Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Cahiers de l'Égaré

Les Cahiers de l'Égaré: histoire

4 Mai 2014 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

  Histoire des Cahiers de l’Égaré

 

L’histoire des Cahiers de l’Égaré est liée à trois histoires :

- celle de la revue Aporie qui a sorti 13 numéros entre 1982 et 1990 consacrés à des thèmes comme l’ordre et le désordre, la limite, le désert, la crise, l’espoir, la mise à mort, le mythe, le soleil

et à quatre poètes : Odysseus Elytis, Saint-John Perse, Lorand Gaspar, Salah Stétié

dont quatre œuvres ont été créées pour le théâtre : Marie des Brumes, Les tragédiennes sont venues, Judée, Lecture d’une femme ;

- celle du Festival de théâtre du Revest de 1983 à 1991, devenu Les 4 Saisons du Revest à partir de 1990 avec l’inauguration de la Maison des Comoni, jusqu’à fin 2004, cessation d’activité dans ce lieu par décision politique non motivée ni communiquée par écrit, décision contestée devant le tribunal administratif. 1° jugement rendu en avril 2009 favorable aux 4 Saisons du Revest.

- celle des agoras du Revest d’octobre 1995 à fin 2004, séances mensuelles de débats sur une thématique annuelle.

 

À la revue Aporie, Les Cahiers doivent de s’appeler de l’Égaré. Et quelques titres de poètes.

Odysseus Elytis : Avant tout, épuisé

Salah Stétié : Lumière sur lumière ou l’Islam créateur, Le voyage d’Alep, épuisés

Tristan Cabral : L’enfant d’eau, épuisé

Dimitri Analis : Sana’a-Aden, Silencieuse fraternité, épuisés

Emmanuelle Arsan : Bonheur, épuisé,  Bonheur 2, disponible

 

Au Festival et à la Maison des Comoni, Les Cahiers doivent d’éditer surtout du théâtre.

 

Aux agoras du Revest devenus depuis, les agoras d’ailleurs (soirées et pauses-philo à La Seyne et à Hyères), Les Cahiers doivent d’éditer de la philosophie (8 Cahiers de l’Agora édités entre 1996 et 2003 et divers autres livres dont 4 titres de et sur Marcel Conche).

 

On peut trouver  dans les pages des 3 blogs animés par Les 4 Saisons d’ailleurs, les interventions sur des sujets variés de plus de 12 philosophes, psychanalystes, auteurs.

 

 

Les Cahiers ont édité  150 titres depuis juillet 1988 dont 60 titres épuisés, désormais indisponibles.

 

Certains titres sont le résultat de commandes d’écriture comme Feu, Elipse, Le fond des navires. Les autres ont été publiés parce que créés ou accueillis au Revest, avec tournées des spectacles.

Il y a aussi des titres non liés à l’histoire des 4 Saisons, des coups de coeur comme La mort et l’amour, Une vie, L’école imprévue, Temps de loups…

Tirage : entre 500 et 1 000 exemplaires.

Avec des retirages : Feu (2 éditions à 500), Lettre au directeur du théâtre (2 à 1000, 2 à 500), Babel (2 à 500), Mabel (2 à 500). Le cas Gaspard Meyer édité à 500 exemplaires a été réédité. Pilate, Soir bleu-soir rose, Sarah, La Rose ont  aussi été réédités.

Depuis 2007, pour certains titres, Les Cahiers de l’Égaré sont passés à l’impression numérique. Il s’agit de titres dont on sait que l’impact public sera réduit mais qui doivent exister pour après-demain. Exemple : Fiction du capital, essai de penser et d’écrire le capital aujourd’hui dans son action oxymorante d’où perte des repères, valeurs, confusion généralisée, absence de boussole idéologique  et bourrage de crâne.

Les ventes sont assurées par les spectacles qui tournent et qui ont du succès. Exemples : Le tour complet du cœur, Fournaise, Le cas Quichotte, tous les textes de Roger Lombardot…

Les Cahiers ont un diffuseur distributeur à Paris, Soleils.

Les ventes en librairie se font en petite quantité (sauf Denis Guénoun, Marcel Conche).

Les bibliothèques, malgré des lettres et des catalogues, nous ignorent.

Les Cahiers et l’Agence régionale du livre sont dans une relation d’ignorance même si nous sommes informés mais nous ne jouons pas dans les mêmes cours.

Outre les spectacles, les lectures constituent un bon relais pour la diffusion.

Ces lectures à plusieurs voix sont des moments appréciés, pour 20 à 50 personnes, en appartement, médiathèque, extérieur jour ou nuit.

Dernières lectures en appartement ou en public en 2008 et en 2009:

68 mon amour de Roger Lombardot

La vie sublime de Roger Lombardot

Temps de loups de Gilles Desnots

Le cas Quichotte de Philippe Vincenot

Avide, farce électorale de portée municipale, de Say Salé,

auteur burkinabè, non publiée à ce jour

Fiction du capital de Gérard Lépinois.

 

Certains titres ont été repris par d’autres éditeurs : Claudine Galéa (Chants du silence rouge) chez Circé, Claude Ber (L’auteurdutexte) chez Via Valeriano, Salah Stétié (Le voyage d’Alep) chez Fata Morgana…

Évidemment, je reçois des manuscrits. Mais je décourage l’envoi de manuscrits.

Je veux continuer à faire seul ce que je fais : je sais quels sont les gens avec qui j’ai envie de travailler et Les Cahiers ne cherchent ni la rentabilité, ni l’expansion, ni la communication dispendieuse : il n’y a aucun service de presse et plus de participation à des salons, Paris, Toulon, Mouans-Sartoux, Cotignac...

Il y a des ventes, l’argent en trésorerie est  donc réinvesti sur de nouveaux titres. Pas d’autres dépenses que les frais d’impression et de maquette.
Je ne publie que 4 à 5 titres par an, en relation avec ce qu’on a fait hier avec Les 4 Saisons du Revest,  avec ce qu’on fait aujourd’hui  avec Les 4 Saisons d’ailleurs.

Il y a bien sûr des exceptions.

Dis, la vie d’Elsa Solal, édité avec La Coupole à  2 500 exemplaires pour les habitants de Sénart. Rouge Nocturne de Michel Simonot, édité avec Le Carreau de Forbach à 700 exemplaires pour les habitants de Verdun. 

Lumière sur lumière ou l'Islam créateur de Salah Stétié, édité à 2 000 exemplaires pour donner une vision juste de l’Islam.

Ayant un budget de 5000 à 10000 euros par an en moyenne (ventes de livres dont les livres en souscription, hors commerce), je ne peux pas dépasser 4 à 5 titres par an. Mais en 2007 et 2008, j'ai édité 9 titres par an. En 2009, 3. En 2010, 3.

C’est pourquoi je n’ai pu éditer, par exemple, La mastication des morts de Patrick Kerman qui voulait être publié dans Les Cahiers.

J’ai cédé à la Bibliothèque de théâtre Armand Gatti, à Cuers, prés de 250 manuscrits. Et il y a là-dedans pas mal d’auteurs qui, aujourd’hui, comptent. J’en ai encore une centaine à sa disposition. À noter la co-édition de 3 livres de théâtre pour la jeunesse avec Orphéon, bibliothèque de théâtre Armand Gatti.

J’obtiens parfois une aide à la collection théâtre des Cahiers de l’Égaré de la part de la Région Provence-Alpes-Côte d'azur qui me permet de doubler le volume éditorial de l'année aidée. Dernière aide obtenue : 4000 euros en 2006. Pas de demande en 2007. Pas d’aide obtenue en 2008. Pas de demande en 2009. Ni pour 2010. Fatigué de faire des demandes, de remplir des dossiers.

Dernier point : les stocks non vendus des Cahiers de l’Égaré peuvent profiter à certaines opérations à destination d’élèves, d’étudiants ou de pays en demande. Nous avons en particulier fait profiter l’Université de Novossibirsk (département de français) de pièces de théâtre et ces dons de 2005-2006 ont donné naissance aux 1° rencontres Cyril Grosse à l’Université de Novossibirsk fin mai début juin 2008, avec création de textes d’auteurs français vivants en plus des classiques, le théâtre étant en Russie un vecteur pédagogique d’apprentissage de la langue.

Les 2° rencontres Cyril Grosse ont eu lieu en mai juin 2009.

 

  Jean-Claude Grosse

  Directeur des Cahiers de l’Égaré

 

 

 

Les Cahiers de l'Égaré: histoire

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article