Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Les Cahiers de l'Égaré

Articles récents

Essentia, un film de Christian Darvey

5 Juillet 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours, #poésie

les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle
les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle
les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle

les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle

bonjour,

que voilà un splendide travail accompagnant les écritures et écrivains du 19 juin à La Ripelle au Revest, là où furent créées Les Tragédiennes sont venues de Saint-John Perse mis en scène par Dominique Lardenois
c’était en 1986 et bien sûr je ne pouvais pas ne pas penser au magnifique décor, la ville blanche d’un rivage de Méditerranée, réalisé par Jean-Michel Bruyère

merci à Christian Darvey pour nous avoir saisis et immortalisés; il y a du Vent Gogh dans l'air
30 ans après Les tragédiennes, ce 1° juillet 2016, au Théâtre de Privas, Dominique Lardenois recevait la médaille de chevalier des arts et des lettres des mains de Denis Guénoun, auquel on doit un événement énorme à Châteauvallon à l'été 1985, Le Printemps, dont personne n'a célébré le 30° anniversaire sur Toulon;
alors qu’on a réussi à fêter les 25 ans des Comoni au Revest en juin 2015
un très beau moment en présence des autorités et du public, des amis aussi;
Dominique, directeur du théâtre de Privas depuis 13 ans, 2000 abonnés dans une ville de 7000 habitants, (promenez-vous avec lui dans la ville et vous allez voir comme les gens se précipitent sur lui) avait tenu à m'associer pour lui avoir demandé de mettre en scène Les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, sa 1° mise en scène en 1986, au château de La Ripelle au Revest, il y a donc 30 ans;
émotion pour moi que ce moment où j'ai lu avec Nadine Demange-Lardenois, 3 poèmes dédiés, écrits à l'époque, tirés de La Parole éprouvée (Écrits de craie, pour Dominique, Horizons 1, pour Denis, Horizons 2, pour Elizabeth Macocco),
1° juillet qui était aussi le 49° anniversaire de mon mariage avec la mouette à tête rouge
1° juillet hélas de la disparition de Yves Bonnefoy, poète de la présence, pensée pour lui;
voir le conflit entre l'auteur XXX et l’éditeur sur la poésie dans cette page
beaux souvenirs avec en plus le plaisir d'une dizaine de rocks endiablés comme je les aime avec Sylviane, Céline, Elsa, Stéphanie et des sans prénoms;

la prochaine saison du Théâtre de Privas commence par le fabuleux François d'Assise de Joseph Delteil joué par Robert Bouvier, que j'ai accueilli aux Comoni, en mai 1994,
suivi de Qu'est-ce que le temps, d'après le livre XI des Confessions d'Augustin, mis en scène par Denis Guenoun avec Stanislas Roquette,
spectacle qui sera donné à l'automne 2017 dans la cour de l'hôtel de Sully

dernières anecdotes que je veux rapporter donc garder
à la librairie La Fontaine à Privas, je parle de L’Homme qui aimait les chiens de Leonardo Padura à Denis; le libraire qui était prof alors à Reims, au temps où Denis dirigeait la Comédie de Reims évoque son enthousiasme pour La Levée, de Denis, sur La Révolution et de lui offrir le chef d’oeuvre sur Trotsky et son assassin, Ramon Mercader
et bien sûr on a évoqué avec Denis, La Esmeralda, créée sur la terrasse de La Ripelle avec le TUT (théâtre universitaire toulonnais),
jouait Phoebus de Châteaupers, l’ami Thierry Macia qui a un bien beau projet pour les 50 ans d’un théâtre, là-bas vers l'est
j’essaierai d’y aller pour entendre de belles paroles sur l’art et la culture

voici les poèmes, tirés de La parole éprouvée

1 - à Denis Guénoun pour Le Printemps
Horizons 1

faut-il donc que les fils
trouvent les repères nécessaires à leurs itinéraires de marchands

que leurs pères n’ont indiqués sur nulle carte

faut-il donc que les fils
construisent les repaires que n’ont pas édifiés leurs pères

repaires nécessaires sur leurs itinéraires d’aventuriers

nous avons souffert
des guerres de nos pères
de leurs étendards sanglants

nous avons à inventer
en mettant à bas les banques de la possession

n’est-ce pas les Bardi les Peruzzi

en mettant à bas les églises de la perversion

n’est-ce pas Sepulveda Torquemada

sur le ventre dur de leurs certitudes
avec nos mains d’Héraclès
notre ingéniosité de Dédale
nos désirs d’Icare
nous avons à inventer
la seule terre permise
la seule terre possible

la terre non promise

la terre paisible

2 - à Elizabeth Macocco pour Médéa

Horizons 2

faut-il donc que les filles
trouvent les pelotes nécessaires à leurs itinéraires de labyrinthes

que leurs mères n’ont pas laissées en héritage

faut-il donc que les filles
construisent les amers que n’ont pas édifiés leurs mères

amers nécessaires sur leurs itinéraires de messagères

nous nous sommes nourries des sourires de nos mères
de leurs rêves d’amours flous

nous avons à inventer
très près du quotidien conforme
n’est-ce pas Aïdée, Pasiphaé pleine de moi, ton Minotaure

loin de l’ordinaire répétition
n’est-ce pas Annie, Pénélope rêveuse de moi, ton Ulysse

sur le ventre tiède de leurs mystères
avec nos doigts de perce-neige
nos bras de carrousel
nous avons à inventer
le seul amour aimant
le seul amour vivant

l’amour du dernier jour

comme au premier jour


3 - à Dominique Lardenois pour Les tragédiennes sont venues

(et là un autre souvenir: lors de ma dernière visite à Privas, pour un Dario Fo, sur les pavés de plusieurs rues, un texte écrit à la craie, une lettre par pavé, Ulysse de Joyce, l’artiste ayant entamé un tour de villes pour y écrire à la craie tout Ulysse; comment ne pas penser au projet de Cyril Grosse, Ulysse in nighttown, interdit par l’affreux petit-fils de James Joyce, Stephen James Joyce; maintenant c’est dans le domaine public mais le projet ne verra sans doute jamais le jour; le texte de Cyril Grosse a été préservé dans Le gras théâtre est mort, maman)
Écrit de craie

Pour toi j’écris comme peu le font

à la craie

J’aime la craie qui s’efface
Je déteste les décrets


Mes textes ne laisseront traces

À moins que ta voix ne les livre

à l’écho du labyrinthe

bon voyage dans l’univers de Christian Darvey, dans essentia

Jean-Claude Grosse

Lire la suite

Aux couleurs de la vie / Cherifa et J.P. Grosse

14 Avril 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.
Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.

Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.

Chagall et La Vie

Chagall et La Vie

Aux couleurs de la vie : un livre, un couple, deux vies, deux oeuvres. Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.
La citation de Chagall qui ouvre le livre : “Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir” est l'illustration de ce qu'ont réussi à colorier, séparément puis ensemble, Chérifa et Jean-Pierre, une vie de partage et une oeuvre plurielle.

Livre au format 24 cm X 32 cm, 2 kilos, 112 pages, reproductions en quadrichromie, 40 €, frais de port compris

Chèque à l'ordre: Les Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest

un couple, deux vies, deux oeuvres
un couple, deux vies, deux oeuvres

un couple, deux vies, deux oeuvres

Lire la suite

Moi, Avide 1°, l'Élu / É. Say Salé

5 Avril 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre

lecture du 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest
lecture du 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest
lecture du 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest

lecture du 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest

Cette pièce est en libre circulation depuis le 1° avril 2016. On peut l'obtenir sous format PDF par simple demande à l'éditeur : egare@les4saisonsdurevest.com

Un retour reçu aujourd'hui d'un lecteur : Cette lecture m'a provoqué une envie folle d'habiter ton village. C'est vraiment un paradis. Je trouve que c'est finement écrit au service d'un méchant dégommage. Peux-tu joindre une photo de la secrétaire ? Gérard Lépinois (voir photos et vidéo en bas de l'article)

É. Say Salé est un auteur farcesque issu du continent africain. De son vrai nom : Camille Mouyéké. Né en 1962 à Brazzaville. Après un DEUG d'art à l'université de Paris VIII et une maîtrise en cinéma, il se lance dans la réalisation et signe plusieurs courts métrages (dont les Mavericks en 1998). En 2000, il réalise son premier long métrage, Voyage à Ouaga, qui a été présenté dans de nombreux festivals internationaux. Il a joué son propre rôle de réalisateur sans moyens dans le film Le temps perdu, fiction de 53' inachevée, tournée au Burkina Faso et au Niger par Cyril Grosse (1971-2001) en 1993 avec une aide du ministère de la culture du Burkina Faso. Comment à 22 ans et pour son unique séjour en Afrique, Cyril Grosse trouva-t-il le tout jeune cinéaste Camille Mouyéké (31 ans à ce moment-là) et comment obtint-il une aide du ministère de la culture du Burkina Faso ? Parmi les traits d'humour du film, les délires sur Ulysse de Joyce (dans Le temps perdu 1 à 2'15 et dans Le temps perdu 2 à 3'40) que Cyril Grosse cherchait à créer au théâtre. Il se heurta au refus du petit-fils de James Joyce. À noter aussi le sujet : la rencontre entre un homme noir du peuple et une comédienne blanche. Dans le film, Marie-Sophie part au désert à la fin. Dans la réalité, la comédienne a fini mystérieusement en Afrique, un ou deux ans après. Des rushes, j'ai pu tirer 5 séquences, en playlist sur You tube et sur dailymotion. Camille Mouyéké est devenu un ami après la disparition de Cyril en 2001. Il est venu séjourner chez moi en 2008, au moment des élections municipales. J'étais tête de liste d'une des 3 listes. Il a été amusé par cette compétition électorale. Il m'a à nouveau rendu visite en juillet 2015 et s'est amusé des débats au sein des EAT (Écrivains associés du Théâtre).
É. Say Salé utilise le sarcasme, la parodie, la farce pour mettre en relief les processus de conditionnement et d’abrutissement des gens, ainsi que les processus de soumission volontaire.
Moi, Avide 1°, l’Élu est sa première farce. L’action se passe à Gogoland au moment des élections municipales.

De toute évidence Say Salé connaît les tendances artistiques en vogue, provocatrices.

Écrite entre 2008 et 2009 elle a été lue le 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest-les-Eaux.

Extrait :

(Un téléphone sonne. La secrétaire prend l’appel)
La secrétaire – C’est mon président, pour toi.
Le maire – Mon président.
(On assiste à un échange téléphonique; le maire dit oui de la tête)
Le maire – Vous pouvez compter sur moi, mon président.
La secrétaire – Qu’est-ce qu’il te voulait ?
Le maire – Définir les conditions de ton transfert à l’Élysée.

La secrétaire – J’ai pas droit à Versailles ?
Le maire – Comment t’as fait ?
La secrétaire – Remplacé la Belle sur le ventilo du métro par la Pelle à gogo. Imagine ! À poil, foufoune noire sous mousseline blanche et pelle avec la langue à tout venant ; a voulu mon bavochard glouglouteux à fond la glotte.
Le maire – Décidément, t’iras loin.
La secrétaire – Haut ! chacun son jeu, c’est la règle. On monte, on descend, faut saisir ou créer les bonnes occases, rebondir sur les mauvaises, être fun.
Le maire – Deux visions différentes de l’homme et du monde, fun ou zen !
La secrétaire – Ouais ! j’ai une vision de l’homme et du monde ?
Le maire – Bien sûr.
La secrétaire – Super ! je peux avoir une vision d’ensemble ?

Le maire – Bien sûr.

La secrétaire – Super ! je peux devenir la 1° dame du Pays ?
Le maire – Tu connais les dessous.
La secrétaire – Le cul, c’est pas une vision du monde !
Le maire – Non, une vision de l’homme !

Un retour de lecture sur Moi, Avide 1°, l'Élu, texte de É. Say Salé en libre circulation comme le prône Beau Marché :
Cette lecture m'a provoqué une envie folle d'habiter ton village. C'est vraiment un paradis. Je trouve que c'est finement écrit au service d'un méchant dégommage. Peux-tu joindre une photo de la Secrétaire ?
Ce retour m'a incité à satisfaire la demande du lecteur, lui-même écrivain
Mes recherches m'ont amené à chercher ce qui avait conduit É. Say Salé à l"histoire de la pelle à gogo (extrait ci-dessus)
il m'a semblé que cela remonte à 1977 avec le baiser de l'artiste Mireille Suzanne Francette Porte
quant à la belle sur le ventilo du métro évoquée également par É. Say Salé, on pense à Marilyn le 15 septembre 1954
j'ai évidemment fait le lien avec les origines du monde et de la guerre. JC Grosse

pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la  même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)
pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la  même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)
pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la  même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)
pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la  même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)

pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)

Lire la suite

EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

24 Mars 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

couverture sobre  pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises
couverture sobre  pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

couverture sobre pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

EAT*

(manger, pisser, écrire)

au temps des queues de cerises

par É. Say Salé**

suivi de de Svetlana Alexievitch à l’art de travailler la vigne de Marwil Huguet

et de Ma langue de Moni Grego

Ce titre, sans prix, sans PVP, est paru aux Cahiers de l'Égaré, ISBN 978-2-35502-069-8, le 1° avril 2016, sous ©

© Les Cahiers de l’Égaré, 2016

669 route du Colombier - 83200 Le Revest-les-Eaux

© - É. Say Salé, pour EAT au temps des queues de cerises

- Marwil Huguet, pour de Svetlana Alexievitch à l’art de travailler la vigne

- Moni Grego, pour Ma langue

© en contradiction avec la libre circulation des œuvres prônée dans le texte par Con d'Orsay, adversaire de Beau Marché.

En contradiction avec la contradiction relevée ci-dessus (dialectique sans synthèse et dépassement nous ramenant à la position prônée ; on a donc tourné en rond), le livre est en libre circulation sous forme PDF puis livre électronique, les auteurs m'ayant donné leur accord.

L'éditeur Jean-Claude Grosse

*EAT est un verbe anglais dont la signification désigne l'action de manger. Nombreuses sont les mangeoires proposant de EAT : manger. Tout le monde veut EAT : manger. De plus en plus trouvent à manger dans les poubelles. On est au temps des queues de cerises. Donc des envies de pisser.

On y restera tant que n'aura pas été jetée dans les poubelles de l'Histoire la responsable de cette situation : la faim dévorante qui tenaille 7 410 079 728 humains à la seconde où s'écrit ce chiffre d'après worldometers, 7 410 079 728 balles de ping-pong qui s'agitent dans la boule du loto terrestre sortant les numéros chanceux, les 80 possédant 50% de la richesse mondiale et les 7 autres milliards qui veulent faire de bons numéros.

** É. Say Salé est un auteur farcesque issu du continent africain. De son vrai nom : Camille Mouyéké. Né en 1962 à Brazzaville. Après un DEUG d'art à l'université de Paris VIII et une maîtrise en cinéma, il se lance dans la réalisation et signe plusieurs courts métrages (dont les Mavericks en 1998). En 2000, il réalise son premier long métrage, Voyage à Ouaga, qui a été présenté dans d'innombrables festivals internationaux. Il a joué son propre rôle de réalisateur sans moyens dans le film Le temps perdu, fiction de 53' inachevée, tournée au Burkina Faso et au Niger par Cyril Grosse (1971-2001) en 1993 avec une aide du ministère de la culture du Burkina Faso. Comment à 22 ans et pour son unique séjour en Afrique, Cyril Grosse trouva-t-il le tout jeune cinéaste Camille Mouyéké (31 ans à ce moment-là) et comment obtint-il une aide du ministère de la culture du Burkina Faso ? Parmi les traits d'humour du film, les délires sur Ulysse de Joyce (dans Le temps perdu 1 à 2'15 et dans Le temps perdu 2 à 3'40) que Cyril Grosse cherchait à créer au théâtre. Il se heurta au refus du petit-fils de James Joyce. À noter aussi le sujet : la rencontre entre un homme noir du peuple et une comédienne blanche. Dans le film, Marie-Sophie part au désert à la fin. Dans la réalité, la comédienne a fini mystérieusement en Afrique, un ou deux ans après. Des rushes, j'ai pu tirer 5 séquences, en playlist sur You tube et sur dailymotion. Camille Mouyéké est devenu un ami après la disparition de Cyril. Il est venu séjourner chez moi en 2008, au moment des élections municipales. J'étais tête de liste d'une des 3 listes. Il a été amusé par cette compétition électorale. Il m'a à nouveau rendu visite en juillet 2015 et s'est amusé des débats au sein des EAT.
É. Say Salé utilise le sarcasme, la parodie, la farce pour mettre en relief les processus de conditionnement et d’abrutissement des gens, ainsi que les processus de soumission volontaire.
Moi, Avide 1°, l’Élu est sa première farce. L’action se passe à Gogoland au moment des élections municipales.
EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises est sa 2° farce.

On est dans un des bureaux EAT. Bureau confortable avec canapés et divans pour confidences saines et malsaines. Ce qu'ignorent les usagers des bureaux EAT, c'est que leurs conversations sont enregistrées et que, parfois, cela provoque des réactions des tenants de l'enseigne.

Personnages : un auteur de théâtre (une rareté : 330 auteurs de théâtre pour 100 000 écrivains), une femme de lettres issue du continent africain, spécialiste du continent noir inventé par Freud (une plume rare)

Lire la suite

Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré

21 Janvier 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

L'hippocampe et le rétroviseur

texte de François Carrassan ; photographies N et B de Bernard Plossu

ISBN: 978-2-35502-064-3 ; 88 pages; 13,5X20,5 ; 12 €

Une anecdote racontée par François Carrassan à notre retour d'Altillac en septembre 2015 :

C’est le 8 septembre 2015 et je reviens d’Altillac avec mon éditeur en train de somnoler. Nous y étions allés poursuivre un entretien sur l’incroyance avec Marcel Conche. Un virage l’a réveillé et il baille. Un virage sans visibilité, comme sur une photo de Plossu. J’attends un peu et lui rappelle un échange de la veille où on s’amusait des gens qui pour se donner de l’importance s’imaginent être à un tournant de l’histoire.
A l’approche de Decazeville, tout se fait plus sombre. L’époque passée des mines de houille reste mal cicatrisée. La vie ici dut être intense à l’âge d’or du charbon, juste avant celui du pétrole. Mais les réserves mondiales de houille sont loin d’être épuisées alors qu’à présent le pétrole semble sur sa fin. On voit ainsi des pays retourner au charbon. Et on réalise à quoi les choses tiennent.
– D’après toi, quand se trouve-t-on à un tour- nant de l’histoire ?
– A tout moment, répond-il les yeux fermés, puisqu’on ne maîtrise rien...
– Mais si l’histoire tourne tout le temps, tourne- t-elle en rond ?
– C’est aléatoire, stochastique. Mais parfois, ajoute-t-il en détachant ses mots, on croit voir de la cohérence dans les entrailles des morts.

Donc un texte de réflexion accompagnant une quarantaine de photos en noir et blanc de Bernard Plossu.

JCG, l'éditeur

Je ne suis pas sûr d'avoir tort

de Jean-Pierre Giran

ISBN : 978-2-35508-063-6 ; 104 pages ; 13?5X20,5 ; 12 €

Voilà un livre d'une centaine de pages, écrit par un homme politique, Jean-Pierre Giran, député-maire de Hyères. Composé de 2 parties : Dérapages, Repérages, c'est un livre de constats et de propositions, de convictions, celles d'un élu de la République, homme de terrain. Je ne suis pas capable de juger de l'action politique de Jean-Pierre Giran, ne la connaissant pas, n'étant pas de Hyères. Mais ce livre en courts essais est roboratif. il ne tourne pas autour du pot. Les mots ne sont pas dévoyés comme souvent par les hommes politiques. Ce n'est pas de la langue de bois.

Écrit avant les élections régionales, ce livre franchit avec succès ce que ces élections nous ont révélé, les fractures de la société française.
Citoyens et élus sauront-ils relever le défi ?

JCG, l'éditeur

Des étoiles et des ellipses, poèmes à incarner

de Lionel Parrini

ISBN 978-2-35502-054-4

112 pages, 13,5 X 20,5, 12 €

Est paru, le 19 mai, le jour anniversaire de son auteur, (eh oui, on a ce genre d'attentions aux Cahiers de l'Égaré, parce qu'on aime les auteurs et les personnes qui sont sous l'habit),

une écriture-rivière avec ses rythmes, ses débits, ses étiages, ses étirements, ses impétuosités, poèmes à incarner, écrits par un homme-rivière.

Là, la métaphore résiste un peu plus, on s'y attarde. Un homme-rivière, attends voir, ça évoque quoi, déjà le contraire de l'apparence, l'homme c'est du solide, enfin souvent fragile, se croit fort et c'est un faible, se croit amoureux, généreux et c'est un égoïste; je parle en général, pas de Lionel bien sûr. L'homme-rivière, homme liquide, sensible car la rivière tient compte pour s'écouler de tous les accidents de terrain rencontrés, parfois les balaie. Bon, continuez le travil, lecteurs.

Battements d'ailes

Clichés Féminins/Masculins aujourd’hui

Elsa Solal - Dominique Loiseau
Préface de Michelle Perr
ot

Les Cahiers de l'Égaré

ISBN : 978-2-35502-053-7 - 13,5 X 20,5, 144 pages, 13 €

Il est plus facile de désintégrer un atome que de briser un préjugé, écrivait Albert Einstein. Comment désintégrer un préjugé, une idée reçue sur le rôle d’un homme ou d’une femme ?

C’est justement la question que pose ce texte comme un voyage au pays des stéréotypes sexués ordinaires, une mine inépuisable... Comment la désamorcer? C’est ce que tentent les personnages du roman-théâtre d’Elsa Solal. Après le grand succès de son texte Olympe de Gouges, elle tresse, entre humour et blessure, intimité et désirs secrets, leur combat: Ils et elles s’entraînent, s’entraident pour résister à ce piège millénaire du sexisme.
Dominique Loiseau part des témoignages recueillis, en relève les expressions, les signes inaperçus, les marques qui forgent nos représentations. Elle en analyse les risques, en démonte les mécanismes. Elle nous propose des pistes, incluant les contradictions de l’humain, pour dépasser ce qui reste figé dans le quotidien. De la fiction à la réalité, les paroles entendues, les situations suscitent un véritable élan tonique pour sortir de ce labyrinthe!

sont parus en novembre 2014

Où étais-tu ?

de Natalie Rafal

ISBN : 978-2-35502-052-0 - 13,5X20,5 ; 96 pages - 12 €

Où étais-tu ? est finaliste de l’InédiThéâtre 2012, concours de lycéens.
Je parlerai d’avant. De 17 à 37 ans. De toutes ces années de quête. De tous ces hommes rencontrés, traversés, plus ou moins connus. De tous ces pays foulés, parcourus. De toutes ces terres, ces peaux arpentées. Espoirs avortés. Rêves, désirs, fantasmes, promesses, serments, rires, ruptures et larmes. Engrossée d’histoires, lavée, ballottée par les flots,
mue par l’espérance d’un renouveau. Quelle flamme me consumait de l’intérieur, quel feu me poussait toujours plus loin ? Qui étaient-ils ? Qui étais-je ? Où étais-je ? Natalie Rafal

L'éternité d'une seconde Bleu Giotto

de Jean-Claude Grosse

ISBN : 978-2-35502-050-6 - 13,5X20,5 ; 48 pages - 10 €

Personnages : 3 H, 2 F, de 16 à 88 ans, voix off

Thème : le deuil et le temps

Genre : drame et apaisement

1964, une jeune fille et un jeune homme se retrouvent dans une isba au Baïkal pour deux saisons de cavale en cabane. Promesse : s'épouser au jour le jour jusqu'à ce que ça fasse toujours.

37 ans après, en 2001, une mère et un père apprennent 8 jours après (le blanc du temps), la disparition brutale de leur fils dans un accident de la route à Cuba, au lieu-dit le Triangle de la mort. Le Répondeur n'a pas répondu à leurs questions. Il n'y a pas de nom pour désigner les parents perdant un enfant. Ce sont des sans-noms. Le père ne veut pas que ce soit des sans-voix. Il écrit un drame sans fin. La mère n'arrive pas à quitter le lieu de l'accident et à oublier l'instant-camion (l'abolition du temps) surgissant en plein instant-navire. Elle veut voir la réalité de l'accident en face, veut abolir le temps, remplir le blanc du temps. Le père fait ce qu'il peut pour accompagner la mère à exprimer son vécu

Avant sa disparition foudroyante, au retour d'un dernier voyage à Cuba, l'épousée prend conscience des évidences du temps.

En 2028, âgé de 88 ans, l'épousé préparant son dernier voyage au Baïkal, médite : sur l'écoulement du temps en écoutant le ta dak ta dak des roues du train sur les rails, sur l'éternité d'une seconde Bleu Giotto.

Là où ça prend fin

de Jean-Claude Grosse

ISBN : 978-2-35502-051-3 - 13,5X20,5 ; 84 pages - 12 €

Là où ça prend fin est un récit dramatique :
Personnages : 16, 9F/7H
des amoureux, des parents, des enfants, des passionnés de théâtre …
Thèmes : la vie, l'amour, F/H, la transmission, le partage, les incompréhensions,
les conflits intimes et relationnels, les différentiels culturels, l'art du théâtre, la mort …
Lieux : le Baïkal, la Méditerranée

Là où ça prend fin est un récit dramatique articulé autour de deux personnages, la mère (l’épousée), le père (l’épousé), confrontés à la disparition brutale du fils, metteur en scène, répétant La Forêt d’Ostrovski au Baïkal (9 personnages sont mis en situation pour ce module). Quelle mémoire gardent-ils du fils ? Quels effets dévastateurs sur eux et les autres personnages, l'épousée, la sœur, Baïkala 1, l’amoureuse du fils, Baïkala 2, l'aimée d'un jour du père ? … La nature dans sa puissance, l’eau, pure du Baïkal, salée de la Méditerranée, les bouleaux, la vodka, le banya, les mouettes à tête rouge, les rites chamaniques sont des éléments vivants de ce récit.

HEUREUSEMENT QU'ON MEURT

sur une parole de Marcel Conche

par François Carrassan

ISBN 978-2-35502-060-5

12X17 ; 92 pages ; 10€

Marcel Conche, professeur émérite de philosophie à la Sorbonne, membre de l’Académie d’Athènes, lauréat de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, vit retiré à Altillac dans la maison de son enfance où il mène une vie simple et rustique, proche de la terre. Se limitant à la satisfaction des désirs que les épicuriens disaient naturels, au sein d’une ruralité paisible, il a choisi de ne pas être à la remorque du progrès. Il fait revivre en cela l’esprit d’Epicure dont la philosophie avait pour seul but d’acquérir la santé de l’âme.
Les entretiens que nous avons avec lui, son éditeur et moi, portent sur les choses ordinaires de la vie qui font corps avec sa métaphysique, une métaphysique athée et naturaliste.
Récemment, tandis que nous marchions dans Beaulieu-sur- Dordogne, il nous disait, dans un même mouvement de pensée, je préfère la vie à la mort et, aussitôt après, heureusement qu’on meurt. Est-ce contradictoire ? C’est la question qui anime cet essai. Où, après s’être demandé ce qu’il adviendrait de l’amour de la vie dans l’hypothèse d’une vie immortelle, on en sera naturellement venu à l’idée qu’il ne peut y avoir d’autre amour de la vie que l’amour d’une vie mortelle.

François Carrassan

POÉSIE PENDUE AU PRÉCIPICE DU POÈTE

Texte de Marwil HUGUET

ISBN 978-2-35502-061-2

13,5X20,5 ; 54 pages ; 10 €

Poésie Pendue au Précipice du Poète c’est l’odyssée d’un poète qui pète les plombs Qui descend dans les bas fonds de la conscience comme on dévalerait trente étages à bord d’un ascenseur fou... Vertige ! Et quand il remonte (Parce qu’il parvient quand même à remonter) il nous raconte : « Ma poésie sent la sueur la pisse les pieds de mes amis Qui n’ont point de point d’eau pour se laver Mes amis qui logent le long de l’autoroute où personne ne voudrait loger... » PPPP c’est l’aventure d’un poète qui ne craint pas de déchirer la chemise des trop nantis pour leur montrer ce que ça fait d’aller tout nu PPPP ce n’est pas sombre c’est en colère souvent mais c’est revigorant PPPP c’est aussi une histoire d’amour avec un arbre « Il faut toujours avoir un arbre ami Un arbre à qui taire son silence »
Une histoire d’amour et un désir fou de fraternité Vous voilà prévenus !

CERVANTES-SHAKESPEARE, cadavres exquis

ISBN 978-2-35508-065-0 ; 408 pages ; 13,5 X20,5 ; 18 €

44 auteurs mortels (20 F, 24 H), français, espagnols, mexicains, cubains, canadiens, néo-zélandais, indépendantistes ont travaillé pendant 15 mois pour écrire 47 cadavres exquis immortels sur les deux figures quantiques que sont Cervantes et Shakespeare.

Et selon un principe posé dès le début des projets pluriels (Envies de Méditerranée, Marilyn après tout, Diderot pour tout savoir) tous les textes proposés par les auteurs volontaires sont retenus ; aucune censure; aucun rejet.

On ne pouvait mieux rendre hommage à ces deux écrivains qu'en les restituant dans leur insaisissable mystère.

Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Catalogue 2015 des Cahiers de l'Égaré
Lire la suite

L'hippocampe et le rétroviseur / Carrassan-Plossu

19 Décembre 2015 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

L'hippocampe et le rétroviseur / Carrassan-Plossu
L'hippocampe et le rétroviseur / Carrassan-Plossu

De cette photo longtemps oubliée, on n’aura donc trouvé, Plossu et moi, rien de mieux à faire que cet objet à présent sous vos yeux : L’Hippocampe et le Rétroviseur. Fallait-il en faire quelque chose ? Elle ouvre une série où on dirait qu’il n’y a rien à voir. Que l’image est sans sujet. Au sens où le sujet qui ne fait qu’y passer ne méritait pas cette attention. Un chien errant, un train de marchandises, un visage d’actrice. Mais à quoi faire attention ? Car, ici, les figures, les lieux et les objets qui traversent la photo n’ont d’autre réalité que celle d’y passer avant de disparaître. Et quoi de plus réel ? L’avenir n’existe pas. Le présent s’arrête à la photo. Tout est passé. Au bord des routes on s’interroge.

François Carrassan

Une anecdote racontée par François Carrassan à notre retour d'Altillac en septembre 2015 :

C’est le 8 septembre 2015 et je reviens d’Altillac avec mon éditeur en train de somnoler. Nous y étions allés poursuivre un entretien sur l’incroyance avec Marcel Conche. Un virage l’a réveillé et il baille. Un virage sans visibilité, comme sur une photo de Plossu. J’attends un peu et lui rappelle un échange de la veille où on s’amusait des gens qui pour se donner de l’importance s’imaginent être à un tournant de l’histoire.
A l’approche de Decazeville, tout se fait plus sombre. L’époque passée des mines de houille reste mal cicatrisée. La vie ici dut être intense à l’âge d’or du charbon, juste avant celui du pétrole. Mais les réserves mondiales de houille sont loin d’être épuisées alors qu’à présent le pétrole semble sur sa fin. On voit ainsi des pays retourner au charbon. Et on réalise à quoi les choses tiennent.
– D’après toi, quand se trouve-t-on à un tour- nant de l’histoire ?
– A tout moment, répond-il les yeux fermés, puisqu’on ne maîtrise rien...
– Mais si l’histoire tourne tout le temps, tourne- t-elle en rond ?
– C’est aléatoire, stochastique. Mais parfois, ajoute-t-il en détachant ses mots, on croit voir de la cohérence dans les entrailles des morts.

Donc un texte de réflexion accompagnant une quarantaine de photos en noir et blanc de Bernard Plossu.

Une signature est organisée le samedi 23 janvier 2016 à partir de 10 H à la Librairie Charlemagne à Hyères

Lire la suite

Heureusement qu'on meurt / François Carrassan

19 Décembre 2015 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Heureusement qu'on meurt / François Carrassan
Heureusement qu'on meurt / François Carrassan
Heureusement qu'on meurt / François Carrassan
Heureusement qu'on meurt / François Carrassan
Heureusement qu'on meurt / François Carrassan

Le Cahier de l'Égaré : Heureusement qu'on meurt, sur une parole de Marcel Conche a été livré mercredi 2 septembre.

François Carrassan, l'auteur et moi-même, l'éditeur, nous nous sommes donc rendus chez Marcel Conche du samedi 5 au mardi 8 septembre, lui apporter notre opus.

Ce petit livre de 92 pages en format 12 X 17 (couverture et intérieur ivoire) avec 5 photos en noir et blanc comprend 4 essais en lien avec des rencontres antérieures, ce que nous nommons entre nous Les Rencontres d'Altillac.

- Marcel Conche n'est pas un être nécessaire

- Le goût de la vie

- Le temps qui reste

- Comment mourir ?

J'ai rédigé l'avant-propos qui tente de rendre l'atmosphère Jardin d'Épicure des rencontres d'Altillac.
Rencontrer Marcel Conche, échanger avec lui pendant plusieurs heures (jamais plus de 2 H à la fois) est une balade intellectuelle et sensible qui traverse les siècles et les espaces. Marcel Conche se promène et nous promène, l'actualité éclairée par des épisodes "similaires" du passé, par exemple la destruction des temples païens, vivants, par les chrétiens quand ils s'imposèrent sous Constantin, comparée à celle des temples en ruines par Daech.

Quelle chance nous avons de profiter de ces heures de discussions avec partages de part et d'autre (échanges de livres, de CD, de bouteilles de vin, de fromages et de miel, dégustation de "ses" figues)
La mémoire de Marcel est prodigieuse; il évoque comme personne des quantités de personnes, connues en leur temps, oubliées depuis,
Emile Faguet, Martial Gueroult, Eric Weil, Henri Gouhier, Étienne Souriau, Mizrahi, Deleuze, Pradines et son traité de psychologie sur les seuils de sensation;
Konstantinova Irina, La Jeune Fille de Kachine,
la dernière édition aux PUF de son Montaigne,
son livre en cours d'écriture (à presque 94 ans): Penser encore (sur Spinoza et autres sujets)
Nous le reverrons en mars pour son anniversaire.

JCG

Lire la suite

Des étoiles et des ellipses/Lionel Parrini

7 Juin 2015 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Des étoiles et des ellipses/Lionel Parrini

Est paru, le 19 mai, le jour anniversaire de son auteur, (eh oui, on a ce genre d'attentions aux Cahiers de l'Égaré, parce qu'on aime les auteurs et les personnes qui sont sous l'habit), Des étoiles et des ellipses de Lionel Parrini, une écriture-rivière avec ses rythmes, ses débits, ses étiages, ses étirements, ses impétuosités, poèmes à incarner, écrits par un homme-rivière.

Là, la métaphore résiste un peu plus, on s'y attarde. Un homme-rivière, attends voir, ça évoque quoi, déjà le contraire de l'apparence, l'homme c'est du solide, enfin souvent fragile, se croit fort et c'est un faible, se croit amoureux, généreux et c'est un égoïste; je parle en général, pas de Lionel bien sûr. L'homme-rivière, homme liquide, sensible car la rivière tient compte pour s'écouler de tous les accidents de terrain rencontrés, parfois les balaie. Bon, continuez le travil, lecteurs.
Publié par Les Cahiers de l'Égaré, un des derniers titres à paraître. Il y en aura 3 après celui-ci d'ici décembre 2015.
112 pages, 13,5 X 20,5, 12 €

ISBN 978-2-35502-054-4

Des étoiles et des ellipses/Lionel Parrini
Lire la suite

Cervantes-Shakespeare/Cadavres exquis

28 Mars 2015 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré, #EAT (Écrivains Associés du Théâtre)

Cervantes-Shakespeare/Cadavres exquis

Le livre Cervantes-Shakespeare, cadavres exquis, a été livré au sud du sud par un camion aléatoire conduit par un pilote automatique non soumis au stress ni victime d'un burnout.

Il a été stocké dans un garage réfrigéré pour bonne et longue conservation car toute oeuvre veut durer, ne pas connaître l'épreuve du pilon suite à une distribution-diffusion déficiente.

Les 408 pages des 500 exemplaires imprimés pour la postérité ne seront pas marchandisées en librairie ni salonisées au Salon du Livre à Paris.

L'équation ne peut être : pas d'auteurs, pas de livres comme le prétend un slogan rétréci. Car les livres pullulent. Donc les auteurs de ces livres.

Dans une librairie, j'ai la nausée devant cette abondance d'objets présentés comme des livres, dont certains sont les coups de coeur des vendeurs de la librairie, brrr....

Lecteur, je sais ce que je veux, j'ai choisi avant d'entrer et aucune découverte de fouine ne me tente. Trop peu de temps à consacrer à la lecture de distraction d'ouvrages formatés. La lecture pour se construire, se déconstruire, oui. Pour passer un moment même palpitant, non.

L'équation serait plutôt : sans auteur écrivant par nécessité vitale (au sens de Rilke, de Pessoa ... écrivant parce qu'agité par un séisme intérieur et non en suivant un scénario, en construisant des personnages, en travaillant situation et suspense) et se moquant par suite d'être publié, pas d'oeuvre ayant une minuscule chance d'être impérissable.

Toute marchandise est périssable. Un livre en librairie a une durée de vie éphémère raccourcie encore par la mise au pilon ; cette menace du pilon menaçant toute édition n'a aucune chance de menacer l'improbable immortalité de l'oeuvre trouvée par hasard dans la malle abandonnée d'un auteur qui ne se croyait pas tel, inconnu voire anonyme.

44 auteurs mortels (20 F, 24 H), français, espagnols, mexicains, cubains, canadiens, néo-zélandais, indépendantistes ont travaillé pendant 15 mois pour écrire 47 cadavres exquis immortels sur les deux figures quantiques que sont Cervantes et Shakespeare.

Et selon un principe posé dès le début des projets pluriels (Envies de Méditerranée, Marilyn après tout, Diderot pour tout savoir) tous les textes proposés par les auteurs volontaires sont retenus ; aucune censure; aucun rejet.

On ne pouvait mieux rendre hommage à ces deux écrivains qu'en les restituant dans leur insaisissable mystère.

Il va de soi qu'il sera très difficile de se procurer l'ouvrage.

Il sera toutefois communiqué au pape Py car le Sha sans Cer de Schrödinger est l'hôte privilégié de la cité des Papous (c'est tout à fait exceptionnel car en principe, je ne sers pas ce genre de personnages, je suis athée). On espère que Py en fera bon usage. Si à l'été 2016, les 2 cadavres exquis sont célébrés dans la cité des papes, cela voudra dire que le pape Py a pyqué l'idée.

En tout cas, la ville d'Hyères va célébrer les deux cadavres exquis en avril 2016.

Il faudra pour tomber sur le Sha sans Cer de Schrödinger, autant de persévérance que celle manifestée par les chercheurs du squelette de Cervantes ou de celui du roi Richard III.

On pourra avoir la chance de tomber dans quelques décennies sur un exemplaire du livre, soumis à la critique rongeuse comme ce fut le cas pour un first-folio des oeuvres de sir William, trouvé inopinément dans la bibliothèque municipale de Saint-Omer, le 23 avril 2015 (je suis un peu en avance pour cette révélation).

Les textes devaient être livrés le 31 décembre 2014 après un appel à textes début janvier 2014, ouvert pendant une semaine.

Quel ne fut pas mon étonnement de découvrir par la bande que Fernando Arrabal livra le 31 décembre 2014, le texte d'une pièce inédite, Pinguinas, inspirée par le 2° livre du Don Quichotte, qui sera créée le 23 april 2015 dans un théâtre de Madrid.

Et coïncidence encore plus surprenante, le Théâtre de l'exil créera le 23 avril 2015, une pièce d'Alain Cadéo, Les Réveillés de l'ombre (Quichotte et Sancho revenus d'entre les morts) au Palace, rue des déportés, à Malataterre, la bourgade au plus fort score FN aux élections démocratiques départementales françaises.

Enfin, pour vous décourager définitivement de comprendre ce qui se déroule dans le monde, sachez que Juan Goytisolo recevra le 23 april 2015, les 125000 € du prix Cervantes 2014,

dans une bourgade de la Mancha dont il ne peut pas se rappeler le nom.

La date du 25 avril 2015 s'annonce particulièrement riche en disparitions, réapparitions, épaississements de mystères, dévoilement d'énigmes.

Jean-Claude Grosse, le 1° avril 2015

Cervantes-Shakespeare/Cadavres exquis
Cervantes-Shakespeare/Cadavres exquis
Cervantes-Shakespeare/Cadavres exquis
Cervantes-Shakespeare/Cadavres exquis
Cervantes-Shakespeare/Cadavres exquis
Lire la suite

Battements d'ailes / Elsa Solal-Dominique Loiseau

15 Février 2015 , Rédigé par grossel

Battements d'ailes en vitrine à la librairie Vents d'Ouest à Nantes et au pré vert à Saint-Nazaire
Battements d'ailes en vitrine à la librairie Vents d'Ouest à Nantes et au pré vert à Saint-Nazaire

Battements d'ailes en vitrine à la librairie Vents d'Ouest à Nantes et au pré vert à Saint-Nazaire

BATTEMENTS D’AILES

Clichés
Féminins/Masculins aujourd’hui

Elsa Solal - Dominique Loiseau
Préface de Michelle Perrot

Les Cahiers de l'Égaré

ISBN : 978-2-35502-053-7 - 13,5 X 20,5, 144 pages, 13 e

Il est plus facile de désintégrer un atome que de briser un préjugé, écrivait Albert Einstein. Comment désintégrer un préjugé, une idée reçue sur le rôle d’un homme ou d’une femme ?

C’est justement la question que pose ce texte comme un voyage au pays des stéréotypes sexués ordinaires, une mine inépuisable... Comment la désamorcer? C’est ce que tentent les personnages du roman-théâtre d’Elsa Solal. Après le grand succès de son texte Olympe de Gouges, elle tresse, entre humour et blessure, intimité et désirs secrets, leur combat: Ils et elles s’entraînent, s’entraident pour résister à ce piège millénaire du sexisme.
Dominique Loiseau part des témoignages recueillis, en relève les expressions, les signes inaperçus, les marques qui forgent nos représentations. Elle en analyse les risques, en démonte les mécanismes. Elle nous propose des pistes, incluant les contradictions de l’humain, pour dépasser ce qui reste figé dans le quotidien. De la fiction à la réalité, les paroles entendues, les situations suscitent un véritable élan tonique pour sortir de ce labyrinthe!

Elsa Texier Solal enseigne à l’Université de la Sorbonne Nouvelle, Censier Paris III. Elle a écrit pour France Culture, a travaillé les différentes formes d’écritures : roman, scénarios. Auteure Dramatique, une vingtaine de pièces sont mises en scène et créées en France et à l’étranger. Elle est l’invitée de l’Université de Georgetown à Washington. Elle écrit autour des figures de femmes: Celle qui venait d’ailleurs à partir d’Hannah Arendt, Olympe de Gouges et L’Autre Guerre sur la violence. Elle travaille sur la mémoire vive de femmes de toutes origines, considérées dans leur rapport à la citoyenneté. Depuis plusieurs années,elle mène un travail sur les stéréotypes sociaux de sexe comme une grille de lecture possible des écritures théâtrales et littéraires.

Historienne et sociologue, chercheuse associée au laboratoire Espaces et Sociétés, (Le Mans, GREGUM-CNRS UMR 6590), Dominique Loiseau axe ses recherches sur les pratiques et les représentations du travail et du militantisme des femmes depuis le xixe siècle, tout en assurant parallèlement conférences ou sessions de formation, dans un objectif de transmission. Elle a notamment publié : Femmes et Militantismes et Marre d’être sages, textes vagabonds à partir de photographies sur le mouvement ouvrier et les femmes.

Battements d'ailes a été présenté dans plusieurs librairies, à Nantes, à Saint-Nazaire, à Paris

On a pu voir Battements d'ailes sur scène, 2 fois au Lieu Unique à Nantes et 2 fois à la Maison des métallos, à Paris.
Succès à ce livre.
Lecture sera faite à Présence Pasteur le 10 juillet 2015 à 10 H 15

Battements d'ailes / Elsa Solal-Dominique Loiseau
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>