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Les Cahiers de l'Égaré

Un projet d'alphabétisation/Le syndrome de Wendy/Angélica Liddell

21 Août 2013 , Rédigé par grossel Publié dans #notes de lecture

Maudit soit l’homme qui se confie à l’homme :

un projet d’alphabétisation

Tout le ciel

au-dessus de la terre

(Le syndrome de Wendy)

Angélica Liddell

Les Solitaires Intempestifs

Allez savoir pourquoi, je n’ai pas envie d’aller voir les spectacles d’Angélica Liddell. Ce que je peux en lire, plutôt dithyrambique, me décourage. Je ne suis pas tenté par la provocation, l’imprécation, la masturbation simulée en public.

Mais approcher autrement ce phénomène semble possible en lisant son œuvre publiée.

C’est ce que j’ai fait en lisant deux textes.

Le projet d’alphabétisation est un manuel de méfiance absolue. En particulier vis à vis des déclarations d’amour, des sentiments, des bons sentiments, du plus de dignité, des louanges, de T comme Table, table de mariage qui commence dès qu’on est deux. Moins vis-à-vis de l’argent parce que l’échange est réduit au minimum avec le boulanger chinois quand tu achètes ton pain. Évidemment le regard porté sur l’humanité est noir, intégrant aussi l’élaboratrice du projet de malédiction, l’auteur. Ce qu’elle écrit à la lettre M : je ne te salue pas Angélica pleine de merde… ne prie pour aucun de ces connards ni maintenant ni à l’heure de ta putain de mort donne le ton à cet abécédaire en désordre que j’ai reçu avec jubilation. J’ai aimé cette méfiance généralisée qui s’en prend aux parents, aux pères, aux mères, aux violeurs dans les familles, à ce putain de président de la France, à la France, au 14 juillet, à la Comédie humaine (Comédie-Française). Il y a de la métaphore dans l’air, du retournement de sens. C’est le loup qui est mangé par l’enfant et ça leur fait un peu de bien. C’est Schubert et le piano qui sont convoqués pour indiquer l’utopie : l’âme ne progresse pas donc on ne peut pas jouer du Schubert… si on savait tous ce qu’est le bien, on jouerait du piano comme on respire. C’est la balle et le revolver qu’il faut séparer, le corps et les sentiments. Je veux bien croire que ce genre de texte corresponde à une vision personnelle du monde d’aujourd’hui, vision partageable mettant tout le monde dans le sac des souillures, des immondices, des ordures, des déchets ambulants et de tout ce qui est fait pour camoufler nos saletés individuelles et collectives sous des couches et des couches de saletés hypocrites, idéologiques, sentimentales, déclaratives.

Une solution : ne crois personne, on va se tirer une jolie balle dans la tête devant le putain de président de la France.

Le syndrome de Wendy est plus complexe dans sa construction, en tableaux, avec des répétitions comme les 4 scènes inachevées du film d’Elia Kazan La fièvre dans le sang sur des vers de William Wordsworth, de longs monologues comme pour L’Île. On va de l’île d’Utoya à Shangaï en passant par réminiscence par Le pays imaginaire de Peter Pan. Peter et Wendy sont personnages de ce récit qui fait glisser la tuerie froide d’Anders Breivik à Utoya dans le monde cruel du conte. Cet agencement est profond. Avec les 4 scènes de La fièvre dans le sang, on a comme un contrepoint, la dénonciation inaboutie de l’idéalisme. Avec Utoya, on a une métonymie de la froideur meurtrière universelle. Avec Peter et Wendy, on a la matière d’un conte qui ouvre des abîmes de perplexité. Peter, l’enfant qui ne veut pas grandir, qui ne veut pas mourir, garçon cruel, sans sentiment, égocentrique. Wendy, la mère maternante qu’il se choisit puis qu’il remplace par la fille de Wendy, Jane, puis par la fille de la fille… car le temps passe, les autres grandissent, deviennent adultes. Lui est immuablement enfant. Et bien sûr même si Angélica Liddell l’occulte, on ne peut pas ne pas penser à la fée Clochette. Voilà 3 personnages très exploités par la psychologie moderne, qui ont donné lieu à des noms comme le syndrome de Peter, le syndrome de Clochette, le dilemme ou le syndrome de Wendy. Il n’y a pas lieu ici d’approfondir ces syndromes. Mais nous avons à nous demander si une éducation est possible ou non, si nous pouvons ou non faire un travail sur nous, seul ou avec un tiers, nous changer quoi. Pour Peter, mission impossible. Wendy peut s’en sortir si elle rompt avec Peter. Clochette a trop envie d’être aimée pour renoncer à la conquête.

Angélica Liddell use du syndrome de Wendy pour répondre NON et pour balancer aux mères, mères de tous les maux :

FOR ALL MOTHERS ! FUCK YOU ! MOTHER !

On retrouve dans ce récit la méfiance de l’abécédaire. Les balles imaginaires devant le putain de président de la France sont devenues les balles réelles d’Utoya, froides, refroidissant des vivants, des jeunes avec lesquels Wendy se voit faire l’amour. Non elle n’a pas de douleur, elle n’a pas le souffle coupé par l’horreur. Elles pensent à eux qu’elle aurait aimés sans qu’ils l’aiment, leurs sexes dans sa bouche pour d’éternelles fellations. Ainsi s’achève Peter Pan.

Jean-Claude Grosse

Un projet d'alphabétisation/Le syndrome de Wendy/Angélica Liddell
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7 femmes/Lydie Salvayre (et autres lectures)

8 Août 2013 , Rédigé par grossel Publié dans #notes de lecture

7 femmes

de Lydie Salvayre

Perrin 2013

De Lydie Salvayre, j’ai vu, donc entendu et non lu, les Quelques conseils aux élèves huissiers dans l’interprétation remarquable de Frédéric Andrau et La Compagnie des spectres dans celle, non moins remarquable, de Zabou Breitman

Les 7 femmes sur lesquelles écrit Lydie Salvayre sont des écrivains, des écrivains pour lesquelles écrire et vivre ne font qu’un, vivrécrire dit Marina Tsvetaeva.
Il y a une belle liberté de ton chez cette lectrice admiratrice qu’est Lydie Salvayre. Elle trouve pour chaque auteur évoqué, l’angle qui la touche et qui rend cet auteur on ne peut plus vivant. Par exemple pour Marina Tsvetaeva, elle insiste sur l’écriture de celle-ci, un choc à l’époque, (Emily Dickinson l’avait précédé sur les chemins de la syncope, de la ponctuation explosée) et sur la correspondance entre Pasternak (Ma sœur la vie) et celle qui vit dans les incendies (Le ciel brûle).
Des 7 parcours abordés dans leurs singularités, Emily Brontë, Djuna Barnes, Sylvia Plath, Colette, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Ingeborg Bachmann, j’avoue ma préférence pour 3 : Emily Brontë dans sa lande d’Haworth et pour Les Hauts de Hurlevent, Marina Tsvetaeva la plus radicale des 7 dans son refus de toute compromission, de tout renoncement à l’infini potentiel contenu dans l’amour (azur, azur deuxième terre dit un titre d’une biographe), à la singularité de chaque être qui ne doit pas se laisser broyer par la machine collective, Ingeborg Bachmann, autre radicale qui m’a renvoyé à une pièce lue il y a peu : À bout de silence d’Anne-Marie Storme (ou le prix, le poids de la culpabilité collective assumés par une femme).

Ce qui est étonnant dans ces parcours qu’aime avec grande émotion et lucidité l’auteur, c’est le grand écart qu’il y a entre eux. C’est ainsi que je l’ai ressenti,

d’un côté les allumées de plus grand que soi, de ce qui nous dépasse, de ce qui nous augmente, l’amour (Tsvetaeva), la nature (Woolf, qui sait emmailloter ses sensations à son contact dans les mots) mais la disproportion est telle entre l’aspiration et la réalité que cela peut mal finir, avec le suicide de Marina Tsvetaeva par exemple,

de l’autre les allumées de l’auto-destruction, à entendre non comme une volonté délibérée mais comme une impuissance, un épuisement devant des forces infernales, des terreurs insurmontables, incontrôlables qui surgissent à votre insu et vous dévorent d’où le suicide de Virginia Woolf ou celui de Sylvia Plath.

Un tel grand écart explique l’ironie mordante dont fait preuve l’auteur vis-à-vis de tout ce qui est petit, mesquin, hypocrite, conformiste, bourgeois, bureaucratique. Elle est féroce comme ses allumées contre les mœurs d’hier et d’aujourd’hui, raconte leurs amants et amantes (pour Colette, Tsvetaeva), les scandales qu’elles provoquent, leurs déboires, l’isolement qui a caractérisé la plupart d’entre elles car à leur mépris pour les « bonnes mœurs », leur insolence, leur liberté, sexuelle en particulier, leur insoumission, la société répondait par le rejet, pire, l’indifférence. Ce n’est qu’après leur disparition que la reconnaissance est venue, un malentendu sans doute car on ne voit pas en quoi les lecteurs d’aujourd’hui seraient plus sensibles que ceux d’hier aux écritures de ces allumées. Sauf que la mode des livres culte, des films culte, des chansons culte est passée par là. Deux mondes sont stigmatisés, le monde stalinien (qu’elle décrit dans des termes que je trouve réactionnaires pour adopter une terminologie trotskyste, février 17 étant une révolution, octobre 17 un coup d’état dit-elle) et ses purges (quel mot !), le monde autrichien, national-socialiste jusqu’au quotidien d’aujourd’hui. Mais les États-Unis ne sont pas épargnés ni l’Angleterre ni la France et Paris dont deux visages nous sont présentés, celui vécu par Djuna Barnes, celui vécu au même moment par Marina Tsvetaeva.

J’avoue que les expériences de lectrice admiratrice de Lydie Salvayre sont roboratives puisqu’elle n’occulte pas l’étonnant antisémitisme de Virginia Woolf (surmonté au moment de l’avènement de Hitler au pouvoir) ou les travers de Colette (n’empêchant pas son sens merveilleux de l’éclosion). La complexité, mot-clef du spectacle Rock’n Love sur le mécanisme amoureux, est le propre de ces écrivains. Pas faciles à cerner, à comprendre. Reste l’admiration et donc les citations qui ont une belle place dans le récit.

Je voudrais terminer sur trois remarques.

Le quotidien que Sylvia Plath tient à intégrer à sa conception de l’écriture, pas d’écriture sans renvoi à ce qui se passe dans la cuisine et au WC, il en est de même mais différemment chez Colette, celle-ci exaltant ce quotidien, celle-là le détestant car amenuisant, rapetissant l’être. Ces rapports opposés au quotidien le plus banal me font penser aux travaux d’Henri Lefebvre sur la critique de la vie quotidienne. Vouloir échapper à celle-ci me semble voué à l’échec donc comment vivre le quotidien avec ses habitudes ? Je pense qu’il n’y a pas à discréditer les habitudes, gain de temps, d’énergie, qu’il y a à les vivre en en connaissant les risques de sclérose, en introduisant de la surprise, en acceptant l’inattendu, en étant ouvert à des sollicitations simples. Le jeu des portions de camembert peut être un bon accompagnement dans la vie de tous les jours pour la conscientiser.

Ce que dit Ingeborg Bachmann sur le mariage comme assassinat me semble d’une grande justesse dans beaucoup de cas. Je préciserai que c’est moins le mariage que l’amour qui conduit à cette soumission mortifère dont le sadisme masculin se nourrit, détruisant à petit feu l’autre. Oui, il y a une grande force dans le passage consacré à Franza, roman inachevé de Ingeborg Bachmann. Mais comme à mon habitude, je me demande si c’est une fatalité. Ma réponse est non. C’est de la responsabilité de chacun de savoir s’il veut ou non tenter de sublimer, différer ses pulsions. Comme je l’ai dit dans mon article sur Rock’n Love, spectacle faisant écho à la désespérance de l’auteur de 7 femmes, il n’y a pas d’éducation à l’amour, chacun est livré à lui-même, subissant les illusions collectives et la société ne va pas chercher à modifier cet état de choses, la soumission amoureuse étant la meilleure forme de servitude volontaire, ensuite généralisable au reste des comportements individuels et collectifs. Mais si c’est une fatalité pour le grand nombre, ça ne l’est pas pour les lucides et volontaires forçats de l’harmonie, de la beauté, de la bonté (ne pas donner à ce mot, un sens cucul, la bonté est ce qui me conforme à ma nature), du pur Amour.

Les allumées de Lydie Salvayre me semblent malgré leur force intérieure les conduisant jusqu’au suicide pour certaines, très complexes, trop complexes. Je sais, c’est gonflé de porter un tel jugement. Mais en disant cela, je pense à mon ami Marcel Conche, à ses efforts pour devenir cause de lui-même et non conséquence des influences parentales, sociales, historiques. Dans son souci exclusif de la recherche de la Vérité sur le Tout de la Réalité, il a su tenir à distance toutes les fausses valeurs, toutes les tentations détournant du droit chemin de sa vocation et se construire ses convictions vécues, une trentaine. À la complexité d’une Virginia Woolf (ce que l’on peut appeler les données initiales induites par le milieu familial et social, l’époque, sur lesquelles je pense qu’on peut agir si on le veut), je préfère la simplicité exigeante, voulue, modifiant les dites données d’un Marcel Conche (son effort d’élucidation, non de ce qu’il est et de ses conditions de vie, dont il se moque, mais de la Vérité et le respect qu’il voue à sa vocation de philosophe me semblent aussi allumés que les complexes psychés des admirées de Lydie Salvayre).

Merci à l’auteur des 7 femmes de m’avoir permis de me coltiner à quelques questions essentielles pour moi. Mes admirés s’appellent Rabelais, La Boétie, Montaigne, un certain Pascal, un certain Diderot, un certain Rimbaud, Shakespeare, les milliers de ma bibliothèque, Ada Lovelace et Marceau Farge. Comme lui, je ne me soucie pas de notoriété, je fais mon travail sans chercher la reconnaissance, écrire, éditer à petits pas, sans service de presse, artisan passionné et je l’espère, sans posture ni imposture.

Au sortir des 7 femmes, je suis allé avec Rosalie, 5 ans et demi, au cimetière de Corsavy où elle veut passer tous les soirs et où elle parle aux disparus de la famille. À l’écouter et à penser à deux titres Façons de mourir (Ingeborg Bachmann) et Fin de partie (Samuel Beckett), je sais que c’est ma prochaine tentative de sortie de route : donner à poursuivrevie à quelques spectres, les uns aimés, les autres peu appréciés.

Un mot sur À bout de silence d’Anne-Marie Storme, collection Théâtres chez L’Harmattan.
Je n'ai pu voir ce spectacle en Avignon, c'était à la même heure que Nous serons vieux aussi.

Écriture sans fioritures pour une histoire terrible de culpabilité collective assumée par une femme, une mère, qui se donne la mort volontairement à la date de son choix, une date terrible et porteuse d'avenir, la libération de Mauthausen.

Finir sur le 5 mai m'a fait monter l'émotion.

L’auteur file la métaphore de la poupée sur son socle de verre; cette métaphore est fil conducteur du récit et tentative de compréhension d'une psychologie, la rigidité (est-ce le mot juste ?) inculquée puis assumée comme ligne de conduite dans la vie ce qui amène la mère à des renoncements et à un choix, maîtriser sa mort comme elle a maîtrisé sa vie.

J'ai cru comprendre qu'il s'agit de la mère de l’auteur, d’origine allemande, devenue Française, ne supportant pas l’Holocauste et finissant par se suicider, sans bruit, sans publicité. Quelle façon de mourir qui en dit long sur comment la culpabilité agit chez certains pendant que les cyniques se disent responsables mais pas coupables ou pire, innocents, banalité du Mal.

Ce récit avec son titre qui évoque aussi À bout portant est un tir au but, se veut tel, sans ornements ni détours; elle n'y va pas par quatre chemins, droit au but; la vérité crue, racontée par la voix de celle qui veut se regarder en face prise dans les glaces de l'Histoire que rien ne peut faire fondre.

Évidemment, derrière la narratrice, il y a l’auteur, la fille donc, et là je me tais. Respect.

Un mot sur Ce que signifiait Laurent Terzieff de Jean-Pierre Siméon (Les Solitaires intempestifs, 2011).

Au-delà de l’hommage à cet acteur immense (être acteur c'est un travail physique quotidien, la voix est un muscle à travailler, être acteur c'est par la voix, transmettre énergie, rythme, sens d'un texte et particulièrement pour les poèmes, exercice délicat mobilisant tout l'être de l'acteur, voix, corps, coeur, intelligence, souffle, âme) dont j’avais aimé la beauté du diable dans Les Tricheurs de Marcel Carné, que nous dit Jean-Pierre Siméon, que l’artiste est un médium, un médiateur entre individu et collectivité, entre soi et les autres, entre l’ordinaire et le sacré laïque, que la poésie est essentielle au théâtre, que le théâtre sans dimension poétique n’est que savoir faire et faire savoir, bref des lieux communs qu’il fallait répéter en ces temps de scandales délibérés.

En supplément, cette élégie de Rilke à Marina Tsvetaeva

Marina, toutes ces pertes dans le grand tout, toutes ces chutes d’étoiles

Nous pouvons partout nous jeter, quelle que soit l’étoile,

nous ne pouvons l’accroître !

Dans le grand tout les comptes sont fermés.

Ainsi qui tombe ne diminue pas le chiffre sacré.

Toute chute qui renonce choit dans l’origine et, là, guérit.

Tout ne serait donc que jeu, métamorphose du semblable, transfert

Jamais un nom nulle part, le moindre gain pour soi-même

Nous vagues Marina, et mer nous sommes !

Nous profondeurs, et ciel nous sommes !

Nous terre, Marina, et printemps mille fois,

ces alouettes lancées dans l’invisible par l’irruption du chant

Nous l’entonnons avec joie, et déjà il nous a dépassés

et soudain notre pesanteur rabat le chant en plainte...

Rien n'est à nous. À peine si nous posons notre main autour

du cou des fleurs non cueillies.

Ah déjà si loin emportés, Marina, si ailleurs, même sous la plus fervente raison.

Faiseurs de signes, rien de plus.

Cette tache légère, quand l'un de nous ne le supporte plus et se décide à prendre, se venge et tue.

Qu'elle ait pouvoir de mort, en effet, nous l'avions tous compris à voir, sa retenue, sa tendresse

et la force étrange qui fait de nous vivants des survivants...

Les amants ne devraient, Marina, ne doivent pas en savoir trop sur leur déclin. Ils doivent être neufs.

Leur tombe seule est vieille, leur tombe seule se souvient, s’obscurcissant sous l’arbre qui pleure, se souvient du « à jamais ».

Leur tombe seule se brise ;...

nous sommes devenus pleins comme le disque de la lune.

Même à la phase décroissante, ou aux semaines du changement,

nul qui puisse nous rendre à la plénitude,

sinon nos pas solitaires, au-dessus du paysage sans sommeil

(élégie empruntée au site Esprits nomades)

Jean-Claude Grosse

Aujourd’hui, 8 août, Lydie Salvayre est reçue au Café-librairie-bar à vins La Part de l’Ange à Portiragnes, un lieu où je me promets de passer un de ces jours.

7 femmes/Lydie Salvayre (et autres lectures)
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