meilleure amie
Toi qui le seras pour la vie
On est passées par le pire
On s’est fait souffrir
Maintenant tout ça c’est fini
On est reparties sur de nouvelles bases
J’avais fait déborder la goutte du vase
Je l’ai cassé
Tu l’as réparé
On l’a reconstruit en entier
Aujourd’hui tu vois noir
A cause de ce faux espoir
Mais tu sais ce mec
Il restera bête
Tu sais on dit « Un de perdu, dix de retrouvés »
T’inquiète elle l’a testé
Ce mec qui l’a fait souffrir
A détruit son empire
Elle a failli faire le pire
Mais nous l’avons aidée à tout reconstruire
Regarde-la aujourd’hui
Elle s’est épanouie avec celui
Qu’on considère comme notre meilleur ami.


Française mais fière d’être sénégalaise, je ne regrette pas mes origines, ce sont mes racines, celles qui m’analysent, qui me permettent de garder les pieds sur terre. De ne pas oublier d’où je viens, mon pays si lointain. Là-bas, le respect est une valeur, qui n’appartient pas à tout le monde car ici, les quartiers brûlent. Des gens révoltés, pas écoutés, peut-être oubliés. Mais je ne regrette pas la France qui est mon pays d’accueil et là-bas ma terre d’origine.
A. N.

Fière d’être ce que je suis
Habiter dans mon pays
Où j’ai grandi
Je finirai ma vie
Je regrette tout
Mais pas d’avoir vécu ainsi
Car ma vie avec lui m’a épanouie
Et grâce à lui j’irai au paradis.

La Martinique
Martiniquaise mais quel bonheur !
Pas d’origine mais de cœur
C’est un merveilleux pays
Tel un paradis
Et ça c’est moi qui vous le dit
Moi ici, mon pays là-bas,
Je le serre dans mes bras
J’y retournerai,
Pour encore et toujours rêver
Depuis ce voyage,
Je suis comme sur un nuage,
Mais est-ce un mirage ?
S. M.

Mon slam :
Le sang chaudde mon père portugais coule dans mes veines.
Mon pays est un rêve réel qui m’ensorcelle.
Mon amour s’y cache dans les plus belles merveilles.
Mon cœur s’éveille lorsque je vais au bled
Mais la panique montre ma faiblesse.
La musique portugaise me révèle tous les secrets de sa richesse.
S. M.

 
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Slam avec des enfants de 8 à 12 ans

6 Décembre 2006 , Rédigé par Jean-Claude Grosse Publié dans #poésie

Textes de slam écrits par les jeunes des associations
« Vivre à la Serinette » et « Centre d’Animation de l’Escaillon »,
invités par l’Ecrit Plume à la journée slam du mercredi 8 novembre animée par Shein B.


Je suis Meriem
J’ai douze ans, je ne suis pas encore une femme
Je vais au concert slam au Revest
Voir une femme
Je viens parce que j’aime le slam
Je veux pas qu’on me déslam
Parce que le slam, c’est mon âme !

Je suis une jeune fille de douze ans
J’ai les cheveux bruns et les yeux marrants
Je vais vers un océan de l’armes et maintenant
Je viens ici admirant le slam
Je veux garder mon âme pour le slam !

Meriem

Je suis Marilou dix ans et demi
J’ai les cheveux blonds car je suis une belle blonde, c’est tout !
Je vais me jeter dans la gueule du loup
Je viens parce que je sais où je vais
Je veux aller de partout sans regret !

Je suis poisson
J’ai plein de sons
Je vais leur faire la leçon
Je viens voir les cons
Je veux réussir ma mission

Marie Lou

Je suis Ikrame
J’ai onze ans, pas encore une femme
Je vais là où mon cœur déchaîne les flammes
Je viens parce que j’aime le slam
Je veux écrire des textes que j’incarne !

J’ai mes poignets encerclés
Je ne suis pas prisonnière
Je vais me libérer
Je viens de retrouver ce que j’avais
Je veux voir cette spécialité !

Ikrame

Je suis Kawtar Haddou

J’ai neuf ans et demi je bouge partout
Je vais de partout
Je viens parce que je veux voir le loup
Je veux jouer avec le loup tout mou !

Je suis taureau avec des grosses cornes
J’ai un tableau
Je vais chez Gréco
Je viens voir les sons au , o
Je veux prouver le chaos !

Kawtar


Je suis espagnole et marocaine
J’ai dix ans et neuf ans
Je vais voir une star tous les ans
Je viens donner l’exemple à tous ceux qui mentent
Je veux voir la tour !

Marilou et Kawtar



Je suis née dans la cité
J’ai envie d’y rester
Dans ma cité où je suis née
Je vais devenir une star dans ma cité
Je viens d’être filmée
Je veux être une célébrité

Je slamais autour de tous les concerts
C’est une dame qui m’a appris à slamer
Je leur dis merci à Sylvie et puis à Shein B

Melissa


Je suis une petite fille avec une queue de cheval
J’ai neuf ans et je bouge pas mal
Je vais à l’école François Nardi
Je viens du Maroc d’Oujda pas loin de l’Algérie
Je veux être danseuse de hip hop car ma cité est propre
Aujourd’hui j’écris avec mon cœur !

Nour


Je suis une fille qui s’appelle Asma
J’ai dix ans et je ris avec ceux de là-bas
Je vais tous les jours à l’école
Je viens de Pontcarral, là-bas j’y suis déjà
Mais je ne sais pas si j’y resterais, mais bon
Je veux rester là-bas !

Je suis d’une cité dont j’ai toujours rêvé
J’ai eu quelques problèmes mais je les ai réglés
Je vais à la rentrée dont je croyais rêver
Je viens d’une ville Bizerte, Tunis et Jouaouda
Je veux maintenant croire que ma cité et mon pays sont réunis !

Asma

Je suis une fille de l’an 2000
Une fille d’aujourd’hui
Je ne me fais pas de bile
J’ai toujours dit oui
J’ai aussi rêvé de faire bouger ma cité
Mais je me suis jamais réveillée
Je vais réaliser ce que j’ai toujours rêvé
Je viens de Pontcarral
La cité où je suis née
Et je veux pas qu’on me promette ce qui ne sera jamais !

Amina


Je suis animateur bénévole et je m’appelle Fayçal
J’ai la responsabilité d’enfants pour le soutien scolaire dans une salle
Je vais partir à l’étranger au mois de décembre pour mission personnelle sans râle
Je viens de Tunisie où je suis né
Et ke suis arrivé en France à l’âge d’un an sans décale
Je veux continuer à m’épanouir au sein de ma famille
Pour un bonheur final !

Fayçal

Et d’autres textes jolis un peu hors contexte !

La pluie a coulé
Entre deux feuilles mortes
Les deux feuilles ont plié
Et se sont craquées
Les fleurs ont fané
Et se sont évadées
Donc tout a raté !

Asma


Je viens de la cité où je suis née PTK SNT
On s’est tous traités
On a toujours pensé
A faire comme la télé
Mais on ne l’a jamais fait
On n’a jamais été
Ce que notre mère a rêvé
On a toujours traîné dans les rues de notre quartier
On partait à la Mosquée
Pour discuter !

Amina


Un jour, j’air rencontré un mec au niveau du feu rouge. Il me dit « hé, m’dame quelle heure est-il ? ». Je lui réponds « Comment tu parles ? Tu serais fier si on parlait comme ça à ta mère ? ». Il me dit « Et parle pas de ma daronne sinon t’auras à faire à moi ! ». « Hé, p’tit c’est quoi ce manque de délicatesse, on t’a pas dit de traiter les gens comme des princesses ? ».
Et je ne lui laisse pas le temps de répondre et je rentre chez moi. Il reste planté là. J’en ai plein la tête et cette chanson me vient à la tête :
Dans mon cœur, je serais présente là avec toi et si par malheur tu n’étais pas, tu ressemblerais à tous les gens de cette ville. Je te le dis à toi mais pas deux fois, décidément les gens de cette ville ne comprennent pas la politesse.
J’imagine dans ma tête un monde sans violence, respectueux quoi !
C’est Sylvie, une dame qui nous enseigne le slam, qui m’a inspiré ces idées. Je lui fais une grande dédicace en la remerciant beaucoup.
Et à ceux qui m’ont écoutée et qui ont compris le message que je voulais leur faire passer, merci !

Ikrame

Tous ces jeunes et d'autres ont fait une scène slam
à la Maison des Comoni
le mercredi 8 novembre 2006
entre 17 H 30 et 18 H 30




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