Texte libre

La tentation du désert
 

Les marchands de sable
détestent
prêcher dans le désert.
Que le désert croisse !
Honneur à qui favorise
le désert !
à qui recèle un désert !
 
Prophètes de malheur,
annonceurs d’apocalypses
naissent du  désert.
Brament dans le désert.
Aboulique, la foule.
Boulimiques, les masses.
Venues du Nord,
déferlent par les autoroutes
du soleil.
Maximalisation du Sud.
A l’heure de midi,
le midi brûle.
Le désert croît.
Déserts, les chantiers.
Licenciés, les ouvriers.
Moi, les pieds dans l’eau.
Indifférent au paradis.
 
Prophètes de bonheur,
annonceurs d’âges d’or
surgissent du désert.
Exultent dans le désert.
Mimétique, la foule.
Léthargiques, les masses.
Venues du froid,
s’allongent sur le sable
chaud.
Sieste sous parasol.
A l’heure de midi, il fait nuit.
Le désert croît.
Déserts, les embarcadères.
Désarmés, les rafiots.
Moi, la tête dans les étoiles.
Indifférent à l’enfer.
 
Les assoiffés de pouvoir
déversent sur la foule,
les grandes eaux
de leurs mirages.
Fébriles, les assujettis
fascinés par ces images
qui ne désaltèrent pas.
Qui en appellerait à
la traversée
du désert ?

Sur les plages de sable,
l’indifférence d’aujourd’hui.
Molle. Obèse. Prolifique.

Dans les déserts de sable,
l’indifférence d’hier.
Dure. Sèche. Érémitique.
 
Du désert, aimer à la folie
le grain de sable
qui enraye la machine,
saboteur de toute folie
des grandeurs.
 
Du désert, garder
le grain de sable,
inaltérable,
ne pas s’attarder
à la dune,
sa répétition en masse,
altérée par
tout vent de sable.

Favoriser le désert
jusqu’au mira (cl ou g) e
de  l’oasis
                 
J.C. Grosse
La Parole éprouvée
Les Cahiers de l'Égaré

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photo: Laurent Laveder

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Les Cahiers de l'Égaré n'éditent que des titres en lien
avec les activités des 4 Saisons d'ailleurs

 

Inutile d'envoyer des manuscrits
 
Le diffuseur-distributeur (national et international) des Cahiers de l'Égaré est:

SOLEILS,

23 rue de Fleurus,
75006 PARIS
courriel: soleilsdiffusion@hotmail.fr
tel: 01 45 48 84 62 / fax: 01 42 84 13 36

 

Vous pouvez vous procurer les Cahiers de l'Égaré auprès de votre libraire, sur les sites de vente en ligne ou directement auprès de l'éditeur.
Sur ce blog, vous ne trouverez dorénavant que des informations sur les titres parus ou à paraître. Le nettoyage du printemps 2012 a été effectué.

 

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photo: Laurent Laveder

 

Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 10:18

Voici le communiqué de presse qui récompense Le Silence d'Émilie, de Marcel Conche, édité par Les Cahiers de l'Égaré, en 2010.
Ce livre est disponible exclusivement auprès des Cahiers de l'Égaré.

 

édition hors commerce
20 euros franco de port
à l'ordre des Cahiers de l'Égaré
669 route du Colombier
83200 Le Revest

COUV le silence emilie 

 

Le Prix des Charmettes/J.-J. Rousseau (Noël 2011) à

Marcel CONCHE Le Silence d’Émilie, Journal Etrange VI, Les Cahiers de l’Égaré (Le Revest-les-Eaux, 2010)

 

Ce prix annuel, financé par la célèbre coutellerie OPINEL, sise à Cognin, à proximité des Charmettes de Rousseau (1500 euros et un coffret de produits Opinel), récompense une œuvre qui se situe dans le sillage des Rêverieset/ou Confessions. Son jury est franco-suisse, et a couronné depuis 1989 des auteurs célèbres (Philippe Jaccottet, Jacques Chessex, Rachid Boudjedra…) ou inconnus (Georges Saint-Clair, par exemple, en 1991 avant qu’il n’obtienne le Grand Prix de Poésie de l’Académie française)

 

Le point de vue de trois membres du jury

Philippe Rahmy, poète suisse handicapé :

« Silence comme don de soi consommé par l’amour. Je vote pour ce texte avec reconnaissance, gravité, joie, avec modestie devant l’injonction qui nous est faite de pardonner, de pardonner au-delà du concevable pour s’élever vers l’autre, dans l’universel. On est, en lisant, traversé par l’écriture et par la vie qui fait corps avec elle. Un "oui". Inconditionnel. »

 

Jean Burgos, professeur à l’Université de Savoie :

« Enfin un ouvrage dans la droite ligne des Confessions – où le philosophe et l’homme conjointement serein et torturé se fondent pour nous donner un livre magnifiquement écrit et qui déborde la seule littérature. Merci de me l’avoir fait connaître. »

 

Daniel Aranjo (Prix de la critique de l’Académie Française 2003), Secrétaire du Prix des Charmettes :

« Nous connaissons tous l’amour absolu, mythique de Nerval pour Jenny Colon. Avec Marcel Conche, nous vivons cet amour-là, cet amour-ci, qui dépasse peut-être son objet mais dans le bon sens, et le vivons dans notre monde à nous et ses décors quotidiens : Corse actuelle, petite voiture, repas au restaurant, plantations d’oliviers d’Émilie. Et quel courage pour cet immense esprit de se dire amoureux, si je calcule bien, à 85 ans d’une jeune Eurasienne corse d’une trentaine d’années et d’en faire une dure, énigmatique, fascinante, philosophique, poétique déesse grecque ! Quel honneur aussi pour l’éditeur d’avoir pu et su publier ce frugal, cet ardent fragment de journal (supérieurement conçu et douloureusement élaboré) dans son quasi-cercle d’oliviers du Revest-les-Eaux !»

 

 

liens internet :

 nouvelles-de-marcel-conche

visite-a-marcel-conche

conche-gunzig/vidéos

marcel-conche/vidéos

 


Par grossel - Publié dans : cahiers de l'égaré
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