Texte libre

La tentation du désert
 

Les marchands de sable
détestent
prêcher dans le désert.
Que le désert croisse !
Honneur à qui favorise
le désert !
à qui recèle un désert !
 
Prophètes de malheur,
annonceurs d’apocalypses
naissent du  désert.
Brament dans le désert.
Aboulique, la foule.
Boulimiques, les masses.
Venues du Nord,
déferlent par les autoroutes
du soleil.
Maximalisation du Sud.
A l’heure de midi,
le midi brûle.
Le désert croît.
Déserts, les chantiers.
Licenciés, les ouvriers.
Moi, les pieds dans l’eau.
Indifférent au paradis.
 
Prophètes de bonheur,
annonceurs d’âges d’or
surgissent du désert.
Exultent dans le désert.
Mimétique, la foule.
Léthargiques, les masses.
Venues du froid,
s’allongent sur le sable
chaud.
Sieste sous parasol.
A l’heure de midi, il fait nuit.
Le désert croît.
Déserts, les embarcadères.
Désarmés, les rafiots.
Moi, la tête dans les étoiles.
Indifférent à l’enfer.
 
Les assoiffés de pouvoir
déversent sur la foule,
les grandes eaux
de leurs mirages.
Fébriles, les assujettis
fascinés par ces images
qui ne désaltèrent pas.
Qui en appellerait à
la traversée
du désert ?

Sur les plages de sable,
l’indifférence d’aujourd’hui.
Molle. Obèse. Prolifique.

Dans les déserts de sable,
l’indifférence d’hier.
Dure. Sèche. Érémitique.
 
Du désert, aimer à la folie
le grain de sable
qui enraye la machine,
saboteur de toute folie
des grandeurs.
 
Du désert, garder
le grain de sable,
inaltérable,
ne pas s’attarder
à la dune,
sa répétition en masse,
altérée par
tout vent de sable.

Favoriser le désert
jusqu’au mira (cl ou g) e
de  l’oasis
                  
J.C. Grosse
La Parole éprouvée
Les Cahiers de l'Égaré
 

 

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Samedi 20 décembre 2008
LA BAGAGERIE
Lycée professionnel du Golf Hôtel à Hyères
MERCREDI  3 ET JEUDI 4 DECEMBRE 2008

ACTION "GABRIELLE RUSSIER"


 
Etape 2 , rencontre entre les auteurs et avec l’artiste associée, puis débat public.



Journée du 3 Décembre
(article annonçant les 2 journées)

Les objectifs des deux jours :
1/ contribuer à l’élaboration de la forme artistique à présenter en avril
2/ travailler au devenir éditorial des textes
3/ organiser la séance publique du 4

Après un tour de table et une présentation rapide de chaque texte par les auteurs, la discussion a considérablement « ouvert la focale » sur des thèmes politiques, sociaux, psychologiques, culturels, donnant tout son sens à ces journées :
- stimulation intellectuelle dans le cadre d’un débat riche à partir d’expériences d’écritures très différentes des auteurs ;
- affaire Gabrielle Russier intéressante dans la mesure où est abandonnée toute idée de commémoration, ressassement du passé, entreprise mémorielle, pour aller vers des questionnements sur la société, l’homme, la vie, ses mythes, ses valeurs, ses comportements, hier et aujourd’hui.

Ainsi plusieurs axes de réflexion se sont dégagés :

- qu’est-ce qu’une vie humaine ?  notions de fragilité, exemplarité, fabrication, transmission ; « qu’est-ce qu’une vie si on ne se la raconte pas » ?
- le temps, la postérité : ce qui reste des faits, d’une vie, avec le temps ; déformation, oubli, fragments, recomposition du passé avec sa mémoire et celle des autres , temps de la personne, temps de la société. Pour évoquer l’affaire Russier, la distance avec les faits permet une réflexion stimulante car pas d’enjeu immédiat ; mais cette même distance pose la question de l’analyse, l’interprétation que l’on peut faire de ce passé avec notre seul regard de 2008, fait d’ignorance et de simplification, si l’on n’y prend garde.
- La personne dans et face à la société : le contexte de l’affaire Russier, mai 68, homme sur la Lune en 69 , illustrations d’une ouverture, mais en contre point l’affaire, l’oppression politique, sociale ; discussion sur l’oppression actuelle ; grande fragilité, complexité d’un homme plein de contradictions, soumis chaque jour à des possibilités d’ouverture et de fermeture.
- Le jugement : juger, faire un choix manichéen, fonctionnement binaire de la société : un dépassement est-il possible ? y a t-il une voie possible, souhaitable, entre relativisme absolu produisant l’image d’un homme salaud universel, et le manichéisme traditionnel, les bons d'un côté, les méchants de l'autre ? Difficulté des hommes de sortir de schémas, de se libérer
- Une tragédie : l’affaire Russier, une forme archétypale, renvoyant à

Harold et Maud, West side story, la tragédie classique.
Et si tout cela n’était qu’une fabrication à commencer par  l’histoire d’amour entre Gabrielle et Christian ?

- La mort : le suicide, la mort choisie ou pas, le sens de la mort ; Gabrielle n’a t-elle pas été assassinée ? La nécessité de dire les choses avant de mourir ; la mort par laquelle commence le cycle de la tragédie, mais aussi l’affaire Russier : sans sa mort, on n'en parlerait plus depuis longtemps ; la mort comme fondatrice.
- Une affaire Gabrielle Russier, possible aujourd’hui ? oui si l’angle par lequel vient le scandale est la pédophilie ou l’homosexualité, par exemple ; oui car poids des conservatismes ; mais une telle histoire irait-elle jusque devant les tribunaux ?

Des manques à interroger et pouvant être l’occasion d’un nouveau travail d’écriture :
- sur la forme archétypale de l’affaire et des protagonistes ;
- sur deux hypothèses : - si Gabrielle avait survécu, que dirait-elle de cela, et de notre intérêt pour l’affaire : n’y a t il pas plus important, plus urgent aujourd’hui ?
                                    - et si c’était Christian qui s’était donné la mort ?
- inclure dans l'ouvrage à publier pour mars 2009 par Les Cahiers de l'Égaré : un résumé de l’affaire, le fruit de nos discussions, en faisant attention de ne pas construire un discours aui aurait la prétention de poser une parole de vérité sur cette affaire.
- Travailler sur la photo de Gabrielle qui pousse à des interprétations contradictoires où chacun peut trouver son compte : c’est Jeanne d’Arc, un ange de pureté, ou l’incarnation du vice, de la folie.

Sur la forme artistique : réfléchir notamment au public et à la manière de l’accrocher pour le faire venir ; définir clairement ce que l’on est et ce que l’on fait ; penser à la diffusion de la forme artistique.
 

(article sur l'affaire Gabrielle Russier)

Présents : Albertine, Gérard, Gilles, Jean-Claude, Muriel, Roger, Katia. Absente: Sylvie.

A/ Matinée consacrée à l’organisation de la séance publique du jour et au devenir des textes.

1/ Sur la forme
-important de construire le public à partir d’une tête d’affiche comme Del Castillo, et à partir d’une accroche thématique :
- un titre accrocheur et qui ouvre : donc pas "L’affaire Russier" mais par exemple « si on racontait une histoire (ou une tragédie) ».
- important de croiser les disciplines, pour faire rêver le public ; ouvrir mais ne pas gommer l’histoire, ni même 68 .
- lien entre cette histoire et la réflexion politique, philosophique, sur la société, donne à notre initiative un aspect provocateur à exploiter.
- Problématiser dans ce sens pour le public :
Une histoire d’amour entre un prof et un élève est-ce une histoire d’amour comme les autres ?
Une affaire Russier est-elle possible aujourd’hui ?

      
-questions d’autant plus légitimes que l’on est dans un lycée et que l’on s’adresse d’abord à des jeunes ; ne pas exclure les jeunes en restant sur l’affaire Russier, si lointaine, et sur 68 dont ils ignorent tout. Mais essentiel de partir de là.

2/ Sur le fond
- Les 2  questions pour le public  poussent à s’interroger sur  :
Qu’est ce qu’aimer ? Qu’est-ce qu’enseigner ?  Quelle différence entre détournement de mineur et pédophilie ? quelle est la particularité de la relation prof/élève ? Quels sont les interdits, et comment se déplacent-ils avec le temps ? Où se situe le seuil de transgression ? Comment et par qui arrive le scandale ?


-Des éléments de réponse sont proposés :
- avant de frapper, la société met à distance la victime en la déshumanisant, en la chosifiant. Visible avec le pédophile : pas de sentiment possible, définition froide, renvoyant à un acte sexuel, à une maladie ; au contraire "détournement de mineur" est plus riche, plus ouverte comme expression. Passer de "détournement de mineur" (en 68) à "pédophilie" (depuis quelques années), c'est le signe, le symptôme d'une "aggravation" des faits et de leur répression: tout est fait pour qu'on exclue le pédophile. Qui a intérêt à cette aggravation qui jette dans l'oubli des personnes comme Patrick Font par exemple.
- Idée d’une sacralisation du prof et de l’élève dans la société qui rend difficile toute sortie des normes ; idée de désacralisation aujourd’hui qui fait du prof et du jeune des criminels potentiels ; dans les deux cas, "affaires Russier" possibles mais aggravées.
- Le corps du prof et le corps de l’élève : bien souvent ignorés ou à la base du scandale. Entre prof et élève, une parole sans corps,  difficile de parler de relations de personne à personne, et ça coince aujourd’hui, vue l’évolution de la société
- Poids des interdits en 68-69, d’où le slogan "il est interdit d’interdire".

B/ Après-midi consacré à la discussion sur les textes de Muriel et Gérard

- Importance des mots pour dire l’amour, par exemple : l’amour n’existe que par les mots qui le font exister. La parole peut magnifier l’amour. Aujourd’hui, dans tous les domaines, difficultés à dire, à nommer : cerveaux bourrés de raccourcis et de lieux communs.
- Le théâtre, une manière de dire les choses : dans nos textes, importance des monologues, qui vont dans la chair des choses, imposent un rapport frontal, quand le dialogue propose fuite et transversalité. Mais dialogue pas vain quand donne toute sa place à l’intériorisation.
- Une formule de Gérard : sur l’homme pas encore humain. Une clef pour comprendre l’affaire Russier et tous les problèmes d’aujourd’hui : humanisation, lente, chaotique. Etre humain, c’est être capable de reconnaître le monde dans son mystère, reconnaître les autres et être reconnu par eux.
- Quelques pistes pour la suite :
               -  distinguer l’objet livre de la forme artistique ;
            -  on peut imaginer une incarnation de Gabrielle à partir de croisements de fragments des textes ;
               -  le slam, intéressant pour remettre le mot au centre.
               -  art de la formule dans les textes de Gérard, permettant mise en relation des textes.


C/ DEBAT AVEC LE PUBLIC JEUDI 4 DECEMBRE 17H à 19H

Notes prises par Albertine durant le débat :
JEUDI 4 DECEMBRE 2008 17h-19h


17 présents (dont les auteurs) + 3 élèves qui ont assisté au slam de Muriel avant de repartir, pour eux, 68 ne leur dit rien.
Sont présents du lycée : un élève, les trois documentalistes, un professeur
Présentation des 4 Saisons d’ailleurs
La semaine du souffle culturel : au mois d’avril, présentation d’une forme artistique au théâtre Denis à Hyères.

Chaque auteur présente brièvement son texte.

Sylvie Combe a écrit du point de vue de Gabrielle qui attend dans sa salle de bain, en se rimmellisant, son amant, pensant à l'écart d'âge, à son vieillissement

Jean-Claude Grosse a fait écrire par Christian
, devenu professeur, une lettre à Gabriella, sa petite fille, il est devenu le mari de son élève Gabrielle-Petit Chat, le père de Christian, mort dans un accident de voiture avec son oncle Gabriel, et de Gabrielle qui vient de donner naissance à Gabriella, arrière petite fille de Gabrielle-Gatito et de Christian, père de Gabrielle-Petit Chat et de l'oncle, Gabriel

Albertine Benedetto a écrit un monologue du point de vue de la mère à la fin de sa vie, son fils enfin revenu pour s'occuper d'elle

Gilles Desnots a imaginé le difficile dialogue entre le père, sur son lit de mort et son fils devenu curé des Accoules sous le nom de Père Russier

Muriel Gébelin a écrit du point de vue de Satan, la co-détenue de Gabrielle, aux Baumettes, Satan sur laquelle Gabrielle a exercé une influence positive

Roger Lombardot a fait enregistrer un message de Neil Armsrtrong, au moment où le vaisseau spatial va alunir le 20 juillet 1969, événement entre les 8 semaines d'emprisonnement (avril-juin 1969) et le suicide (1° septembre 1969)

Gérard Lépinois a écrit divers textes de réflexion favorisant des éclairages simultanés comme l'a pratiqué le cubisme ou Claude Simon dans La Route des Flandres.


Lecture d’un texte de Gérard Lépinois : Les reins

Postérité du travail : une édition, un débat thématique au mois d’avril, une forme artistique
Première étape : faire le point à partir de ce foisonnement d’idées suscité par le travail mené pendant ces deux jours autour de Gabrielle Russier et des textes produits.

Débat :

Une histoire d’amour est-elle possible entre un professeur et un élève ?

- MF : c’est un professeur, c’est une femme, elle est plus âgé; Simone de Beauvoir radiée de l’EN pour affaire sur mineur (détournement pour Sartre)
- Témoignage d’élève : pas de problème à condition que ça reste discret. Gênant parce que c’est un prof.
- MF : fascination des élèves pour certains profs.
- Qu’est-ce qui est choquant ?
- L’élève : c’est le regard des gens. Même si l’amour n’a pas d’âge. Prof pas sérieux.

- Gérard : L’élève peut-il être considéré comme un homme ?
- Françoise : une femme professeur peut aimer pas seulement des hommes accomplis
- Rencontre de deux personnes : l’amour est possible
- Ludovic : on se bride, on est cadre de l’institution
- Roger : relation maître-élève. Le théâtre, c'est très physique, on se touche d'où prudence avec de très jeunes comédiens
- JC : la tenue vestimentaire, question qui se pose pour les élèves mais aussi pour les profs
- Les jeunes sont sensibles de plus en plus au physique des professeurs et le disent
- Difficile d’évacuer le corps
- F : il y a le costume qui correspond à l’institution. Les gens ont tendance à laisser leur vie privée en dehors du cadre professionnel. Codes ni écrits, ni dits. On s’y conforme pour éviter les ennuis.
- JC : Réfléchir sur la manière dont ces normes s’acquièrent
- Roger : notion de responsabilité
- Gilles : Intrusion de l’intime dans le cadre social d’où le besoin de se cacher
- MF : relation prof-élève d’une grande richesse, désir d’aller vers les élèves
- Gilles : Rôle de la représentation très important, image qui peut évoluer dans le temps.

Deuxième temps de la réflexion

- Gilles : cette femme transgresse, à partir de quand et comment est-ce qu’on bascule dans l’affaire ?
- F : contexte dans lequel Gabrielle a été située comme une prof qui passe du côté des élèves. C’est plus cet aspect qui compte que la relation amoureuse.
- Gilles rappelle le contexte de l’appel a minima de 1969 : l’Etat croit pouvoir remettre en ordre la société. Casser tout ce qui peut être cause de désordre. Mouvement de sympathie pour Gabrielle à partir du procès. Aujourd’hui : vague conservatrice, défoulement du conservatisme, une affaire Russier possible.
- Muriel : peur de se regarder en face
- MF : possible
- JC : aujourd’hui il y aurait un contre-pouvoir, comité de soutien
- Roger : les contre-pouvoirs sont mous ! il faut alerter le monde entier avant que l’entourage proche réagisse.
- F : sentiment d’être démuni. Manque de relations de proximité.
- Roger : un metteur en scène intervient à Avignon dans un contrôle d’identité. Violences policières. Où est le soutien du Festival d’Avignon ? Se bagarre seul pendant des mois.

- Gilles : deux choses complémentaires.
1) Porosité de l’opinion publique par rapport à l’idéologie sécuritaire. La sensibilité collective a évolué

2) les contre pouvoirs existent formellement mais pas assez puissants. Des associations essentiellement, ni les partis politiques, ni les syndicats. Il faudrait militer 24h sur 24h, impossible !
- Association Ni pute ni soumise : témoignage. Le combat des femmes est loin d’être fini. Les pères pédophiles restent protégés.

19h 05 Conclusion faite par Gilles :
un débat riche
créer du lien
objectif artistique : maintenir une parole contre l’oppression économique et politique
L'Affaire G. R. nous parle aujourd’hui : elle touche à des choses essentielles dans la société. Au-delà du fait divers, dimension universelle.




Par grossel - Publié dans : théâtre - Communauté : L'art e(s)t la vie
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Lundi 16 juin 2008


THÉÂTRE

 ouvrages disponibles

Titre /Auteur /Type /Thème /Synopsis/ ISBN/ Nombre depages/ Format/ PVP

Dis, la vie, comment ça marche?

Elsa SOLAL
Texte à jouer
Peur
De la peur de l'oubli à celle du souvenir ou du désir,de la phobie d'une petite souris à la crainte de mourir, de vivre. Autant de voix qu'il existe de peurs pour nous raconter l'humain.
ISBN:   2908387476   -  64 p.  -  15X21  -     PVP:   7,5 euros


Faisceaux sous bois acide   -  2° édition  -

Gilles DESNOTS

Texte à jouer
Tyrannie Utopie
Cette pièce explore l'actualisation des mythes et de nos héritages: une société bâillonnée sous un régime de terreur en gants blancs, - un homme qui promène la Joconde dérobée au musée, - une troupe de baladins en mal de théâtre, - des rencontres explosives. Que restera-t-il des utopies? de la musique peut-être et tout à inventer.
ISBN:   2908387824  -  128p.  -  15X21  -    PVP:   15 euros

Extrait:

Femme 3
Anastasie petit-déjeune en lisant la presse

Tête 1
Alors c’est très simple
j’enlève le but
j’hyperbolyse sur les moyens pour prévenir toute question douteuse
mais j’évite l’appel au social qui peut raviver des désirs coupables
et cela donne
le ministre a fait l’éloge de la violence légitime pour sauvegarder le corps social

Femme 2
J’aime mieux mais

Femme 1
Ça sent son philosophe

Femme 3
La violence légitime légitime surtout des interrogations sur ce qui la rend légitime

Femme 1
Qui peut encore aujourd’hui lire entre les lignes et se poser ces questions

Femme 1
Méfiance
on ne sait jamais
on fait de la préventive

Femme 3
Préventive ou prévention



La mort et l'amour

Roger LOMBARDOT

Texte à jouer
Affrontement
Requiem, Shéhérazade, Lettre à l'enfant. De la Bosnie ou d'ailleurs en guerre aux monts d'Aubrac en paix.
Requiem, une des pièces les plus créées de ces dernières années.

Tois monologues, deux pour une actrice, un pour un homme qui forment une trilogie et un ensemble où l'on part de l'affrontement lié à une guerre civile pour finir par se réconcilier par l'amour autour de l'enfant né, à naître, abattu par un snipper.
ISBN:   2908387557  -  88 p.  -  15X21  -    PVP:   7,5 euros


La Rose

Roger LOMBARDOT

Texte à jouer
 Art
Hommage théâtral à la Grotte Chauvet, accompagné de 18 photographies.
Ce monologue pour une femme se pose la question fondamentale: comment transmettre une émotion? La réponse: par l'art. Ayant été saisi par sa visite de la grotte Chauvet, seul artiste à y avoir pénétré, Roger Lombardot en a ramené un texte flamboyant sur les premiers artistes connus qui oeuvraient parce qu'ils ne pouvaient pas s'en empêcher.
ISBN:   2908387735  -  56 p.  -  15X21  -    PVP:   15 euros




La vie en jeu

Jean-Claude GROSSE
Texte à jouer
Apprentissage de la vie
Trois générations de gens établis et trois représentants des exclus se côtoient, s'affrontent, et un enfant découvre ainsi le monde des adultes. La fin laisse ouverte les réponses à la question: qu'a-t-il appris des bombardements et des jeux hypocrites des grandes personnes? Cette pièce est la version longue du Libre jeu (19 scènes supplémentaires et des personnages annoncés dans les deux pièces mais dont certains n'apparaissent que dans La vie en jeu.)
ISBN:   2908387379  -  112 p.  -  15X21  -     PVP:   7,5 euros



Le Cas Gaspard Meyer  -  2°édition  -

Jean-Yves PICQ
Texte à jouer
Capitalisme
Une fable poètique sur l'économie de marché et la mémoire indienne.
ISBN:   2908387522  -  56 p.  -  15X21  -    PVP:   8 euros
OUVERTURE
Dans le noir, crépitement d’un fax. Une voix lit le message qui tombe.

Genève, 8 janvier 1995, 17 h 30

À Messieurs les rédacteurs en chef de la presse écrite, télévisuelle et radiophonique.
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance les faits suivants :
Le 5 décembre dernier, une vaste opération humanitaire, couverte par l’ensemble de vos rédactions, était mise sur pied pour venir en aide aux régions situées au sud du 8e parallèle, ravagées par la guerre civile et la famine. Le groupe Meyer Finances, représenté par M. Gaspard Meyer lui même, accompagné de l’actrice de cinéma Irinia Pearce, y participait, ayant affrété un cargo chargé de vivres et de médicaments. C’est sur le pont de ce bateau qu’un chèque de 500.000 dollars devait être remis en grande pompe, à 15 h 30 précises, au représentant d’une organisation non gouvernementale intervenant dans ces pays. Ce qui fut fait sous le crépitement des flashes de toute la presse internationale réunie.
Au même moment, à quelques 180 miles de là, sur la côte sud-est, se signait, entre la société Abner Partners, filiale du groupe Meyer, représentée par Axel Klammer, bras droit de M. Gaspard Meyer, et un seigneur de la guerre de la province nord, Siad Barrama, un contrat d’expédition, de stockage et d’incinération, sur les lieux, de 500.000 tonnes par an de déchets hautement toxiques de provenance européenne. Le bénéfice de cette opération pour le groupe Meyer est estimé à 2 ou 3 millions de dollars par cargaison. Les conséquences écologiques et humaines sont, elles, incalculables. A 16 h 45, alors que la cérémonie sur le bateau touchait à sa fin, M. Gaspard Meyer recevait par message codé émanant d’Axel Klammer confirmation de la signature du contrat. La cérémonie humanitaire prit fin à 17 h. M. Gaspard Meyer fut de retour à Genève à 22 h 30. M. Axel Klammer était à bord du jet privé.
En conséquence de quoi, moi, Gaspard Meyer Fils, héritier légitime du groupe Meyer Finances, déclare rompre la loi de silence que je m’étais imposée jusqu’ici et vous informe que je compte déposer plainte contre le groupe Meyer pour association de malfaiteurs, violation des droits internationaux et crime contre l’humanité. Une conférence de presse est prévue ce soir à 21 h dans les salons de l’Hôtel Europa pour officialiser cette plainte.
Signé : Gaspard Meyer Fils
VOIX – Bon dieu ! Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
VOIX – Le numéro de fax est confirmé : cela vient bien de la propriété privée des Meyer.

Le fonds des navires

Philippe VINCENOT
Texte à jouer
Bibliothèque
Ils sont deux, le bibliothécaire et l'archiviste. Ils sont inséparables. Perdus dans l'immensité du grand nord, ils récupèrent les livres échoués, fruits des naufrages. Leur travail: gratter les voyelles, aérer les mots. À cette latitude, un jour et une nuit font une année. C'est la fin de la nuit. Le visiteur qui vient à chaque levée du jour, au bout d'un an, ne sait pas lire, tout ce travail est pour lui.
ISBN:   2908387603   -  72 p.  -  15X21  -   PVP:   10 euros




Le gras théâtre est mort, maman

Cyril GROSSE (1971-2001)
Texte à jouer
Apprentissage de la vie
Le gras théâtre est mort, maman comprend trois pièces:
- Madelaine Musique
- Nighttown
- Tankus

Édition hors commerce,
en vente exclusive aux Cahiers de l'Égaré


30 euros + 2 euros de port  -  240 p.  -  16,5X24  - 
nombreuses illustrations: photos, costumes...




Le tour complet du coeur

Gilles CAILLEAU
Texte à jouer
Shakespeare
Toutes les pièces de William Shakespeare pour un seul acteur.
ISBN:   2908387883  -  96 p.  -  15X21  -    PVP:   12 euros

C'est la roulotte de la compagnie Attention fragile. Elle sert de scène et de coulisses pour le spectacle écrit et interprété par Gilles Cailleau. Un chapiteau, petit, permet d'accueillir 60 spectateurs pour un spectacle total de 3 H 15. Ce spectacle a déjà dépassé 200 représentations. Il fut accueilli au Revest, dans le jardin municipal en mai 2004 pour une semaine.
Photo JCG, au Revest, après le démontage peu avant le départ pour un autre part.

Lettre au directeur du théâtre  -  3°édition  -

Denis GUÉNOUN

Texte à jouer
Actualité théâtrale
Voici une supplique, une adresse sur les heurs et malheurs du théâtre de ce temps.
ISBN:   290838728X   -  96 p.  -  15X21  -   PVP:   7,5 euros



L'enjeu de l'acteur

Alain SIMON

Essai Jeu
Jeu du comédien
Essais sur l'art de l'acteur par un comédien, excellent pédagogue, metteur en scène et formateur.
L'espace du plateau mérite un atlas et les acteurs avec leurs metteurs en scène sont les explorateurs de contrées nouvelles. Des paysages différents recèlent les mêmes éléments constituants: il s'agit toujours de terre, de cailloux, d'argile, de sable, de montagnes, de forêts, de fleuves. Et sur un plateau?
ISBN:   2908387727   -  128 p.  -  15X21  -   PVP:   15 euros
La position assise met un personnage dans une attitude fondamentale, basse continue, sur laquelle peut se greffer le canevas des autres gestes. Cette position assise donne une atmosphère au corps, une posture de fond, une attitude, un décor, dans laquelle les autres gestes plus périphériques vont s’inscrire comme un drapeau battant au sommet d’un donjon, le vol d’un oiseau dans un paysage, la ride de l’eau sur la surface d’un lac profond. Tout acteur crée des postures qui s’inscrivent dans un temps plus long que d’autres gestes plus éphémères, proches de la volatilité de la parole sonore. À ce titre, la position debout, acquise par l’homo-erectus après des siècles et des siècles de laborieux redressement, est paradoxalement une position neutre, beaucoup plus neutre que la position allongée, pourtant plus naturelle au regard de la gravitation terrestre. La position debout peut être vécue comme une absence d’attitude. Un léger penché de l’acteur suffit à casser cette neutralité et à créer une tension de l’espace tout entier. Ce léger écart intrigue le spectateur parce qu’il est trop petit pour qu’il soit perçu comme une nouvelle attitude ; sa fonction est de révéler à l’observateur la position debout comme étonnante.
Les postures prises par les acteurs tendent l’espace en donnant une intention dramatique au volume du théâtre. Et l’écart entre deux acteurs, l’écart entre les acteurs et les coulisses et le fond de scène obéissent à des règles qui font que l’espace prend différentes valeurs selon l’organisation de ces écarts. Deux danseurs se plaignaient un jour après plusieurs répétitions de leur ballet que le chorégraphe ne semblait jamais les regarder ; le chorégraphe répondit : « Je regarde l’espace qui est entre vous. »
« L’arbre agrandit ce qui l’entoure » dit Bachelard.



Pilate  -  2° édition  -

Jean-Yves PICQ

Texte à jouer
Croyance
Une pièce sur l'invention de Jésus.
Cette pièce est d'une rigueur implacable: elle montre comment le midrash est à l'origine de ce qu'il faut bien considérer comme une invention et une croyance massive non soumise à questionnement.
ISBN:   2908387174  -  72 p.  -  15X21  -    PVP:   10 euros



Relation   -  2° édition  -

Denis GUÉNOUN

Essai Philosophie
Entre théâtre et philosophie.
Denis Guénoun évoque en philosophe son parcours d'homme de théâtre, de L'Attroupement à La Comédie de Reims en passant par Châteauvallon.
ISBN:   2908387328  -  104 p.  -  15X21  -    PVP:   12 euros


Sans voix

Estelle LÉPINE

Texte à jouer
Inceste Viol
À la loi du silence, Aurélie, violée, choisit la voie de la justice.
ISBN:   2908387719  -  96 p.  -  15X21  -    PVP:   12 euros

Aurélie. – Je ne suis pas venue pour la paroisse.

Sylvie. – C’est toi qui me parles de tes vêtements. Qu’est-ce que tu veux ?

Aurélie. – Te voir. Te dire bonjour. Te parler.

Sylvie. – Tu entres, tu ne me dis même pas bonjour. Tu parles de tes vêtements, moi je ne te demande rien.

Aurélie. – Moi non plus, Sylvie, je viens te voir, c’est tout.

Sylvie, après un silence. – C’est la première fois que tu viens à l’église.

Aurélie. – Tu n’étais pas chez toi.

Sylvie. – Tu devrais venir plus souvent, tu devrais travailler avec moi. Si tu savais comme ça apaise, trier des vêtements, préparer des étiquettes, au début ça paraît absurde, tant d’habits déchirés, tant de loques, mais certains n’attendent que ces loques pour faire face à l’hiver, trie ces loques, Aurélie, tu verras le bien que ça fait.

Aurélie. – Je me fous de tes loques. Je suis venue te parler de lui.

Sylvie. – Prends ce sac, Aurélie, ce qui est bien, c’est que tu peux parler et trier en même temps.

Aurélie. – Tu crois que tu peux trier et m’entendre parler de lui en même temps ?

Sylvie. – C’est ce qui est bien.

Aurélie. – Tu crois que je peux trier et te parler de lui en même temps ? De lui qui a brisé nos vies et, les jupes d’un côté, les pantalons de l’autre, de lui qui a déchiré nos enfances, taille 40 ici et 42 là-bas, de ce salaud qui nous a violées, violées ?

Sylvie. – Oui je peux, justement je peux, parce que je trie je peux, parce que trier c’est enfouir cette histoire, chaque vêtement qui passe entre mes mains, c’est comme s’il échouait sur cette histoire, comme s’il enfonçait cette histoire, alors peu à peu l’histoire disparaît, parce que je trie, ça me permet d’oublier.

Aurélie. – Ce n’est pas vrai, tu ne peux pas oublier, laisse-moi te rafraîchir la mémoire, « Sylvie, tu descends avec moi, j’ai besoin d’un coup de main pour remonter les bouteilles », ça ne te dit rien, et le sol de la cave, dur, humide, et son odeur d’alcool qui tourne le cœur, mais pas autant que l’odeur de…

Sylvie. – Tais-toi, tu es dans une église, tu ne peux pas parler comme ça.

Aurélie. – Parce que dans une cave, on peut tout faire ?

Sylvie. – Je rejette la violence des mots.

Aurélie. – Et la violence des actes, tu n’as pas pu oublier, quand tu descendais avec lui, tu avais ce regard de bête traquée, ce regard affolé qui disait jamais je n’oublierai, jamais je ne pourrai, je l’ai vu ton regard, tu n’as pas oublié.

Sylvie. – Tu te trompes Aurélie, je ne suis plus affolée. Je m’en suis remise à Dieu. S’il y a eu mauvais traitements, s’il y a eu actes répréhensibles, Dieu seul rendra sa justice. Nous devons pardonner.

Aurélie. – Pardonner ? Mais je ne pourrai jamais – pardonner ? Je ne sais même pas ce que ça veut dire.

Sylvie. – Moi j’ai pardonné.



Sarah   -  2° édition  -

Roger LOMBARDOT

Texte à jouer
Gémellité
Alice, transplantée du foie, s'adresse à celle, morte il y a dix ans, qui lui a permis de vivre depuis: Sarah.
ISBN:   2908387808   -  64 p.  -  15X21  -   PVP:   10 euros

LA PIÈCE :

« Ce qui m’a le plus aidé à supporter la souffrance, c’est la présence de maman, sa main dans la mienne, sa voix à mon oreille, son sourire, la douceur de son regard. Sans la chaleur dont elle m’a enveloppée tout au long de l’épreuve, je crois que je n’aurais pu la surmonter. Quel désarroi quand elle devait partir. L’instant tragique où la porte se referme. Les pas qui s’éloignent dans le couloir. Je préfère tes chaussures à talons, je lui disais, tu es plus élégante ! En vérité, c’était pour suivre plus longtemps son pas dans le couloir. Je fermais les yeux et je me concentrais afin de n’en rien perdre. De le retenir jusqu’au plus infime martèlement. Puis, je le prolongeais encore dans ma tête. Longtemps, longtemps… L’infirmière ne saura jamais quel cataclysme elle déclenchait en entrant à ce moment-là, brisant net le fil tendu entre ma mère et moi. Ce fil que je tissais chaque soir afin de me relier à elle jusqu’au lendemain, et conjurer l’angoisse de ne plus la revoir. On n’y pense pas, à la maison. Elle est là, et ça nous semble naturel. Mais à l’hôpital on se sent si seul qu’on a en permanence le sentiment d’être abandonné… »
Extrait de Sarah (Editions « Les Cahiers de l’Egaré », décembre 2004)

« La transplantation n’est pas un traitement banal ; elle symbolise le mythe de Prométhée dans sa version aboutie. L’homme, ayant défié non pas Zeus, mais les lois très rigides de l’immunologie a pu réussir à créer des êtres hybrides survivant au dysfonctionnement d’organes vitaux grâce aux progrès considérables de la Science. Mais, la transplantation symbolise également l’aspect noble de l’âme humaine, c’est à dire le don et le partage. Elle porte en elle la valeur inestimable de la victoire sur la maladie grâce à la générosité humaine dans sa forme la plus désintéressée. Vie et mort sont inextricablement mêlées, puisqu’il faut la mort d’une personne pour pouvoir en faire vivre d’autres. Reconnaissance, culpabilité, acceptation difficile de l’organe, soulagement de revivre représentent une partie des sentiments contradictoires que peut ressentir toute personne ayant reçu ce don. C’est dire l’intensité des réflexions qui agitent la personne qui “renaît“ grâce au don. Débiteur à jamais ou cohabitation harmonieuse avec son sauveur ? C’est tout le sujet de réflexion d’Alice, le personnage de la pièce, qui la conduit à travers son acte d’Amour pour “Sarah“ à la conscience de son appartenance à l’humanité tout entière. »
Extrait de la préface de Sarah, par le Professeur Olivier Boillot, Unité de transplantation hépatique, Hôpital Edouard Herriot, Lyon

EXTRAITS DE PRESSE :

« Avec pudeur, finesse et sensibilité, Lombardot s’est approprié l’histoire de Coralie, greffée du foie à l’âge de 5 ans, pour en tirer un texte magnifique que la jeune comédienne sert avec une énergie et une conviction époustouflantes. »
Sébastien Gayet, Le Dauphiné Libéré, 22/01/05

« Ensemble, Coralie Russier et Roger Lombardot militent la vie et prennent en défaut Brecht lui-même, qui au soir d’une œuvre accomplie considérait que le théâtre n’a plus l’ambition d’intervenir dans l’histoire, enlevant à la représentation sa capacité d’être un moment de changement qui devrait trouver un prolongement au delà du lieu théâtral. De cette rencontre avec Sarah, on sort transformé, comme Coralie le fut grâce à un don de vie…Oui ! le théâtre peut garder sa place dans l’espace public comme construction d’un temps et d’un sens communs. »
Jean-François Lacour, 23/01/05

« L’émotion et le bouleversement se lisaient sur les visages des spectateurs à la sortie de cette pièce unique, magnifiquement interprétée par Coralie Russier. »
Paul Roussel, Le Dauphiné Libéré, 24/03/05

« Cette pièce est une ode à la vie, un hymne à l’amour. Avec son écriture intime, tellement intime, Lombardot nous touche et nous amène à nous poser ou à nous reposer la question du sens de la vie… Grand coup de chapeau à Coralie pour sa remarquable présence en scène. Elle est éblouissante. »
Pierre Courouble, La Tribune, 27/03/05


Soir bleu Soir rose   -  2° édition  -

Perrine GRISELIN

Texte à jouer
Politique
Ils sont cinq comme les cinq présidents de la 5° république, comme les cinq continents,les cinq doigts de nos pieds, les cinq jours travaillés sept heures qui feront la semaine de trente-cinq heures, cinq comme le club des cinq, comme cinq semaines en ballon, les cinq dernières minutes, et la cinquième guerre mondiale qui finira bien par arriver.
ISBN:   2908387468  -  64 p.  -  15X21  -    PVP:   10 euros



Toulon 1942

Jean-Richard BLOCH

Texte à jouer
Guerre
Pièce écrite à Moscou dans les semaines qui ont suivi le sabordage de la flotte le 27 novembre 1942 à Toulon. À la différence de la réalité, Jean-Richard Bloch s'est efforcé de trouver au sabordage de bonnes raisons idéologiques, pour contribuer à la résistance française à l'occupant nazi.
ISBN:   2908387417  -  160 p.  -  15X21  -    PVP:   7,5 euros
Le Strasbourg, sabordé, le 27 novembre 1942 à Toulon sur ordre de l'amiral de Laborde.
Dans la pièce de J.R.Bloch, Le Strasbourg est un des personnages. L'amiral de Fromanoir a d'autres motivations que celles de de Laborde. Une pièce qu'il n' a pas été possible de faire recréer à Toulon suite à l'opposition de la municipalité dirigée par Hubert Falco, du conseil général du Var dirigé à l'époque par Hubert Falco avec comme président de la commission culture, Arthur Paecht. Seul, le conseil régional PACA, dirigé par Michel Vauzelle avait donné un avis favorable et a permis la réédition de cette pièce retrouvée par hasard à Beyrouth dans l'édition de Moscou 1944.
Au moment de la redécouverte de cette pièce, en 1998, la presse s'en est saisie pour une polémique normale sur un sujet aussi tabou à Toulon. Le bulletin municipal gratuit de la municipalité FN de Toulon (1995-2001) et Présent, le journal du FN ont été très hostiles. L'Humanité-Dimanche, favorable. L'arrivée à la mairie d'Hubert Falco, en 2001, n'a rien changé à l'hostilité. Le préfet maritime de l'époque, auquel Les 4 Saisons du Revest avaient demandé que la pièce soit créée sur Le Clémenceau  qui pourrissait déjà dans la rade de Toulon, avait répondu négativement, au nom de la neutralité de la marine.

Un visible Théo

Renaud LE BAS
Texte à jouer
Handicap
C'est le premier jour d'école, enfin, pour Théo, après des années de galère pour ses parents parce que Théo est un garçon handicapé qui ne sait dire que hi hi. Claire et Massimo se retrouvent seuls pour cette première journée jusqu'au retour de Théo.


ISBN:  2-908387-85-9   -   64 p.   -   15X21   -   PVP:  10 euros

Une vie

Roger LOMBARDOT
Texte à jouer
Condition de la Femme
Une femme déroule sa vie en rapprochant son univers intime des évènements qui ont marqué le monde au cours du XXe siècle.

ISBN:  2-908387-64-6   -   48 p.   -   15X21   -   PVP:  8 euros


Voïces ou le retour d`Ulysse

Jean-Yves PICQ
Texte à jouer
Guerre de Troie
Guerre du Vietnam
Poème épique sur deux guerres mythiques, celle d'Homère et celle du Viêt-Nam.
Un des textes dramatiques les plus puissants sur la guerre.

ISBN:  2-908387-31-X   -   128 p.   -   15X21   -   PVP:  10,50 euros


VOÏCES
(extrait sonore de 5 minutes)




Par Jean-Claude Grosse - Publié dans : théâtre
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Lundi 16 juin 2008
Théâtre pour la jeunesse

Des lendemains qui dansent


Françoise du CHAXEL, Frédéric SENENT, Françoise PILLET, Marie-Line LAPLANTE, Fabienne ROUBY
Textes à jouer
Banlieue
Jeunesse

Cinq pièces pour la jeunesse, à lire et à jouer, cinq écritures contemporaines couvrant le champ scolaire, du primaire au lycée:

- Mina Chouya de Frédéric Senent

- Mise au point, virgule de Françoise Pillet
- Le Garçon aux sabots de Marie-Line Laplante
- On fume juste une cigarette et en avant pour la nouvelle vie!
de Fabienne Rouby

- " Au pays de mon père, on voit des bois sans nombre "
de Françoise du Chaxel


ISBN: 2908387786 - 168p. - 15X21 - PVP: 14 euros


Ouvrage publié en partenariat avec Orphéon-Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, Cuers-

Il faut que la neige fonde ou L'École imprévue

Gérard LÉPINOIS
Texte à jouer
Chronique sociale
Essai de théâtre sur une école à la fois réelle et rêvée.
ISBN: 2-908387-68-9 - 128 p. - 15X21 - PVP: 12 euros

Cette pièce très baroque dans son écriture est d'une efficacité redoutable pour qui n'a pas peur des situations extrêmes qu'elle propose. Accompagnée de notes en dissonance, elle est en même temps l'occasion d'une forte réflexion sur l'école.

Le corps qui parle

Jean-Claude GROSSE, Jacques SERENA, Jacques DOAZAN, Jeanne MATHIS, Christophe PELLET, Jean-Louis REBORA, Frédéric SENENT, Jean SICCARDI
Textes à jouer
Corps
Huit pièces courtes de huit auteurs sur le thème du corps qui parle:

- Le côté de ma mère de Jacques Doazan
- Trois femmes de Jean-Claude Grosse
- Ainsi font, font, font de Jeanne Mathis
- Se refaire de Christophe Pellet
- L'Egos de Jean-Louis Rebora
- Ochtiléou de Frédéric Senent
- État de mal de Jacques Serena
- Autour de lui de Jean Siccardi

ISBN: 290838759X - 72 p. - 15X21 - PVP: 7,5 euros

Ouvrage publié en partenariat avec Orphéon-Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, Cuers-

Rêver le monde

Sylvie DURBEC, Lucette SALIBUR, Françoise du CHAXEL, Catherine ZAMBON
Textes à jouer
Jeunesse
Quatre pièces pour la jeunesse, à lire et à jouer, quatre écritures contemporaines couvrant le champ scolaire, du primaire au lycée:

- Les trois vies de Zéfurine de Sylvie Durbec
- Zindziwa et la légende du  vieux monde de Lucette Salibur
- Si on rêvait? Si on parlait? de Françoise du Chaxel
- Les badauds de Catherine Zambon

ISBN: 2908387654 - 96 p. - 15X21 - PVP: 10 euros


Ouvrage publié en partenariat avec Orphéon-Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, Cuers-

Zindziwa de Lucette Salibur ( extrait)
1 - Une place : un gamin est assis sur des cartons. Une femme arrive, elle porte un panier, elle chante :
"Sucre à coco
Tablette coco
Gâteau patate
Gâteau coco
Amour caché
Pa cheché sav ki moun mwen yé
(Ne cherche pas à savoir qui je suis)
Pa cheché sav yo di mwen sé
(Ne cherche pas à savoir, on dit que je suis)
Marchande bonbons, marchande pistaches, marchande sorbet
Marchande snowball, marchande gâteaux, marchande d'espoir… "

Le gamin l'apostrophe :

On dit que tu pisses debout comme un homme et que l'on entend ton jet à des kilomètres à la ronde !……… On dit que tu as certain pouvoir et que tu récites sur les gens pour dénouer les mauvais sorts ….

ZINDZIWA : Et qu'est-ce qu'on dit encore, monsieur On-dit ? Que je suis une marchande de paroles, une marchande d'espoir ? Et comment dit-on que je m'appelle, est-ce que tu le sais ?

GAMIN : Tu es celle qui porte les sept couleurs de l'arc-en-ciel sur ses deux têtes. Tu es celle qui se tient debout entre le visible et l'invisible. Tu es celle que l'on nomme depuis le premier matin du monde, Zindziwa.

ZINDZIWA : Et comment as-tu appris tout cela ?

GAMIN : La veille de mon accouchement, je pleurais dans le ventre de ma mère. Je n'avais pas envie de sortir. Je pleurais tellement que ça la faisait pisser tout le temps. Pour me consoler, et aussi un peu parce qu'elle en avait assez d'aller pisser, elle m'a raconté une histoire. C'était la tienne...

ZINDZIWA : Tous les enfants du monde s'angoissent devant la porte de la matrice. Ils essaient de se contenir pour faire plaisir, mais ils finissent toujours par craquer. À l'instant précis où ils réalisent que le moment est imminent, qu'ils ne pourront pas s'accrocher à la cloison, qu'ils seront de toute façon happée par la grande roue ; Tous, ils fondent en larmes. C'est d'ailleurs le signal pour ceux de l'extérieur, ils disent : "la poche des eaux est rompue…"

La lutte des places / Le libre jeu

Jean-Claude GROSSE
Texte à jouer
Chronique sociale
La lutte des places met en jeu des nomades et des sédentaires. De ces deux modes de vie, lequel est le plus ancien, lequel a le plus d'avenir?
Le libre jeu met en jeu trois générations pour tenter de démêler si la vie a du sens et si notre liberté est réelle ou si nous n'avons qu'un petit peu de jeu dans les rouages de la grande machine à formater.
ISBN: 2908387360 - 96 p. - 15X21 - PVP: 7,5 euros

Sujet : Spectacles de la société du spectacle Date : 01/02/2006 10:49
De : amaury  sur zazieweb
Ces deux oeuvres m'ont été envoyé par grossel, zazienaute, à la suite d'une discussion très intéressante au sujet du festival d'Avignon. Cela tombe bien, ce livre m'est comme une initiation poussée au théâtre contemporain que je connais peu et dont je pouvais avoir une opinion caricaturale. En lisant ces pièces, on ne peut s'empêcher de se dire que l'auteur a lu Guy Debord et les situationnistes, ou qu'il s'en est rapproché par sa réflexion personnelle. Bien sûr, maintenant tout le monde prétend avoir lu "la société du spectacle" et la plupart ne retient que la critique des médias en oubliant la remise en cause radicale de la société capitaliste moderne.

La lutte des places, écrite entre 1978 et 1983, montre sur scène l'affrontement entre les esprits nomades mené par Yakali qui est monsieur Loyal à ses heures de la société du spectacle. Chacun donne son avis sur le monde tel qu'il va en attendant un changement radical. Les "fous" et les prisonniers finissent par être libérés et la conscience progresse enfin. J'aime beaucoup cette première pièce car elle me rappelle mon adolescence qui correspond aussi à la fin des illusions de l'après 68, à la fin des utopies. Nous étions libres et nous ne le savions pas. Nous "rêvions d'un autre monde", et on ne l'ose plus. "La lutte des places" montre que, justement, il ne faut pas à hésiter à remettre en cause les certitudes et rêver d'un changement radical alors que la majorité des jeunes et des moins jeunes actuellement fantasment sur des sinécures de "ronds-de-cuir".

Le libre jeu a été écrit entre l'été 1992 et le printemps 1995 au centre national des écritures du spectacle à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon. Cela montre bien d'ailleurs que l'État a encore un rôle de mécène important à jouer quant à la culture si son action permet la création de nouvelles oeuvres comme celle-ci qui n'a rien d'un happening bâclé. Cette pièce est, me semble-t-il, plus pessimiste que la première, bien que toute espérance n'en soit pas complètement absente. On y suit les tribulations d'une famille moderne, sur trois générations ce qui permet d'aborder plusieurs réflexions dont la mixité sociale et ethnique, les différences de générations. La figure m'ayant le plus touché est celle de l'enfant, qui symbolise l'avenir. C'est un enfant très sage fasciné par la violence, un enfant qui ne semble plus rêver. La pièce finit sur lui et l'on s'inquiète de ce qu'il va devenir...



Par Jean-Claude Grosse - Publié dans : théâtre
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Samedi 17 mai 2008
Le théâtre, de la pratique à la théorie
Denis Guénoun


Denis GUENOUN revient dans cet entretien sur ses expériences de mise en scène qu'il a pratiquée avec différentes troupes de théâtre et nous fait part de ses réflexions sur ces pratiques mais aussi sur l'écriture théâtrale et le théâtre en général.

Denis GUENOUN est agrégé de philosophie et professeur de littérature française (théâtre) à l’Université de Paris IV-Sorbonne depuis septembre 2000. Il est également auteur, comédien, musicien et metteur en scène.
Il fonde et anime la compagnie "l'Attroupement" de 1975 à 1982, puis celle du "Grand Nuage de Magellan" de 1982 à 1990. De 1986 à 1990, il exerce les fonctions de directeur du Centre dramatique national de Reims. Metteur en scène, il réalise de nombreux spectacles dont Jules César (Avignon 1976), Agamemnon (1977), Le Jeu de Saint Nicolas (Nancy, Paris 1979-80), Un Chapeau de paille d'Italie (Avignon 1981), Faust (1987). Il est l'auteur de plusieurs textes pour la scène, représentés en France et à l'étranger : Le Règne blanc (1975), L'Enéide d'après Virgile (1982), Le Printemps (1985), Un Conte d'Hoffmann (1987), La Levée (1989), X, ou le petit mystère de la passion (1990), Paysage de nuit avec oeuvre d'art (1991), Le Pas (1992), Lettre au directeur du théâtre (1996), Monsieur Ruisseau (1996). Il a par ailleurs réalisé un court métrage "Un Rêve de Goethe à Valmy "(1989) et a écrit divers essais sur le théâtre, "L'Exhibition des mots, une idée (politique) du théâtre" (Ed. de l'Aube, 1992), "Le Théâtre est-il nécessaire ?" (Circé, 1997), "Relation (entre théâtre et philosophie)" (Les Cahiers de l'égaré, 1997).

Les Cahiers de l'Égaré ont édité plusieurs pièces de Denis Guénoun:
- X ou le petit mystère de la passion (1990)
- Paysage de nuit avec oeuvre d'art (1991)
- Lettre au directeur du théâtre (1996) - 4° édition 2008
- Ruth éveillée (2007)

À paraître en 2008:
- Tout ce que je dis (mai)
- Théâtre, tome 2, comprenant Le printemps, La Levée, Le pas hors du pays des morts (novembre)




Par Jean-Claude Grosse - Publié dans : théâtre - Communauté : L'art e(s)t la vie
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Samedi 29 mars 2008
Jeudi 27 mars  à 19 H,
dans le cadre de JEUDI, C'EST BIEN AUSSI,

aux chantiers de la lune
31 place benoit frachon
83500 La Seyne sur Mer
0494064926
www.leschantiersdelalune.com

Lecture de
68 mon amour
de et par Roger Lombardot
édité par Les Cahiers de l'Égaré

10 participants, 8 livres achetés

Le matin, entre 10 H et midi, Roger Lombardot avait lu sa pièce pour 45 élèves du Lycée du Golf Hôtel à Hyères.
À la fin de la séance, 8 élèves sont restés pour lui dire combien cette lecture suivie d'une discussion leur avait apporté.

Prochaine lecture de 68 mon amour,
le vendredi 23 mai à 20 H 30
au CREP des Lices



Par Jean-Claude Grosse - Publié dans : théâtre
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