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Les Cahiers de l'Égaré

L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto/J.C.Grosse

5 Décembre 2014 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

après 13 années de quel travail, L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto est sorti, 4 ans jour pour jour après une entrée à l'hôpital où l'épousée restera jusqu'au 29 novembre 2010, date d'achevé d'imprimer de son livre d'éternité, l'achevé d'imprimer du livre étant daté du 29 novembre 2014
13 années à se coltiner avec événements douloureux et écriture de la douleur (et de l'apaisement):
le temps là est essentiel comme dit un lieu commun, le temps qui guérirait toutes les blessures (guérit vraiment ?)
encore faut-il qu'il passe et fasse son oeuvre,
qu'on fasse nous aussi un certain travail (de deuil dit-on, formule inadéquate d'après moi),
que des choses remontent, se dévoilent
à les chercher, on ne les trouve pas;
classique: la vérité qui crève les yeux et qu'on ne voit pas
elles s'offrent éventuellement un jour, un matin, surprise d'un réveil (par exemple, la dernière réplique, dimanche 12 octobre ou la scène des évidences du Temps, vendredi 14 février)
tirage (200 exemplaires)
il n'y aura pas de retirage,
aucun service de presse
il ne sera pas déclaré à Electre pour Livres hebdo,
il ira à la BN en dépôt légal à 1 exemplaire
il ne sera présenté à aucune fête ou foire ou salon du livre
le livre ne sera pas mis en librairie
je n'aime pas libraires (et leurs coups de coeur), bibliothécaires et tout le système autour de quelques livres
la profusion éditoriale m'étouffe, je ne sais plus choisir
tant pis pour mon diffuseur, Soleils
le livre vivra sa courte vie de livre, sans béquilles
il ne vous reste qu'à souscrire éventuellement

L’Éternité d’une seconde

Bleu Giotto

de Jean-Claude Grosse

La jeune fille de 16 ans veut arriver là où ça prendra fin avec des bras remplis de riens ; nous sommes en 1964.

Le vieil homme de 88 ans veut arriver là où ça prendra fin avec des bras remplis de rien ; nous sommes en 2028.

La petite fille remarque : pépé, mamie a écrit riens avec s ; pourquoi t'enlèves l's ?

Que s'est-il passé durant ces 64 ans ?

Deux drames et le dévoilement des évidences du temps :

- le Temps du Tout, infini, emboîte et engendre notre temps, fini; chaque seconde d'une vie passe, nevermore, mais il sera toujours vrai que cette seconde a eu lieu, forever. Le temps passe et rien ne s’efface. Que devient l’ineffaçable passé ? Y a-t-il un monde de nos vérités éternelles ?

- nos façons de vivre les événements de nos vies semblent marquées par nos commencements (elle, écrit dans son cahier d'amour des effluves de caresses), nos étonnements (lui, compte les secondes de leur histoire), ce qui nous arrive, nous attend, par hasard, par choix, ce qui nous atteint, nous blesse au plus intime du corps, de l'âme, quand tout bascule, au Baïkal, à Cuba, si loin de chez nous.

Des rivages d’appartenances aux ravages des différences, deux histoires d’éternité, d’une seconde Bleu Giotto.

L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto (les évidences du temps)

Personnages : 3 H, 2 F, de 16 à 88 ans, voix off

Thème : le deuil et le temps

Genre : drame et apaisement

1964, une jeune fille et un jeune homme se retrouvent dans une isba au Baïkal pour deux saisons de cavale en cabane. Promesse : s'épouser au jour le jour jusqu'à ce que ça fasse toujours.

37 ans après, en 2001, une mère et un père apprennent 8 jours après (le blanc du temps), la disparition brutale de leur fils dans un accident de la route à Cuba, au lieu-dit le Triangle de la mort. Le Répondeur n'a pas répondu à leurs questions. Il n'y a pas de nom pour désigner les parents perdant un enfant. Ce sont des sans-noms. Le père ne veut pas que ce soit des sans-voix. Il écrit un drame sans fin. La mère n'arrive pas à quitter le lieu de l'accident et à oublier l'instant-camion (l'abolition du temps) surgissant en plein instant-navire. Elle veut voir la réalité de l'accident en face, veut abolir le temps, remplir le blanc du temps. Le père fait ce qu'il peut pour accompagner la mère à exprimer son vécu

Avant sa disparition foudroyante, au retour d'un dernier voyage à Cuba, l'épousée prend conscience des évidences du temps.

En 2028, âgé de 88 ans, l'épousé préparant son dernier voyage au Baïkal, médite : sur l'écoulement du temps en écoutant le ta dak ta dak des roues du train sur les rails, sur l'éternité d'une seconde Bleu Giotto.

Livre en souscription :

12 € frais de port compris par chèque à l'ordre des Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier 83200 Le Revest

48 pages, 13,5 X 20,5 ; ISBN : 978-2-35502-050-6

Le vieil homme (en 2028) :

C'est au Baïkal que je me sens au plus près des évidences du Temps.

Le contraire de ce que j'ai pensé trop longtemps,

non

la mort de tout,

le refroidissement éternel, l'oubli perpétuel,

le Jamais Plus, Plus jamais, nevermore

mais

tout coule, chaque seconde passe,

se métamorphosant en éternité

d'une seconde Bleu Giotto, forever

Ce texte est à lire à voix haute, à 2, sans préparation, durée : 1 H maxi

Sous le titre Tourmente à Cuba, ce texte (sans le début et la fin, qui se déroulent au Baïkal) a été retenu par le comité de lecture des EAT pour le répertoire des Écrivains associés du théâtre en avril 2014.

Des lectures en ont été faites à Lyon, Le Revest-les-Eaux (4), Paris, Avignon, Saorge (le 19 octobre). Une lecture est programmée à Forges-les-Eaux. D'autres lectures seront organisées.

L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto/J.C.Grosse
L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto/J.C.Grosse
L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto/J.C.Grosse
L'Éternité d'une seconde Bleu Giotto/J.C.Grosse

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