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Les Cahiers de l'Égaré

Articles récents

sur la Révolution d'Octobre vue depuis aujourd'hui

19 Février 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #écriture, #cahiers de l'égaré, #EAT (Écrivains Associés du Théâtre), #agora

Le Triomphe de l'artiste (la révolution d'octobre et les artistes, Russie, 1917-1941, le dernier livre de Tzvetan Todorov

Le Triomphe de l'artiste (la révolution d'octobre et les artistes, Russie, 1917-1941, le dernier livre de Tzvetan Todorov

L'appel à écritures sur octobre 17 vu depuis aujourd'hui, lancé le 3 février avec date-limite le 28 février a reçu 7 projets. Après une semaine de lecture et de réflexion, j'ai retenu, le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le projet de Gilles Cailleau: OCTOBRE.

Une page est ouverte sur ce blog pour accueillir les écritures de l'auteur, comédien, metteur en scène, directeur de la compagnie Attention Fragile.

Appel à écritures :

Je  vous présente « mon »  nouveau projet provoqué par une phrase de Georges Perpès de la Bibliothèque Armand Gatti à La Seyne-sur-mer dans un mail très récent:
Pour le moment, je n'ai pas encore vu passer de projet ou de pièce sur  octobre 1917;
je le jure, je n’ai pas vu 1917;
le questionnant sur pourquoi octobre, il me répond en majuscule OCTOBRE 1917;
je le jure, je vois 2017, pas 1917 (Freud à l’interprétation, STP) puis je réalise
et réaction immédiate de proposition d’écriture à des écrivains de théâtre
faire écrire un texte sur La Révolution d’Octobre 17 (qui eut lieu en novembre 1917),  vue depuis aujourd'hui
(une histoire de calendriers comme pour Cervantes et Shakespeare)
il me semble que ça ne bouge pas beaucoup autour de cet événement pas français

je souhaite une pièce d’un auteur, EAT éventuellement  (EAT = Écrivains associés du Théâtre), pas EAT aussi bien

avec les petits moyens des Cahiers de l‘Égaré, je mettrai une certaine somme pour l’écriture plus l’édition
l’objectif est aussi de favoriser la création du texte dans un ou plusieurs lieux (donc bien évaluer le nombre de personnages, trop, c’est foutu, monologue à exclure)
la Bibliothèque Armand Gatti à La Seyne participera en amont à la mise en valeur du travail
1 ou 2 lectures en cours d’écriture pour retours (est-ce du write in progress ?) par un petit nombre de lecteurs professionnels
pas de résidence prévue dans un endroit paradisiaque (la grotte d’Ouvéa)
mais l’auteur choisi sera libre de solliciter aides à l’écriture, résidence d'écriture
peut-être qu’un mécène comme Ladret de Lacharrière sera intéressé en production ou co-production pour une somme de 100000 € au moins (l’aumône attribuée à Pénélope pour sa "participation" à la Revue des Deux Mondes)
ou Kléber Rossillon, gestionnaire d’une vingtaine de sites patrimoniaux et qui con-gestionne La Caverne du Pont d’Arc, 320000 visiteurs en 4 mois en 2015
un des héritiers de la famille Schlumberger qui a perdu plusieurs millions d'euros dans l'affaire Madoff
l’auteur pourra aussi après l’édition demander des aides à la création

condition: me soumettre un projet, précis, pour le 28 février 2017, en word, open office ou PDF, avec nom, adresse, mail, téléphones
j’évalue les projets début mars, choisis l’impétrant
et nous nous mettrons d’accord alors sur les conditions financières et éditoriales ainsi que sur la date de livraison du texte pour avoir le temps de l'édition avant la date anniversaire du centenaire
mais si nécessaire, on débordera
j’aurai aussi une discussion avec l’auteur, non sur mes attentes
mais sur ce qu’il ne faut pas rater quand on veut traiter d’un événement aussi lourd de conséquences;
c’est un défi et c’est casse-gueule

je conseille la lecture du dernier livre de Tzvetan Todorov (décédé le 7 février 2017), livre sorti le 14 février 2017:

Le Triomphe de l'Artiste (La révolution et les artistes, Russie: 1917-1941) chez Flammarion

c’est comme avec la Révolution française et Robespierre, peut-être même en plus complexe

je compte demander à l’ami Marcel Conche, une préface
 
Jean-Claude Grosse
EAT
Les Cahiers de l’Égaré

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1907/Batailles dans le Midi/Philippe Chuyen/Les Cahiers de l'Égaré

31 Janvier 2017 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

couverture de 1907

couverture de 1907

Vient de paraître, le dernier titre 2016 des Cahiers de l'Égaré: 1907, Batailles dans le Midi, la grande révolte des vignerons de Philippe Chuyen. La pièce a été créée en 2007 et a pas mal tourné. L'histoire théâtralisée de cette révolte des vignerons méritait un livre. Après des mois à la proposer à l'auteur voici une édition attendue qui sera bien accueillie par caves, cavistes, viticulteurs, chambres d'agriculture, syndicats de vignerons des Pyrénées Orientales au Var en passant par l'Hérault. Il est bon que la mémoire soit réactivée, actualisée (je me souviens par exemple d'avoir vu de vieilles photos de cette révolte, de cette grève à Cassagnes, village improbable des Pyrénées Orientales où on m'en parla comme si ça c'était passé hier) car les événements petits et grands cheminent souterrainement.

Si nous ne savons plus où nous allons, arrêtons-nous et regardons d'où nous venons, dit le cadran solaire du château de Tourris au Revest où 4 ha de vignes récentes produisent un vin qui n'a même pas besoin d'être commercialisé car il trouve immédiatement ses buveurs.

Le livre sera présenté publiquement à Brignoles, le 4 février 2017 à 17 H à la Librairie Le Bateau Blanc, en présence de l'auteur, de l'éditeur, de la fédération des caves viticoles du Var, du syndicat des vignerons du Var.

Présentation : En ce 9 juin 1907, Marcelin Albert exulte. Lui, le simple vigneron, contemple les 800 000 personnes qui à son appel se sont rassemblées dans les rues de Montpellier. Du Languedoc au Var, là où depuis l’An quité on cul ve la vigne, c’est tout le Midi vi cole qui clame sa misère. Mais Clemenceau n’en a cure et pour lui le nombre ne fait pas la loi. Alors, la plainte va se muer en colère et l’euphorie des grandes journées cèdera la place aux larmes.

Ce e pièce fait revivre les personnages et les moments clés de la révolte des vignerons en 1907. Ces paysans défendant le droit de vivre de leur terre, découvrant les vertus de l’union, rêvant même de l’indépendance du Midi, nous touchent et apparaissent comme les acteurs d’une prodigieuse épopée.

Philippe Chuyen, né en 1964 à Toulon, est auteur également de Les Pieds Tanqués et de 1851, le banquet des Insurgés. Comédien et directeur d’Artscénicum Théâtre, il est aussi adaptateur de La Mandragore de Machiavel, Carrière Célèbre Giono et Germain Nouveau, le mendiant magni que. Par un théâtre de textes, a en f aussi bien à l’histoire qu’à la li érature du Sud, il crée des spectacles épiques ou poé ques dans lesquels les blessures des hommes nourrissent leurs rêves et leur quête de liberté.

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Focus auteur : J.C. Grosse

18 Décembre 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #EAT (Écrivains Associés du Théâtre)

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Entretiens avec Marcel Conche/Les Cahiers de l'Égaré

20 Novembre 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Entretiens avec Marcel Conche/Les Cahiers de l'Égaré

début du livre : Marcel Conche y donne un aperçu de sa philosophie.

J’en viens à des concepts clés, dont je fais usage habituellement.

Nature. J’entends, par là, la φύσις grecque, omni-englobante, omni-génératrice, qui englobe absolument tout ce qu’il y a. Je n’utilise pas la nature comme n’étant que la moitié du réel, par opposition à ce qui est culture, histoire, esprit, liberté, etc.

Ensuite, monde. Pour moi monde, c’est-à-dire cosmos. Un monde est nécessairement fini, contre Kant qui parle, dans sa première des Antinomies de la Raison Pure, du monde infini dans l’espace et le temps. C’est impossible et contradictoire avec la notion de monde, parce qu’un monde est nécessairement structuré, donc fini, parce qu’il n’y a pas de structure de l’infini.

Ensuite, mal absolu. C’est-à-dire mal qui ne peut se justifier à quelque point de vue que l’on se place. Qui est sans relations, absolu, veut dire sans relation, donc il n’y a rien qui puisse le justifier.

Ensuite, apparence absolue. Absolue, c’est-à-dire sans relation ; sans relation à un sujet ou un objet. C’est la notion que nous retenons de notre lecture de Pyrrhon.

Ensuite, temps rétréci. Nous ne pouvons vivre dans le temps immense de la Nature. Nous vivons dans un temps finitisé, que j’appelle le temps rétréci. Et c’est ainsi que nous pouvons croire à l’être, alors que nous ne sommes pas vraiment.

Ensuite, le réel commun. Je distingue le réel commun et le réel des philosophes. C’est-à-dire pour nous, être en tant que nous sommes des êtres communs. Ce cahier est réel. Pour un savant, c’est la même chose ; pour les philosophes, il y a autant de réels que de grandes métaphysiques. Pour les philosophes, d’abord, le réel est ce qui est éternel, et ce qui est éternel varie d’un philosophe à l’autre, d’un métaphysicien à l’autre.

Ensuite, scepticisme à l’intention d’autrui. C’est une notion dont je fais usage habituellement. Le scepticisme à l’intention d’autrui, cela veut dire d’abord que je ne suis pas sceptique. Je suis tout à fait assuré de la vérité de ce que je dis. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde ; alors je suis sceptique pour laisser une porte de sortie à ceux qui ne voient pas les choses comme moi. Parce que, si vivre dans l’illusion les rend heureux, pourquoi pas ? Cela ne me gêne pas du tout.

Ensuite, sagesse tragique. C’est une notion que j’ai empruntée à Nietzsche il y a trente-huit ans, dans mon livre Orientation philosophique, dans le chapitre Sagesse tragique. Je laisse de côté ce que Nietzsche entend par ce mot ; pour moi cela veut dire qu’il faut toujours s’efforcer de réaliser ce que l’on peut réaliser de meilleur, quoique ce soit périssable et appelé à disparaître.

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Elle s'appelait Agnès

16 Novembre 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

couverture et table des mat!ères du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'aiteurs de théâtre par solidarité avec la famille d'Agnès
couverture et table des mat!ères du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'aiteurs de théâtre par solidarité avec la famille d'Agnès
couverture et table des mat!ères du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'aiteurs de théâtre par solidarité avec la famille d'Agnès

couverture et table des mat!ères du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'aiteurs de théâtre par solidarité avec la famille d'Agnès

Suite à la diffusion du documentaire Parents à perpétuité sur Public Sénat les 6 et 7 février 2016, que j'ai regardé deux fois, Les Cahiers de l'Égaré ont décidé de faire réimprimer 100 exemplaires du livre Elle s'appelait Agnès, écrit par un collectif d'auteurs de théâtre, de professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse (éducateur en prison, directeur de prison pour jeunes, psychologue), livre écrit par solidarité avec la famille d'Agnès; ces auteurs ont participé pour un certain nombre d'entre eux à la marche blanche du 16 novembre 2012 à Paris, à la mémoire d'Agnès. Il y a plusieurs textes en lien avec le double violeur-tueur car dans une telle tragédie, on ne peut dissocier le bourreau et la victime. Cela fit problème lors d'une rencontre des auteurs à Paris, indépendamment de la présence à cette réunion des grands-parents d'Agnès

Le texte Essai d'abjection introspective fut violemment critiqué. Moi-même quand je l'avais reçu, j'avais dit: il est irrecevable. J'avais dit à l'auteur: Prolonge ton texte sur ce qu'il éprouve au moment de l'acte monstrueux par ce que dit le bourreau après dix ans de suivi et de prison. Dans le 2° texte, le bourreau n'a pas changé d'un pouce, quelques mots seulement ont changé. Nouvelle proposition à l'auteur: Écris alors du point de vue de la victime, sa prise de conscience après coup qu'elle a eu affaire non au prince charmant mais à la beauté et à la monstruosité du diable au corps.

Deux lettres recommandées me sommèrent en décembre 2012 de ne pas publier le livre dont on avait prévu la sortie après le procès de juin 2013.

J'ai respecté l'injonction qui m'a été faite alors que rien ne m'empêchait de sortir ce livre pluriel, sur le plan judiciaire et pénal. Aucun nom, aucun lieu, aucune date en lien avec les faits, que de la fiction.

Pour remercier les auteurs qui s'étaient investis dans ce travail d'empathie et de solidarité, j'ai édité seulement les exemplaires d'auteurs du livre Elle s'appelait Agnès, en mars 2015 après les 2 procès (2° procès en octobre 2014). Le livre était prêt depuis novembre 2012. Je l'ai édité hors commerce, exemplaires réservés exclusivement aux auteurs, soit 20 exemplaires.

Aujourd'hui, je réimprime 100 exemplaires en tirage avec PVP, partiellement diffusé en librairie mais aussi en vente directe. Et un exemplaire au dépôt légal, ce que je n'avais pas fait en 2015. Je transmettrai un exemplaire du livre à la famille de Matthieu pour leur montrer qu'ils ne sont pas seuls, même si on n'est pas nombreux. Si on avait vu le documentaire Parents à perpétuité, si on avait lu l'interview du 15 novembre 2014 dans le Monde magazine, cela aurait sans doute modifié les écritures des 20 qui ont écrit Elle s'appelait Agnès.

Le livre existe maintenant, sans bruit, nourri de la tragédie de deux familles.

Avons-nous eu raison de donner forme à un élan d'empathie qui a été unilatéral ?

Reçu ce message :

Merci Jean-Claude de nous avoir envoyé la video de ce document formidable. Le témoignage de ces parents, surtout celui du père est très touchant, il pose des questions essentielles. C'est enseignant pour nous tous. La justice est paradoxale en reconnaissant Mathieu malade et en le condamnant à perpétuité (un mineur), au lieu de l'orienter vers un service de psychiatrie. Cependant le père note que Mathieu est mieux enfermé dans sa cellule. Il existe en effet des êtres qui se sentent plus en sécurité enfermés car ils perçoivent qu'ils ne disposent pas de défenses psychiques pour contenir ce qui les submerge. Et d'autre part, payer en prison peut être pacifiant par rapport à la responsabilité de leur acte malgré l'absence de culpabilité. La psychose est évidente chez ce jeune, c'est ce que j'ai perçu depuis le début mais c'est étonnant, il n'y a que Rufo qui l'évoque. Bien amicalement M-P

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Essentia, un film de Christian Darvey

5 Juillet 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #pour toujours, #poésie

les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle
les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle
les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle

les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, mise en scène Dominique Lardenois, décor Jean-Michel Bruyère avec entre autres Dominique Lacarrière, Elizabeth Macocco, Caroline Giacalone, Denis Guénoun; en juillet 1986 au château de La Ripelle

bonjour,

que voilà un splendide travail accompagnant les écritures et écrivains du 19 juin à La Ripelle au Revest, là où furent créées Les Tragédiennes sont venues de Saint-John Perse mis en scène par Dominique Lardenois
c’était en 1986 et bien sûr je ne pouvais pas ne pas penser au magnifique décor, la ville blanche d’un rivage de Méditerranée, réalisé par Jean-Michel Bruyère

merci à Christian Darvey pour nous avoir saisis et immortalisés; il y a du Vent Gogh dans l'air
30 ans après Les tragédiennes, ce 1° juillet 2016, au Théâtre de Privas, Dominique Lardenois recevait la médaille de chevalier des arts et des lettres des mains de Denis Guénoun, auquel on doit un événement énorme à Châteauvallon à l'été 1985, Le Printemps, dont personne n'a célébré le 30° anniversaire sur Toulon;
alors qu’on a réussi à fêter les 25 ans des Comoni au Revest en juin 2015
un très beau moment en présence des autorités et du public, des amis aussi;
Dominique, directeur du théâtre de Privas depuis 13 ans, 2000 abonnés dans une ville de 7000 habitants, (promenez-vous avec lui dans la ville et vous allez voir comme les gens se précipitent sur lui) avait tenu à m'associer pour lui avoir demandé de mettre en scène Les tragédiennes sont venues de Saint-John Perse, sa 1° mise en scène en 1986, au château de La Ripelle au Revest, il y a donc 30 ans;
émotion pour moi que ce moment où j'ai lu avec Nadine Demange-Lardenois, 3 poèmes dédiés, écrits à l'époque, tirés de La Parole éprouvée (Écrits de craie, pour Dominique, Horizons 1, pour Denis, Horizons 2, pour Elizabeth Macocco),
1° juillet qui était aussi le 49° anniversaire de mon mariage avec la mouette à tête rouge
1° juillet hélas de la disparition de Yves Bonnefoy, poète de la présence, pensée pour lui;
voir le conflit entre l'auteur XXX et l’éditeur sur la poésie dans cette page
beaux souvenirs avec en plus le plaisir d'une dizaine de rocks endiablés comme je les aime avec Sylviane, Céline, Elsa, Stéphanie et des sans prénoms;

la prochaine saison du Théâtre de Privas commence par le fabuleux François d'Assise de Joseph Delteil joué par Robert Bouvier, que j'ai accueilli aux Comoni, en mai 1994,
suivi de Qu'est-ce que le temps, d'après le livre XI des Confessions d'Augustin, mis en scène par Denis Guenoun avec Stanislas Roquette,
spectacle qui sera donné à l'automne 2017 dans la cour de l'hôtel de Sully

dernières anecdotes que je veux rapporter donc garder
à la librairie La Fontaine à Privas, je parle de L’Homme qui aimait les chiens de Leonardo Padura à Denis; le libraire qui était prof alors à Reims, au temps où Denis dirigeait la Comédie de Reims évoque son enthousiasme pour La Levée, de Denis, sur La Révolution et de lui offrir le chef d’oeuvre sur Trotsky et son assassin, Ramon Mercader
et bien sûr on a évoqué avec Denis, La Esmeralda, créée sur la terrasse de La Ripelle avec le TUT (théâtre universitaire toulonnais),
jouait Phoebus de Châteaupers, l’ami Thierry Macia qui a un bien beau projet pour les 50 ans d’un théâtre, là-bas vers l'est
j’essaierai d’y aller pour entendre de belles paroles sur l’art et la culture

voici les poèmes, tirés de La parole éprouvée

1 - à Denis Guénoun pour Le Printemps
Horizons 1

faut-il donc que les fils
trouvent les repères nécessaires à leurs itinéraires de marchands

que leurs pères n’ont indiqués sur nulle carte

faut-il donc que les fils
construisent les repaires que n’ont pas édifiés leurs pères

repaires nécessaires sur leurs itinéraires d’aventuriers

nous avons souffert
des guerres de nos pères
de leurs étendards sanglants

nous avons à inventer
en mettant à bas les banques de la possession

n’est-ce pas les Bardi les Peruzzi

en mettant à bas les églises de la perversion

n’est-ce pas Sepulveda Torquemada

sur le ventre dur de leurs certitudes
avec nos mains d’Héraclès
notre ingéniosité de Dédale
nos désirs d’Icare
nous avons à inventer
la seule terre permise
la seule terre possible

la terre non promise

la terre paisible

2 - à Elizabeth Macocco pour Médéa

Horizons 2

faut-il donc que les filles
trouvent les pelotes nécessaires à leurs itinéraires de labyrinthes

que leurs mères n’ont pas laissées en héritage

faut-il donc que les filles
construisent les amers que n’ont pas édifiés leurs mères

amers nécessaires sur leurs itinéraires de messagères

nous nous sommes nourries des sourires de nos mères
de leurs rêves d’amours flous

nous avons à inventer
très près du quotidien conforme
n’est-ce pas Aïdée, Pasiphaé pleine de moi, ton Minotaure

loin de l’ordinaire répétition
n’est-ce pas Annie, Pénélope rêveuse de moi, ton Ulysse

sur le ventre tiède de leurs mystères
avec nos doigts de perce-neige
nos bras de carrousel
nous avons à inventer
le seul amour aimant
le seul amour vivant

l’amour du dernier jour

comme au premier jour


3 - à Dominique Lardenois pour Les tragédiennes sont venues

(et là un autre souvenir: lors de ma dernière visite à Privas, pour un Dario Fo, sur les pavés de plusieurs rues, un texte écrit à la craie, une lettre par pavé, Ulysse de Joyce, l’artiste ayant entamé un tour de villes pour y écrire à la craie tout Ulysse; comment ne pas penser au projet de Cyril Grosse, Ulysse in nighttown, interdit par l’affreux petit-fils de James Joyce, Stephen James Joyce; maintenant c’est dans le domaine public mais le projet ne verra sans doute jamais le jour; le texte de Cyril Grosse a été préservé dans Le gras théâtre est mort, maman)
Écrit de craie

Pour toi j’écris comme peu le font

à la craie

J’aime la craie qui s’efface
Je déteste les décrets


Mes textes ne laisseront traces

À moins que ta voix ne les livre

à l’écho du labyrinthe

bon voyage dans l’univers de Christian Darvey, dans essentia

Jean-Claude Grosse

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Les Cahiers de l'Égaré parus en 2016

28 Mai 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

le bandeau du site des Cahiers de l'Égaré; l'accroche du site: ayez peur du théâtre, il parle de vous et du monde; gravure attribuée à Rabelais pour illustrer son éloge du gai savoir
le bandeau du site des Cahiers de l'Égaré; l'accroche du site: ayez peur du théâtre, il parle de vous et du monde; gravure attribuée à Rabelais pour illustrer son éloge du gai savoir

le bandeau du site des Cahiers de l'Égaré; l'accroche du site: ayez peur du théâtre, il parle de vous et du monde; gravure attribuée à Rabelais pour illustrer son éloge du gai savoir

LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine
LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine

LES 5 TITRES DES CAHIERS DE L'ÉGARÉ PARUS AU PREMIER SEMESTRE 2016 + les 2 titres parus dans La Collection privée du Capitaine

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Aux couleurs de la vie / Cherifa et J.P. Grosse

14 Avril 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.
Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.

Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.

Chagall et La Vie

Chagall et La Vie

Aux couleurs de la vie : un livre, un couple, deux vies, deux oeuvres. Un livre d'amour, de beauté, de sagesse.
La citation de Chagall qui ouvre le livre : “Si toute vie va inévitablement vers sa fin, nous devons durant la nôtre, la colorier avec nos couleurs d’amour et d’espoir” est l'illustration de ce qu'ont réussi à colorier, séparément puis ensemble, Chérifa et Jean-Pierre, une vie de partage et une oeuvre plurielle.

Livre au format 24 cm X 32 cm, 2 kilos, 112 pages, reproductions en quadrichromie, 40 €, frais de port compris

Chèque à l'ordre: Les Cahiers de l'Égaré, 669 route du Colombier, 83200 Le Revest

un couple, deux vies, deux oeuvres
un couple, deux vies, deux oeuvres

un couple, deux vies, deux oeuvres

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Moi, Avide 1°, l'Élu / É. Say Salé

5 Avril 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #auteurs de théâtre

lecture du 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest
lecture du 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest
lecture du 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest

lecture du 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest

Cette pièce est en libre circulation depuis le 1° avril 2016. On peut l'obtenir sous format PDF par simple demande à l'éditeur : egare@les4saisonsdurevest.com

Un retour reçu aujourd'hui d'un lecteur : Cette lecture m'a provoqué une envie folle d'habiter ton village. C'est vraiment un paradis. Je trouve que c'est finement écrit au service d'un méchant dégommage. Peux-tu joindre une photo de la secrétaire ? Gérard Lépinois (voir photos et vidéo en bas de l'article)

É. Say Salé est un auteur farcesque issu du continent africain. De son vrai nom : Camille Mouyéké. Né en 1962 à Brazzaville. Après un DEUG d'art à l'université de Paris VIII et une maîtrise en cinéma, il se lance dans la réalisation et signe plusieurs courts métrages (dont les Mavericks en 1998). En 2000, il réalise son premier long métrage, Voyage à Ouaga, qui a été présenté dans de nombreux festivals internationaux. Il a joué son propre rôle de réalisateur sans moyens dans le film Le temps perdu, fiction de 53' inachevée, tournée au Burkina Faso et au Niger par Cyril Grosse (1971-2001) en 1993 avec une aide du ministère de la culture du Burkina Faso. Comment à 22 ans et pour son unique séjour en Afrique, Cyril Grosse trouva-t-il le tout jeune cinéaste Camille Mouyéké (31 ans à ce moment-là) et comment obtint-il une aide du ministère de la culture du Burkina Faso ? Parmi les traits d'humour du film, les délires sur Ulysse de Joyce (dans Le temps perdu 1 à 2'15 et dans Le temps perdu 2 à 3'40) que Cyril Grosse cherchait à créer au théâtre. Il se heurta au refus du petit-fils de James Joyce. À noter aussi le sujet : la rencontre entre un homme noir du peuple et une comédienne blanche. Dans le film, Marie-Sophie part au désert à la fin. Dans la réalité, la comédienne a fini mystérieusement en Afrique, un ou deux ans après. Des rushes, j'ai pu tirer 5 séquences, en playlist sur You tube et sur dailymotion. Camille Mouyéké est devenu un ami après la disparition de Cyril en 2001. Il est venu séjourner chez moi en 2008, au moment des élections municipales. J'étais tête de liste d'une des 3 listes. Il a été amusé par cette compétition électorale. Il m'a à nouveau rendu visite en juillet 2015 et s'est amusé des débats au sein des EAT (Écrivains associés du Théâtre).
É. Say Salé utilise le sarcasme, la parodie, la farce pour mettre en relief les processus de conditionnement et d’abrutissement des gens, ainsi que les processus de soumission volontaire.
Moi, Avide 1°, l’Élu est sa première farce. L’action se passe à Gogoland au moment des élections municipales.

De toute évidence Say Salé connaît les tendances artistiques en vogue, provocatrices.

Écrite entre 2008 et 2009 elle a été lue le 7 juin 2009 sur les gradins antiques du Revest-les-Eaux.

Extrait :

(Un téléphone sonne. La secrétaire prend l’appel)
La secrétaire – C’est mon président, pour toi.
Le maire – Mon président.
(On assiste à un échange téléphonique; le maire dit oui de la tête)
Le maire – Vous pouvez compter sur moi, mon président.
La secrétaire – Qu’est-ce qu’il te voulait ?
Le maire – Définir les conditions de ton transfert à l’Élysée.

La secrétaire – J’ai pas droit à Versailles ?
Le maire – Comment t’as fait ?
La secrétaire – Remplacé la Belle sur le ventilo du métro par la Pelle à gogo. Imagine ! À poil, foufoune noire sous mousseline blanche et pelle avec la langue à tout venant ; a voulu mon bavochard glouglouteux à fond la glotte.
Le maire – Décidément, t’iras loin.
La secrétaire – Haut ! chacun son jeu, c’est la règle. On monte, on descend, faut saisir ou créer les bonnes occases, rebondir sur les mauvaises, être fun.
Le maire – Deux visions différentes de l’homme et du monde, fun ou zen !
La secrétaire – Ouais ! j’ai une vision de l’homme et du monde ?
Le maire – Bien sûr.
La secrétaire – Super ! je peux avoir une vision d’ensemble ?

Le maire – Bien sûr.

La secrétaire – Super ! je peux devenir la 1° dame du Pays ?
Le maire – Tu connais les dessous.
La secrétaire – Le cul, c’est pas une vision du monde !
Le maire – Non, une vision de l’homme !

Un retour de lecture sur Moi, Avide 1°, l'Élu, texte de É. Say Salé en libre circulation comme le prône Beau Marché :
Cette lecture m'a provoqué une envie folle d'habiter ton village. C'est vraiment un paradis. Je trouve que c'est finement écrit au service d'un méchant dégommage. Peux-tu joindre une photo de la Secrétaire ?
Ce retour m'a incité à satisfaire la demande du lecteur, lui-même écrivain
Mes recherches m'ont amené à chercher ce qui avait conduit É. Say Salé à l"histoire de la pelle à gogo (extrait ci-dessus)
il m'a semblé que cela remonte à 1977 avec le baiser de l'artiste Mireille Suzanne Francette Porte
quant à la belle sur le ventilo du métro évoquée également par É. Say Salé, on pense à Marilyn le 15 septembre 1954
j'ai évidemment fait le lien avec les origines du monde et de la guerre. JC Grosse

pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la  même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)
pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la  même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)
pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la  même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)
pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la  même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)

pour satisfaire G.L., la tenue de la secrétaire à laquelle le président a succombé (un voile qui dévoile), suivie de la vision machiste de l'origine du monde par Gustave Courbet, la même vision détournée ou renforcée par Deborah de Robertis, en contre-point la vision féministe de l'origine de la guerre par Orlan (Mireille Suzanne Francette Porte)

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EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

24 Mars 2016 , Rédigé par grossel Publié dans #cahiers de l'égaré

couverture sobre  pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises
couverture sobre  pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

couverture sobre pour EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises

EAT*

(manger, pisser, écrire)

au temps des queues de cerises

par É. Say Salé**

suivi de de Svetlana Alexievitch à l’art de travailler la vigne de Marwil Huguet

et de Ma langue de Moni Grego

Ce titre, sans prix, sans PVP, est paru aux Cahiers de l'Égaré, ISBN 978-2-35502-069-8, le 1° avril 2016, sous ©

© Les Cahiers de l’Égaré, 2016

669 route du Colombier - 83200 Le Revest-les-Eaux

© - É. Say Salé, pour EAT au temps des queues de cerises

- Marwil Huguet, pour de Svetlana Alexievitch à l’art de travailler la vigne

- Moni Grego, pour Ma langue

© en contradiction avec la libre circulation des œuvres prônée dans le texte par Con d'Orsay, adversaire de Beau Marché.

En contradiction avec la contradiction relevée ci-dessus (dialectique sans synthèse et dépassement nous ramenant à la position prônée ; on a donc tourné en rond), le livre est en libre circulation sous forme PDF puis livre électronique, les auteurs m'ayant donné leur accord.

L'éditeur Jean-Claude Grosse

*EAT est un verbe anglais dont la signification désigne l'action de manger. Nombreuses sont les mangeoires proposant de EAT : manger. Tout le monde veut EAT : manger. De plus en plus trouvent à manger dans les poubelles. On est au temps des queues de cerises. Donc des envies de pisser.

On y restera tant que n'aura pas été jetée dans les poubelles de l'Histoire la responsable de cette situation : la faim dévorante qui tenaille 7 410 079 728 humains à la seconde où s'écrit ce chiffre d'après worldometers, 7 410 079 728 balles de ping-pong qui s'agitent dans la boule du loto terrestre sortant les numéros chanceux, les 80 possédant 50% de la richesse mondiale et les 7 autres milliards qui veulent faire de bons numéros.

** É. Say Salé est un auteur farcesque issu du continent africain. De son vrai nom : Camille Mouyéké. Né en 1962 à Brazzaville. Après un DEUG d'art à l'université de Paris VIII et une maîtrise en cinéma, il se lance dans la réalisation et signe plusieurs courts métrages (dont les Mavericks en 1998). En 2000, il réalise son premier long métrage, Voyage à Ouaga, qui a été présenté dans d'innombrables festivals internationaux. Il a joué son propre rôle de réalisateur sans moyens dans le film Le temps perdu, fiction de 53' inachevée, tournée au Burkina Faso et au Niger par Cyril Grosse (1971-2001) en 1993 avec une aide du ministère de la culture du Burkina Faso. Comment à 22 ans et pour son unique séjour en Afrique, Cyril Grosse trouva-t-il le tout jeune cinéaste Camille Mouyéké (31 ans à ce moment-là) et comment obtint-il une aide du ministère de la culture du Burkina Faso ? Parmi les traits d'humour du film, les délires sur Ulysse de Joyce (dans Le temps perdu 1 à 2'15 et dans Le temps perdu 2 à 3'40) que Cyril Grosse cherchait à créer au théâtre. Il se heurta au refus du petit-fils de James Joyce. À noter aussi le sujet : la rencontre entre un homme noir du peuple et une comédienne blanche. Dans le film, Marie-Sophie part au désert à la fin. Dans la réalité, la comédienne a fini mystérieusement en Afrique, un ou deux ans après. Des rushes, j'ai pu tirer 5 séquences, en playlist sur You tube et sur dailymotion. Camille Mouyéké est devenu un ami après la disparition de Cyril. Il est venu séjourner chez moi en 2008, au moment des élections municipales. J'étais tête de liste d'une des 3 listes. Il a été amusé par cette compétition électorale. Il m'a à nouveau rendu visite en juillet 2015 et s'est amusé des débats au sein des EAT.
É. Say Salé utilise le sarcasme, la parodie, la farce pour mettre en relief les processus de conditionnement et d’abrutissement des gens, ainsi que les processus de soumission volontaire.
Moi, Avide 1°, l’Élu est sa première farce. L’action se passe à Gogoland au moment des élections municipales.
EAT (manger, pisser, écrire) au temps des queues de cerises est sa 2° farce.

On est dans un des bureaux EAT. Bureau confortable avec canapés et divans pour confidences saines et malsaines. Ce qu'ignorent les usagers des bureaux EAT, c'est que leurs conversations sont enregistrées et que, parfois, cela provoque des réactions des tenants de l'enseigne.

Personnages : un auteur de théâtre (une rareté : 330 auteurs de théâtre pour 100 000 écrivains), une femme de lettres issue du continent africain, spécialiste du continent noir inventé par Freud (une plume rare)

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